CONTES DE LORRAINE - LU PAR SANDRINE BONNAIRE

D’APRÈS LES CONTES D’EMMANUEL COSQUIN

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FA899

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Emboîtant le pas à Perrault, aux Grimm ou à Andersen, Emmanuel Cosquin établit à la fin du XIXe siècle, une collection de contes populaires au style soigné et coloré dont nous vous proposons aujourd’hui six moments, à la faveur des modulations enchanteresses d’une des plus belles voix contemporaines, celle de Sandrine Bonnaire. La prosodie de l’actrice est réhaussée d’élégants fragments musicaux composés par Vincent Bouchot et d’airs populaires anciens, pour flûte, clavecin et viole.

Christophe LOINTIER

6 / 10 ANS

D’APRÈS LES CONTES D’EMMANUEL COSQUIN

DIRECTION ARTISTIQUE ET ADAPTATION : OLIVIER COHEN

LE LOUP BLANC

LE CHAT ET SES COMPAGNONS

LE CORDONNIER ET LES VOLEURS

LE TAUREAU D’OR

LE HARICOT

L’HOMME DE FER.

MUSIQUE ORIGINALE COMPOSÉE PAR VINCENT BOUCHOT ET AIRS POPULAIRES ANCIENS

FRANÇOIS LAZAREVIC FLÛTES • YOAN MOULIN CLAVECIN • ANDRÉAS LINOS VIOLE DE GAMBE

Contes de Lorraine FA899

CONTES DE LORRAINE
Racontés par Sandrine Bonnaire

Adaptation et réalisation : Olivier Cohen • Musique de Vincent Bouchot










CONTES DE LORRAINE
raconté par Sandrine Bonnaire

1    Le loup blanc 1    1’49
2    Le loup blanc 2    2’41
3    Le loup blanc 3    1’52
4    Le loup blanc 4    1’40
5    Le loup blanc 5    1’34
6    Le loup blanc 6    1’36

7    Le chat et ses compagnons 1
    1’28
8    Le chat et ses compagnons 2    1’39
9    Le chat et ses compagnons 3    2’15
10    Le chat et ses compagnons 4    2’08

11    Le cordonnier et les voleurs 1    2’19
12    Le cordonnier et les voleurs 2    2’07
13    Le cordonnier et les voleurs 3    2’32

14    Le taureau d’or 1    1’45
15    Le taureau d’or 2    1’31
16    Le taureau d’or 3    1’29
17    Le taureau d’or 4    1’49
18    Le taureau d’or 5    2’05
19    Le taureau d’or 6    2’01

20    Le haricot 1  
 1’59
21    Le haricot 2    2’03
22    Le haricot 3    1’39
23    Le haricot 4    1’34
24    Le haricot 5    2’10
25    Le haricot 6    1’57

26    L’homme de fer 1    1’51
27    L’homme de fer 2    2’11
28    L’homme de fer 3    2’28
29    L’homme de fer 4    1’07
30    L’homme de fer 5    2’20
31    L’homme de fer 6    2’23
32    L’homme de fer 7    1’10
33    L’homme de fer 8    1’10
34    L’homme de fer 9    1’11


D’après les contes d’Emmanuel Cosquin - Adaptation : Olivier Cohen
Réalisation : Olivier Cohen
Musique originale composée par Vincent Bouchot et airs populaires anciens
François Lazarevic : flûtes à bec, flûtes traversières, musette
Yoan Moulin : clavecin - Andréas Linos : viole de gambe
Enregistré, monté et mixé au studio Kos & Co (Paris)

Production déléguée : Nie Wiem pour Frémeaux & Associés
Cessionnaire des droits : Groupe Frémeaux Colombini
Editeur : Kos & Co



Origines du récit, récit des origines
D’où vient que le conte charme tant les adultes comme les enfants ? De sa survivance peut-être, du fait qu’il renvoie au plus profond de nous-mêmes, qu’il en dise long sur ce qui nous fonde, psychologiquement et socialement. Le conte est sans doute le genre et la forme la plus simple et la plus ancienne qui nous est transmise avant même que nous ayons appris à lire. Il émane d’histoires que les hommes se sont racontées, sous diverses variantes, depuis des centaines voire des milliers d’années. L’écriture n’a conservée que les ultimes occurrences d’une tradition aussi vieille que le langage, qui nous renseigne sur l’économie de l’imaginaire et sur la forgerie narrative de nos ancêtres.

La question des origines historiques et géographiques du conte a depuis longtemps troublé les chercheurs sans que toutefois il ne puisse se résoudre à ne jamais y trouver de réponse. L’enfance du conte remonte au-delà des fables d’Esope évoquées par Perrault, puisque des papyrus d’Égypte datant du XIIIe siècle avant notre ère (Le Conte des deux Frères) et des tablettes de Chaldée (Légende d’Etana et de l’Aigle) nous prouve que depuis plus longtemps encore l’homme relate. Depuis la plus haute antiquité, les mythes, les légendes et les fables ont fourni des motifs qui ont informé les contes.

Au XIXe siècle, les littérateurs et les philologues ont longtemps cru à une source indo-européennes des contes consécutivement à l’observation de parentés entre des récits indiens et nos fables et légendes. Mais en fait, il apparait que certaines structures et certains motifs des contes soient universels, mutatis mutandis. Nous connaissons des Blanche-neige tant russe que kabyle, et les contes océaniens, américains ou japonais résonnent à nos oreilles de manière prodigieusement familière.



Le rôle symbolique et les structures narratives du conte

De nombreuses études ont pour objet les schémas narratifs du conte. Pour les psychanalystes, les contes ne sont pas de simples enfantillages, des histoires à dormir debout. Ils sont riches d’enseignements et traduisent l’inconscient collectif de la communauté qui les a engendrée. Ce sont les « évangiles du peuple », un creuset d’expériences symboliques et d’images à la puissance évocatoire considérable. Dans la Psychanalyse des contes de fées (1976), Bruno Bettelheim écrit : « Les contes de fées ont pour caractéristique de poser des problèmes existentiels en terme brefs et précis. L’enfant peut ainsi affronter ces problèmes dans leur forme essentielle, alors qu’une intrigue plus élaborée lui compliquerait les choses. Le conte de fées simplifie toutes les situations. Ses personnages sont nettement dessinés ; et les détails, à moins qu’ils ne soient très importants sont laissés de côté. Tous les personnages correspondent à un type ; ils n’ont rien d’unique. »

Cette schématisation des situations qu’évoque le célèbre psychanalyste américain a également intrigué l’un de ses contemporains, le folkloriste Vladimir Propp. Dans sa Morphologie du conte, il fonde sa réflexion sur l’analyse des contes merveilleux russes. Il conclut à l’existence de « fonctions » invariables, au nombre de trente et une, s’enchaînant toujours dans le même ordre, qui progressent d’un bouleversement ou d’un méfait originel à sa réparation terminale. La principale fonction du conte consisterait donc en un renforcement de la cohésion sociale à travers le récit d’un héros originairement défavorisé qui finirait par intégrer la société et rentrer dans ses droits.

Claude Lévi-Strauss formulera plus tard des critiques à l’égard du fixisme de Propp. Il montrera que la structure du conte est plus libre que ne le prétendait l’auteur russe et que sa cohérence dépend largement du contexte ethnologique.



Les Contes populaires de Lorraine


Si au XVIIe siècle, l’art du conte se fait progressivement une place à Paris, dans les salons, puis à la cour, pour devenir «littéraire», son grand promoteur Charles Perrault, n’osa faire paraître sous son nom les récits dont son enfance fut bercée. Il s’alarmait qu’on le soupçonnât de s’enticher d’historiettes de claque-faims. Il faudra attendre Les Contes de l’Enfance et du Foyer des frères Grimm en Allemagne au début du XIXe siècle, sur fond de thèses pangermanistes, pour qu’une volonté de conserver un patrimoine populaire soit pleinement revendiquée. La voix est désormais ouverte aux folkloristes qui, région par région, vont assembler et classer le patrimoine populaire.

En France dans la seconde moitié du XIXe siècle, de nombreux collecteurs comme François-Marie Luzel ou Paul Sébillot participeront de cette odyssée patrimoniale. Le plus illustre d’entre eux fut Emmanuel Cosquin.

Les contes dont nous vous proposons la lecture dans ce CD sont extraits de cent récits et variantes, colligés en 1866 et en 1867, par le folkloriste français et ses sœurs. Le recueil présente une singularité. Pour le former Cosquin a puisé dans la tradition orale d’un seul village, Montiers-sur-Saulx, dans la Meuse. Dans son avant propos, il souligne : « Nous devons la plus grande partie de notre collection au zèle intelligent et à la mémoire prodigieuse d’une jeune fille du pays, morte aujourd’hui, qui s’est chargée de rechercher par tout le village les contes de veillés et nous les a ensuite transmis avec une rigoureuse fidélité ». Puis soucieux de plaire à ses lecteurs, il ajoute : « De bons juges ont parfois exprimé le regret de trouver dans certaines collections de contes populaires un style apprêté, des développements et des enjolivements qui trahissent le littérateur. Nous espérons qu’on ne nous adressera pas cette critique, […] et si notre collection à un mérite, c’est, ce nous semble, de reproduire avec simplicité et aussi exactement que possible les récits que nous avons entendus ». A bon entendeur… !
Christophe Lointier
© 2014 Frémeaux & Associés



C’est à Maurice Pialat que Sandrine Bonnaire doit son premier grand rôle au cinéma. Le réalisateur en fait le personnage principal du film auquel il songe depuis dix ans, A nos amours, le portrait d’une adolescente soucieuse de s’émanciper. A travers l’intensité qui se dégage de son jeu, Sandrine Bonnaire fait, à seize ans, une entrée remarquée sur le grand écran, ponctuée par un César du Meilleur jeune espoir féminin en 1984. La comédienne collaborera de nouveau avec Pialat, dans Police et Sous le soleil de Satan.

Elle aborde ensuite d’autres rôles très exigeants auprès de cinéastes importants : celui d’une sans-logis dans Sans toit ni loi d’Agnès Varda - composition qui lui vaut un César de la Meilleure actrice en 1986 -, celui d’une otage dans La Captive du désert de Raymond Depardon, ou celui de Jeanne d’Arc chez Jacques Rivette (qu’elle retrouvera plus tard dans Secret défense). Elle tourne également avec Sautet (Quelques jours avec moi), Doillon, Téchiné et Leconte.

Le Prix d’interprétation qu’elle reçoit à Venise en 1995 pour son époustouflante prestation dans La Cérémonie de Chabrol (avec qui elle travaillera également pour Au cœur du mensonge) est un nouveau témoignage de reconnaissance de la profession, mais Sandrine Bonnaire est toujours perçue par le grand public comme une égérie du cinéma d’auteur. Elle s’oriente donc à la fin des années 90 vers des réalisations plus accessibles, avec Est-Ouest (1999), C’est la vie et Mademoiselle, la comédie de Philippe Lioret (qu’elle retrouvera pour L’Equipier).

L’actrice tournera ensuite avec Fabrice Luchini (Confidences trop intimes, 2004), Vincent Lindon (Je crois que je l’aime, 2006) ou Catherine Frot (L’Empreinte de l’ange, 2008), ainsi quand des œuvres plus pointues (Un coeur simple d’après Flaubert). En 2007, Sandrine Bonnaire passe derrière la caméra avec Elle s’appelle Sabine, un documentaire consacré à sa sœur autiste, chaleureusement accueilli lors de sa présentation à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Loin d’avoir abandonné sa carrière d’actrice, elle incarne en 2009 une joueuse d’échecs passionnée, dans Joueuse de Caroline Bottaro aux côtés de l’acteur américain Kevin Kline. Elle a récemment collaboré avec Claude Lelouch, dans Salaud, on t’aime.



Emboîtant le pas à Perrault, aux Grimm ou à Andersen, Emmanuel Cosquin établit à la fin du XIXe siècle, une collection de contes populaires au style soigné et coloré dont nous vous proposons aujourd’hui six moments, à la faveur des modulations enchanteresses d’une des plus belles voix contemporaines, celle de Sandrine Bonnaire. La prosodie de l’actrice est rehaussée d’élégants fragments musicaux composés par Vincent Bouchot et d’airs populaires anciens, pour flûte, clavecin et viole.    
Christophe Lointier


• Le loup blanc
• Le chat et ses compagnons
• Le cordonnier et les voleurs  
• Le taureau d’or
• Le haricot
• L’homme de fer

D’après les contes d’Emmanuel Cosquin
Adaptation et réalisation : Olivier Cohen
Musique originale composée par Vincent Bouchot et airs populaires anciens
François Lazarevic : flûtes à bec,  flûtes traversières, musette
Yoan Moulin : clavecin - Andréas Linos : viole de gambe

Ecouter Contes de Lorraine par Sandrine Bonnaire (livre audio) © Frémeaux & Associés 2014





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Le loup blanc 1 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'49
02 Le loup blanc 2 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'41
03 Le loup blanc 3 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'52
04 Le loup blanc 4 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'40
05 Le loup blanc 5 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'34
06 Le loup blanc 6 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'36
07 Le chat et ses compagnons 1 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'28
08 Le chat et ses compagnons 2 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'39
09 Le chat et ses compagnons 3 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'15
10 Le chat et ses compagnons 4 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'10
11 Le cordonnier et les voleurs 1 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'19
12 Le cordonnier et les voleurs 2 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'07
13 Le cordonnier et les voleurs 3 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'32
14 Le taureau d'or 1 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'45
15 Le taureau d'or 2 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'31
16 Le taureau d'or 3 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'29
17 Le taureau d'or 4 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'49
18 Le taureau d'or 5 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'05
19 Le taureau d'or 6 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'01
20 Le haricot 1 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'59
21 Le haricot 2 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'03
22 Le haricot 3 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'39
23 Le haricot 4 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'34
24 Le haricot 5 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'10
25 Le haricot 6 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'55
26 L'homme de fer 1 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'51
27 L'homme de fer 2 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'11
28 L'homme de fer 3 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'27
29 L'homme de fer 4 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'07
30 L'homme de fer 5 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'20
31 L'homme de fer 6 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos02'23
32 L'homme de fer 7 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'10
33 L'homme de fer 8 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'10
34 L'homme de fer 9 - Sandrine Bonnaire/François Lazarevic/Yoan Moulin/Andréas Linos01'11