HENRI SALVADOR - LIVE IN PARIS 1956-1960

CONCERTS A BOBINO ET A L'ALHAMBRA

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Artiste HENRI SALVADOR
Direction artistique : GILLES PÉTARD ET MICHEL BRILLIÉ
Livret : 12 PAGES ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA5610

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Henri Salvador est sans aucun doute le plus formidable crooner-entertainer que la France ait jamais connu.
Cette sélection de titres enregistrés live entre 1956 et 1960 dans des salles parisiennes mythiques (Bobino et l’Alhambra), s’inscrit dans la grande époque de sa collaboration artistique avec Boris Vian et alterne titres jazz, rock n’ roll et calypso.
Ce disque, que l’on pourrait situer entre le « live » et le document incarné, met formidablement en exergue le rapport qu’entretenait Salvador avec le public : une générosité sans bornes, mêlant tendresse et humour ravageur.
Le texte du livret a été rédigé par Daniel Nevers, auteur de l’Intégrale Henri Salvador chez Frémeaux & Associés.
Patrick FRÉMEAUX
 
La collection «Live in Paris», dirigée par Michel Brillié, permet de retrouver des enregistrements inédits (concerts, sessions privées ou radiophoniques), des grandes vedettes du jazz, du rock & roll et de la chanson du XXe siècle.
Ces prises de son live et la relation avec le public apportent un supplément d’âme et une sensibilité en contrepoint à la rigueur appliquée lors des enregistrements studio.
Une importance singulière a été apportée à la restauration sonore des bandes pour convenir aux standards CD tout en conservant la couleur d’époque.
Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD

DIRECTION ARTISTIQUE : GILLES PÉTARD ET MICHEL BRILLIÉ

REDACTION LIVRET : DANIEL NEVERS

QUAND JE MONTE CHEZ TOI • ROCK HOQUET (VERS. 1) • JE PEUX PAS TRAVAILLER • LE TUBE • LE RIRE - HENRI SALVADOR S’AMUSE ! • ROCK HOQUET (VERS. 2) • BLOUSE DU DENTISTE (VERS. 1) • LA LEÇON DE COMÉDIE • UNE ÎLE AU SOLEIL • TROMPETTE D’OCCASION (VERS. 1) • LES PETITS COPAINS • OH ! SI Y AVAIT PAS TON PÈRE • BON VOYAGE • GIN ET TÉLÉVISION • BLOUSE DU DENTISTE (VERS. 2) • MON ANGE GARDIEN • DEROUILLADE BLUES • PETITE FLEUR • TROMPETTE D’OCCASION (VERS. 2) • HA HA HA • DONNE DONNE DONNE • GENS HEUREUX • IL N’Y A PLUS D’AMANDES • FAUT RIGOLER.
PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Quand je monte chez toi02'21
02 Rock hoquet (vers. 1)03'20
03 Je peux pas travailler04'08
04 Le tube02'20
05 Le rire - Henri Salvador s'amuse !02'57
06 Rock hoquet (vers. 2)03'21
07 Blouse du dentiste (vers. 1)03'28
08 La leçon de comédie02'38
09 Une île au soleil02'52
10 Trompette d'occasion (vers. 1)03'47
11 Les petits copains03'21
12 Oh! Si y avait pas ton pere03'25
13 Bon voyage02'53
14 Gin et télévision05'05
15 Blouse du dentiste (vers. 2)03'05
16 Mon ange gardien03'18
17 Derouillade Blues02'56
18 Petite fleur00'46
19 Trompette d'occasion (vers. 2)04'00
20 Ha ha ha01'15
21 Donne donne donne02'45
22 Gens heureux02'29
23 Il n y a plus d'amandes02'51
24 Faut rigoler03'38
"Salvador à Paris" par Médiapart

Voici l'un de ces disques passionnants que les amateurs de chanson doivent se procurer.
De 1956 à 1960, Henri Salvador construit son personnage. Au sein de l'orchestre de Ray Ventura, dont il fut l'une des vedettes à ses débuts, le chanteur en avait déjà dessiné les contours: un clown capable d'émouvoir avec une ou deux ballades sentimentales-influencées par Paul Misraki, compositeur attitré de cette formation, mélodiste exceptionnel à qui Salvador a toujours rendu hommage. Mais suivant l'inspiration de son épouse, Jacqueline, il en fait l'un des deux piliers de son répertoire, en y ajoutant la figure exotique de celui qui pleure son ile perdue.
Le succès populaire ne tarde pas. Mais Boris Vian, fanatique de jazz et militant subtil de l'antiracisme va permettre au chanteur de produire, à partir des stéréotypes de l'époque, une contre-image d'autant plus efficace qu'elle prend le parti de l'humour. Je peux pas travailler retourne le préjugé de l'antillais supposé paresseux, Blouse du dentiste s'achève en cri de détresse- "et moi je chante ce soir, le blues du dentiste dans le noir"- et Faut rigoler, chef d'oeuvre absolu, porte le fer contre une formule célèbre: "nos ancêtres les gaulois".
Dans le même temps, Salvador cultive ses dons de show-man. Quel chanteur...En écoutant ces anciens enregistrements (remarquablement publiés), chacun peut se rendre compte qu'il ne disposait pas seulement d'une voix  de velours, mais encore d'un sens extraordinaire du phrasé, du décalage sur le temps. Lorsqu'il interprète Il n'y a plus d'amandes (sur un texte d'un certain Joseph Mustacchi qui deviendra célèbre sous le pseudonyme de Moustaki) ou bien Les petits copains ( dont les paroles ont été écrites par Pierre Saka) Salvador atteint des cimes.
Plus tard, il se lancera dans la chanson à sketches et les adaptations de Walt Disney. Grâce à cela, il a vécu dans un appartement dont les fenêtres donnaient sur la place Vendôme. Tant mieux pour lui. Mais on est en droit de penser que c'est ce disque-là qui est un vrai bijou.
Par Frédérick CASADESUS – MEDIAPART




« Quelle aisance, et quels grands moments de music-hall ! » par Juke Box

Dans cette série Frémeaux consacrée à des enregistrements en public millésimés et souvent inédits, Salvador est arrivé. Le cru, 1956-1960, correspond à l’un de ses plus féconds, celui d’avec Boris Vian. Entre Bobino et Alhambra (pas d’Olympia, il s’était fâché avec Bruno Coquatrix), les 24 titres sont un panachage, dont beaucoup avaient été diffusés sur Europe n°1. Toutes les facettes de cet homme-orchestre, unique au monde, sont présentes, avec bien-sûr son rire tonitruant, cette voix de velours et ce don pour les effets de voix et accents (spécialement antillais, lui le Guyanais aux ancêtres gaulois!). Dans la tradition de l’époque, il présente la plupart des chansons (et sketchs), à sa façon. Points d’ancrage, on déguste deux prises de « Rock Hoquet » (avec comme il se doit introduction condescendante sur le rock’n’roll) et de « Bouse Du Dentiste ». Ses fleurons s’enchaînent, « Quand Je Monte Chez Toi », « Je Peux Pas Travailler », « Petite Fleur » (magnifique version chantée de l’instrumental de Sidney Bechet), « Faut Rigoler »… Quelle aisance, et quels grands moments de music-hall ! Pierre LAYANI – JUKE BOX




« Une époque faste pour l’artiste » par Chant…Songs

« La collection « Live in Paris » consacrée à des enregistrements inédits permet de réentendre Henri Salvador sur scène entre 1956 et 1960. Une époque faste pour l’artiste. Il faut bien l’avouer, certaines morceaux de ces enregistrements sur scène ont un peu vieilli aujourd’hui, soit parce qu’Henri Salvador force un peu sur le rire pour… le rire, soit parce que la chanson date un peu ou semble parfois – c’est un comble vu l’artiste – un brin xénophobe quand il en rajoute sur l’accent créole. Mais, il faut bien le dire aussi, Henri Salvador – qui est né en 1917 en Guyane – fait montre dans ces spectacles donnés à Bobino ou à l’Alhambra d’un sacré métier et il signe une prestation de crooner-entertainer dont il a le secret. L’artiste est capable de se moquer du rock – annonçant des chansons créées avec l’ami Vian comme « Rock hoquet » – pour mieux le servir avec un sens du rythme qui balance pas mal. A côté de deux versions du célèbre « Blouse du dentiste », qui demeure un joli numéro d’interprétation, il y a quelques chansons jamais gravées sur disque comme « Les Petits Copains » ou « Dérouillade blues ». Et quelques mélodies chaloupées à la mode calypso. Je l’ai déjà dit : Henri Salvador sans la rigolade, ce n’est plus du Salvador et cet album le prouve à travers des plages comme « Le Rire », « La Leçon de comédie » ou « Gin et télévision ». Salvador n’a pas passé tant d’années au côté de Ray Ventura et ses collégiens pour ne pas posséder le sens de la scène à un haut degré et il sait dire des intermèdes avec un vrai sens du moment opportun ou se moquer de son solo de trompette. Et puis, Henri Salvador sait jouer, comme personne, de son timbre de velours qu’il peut briser d’un éclat de son rire fameux. Et, quand il ralentit le tempo, c’est pour signer une belle chanson nostalgique, « Il n’y a plus d’amandes »,  coécrite avec son copain, Georges Moustaki – elle est même créditée d’un Joseph Mustacchi- , et qui permet de belles variations pour doigts habiles sur un manche de guitare. Au final, ce « live » de Salvador contient quelques savoureux numéros d’un showman français original et qui savait marier humour, tendresse, et déconne. Ce n’est pas un hasard si l’album se conclue par un « Faut rigoler », de circonstance. »
Par François CARDINALI – CHANTS SONGS




« Un témoignage à redécouvrir avec le sourire » par Jazz Around Mag

« Dans la série « Live In Paris », de plus en plus étoffée, Patrick Frémeaux, Michel Brillié et Gilles Pétard proposent des enregistrements de concerts donnés à Paris. Quelques albums de cette série ont déjà été présentés ici même. Cet opus consacré à Henri Salvador y tient toute sa place. En effet, on y entend les applaudissements nourris du public qui donnent des ailes à Salvador, dont la verve atteint ici des sommets. On soulignera aussi les morceaux composés sur des textes de Boris Vian, dont deux versions du fameux Blues du dentiste (juillet 1958 et novembre 1958), ainsi qu’une du non moins désopilant Dérouillade Blues (décembre 1959). Pour le reste on retiendra les morceaux « jazzy », dont deux versions de Trompette d’occasion, ainsi qu’une parodie de gospel (Donne donne). Le coffret propose aussi plusieurs « covers » : Petite fleur, Une île au soleil.  Sans oublier les titres à l’humour loufoque : Gin et télévision, Ha ha ha, Rock hoquet, Oh s’il y avait pas ton père et autres Faut rigoler. Un témoignage à redécouvrir avec le sourire. »
Par Robert SACRE – JAZZ AROUND MAG