CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL 3 - 1937-1941

BOUM

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Livret : 40 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


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FA083

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“Tout bégayait. Tout trainait
Plus rien ne traîne et tout parle...
C’est grâce aux chansons de Charles.”
Jean Cocteau (1er janvier 1940)

Coffret 2 CD avec livret 40 pages.

L'intégrale Frémeaux & Associés de Charles Trénet réalisée sous la direction de Daniel Nevers réunit la totalité des enregistrements phonographiques originaux disponibles auprés des collectionneurs sensibilisés à l'ambition muséographique d'un "catalogue raisonné de l'oeuvre enregistrée" du fou chantant. Aux enregistrements choisis et commercialisés de l'époque, le directeur artistique présente les "alternates" qui proposent d'autres versions des mêmes titres. Cette vocation d'exhaustivité historiographique dédiée au patrimoine sonore phonographique s'accompagne (toujours chronologiquement) de documents radiophoniques, de publicités chantées afin d'éclairer la diversité de la production de l'artiste et de révéler rétrospectivement les raisons de son appartenance à notre mémoire collective.
Patrick Frémeaux & Claude Colombini

Droits audio & éditorialisation : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore du XXe siècle (The Complete Charles Trénet - Discographie intégrale).

INTÉGRALE CHARLES TRÉNET FA 083

INTÉGRALE CHARLES TRÉNET Vol. 3   
“BOUM!”


THE COMPLETE CHARLES TRÉNET (1937-1941)







A la demande quasi générale, nous   avons décidé de commencer ce troisième recueil en faisant une petite entorse à la chronologie. En effet, les deux premiers morceaux auraient dû figurer dans le volume 2, mais à ce moment-là, les tests n’étaient pas encore en notre possession. Si la prise 3 de Fleur bleue (gravée près de quatre mois après la première) n’offre que quelques petites différences (inflexions de voix du chanteur et surtout présence plus nette, plus nerveuse, de la batterie placée davantage en évidence – comme d’ailleurs dans la prise 5 de Je chante, enregistrée lors de la même séance), en revanche cette initiale version de Je chante, justement, se révèle véritablement nouvelle, non seulement à cause de la longue introduction, mais aussi par son atmosphère plus légère, sa plus grande spontanéité. On pense que ce ne fut point par manque de qualités qu’on finit par lui préférer la prise 3 du 10 décembre 37, mais précisément à cause de cette intro, jugée sans doute trop longue pour le premier disque d’un chanteur encore peu connu et devant entrer plus rapidement dans le vif du sujet...Et puis, en somme, quoi de plus rêvé que cette “rarissime rareté” pour en venir à parler d’un film intitulé Jechante, dans lequel cependant Trénet à aucun moment ne chante cette chanson?.. Car, comme il fallait s’y attendre, le cinéma s’est immédiatement jeté sur la nouvelle vedette, sur ce “fou chantant” en train de révolutionner de fond en comble un petit univers fort clos et déjà sérieusement ébranlé depuis une bonne décennie par l’arrivée du jazz et de nouveaux talents (Mireille, Jean Sablon, Jean Tranchant) bien décidés à faire bouger les choses. Malheu­reu­sement, malgré la participation de l’ami Albert Bausil à l’écriture du scénario et des dialogues des deux premières de ces pellicules, la rencontre de Trénet et du cinéma ne prit pas vraiment.

A l’exception d’Adieu Léonard de Pierre et Jacques Prévert qu’il tourna sous l’Occupation, le reste pourrait presque être considéré comme indigne de lui. Il en est du reste tout à fait conscient et regrette aujourd’hui que certains de ses rêves hollywoodiens n’aient pu se réaliser. Certaines autres grandes vedettes venues de la chanson et du music-hall connurent la même mésaventure. Tino Rossi, par exemple, qui fut lui aussi l’une des plus importantes révélations des années 30 et que l’on colla la plupart du temps dans des navets. Mais Tino n’avait pas l’étoffe d’un comédien, alors que Charles... Décidément, dans le domaine de la comédie musicale, le cinéma français n’a pas très souvent tenu la route. Même l’adorable Danielle Darrieux (qui fit tout de même Mademoiselle Mozart et Battements de Cœur) eut parfois semble-t-il bien du mal à s’en sortir. Finalement, Ray Ventura et sa bande eurent davantage de chance, qui purent tourner en 1938 et 1939 de gentils films bien construits, dynamiques, divertissants et fort honnêtement réalisés (notamment Feux de Joie, de Jacques Houssin). Mais il est vrai que Ventura était un amateur de cinéma averti qui, plus tard, deviendra lui-même producteur... Charles Trénet, bien qu’il eût connu l’ambiance des studios lorsqu’il débarqua à Paris en 1930 et qu’il y eût croisé Jean Gabin et Jean Sablon débutant tous deux à l’écran dans Chacun sa Chance, était peut-être plus ingénu. A moins – c’est important – qu’il n’ait pas voulu laisser passer des occasions susceptibles de ne pas se représenter de sitôt. Cela se comprend... Surtout quand on a fréquenté cet immense professionnel appelé Maurice Chevalier, à qui le cinéma conféra une célébrité mondiale. Mais “Momo” était un vieux routier de la caméra, qui fit ses débuts au temps du muet et contempla Hollywood de très haut.

Charles Trénet, lui, était encore un novice quand il fut, coup sur coup, bombardé vedette de La Route enchantée puis de Je chante. Il les enchaîna en fait, peut-être sans trop réfléchir, et on ne saurait lui donner tort. Car si l’on sait aujourd’hui qu’il aurait mérité tellement mieux, on sait aussi qu’on est toujours ravi de le retrouver, lunaire et pétillant, un peu maladroit et déjà terriblement “swing”, alors qu’il venait à peine de fêter son vingt-cinquème printemps et que La Vie qui va n’allait pas tellement tarder à ne plus aller si bien que ça...A propos de vie, l’un de ses plus anciens textes s’intitulait justement Le Mort :“Vous emporterez ma quiétudeAu fond de la légende bleueCompagnon de la solitude.Chevalier d’opéra qui narguez les  orages,Aux rumeurs des grands ports, aux aubes malhabiles,Vous apprendrez le mot de passe...”Belle résonance avec les morts “joyeux” de Je chante, Miss Emily ou Mam’zelle Clio...Je chante ne fut donc pas le premier, que précéda La Route enchantée dont le tournage débuta vers la fin du printemps de l’an 38 et qui sortit sur les écrans le 7 décembre, au début de l’hiver. Le scénario n’a guère d’importance, écrit sur mesure (et probablement en vitesse) pour mettre en valeur le jeune poète en quête de trésor, de château, de princesse... et qui, en fin de compte, devient un star du music-hall, tout en trouvant la fortune et l’amour. Ce qui compte, c’est que Trénet chante. On l’espère, on l’attend, on s’exaspère parce qu’il y a trop de parlottes entre chaque air. On grogne parce qu’au beau milieu d’une chanson ou d’un numéro de danse, un comparse vient raconter des trucs sans le moindre intérêt... Mais, bien : Trénet chante quand même, à son heure, à l’instant convenu. Il danse même (vaguement) en compagnie des Girls de Miss Bluebell. Il fait du bien. Il invente d’autres paroles que celles du disque du commerce (Il pleut dans ma Chambre), davantage en situation. Il envoie en swing des bouffées de rêve. Ceux qui, parfois pour la première fois de leur vie, prirent la route à l’été de 1936, en vélo, en tandem mais presque jamais en automobile, afin de profiter des conquêtes du chaud printemps et des congés payés, affirment souvent que si La Route enchantée avait existé deux ans plus tôt, ils l’auraient sans doute adopté comme hymne, comme symbole de la nouvelle liberté :
“Pars, c’est du mystère
Que tu veux : en voilà!
Pars, oublie la terre
Pars, viens avec nous tu verras
Les joyeux matins et les grands chemins
Où l’on marche à l’aventure
Hiver comme été
Toujours la nature
La route enchantée...
Bonjour le jour, la vie, la nuit, l’amour!”


Dans cette chanson, Charles pose la question : “Pourquoi ne pas s’aimer toujours?”... Il est vrai qu’en ce temps-là et malgré les nuages, “les Français crurent vraiment qu’ils allaient s’aimer les uns les autres”, ainsi que l’affirmait Jean Renoir – lequel fera dès 1937 un film fameux intitulé La grande Illusion!.. Il y a d’ailleurs dans cette œuvre illustre au moins un comédien que l’on retrouve dans La Route enchantée : l’inégalable, le merveilleux Julien Carette, immense titi parisien et irremplaçable second rôle du cinéma français de la période 1932-1958...On en fit souvent (il tourna plus d’une centaine de films) le faire-valoir de jeunes gens plutôt inexpérimentés, ce qui lui valut de donner également la réplique à Tino Rossi dans Lumières de Paris et Marinella. Ce qui lui valut aussi de retrouver Trénet presque immédiatement dans Je chante et quelques années plus tard dans Adieu Léonard. Il est vrai que l’on a dit de lui “qu’il fut l’accessoire comique indispensable de quelques-uns parmi les meilleurs films que l’on ait faits en France”. Juste, mais limitatif, car Carette tourna aussi dans nombre de films pas si “comiques” : outre La grande Illusion, il fit également avec Renoir La Marseillaise, La Bête humaine et La Règle du Jeu; Marcel Carné le prit dans Les Portes de la Nuit (cette fois, en 1946, c’était Yves Montand le débutant) et les frères Prévert lui avaient donné son premier vrai rôle (1932) dans leur hilarante Affaire est dans le Sac... Marguerite Moréno, Jacqueline Pacaud, Marcel Vallée, Serge Grave et Aimos furent quelques-uns des autres partenaires de Charles dans ce premier film signé Pierre Caron.

Un réalisateur “prolixe” (un adjectif employé pour une fois dans son vrai sens), déjà auteur de Marinella, sévèrement jugé (quand on daigne même mentionner son nom) par les historiens du cinéma. Il est sûr qu’il ne fut pas un grand technicien non plus qu’un auteur. Et il fut plutôt enclin à laisser les comédiens se diriger eux-mêmes. Quand le comédien s’appelle Carette, Marguerite Moréno ou Michel Simon, ça va. Avec les débutants, même bourrés de talent, c’est une autre paire de manches... Toutefois, Pierre Caron réalisa sous l’Occupation une chose intitulée Pension Jonas (1941), avec Jacques Pills, Pierre Larquey et Roger Legris. Ce film-là fut, paraît-il, censuré et interdit non pour subversion, mais “pour débilité”. Ce qui, en cette époque douteuse, ne laisse pas d’être sympathique. En fait, cette Pension Jonas essayait, sans d’ailleurs trop y parvenir, de recréer un climat loufoque “à l’américaine”, en se référant à un certain marxisme tendance Harpo! Peut-être est-ce là, ce côté américain pas tellement “aryen”, la véritable raison de l’interdiction... Toujours est-il que Pierre Caron mérite une place de choix dans le panthéon des bouilleurs de navets. Tandis que son successeur auprès de Trénet, Christian Stengel, réalisateur de Je chante, n’aura même pas droit à cet honneur. Sans vouloir être cruel à l’endroit de ce garçon sans doute charmant, on peut affirmer qu’à côté de lui, André Berthomieu et Jean Boyer font figure d’Eisenstein ou de Fritz Lang de la comédie musicale à la française! Cependant, là encore, la magie Trénet opère à chaud, envers et contre tous (surtout contre le metteur en scène, d’une raideur toute prussienne – on sent que Münich n’est pas loin). Charles, on l’a dit, n’y chante pas Je chante, mais il y crée quand même tout plein de refrains nouveaux (La Vie qui va, Ah! Dis, Ah! Dis, Ah!

Bonjour, Quand J’étais p’tit) et profite de l’occasion pour caser une chanson plus ancienne, Les Oiseaux de Paris, dont il n’a pas encore pu donner de version phonographique décente (voir volume 2). Ce sera fait dès le début de 1939. En fait, Trénet agira souvent ainsi avec le cinéma, en reprenant des airs auxquels il tenait, mais qui n’avaient pas tout à fait eu leur chance jusque-là. Ce fut le cas, par exemple de Un Rien me fait chanter (1941), introduit au vol dans Romance de Paris. On en reparlera...Et, puisque l’on en est aux chansons, on est en droit d’affirmer qu’en cette seconde moitié de l’an 38, la locomotive Trénet est désormais lancée à toute vitesse, solidement établie sur ses rails qu’elle ne quittera plus. Somptueux, gorgé d’éclairs de chaleur, d’air pur, de traits primesautiers, le feu d’artifice est avancé et fuse en tous sens. On peut évidemment marquer sa préférence pour telle rare fusée bleue ou telle autre rouge vif, pour l’étonnante Vieille qui dit des merveilles avec un rien d’accent catalan, pour les cœurs qui sont des raisins vers de Quand j’étais p’tit, pour la nostalgie douce de Ménilmontant ou le badinage allègre de Tout me sourit... Mais ce qui surtout importe et laisse pantois, c’est la force de cette inspiration constante qui confère à l’ensemble une solidité, une beauté incomparables. Pour paraphraser la chanson de Brassens (pas encore écrite, d’ailleurs, en ce temps-là) : ce qu’on aime en Trénet, c’est Trénet... Jean Cocteau, dans sa carte de vœux du 1er janvier 40, dit tout cela fort bien et d’autres choses encore en quelques mots. Il y a toutefois une de ces chansons qui connut une célébrité plus grande que les autres, et même sans doute plus grande que Y a d’la Joie ou Je Chante. Il s’agit, on s’en doute de Boum!, air entraînant, obsédant, facile à retenir, facile à chanter, qui fut en un temps record sur toutes les lèvres.

Il n’est pas jusqu’à Tintin et aux deux Dupondt (avec un “d” et avec un “t”) qui ne se soient laissés avoir, juste avant leur départ pour le Pays de l’Or noir! Il est vrai que, pour les besoins de la cause, Hergé s’est permis quelques petites modifications :“Boum! Quand vot’ moteur fait boum!La dépanneuse Simoun viendra vers vous en vitesse...”Mais, après tout, Trénet lui-même ne se priva pas de remettre plusieurs fois son ouvrage sur le métier. Par exemple, pendant la “drôle” de guerre, en février 40, il en donna une version anglaise (paroles de Ray Gaëtz) qui ne fut éditée – de justesse! – qu’outre-Manche, couplée avec Your Hand In My Hand, autre traduction correspondant à J’ai ta Main. Et puis, de nouveau en français, il en fit aussi une version publicitaire vantant les indéniables mérites de la bonne margarine “Addi” : au début d’une époque où le beurre eut tendance à se faire rare, c’était une excellente chose... Un peu plus tard, d’autres – cette fois, sans l’accord de l’auteur – se chargeront de donner une nouvelle drôle de version (à défaut d’être une version drôle) de Boum!.. Rendez-vous au volume suivant. Ici, en attendant, on trouvera déjà la version du film, celle dite du commerce, l’anglaise et la publicitaire... D’ailleurs, nous avons inclus tous les passages musiciaux des deux films, ainsi que leur contrepartie phonographique, afin de rendre compte des nombreuses différences existant entre ces versions. Signalons que pour Je chante (le film), l’orchestre fut placé sous la direction d’un certain Rudolph Goer, allemand probablement, qui dut aussi certainement s’occuper des arrangements. Pour les disques par contre, Trénet fut comme à l’habitude accompagné par une formation de studio dirigée par Wal Berg et comptant dans ses rangs pas mal de jazzmen locaux. Wal Berg fut également en charge de la direction d’orchestre et des arrangements sur le premier des deux films, La Route enchantée.

Lorsque ces gravures de la maison Columbia de la période 37-40 furent repressées sous l’Occu­pation, on fit disparaître son nom des étiquettes en ne laissant que la mention “avec accompagnement d’orchestre”. Bernard Hilda, qui n’avait pas lui non plus été fait “aryen d’honneur” et était allé se réfugier en Espagne, connut le même sort; mais lui n’avait accompagné Charles que dans une face, Quand J’étais p’tit, le 3 janvier 39. A vrai dire, ce jour-là, on en avait enregistré deux, mais la première, Ménilmontant (CL 6905-1) ne fut sans doute pas jugée assez bonne, et Trénet préféra refaire ce titre trois mois plus tard...Ce Ménilmontant a toute une histoire. Au départ, il s’agit d’une commande de Maurice Chevalier, enchanté par le succès de Y a d’la Joie et désireux de rendre hommage à ce quartier de Paris haut en couleurs où il avait passé son enfance. Ménilmontant d’ailleurs n’était entré dans Paris, en même temps que sa voisine Belleville, que depuis peu quand “Momo” y vit le jour en 1888, ces deux communes n’ayant en effet rattachées à la ville – ce furent du reste les dernières – que sous le Second Empire... Et puis, on le sait (voir volume 2), Maurice en voulut à Charles d’avoir récupéré Y a d’la Joie pour son propre compte et refusa le nouvel aria dont il avait pourtant passé commande. A la place, il en prit d’autres évoquant son village, mais jamais il n’enregistra ni ne chanta le pourtant si émouvant Ménilmontant de Trénet. Du moins en public. Car, qui sait, il dut avoir des regrets parfois et se fredonner pour lui tout seul Ménilmontant dans son bain... Un qui dut la trouver mauvaise, c’est Raoul Breton, l’éditeur de Trénet. Persuadé que Maurice chanterait la chose, il avait à l’avance fait imprimer une quantité de “petits formats” de la chanson avec le portrait de l’artiste en couverture! Bien entendu il fut dans la pénible obligation de faire pilonner tout cela. Pourtant, quelques exemplaires ont survécu et l’un d’eux, retrouvé par Jacques Lubin, figure quelque part dans ce livret...

A la fin, ce fut Charles, enfant de Narbonne, qui créa sa chanson.Les rapports de Trénet envers ceux qui avaient choisi d’interpréter ses chansons ne furent pas toujours aussi tendus qu’avec le Grand Maurice. Léo Marjane, nouvelle venue elle aussi à la fin des années 30, fut la première à graver Jardins du Mois de mai, justement au mois de mai 39, alors que l’auteur attendit octobre pour en faire autant. Léo, qui aurait sûrement aimé recevoir l’estampille “chanteuse de jazz” (elle se faisait elle aussi accompagner par l’équipe de Wal Berg pour ses enregistrements), reprit aussi cette autre composition de Charles intitulée Sérénade portugaise. Ce fut une des ultimes faces gravées au cours de la guerre-pas-si-drôle-que-ça. On ne put l’éditer que quand la guerre fut finie et l’Occupation commencée... Cette Occupation, qui valut à Léo Marjanne bien des succès et aussi bien des ennuis après, à la Libération! Mais c’est une autre his­toire... Cette Sérénade portugaise, Charles Trénet l’avait écrite en 1938 spécialement pour Tino Rossi. Cela peut a priori sembler curieux quand on considère les genres assez différents dans lesquels s’illustraient alors ces deux vedettes. Et puis l’on a en mémoire l’anathème qu’avaient lancé naguère le jeune Charles et son Maître Bausil à l’endroit des chanteurs roulant les “r”). Il devait y avoir pas mal de spécialistes de l’opéra dans le tas et de vieilles lunes roucouleurs de romances fanées. Mais Tino n’était pas à l’abri, lui qui roulait les “r” à tire-larigo. L’ennui, c’est que, dans l’interprétation de certaines de ses chansons, Charles ne se privait pas non plus de les rouler, les “r”! Ajoutez à cela que l’un et l’autre étaient plutôt des méridionaux, que le “Casino de Paris”, domaine de Tino depuis le début des années 30, accueillit aussi Charles à bras ouverts, qu’une certaine soirée de gala en 1938 les fit se produire en même temps devant un vague chancelier du troisième reich prénommé Adolf, et vous saisirez mieux pourquoi ils finirent par devenir amis. Trénet dit avoir apprécié chez Tino sa grande gentillesse et son sens de l’humour.

De son côté, Tino, totalement dépourvu de swing, semblait l’apprécier fort chez les autres... Voilà pourquoi ils finirent par faire affaire en mettant en chantier cette portugaise sérénade. Tino l’enregistra en mai 38, mais ne l’interpréta en public qu’un an plus tard... Pas très courant, le disque paraît n’avoir pas remporté le même succès que ceux où il chantait les airs de Vincent Scotto ou les ritournelles de ses films et revues. Mais Tino et Charles ne manqueront point de se retrouver devant un verre ou un village à revoir au retour de cap­tivité.Dans la cuvée réservée “Trénet millésime 39”, juste d’avant ou juste d’après la déclaration (de guerre), on ne peut résister à l’odieuse envie d’en séparer tout de même quelques-unes (de chansons). Certes, Quand J’étais p’tit date de 38, mais c’est quand même au début de l’an suivant que les gens l’entendirent, via le cinématographe ou le phono-tout-aussi-graphe. Et il serait dommage de rater une nouvelle manifestation de la nostalgie des amours d’enfants, alors que les recueils précédents en regorgent. Un autre de ces rappels de l’enfance si chers au cœur de Trénet possède une tout autre résonance. Et pourtant, c’est tellement vrai que Les Enfants s’ennuient le dimanche! C’était vrai à Narbonne au temps des knickerbockers et des robes blanches et ça l’est toujours aujourd’hui. ça l’était aussi dans les années 50, quand j’étais p’tit et qu’après le repas dominical (toujours les mêmes plats – ma mère avait une imagination débordante!), j’avais droit à la sempiternelle promenade sur ces “grands boulevards” qu’Yves Montand semblait pourtant adorer!..

En général, les braves gens ne veulent pas le croire : comment les enfants pourraient-ils s’ennuyer? Et surtout le dimanche, alors que c’est le jour où ils ne vont pas en classe! Allez comprendre. C’est pourtant ainsi, et cela a quelque chose de presque pathétique...Annie-Anna, les deux sœurs terribles, sont-elles encore des enfants? Tout porte à le croire. En tous cas, elles jouent et Trénet s’amuse une fois de plus à faire s’entrechoquer les mots et les rimes. A ce grand petit jeu de l’allitération où Trénet brilla avec brio (Pigeon vole, Miss Emily, Annie Anna et, pour couronner l’ensemble en 1942, Débit de l’Eau Débit de Lait), il faudra attendre longtemps pour lui trouver des concurrents sérieux comme Pierre Vassiliu ou surtout le génial Bobby Lapointe. Mam’zelle Clio enfin fait renouer Trénet avec l’une des constantes de son œuvre, à savoir la mort. Cette fois, ce n’est plus la mort “naturelle” comme dans La Vieille ou le suicide libérateur de Je chante ou Miss Emily. Ce coup-ci, l’amant de la dame est proprement révolvérisé par le mari jaloux (et trompé). Ce qui, là encore, lui donne après la mort toute liberté pour revenir chaque nuit connaître enfin l’amour fou :
“Dormir avec vous sans vous faire peur
Caresser vos cheveux toucher votre cœur vous dire à l’oreille
Je t’aime chérie je t’aime et j’en meurs
Et tirer les poils du petit cocu qui veille
La commode qui grince un bruit sur le toit
Le lit qui gémit c’est moi dans le bois ma brune
Je suis courant d’air et rayon de lune
J’ai l’éternité pour chanter tout bas
Je dors avec toi”...


Une des plus admirables chansons de Charles Trénet qui, sous ses dehors admirablement farfelus, sait fort bien laisser percer une gravité certaine. Celle-là, en tous cas, ne quittera plus son répertoire. Et, disons-le, elle ne fait pas ses cinquante-sept printemps... Mam’zelle Clio aussi est immortelle. Pour cette chanson ainsi que pour Je chante et quelques autres, Trénet a sûrement repris des fragments d’un de ses poèmes de jeunesse intitulé Le pauvre Alsacien. On y trouve en particulier : “Enfant des longs chemins, le fils de la poussière qui chante de fermes en châteaux, mais la comtesse n’est pas là...”; ou ceci (compte tenu que le cocu de mari de Mam’zelle Clio est somnambule, ce qui facilite les écarts de conduite de son épouse) : “Toi, somnambule sur les toits,  Tu passes devant leurs fenêtres  Et tu glisses comme un voleur Dans le manteau des cheminées...”.Dans le poème en question, toutefois, il n’est guère fait référence à la mort. Sans doute celle-ci n’est venue hanter Trénet qu’un peu plus tard, au moment où il a conçu ses chansons. Et c’est là un apport capital... La camarde, à laquelle Brassens vouera au moins autant de tendresse que Trénet, revient souvent au détour de l’un ou l’autre texte moins connu, tel cette Java des Scaphandriers qui date de la même époque mais que Charles n’a pas enregistrée :“Nénett’, Julot sont morts sans même avoir crié...Tout en dansant la Java des Scaphandriers”...On remarquera qu’à ce moment-là, la mort est plutôt infligée par un tiers de façon violente que par le personnage principal. Il est vrai que la guerre vient d’éclater et que ces “deux balles dans la peau” expédiées par l’époux de Mam’zelle Clio, tout un chacun peut fort bien les bloquer à n’importe quel instant. Dans Pic, Pic, Pic, début 40, Trénet n’écrit-il pas :“La vie est si brêveMais rien n’est plus doux que de s’aimer sans trop savoirSi demain, on doit partir et ne plus se revoir...Pic, Pic, Pic,Prenez mon cœur ce soir!”...

La guerre, Charles Trénet la vit comme la plupart des jeunes d’alors : une calamité hélas nécessaire. Mobilisé, il est envoyé à la base de Salon-de-Provence où il avait fait la plus grande partie de son service peu auparavant. Il y fonde une compagnie théâtrale qu’il appelle le “Théâtre des Ailes”, parce que, dans ce coin-là, on est dans l’aviation. La première représentation, avec Fernandel, Tino Rossi et une recréation de la célèbre “partie de cartes” du Marius de Marcel Pagnol, remporte un tel succès qu’on renvoie illico Charles à proximité de Paris pour qu’il y fasse la même chose. Ce qu’il fait. Il peut aussi, n’étant pas loin des studios, graver quelques nouvelles galettes : Hop! Hop!, Jardins du Mois de mai, Le Soleil et la Lune, Mam’zelle Clio (octobre 39), puis les deux titres en anglais, Pic, Pic, Pic, Près de Toi, mon Amour (février 40), ainsi, probablement, que la petite pub pour la margarine... Vers le moment de Noël, on l’aperçoit également sur la piste du cirque Médrano, car il adore le cirque... En 1941, il fera une tournée avec la “Piste aux Etoiles”, organisée par la famille Bouglione.Les studios de phonographe, fermés en mai 40 à l’heure de la débâcle, avaient rouvert leurs portes dès le 8 août, d’abord pour enregistrer la chanteuse allemande (mais non nazie!) Eva Busch, puis l’accordéoniste “swing” Gus Viseur, puir la musique triomphante des vainqueurs... Le Maréchal vint lui aussi graver ses deux premières allocutions, et ce disque à l’étiquette blanche tristement bordée des trois couleurs fut vendu au profit du “secours national”... Jean Bérard reprit aussitôt son poulain en main et lui offrit pour l’accompagner le “Jazz de Paris”, car, bien entendu, il n’était plus question de s’assurer les services de Wal Berg. Fondé à la fin de 1940 à l’instigation de Charles Delaunay et placé sous la direction musicale du saxophoniste Alix Combelle, le Jazz de Paris fut pendant toute l’Occupation la meilleure formation de jazz officiant en France avec quelques-uns des bons spécialistes du cru, à commencer par Combelle lui-même, et aussi (au début) Joseph Reinhardt, frère de Django, le batteur Pierre Fouad, le clarinettiste Hubert Rostaing et deux jeunes trompettistes talentueux, Christian Bellest et Aimé Barelli récemment débarqué de son Comté de Nice natal.

Un programme idéal pour ce Fou chantant de Trénet! Le jour dit (31 janvier), l’orchestre commença seul en s’attaquant à l’une des nouvelles compositions de Charles intitulée Verlaine, parce qu’elle mettait en musique un poème de celui qui fut, longtemps avant, Prince des Poètes, compagnon de Rimbaud, grand amateur de boissons fortes terriblement versé sur l’absinthe et qui, à l’occasion, savait inventer des vers très doucement déchirés :“Il pleure dans mon cœurComme il pleut sur la ville...”.Paul Verlaine (1944-1896), sublime poivrot, avait déjà été tellement musiqué par Debussy, Fauré ou Duparc, qu’il ne s’en retourna sûrement pas dans son tombeau quand Charles à son tour décida de lui offrir un manteau musical couleur tu temps. C’est-à-dire “swing”! Pourquoi d’ailleurs s’en serait-il offusqué, lui qui jadis (ou naguère?) proclama en guise de manifeste en son Art poétique qu’il fallait “de la musique avant toute chose”? Seulement, le “swing” était-il de la musique? Sans doute les patrons de l’“Etat français” de ce temps-là auraient-ils répondu “non!” comme un seul homme (mais y avait-il encore un seul homme parmi eux?). Trénet, de toute façon, avait déjà répondu “oui” et s’en était allé piocher au creux des Poèmes saturniens (1866) cette belle et venteuse Chanson d’Automne, que nul jusqu’ici (du moins à notre connaissance) n’avait trouvé le temps de parer d’une auréole de croches savantes, et où il était question des sanglots longs de violons de l’automne venant blesser le cœur du poète d’une langueur monotone... La version sans paroles fut vite adoptée. Au verso de ce disque, le numéro 105 de la maison “Swing”, on mit une chose fort différente, prudemment retitrée “Ambiance” afin de dissimuler (habilement) un grand “tube” arrivé peu auparavant des Amériques et assurément mieux connu sous le nom d’In The Mood. Ceux qui achetèrent cette galette en ces jours où les vraies productions américaines n’arrivaient plus qu’au compte-goutte, admettent que dans les surprises-partie d’alors ils dansèrent plutôt sur In The Mood, mais qu’aujourd’hui c’est Verlaine qu’ils préfèrent...

Dans la foulée, Trénet fit la version chantée, devenue depuis longtemps un “classique”. Contentons-nous de signaler que Charles se plait à citer, tandis qu’officie l’orchestre, deux vers – “Cette paisible rumeur-là / Vient de la ville...” – ex­traits d’un autre poème (Le Ciel est par-dessus le Toit...), lui-même issu de Sagesse. Et puis, au lieu de “blessent mon cœur”, il chante “bercent mon cœur”. Erreur vraie ou involontaire? On ne sait... Ce que l’on sait, c’est que ce disque-là ne fit point l’unanimité et que quelques puristes furent très fâchés. Tant pis pour eux...D’un esprit passablement différent, l’autre face, Terre, avec le même groupe, n’est pas sans introduire une certaine ambiguïté. Christophe Colomb ici évoqué symbolise naturellement l’Amé­rique, dont bien des gens attendent alors impatiemment l’intervention. Mais la terre, valeur suprême, immortelle, renvoie également à la “révolution nationale” si chère au maréchal... Il n’y aurait du reste aucune honte à vouloir ménager la chèvre et le chou en ces débuts de l’Occupation, où la donne était encore loin d’être claire et où l’on ne savait sur quel pied danser. Et Trénet, auteur aussi prolifique que facétieux pouvait à merveille s’en tirer avec une pirouette, comme dans Un Rien me fait chanter où il appelle à la rescousse “les femmes qui ont les yeux bleus”. Gravé initialement le 12 mars 41 avec de nouveau le Jazz de Paris, ce titre bénéficie d’une introduction pseudo-wagnérienne qui, dit-on, aurait quelque peu effrayé les responsables de la maison. Par ailleurs, on a l’impression que le chanteur n’est pas très à son aise sur le tempo adopté. Les choses ne durent d’ailleurs pas aller de soi ce matin-là, car si l’on n’enregistra qu’une seule cire définitive, on fit au préalable une bonne dizaine de cires d’essai afin de trouver la bonne carburation.

De toute façon, Trénet préféra réenregistrer une nouvelle version de cette chanson quelques mois plus tard avec un autre orchestre, alors qu’il avait déjà décidé de l’inclure dans le film Romance de Paris. Nous aurons donc l’occasion d’en reparler.Ce même matin, après s’être un mois plus tôt colleté avec Verlaine, Charles s’attaqua au bon La Fontaine. De nouveau le patrimoine culturel français à l’honneur (comme il était de bon ton à cette époque) et la beauté de l’effort, la noblesse du travail manuel valorisés, puisque la fable choisie n’est autre que La Cigale et la Fourmi. L’ensemble accomodé à la sauce “swing” cela va de soi, avec la participation exceptionnelle de la guitare magique de Django Reinhardt. Ce fut malheureusement la seule et unique face que ces deux monstres sacrés gravèrent ensemble puisque, contrairement à ce que laissait entendre Charles Delaunay dans sa discographie du guitariste, celui-ci ne participa aucunement à l’enregistrement d’Un Rien me fait chanter.Le 4 février avait eu lieu une séance intermédiaire, au cours de laquelle on essaya un autre orchestre, placé sous la direction de Jacques Météhen qui, dans le courant de l’année, deviendra le chef attitré du “Normandie”, l’une des grandes scènes parisiennes du moment. Outre cette Chanson du joli Feu de Bois, poème de Louis Codet qui ne semble pas avoir laissé un souvenir impérissable, Trénet confia à la cire des disques Columbia un autre de ses chefs-d’œuvre, Papa Pique, qu’il destinait initialement à Edith Piaf. Après l’avoir essayé trois ou quatre fois en public, celle-ci l’enleva de son répertoire et ne l’enregistra point : incompatibilité probablement, car tout en possédant d’incontestables résonances tragiques dans sa dernière partie, la chanson n’en a pas moins un petit air résolument guilleret, farfelu, que les inconditionnels de la créatrice de L’Accordéoniste ne pouvaient avaler. Trénet-Django, Trénet-Piaf: deux rendez-vous manqués. Comme pour Le Soleil et la Lune... Dommage...
Daniel NEVERS
© Frémeaux Associés S.A. 1997

english notes
THE COMPLETE CHARLES TRENET 1937-1941
VOLUME 3 - “BOUM”

The first two titles in this collection should have rightfully, for chronological reasons, been included in Volume 2.  However, the test pressings were not in our possession at the time of issue, so here they are now.  The third take of Fleur bleue differs only slightly from the first with modulations in the singing and an improved drum backing.  This first version of Je chante is, however, totally different, offering a longer introduction and a lighter, more spontaneous feeling.  It is probably the length of the introduction rather than the musical quality that prevented it from being chosen at the time.Je chante is also the title of a French film in which Charles Trénet had a leading role.  As we saw in the previous collection, Trénet already had seduced the whole of France, which had only recently opened its eyes with the arrival of jazz and the talents of certain new artists such as Mireille, Jean Sablon and Jean Tranchant.  Naturally, the cinema soon hooked onto this gifted “singing fool”, but Charles’ career in this field never really took off, his only role of particular interest being perhaps in Pierre and Jacques Prévert’s Adieu Léonard which was filmed during the Occupation.  He was not the only star to be disappointed by his deviation into the movie world.  Tino Rossi, one of the greatest discoveries of the thirties, was often casted in flops, and even the marvellous Danielle Darrieux, despite her success with Mademoiselle Mozart and Battements de Cœur, did not always have an easy time.  But, there again, the French cinema was never too effective as far as musicals were concerned.  Ray Ventura and his gang were certainly more fortuitous, making professional and captivating films such as Feux de Joie but there again Ventura had always had a penchant for the cinema. 

Trénet, on the other hand, was a novice when he starred in La Route enchantée  and then in Je chante.  He certainly deserved better, but it is nevertheless with pleasure that we find him at the age of twenty-five with his sparkling, slightly clumsy and incredibly swinging style.The filming of La Route enchantée began in Spring 1938 and came out on the 7th December.  It related the story of our young hero in search of treasure, castles and princesses who finally became a star of the music hall, finding riches and love.  The essential was that Trénet sang, although his performance is sometimes frustratingly interrupted by mundane commentaries. He also danced in the company of the Bluebell girls.  The film version of Il pleut dans ma Chambre included new lyrics which differentiated it from the commercial release, and his performance generated material for dreaming, which was so essential during that time of strife, with lyrics luring the public to follow him on his magical journey and find the eternal joys of the seasons, nature and life.Trénet was joined in La Route enchantée as also in Je chante and Adieu Léonard by the superb Parisian actor, Julien Carette.  Carette starred in over a hundred films between 1932 and 1958.  He was mainly associated with comedies, but also appeared in films with a somewhat more serious theme, including Jean Renoir’s famous La grande Illusion, La Marseillaise, La Bête humaine and Marcel Carné’s Les Portes de la Nuit (this time starring the youthful Yves Montand in one of his first roles).  La Route enchantée was directed by the often-criticised and rather sloppy Pierre Caron, who tended to leave the cast to look after themselves.  He was also behind Pension Jonas (1941) which was censored, not for its subversive intonations, but for its stupidity!  It was, in fact, a unsuccessful attempt at imitating the American comedies. 

He did, however, go down in history for his reputation of directing bad films, which is more than can be said for the rigid Christian Stengel, who produced Je chante.  Despite this handicap, Trénet’s magic is as powerful as ever in the film.  Ironically, he did not sing Je chante, but enchanted us with new numbers (La Vie qui va, Ah! Dis, Ah! Dis, Ah! Bonjour, Quand J’étais p’tit) and also interpreted one of his older titles, Les Oiseaux de Paris (up to this point he had not yet made a good recording of this song).In this second half of 1938, Trénet’s effervescence was in it’s full glory.  The many facets of his talents were revealed in songs including La Vieille in which a slight Catalonian accent can be detected, the tender Quand J’étais p’tit, the gentle and nostalgic Ménilmontant and the humorous Tout me sourit.  His power was unflagging, and his talent was unique in its kind. Of course, Trénet had another tre­mendous hit with Boum which even superseded his previous titles, Y a d’la Joie and Je chante.  Several versions of this number were made, including one in English in 1940, with lyrics by Ray Gaëtz, which was only issued for the English market and which was coupled with Your Hand In My Hand (J’ai ta Main).  He also made an advertising version, claiming the merits of “Addi” margarine in this wartime period when butter was scarce.  Other versions were concocted, not always with the author’s approval, which shall be included in the following volume.  Meanwhile, here you will find the film, the French commercial, the English and the advertising versions. 

In this volume, you can also discover the variations in the original soundtracks from La Route enchantée and Je chante compared to the records which were marketed.  Wal Berg and his handful of local jazzmen usually accompanied Trénet in his studio recordings (although his name disappeared from the reissues on the  Columbia labels from 1937-40), and was also responsible for the orchestra and the arrangements in La Route enchantée.  The orchestra of Je chante, however, was placed in the hands of Rudolf Goer, probably of German origin.  Bernard Hilda, who accompanied Charles in Quand J’étais p’tit, was made cutely aware of the wartime scouting (as was Wal Berg) and went into hiding in Spain.During the same session on the 3rd January 1939, a first recording of Ménilmontant was made, but not retained.  This song, which refers to a district of Paris, was originally written to order for Maurice Chevalier who had spent his childhood there.  As we saw in Volume 2, however, “Momo” was none too happy with Charles for recuperated “his hit”, Y a d’la Joie and refused this ordered number as part of his sweet revenge.  Trénet’s publisher, Raoul Breton, could not have been pleased with his decision, having anticipated the new release and having already prepared the sleeve decorated with the presumed artist’s picture (a copy of which is included in this booklet).Charles usually had an easier rapport with the artists who interpreted his compositions.  Léo Marjane, who was yet another new name in the end of the thirties, recorded Jardins du Mois de mai several months before Charles’ own release, and also sang Sérénade portugaise. 

The latter was originally written for Tino Rossi, Trénet’s friend despite their huge difference in style.  Their infinity no doubt came from them both being from the South, and they were both regulars of the “Casino de Paris”.  They must have become even closer after a Berlin gala in 1938 when the two young stars performed before a certain Schickelgruber.  Trénet admired Tino’s gentle manners and sense of humour.  Tino, on the other hand, had no sense of swing and appreciated others who had it.  He recorded Sérénade portugaise in May 1938 and publicly included it in his repertoire a year later, but it never had the same impact as his other songs, including many Vincent Scotto numbers.Trénet’s 1939 vintage includes, as did previous years, several songs evoking childhood nostalgia.  Quand J’étais p’tit was included in a 1938 film which was released early in the following year.  He continued the series with Les Enfants s’ennuient le dimanche (Children Find Sundays Boring) – and how true it is, although parents can never understand why!  Annie et Anna tells the story of two playful sisters, leaving us to believe that they are also pretty immature.  Few others could compete with Trénet when it came to alliteration (listen to Pigeon vole, Miss Emily, Annie Anna and in 1942, Débit de l’Eau Débit de Lait), and it was only much later that singers such as Pierre Vassiliu or the wonderful Bobby Lapointe could be put in the same ranks.  As for Mam’zelle Clio, Charles returns to one of his other favourite subjects, death.  Not a natural death as in La Vieille  or a liberating suicide that we found in  Je chante and Miss Emily but the lover’s murder by a cheated and jealous husband. 

The lyrics of this beautiful song which was to become one of Trénet’s classics, and those of Je chante were, no doubt, inspired from one of the poems that he wrote in his youth, entitled Le pauvre Alsacien (The Poor Alsatian).  Death itself does not figure in the poem, it would seem that it was later on that the fatality that awaits us all began to intrigue him.  Pic, Pic, Pic, which was recorded in early 1940 has a similar theme, relating the brevity of life when love is sweet and the risk of separation by death exists.  But, there again, war had just broken out.Trénet was obliged to accept his military obligations as most of the other young men of the period, and was called up to the air base in Salon-de-Provence.   He lost no time in founding a theatre company, the “Théâtre des Ailes” (“the Theatre of Wings”), and the first show starring Fernandel and Tino Rossi had such an impact that Charles was sent back to the Paris area for replay.  Taking advantage of his proximity from the recording studios, he cut several new sides :  Hop! Hop!, Jardins du Mois de mai, Le Soleil et la Lune, Mam’zelle Clio (October 1939), plus the two titles in English, Pic, Pic, Pic, and Près des Toi, mon Amour (February 1940).He was discharged in June 1940, and in the company of Mistinguett and Tino Rossi, decided to return to occupied Paris several months later.  It was hard to recognise the capital with its German signposts, but, nevertheless, resumed his career at the beginning of the following year.The recording studios had to close their doors for a few months further to the political situation, to re-awaken in August 1940 with the recording of the German singer, Eva Busch, followed by the swing accordionist, Gus Visuer, and then, of course, the triumphant music of the winning party.  Even a couple of Pétain’s speeches were recorded, their profits being destined supposedly for national charity.  

Charles was taken again under Jean Bérard’s wing, and placed in the best of the French jazz orchestras of that time, “Le Jazz de Paris which was under the leadership of the saxophonist, Alix Combelle, and included excellent musicians such as Django’s brother, Joseph Reinhardt (to begin with), Pierre Fouad, Hubert Rostaing, Christian Bellest and Aimé Barelli.  On the 31st January 1941 the orchestra attacked one of Charles’ latest com­positions, an instrumental swing number dedicated to the great French poet, and notorious abuser of strong alcohol, Paul Verlaine (1844-1896).  Verlaine was released under “Swing” Number 105, with a craftily disguised version of the American In The Mood entitled Ambiance on the reverse side.  On the same day Trénet also made his own sung version of the popular Verlaine, much to the displeasure of certain purists, which was coupled with the ambiguous Terre, representing the nations mingled  feelings – hope for America’s intervention combined with the earthy flavour that warmed Pétain.  Our somewhat facetious composer could effectively get away with gentle murder, as Un Rien me fait chanter which calls for blue-eyed women!  This side was cut on the 12th March 1941, but Trénet was not on his best form, and seemed uneasy with the chosen tempo.  It was re-recorded, on his request, several months later, as he decided to include it in the film, Romance de Paris.On the same morning, Trénet, still concentrating on the all-French culture, went onto La Fontaine’s fable, La Cigale et la Fourmi. 

This swinging number benefits from Django Reinhardt’s magical accompaniment.  Unfortunately, this was the only side where these two giants can be heard together, as, contrary to Charles Delaunay’s suppositions, Django did not participate in the recording of Un Rien me fait chanter.Another session for the Columbia label had taken place just over a month beforehand, this time accompanied by Jacques Météhen’s orchestra.  Apart from La Chanson du joli Feu de Bois, which didn’t seem to have made an impact on the world of music, Charles also recorded one of his master-pieces, Papa pique.  This song was originally intended for Edith Piaf who had experimented with it several times in public before abandoning it, as its slightly crazy and lively tone did not match her somewhat poignant image.   Trénet nearly got his act together with Django, and also with Piaf.  It is regrettable – their alliance could have been extraordinary.
Adapted by Laure WRIGHT from the French text of Daniel NEVERS
© Frémeaux Associés S.A. 1997

INTÉGRALE CHARLES TRÉNET / THE COMPLETE CHARLES TRÉNET
Volume 3 (1937-1941)
“BOUM!”

DISCOGRAPHIE / DISCOGRAPHY
Tous titres enregistrés à PARIS / All titles recorded in PARIS

DISQUE / DISC 1   
1. JE CHANTE (Trénet-Misraki-Trénet)  (Columbia test)        CL 6463-1     2’57         
2. FLEUR BLEUE (C. Trénet)     (Columbia test) CL 6488-3    2’30   
3. VOUS ÊTES JOLIE (C. Trénet)      (Columbia DF-2471) CL 6799-1          2’15 
4. IL PLEUT DANS MA CHAMBRE (C. Trénet)          (Columbia DF-2472) CL 6800-1          2’34 
5. BOUM! (C. Trénet)       (Columbia DF-2471)          CL 6801-1       2’31 
6. LA ROUTE ENCHANTÉE (C. Trénet)     (Columbia DF-2472)            CL 6802-1     2’06         
7. LA ROUTE ENCHANTÉE (extraits du film / Film soundtrack)
a) Générique -
b) La Route enchantée -
c) Il pleut dans ma Chambre
d) Vous êtes jolie -
e) Boum & Final (C. Trénet)       13’25 
8. SÉRÉNADE PORTUGAISE (C. Trénet)      (Columbia DF-2509) CL 6702-1         3’22   
9. ah ! dis, ah ! dis, ah ! bonjour ! (C. Trénet)    (Columbia DF-2492) CL 6829-1          2’22
10. LA VIE QUI VA (C. Trénet)          (Columbia DF-2492) CL 6830-2          2’28
11. JE CHANTE (extraits du film / Film soundtrack)
a) Générique -
b) Les Oiseaux de Paris -
c) La Vie qui va
d) Ah! Dis, Ah! Dis, Ah! Bonjour! -
e) Quand J’étais p’tit -
f) Final (C. Trénet)  13’26
12. QUAND J’ÉTAIS P’TIT (C. Trénet)       (Columbia DF-2554)          CL 6906-1          3’04
13. LES ENFANTS S’ENNUIENT LE DIMANCHE (C. Trénet)           (Columbia DF-2554)  CL 6913-1          2’25
14. ANNIE, ANNA (C. Trénet)      (Columbia DF-2572)   CL 6914-1          2’39
15. JARDINS DU MOIS DE MAI (C. Trénet) (Gramophone test) OLA 3078-1  3’17

FORMATIONS & DATES D’ENREGISTREMENT / PERSONNEL & RECORDING DATES
1 -     charles trénet avec acc. d’orchestre, dir. Wal Berg - Charles Trénet (chant/vo), acc. par/by (entre autres/among others) : Pierre-Séverin LUINO + 2 (tp); Maurice CIZERON, Jean MAGNIEN (cl, fl, saxes); Charles “Coco” KIEHN (ts, cl); Jean LUINO (as); Stéphane GRAPPELLI, Michel WARLOP, Sylvio SCHMIDT (vln); Pierre ZEPILLI (p); Jean MAILLE (g); Louis VOLA (b); Armand MOLINETTI (dm); WAL BERG (arr). 23/11/1937 (Studio Albert - 61 rue Albert, XIIIe arr. - Enregistreur/Recorder : Georges CAILLY).
2 -    Prob. même formation que pour 1 / Prob. same personnel as for 1. 10/04/1938 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
3 à/to 6 -          CHARLES TRÉNET avec acc. d’orchestre, dir. WAL BERG - C.T. (vo), acc. par/by P.S. LUINO, André CORNILLE + 1 (tp); Maurice CIZERON, Jean LUINO, Charles “Coco” KIEHN (cl, fl, saxes); poss. Sylvio SCHMIDT + 1 (vln); Emile STERN ou/or Michel EMER (p, arr); Roger CHAPUT (g); Louis VOLA (b); WAL BERG (arr.). 30/09/1938 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
7 -        CHARLES TRÉNET - Direction d’orchestre et arrangements : WAL BERG - Formation augmentée (avec trombone et davantage de saxes) probablement similaire à celle de 3 à 6 / Personnel (with extra tb and saxes) probably very similar to the one on 3 to 6. Ca. Sept. 1938.
8 -       TINO ROSSI, avec acc. d’orchestre, direction MARCEL CARIVEN - Tino ROSSI (chant/vo). 6/05/1938 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
9 & 10 -        CHARLES TRÉNET acc. par WAL BERG et son Orchestre - Formation probablement similaire à celle de 3 à 6 / Probably same personnel as for 3 to 6. 8/11/1938 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
11 -       CHARLES TRÉNET avec chœur et orchestre, dir. RUDOLF GOER - Charles TRÉNET & chœur féminin / C.T. with female vocal chorus. Formation inconnue, comprenant peut-être certains des musiciens cités ci-dessus / Unknown personnel possibly including some of the musicians named above. Ca. Sept. 1938.
12 -     CHARLES TRÉNET, accompagné par l’orchestre BERNARD HILDA - C.T. (vo) acc. par/by ? Pierre ALLIER (tp); Non Identifié/Unidentified (cl, ts); Bernard HILDA (vln, ldr); ? Emile STERN (p); ? Roger CHAPUT (g); Armand MOLINETTI ou/or Jerry MENGO (dm). 3/01/1939 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
13 & 14 -     CHARLES TRÉNET, accompagné par CHARLES LAVANNES - C.T. (vo) acc. par/by Charles LAVANNES (clavecin/harpsichord sur/on 13, piano sur/on 14). 4/01/1939 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
15 -     LÉO MARJANE, avec acc. d’orchestre, direction WAL BERG - Léo MARJANE (chant/vo). 23/05/1939. (Studio Pathé - 79, avenue de la Grande Armée, XVIIe arr. - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).

DISQUE / DISC 2   

1. MÉNILMONTANT (C. Trénet) (Columbia DF-2600)   CL 7023-1     3’16         
2. TOUT ME SOURIT (C. Trénet)        (Columbia DF-2600) CL 7024-1         2’22   
3. LES OISEAUX DE PARIS (C. Trénet)        (Columbia DF-2614) CL 7029-1          3’05       
4. LA VIEILLE (Trénet-Cadou-Trénet)      (Columbia DF-2614) CL 7030-1          2’09 
5. HOP! HOP! (C. Trénet)  (Columbia DF-2667)          CL 7142-1          2’29 
6. JARDINS DU MOIS DE MAI (C. Trénet)        (Columbia DF-2668)          CL 7143-1       2’54 
7. LE SOLEIL ET LA LUNE (C. Trénet)        (Columbia DF-2667)            CL 7144-1     2’21         
8. MAM’ZELLE CLIO (C. Trénet)         (Columbia DF-2668) CL 7145-1         2’39   
9. BOOM! (C. Trénet-R. Gaëtz)        (Columbia DC-334)   CL 7238-1          2’15
10. YOUR HAND IN MY HAND (Trénet-Ellys)         (Columbia DC-334)   CL 7239-1          2’50
11. PIC, PIC, PIC (C. Trénet)         (Columbia DF-2708)         CL 7240-1          2’25
12. près de toi, mon amour (Trénet-Luypaerts-Trénet)    (Columbia DF-2708)         CL 7241-1          3’18
13. BOUM! (C. Trénet)          (acetate)          Unnumbered           0’56
14. SÉRÉNADE PORTUGAISE (C. Trénet)      (Gramophone K-8444)  OLA 3303-1  2’34
15. VERLAINE (C. Trénet)      (Swing SW105)          OSW 187-1        3’18
16. VERLAINE (C. Trénet-P. Verlaine)    (Columbia DF-2800)  CL 7399-1          3’22
17. TERRE! (C. Trénet)        (Columbia DF-2800)            CL 7400-2          2’32
18. PAPA PIQUE (C. Trénet)       (Columbia DF-2802) CL 7402-1         3’18
19. LA CHANSON DU JOLI FEU DE BOIS (C. Trénet-L. Codet)       (Columbia DF-2802)        CL 7402-1     2’27
20. UN RIEN ME FAIT CHANTER (C. Trénet) (Columbia test) CL 7419-1          2’12
21. LA CIGALE ET LA FOURMI (C. Trénet-J. de La Fontaine)  (Columbia DF-2886) CL 7420-1          2’19

FORMATIONS & DATES D’ENREGISTREMENT / PERSONNEL & RECORDING DATES
1 & 2 -    charles trénet, accompagné par WAL BERG et son orchestre - Charles TRÉNET (chant/vo), acc. par/by Alex RENARD, P.S. LUINO, André CORNILLE (tp); ? Maurice GLADIEU + 1 (tb); Noël CHIBOUST, Charles LISÉE + 1 (cl, fl, bcl, saxes); p/acc.; ? Pierre FERRET (g); prob. Louis VOLA (b); WAL BERG (arr.). 6/04/1939 (Studio Albert - Enr. Rec. : Pierre HAMARD).
3 & 4 -   Comme pour 1 & 2 / Same as for 1 & 2. 7/04/1939 (Studio Albert - Enr./Rec. : Pierre HAMARD).
5 à/to 8 -         Instrumentation comme pour 1 & 2, mais peut-être avec des musiciens différents / Instrumentation as for 1 & 2, but possibly a different personnel. 27/10/1939 (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
9 à/to 12 -       CHARLES TRÉNET, acc. par WAL BERG et son orchestre (11, 12) / CHARLES TRÉNET with WAL BERG and his Orchestra (9, 10) - C.T. (vo), acc. par/by Alex RENARD, Pierre ALLIER, Albert PIGUILHEM (tp); Gaston MOAT, Guy PAQUINET (tb); Maurice CIZERON, Christian WAGNER + 1 (cl, fl); WAL BERG (p, cel, arr); g; ? Marceau SARBIB (b); ? Armand MOLINETTI (dm). 16/02/1940. (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
13 -        CHARLES TRÉNET avec orchestre (Publicité pour la margarine “Addi” / Advert for margarine “Addi”). Formation non identifiée / Unidentified personnel. Ca. Printemps/Spring 1940.
14 -          LÉO MARJANE, acc. par WAL BERG et son orchestre - Léo MARJANE (chant/vo). 13/03/1940. (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
15 -          LE JAZZ DE PARIS, sous la direction d’Alix COMBELLE - P.S. LUINO, Christian BELLEST (tp); Aimé BARELLI (tp solo); Maurice GLADIEU (tb); Max BLANC, Charles LISÉE (as, cl); Hubert ROSTAING (ts, arr.); Alix COMBELLE (ts, cl, ldr): Jean LUINO (ts); Paul COLLOT (p); Joseph REINHARDT (g); Tony ROVIRA (b); Pierre FOUAD (dm). 31/04/1941 (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
16 & 17 -          CHARLES TRÉNET et le JAZZ DE PARIS - C.T. (chant), acc. par la même formation que dans 15 / C.T. (vo), acc. by the same personnel as for 15. 31/01/1941 (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
18 & 19 -   CHARLES TRÉNET - Orchestre sous la direction de Jacques MÉTÉHEN - C.T. (vo), acc. par/by Non Identifiés/Unidentified : 3 tp, 1 tb, 1 fl, 1 hautbois/oboe, 1 basson/bassoon, 5 cl-saxes, 1 cor/horn, b, dm, vibes; prob. Léo CHAULIAC (p). 4/02/1941 (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
20 -   CHARLES TRÉNET et le JAZZ DE PARIS - C.T. (chant), acc. par la même formation que dans 15 / C.T. (vo), acc. by the same personnel as for 15. 12/03/1941. (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
21 - CHARLES TRÉNET, acc. par DJANGO REINHARDT et le Quintette du Hot Club de France - C.T. (vo), acc. par/by Léo CHAULIAC (p); Django REINHARDT (g solo); Joseph REINHARDT (g); Tony ROVIRA (b); Pierre FOUAD (dm). 12/03/1941. (Studio Albert - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).

REMERCIEMENTS
Jean-Christophe AVERTY, Olivier BRARD, Henri CHENUT, Yvonne DERUDDER, Christian FREYBURGER, Marcelle HERVÉ, Jacques LUBIN, Jacques PESSIS, Jacques PRIMAK, Gérard ROIG.


CD Intégrale Charles Trenet Vol 3 BOUM © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 JE CHANTE - TRENET02'57
02 FLEUR BLEUE - TRENET02'30
03 VOUS ETES JOLIE - TRENET02'15
04 IL PLEUT DANS MA CHAMBRE - TRENET02'34
05 BOUM - TRENET02'31
06 LA ROUTE ENCHANTEE - TRENET02'06
07 EXTRAITS FILM LA ROUTE ENCHANTEE - TRENET13'25
08 SERENADE PORTUGAISE - MARJANE03'22
09 AH DIS AH DIS AH BONJOUR - TRENET02'22
10 LA VIE QUI VA - TRENET02'28
11 EXTRAITS FILM JE CHANTE - ORCH SOUS LA DIRECTION DE13'26
12 QUAND J ETAIS P TIT - TRENET03'04
13 LES ENFANTS S ENNUIENT LE DIMANCHE - TRENET02'25
14 ANNIE ANNA - TRENET02'39
15 JARDINS DU MOIS DE MAI - TRENET03'17
CD 2
01 MENILMONTANT - TRENET03'16
02 TOUT ME SOURIT - TRENET02'22
03 LES OISEAUX DE PARIS - TRENET03'05
04 LA VIEILLE - TRENET02'09
05 HOP HOP - TRENET02'29
06 JARDINS DU MOIS DE MAI - MARJANE02'54
07 LE SOLEIL ET LA LUNE - TRENET02'21
08 MAM ZELLE CLIO - TRENET02'39
09 BOUM (ENGLISH VERSION) - TRENET02'15
10 YOUR HAND IN MY HAND - TRENET02'50
11 PIC PIC PIC - TRENET02'25
12 PRES DE TOI MON AMOUR - TRENET03'18
13 BOUM - TRENET00'56
14 SERENADE PORTUGAISE - ROSSI02'34
15 VERLAINE - TRENET03'18
16 VERLAINE - LE JAZZ DE PARIS SOUS LA DIREC03'22
17 TERRE - TRENET02'32
18 PAPA PIQUE - TRENET03'18
19 LA CHANSON DU JOLI FEU DE BOIS - TRENET02'27
20 UN RIEN ME FAIT CHANTER - TRENET02'12
21 LA CIGALE ET LA FOURMI - TRENET02'19

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