LE HUSSARD SUR LE TOIT - JEAN GIONO

ADAPTATION RADIOPHONIQUE D'ANDRÉ BOURDIL AVEC GÉRARD PHILIPE ET JEANNE MOREAU

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Direction artistique : JEAN BUZELIN
Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 2


19,99 € TTC

FA5472

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Fresque épique ayant pour thème le courage et l’audace, Le Hussard sur le toit est le grand roman d’aventure de Jean Giono, publié en 1951.

André Bourdil, peintre, critique d’art, journaliste, homme de radio et proche de Giono, entreprit d’en réaliser la magistrale adaptation radiophonique diffusée pour la première fois sur la Chaîne Nationale RDF le 11 février 1953.

Les personnages principaux sont interprétés par Gérard Philipe et Jeanne Moreau. Avec l’accord de Gallimard et de Laurence Bourdil, Frémeaux & Associés remet à la disposition du public cet enregistrement historique, qui en sus d’être contemporain à la publication du roman, rappelle un âge d’or de la radio.

Enfin, comme l’annonce Giono dans l’introduction de ce document sonore : « L’adaptation radiophonique (…) est magistralement et très malicieusement réussie par André Bourdil, qui a compris mes intentions les plus secrètes. »

Patrick FRÉMEAUX


LE HUSSARD SUR LE TOIT © GALLIMARD
ADAPTATION RADIOPHONIQUE D’ANDRÉ BOURDIL
DIRECTION ARTISTIQUE : JEAN BUZELIN
AVEC GÉRARD PHILIPE • JEANNE MOREAU • RENÉ LEFÈVRE • MARGUERITE TAOS

Le Hussard sur le toit FA5472

LE HUSSARD SUR LE TOIT
Jean Giono
Adaptation radiophonique d’André Bourdil
© Gallimard

Gérard Philipe
Jeanne Moreau
René Lefèvre 
Taos Amrouche










“L’adaptation radiophonique  (…) est magistralement  et très malicieusement réussie
par André Bourdil,  qui a compris mes intentions  les plus secrètes.”
Jean Giono

CD 1
1    Générique    1’14
2    Présentation de Jean Giono    3’18

CHAPITRE I
3    « Les oiseaux s’éveillaient dans le vallon… »    4’08
4    « Il était à peu près une heure de l’après-midi… »    4’53
5    « Les lumières et la chaleur étaient toujours là… »    5’01

CHAPITRE II

6    « Malgré l’heure matinale… »    5’09
7    « Angelo et le jeune médecin visitèrent toutes les maisons… »    7’27

CHAPITRES III & IV
8    « Dans la campagne, on commençait à apercevoir des soldats…     »5’21
CHAPITRE V
9    « La salle d’auberge, longue et large… »    2’31

CHAPITRE VI

10    « À la tombée de la nuit, Angelo arriva à Manosque… »    6’03
11     « Angelo circula dans plusieurs chambres… »    6’01
12    « Le soleil, un soleil blanc se leva… »    5’25

CD 2
 CHAPITRE VII
1    « Aux premiers rayons de soleil, Angelo sortit du grenier… »    3’01
2    « Le bruit de la sonnette soulevait des torrents de mouches… »    6’53

CHAPITRE VIII
3    « Sur les gradins des collines… »    2’43

CHAPITRE IX

4    « Giuseppe avait les yeux fort beaux… »    2’52

CHAPITRE X
5    « Maintenant, le choléra marchait comme un lion… »    6’01
6    « Dans la ferme il y avait deux cadavres… »    5’40

CHAPITRE XI

7    « La jeune femme fut sur pied de bonne heure… »    6’21

CHAPITRE XII
8    « On était en plein dans ces chaleurs… »    4’19
9    « L’averse attrapa les deux voyageurs… »    5’45

CHAPITRE XIII

10    « Au matin, ils reprirent leur route… »    4’15

CHAPITRE XIV
11    « il faisait tiède… »    6’26
12    Générique de fin    2’00


Gérard Philipe : Angelo
Jeanne Moreau : Pauline
René Lefèvre
Taos Amrouche   Les récitants
Louise Comte  
Jean Toulout : Le gros monsieur
Jean Topart : Le petit médecin
Hiéronimus : Le médecin militaire
Nicolas Amato :
L’officier
Paul Morin : La sentinelle
Léon Larive : L’aubergiste
Antonin Baryel : Le voyageur
Djanik : Giuseppe
Louise Debrakel :
La paysanne
Juliette Jérôme : Madame de Théus
Régine Chantal : La petite fille
& Mady Berry : La nonne

Adaptation radiophonique d’André Bourdil
Mise en ondes : René Wilmet
Musique originale : Marc Vaubourgoin
Présentation de Jean Giono
1e diffusion sur la Chaîne Nationale RDF
le 11 février 1953
Éditorialisation : Jean Buzelin pour Frémeaux & Associés
Suivi production : Laurence Bourdil, Benjamin Goldenstein, Augustin Bondoux pour Groupe Frémeaux Colombini
Remerciements : Sylvie Giono

N.B. Nous avons suivi un découpage qui respecte les 14 chapitres du roman ; lesquels n’étant pas titrés, nous avons indiqué les premiers mots que l’on entend au début de chaque plage.


« Le Hussard est une histoire qui commence au pas d’un cheval et marche ensuite au galop. Un jeune carbonaro italien, par ailleurs fils naturel d’une duchesse et colonel de hussards, se réfugie en exil en France à la suite d’un duel politique. Après diverses aventures (…), il est amené à traverser le choléra qui sévit en France et particulièrement en Provence aux abords de 1832. C’est ici purement et simplement l’histoire de cette traversée, ou plus exactement comment le choléra va se comporter vis-à-vis de ce personnage. » (1)

Au sortir de la guerre, Jean Giono a l’idée d’une grande fresque en dix volumes dont la moitié se déroulerait autour de 1840, et l’autre cent ans plus tard. Ce « cycle du Hussard » démarre par Angelo, écrit d’avril à septembre 1945, mais qui ne sera publié en revue qu’en 1953, et en livre en 1958 chez Gallimard. Immédiatement après la rédaction d’Angelo, l’auteur entame l’écriture de Mort d’un personnage, qu’il achève en mars 1946, et qui sera édité par Grasset en 1949. C’est le seul livre qui se situe à l’époque contemporaine. Car ce même mois de mars, Giono revient en arrière et entreprend la rédaction du Hussard sur le toit, dont il écrit quatre chapitres jusqu’au mois de mai, qui paraîtront en revue. Il interrompt alors le roman pour s’attaquer à d’autres ouvrages. Il le reprend d’octobre 47 à juin 48 mais, entre-temps, il a abandonné l’idée de la « décalogie ». Pris par d’autres sujets, il ne terminera la rédaction du Hussard qu’entre décembre 1950 et avril 1951. Achevé d’imprimer le 22 octobre de la même année, le livre sort chez Gallimard. Un quatrième et dernier volume de ce cycle, Le Bonheur fou, commencé en février 53, sera publié en 1957 également par Gallimard.

« Giono écrit là un ample roman d’aventures, avec chevauchées, rencontres, coups de sabre et coups de feu ; (…) En réalité, il fait bien plus que raconter une histoire. Il crée aussi un roman d’amour parfaitement chaste, où la sensualité est dépassée. Il y allie le tragique de la souffrance et de la mort à l’allégresse d’un récit nerveux, porté par la jeunesse de ses deux héros ; en contrepoint, l’univers est celui d’une humanité où bien souvent la disparition de barrières officielles et morales, due au déchaînement d’une catastrophe qui dépasse l’homme, libère la peur, l’égoïsme et la rapacité. Un fond de ténèbres, celui d’une terrifiante épidémie à la surface de laquelle se développe la moisissure de la médiocrité, de la lâcheté et de la rapacité humaines, mais au-dessus de laquelle se détachent des protagonistes de lumière. » (2)

« Angelo, en offrant sa vie à chaque instant, avec l’innocence et la fougue d’un héros romantique, décourage la fatalité, et en ignorant la mort se fait ignorer d’elle. La mort n’a rien à prendre à ceux qui ont tout donné. » (3)

Il ne s’écoula guère de temps après la sortie du roman, pour qu’André Bourdil, peintre, critique d’art, journaliste et homme de radio qui a rencontré Giono à Manosque quelques années auparavant, décide d’adapter ce gros roman à la radio, sans doute avec l’accord de l’écrivain qui en fera la présentation lui-même. Les dramatiques occupent de longues plages à la TSF à des heures de grande écoute — heureux temps —, la télévision n’ayant encore que très peu d’audience à l’époque.

Le Hussard est diffusé sur la chaîne nationale le 11 février 1953 (4). À partir de ce même mois, et jusqu’en juin, une série de quinze entretiens de Jean Giono avec Jean Amrouche et sa sœur, la romancière et chanteuse traditionnelle berbère Taos Amrouche (femme de Bourdil), réalisés par François Billetdoux, est également programmée à la radio, signe du grand intérêt dont bénéficie l’auteur, et du retentissement obtenu par son roman, sans doute l’une de ses grandes œuvres.

Ce roman épique, long, dense et foisonnant, tant au niveau des actions (5) qu’à celui des nombreux personnages rencontrés, ne pouvait évidemment être rendu dans son intégralité en moins de deux heures. Aussi, plutôt que d’opérer des raccourcis ou ponctuer le déroulement par des résumés, André Bourdil a préféré faire de larges coupes dans le récit, supprimant ainsi un certain nombre d’épisodes, scènes et personnages ou les évoquant à peine. Ainsi, le rôle important dans le roman de Giuseppe, le frère de lait d’Angelo, devient très secondaire. Les longs soliloques ou rêves d’Angelo sont également effacés. Ce choix assumé, difficile, est réussi. En effet, l’histoire, sans temps morts, conserve son rythme qui va crescendo jusqu’à la magnifique scène finale. D’autre part, le texte est en général assez fidèlement respecté, notamment les dialogues qui, s’ils sont écourtés, ne sont pas réécrits.

La réalisation paraîtra peut-être un peu « plate », manquant d’ampleur et d’arrière-plans pour l’auditeur d’aujourd’hui ; mais l’on ne doit pas oublier que les moyens techniques (bruitages, etc.) restaient rudimentaires en cette période créative de la radio. Certains regretteront peut-être l’absence d’accent des personnages, mais la « couleur provençale » n’était pas forcément recherchée. Les deux rôles principaux sont confiés à deux jeunes comédiens qui, à l’époque, ont le vent en poupe. Appartenant tous deux au TNP, Gérard Philipe et Jeanne Moreau ont été partenaires, en 1951 et 52, dans Le Prince de Hombourg, Nucléa et Lorenzaccio. Ils se sont fait également remarquer, séparément, sur les écrans, et Gérard Philipe est élu meilleur acteur du cinéma français en 1952 (avec Daniel Gélin). La suite de la distribution est confiée à des acteurs populaires et chevronnés, comme René Lefèvre, Mady Berry et Louise Comte, ainsi qu’à des comédiens habitués aux fictions radiophoniques, et avec la participation de Taos Amrouche.

« Il fut un moment question de le porter à l’écran, dans une mise en scène de René Clément. Giono et Clément seraient tombés d’accord pour ne pas confier le rôle à Gérard Philipe, que Giono n’aimait pas, et qui, selon lui, aurait sûrement attrapé le choléra, si on l’avait placé dans l’épidémie. Le projet n’eut pas de suite. Mais, de son côté, Luis Buñuel avait conçu le même (…) mais un rendez-vous pris avec Gérard Philipe fut manqué, et l’entreprise fut abandonnée. » (6) Au-delà de cette anecdote surprenante et assez savoureuse que rapporte Pierre Citron, laissons le dernier mot à Jean Giono lui-même qui conclut sa présentation ainsi : « L’adaptation radiophonique d’un ouvrage de près de cinq cent pages (…) était particulièrement difficile. Elle est à mon avis magistralement et très malicieusement réussie par André Bourdil, qui a compris mes intentions les plus secrètes. » (1)

Plus tard, en 1981, une autre adaptation sera réalisée par Claude Mourthé, avec Pierre Vaneck, et diffusée en feuilleton sur France Culture. Mais celle que nous avons choisi de présenter ici, quasi-contemporaine du roman, demeure, au-delà de la gageure, une création qui a fait date dans l’histoire des dramatiques et contribué à la richesse de notre patrimoine sonore.
Jean Buzelin
© 2014 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

(1) Présentation de Jean Giono.

(2) Pierre Citron, Giono (Écrivains de toujours/Seuil, 1995).

(3) Jean Carrière, Jean Giono, Qui êtes-vous ? (La Manufacture, 1996).

(4) Il sera rediffusé notamment en 1995 sur France Culture, à l’occasion du centenaire de la naissance de Jean Giono.

(5) Le périple, mouvementé, se déroule entre les Basses-Alpes (Banon, Manosque, Château-Arnoux, Sisteron…) et les Hautes-Alpes (Gap… jusqu’à Théus) avec une incursion dans la Drôme.

(6) Pierre Citron, Note sur les adaptations du « Hussard sur le toit », Jean Giono, œuvres romanesques complètes IV (Bibliothèque de la Pléiade, NRF/Gallimard, 1977).

Un autre projet cinématographique aurait pu voir le jour en 1958 avec François Villiers, qui est en train de tourner L’Eau vive. Giono écrit le scénario, mais là encore, l’idée ne se concrétise pas, pas plus qu’un projet pour la télévision envisagé dans les années 60. Décidément, Le Hussard ne se laisse pas facilement apprivoiser par l’image. Il faudra attendre 1994 pour que Jean-Paul Rappeneau le transpose en film avec Olivier Martinez, Juliette Binoche, et une pléiade d’acteurs populaires.  


Fresque épique ayant pour thème le courage et l’audace, Le Hussard sur le toit est le grand roman d’aventure de Jean Giono, publié en 1951. André Bourdil, peintre, critique d’art, journaliste, homme de radio et proche de Giono, entreprit d’en réaliser la magistrale adaptation radiophonique diffusée pour la première fois sur la Chaîne Nationale RDF le 11 février 1953. Les personnages principaux sont interprétés par Gérard Philipe et Jeanne Moreau. Avec l’accord de Gallimard et de Laurence Bourdil, Frémeaux & Associés remet à la disposition du public cet enregistrement historique, qui en sus d’être contemporain à la publication du roman, rappelle un âge d’or de la radio. Enfin, comme l’annonce Giono dans l’introduction de ce document sonore : « L’adaptation radiophonique (…) est magistralement et très malicieusement réussie par André Bourdil, qui a compris mes intentions les plus secrètes. »   
Patrick FRÉMEAUX


Ecouter Le Hussard sur le toit de Jean Giono : adaptation radiophonique d'André Bourdil par Gérard Philipe, Jeanne Moreau (livre audio) © Frémeaux & Associés 2014, en accord avec Gallimard.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Générique01'14
02 Présentation de Jean Giono03'18
03 Les oiseaux s'éveillaient dans le vallon04'07
04 Il était à peu près une heure de l'après-midi04'52
05 Les lumieres et la chaleur étaient toujours là05'00
06 Malgré l'heure matinale05'09
07 Angelo et le jeune médecin visitèrent toutes les maisons07'27
08 Dans la campagne, on commencait à apercevoir des soldats05'21
09 La salle d'auberge longue et large02'31
10 A la tombée de la nuit, Angelo arriva à Manosque06'03
11 Angelo circula dans plusieurs chambres06'01
12 Le soleil, un soleil blanc se leva05'25
CD 2
01 Aux premiers rayons de soleil, Angelo sortit du grenier03'01
02 Le bruit de la sonnette soulevait des torrents de mouches06'53
03 Sur les gradins des collines02'43
04 Guiseppe avait le yeux fort beaux02'52
05 Maintenant, le cholera marchait comme un lion06'03
06 Dans la ferme, il y avait deux cadavres05'40
07 La jeune femme fut sur pied de bonne heure06'21
08 On était en plein dans ces chaleurs04'18
09 L'averse attrapa les deux voyageurs05'44
10 Au matin, ils reprirent leur route04'15
11 Il faisait tiède06'26
12 Générique de fin01'59

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