LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ - VICTOR HUGO

ROMAN INTÉGRAL LU PAR FRÉDÉRIC MITTERRAND

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Artiste Frédéric Mitterrand
Livret : 8 pages
Nombre de CDs : 3


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FA8123

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« Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids ! » Réquisitoire brûlant contre la peine de mort, Le Dernier Jour d’un condamné est une oeuvre incontournable, un des symboles majeurs de l’engagement politique de Victor Hugo.

Pas à pas, mot après mot, nous suivons les derniers instants d’un homme condamné à mort marqué tour à tour par la peur, la révolte et la résignation.

Face au réalisme des émotions contradictoires qui traversent successivement le personnage nous nous surprenons à nous identifier à lui et à partager sa lente agonie. Ainsi, c’est à travers la voix singulière et familière de Frédéric Mitterrand que nous redécouvrons la beauté, l’humanité et la puissance réaliste de l’écriture de Victor Hugo.

Une lecture fine et profonde qui offre une résonance toute particulière à cette oeuvre courte mais saisissante comme un cri de rébellion humaniste. 

Claude COLOMBINI FREMEAUX

Le Journal d'un comdamné FA8123

LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ
VICTOR HUGO
TEXTE INTÉGRAL LU PAR FRÉDÉRIC MITTERRAND








« Condamné à mort ! Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids ! »

Réquisitoire brûlant contre la peine de mort, Le Dernier Jour d’un condamné est une œuvre incontournable, un des symboles majeurs de l’engagement politique de Victor Hugo. Pas à pas, mot après mot, nous suivons les derniers instants d’un homme condamné à mort marqué tour à tour par la peur, la révolte et la résignation. Face au réalisme des émotions contradictoires qui traversent successivement le personnage nous nous surprenons à nous identifier à lui et à partager sa lente agonie. Ainsi, c’est à travers la voix singulière et familière de Frédéric Mitterrand que nous redécouvrons la beauté, l’humanité et la puissance réaliste de l’écriture de Victor Hugo.

Une lecture fine et profonde qui offre une résonance toute particulière à cette œuvre courte mais saisissante comme un cri de rébellion humaniste.
Claude Colombini Frémeaux

CD 1
1. Chapitre I    3’00
2. Chapitre II    4’33
3. Chapitre II, suite    7’08
4. Chapitres III et IV    2’23
5. Chapitre V    3’32
6. Chapitre VI    4’48
7. Chapitre VII    1’14
8. Chapitre VIII    1’57
9. Chapitre IX    1’53
10. Chapitre X    2’39
11. Chapitre XI    3’05
12. Chapitre XII    4’09
13. Chapitre XIII, partie 1    4’52
14. Chapitre XIII, partie 2    6’31
15. Chapitre XIII, partie 3    6’28
16. Chapitre XIV    5’29


CD 2

1. Chapitre XV    2’31
2. Chapitre XVI    5’33
3. Chapitres XVII, XVIII, XIX    2’38
4. Chapitre XX    1’32
5. Chapitre XXI    5’05
6. Chapitre XXII, partie 1    4’20
7. Chapitre XXII, partie 2    5’37
8. Chapitre XXII, partie 3    4’58
9. Chapitre XXIII, partie 1    6’28
10. Chapitre XXIII, partie 2    6’03
11. Chapitres XXIV et XXV    1’37
12. Chapitre XXVI    2’54
13. Chapitre XXVII    1’07
14. Chapitres XXVIII et XXIX    1’37
15. Chapitre XXX    6’57


CD 3
1. Chapitre XXXI    1’34
2. Chapitre XXXII    4’48
3. Chapitre XXXIII    4’45
4. Chapitres XXXIV et XXXV    2’18
5. Chapitres XXXVI, XXXVII, XXXVIII    3’40
6. Chapitre XXXIX    1’36
7. Chapitre XL    1’42
8. Chapitre XLI    3’46
9. Chapitre XLII    5’20
10. Chapitre XLIII    5’35
11. Chapitres XLIV, XLV, XLVI, XLVII    2’14
12. Chapitre XLVIII, partie 1    5’02
13. Chapitre XLVIII, partie 2    5’11
14. Chapitre XLVIII, partie 3    4’14
15. Chapitre XLIX    1’47


LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ
VICTOR HUGO

En 1862, Victor Hugo, se sou-venant d’un bourreau qu’il avait vu marquer au fer rouge une femme accusée d’avoir volé un mouchoir, écrit : « J’ai encore dans l’oreille, après plus de quarante ans, et j’aurai toujours dans l’âme l’épouvantable cri de la suppliciée. Pour moi, c’était une voleuse, ce fut une martyre. Je sortis de là déterminé – j’avais seize ans – à combattre à jamais les mauvaises actions de la loi ». Quand Le Dernier Jour d’un condamné est publié, en 1829, Victor Hugo a vingt-sept ans. Sa lutte de dénonciation de la peine de mort débuta donc dès son jeune âge et se prolongea en un combat de toute une vie. En effet, il se prononça contre la peine de mort à travers divers écrits : des poèmes, des romans, des discours, dont le fameux discours du 15 septembre 1848 à l’Assemblée, mais aussi des plaidoiries et des lettres. Claude Gueux, publié en 1834, est un court roman dans lequel Victor Hugo retrace à partir d’un fait réel – la condamnation à mort d’un dénommé Claude Gueux – le procès, la condamnation, l’emprisonnement et l’exécution d’un criminel. À l’appui d’une histoire réelle il dresse un plaidoyer contre la peine de mort et fait de Claude Gueux le pendant littéraire du Dernier Jour d’un condamné. Ces deux courts romans constituent donc ensemble une dénonciation virulente de l’inhumanité et de l’injustice de la peine de mort. Si Le Dernier Jour d’un condamné n’est qu’une marque parmi d’autres de l’engagement militant de son auteur, elle n’en demeure pas moins saisissante de puissance réaliste. D’ailleurs, dans la préface de son roman, ajoutée trois ans après la première publication, Victor Hugo déclare avoir entrepris d’écrire cette histoire en réaction à l’exécution d’un certain Louis Ulbach, jeune homme de vingt ans condamné pour avoir tué une femme après un désespoir amoureux.

Tout au long des pages du roman nous suivons les derniers instants d’un condamné à mort dont Victor Hugo ne mentionne ni le nom ni les raisons de la condamnation. Nous comprenons simplement qu’il s’agit d’un jeune bourgeois marié et père d’une petite fille de quatre ans. Un homme pour qui, avant sa condamnation à mort, le bagne et ses tourments étaient inconcevables mais qui, à l’approche de son exécution, se surprend à envier ceux qui ont été condamnés aux travaux à perpétuité échappant ainsi à l’issue fatale : la mort. Marqué tour à tour par l’effroi, la révolte et la résignation, le condamné exorcise ses peurs par l’écriture. Il tient un journal où il retranscrit ses impressions en attendant la mort dans sa cellule de Bicêtre puis de la Conciergerie. Ainsi, comme une mise en abyme de Victor Hugo écrivant son réquisitoire, l’homme, le condamné, couche sur le papier ses pensées à mesure que sa mort approche. Il imagine l’échafaud dressé sur la place de Grève et est hanté par la vision d’une foule en liesse venant assister à son exécution. Cet homme peut être n’importe quel homme, il incarne la figure universelle du condamné à mort et, de cette manière, l’auteur donne à son œuvre une portée universelle en nous rappelant que nous sommes tous égaux face à la mort. C’est d’ailleurs, entre autres, cet anonymat du condamné qui suscita de vives réactions à la publication de l’ouvrage. À une époque où les exécutions capitales sont nombreuses, l’auteur se voit reprocher le manque de développement romanesque et la simplicité de l’intrigue de son œuvre. Mais, de fait, Victor Hugo se situe avec ce roman bien au-delà de la fiction puisque celui-ci incarne essentiellement son engagement et sa volonté de se positionner contre la peine de mort. Au-delà de la beauté de la langue et de la brillante utilisation du monologue intérieur, cet écrit est avant tout un plaidoyer en faveur de l’abolition de la peine de mort.

Sans céder au pathos, Victor Hugo nous met face au tourment de cet homme embarqué dans un compte à rebours funeste. Néanmoins, malgré le fatalisme de la condamnation, le lecteur accompagne le condamné jusqu’à l’échafaud en espérant avec lui la grâce. Quand se clôt l’ouvrage, quand la voix de Frédéric Mitterrand cesse de se faire entendre, résonne encore cet appel humaniste et intemporel de Victor Hugo dans Claude Gueux : « Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n’aurez plus besoin de la couper ».
Thaïs Raulot-Courtois
© 2014 Frémeaux & Associés


Victor Hugo
Né à Besançon le 26 février 1802, Victor Hugo fut tour à tour poète, dramaturge et romancier. Dès sa jeunesse il s’adonne à la poésie tout en suivant des études de philosophie et de mathématiques, c’est d’ailleurs avec ses Odes et Ballades (1826) qu’il obtient son premier succès. Il publie par la suite de nombreuses œuvres dont Le Dernier Jour d’un condamné en 1829 et Notre-Dame de Paris en 1831. Figure centrale du mouvement romantique, il théorise et défend le drame romantique avec sa célèbre préface de Cromwell (1827) ainsi qu’Hernani (1830) et Ruy Blas (1838). Son investissement littéraire est couronné en 1841 par son entrée à l’Académie française.

Écrivain majeur du XIXe siècle, son œuvre littéraire a été fortement marquée par son engagement politique. Fervent défenseur de la démocratie, Victor Hugo se rapproche du roi Louis-Philippe et s’implique dans la révolution de mai 1848. Après le coup d’État de Napoléon III, il s’exile et se réfugie sur l’île de Jersey puis de Guernesey où il écrit de nombreux ouvrages romanesques et poétiques teintés aussi bien de lyrisme que d’indignation : Les Châtiments (1853), Les Contemplations (1856), Les Misérables (1862), La Légende des siècles (1859-1883), Les Travailleurs de la mer (1866), etc. Il revient en France en 1870 après la chute du Second Empire et continuera d’écrire jusqu’à sa mort le 22 mai 1885 à Paris. Victor Hugo reçut des funérailles nationales et repose désormais au Panthéon.


Frédéric Mitterrand
Homme de culture, écrivain et réalisateur, Frédéric Mitterrand est le neveu de François Mitterrand.

Après des études d’histoire et de géographie à la faculté de Nanterre, il intègre l’Institut des Sciences politiques et devient enseignant.

En 1971, il quitte l’enseignement pour assouvir sa passion du cinéma en créant le mythique Olympic--Entrepôt, et un réseau de salles d’art et d’essai . Au début des années 80, il entame une carrière à la télévision, innovant une formule de talk show culturel dont le plus emblématique demeure « du côté de chez Fred ». Il réalise de nombreuses séries documentaires, retraçant la vie de personnalités célèbres (« Étoiles et toiles ») ou des fresques historiques (« Les Aigles foudroyés », « mémoires d’exil »). De 2003 à 2005, il est directeur général délégué chargé des programmes de TV5.

Son premier long--métrage « Lettres d’amour en Somalie » (1981) est suivi du roman éponyme publié l’année suivante. En 1995, il réalise la magnifique adaptation de l’opéra de Puccini « Madame Butterfly ».

C’est en 2005 qu’il publie « La Mauvaise vie », roman polémique dans lequel il parle de son homosexualité. Ce roman est encensé par la critique. Personnalité engagée dans l’action publique, il est tour à tour Commissaire général de la saison tunisienne en 1995, de la saison marocaine en 1999, et de la saison tchèque en 2002. Profondément attaché à la culture du bassin méditerranéen, il préside la commission Fonds Sud du CNC de 1998 à 2000, puis la commission d’avance sur recettes du CNC.

En juin 2008, il est nommé directeur de la Villa Médicis à Rome par la commission Gall. L’année suivante, le Président de la République, Nicolas Sarkozy le nomme Ministre de la Culture et de la Communication. Fonction qu’il occupe avec succès jusqu’aux élections présidentielles de mai 2012.

Ecouter Le Journal d'un condamné de Victor Hugo par Frédéric Mitterrand (livre audio)  © Frémeaux & Associés 2014




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Chapitre I - Frédéric Mitterrand03'00
02 Chapitre II - Frédéric Mitterrand04'33
03 Chapitre II Suite - Frédéric Mitterrand07'07
04 Chapitre III et IV - Frédéric Mitterrand02'23
05 Chapitre V - Frédéric Mitterrand03'32
06 Chapitre VI - Frédéric Mitterrand04'48
07 Chapitre VII - Frédéric Mitterrand01'14
08 Chapitre VIII - Frédéric Mitterrand01'56
09 Chapitre IX - Frédéric Mitterrand01'53
10 Chapitre X - Frédéric Mitterrand02'38
11 Chapitre XI - Frédéric Mitterrand03'05
12 Chapitre XII - Frédéric Mitterrand04'08
13 Chapitre XIII Partie 1 - Frédéric Mitterrand04'51
14 Chapitre XIII Partie 2 - Frédéric Mitterrand06'30
15 Chapitre XIII Partie 3 - Frédéric Mitterrand06'27
16 Chapitre XIV - Frédéric Mitterrand05'28
CD 2
01 Chapitre XV - Frédéric Mitterrand02'30
02 Chapitre XVI - Frédéric Mitterrand05'33
03 Chapitres XVII, XVIII, XIX - Frédéric Mitterrand02'38
04 Chapitre XX - Frédéric Mitterrand01'31
05 Chapitre XXI - Frédéric Mitterrand05'04
06 Chapitre XXII Partie 1 - Frédéric Mitterrand04'20
07 Chapitre XXII Partie 2 - Frédéric Mitterrand05'36
08 Chapitre XXII Partie 3 - Frédéric Mitterrand04'58
09 Chapitre XXIII Partie 1 - Frédéric Mitterrand06'28
10 Chapitre XXIII Partie 2 - Frédéric Mitterrand06'03
11 Chapitres XXIV et XXV - Frédéric Mitterrand01'37
12 Chapitre XXVI - Frédéric Mitterrand02'53
13 Chapitre XXVII - Frédéric Mitterrand01'06
14 Chapitres XXVIII Et XXIX - Frédéric Mitterrand01'37
15 Chapitre XXX - Frédéric Mitterrand06'57
CD 3
01 Chapitre XXXI - Frédéric Mitterrand01'33
02 Chapitre XXXII - Frédéric Mitterrand04'47
03 Chapitre XXXIII - Frédéric Mitterrand04'45
04 Chapitres XXXIV et XXXV - Frédéric Mitterrand02'17
05 Chapitres XXXVI, XXXVII, XXXVIII - Frédéric Mitterrand03'40
06 Chapitre XXXIX - Frédéric Mitterrand01'36
07 Chapitre XL - Frédéric Mitterrand01'42
08 Chapitre XLI - Frédéric Mitterrand03'46
09 Chapitre XLII - Frédéric Mitterrand05'19
10 Chapitre XLIII - Frédéric Mitterrand05'34
11 Chapitres XLIV, XLV, XLVI, XLVII - Frédéric Mitterrand02'13
12 Chapitre XLVIII Partie 1 - Frédéric Mitterrand05'02
13 Chapitre XLVIII Partie 2 - Frédéric Mitterrand05'10
14 Chapitre XLVIII Partie 3 - Frédéric Mitterrand04'13
15 Chapitre XLIX - Frédéric Mitterrand01'47
« Un texte classique à (re)découvrir » Par La Classe

Dans l’œuvre de Victor Hugo, « Le dernier jour d’un condamné » tient une place toute particulière. D’abord, c’est un roman bref, sans digression, où le personnage unique – un jeune condamné à mort – s’exprime à la première personne. Ensuite, il constitue l’un des témoignages majeurs de l’engagement politique de l’auteur, en même temps qu’un vibrant réquisitoire contre la peine de mort. A travers ce texte, il nous est donné de suivre les derniers instants d’un homme condamné tels que les a imaginés Victor Hugo. La lecture qu’en a faite Frédéric Mitterrand dans cet enregistrement (3 Cd) restitue avec beaucoup de finesse tous les sentiments par lesquels passe le condamné avant l’échéance fatale : la peur, la révolte… puis la résignation. Un texte classique à (re)découvrir.
Par LA CLASSE




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