CHARLES TRENET - INTEGRALE VOL 9 - 1952-1953

EN AVRIL A PARIS

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Le premier auteur-compositeur-interprète français que l’on puisse dire vraiment inspiré par le jazz est ce garçon du nom de Charles Trenet.(…)
Cette pulsation nouvelle, cette extraordinaire joie de vivre apportée par les chansons que ce garçon ébouriffé lançait à la douzaine, étaient nées de la conjoncture d’un remarquable don poétique et de la vitalité du jazz assimilée pleinement par une fine sensibilité.

Boris VIAN (En avant la Zizique)

The first French singer-songwriter you could call genuinely inspired by jazz was this boy named Charles Trenet [...] the new heartbeat, the extraordinary joie de vivre coming from the songs that this rumpled kid chucked out by the dozen, were born of the conjunction between a remarkable poetic gift and the vitality of jazz, assimilated fully by an exquisite sensibility.

Boris VIAN (En avant la Zizique)

CD 1 (1951-1953) : CARIOCA E SUA ORQUESTRA – CANTO SAFIRA (CA. 1951/52) 1. O MAR (LA MER) • CHARLES TRENET (CA. 1952) 2. PARLE DU BRÉSIL / TALKS ABOUT BRAZIL / CHANTE / SINGS : O TROPEIRO • MARIE DARMONT – ORCH. DIR. JEAN FAUSTIN (05/1952) 3. EN CE TEMPS-LÁ • CHARLES TRÉNET – ORCH. DIR. JO BOYER (03/1952) 4. EN CE TEMPS-LÁ / 5.  VALSE DES AMOURS PASSÉES / 6. ENSEINE ET OISE / 7. PAVANE DES PATRONAGES / 8. LE COEUR DE PARIS / 9. SIMPLE ET TENDRE • CHARLES TRENET – ORCH. DIR. JO BOYER (10/1952) 10. LA JOLIE SARDANE / 11. JE MARCHE AU BORD DE L’EAU / 12. TEXTE SUR / TALKING ABOUT PRINTEMPS Á RIO / 13. PRINTEMPS Á RIO • LA JOIE DE VIVRE DE CHARLES TRÉNET (OCT./NOV.1953) ORCH. DIR. JACQUES-HENRI RYS – PRÉSENTATION FLORENCE VÉRAN & HENRI SPADE – INVITÉS / GUESTS : MIREILLE, FRANÇOIS PERRIER, GEORGES AURIC, LOUIS DUCREUX, JEAN SABLON, MAURICE ROGET… 14. PART. I / 15. PART. II / 16. PART. III.
CD 2 (1953 & 1935-1939) : CHARLES TRENET, ORCH. DIR. ALBERT LASRY (02/1953) 1. OU VAS-TU CHAQUE NUIT ? / 2. BOUQUET DE JOIE / 3. FONT-ROMEU / 4. MADAME LA PLUIE • CHARLES TRÉNET – TEXTE / TALKING (1953) 5. IMITATIONS : SUZY SOLIDOR, DAMIA, JEAN COCTEAU • CHARLES TRENET, ORCH. DIR. JO BOYER (10/1953) 6. CHANSON POUR NOËL / 7. LES OLIVETTES / 8. QUAND UN BATEAU BLANC / 9. EN AVRIL Á PARIS • CHARLES TRÉNET AVEC JACQUES HÉLIAN & SON ORCHESTRE (10/1953) 10. POT-POURRI - MEDLEY : BOUM, VOUS ÊTES JOLIE, J’AI TA MAIN / 11. POT-POURRI / MEDLEY : EN CE TEMPS-LÀ, PRINTEMPS À RIO, BIGUINE À BANGO / 12. POT-POURRI - MEDLEY : BONSOIR, JOLIE MADAME, MES JEUNES ANNÉES, LA FOLLE COMPLAINTE, LA MER / 13. PO -POURRI - MEDLEY : LA ROMANCE DE PARIS, FRANCE DIMANCHE, L’ÂME DES POÈTES / 14. POT-POURRI - MEDLEY : N’Y PENSEZ PAS TROP, IL PLEUT DANS MA CHAMBRE, DANS LES RUES DE QUÉBEC, LE ROI DAGOBERT / 15. POT-POURRI - MEDLEY : LA JOLIE SARDANE, DANS LES PHARMACIES, Y A D LA JOIE ! • CHARLES TRENET – TEXTE / TALKING (1953) 16. SUR / ABOUT : Y A D’LA JOIE, MAURICE CHEVALIER, RAOUL BRETON, MISTINGUETT… • CHARLES TRÉNET & LE TRIO RAISNER (10/1953) 17. SI LE BON VENT / 18. ADIEU MES BEAUX RIVAGES • COMPLÉMENTS 1935-1939 : CHARLES & JOHNNY + CHRISTIANE NÉRÉ (SUR/ON 19) (RADIO - 09/1935)19. LE BOUT DU MONDE / 20. QUAND ON EST JEUNE • CHARLES TRENET, AVEC/WITH PIANO (RADIO, 1939) 21. LA CHANSON DES AMOUREUX • YOLANDA, ORCH. DIR. WAL BERG (06/1937) 22. AMOUR, AMOUR…

Droits : Frémeaux & Associés"

INTÉGRALE CHARLES TRÉNET 9

INTÉGRALE CHARLES TRÉNET 9
“En avril à paris”

THE COMPLETE CHARLES TRÉNET (1952-1953) 








Ce recueil est dédié à Jacques Lubin ( 1920-2010)
En ce temps-là, 1953, j’ai eu sept ans et lui, Charles Trenet, quarante. Il était né la même année que mon papa, 1913. On aurait donc pu se rencontrer, puisque je rencontrais bien papa. D’ailleurs, cela a fini par arriver, mais plus tard… Seulement en 53, moi, je me suis tapé les vacances dans la famille de maman, à Beauvois-en-Cambrésis, Nord (papa était un vrai Parisien, tête de chien), et puis quand même le mois d’août à Carnac, Bretagne, entre menhirs et bord de mer. Pas si mal. Mais lui, Charles, il a fait comme les années d’avant : fourmis dans les pattes depuis la fin de la guerre, il a passé le plus clair de son temps, non point à l’obscurcir, mais à se balader aux quatre coins d’une planète presque ronde. C’était certes pour la bonne cause : communiquer la chaleur de ses chansons heureuses (ou parfois tristes) aux peuples lointains et défavorisées qui en étaient jusque là cruellement privées. Résultat, il n’a fait des disques qu’au début du printemps et à l’automne. Le reste du temps, il s’amusait en Amérique du Sud. En 53, alors que Staline cassait (enfin !) sa grosse bouffarde, que ses copains d’en face faisaient griller sur la chaise Ethel et Julius Rosenberg pour crime d’espionnage au profit de l’U.R.S.S. et que la Reine se voyait couronnée en direct à la télé via l’eurovision, il écuma surtout le Brésil… Ce n’était certes pas la première fois : des Printemps à Rio en plein mois d’octobre (là-bas, ils marchent sur la tête, à ce qu’on dit), il s’en était déjà payé plus d’un. Il en avait même fait une chanson…  En tous cas, ce Printemps automnal ne fut point ceux de 52 et 53, puisqu’en octobre de ces années-là, Charles, heureux de revoir Paris, mettait les bouchées doubles dans les studios du disque, de la radio et de la télévision. Il avait pris du retard mais n’éprouvait pas trop l’envie de le rattraper. Un autre octobre alors ? Sûrement pas celui de 1917 à l’autre bout d’un monde qui s’en trouva ébranlé, mais peut-être bien celui de 48 ou de 49 ? Puis il avait laissé la chanson se décanter comme il le faisait parfois (La Mer, La Folle Complainte…) avant que de l’offrir au public et au phonographe. Printemps à Rio, en tous cas, ne fut enregistré que le 9 octobre 1952 et décrocha un Prix du Disque l’année suivante… Trénet explique à la T.S.F. la gestation de sa chanson (CD 1, plage 12), mais se garde soigneusement de fournir la moindre date. Ces artistes qui ne voient pas le temps passer !...

On trouvera ici d’autres plaisantes évocations du Pays des sambas, de sa baie sublime et de son étonnant pain de sucre, à commencer par la première plage du recueil : une rare version locale de La Mer, retitrée comme il se doit O Mar. Voici déjà longtemps, Jean-Christophe Averty nous fit découvrir une autre O Mar plus ancienne, gravée vers la fin des années 1930 par la firme Continental (rien à voir avec la petite boîte nord américaine du même nom et moins encore avec la société cinématographique de droit français, fondée sur les rives de la Seine par nos envahissants voisins de l’Est sous l’Occupation !). Cette O Mar-là, Trenet aurait difficilement pu l’entendre, vu que le disque en question ne fut jamais distribué en Europe, non plus qu’aux USA. De son côté, lui-même ne se rendit au Brésil que dans la seconde moitié des années 1940, quand sa propre chanson était déjà composée et enregistrée. Donc, toute ressemblance ne pourrait être que pure coïncidence, comme on dit au cinéma… Et pourtant…  En revanche il revendique bien, Charles Trénet, la musiquette de O Tropeiro, poème en langue portugaise – qu’il ne maîtrise pas vraiment, ainsi qu’il l’avoue – à lui confié par un garçon du cru qu’il aurait tiré d’une situation embarrassante. Dans une autre version des faits, le garçon serait en réalité une fille à qui il aurait prêté une robe… Quoiqu’il en soit (comme on disait parfois à “L’Alcazar” de Marseille), nous disposons ici d’une amusante version radio, émaillée de commentaires faussement naïfs dans la langue de Racine…  On trouvera dans le présent recueil nombre d’autres documents dont l’origine, le plus souvent radiophonique, ne permet pas toujours de fournir toutes les informations souhaitées. C’est par exemple le cas de cette série de malicieux clins d’œil à Suzy Solidor, Damia et Cocteau (CD 2, plage 5) dont Trenet a toujours raffolé. Dans les années 1930, aux beaux jours de Charles et Johnny, il s’était même taillé une gentille réputation d’imitateur (voir volume 2 - Frémeaux FA 082). 

A propos de Charles et Johnny justement, on se souvient sans doute que les duettistes enregistrèrent entre le 23 juillet et le 30 septembre 1935, en compagnie de jeunes espoirs de la chanson (Morgane, Christiane Néré, Guy Berry, Charlotte Dauvia, Licette Limozin qui eut une triste fin, Reda Caire, Suzy Solidor…), dix-sept concerts d’une quinzaine de minutes chacun (d’où leur nom de Quart d’Heure des Enfants terribles), patronnés par les filatures de “La Redoute” (à Roubaix) et diffusés le lundi sur l’antenne du Poste Parisien, le jeudi sur celle de Paris-Ile-de-France et probablement sur plusieurs antennes de province certains autres jours, du 29 août au 23 décembre. Cette diversité explique que jamais, dans les annonces et désannonces des émissions, les deux compères n’indiquent de station précise, puisqu’il y en avait tout un tas !... Dans notre volume 2, nous avons reproduit à peu près tous les titres issus de ces radios donnant à entendre Charles, Johnny, ensemble ou séparément, ou bien en compagnie de leurs invités. Toutefois, Le Bout du Monde (12 septembre 35 – diffusion le 30) et Quand on est jeune (28 septembre 35 – diffusion le 2 décembre) nous avaient échappé. On les trouvera ici, en finale du CD 2, avec les annonces de début et de fin. Toujours en bout de recueil, on découvrira aussi, à l’occasion d’une radio mal identifiée de 1939 cette Chanson des Amoureux que Trénet n’enregistra point commercialement… Rattrapages, rattrapages ! Idem pour Amour, Amour – vraiment à la fin cette fois – qu’interprèta en 37 la tristement oubliée chanteuse Yolanda. Là, il s’agit bien d’un disque “du commerce” et Trenet n’a guère non plus enregistré cette aria au demeurant pas terrible, dont il n’écrivit d’ailleurs que les paroles. La musique est quant à elle l’œuvre de Christiane Verger, vieille copine des frères Prévert qui, avant Kosma ou Wiéner, fut la première à mettre en chansons plusieurs poèmes de Jacques, comme Les Animaux ont des Ennuis et Adrien. Elle fit aussi, une dizaine d’ans plus tard, la zizique de l’adorable Clémentine que Montand sut si joliment célébrer (voir le volume 1 - FA 199 - de l’Intégrale consacrée à ce Rital du nom d’Ivo Livi)… 

Le plat de résistance de tous ces documents rares, c’est évidemment cette Joie de vivre (une parmi bien d’autres), que lui consacra la Radiodiffusion Télévision Française dans le courant de l’année 1953 – plutôt à la fin, à l’heure de la grande rentrée trénetiste parisienne. Cette longue série, diffusée de la salle de l’Alhambra depuis l’année précédente, existait encore au début des ‘sixities, rebaptisée Les Joies de la Vie. A peu près tout ce que comptait alors la scène, l’écran, le cabaret, le music-hall (mais pas encore la politique), y eut droit, Charles tronant parmi les privilégiés. Au début, tout était diffusé en direct à la fois sur les antennes de la T.S.F. et sur celles de la télé encore adolescente. Rapidement, on s’aperçut que certains moments, très visuels sur le petit écran, passaient plutôt mal à la radio. Du coup, on décida de dissocier les deux passages en commençant par la version image en direct, puis en programmant “en différé”, les jours suivants, une version remontée, en général plus courte et plus conforme aux canons radiophoniques. C’est ce qui s’est passé avec l’émission de Trénet. Voilà pourquoi plusieurs invités nommés dans le générique (Agnès Capri, Jacqueline François, Vlado Perlemutter, Roland Petit, Louis Amade…) durent paraître à la télé mais ont disparu de la version radio, la seule parvenue jusqu’à nous… Quant à la date, elle n’est pas certaine. Quelques documents la situent en mars, peu avant l’échappée brésilienne, mais les fort détaillées revues de programmes en la possession de Gérard Roig portant sur cette période ne mentionnent point Charles, qui lui préfèrent Danielle Darrieux ou Alain Bombard. En revanche, le samedi 17 octobre 53, pas moins de deux Joies de vivre différentes eurent les honneurs de la télévision : de 17 heure à 18 heures 30, Paul Meurisse fut l’invité d’honneur, puis, après un journal d’une quinzaine de minutes, Charles Trenet le remplaça, de 18 heures 45 à 20 heures 15. La liste des participants correspond à celle clamée au début de la version radio qui, elle, ne fut diffusée que le 1er novembre – avec les coupes sombres déjà signalées. Le panorama est plutôt éclectique, qui se plait à mêler les vrais proches du chanteur, comme Mireille, Jean Sablon ou son impresario-pianiste Maurice Roget, et des artistes plus lointains, qu’il connut à l’un ou l’autre moment de sa carrière, tels Louis Ducreux, comédien auteur occasionnel de chansons farfelues, et Georges Auric, compositeur heureux, cette année-là, de la musique du film de John Huston Moulin Rouge, telle encore Agnès Capri, artiste exigeante certainement plus familière de l’univers de Prévert que de celui du Fou chantant… Jacqueline François devait probablement chanter Mes jeunes Années. C’est en tous cas cet air-là, écrit tout exprès pour eux lors d’un séjour commun au Canada, qu’avaient aussi choisi d’interpréter les Compagnons de la Chanson. Comme nous avons déjà inclus leur “version disque” ainsi qu’une interprétation rare en compagnie de Charles lui-même (voir volume 6 : FA 086), il ne nous point paru indispensable d’ajouter ici celle, nettement moins bien enregistrée, de La Joie de vivre. Mais que chantait donc Agnès Capri ? Que jouait Perlemutter ? Que racontait Louis Amade, parolier réputé du piaffant nouveau venu Gilbert Bécaud ? L’enregistrement n’est, il est vrai, pas toujours très bon et le montage à grands coups de serpe n’arrange rien. Ainsi, le duo entre Mireille et Trénet est-il complètement loupé, ce dernier se trouvant quasiment hors micro… Heureusement, De la Fenêtre d’en haut, La Jolie Sardane, Y a d’la Joie ! et J’ai ta Main, par Charles en solo, avec simple accompagnement de piano ou avec la grande formation de Jacques-Henri Rys, sont bien plus réussis. A noter que Roget, en interprétant La Mer à la sauce Wagner, fit œuvre de pionnier : des années plus tard, de talentueux arrangeurs proposeront à de beaux orchestres symphoniques tout plein d’“à la manière de” sur les plus fameuses mélodies de Trenet.  

A tout cela, il convient évidemment d’ajouter le plus tangible, le plus palpable, ce que l’amateur peut acquérir contre quelques sous dans les officines spécialisés, tenir entre ses mains frémissantes, serrer sur son cœur (pas trop fort quand même, parce que ça casse !), déposer sur un plateau tournant à bonne vitesse (encore 78 tours à la minute la plupart du temps, en cette époque de timides débuts du microsillon), poser sur le tout un lourd bras métallique terminé par un diaphragme sonore lui-même muni d’une aiguille d’acier (ou de bois chez les puristes) et, enfin, ouvrir toute grandes les oreilles afin d’ouïr le miracle… Bref, un disque, quoi. Mais un vrai. Pas un machin où on ne peut trouver que des “0” et des “1”. Un truc que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître… Les disques de Charles Trénet faits pour être vendus aux gens, en somme. En 1952-53, pour des raisons déjà évoquées, la production ne fut point pléthorique : neuf titres seulement en 52 – année où il fit partie de la caravane du Tour de France – de En ce Temps-là à Printemps à Rio (plus évidemment, en janvier, le récital de l’Étoile) ; dix l’année suivante, de Où vas-tu chaque Nuit à Adieu mes beaux Rivages. Certes, la production en question était encore bien plus restreinte une dizaine d’ans plus tôt, mais le contexte était quelque peu différent ! Á cela, il convient bien sûr d’ajouter ce 33 tours, 25 centimètres, intitulé Charles Trenet et Jacques Hélian vous invitent à danser, conçu en trois séances à la fin de novembre, qui reprend sous la forme de pots-pourris joliment agencés les principaux succès du Maître. Bien que n’abordant aucune nouvelle aria, ce microsillon reste sans doute le mieux venu de la série, qui propose de nouveaux arrangements soigneusement mis au point et exécutés par des musiciens appartenant à une grande formation régulière, susceptibles de s’entendre plus naturellement entre eux que les requins de studios, aussi bons soient-ils. La belle présence des voix féminines des Hélianes (dont Jacques Hélian était si fier) fournit un agréable contraste, donne un remarquable tonus à l’ensemble, et la complicité des accompagnateurs, ravis, confère à Trénet un dynamisme, une flamme, dont il lui arrive parfois de manquer lors des sessions “normales”. 

Au demeurant, certaines chansons retenues lors de ces séances de 1952-53 paraissent n’avoir pas toujours bien résisté à l’épreuve du temps, contrairement à Je chante, Y a d’la Joie ! , Vous oubliez votre Cheval, Mam’zelle Clio, Boum, La Romance de Paris, Que reste-t-il de nos Amours ? , La Mer ou La Folle Complainte… Certes, les anciens doivent forcément se rappeler Printemps à Rio, le quelque peu amer En ce Temps-là (dont, outre celle de Trenet, figure également ici la version de Marie Darmont, chanteuse bien oubliée elle aussi), La Jolie Sardane, Bouquet de Joie (version disque tardive de la chanson du film - voir volume 8), Quand un Bateau blanc, En avril à Paris (évidemment !), à la rigueur Valse de Amours passées (une chanson de 1938 ayant échappé jusque là à la phonographie), ou Font-Romeu (nouveau clin d’œil à l’endroit des chères Pyrénées Orientales). En revanche, En Seine et Oise, Le Cœur de Paris (dans la lignée de La Romance de Paris), Simple et tendre, Je marche au Bord de l’Eau, Où vas-tu chaque Nuit ?, Madame la Pluie, Chanson pour Noël, Les Olivettes, ne sollicitent guère le souvenir. Quant à Si le bon Vent et Adieu mes beaux Rivages, enregistrés avec le trio d’harmonicas d’Albert Raisner, Charles estimera opportun de les refaire une dizaine d’ans plus tard. Serait-on en droit de parler de passage à vide ? Après tout, il y a alors tout un tas de talentueux petits jeunes prénommés Georges, Léo, Jacques, René-Louis, qui bien sûr adorent Charles mais ne détesteraient pas lui piquer un petit bout de devant de la scène ! Sans doute tout cela est-il exagéré, puisque les “tubes” sont toujours bien là, même si leur nombre paraît moins important que par le passé. Et puis, disons-le, on a eu grand tort de ne pas davantage se souvenir de cette nostalgique Pavane des Patronages (couplée avec Une Noix), toute de réminiscences d’enfance écorchée, comme chez Le Petit Pensionnaire, et d’images douces de pluie, de becs d’acétylène tristes, aux airs de Folle Complainte… Celle-là, il aurait fallu la garder. Revoici donc les obsessions de jadis et de toujours et c’est comme une découverte toute neuve. Le vrai passage à vide, ce sera pour après : les années 1960 par exemple. Mais en ce Temps-là, dix ans plus tôt, c’est le nouveau souffle qui est au prochain tournant.   
Daniel NEVERS
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS, 2010 

REMERCIEMENTS : Bernard BASSIÉ, Philippe BAUDOIN, Olivier BRARD, Henri CHENUT, Alain DÉLOT, Yvonne DERUDDER, Iwan FRÉSART, Christian FREYBURGER, Claude GUILLOT, Marcelle HERVÉ, Dany LALLEMAND, Jacques LUBIN, Mathieu MOULIN, Gérard ROIG, Gérard ROUSSEL, Claude SÉRIS. 

english notes
This album is dedicated to Jacques Lubin (1920-2010) En ce temps-là, yes, “in those days” (1953) I was seven, and Charles Trenet was forty. He was born in 1913 (same year as my father), and in theory I could have met him. After all,  I was always meeting dad... And I did meet Trenet, but that was later. The problem was that in summer 1953 I was packed off to my mum’s folks in the north, in Beauvois-en-Cambrésis, (Dad was a Parisian, rhymes with comedian), and I spent August in Carnac, in between the druids’ stones and the coast of Brittany. Not too bad. Charles, on the other hand, was doing what he did every year: since the end of the war he’d had ants in his pants and was spending most of his time wandering in illumination to the four corners of an almost round globe. He was doing it for good reason, of course: communicating the warmth of his happy (and occasionally triste) songs to far-off, sometimes wretched people for whom happiness had been something of a cruel deprivation. As a result, that year Trenet only recorded in the early spring and in autumn. He spent the in-between period enjoying himself in South America. In 1953, when Stalin (finally) choked on his own pipe, his mates across the street were going up in smoke on Ethel & Julius Rosenberg‘s chair (convicted of spying for the USSR); the Queen of England was crowned live on Eurovision, and Trenet was beachcombing in Brazil... Not for the first time, either: springtime in Rio came in mid-October (they say they do everything backwards down there), and Charles had tasted its joys on many occasions. He even wrote a song about it, Printemps à Rio... Whatever, this autumn Printemps was nothing like those of ‘52 and ‘53, because in the Octobers of those years, Charles, happy to revoir Paris, was a very busy man, not only in the studios but also on radio and television. He had a real workload to catch up on, but not much desire to do so. Might it have been some other October, then? It definitely wasn’t the 1917 event, on the other side of the world – which was much shaken by it – but perhaps the Octobers of ’48 or ’49? So he let the songs settle in his mind, as was his wont (La Mer, La Folle Complainte…), before letting his audiences and records have the benefit of them. Printemps à Rio, in any case, wasn’t recorded until October 9th, 1952, and it won a “Prix du Disque” in France the following year… Trenet explained the gestation of the song on the old French national radio (CD1, track 12), but carefully avoided mentioning the slightest date. Ah, these artists who don’t notice how fast time goes! Here you can find other pleasant recollections of the Land of Samba, its sublime bay and amazing sugarloaf mountain, starting with the first track on this anthology: a rare local version of La Mer, fittingly re-titled O Mar. It’s been a long time since Jean-Christophe Averty brought another, older O Mar to our attention, one cut towards the end of the Thirties by Continental (which bore no relation to the little firm in North America, and even less to the French film-company founded in Occupied Paris by invasive neighbours from the East!) That particular O Mar was a song that Trenet would have had some trouble hearing, given that the record in question was never distributed in Europe, nor the USA for that matter. As for Trenet, he didn’t set foot in Brazil until the second half of the Forties, by which time his own song was written and recorded. So, “any resemblance is purely coincidental”, as they say in films. 

Trenet was, on the other hand, proud of the ditty O Tropeiro, a poem in Portuguese – the language, he admitted, was one he didn’t really master – given to him by a local boy he’s said to have extricated from an embarrassing situation. In another version of the story, the boy was in fact a girl to whom Trenet had lent a dress... Be that as it may (as they used to say at the Alcazar music-hall in Marseilles), here we have an amusing radio version, studded with falsely-naive comments in the language of Racine…  This collection contains many other sound-documents whose origins, mostly radio-shows, don’t always supply all the information we’d like to have. Take these for example: a series of malicious hints in the direction of Suzy Solidor, Damia and Cocteau (CD2, track 5) that Trenet always enjoyed immensely; in the Thirties, when he and Johnny were all the rage, Charles even earned himself an enjoyable reputation doing impersonations (see Vol. 2, Frémeaux FA-082).  On the subject of Charles and Johnny: there are those who will probably remember that the duo, sometime between July 23rd and September 30th 1935, together with some young hopefuls in the song world – Morgane, Christiane Néré, Guy Berry, Charlotte Dauvia, Licette Limozin (she had a sad end), Reda Caire, Suzy Solidor – recorded 17 concerts, each fifteen minutes in length (hence their name, the Quart d’Heure des Enfants terribles), which were sponsored by the La Redoute textile-mills in Roubaix. The concerts were aired from August 29th to December 23rd: on Mondays by the French capital’s radio-station Poste Parisien, on Thursdays by Paris-Ile-de-France, and on other days by various provincial stations in all likelihood. The diversity of radios involved explains the fact that, during announcements and even later references to these shows, not once did the two protagonists ever mention the name of the station (because there was a whole pile of them!) In Vol. 2, Frémeaux released almost all the radio-titles that allow us to hear Charles and Johnny together, separately, or else accompanied by guests. Le Bout du Monde, however (September 12th 1935, aired on the 30th), and Quand on est jeune (September 28th 1935, broadcast on December 2nd), escaped our attention. You can find them here, bringing CD2 to a close, together with the announcements at both ends. At the end of this collection you can also discover this Chanson des Amoureux (the broadcast dates from 1939, the station remains unidentified), which never appeared on record commercially. We’re making up for things all the time! The same goes for Amour, Amour – this time really the last one – which the sadly-forgotten singer Yolanda performed in 1937. That one, on the other hand, was a commercial record (at least, it went on sale); Trenet scarcely recorded it – hardly a masterpiece anyway – and confined himself to writing the lyrics. As for the music, it was composed by Christiane Verger, an old friend of the Prévert brothers; even before Kosma or Wiéner, Verger was the first to turn several Prévert pieces into songs, poems like Les Animaux ont des Ennuis and Adrien. A decade later, she also did the music for the gorgeous Clémentine character that Montand so prettily celebrated (cf. Vol.1, FA 199, of the complete songs devoted to the Eytie whose real name was Ivo Livi)… 

The plat de résistance of all these rare recordings is obviously Joie de vivre (one joy amongst others), which French Radio – then R.T.F. – aired in a broadcast devoted to Trenet in 1953, somewhere near the end of the year, to mark the singer’s great return to the Paris stage. The programme, which had been aired from the Alhambra theatre since ’52, was still running in the early Sixties, rechristened Les Joies de la Vie. The show dealt with almost everything important then – films, cabaret, music-hall (but not yet politics) – and Charles was on its privileged guest-list. In the beginning, everything was aired live, on steam-radio and on television-screens, then still in adolescence. People noticed that some “moments” – irrespective of who was performing – were extremely visual on the small screen, but didn’t go over very well on radio. As a result, the decision was taken to separate them: the first to appear would be the live TV show and then, over the course of the next few days, would come the re-edited radio version; the latter was usually shorter and more in keeping with the canons of radio. And that is what happened with Trenet’s show. It explains why several guests appearing in the opening-credits (Agnès Capri, Jacqueline François, Vlado Perle­mutter, Roland Petit, Louis Amade…) were seen on television but disappeared from the radio version, the only survivor... As for the date, nobody knows. Some evidence points to March, shortly before Charles’ Brazilian escapade, but the extremely-detailed television magazines in Gérard Roig‘s possession for that period don’t mention Charles at all, naming Danielle Darrieux or Alain Bombard instead. On the other hand, on Saturday October 17th 1953, no fewer than two different Joie de vivre shows enjoyed the privilege of a television airing: from 5pm to 6.30pm Paul Meurisse was the guest of honour, and then, after a fifteen-minute news programme, he was replaced by Charles Trenet from 6.45pm to 8.15pm. The list of those on the show corresponds to the one featured at the beginning of the radio version – it wasn’t aired until November 1st – which turned out to be deprived of the artists mentioned above. The vista of the programme was rather eclectic: it combined appearances by people quite close to Trenet – the singers Mireille and Jean Sablon, his impresario-pianist Maurice Roget – with artists who were much more distant, people he’d known at one point or another during his career: Louis Ducreux, an actor who occasionally wrote hare-brained songs; Georges Auric, a composer who that year had the good fortune to write the music for John Huston’s film “Moulin Rouge”; Agnès Capri, an exacting professional, and certainly someone more familiar with the universe of Prévert than the songs of the man they called the fou chantant or “singing fool”; and Jacqueline Fran­çois, who was probably there to sing Mes jeunes Années. That tune, in any case, was the one which the Compagnons de la Chanson chose to perform (a song written especially for them while they were all in Canada). As we’ve already included their “disc version” together with a rare performance in the company of Charles himself (cf. Vol.6, FA 086), we didn’t think it was vital to include this (clearly) not-so-well-recorded La Joie de vivre here. So, what did Agnès Capri sing? What did Perlemutter play? What did Louis Amade have to say? (He was the reputable lyricist writing for the strutting young newcomer Gilbert Bécaud.) The recording- quality, to tell the truth, isn’t always very good, and its editing, done with an axe, doesn’t make things any better… The duet between Mireille and Trenet is also a total mess, with the latter practically out of microphone-earshot… Fortunately, De la Fenêtre d’en haut, La Jolie Sardane, Y a d’la Joie! and J’ai ta Main, sung by Charles on his own, either accompanied by a piano or with the orchestra led by Jacques-Henri Rys, are much more successful. Note that Roget, in performing La Mer with a Wagnerian dressing, was something of a pioneer: years later, talented arrangers would provide symphonic orchestras with some of Trenet’s most famous melodies, in versions that were “revisited in the manner of” the great classics.  

To all of that you obviously have to add the most tangible, palpable thing that amateurs can acquire for small change in specialist-boutiques, and huddle against their chests in trembling hands with their hearts thumping (but not too tightly, because hearts can break), before finally putting it on a turntable spinning at the correct speed (most often 78rpm in those early days of the microgroove LP), and lowering onto its surface a heavy metal arm with a sound-diaphragm on its end, itself armed with a steel needle (purists used a wooden one), and then opening wide their ears to listen to a miracle… in short, a disc. But a real one. Not some gizmo where you can only find 0’s and 1’s. I refer to something that people under thirty can’t possibly understand… Or to be more precise, the records that Charles Trenet made for sale to the public. In 1952-53, for reasons already mentioned, his record-output wasn’t delirious: only nine titles in ’52 – the year he joined the Tour de France caravan – from En ce Temps-là to Printemps à Rio (plus, obviously, his Théâtre de l’Étoile recital in January); and ten the following year, from Où vas-tu chaque Nuit to Adieu mes beaux Rivages. Of course, the output in question had been even more restrained a decade earlier, but the context was rather different! To those titles one can add the 10” 33rpm record entitled Charles Trenet et Jacques Hélian vous invitent à danser, which was conceived in three sessions at the end of November, and which takes up some well-arranged hits by the Maestro in medley-form. Although it didn’t tackle any new arias, that 10” remains no doubt the most welcome record of the series, which proposed new arrangements that were carefully finished and executed by musicians belonging to a regular orchestra, and who were therefore more likely to hear each other more naturally than a bunch of studio-aces. The beautiful pre­sence of the band‘s female voices, the Hélianes – Jacques Hélian was so proud of them – provides a pleasant contrast, adding remarkable drive to the ensemble, and the complicity reigning among the accompanists, all manifestly delighted to be there, gives Trenet a dynamism and a spark that were sometimes absent from his “normal” sessions. 

While on the subject, some of the songs retained from those 1952-53 sessions seem to have shown less resistance to the test of time, unlike Je chante, Y a d’la Joie !, Vous oubliez votre Cheval, Mam’zelle Clio, Boum, La Romance de Paris, Que reste-t-il de nos Amours ?, La Mer or La Folle Complainte… Of course, older hands can’t avoid remembering Printemps à Rio, the somewhat bitter En ce Temps-là – apart from Trenet’s, another version of it appears here by Marie Darmont, another well-forgotten singer –, La Jolie Sardane, Bouquet de Joie (a later record-version of the film theme-song, cf. Vol.8), Quand un Bateau blanc, En avril à Paris (mandatory!), maybe Valse des Amours passées (a 1938 song that even escaped the phonogram), or Font-Romeu (another friendly nod in the direction of those dear Pyrénées provinces in the southwest). On the other hand, En Seine et Oise, Le Cœur de Paris (along the lines of La Romance de Paris), Simple et tendre, Je marche au Bord de l’Eau, Où vas-tu chaque Nuit ?, Madame la Pluie, Chanson pour Noël and Les Olivettes are barely remembered. As for Si le bon Vent and Adieu mes beaux Rivages, recorded with Albert Raisner’s harmonica-trio, ten years later Charles thought it was a good time to do them again. Is this some blank vacuum we’re talking about? After all, there was a whole bunch of talented youngsters around then, kids called Georges, Léo, Jacques and René-Louis... they all adored Charles of course, but none of them would have minded stealing a little bit of his thunder! I’m exagge­rating, of course, because all his hits are still very much present, even if they seem less numerous than they used to in the past. And let’s be honest: it was a big mistake for us to forget that nostalgic Pavane des Patronages, full of tormented childhood-reminiscences like Le Petit Pensionnaire, and soft images of falling rain and sad, acetylene gas-lamps, to the strains of La Folle Complainte… That’s one we should have kept. So here are the obsessions of yesteryear and forever, and it’s like discovering them all over again. The real vacuum would come later: in the 1960’s, for example. But in those days, En ce Temps-là, ten years earlier, there was a new wind blowing just around the corner.   
Adapted by Martin Davies from the french text of Daniel Nevers
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS, 2010 

Thanks to Bernard BASSIÉ, Philippe BAUDOIN, Olivier BRARD, Henri CHENUT, Alain DÉLOT, Yvonne DERUDDER, Iwan FRÉSART, Christian FREYBURGER, Claude GUILLOT, Marcelle HERVÉ, Dany LALLEMAND, Jacques LUBIN, Mathieu MOULIN, Gérard ROIG, Gérard ROUSSEL, Claude SÉRIS. 

INTÉGRALE CHARLES TRENET / THE COMPLETE CHARLES TRENET
Volume 9 (1952-1953) & Compléments, 1935-1939 “EN AVRIL Á PARIS”

DISQUE / DISC 1
 
CARIOCA e sua Orquestra – Canto SAFIRA
Prob. Rio de Janeiro, ca. 1951-52. 
1. O MAR (LA MER) (C.Trenet-H.Barbosa) (Odeon 12990/mx. 8599) 3’14 CHARLES TRENET, comment. & chant avec guitare / & vocal with guitar Paris, ca. 1952 (radio/brodcast). 
2. C. TRENET parle du Brésil/talks about Brazil 1’32 puis chante/then sings : O TROPEIRO (C.Trenet-X) 1’56  

MARIE DARMONT, Acc. d’orchestre, dir. : Jean FAUSTIN
Paris, studio Pelouze (5, rue Pelouze – VIIIè arr.), 21/05/1952.
3. EN CE TEMPS-LÁ (C.Trenet) (Odéon 282653/mx. KI 11993-21) 3’07 

CHARLES TRÉNET, Acc. d’orchestre, dir. : Jo BOYER - avec les chœurs René SAINT-PAUL 
Paris, studio Magellan A (10, rue Magellan – VIIIè arr. – enregistreurs/recordists : Jacques DUBOURG & M.G. & S.R.), 5/03/ (4 & 5) & 7/03/ (6 à/to 9) 1952. 
4. EN CE TEMPS-LÁ (C. Trenet) (Columbia BF 467/mx. CL 9142-21) 3’05 
5. VALSE DES AMOURS PASSÉES (C.Trenet) (Columbia BF 510/mx. CL 9143-21) 2’48
6. EN SEINE ET OISE (C.Trenet) (Columbia BF 467/mx. CL 9144-21) 2’06
7. PAVANE DES PATRONAGES (C.Trenet) (Columbia BF 458/mx. CL 9145-21) 3’01
8. LE CŒUR DE PARIS (C.Trenet) (Columbia BF 463/mx. CL 9146-21) 2’47
9. SIMPLE ET TENDRE (C.Trenet) (Columbia BF 463/mx. CL 9147-21) 2’58 

CHARLES TRENET, Acc. d’orchestre, dir. : Jo BOYER – Albert LASRY (arr)
Paris, studio Magellan A, 9/10/1952.
10. LA JOLIE SARDANE (C.Trenet) (Columbia BF 514/mx. CL 9262-21) 2’02
11. JE MARCHE AU BORD DE L’EAU (C.Trenet) (Columbia BF 514/mx. CL 9263-21) 3’25
12. Comment. sur/about : PRINTEMPS Á RIO (Radio/Broadcast, fin/late 1952) 2’00
13. PRINTEMPS Á RIO (C.Trenet) (Columbia BF 510/mx. CL 9264-21) 2’47 

“LA JOIE DE VIVRE DE CHARLES TRÉNET” (Part. I) - Orch dir. Jacques-Henri RYS – Présentation / mc : Florence VÉRAN & Henri SPADE – Prod : H. SPADE. & Robert CHAZAL – Réal. : André HUGUES
Paris, Alhambra Cinéma-Music-Hall (50, rue de Malte – XIè arr.),17/10 & 1/11/1953.  Emission en public télé-radiodiffusée / LiveTV-radio broadcast (RTF).
14. a) indicatif & présentation
b) C.T. & piano : De la fenêtre d’en haut (C.Trenet)
c) C.T. & orch. : La Jolie Sardane (C.Trenet) 
d) C.T. & François Perrier : Zone (extraits) (G.Apollinaire)
 12’22 

“LA JOIE DE VIVRE DE CHARLES TRENET” (Part. II)
Mêmes lieu & date que pour 14 / Same location & date as for 14.
15. a) C.T. & orch. : Y a d’la Joie ! (C.Trenet)
b) C.T. & Georges Auric (texte/talking)
c) C.T. & Louis Ducreux (texte/talking) + Le Tronc de cet Arbre (L.Ducreux)
d) C.T. & piano : J’ai ta Main (C.Trenet)
 12’41 

“LA JOIE DE VIVRE DE CHARLES TRÉNET” (Part. III)
Mêmes lieu & date que pour 14 / Same location & date as for 14.
16. a) C.T. & Mireille (texte/talking) + Couchés dans le Foin (Mireille-J.Nohain) & Le Jardinier qui boîte (Mireille-J.Nohain) 
b) C.T. & Jean Sablon (texte/talking) + Rendez-Vous sous la Pluie (J.Hess-C.Trenet) 
c) Maurice Roget (piano) : La Mer / Beyond the Sea “à la Wagner” (C.Trenet) 
d) désannonce & indicatif fin/Closing theme
 13’49 

DISQUE / DISC 2 
CHARLES TRENET, Acc. d’orchestre, dir. & arr. : Albert LASRY
Paris, studio Magellan A, 11/02/1953.
1. OÙ VAS-TU CHAQUE NUIT ? (C.Trenet) (Columbia BF 544/mx.CL9370-21) 2’49 
2. BOUQUET DE JOIE (C.Trenet) (Columbia BF 544/mx.CL 9371-21) 2’10 
3. FONT-ROMEU (C.Trenet) (Columbia BF 555/mx.CL 9372-21) 2’06
4. MADAME LA PLUIE (C.Trenet) (Columbia BF 555/mx.CL 9373-21) 2’24 

CHARLES TRÉNET – Imitations / Impersonations (texte/talking)
Paris (Radio), prob. 1952 ou/or 1953. 
5. Charles TRENET imite / do impersonations of : Suzy Solidor, Damia & Jean Cocteau 5’02 

CHARLES TRÉNET, Acc. d’orchestre, dir. : Jo BOYER
Paris, studio Magellan A ( enr./rec. : S.R. & G.J), 19/10/1953. 
6. CHANSON POUR NOËL (C.Trenet) (Columbia BF 591/mx.CL 9546-21) 2’03 
7. LES OLIVETTES (C.Trenet) (Columbia test/mx. CL 9547-21) 2’00
8. QUAND UN BATEAU BLANC (C.Trenet) (Columbia test/mx.CL 9548-23) 3’48 & Faux Départs / False Starts 

CHARLES TRENET, Acc. d’orchestre, dir. : Jo BOYER 
Paris, studio Magellan A (enr./rec. : Jacques DUBOURG & G.J.), 22/10/1953. 
9. EN AVRIL Á PARIS (C.Trenet) (Columbia BF 598/mx.CL 9558-21) 2’48 

CHARLES TRÉNET ET JACQUES HÉLIAN VOUS INVITENT Á DANSER
(Les airs de Charles Trenet interprétés par Jacques Hélian et son Orchestre – Refrains chantés par Charles Trénet)

Charles TRENET (chant/voc), acc. par/by : André CORNILLE, Louis DEHAES, Maurice THOMAS, Janot MORALÈS (tp) ; Henri TALLOUR, Henri DEGOUY, Guy DESTANQUES (tb) ; Pierre GOSSEZ, Roger LEMAÎTRE (as) ; Georges GRENU, Georges BLANC (ts) ; Gérard LÉVÈQUE (cl, bars, arr) ; Pierre GUYOT (p, arr) ; Marcel BIANCHI (g) ; Ladislas CZABANYCK (b) ; Armand MOLINETTI (dm) ; accord. ; section de cordes/string section ; Lou DARLEY, Denise ROSIA, Rita CASTEL, Pierre BRUN, René ONO (chant/voc) ; Jacques HÉLIAN (dir). Paris, studio Magellan A (enr./rec. : Carlo BRULIN & Jacques DUBOURG), 22, 26 & 27/10/1953.
10. POT-POURRI / MEDLEY I : (Columbia 33 FP 1015 /mx. XL 204) 3’53 Boum ! / Vous êtes jolie / J’ai ta Main (C.Trenet)
11. POT-POURRI / MEDLEY II : (Columbia 33 FP 1015/mx. XL 204) 3’37 En ce Temps-là / Printemps à Rio / Biguine à Bango (C.Trenet)
12. POT-POURRI / MEDLEY III : (Columbia 33 FP 1015/mx. XL 204) 4’44 Bonsoir, jolie Madame/Mes jeunes Années/La Folle Complainte/La Mer (C.Trenet)
13. POT-POURRI / MEDLEY IV : (Columbia 33 FP 1015/mx. XL 205) 2’55 La Romance de Paris / France Dimanche / L’Âme des Poètes (C.Trenet) 
14. POT-POURRI / MEDLEY V : (Columbia 33 FP 1015/mx. XL 205) 5’52 N’y pensez pas trop / Il pleut dans ma Chambre / Dans les Rues de Québec / Le Bon Roi Dagobert (C.Trenet) 
15. POT-POURRI / MEDLEY VI : (Columbia 33 FP 1015/mx. XL 205) 2’50 La Jolie Sardane / Dans les Pharmacies / Y a d’la Joie ! (C.Trenet) 

CHARLES TRENET, Texte/talking
Paris (Radio), prob. 1953.
16. Charles TRENET parle de / talks about : Y a d’la Joie, Maurice Chevalier, Raoul Breton, Mistinguett… 3’43 

CHARLES TRÉNET & le Trio RAISNER
Albert RAISNER, Sirio ROSSI (harmonica) ; André DIONNET (bass harmonica). Paris, studio Magellan A (enr./rec. : S.R. & A.H.), 29/10/1953.
17. SI LE BON VENT (C.Trenet) (Columbia test / mx.CL 9559-21) 2’25  
18. ADIEU MES BEAUX RIVAGES (C.Trenet) (Columbia test / mx.CL 9560-21) 2’26 

Compléments 1935 – 1939 
CHARLES, JOHNNY & CHRISTIANE NÉRÉ, avec piano (J.Hess)
  
Paris (Radio : “Le Quart d’Heure des Enfants terribles” - Poste Parisien, Paris Ile-de-France, etc… – Production “Le Micro de la Redoute”, concert 5), 12/09/1935. 
19. Annonce début & LE BOUT DU MONDE (J.Hess-C.Trenet) (mx. TC 1542) 3’05 

CHARLES (TRÉNET) et JOHNNY (HESS), avec piano (J.Hess)
Paris (Radio : “Le Quart d’Heure des Enfants terribles” - concert 14), 28/09/1935.
20. QUAND ON EST JEUNE (J.Hess-C.Trenet) & Annonce fin (mx. TC 1593) 3’09 

CHARLES TRENET (chant/voc), avec acc. de piano
Paris (Radio, station inconnue/unidentified station), 1939. 
21. LA CHANSON DES AMOUREUX (C.Trenet-R.Breton) (acétate) 3’27  

YOLANDA (chant/voc), Acc. d’orchestre, dir.& arr. : WAL BERG
Paris, studio Albert (61-63, rue Albert – XIIIè arr. – enr./rec. : Georges CAILLY), 8/06/1937.
22. AMOUR, AMOUR (C.Verger-C.Trenet) (Columbia DF 2159/mx.CL 6225-1) 2’50 

CD Intégral Charles Trenet Vol 9 "En avril à Paris" © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 O mar, la mer - Carioca et son Orchestre - Safira03'15
02 O tropeiro - Charles Trénet03'31
03 En ce temps-là - Marie Darmont03'10
04 En ce temps-là - Charles Trénet03'08
05 Valse des amours passées - Charles Trénet02'50
06 En Seine et Oise - Charles Trénet02'09
07 Pavane des patronages - Charles Trénet03'02
08 Le coeur de Paris - Charles Trénet02'50
09 Simple et tendre - Charles Trénet03'02
10 La jolie Sardane - Charles Trénet02'06
11 Je marche au bord de l'eau - Charles Trénet03'28
12 Commentaire sur printemps à Rio - Charles Trénet01'58
13 Printemps à Rio - Charles Trénet02'49
14 La joie de vivre de Charles Trénet, partie 1 - Charles Trénet12'22
15 La joie de vivre de Charles Trénet, partie 2 - Charles Trénet12'41
16 La joie de vivre de Charles Trénet, partie 3 - Charles Trénet13'49
CD 2
01 Où vas-tu chaque nuit? - Charles Trénet02'52
02 Bouquet de joie - Charles Trénet02'14
03 Font Romeu - Charles Trénet02'10
04 Madame la pluie - Charles Trénet02'27
05 Charles Trénet imite Suzy Solidor, Damia et Jean Cocteau - Charles Trénet05'07
06 Chanson pour Noël - Charles Trénet02'06
07 Les olivettes - Charles Trénet02'02
08 Quand un bateau blanc et faux départs - Charles Trénet03'51
09 En avril à Paris - Charles Trénet02'50
10 Boum!/Vous êtes jolie/ J'ai ta main - Charles Trénet03'53
11 En ce temps-là/Printemps à Rio/Biguine à Bango - Charles Trénet03'37
12 Bonsoir jolie Madame/Mes jeunes années/La folle complainte/La mer - Charles Trénet04'40
13 La romance de Paris/France dimanche/L'âme des poètes - Charles Trénet02'55
14 N'y pensez pas trop/Il pleut dans ma chambre/Dans les rues de Québec/Le bon Roi Dagobert - Charles Trénet05'52
15 La jolie Sardane/Dans les pharmacies/Y a d'la joie - Charles Trénet02'52
16 Charles Trénet parle de: Y a d'la joie/Maurice Chevalier/Raoul Breton/Mistinguett... - Charles Trénet03'44
17 Si le bon vent - Charles Trénet02'27
18 Adieu mes beaux rivages - Charles Trénet02'28
19 Annonce début et Le bout du monde - Charles Trénet & Johnny Hess03'05
20 Quand on est jeune et Annonce fin - Charles Trénet03'12
21 La chanson des amoureux - Charles Trénet03'29
22 Amour, Amour - Yolanda02'51
« Plusieurs documents rares » Par Phonoscopies

« Si Trenet, comme Brassens, est l’un des très rares à mériter une intégrale, l’amour que nous lui portons ne nousempêche pas de constater le léger fléchissement de sa créativité après 1952. Ce volume n°9 de l’intégrale nous offre en supplément plusieurs documents rares, dont cette « Joie de vivre » radiophonique et la réédition du 33 tours réalisé avec l’orchestre Jacques Hélian. » Par PHONOSCOPIES




« Un enregistrement inédit » Par Le Figaro

« Charles Trenet s’était amusé, dans les années 1950 à imiter Jean Cocteau. Un enregistrement inédit qui figure dans le 9e volume de son intégrale ? »
Par LE FIGARO




« Anthologie de prestige » par le Journal de Montréal

« Dans l’Intégrale de Trénet, les années 1952-53 qui couvrent des chansons telles La mer, La Valse des amours passées, Pavane des patronages, Les olivettes, etc. Il y a aussi des lectures, entrevues et témoignages qui contribuent à recréer une atmosphère, le charme d’une époque. De toute évidence, cette anthologie de prestige s’adresse à des nostalgiques d’un Paris et d’une France qui n’existent plus. »
Par LE JOURNAL DE MONTREAL




"Déjà le neuvième de cette intégrale extrêmement pointue" par Si ça vous chante

« Le premier auteur-compositeur-interprète français que l’on puisse dire vraiment inspiré par le jazz est ce garçon du nom de Charles Trenet. […] Cette pulsation nouvelle, cette extraordinaire joie de vivre apportée par les chansons que ce garçon ébouriffé lançait à la douzaine, étaient nées de la conjoncture d’un remarquable don poétique et de la vitalité du jazz assimilé pleinement par une fine sensibilité. » De qui cette appréciation ? D’un certain Boris Vian, dans son livre En avant la zizique… Dans ce coffret (déjà le neuvième de cette intégrale extrêmement pointue), Trenet est accompagné successivement par les orchestres de Jean Faustin, Jo Boyer, Albert Lasry, Jacques Hélian, Wal Berg ainsi que par le Trio Raisner. A noter aussi quelques interventions parlées, des imitations (de Suzy Solidor, Damia et Jean Cocteau !), une demi-heure extraite de l’émission La joie de vivre d’Henri Spade, en compagnie notamment de Mireille et de Jean Sablon, outre des « compléments » de 1935 à 1939 (Charles et Johnny, etc.). S’il y aura bientôt dix ans (le 19 février prochain) que le fou chantant nous a quittés, ses chansons courent encore dans les rues. Et courront longtemps, longtemps, longtemps après que le poète a disparu.
Par Fred HIDALGO – SI ÇA VOUS CHANTE





« Une rareté » par Je Chante

Daniel Nevers poursuit tranquillement l’édition de son intégrale Charles Trenet chez Frémeaux commencée il y a quinze ans. Le volume 9 s’intéresse aux années 1952-53 et débute par uns version… brésilienne de « La mer » (O mar) enregistrée par une chanteuse du cru nommée Safira. Puis Trenet parle – document radio – du Brésil (où il séjourna à la fin des années 40) et chante, s’accompagnant à la guitare, un poème portugais qu’il a mis en musique (O Tropeiro). Autres raretés de ce volume : trois extraits conséquents (près de trente minutes) de « La joie de vivre de Charles Trenet », émission en public, présentée par Florence Véran et Henri Spade, enregistrée fin 1953 à l’Alhambra et diffusée à la télévision… Et une séquence d’imitations à la radio. Daniel Nevers revient aussi sur les débuts du Fou chantant (1935-1939) avec quatre raretés retrouvées. Couvrant les années 1949-1955, le volume 10 s’ouvre sur une version instrumentale de « La Mer » par Django et Stéphane Grappelli (Rome, 1949). Trenet raconte la genèse de cette chanson, écrite comme un poème au départ, et lancée au USA (« Beyond the sea », ici par Benny Goodman). En 1954, avant son passage à l’Olympia, on retrouve Trenet en répétition (« En avril à Paris »). Puis, ce sont des extraits d’une émission de radio (Luxembourg ?), « Vingt ans de rire et de chansons (Souvenirs de l’ABC) », où il est interviewé par Jean Weber et Jaques Canetti et chante (« Les bruits de Paris »). Et une vraie inédite : « Cadaquès ». Autre rareté : des versions instrumentales à l’orgue par Virginie Morgan et plusieurs titres interprétés par Guylaine Guy.
JE CHANTE




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