MARCEL CONCHE

 ENTRETIENS AVEC ANDRÉ COMTE-SPONVILLE - JEAN-PHILIPPE CATONNE - YVON QUINIOU - FRANÇOISE DASTUR - GILBERT KIRSCHER

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Direction artistique : FRANÇOIS LAPÉROU
Livret : 8 pages
Nombre de CDs : 5


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FA5429

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 Marcel Conche est né en 1922, à Altillac, en Corrèze, où il vit à nouveau. C’est là, chez lui, qu’eurent lieu les entretiens qu’on va écouter.

Ils réunissaient François Lapérou (qui fut l’initiateur et l’organisateur de ces rencontres), Françoise Dastur, Jean-Philippe Catonné, Gilbert Kirscher, Yvon Quiniou et votre serviteur, tous réunis autour de Marcel Conche – non pas tant pour lui rendre hommage, il n’en a guère besoin, mais pour l’interroger, l’écouter et débattre avec lui. Je ne dirai rien du résultat : à chacun d’en juger.

La philosophie de Marcel Conche est un naturalisme tragique – la nature est éternelle, aucun monde ne l’est –, qui débouche sur une sagesse singulière et sur « la morale une et universelle ». Il apprend à habiter l’apparence et la nature, mais sans céder sur les droits de l’homme ; à penser l’infini, mais sans dévaloriser la finitude ; à se passer de Dieu, mais sans renoncer à aimer. »

André COMTE-SPONVILLE

FA5429 Marcel CONCHE

MARCEL CONCHE

ENTRETIENS AVEC
ANDRÉ COMTE-SPONVILLE
YVON QUINIOU
FRANÇOISE DASTUR
GILBERT KIRSCHER
JEAN-PHILIPPE CATONNE









Marcel Conche est né en 1922, à Altillac, en Corrèze, où il vit à nouveau. C’est là, chez lui, qu’eurent lieu les entretiens qu’on va écouter. Ils réunissaient François Lapérou (qui fut l’initiateur et l’organisateur de ces rencontres), Françoise Dastur, Jean-Philippe Catonné, Gilbert Kirscher, Yvon Quiniou et votre serviteur, tous réunis autour de Marcel Conche – non pas tant pour lui rendre hommage, il n’en a guère besoin, mais pour l’interroger, l’écouter et débattre avec lui. Je ne dirai rien du résultat : à chacun d’en juger. Mais peut-être n’est-il pas inutile de présenter, en quelques mots, celui que certains, grâce à ces disques, vont découvrir.

Professeur agrégé de philosophie, docteur ès lettres, lauréat de l’Académie française et membre étranger de l’Académie d’Athènes, Marcel Conche enseigna longtemps à la Sorbonne (Université Paris I), dont il reste professeur émérite. C’est là, durant mes années d’étude, que j’eus la chance de suivre ses cours : enseignant à nul autre pareil, maître à la fois intransigeant et affable, rigoureux et débonnaire, il mêlait comme personne le savoir et la vie, le sérieux et l’humour, la clarté et la profondeur, enfin l’érudition la plus solide et la liberté de l’esprit la plus exigeante. En ces années volontiers dogmatiques et abstruses, il semblait – et était en effet – d’une singularité farouche, comme s’il arrivait tout droit de la Grèce antique, voire archaïque (celle des Présocratiques plutôt que de Platon ou d’Aristote). Il était pourtant plus moderne, on commence à s’en rendre compte, que la plupart des intellectuels alors en vogue. La mode vieillit mal. La profondeur ne vieillit pas.

Son œuvre s’impose lentement pour ce qu’elle est : l’une des plus importantes, en France, de notre temps. Marcel Conche se fit connaître d’abord par des travaux d’histoire de la philosophie, qui semblaient prendre bizarrement la chronologie à rebours. D’abord deux essais pédagogiques et admirables : Montaigne ou la conscience heureuse (1964), puis Lucrèce et l’expérience (1967). Ensuite Pyrrhon ou l’apparence (1973), puis ses éditions – toutes magistrales – d’Épicure (1977), d’Héraclite (1986), d’Anaximandre (1991) et de Parménide (1996), pour terminer, cela en dit long sur son parcours, par ses Essais sur Homère (1999). Philosopher, pour Marcel Conche, c’est «?devenir grec?» – ce qui ne l’empêchera pas de revenir à Montaigne (Montaigne et la philosophie, 1987) et de publier aussi une traduction commentée du Tao Te King de Lao-Tseu. Volonté, en Orient comme en Occident, de remonter vers le passé ? Ce n’est pas si simple. D’abord parce que Marcel Conche publia également des essais sur Nietzsche et Heidegger, mais aussi, et surtout, parce qu’il ne s’est jamais cantonné à ces travaux d’historien ou de commentateur. Il ne cessa de publier d’autres ouvrages, plus personnels, plus libres, où il prenait en compte la singularité de notre époque, avec sa part lumineuse (la Révolution française, les droits de l’homme), mais aussi sa part effrayante (Auschwitz, Hiroshima) ou déroutante (la déconstruction nécessaire des idées de Dieu, de Monde, de Vérité absolue ou d’Homme-essence). Ce fut d’abord La mort et la pensée (1973), puis l’Orientation philosophique (1974), Temps et destin (1980), Le fondement de la morale (1982), L’aléatoire (1989), Vivre et philosopher (1992), Analyse de l’amour et autres sujets (1997), Le sens de la philosophie (1999), Présence de la nature (2001), Confession d’un philosophe (2003), Quelle philosophie pour demain ? (2003), Philosopher à l’infini (2005), La liberté (2011), Métaphysique (2012), Présentation de ma philosophie (2013), à quoi il faut ajouter des livres plus littéraires ou autobiographiques, comme Ma vie antérieure (1997), Le destin de solitude (1999), De l’amour (2003), Ma vie (2012), ou l’étonnante floraison de son Journal étrange (six tomes publiés de 2006 à 2010). Œuvre extrêmement abondante, comme on le voit, où la diversité des thèmes et des approches n’a d’égale que la cohérence du cheminement. Marcel Conche y présente une philosophie sans arrière-mondes, sans consolation, qui est pourtant une puissante incitation à vivre, à penser, à aimer. Le mal absolu (la souffrance des enfants) interdit de croire en Dieu. Le temps, comme pouvoir d’anéantissement, interdit de croire en l’être (du moins comme substance permanente et immuable). Cela déboucha d’abord, dans les années 70, sur une philosophie de l’apparence (qui n’est pas apparence de, ni apparence pour, mais autodévoilement du devenir : «?apparence pure ou absolue?»). Puis, de plus en plus, sur une philosophie de la nature – la phusis des Grecs –, qu’il pense comme infinie, éternelle, «?omnienglobante?» et créatrice. L’homme en fait partie, puisqu’il n’y a rien d’autre, mais sans être pour cela simplement un animal. C’est qu’il est libre : par quoi il a accès à la pensée (comme pouvoir de dire librement ce qui paraît vrai), à l’éthique (comme pouvoir de choisir singulièrement ce qui paraît le meilleur) et à la morale (qui s’impose, universellement, par les seules exigences de la raison, telle qu’elle se manifeste dans le dialogue). Que tout homme soit capable de vérité, au moins en droit, donc l’égal de tout autre, voilà qui est postulé par toute conversation. Nos devoirs, qui sont inconditionnels, en découlent. La philosophie de Marcel Conche est un naturalisme tragique – la nature est éternelle, aucun monde ne l’est –, qui débouche sur une sagesse singulière et sur «?la morale une et universelle?». Il apprend à habiter l’apparence et la nature, mais sans céder sur les droits de l’homme?; à penser l’infini, mais sans dévaloriser la finitude?; à se passer de Dieu, mais sans renoncer à aimer.
André COMTE-SPONVILLE
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2014



CD 1

1. Présentation    0’49
2. Citations clefs pour la pensée de Marcel Conche    4’00
3. Concepts clefs pour la pensée de Marcel Conche, I    2’49
4. Concepts clefs pour la pensée de Marcel Conche, II    3’10
5. Concepts opératoires pour la pensée de Marcel Conche    5’35
6. Notions métaphoriques pour la pensée de Marcel Conche    1’08
7. Les idées générales de Marcel Conche    3’24
8. Matérialisme et naturalisme    3’17
9. Le problème de l’être    4’38
10. La nature    4’52
11. Le monde humain, vérité et liberté    3’55
12. Liberté et libre arbitre    3’51
13. Les déterministes de l’homme : nature et histoire    3’15
14. D’où vient la mauvaiseté de l’homme ?    4’52
15. Le sens de l’histoire    2’38
16. Qu’est-ce que la morale ?    5’08
17. La nature et le choix amoureux    5’31
18. Généalogie des pensées de Marcel Conche, I    4’40
19. Généalogie des pensées de Marcel Conche, II    5’40
20. Généalogie des pensées de Marcel Conche, III    2’54


CD 2
1. Yvon Quiniou - Philosophie de la nature et de l’apparence    5’18
2. Du matérialisme à moi-même    2’11
3. Les sciences, principe essentiel de fausseté    2’36
4. André Comte-Sponville - La généalogie de la pensée de Marcel Conche comme histoire de la philosophie à rebours    2’20
5. Du matérialisme à la vie    4’33
6. Réponse à André Comte-Sponville    3’21
7. André Comte-Sponville - Qu’en est-il de la notion de la nature poète ? Vous rapprochez-vous de Spinoza ?    3’34
8. La nature est créativité pure    6’04
9. Jean-Philippe Catonne - Naturalisme et matérialisme ? Science et métaphysique ?    1’42
10. Le savant et le philosophe ne peuvent communiquer, I    2’48
11. Le savant et le philosophe ne peuvent communiquer, II    6’57
12. Françoise Dastur - La métaphysique comme pensée de la totalité    4’14
13. Qu’est-ce que l’athéisme ?    5’07
14. La nature est improvisation perpétuelle    4’24
15. Athéisme, totalité et infini - Rencontre d’un être démonique à la lisière de ma métaphysique    5’19
16. Gilbert Kirscher - Quelle différence y aurait-il entre concept, métaphore et quid du langage dans l’œuvre de Marcel Conche?    4’49
17. Concept et métaphore suivant Montaigne et Kant    3’15
18. Le langage doit parler des choses, pas de lui-même    5’33


CD 3
1. Gilbert Kirscher - Il y a le langage pour décrire et le langage poétique, créatif    2’48
2. Contre la philosophie du langage, faits et interprétations    3’44
3. André Comte-Sponville - La mort de votre épouse vous a-t-elle poussé vers la littérature et la sensibilité ?    3’50
4. Ma femme me comprenait mais ma seule maîtresse ce fut Dame Philosophie    6’15
5. Émilie m’a toujours étonné    7’25
6. Yvon Quiniou - Quelle est votre position sur la philosophie de la nature et celle de l’apparence ? Sur l’athéisme? Sur la morale ?    11’30
7. Sur l’athéisme    2’05
8. Sur la morale    4’27
9. Pourquoi prendre au sérieux la morale ?    4’53
10. Françoise Dastur - La nature est bonté originelle mais l’homme va contre elle. Comment a-t-elle pu le créer?    4’20
11. De la bonté de la nature au tremblement de terre de Lisbonne    5’36
12. Gilbert Kirscher - Pourquoi pas une philosophie politique à partir d’une philosophie morale ?    8’39
13. Explication et auto-critique sur l’absence d’une philosophie politique raisonnée    11’36


CD 4

1. Yvon Quiniou - Morale et vérité, éthique, politique, économie    8’56
2. La seule solution serait la révolution    5’56
3. Françoise Dastur - La morale ne doit-elle pas prendre en compte la souffrance de l’animal ?    2’30
4. La morale nécessite la réciprocité    5’17
5. André Comte-Sponville - Liberté et libre arbitre    6’01
6. Libre arbitre, I    6’58
7. Yvon Quiniou - Libre arbitre et déterminisme inconscient    1’56
8. Libre arbitre, II    7’36
9. Jean-Philippe Catonne - La liberté    1’25
10. Liberté et bonheur    6’09
11. Gilbert Kirscher - Qu’entends-tu par «?mon néant?» ?    0’26
12. La question du néant est absurde, seul mon néant existe    2’50
13. Gilbert Kirscher - La pensée du mystère de la nature et de l’infini sont-elles liées à celle de l’angoisse ?    0’39
14. L’angoisse    1’40
15. Françoise Dastur - Quel est le rôle de l’affectivité dans notre rapport à la philosophie et à la métaphysique ?    5’23
16. La personnalité d’un philosophe est liée à sa philosophie    8’31


CD 5

1. Yvon Quiniou - Sagesse, bonheur, quelle place leur donnes-tu ?     4’40
2. Le bonheur vient sans qu’on le recherche    2’43
3. Yvon Quiniou - Créer les conditions du bonheur pour tous, n’est-ce pas souhaitable ?    1’29
4. La sagesse est facile, la philosophie est difficile    2’04
5. La raison philosophique est le chemin qui va à la sagesse    5’24
6. Jean-Philippe Catonne - La bonté naturelle humaine, comment y croire?    12’58
7. La nature ne va pas créer un humain qui va la détruire, c’est la convoitise qui est la source du mal    6’49
8. François Lapérou - Quelle est votre vision de l’unité : moniste ou dualiste ?    1’42
9. Il n’y a pas d’unité dans la nature    6’08
10. André Comte-Sponville - Pourquoi Lao Zi est votre sage préféré ? Quel est le philosophe dont vous êtes le plus proche ?    2’54
11. Lao Zi, Montaigne, Spinoza et Platon    4’14
12. Jean-Philippe Catonne - “Vanité, des vanités, tout est vanité”    1’07
13. Les circonstances créent l’état d’esprit    4’34
14. Yvon Quiniou - Quel est ton point de vue sur le beau, sur la question esthétique ?    1’41
15. Pour le beau, je m’en tiens à la nature faute de culture artistique    4’48
16. Françoise Dastur - Singularité et particularisme. Platon le plus grand    3’17
17. Le rationnel et ce qui est au-delà, la métaphysique    3’18
18. Remerciements    0’56


«?Marcel Conche est né en 1922, à Altillac, en Corrèze, où il vit à nouveau. C’est là, chez lui, qu’eurent lieu les entretiens qu’on va écouter. Ils réunissaient François Lapérou (qui fut l’initiateur et l’organisateur de ces rencontres), Françoise Dastur, Jean-Philippe Catonné, Gilbert Kirscher, Yvon Quiniou et votre serviteur, tous réunis autour de Marcel Conche – non pas tant pour lui rendre hommage, il n’en a guère besoin, mais pour l’interroger, l’écouter et débattre avec lui. Je ne dirai rien du résultat : à chacun d’en juger.

La philosophie de Marcel Conche est un naturalisme tragique – la nature est éternelle, aucun monde ne l’est –, qui débouche sur une sagesse singulière et sur «?la morale une et universelle?». Il apprend à habiter l’apparence et la nature, mais sans céder sur les droits de l’homme?; à penser l’infini, mais sans dévaloriser la finitude?; à se passer de Dieu, mais sans renoncer à aimer.?»
André-Comte Sponville


Ecouter Marcel Conche. Entretiens avec André Comte-Sponville, Yvon Quiniou, Françoise Dastur, Gilbert Kirscher et Jean-Philippe Catonne (livre audio) © Frémeaux & Associés 2014.





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Présentation00'48
02 Citations clefs pour la pensée de Marcel Conche (1)04'00
03 Citations clefs pour la pensée de Marcel Conche (2)02'48
04 Citations clefs pour la pensée de Marcel Conche (3)03'09
05 Concepts opératoires pour la pensée de Marcel Conche05'34
06 Notions métaphoriques pour la pensée de Marcel Conche01'07
07 Les idées générales de Marcel Conche03'23
08 Matérialisme et naturalisme03'17
09 Le problème de l'être04'37
10 La nature04'52
11 Le monde humain, verité et liberté03'54
12 Liberté et libre-arbitre03'50
13 Les déterminismes de l'homme: nature et histoire03'15
14 D'où vient la mauvaiseté de l'homme?04'52
15 Le sens de l'histoire02'38
16 Qu'est-ce que la morale?05'07
17 La nature et le choix amoureux05'30
18 Généalogie des pensées de Marcel Conche (1)04'39
19 Généalogie des pensées de Marcel Conche (2)05'39
20 Généalogie des pensées de Marcel Conche (3)02'54
CD 2
01 Yvon Quiniou: philosophie de la nature et de l'apparence05'17
02 Du matérialisme à moi-même02'11
03 Les sciences, principe essentiel de fausseté02'36
04 André Comte-Sponville: la généalogie de la pensée de Marcel Conche comme histoire de la philosophie à rebours02'19
05 Du matérialisme à la vie04'32
06 Réponse à André Comte-Sponville03'20
07 Qu'en est-il de la notion de la nature poète? Vous rapprochez-vous de Spinoza?03'34
08 La nature est créativité pure06'04
09 Jean-Philippe Catonne: naturalisme et matérialisme? Science et métaphysique?01'41
10 Le savant et le philosophe ne peuvent communiquer (1)02'47
11 Le savant et le philosophe ne peuvent communiquer (2)06'57
12 Francoise Dastur: la metaphysique comme pensée de la totalité04'14
13 Qu'est-ce que l'athéisme?05'06
14 La nature est improvisation perpetuelle04'23
15 Athéisme, totalité et infini - Rencontre d'un être démoniaque à la lisière de la métaphysique05'19
16 Gilbert Kirsher: quelle différence y aurait-il entre concept, métaphore et quid du langage dans l'œuvre de Marcel Conche?04'48
17 Concept et métaphore suivant Montaigne et Kant03'15
18 Le langage doit parler des choses, pas de lui-même05'32
CD 3
01 Gilbert Kirscher: il y a le langage pour décrire et le langage poétique, créatif02'47
02 Contre la philosophie du langage, faits et interprétations03'44
03 André Comte-Sponville: la mort de votre épouse vous a-t-elle poussé vers la littérature et la sensibilité?03'50
04 Ma femme me comprenait, mais ma seule maîtresse ce fut Dame Philosophie06'15
05 Emilie m'a toujours étonné07'24
06 Yves Quiniou: quelle est votre position sur la philosophie de la nature et celle de l'apparence? Sur l'athéisme? Sur la morale?11'29
07 Sur l'athéisme02'04
08 Sur la morale04'26
09 Pourquoi prendre au sérieux la morale?04'52
10 Françoise Dastur: la nature est bonté originelle mais l'homme va contre elle. Comment a-t-elle pu le créer?04'19
11 De la bonté de la nature au tremblement de terre de Lisbonne05'35
12 Gilbert Kirscher: pourquoi pas une philosophie politique à partir d'une philosophie morale?08'39
13 Exploitation et auto-critique sur l'absence d'une philosophie politique raisonnée11'36
CD 4
01 Yvon Quiniou: morale et vérité éthique, politique, économie08'56
02 La seule solution serait la révolution05'55
03 Françoise Dastur: la morale ne doit-elle pas prendre en compte la souffrance de l'animal?02'30
04 La morale nécessite la réciprocité05'16
05 André Comte-Sponville: liberté et libre-arbitre06'01
06 Libre arbitre06'58
07 Libre arbitre et déterminisme inconscient01'56
08 libre arbitre (2)07'36
09 Jean-Philippe Catonne: la liberté01'24
10 Liberté et bonheur06'09
11 Gilbert Kirscher: qu'entends-tu par mon néant?00'26
12 La question du néant est absurde, seul mon néant existe02'49
13 Gilbert Kirscher: la pensée du mystère de la nature et de l'infini sont-elles liées à celle de l'angoisse?00'39
14 L'angoisse01'40
15 Francoise Dastur: quel est le rôle de l'affectivité dans notre rapport à la philosophie et à la métaphysique?05'23
16 La personnalité d'un philosophe est liée à sa philosophie?08'30
CD 5
01 Yvon Quiniou: sagesse, bonheur, quel place leur donnes-tu?04'40
02 Le bonheur vient sans qu'on le recherche02'43
03 Yvon quiniou: créer les conditions du bonheur pour tous, n'est-ce pas souhaitable?01'28
04 La sagesse est facile, la philosophie est difficile02'04
05 La raison philosophique est le chemin qui va à la sagesse05'24
06 Jean-Philippe Catonne: la bonté naturelle humaine, comment y croire?12'58
07 La nature ne va pas créer un humain qui va la détruire, c'est la convoitise qui est la source du mal06'49
08 François Lapérou: quelle est votre vision de l'unité: moniste ou dualiste?01'42
09 Il n y a pas d'unité dans la nature06'08
10 André Comte-Sponville: pourquoi Lao Zi est votre sage préféré? Quel est le philosophe dont vous êtes le plus proche?02'53
11 Lao Zi, Montaigne, Spinoza et Platon04'13
12 Jean-Philippe Catonne: vanité des vanités, tout est vanité01'06
13 Les circonstances créent l'état d'esprit04'33
14 Yvon Quiniou: quel est ton point de vue sur le beau, sur la question esthétique?01'40
15 Pour le beau, je m'en tiens à la nature, faute de culture artistique04'47
16 Francoise Dastur: singularité et particularisme. Platon le plus grand03'17
17 Le rationnel est ce qui est au-delà, la metaphysique03'18
18 Remerciements00'56
« L’exigence de la vérité » par Lire

A l’occasion des 90 ans de Marcel Conche, cinq philosophes se sont réunis en mai 2012 pour débattre de sa philosophie. Dans le premier CD, Conche présente sa pensée ; dans les quatre suivants, il répond aux questions de ses amis. « Sa philosophie, écrit André Comte-Sponville, est un naturalisme tragique – la nature est éternelle, aucun monde ne l’est – qui débouche sur un sagesse singulière et sur « la morale une et universelle ». Il apprend à habiter l’apparence et la nature, mais sans céder sur les droits de l’homme ; à penser l’infini, mais sans dévaloriser la finitude ; à se passer de Dieu, mais sans renoncer à aimer. » Ce qui est clair, c’est que passe dans la voix posée de Marcel Conche une terrible exigence : veiller à ce que la réflexion ne puisse être parasitée par aucune autre passion que celle de la vérité… N’en déplaise à ceux qui souriront en l’écoutant parler d’Emilie.
Par Jérôme SERRI - LIRE




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