COUNTRY BOOGIE

ANTHOLOGIE 1939 - 1947

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Livret : 32 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


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FA160

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Coffret 2 CD avec livret 32 pages
Inclus Country Boogie d'Arthur Smith.


Country boogie, Hillbilly boogie... A partir de 1939, des centaines de boogies-woogies ont été enregistrés par des artistes de Country Music, créant un genre spécifique qui est le lien entre le Western Swing et le Rockabilly. Le Country boogie a fait danser les Sudistes, des Appalaches à Hollywood et permis à des musiciens légendaires (Arthur Smith, Moon Mullican) d’enregistrer certains des moments les plus brillants de la Country Music.
Gérard Herzhaft & Patrick Frémeaux

Droits éditorialisation : Frémeaux & Associés La Librairie Sonore - Notre Mémoire Collective.

Bravo aux producteurs français, Frémeaux & Associés, pour ce travail en profondeur sur les roots de la musique américaine, alors même qu'aux USA les anthologies sur la première moitiée du XXe siècle sont inexistantes !
Jacques Brémond - Rock sound."

COUNTRY BOOGIE 1939-1947 fa160

COUNTRY BOOGIE
1939-1947









Le boogie woogie joué par des musiciens blancs sudistes a donné naissance à un genre spécifique de la Country Music : le Hillbilly boogie ou Country boogie. A partir de 1939, des centaines de «Country boogies» ont été enregistrés, faisant danser le public des bars et des salles de bals de tous les Etats du Sud, de Californie à la Côte Atlantique. En fait, on ne compte pratiquement aucun artiste de Country Music des années 40 qui n’ait enregistré quelques uns de ces boogies! Le Country boogie est le lien évident et direct entre le Western Swing et le Rockabilly. Nombre de ces Country boogies sont devenus des titres «légendaires» parmi les amateurs et les collectionneurs, à l’instar du Guitar boogie de Arthur Smith que nous avons proposé dans Rock’n’ Roll, 1938-46 (FA 352). Ce coffret regroupe certains des meilleurs titres de ce genre important et très influent.

LE BOOGIE WOOGIE
Nous ne reviendrons pas sur l’origine et la nature musicale du boogie woogie caractérisée par l’utilisation sur le piano des basses marchantes en continu. Jean Buzelin en a défini les contours dans Boogie woogie piano, 1924-45 (FA 036). Ce style pianistique a été adapté dans les années 30 par des Noirs mais aussi par des Blancs du Sud des Etats-Unis au fiddle (mais il nous manque des témoignages enregistrés) puis à la guitare. Inventé sans doute dès le début du siècle à La Nouvelle-Orléans, le boogie woogie a été enregistré sous ce nom pour la première fois par Pinetop Smith en 1929. Mais il ne devient un genre national qu’après la reprise du Pinetop’s boogie woogie par Cleo Brown en 1935 et surtout par le chef d’orchestre blanc Tommy Dorsey en 1938. Un succès gigantesque, ce Boogie woogie prend alors l’allure d’une tornade frénétique dans toutes les salles de bal de l’Amérique, du Sud au Nord, du bar du ghetto aux clubs huppés.La folie du boogie woogie est telle que, bientôt, tous les orchestres de quelque genre que ce soit en pratiquent au moins quelques morceaux dans une soirée. Dans la Country Music, les groupes de Western Swing (cf Western Swing FA 032) qui étaient avant tout des orchestres de danse sont à l’affût de toutes les nouveautés, notamment en provenance des Noirs, grands inventeurs de multiples figures de danse depuis l’époque même des plantations. Les orchestres de Milton Brown et de Bob Wills ont depuis l’origine joué et enregistré des blues rapides qui deviennent tout naturellement des boogies woogies chez leurs émules et successeurs du début des années 40.Il faut souligner le rôle particulièrement important joué par le pianiste Aubrey «Moon» Mullican, soliste et chanteur de nombreux orchestres de Western Swing. On l’entend ici avec Cliff Bruner (ancien de chez Milton Brown), Charles Mitchell, les Sunshine Boys! Son formidable jeu de piano, inventif et puissant, aura une influence considérable sur tous les pianistes de Country Music de l’après-guerre, notamment Jerry Lee Lewis et Floyd Cramer. Moon fera sur le tard une carrière sous son nom, toujours adepte d’un Country boogie de plus en plus rockant! D’autres pianistes de Western Swing, plus obscurs, ont aussi marqué le genre. Mancel Tierney, qui a participé aux orchestres de Cliff Bruner et de Bob Wills, interprète ici la toute première adaptation Country du «Pinetop’s boogie woogie» de Pinetop Smith.

LE COUNTRY BOOGIE
Mais il faut attendre le chanteur-guitariste Johnny Barfield pour qu’un titre intitulé «Boogie woogie» soit enregistré par un musicien de Country Music le 21 août 1939. Barfield réside à Atlanta et fréquente les solistes et orchestres noirs de Decatur Street. Il passe pour avoir joué de la guitare avec Blind Willie Mc Tell, un célèbre musicien aveugle du quartier noir d’Atlanta. Même si le morceau de Johnny Barfield n’est pas particulièrement swinguant, il rencontre un certain succès auprès du public sudiste blanc et Barfield récidivera quelques mois plus tard avec «The New Boogie Woogie». On peut dater de ce moment-là la véritable naissance du Country boogie.Car, en effet, si le boogie woogie a été pratiqué dès les débuts sous d’autres vocables par les groupes de Western Swing, il ne devient un genre véritable à l’intérieur de la Country Music qu’à la fin de la guerre. Il correspond bien entendu à la vogue du boogie qui continue de plus belle au moment de la démobilisation et de la frénésie de sortir et de s’amuser qui accompagne la victoire. Il marque aussi le triomphe de l’influence du Western Swing sur toute la Country Music des années 40, y compris dans les bastions de la tradition appalachienne. Le Country boogie se développe au début à l’intérieur de la veine du Honky Tonk (un genre dérivé du Western Swing qui constitue l’épine dorsale de toute la Country Music moderne) mais il deviendra de plus en plus un genre à part, recherché par les auditeurs - la plupart des 78t comprennent un titre lent et un titre rapide - et, plus tard, les collectionneurs du monde entier. Le Country boogie coïncide aussi avec l’affirmation de la guitare électrique comme nouvel instrument-leader de la Country Music.Les guitaristes de Country Music sont depuis le Western Swing très influencés par les guitaristes de jazz, d’Eddie Lang à Django Reinhardt puis George Barnes et dans une certaine mesure aussi par Slim Gaillard et Charlie Christian.

Dans les Appalaches, ils marient souvent la technique de ces jazzmen avec celle des guitaristes locaux de blues (Blind Boy Fuller, Josh White) ou de la tradition hillbilly (Ike Everly -le père des Everly Brothers -, Moses Rager, Sam Mc Gee) qui utilisent tous le fingerpicking, une technique particulière sans doute une adaptation à la guitare du jeu de banjo à trois doigts. Arthur Smith, originaire de Caroline du Nord, obtient en 1945-46 un grand succès avec son remarquable Guitar boogie qui est devenu, au fil des ans, un «classique parmi les classiques». Smith est un magnifique guitariste, très influencé par le jazz, et son oeuvre dépasse largement le seul Guitar boogie. Nous proposons ici trois autres superbes pièces dans la même veine inventive et virtuose. L’impact d’Arthur Smith sur la guitare Country aussi bien que sur le Rock’n’Roll (y compris chez Chuck Berry) ne saurait être sous-estimé. Les Delmore Brothers sont aussi à la source du Country boogie. Ils avaient déjà une longue carrière de duo fraternel appalachien à la Monroe Brothers ainsi qu’une vaste discographie lorsqu’ils optent pour le Country boogie après le grand succès de leur Hillbilly boogie, une pièce qui préfigure très exactement le Rockabilly et que nous avons présentée dans Rock’n’Roll, 1938-46 (FA 352). Les Delmore ont enregistré des dizaines de merveilleux boogies au fumet très rural, fleurant bon les pique-niques dominicaux au bord des étangs où sautent les poissons-chats. Nous proposons ici Mobile boogie et Down home boogie, deux titres jusqu’ici peu réédités.Un autre grand pionnier du Country boogie est Merle Travis.

Originaire du Kentucky minier, Travis a mis au point une technique de guitare à deux doigts extrêmement originale, véloce, précise et swinguante qui est encore aujourd’hui connue sous le nom de «Travis picking». Merle gagne la Californie durant l’année 45 et s’y impose très rapidement comme un des nouveaux leaders du Honky Tonk avec des pièces pleines d’humour et de rythme. Son chef-d’oeuvre du Country boogie, Merle’s boogie woogie se trouve sur Rock’n’Roll, 1947 (FA 353). Crazy boogie que nous proposons dans ce coffret date de la même année. Merle sera durant l’âge d’or du Rock’n’Roll un des guitaristes de studio les plus prisés des vedettes du genre.Mais bien d’autres guitaristes de Country Music, beaucoup moins célèbres, ont enregistré aussi de mémorables boogies woogies. On peut apprécier dans ce coffret Porky Freeman, qui connaîtra une brève heure de gloire avec une forme de Country-Jazz ultra cool; Jimmie Widener ou Roy Lanham, guitaristes de centaines de séances des années 40 et 50; l’étonnant John Weis, le guitariste très jazzy de Spade Cooley puis de Tex Williams; le grand Junior Barnard en compagnie de son leader Bob Wills; les obscurs Dusty Taylor et Big Jim De Noone; le brillant guitariste de Hank Williams, peut-être Sammy Pruett.

UN BOOGIE IMMANQUABLEMENT COUNTRY
Mais le Country boogie est aussi l’occasion d’entendre swinguer des instruments qui n’ont que très peu figuré dans d’autres genres. L’harmonica d’un Wayne Raney ou de Jimmie Riddles, l’un est diatonique, l’autre chromatique et ils sont immanquablement «Country». Même si l’influence d’un Joe Venuti ou d’un Stephane Grappelli n’est pas douteuse, plusieurs solos de violons nous ramènent aussi au coeur de la Country Music la plus gouleyante. On appréciera notamment l’invention d’un Cliff Bruner, certainement un des plus grands violonistes américains.Cependant, ce sont certainement les steel-guitaristes qui pratiquent le Country boogie avec le plus d’originalité. Cet instrument vient de la guitare hawaïenne (cf Hawaiian Music, FA 035) et il s’est largement développé au sein des orchestres de Western Swing, notamment grâce à l’extraordinaire Bob Dunn, un des grands pionniers de la guitare électrique. On peut l’entendre ici sur Takin’ off, un des rares titres qu’il ait enregistrés en vedette ainsi qu’en compagnie de Moon Mullican. Mais cette anthologie nous permet de mettre en valeur d’autres noms moins connus de la steel-guitare, souvent très virtuoses, comme J.D. Stanlee (avec Mancel Tierney), Charles Mitchell, Harris Dodd - qui interprète en fait en soliste-vedette le beau Too wet to plow au sein de l’orchestre de Cliff Bruner -, Noël Boggs, un autre grand nom de la steel-guitare, que l’on entend sur T-Texas boogie, Cecil Campbell qui aura joué avec les savoureux Hartman’s Heartbreakers avant de faire une copieuse carrière en vedette, Joaquin Murphey, Herb Remington, Frankie Marvin, Richard Hamilton, Al Petty, Don Helms, et l’obscur mais très down-home Tommy Sargent qui swingue en diable sur l’exquis Sargent’s Stomp. Il faut souligner que l’immense majorité des artistes ont pratiqué le Country boogie au sein de groupes de Honky Tonk. Le répertoire de Johnny Tyler, Al Dexter, T-Texas Tyler, Merle Travis et bien sûr Hank Williams étaient aussi composés de ragtimes, de square-dances et de «weepers», ces chansons au rythme et à l’exécution alanguis, qui constituaient le fonds du répertoire de ces orchestres favoris des bars miteux, ces Honky Tonks, où on venait boire bière et whiskey pour oublier tous ses problèmes.

L’EVOLUTION DU GENRE
Contrairement à bien des modes, celle du Country boogie ne va pas véritablement passer. A la fin des années 40, il n’y a pas un seul artiste ou orchestre de Country Music, même parmi les spécialistes des ballades langoureuses, qui n’en fait pas figurer quelques-uns dans son répertoire. Sinon, comment faire danser son public? C’est une forme de Country boogie que pratiqueront de facto les artistes du Rockabilly, Elvis Presley, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis. Bien des vétérans du Country boogie sauront émarger à ce courant avec succès. Parmi les artistes présentés ici, plusieurs produiront de notables morceaux de Rockabilly qui ne seront pas fondamentalement différents de ce qu’ils avaient fait à l’époque où ce genre de titres était labellisé «Country boogie». C’est le cas de Cecil Campbell, Moon Mullican, Pee Wee King - une lumineuse version de Blue Suede Shoes - et de Johnnie Lee Wills qui connaîtra même un grand succès à l’époque bien tardive du Twist avec l’étonnant Blub twist en 1961.Aujourd’hui encore, la plupart des vedettes de la Country Music moderne interprètent un de ces Country boogie avec des manières - et souvent les titres mêmes - des artistes qui ont créé le genre dans les années 30 et 40!Le public français, pour diverses raisons, a en général accumulé les clichés négatifs à l’encontre de la Country Music qui recèle pourtant, à l’instar du blues, de très nombreux chefs-d’oeuvre de verve, d’invention et de feeling. Les coffrets que j’ai confectionnés ces dernières années chez Frémeaux & Associés ont suscité de nombreuses réactions très positives. Le public fidèle de la Country Music la plus terrienne a été ravi de retrouver en CD des titres souvent rares et mal ou non réédités. Et ces coffrets ont aussi attiré à la vraie Country Music un nouveau public qui l’ignorait largement et qui découvre avec étonnement et plaisir certains des meilleurs moments de la musique populaire américaine. Cela est pour moi la source d’une grande satisfaction de faire apprécier des artistes souvent injustement méconnus et dont la virtuosité et le feeling s’exprimaient de façon d’autant plus vive qu’ils enregistraient à une époque où les artifices technologiques n’existaient pas. Seul le talent pouvait alors (et peut encore) attirer l’auditeur.Nul doute que ce coffret Country boogie aura les faveurs des mêmes auditeurs. Il présente encore nombre de superbes morceaux et met en valeur des musiciens de tout premier plan, dont l’influence sur la musique populaire contemporaine ne saurait être sous-estimée.

LES ARTISTES
Johnny BARFIELD (1909-74) : Ce chanteur très populaire durant les années 30 (jusqu’en Australie et en Afrique anglophone!) a enregistré une vaste oeuvre pour Bluebird entre old-time, des blues à la Jimmie Rodgers et des pièces dansantes (avec les Skillet Lickers ou les Pleasant Valley Boys). Ses plus gros succès ont été «Berry picking time», «Everybody’s trying to be my baby» et surtout le «Boogie woogie» que l’on propose ici. Ce morceau, inspiré par Decatur Street, le quartier noir d’Atlanta, lancera de facto la mode du Country boogie. Après la guerre et plusieurs années dans l’armée, Barfield a eu du mal à retrouver sa popularité même s’il a continué à enregistrer et se produire presque jusqu’à sa mort.

Cliff BRUNER :
Ce formidable chef d’orchestre de Western Swing (né en 1915) est un des plus grands fiddlers de la musique américaine. Son violon swinguant, jazzy et souple fait mouche dans d’innombrables compositions pleines de verve et d’invention. Il fait partie du tout premier orchestre de Western Swing, les Musical Brownies de Milton Brown (cf Rock’n’Roll, 1927-38 FA 351) avant de fonder ses Texas Wanderers en 1937. Ce groupe comprendra Moon Mullican et Bob Dunn. Bruner a enregistré une oeuvre aussi copieuse que brillante. Il est ici le chef d’orchestre de «I’m tired of you», «Mean mean mama blues». «Too wet to plow» est surtout l’occasion d’écouter dans ses oeuvres le fringant steel-guitariste Harris Dodd.

BUCHANAN BROS. : Les frères Buchanan, Chester et Lester sont originaires de Georgie et ont connu certains succès dans les années 40 avec une formule mariant les duos appalachiens, le Honky Tonk naissant et le Gospel. «Atomic power» est une pièce rapide de Gospel à propos de la bombe atomique d’Hiroshima comparée à la «puissance de Dieu». Ils récidiveront plusieurs fois dans la même veine, autant à propos des expériences nucléaires que des soucoupes volantes!

Cecil CAMPBELL (1911-89) : Originaire de Caroline du Nord, Cecil Campbell a commencé sa carrière avec les Tennessee Ramblers ou les Hartman’s Heartbreakers, enregistrant des pièces semi-pronographiques au rythme dévastateur. D’abord guitariste et banjoiste, Campbell se met à la steel-guitare électrique sous l’influence des disques de Western Swing et enregistre sous son nom à partir de 1945. Il grave plusieurs instrumentaux notables, nombre de Country boogies annonçant le futur Rockabilly (comme «No where, no time, no place») et finalement signe sur MGM pour une série de Rock’n’Rolls endiablés, dont le classique «Rock and roll fever».

Spade COOLEY : Donnell Clyde Cooley (1910-69) est originaire d’une réserve Cherokee de l’Oklahoma. Ses parents musiciens l’encouragent dans cette voie. Il fréquente une école de musique classique et apprend le violon et le violoncelle. Mais c’est avec un fiddle à la main qu’il gagne Hollywood dès 1934 afin de figurer dans les Westerns musicaux qui sont alors à la mode. Devenu Spade (pour son immanquable main à pique au poker), Cooley est engagé dès 1937 par Republic Pictures comme «doublure» de Roy Rogers. Il participe au grand orchestre de Western Swing de Jimmy Wakely avant de former le sien et d’obtenir de formidables succès commerciaux à partir de 1944 («Shame on you», «Detour»). Spade Cooley s’impose à la fin de la guerre comme le «Roi» du nouveau Western Swing, supplantant en popularité Bob Wills, avec une musique aux arrangements orchestraux très travaillés et une propension à la Pop hollywoodienne parfois sucrée à l’excès. Mais il laisse une oeuvre souvent extrêmement brillante et enlevée comme cette superbe lecture de «Steel guitare rag» qui présente les remarquables steel-guitariste Joaquin Murphy et le guitariste électrique Johnnie Weis. Un alcoolique notoire, Spade a terminé sa vie en prison après avoir assassiné (devant leur propre fille!) sa femme Ella Mae qu’il soupçonnait d’avoir une liaison avec... Roy Rogers!

Big Jim DE NOONE : On ne connaît pas grand’chose de ce guitariste carré et swinguant qui a enregistré quelques titres importants du Country boogie et du Honky Tonk, probablement dans la région de San Francisco.

DELMORE BROTHERS : Les frères Alton (1908-64) et Rabon (1916-52) Delmore, originaires de l’Alabama ont commencé dans les années 30 une carrière musicale prolifique dans un style de duo appalachien marqué par la conjonction subtile de leurs deux guitares (l’une standard, l’autre à quatre cordes) et un goût prononcé pour le blues. Après 1945, les Delmore Brothers brillent dans un style de Country boogie endiablé qui préfigure le Rockabilly comme sur ces torrides «Mobile boogie» et «Down home boogie». Sur ces deux titres, comme pour beaucoup d’autres par les Delmore à l’époque, on remarquera le superbe jeu (entre jazz, blues et country) du guitariste Roy Lanham, un de ces grands musiciens de studio de la Country Music qui ont aussi figuré dans de nombreuses séances de Pop, Jazz ou Rhythm & Blues.

Al DEXTER : Ce vétéran (1902-84) des salles de bal réservées aux ouvriers du pétrole texan (à la tête d’un orchestre entièrement noir!) passe pour avoir le premier qualifié de «Honky Tonk» un genre musical qui deviendra la colonne vertébrale de la Country Music. En 1943, une de ses compositions «Pistol packin’ mama» connaît un énorme succès parmi les GIs (et sera reprise dans la Pop par Bing Crosby et les Andrew Sisters). Sa popu­larité ne se dément pas jusque dans les années 50. Il place son argent dans des rodéos, des motels, des restaurants et son propre club à Dallas où il jouera alors exclusivement, quasiment jusqu’à sa mort. Il laisse une belle oeuvre, parsemée de nombreux boogies qui annoncent très nettement le Rockabilly, tel ce «Saturday night boogie», un instrumental particulièrement musclé.

Bob DUNN (1908-71) : Membre du très influent orchestre de Milton Brown, les Musical Brownies, créateurs du Western Swing, Dunn a enregistré sa Dobro électrifiée dès janvier 1935, ce qui en fait un des tout premiers guitaristes électriques. Personnage extravagant, alcoolique notoire, Dunn est un guitariste dont l’invention et la verve transcendent les morceaux les plus désuets. Il paraît que lorsqu’il prenait un solo dans une vaste salle de bal les danseurs s’arrêtaient pour tenter de voir d’où venait ce son étrange et extraordinaire pour l’époque. Il transforme en chefs-d’oeuvre la plupart des morceaux auxquels il collabore. Après la mort de Milton Brown, Dunn a appartenu à divers orchestres de Western Swing, tels les Texas Wanderers de Cliff Bruner ou bien les Modern Mountaineers avec qui il grave ce «Takin’ off», une de ses pièces instrumentales les plus puissantes. Il s’est ensuite acheté une petite échoppe d’instruments de musique dans la banlieue de Houston, se contentant de cuver son whiskey entre ses guitares, accueillant avec indifférence les hommages appuyés des meilleurs guitaristes de l’après-guerre et refusant d’enregistrer davan­tage!

Porky FREEMAN : Aujourd’hui bien oublié, Quilla Hughes «Porky» Freeman a été un des guitaristes les plus en vue de la scène californienne des années 40. Son jeu jazzy et swinguant et ses compositions très inspirées des groupes de Jazz ou de Rhythm & Blues (Johnny et Oscar Moore notamment) lui ont valu quelques années de succès. Son trio (deux guitares et une contrebasse) a un instant compris un Merle Travis débutant comme sur l’ultra-cool «Boogie woogie boy» que nous proposons ici.

Jack GUTHRIE : (1915-48). Bien moins connu aujourd’hui que son cousin Woody, Jack Guthrie est pourtant celui qui - de leur vivant - a eu le plus de succès commercial avec une composition familiale, «Oklahoma Hills». Un vrai cowboy de rodéo, Jack s’est reconverti dans le show business en compagnie de Woody, formant les Oklahomans et tournant dans toute la Californie. Ils ont suffisamment de popularité pour être approchés par plusieurs labels. Mais Woody laisse tout tomber et quitte la Californie pour New York. Jack est enrôlé dans l’armée, envoyé dans le Pacifique où il est grièvement blessé. A son retour en Californie en 1944, il est un des premiers artistes à signer sur le nouveau label indépendant Capitol. Il meurt en 1948 des séquelles de ses blessures de guerre. Il laisse une oeuvre courte mais de très haut niveau avec nombre de boogies et de blues comme cette belle version de la composition de Johnny Tyler, «Oakie boogie» dans laquelle brille encore le guitariste Porky Freeman.

Pee Wee KING : L’accordéoniste, harmoniciste, violoniste, chanteur et chef d’orchestre Julius Frank Kuczynski alias Pee Wee King (1914) a été un des premiers à transplanter le Western Swing dans les Appalaches. Il a formé ses Golden West Cowboys qui comprennent durant les années 35-65 certains des meilleurs musiciens et chanteurs de Country Music (Eddy Arnold, Gene et Redd Stewart). Son oeuvre très copieuse abonde en boogies, stomps et rocks comme ce «49 women».

MADDOX BROTHERS & ROSE : La légendaire famille Maddox a balayé la Californie des années 40 par sa verve, son dynamisme, son entrain et sa joie de vivre. Avec la chanteuse Rose Maddox et un aréopage de ses nombreux frères musiciens, tous plus swinguants les uns que les autres, Maddox Bros & Rose sont devenus les favoris des dancings fréquentés par les prolétaires blancs, ramasseurs de fruits ou ouvriers des chantiers navals. En 1953, Rose se lance dans une carrière soliste qui lui vaudra encore une fois un franc succès et une renommée internationale.

Louise MASSEY : Généralement cataloguée aux côtés de Patsy Montana comme une des «cowgirls» du cinéma et de la country music des années 30, Louise Massey (1902-83) et son orchestre familial, les Westerners ont enregistré aussi nombre de boogies et de stomps endiablés, ornés des guitares de ses frères Curt et Allan.

MILO TWINS : On ne connaît pas grand’chose des frères Milo (Edward et Edwin). Ils ont enregistré pour Decca puis Capitol et gravé certains des country boogies les plus «down home», notamment ce «Buggy boogie baby» qui présente le grand Jimmy Riddles à l’harmonica et probablement Merle Travis à la guitare.

Charles MITCHELL : Le steel-guitariste Charles Mitchell a brièvement fait partie des Texas Wanderers de Cliff Bruner et on ne connaît pas bien dans quelles circonstances il a enregistré sous son nom ce «Mean mama blues», un des classiques du Country boogie. Cliff Bruner est au violon et c’est Moon Mullican qui joue du piano et chante ce morceau qui sera repris de nombreuses fois dans la country music et le Rockabilly.

Moon MULLICAN : Aubrey «Moon» Mullican (1909-1967) a été un des principaux concepteurs du Honky Tonk puis du Country boogie. Ce texan commence sa carrière durant les années 30 au sein de plusieurs groupes de Western Swing, notamment les Modern Mountaineers, participe à l’élection de Jimmie Davis comme gouverneur de la Louisiane en accompagnant le candidat-chanteur! Puis il entame une carrière en vedette pour le label King. Son jeu de piano extrêmement puissant et balançant (pumping piano) a été la source d’influence essentielle d’innombrables pianistes de Country Music dont Jerry Lee Lewis, Roy Hall, Merrill Moore, Floyd Cramer. Nombre de ses compositions (pleines d’humour et de verve) ont été reprises par quantités d’artistes de Country ou de Rhythm & Blues. Moon, un précurseur immédiat du Rock’n’Roll, a réussi - malgré le handicap de son âge - à émarger à ce courant dans les années 50. Il est présent ici non seulement sous son nom mais en compagnie de Cliff Bruner, Charles Mitchell et des Sunshine Boys!

Al PETTY : Le steel-guitariste Al Petty - qui a fait partie de l’orchestre de Jack Rhodes et de quelques autres - est un des ces obscurs hérauts de la steel-guitare qui, souvent très inspiré, aurait pu devenir un «guitar hero» s’il avait officié quelques années plus tard.

Wayne RANEY : Un des meilleurs harmonicistes de la Country Music, Wayne Raney (1921-93) a longtemps été associé aux Delmore Brothers tout en enregistrant sous son nom des gospel songs, des blues et des boogies comme ce «Jack and Jill boogie» en 1947. Wayne a ensuite écrit une méthode d’harmonica, très influente, et vendu par correspondance les harmonicas de sa fabrication.

Tommy SARGENT : Le steel-guitariste Tommy Sargent est présent dans de nombreuses séances californiennes de country music, avec Merle Travis et Jack Rivers notamment. Ses solos furieux le signalent à l’attention des amateurs mais sa vie demeure jusqu’à présent très mal connue.

SHELTON BROS : Ces frères Bob (1909-1983) et Joe (1911-1980) Shelton furent le duo fraternel le plus enregistré des années 30 et 40, le plus souvent dans un genre débridé proche du Western Swing. Associés à Jimmie Davis avant et pendant ses campagnes électorales, ils ont formé divers groupes comme les Lone Star Cow boys avant d’apparaître en tant que Shelton Brothers. Ils ont composé des centaines de thèmes (dont «Aura Lee», le prototype de «Love me tender», cf Rock’n’Roll, 1938-46 FA 352) et enregistré pour Decca et King une oeuvre importante qui émarge souvent au Country boogie.

Arthur SMITH (1921-?) : Ce chanteur et multi-instrumentiste né en Caroline du Nord est surtout célèbre pour son «Guitar boogie», gravé en 1945 pour le petit label Superdisc et que l’on a fait figurer dans Rock’n’Roll, 1938-46 FA 352). La carrière d’Arthur «Guitar boogie» Smith ne se limite certainement pas à ce tube et s’étend du milieu des années 30 aux années 80. Extrêmement influencé par le jazz Swing, Smith a participé à des string-bands, des orchestres de Honky Tonk, a enregistré quantité de morceaux de Country Pop aujourd’hui très désuets ainsi que de nombreux instrumentaux qui ont fait sa réputation. Parmi ceux-ci, il faut citer «Feudin banjos», un duo de banjos avec Don Reno qui, repris dans le film Delivrance, lui permettra - après un procès magistralement gagné contre Warner Bros («Un Hillbilly de votre espèce n’a aucune chance de gagner contre nous. Alors pourquoi vous payer des royalties?» lui aurait cyniquement dit le directeur commercial de la compagnie cinématographique)- de toucher un pactole qu’il investira dans un excellent label indépendant, CMH. «Guitar boogie» n’est pas le seul chef-d’oeuvre du Country boogie enregistré par Arthur Smith. «Boomerang», «Fingers on fire» et «Country boogie (O’clock jump)» que nous proposons ici sont trois autres splendides instrumentaux qui datent de la même époque. Ces morceaux ont influencé quantité de guitaristes, des Shadows aux Ventures. Puissent ces rééditions permettre de réévaluer l’oeuvre d’Arthur Smith, un des meilleurs guitaristes américains.

SUNSHINE BOYS : Les Sunshine Boys sont surtout connus pour leur association avec Red Foley, Jimmie Davis et leurs enregistrements de Country Gospel durant les années 50 et 60. Mais, entre 1939-42, ils ont enregistré un grand nombre de titres proches du Western Swing, notamment quantité de blues et de boogies. Les Sunshine Boys comprenaient à l’époque le chanteur-guitariste Slim Harbert, les pianistes Moon Mullican et Eddie Wallace, le violoniste J.D. Sumner.

Dusty TAYLOR : Même si ce «Boogie blues», enregistré en compagnie des Rhythm Rangers de Cal Shrum possède une certaine réputation parmi les collectionneurs, le guitariste Dusty Taylor, sans doute un texan, demeure un complet inconnu. Son nom resurgit encore durant les années 50 avec les Rainbow Valley Rangers et il aurait même possédé le minuscule label Nugget!

Mancel TIERNEY : Le pianiste Mancel Tierney, originaire d’une réserve Cherokee de l’Oklahoma, a commencé avec son frère Louie dans les Tulsa’s Alabama Boys. Il remplace Moon Mullican chez les Texas Wanderers de Cliff Bruner, émarge aux Texas Playboys de Bob Wills. Il composera pour Wills le «classique» «Jole Blonde likes to boogie». Au début des années 40, Mancel est souvent associé au steel-guitariste Bob Dunn. En mai 1941, c’est avec les Village Boys, un autre orchestre texan de Western Swing, qu’il enregistre son «Boogie woogie in the Village», en fait la première lecture «country» du célèbre «Pinetop’s boogie woogie».

Merle TRAVIS (1917-83) : Ecrivain, cartooniste, acteur de cinéma (notamment dans Tant qu’il y aura des hommes et plusieurs westerns), compositeur, chanteur et guitariste, Merle Travis est certainement un des artistes les plus importants de la musique populaire américaine. Fils d’un mineur du Kentucky, Merle a fui le carreau grâce à son jeu de guitare, un fingerpicking à deux doigts qui, adapté à la guitare électrique, est extraordinairement précis, véloce, swinguant et inventif. Après une carrière au sein de plusieurs string-bands, auprès des Delmore Brothers et de Grandpa Jones, Merle gagne la Californie en 1945 pour y développer sa propre version du Honky Tonk, où l’humour le dispute au swing. Il enregistre des centaines de titres pour Capitol aussi bien dans cette veine que dans un style plus folk. Merle Travis sera un des guitaristes les plus recherchés des séances du Rockabilly. Il a enregistré plusieurs grands boogies à la guitare dont ce «Crazy boogie».

Johnny TYLER : Un vétéran des orchestres de Western Swing puis de Honky Tonk, le chanteur et guitariste Johnny Tyler a enregistré à Hollywood à partir du milieu des années 40 une oeuvre de très haut niveau, pleine de boogies annonçant souvent le Rockabilly comme le débridé «Old Mc Donald’s boogie» que nous présentons ici. Il est aussi le chanteur de l’orchestre de Luke Wills. Dans les années 50, il est présent sur la scène d’Atlanta mais on perd ensuite sa trace.

T-Texas TYLER : «L’homme aux millions d’amis», T-Texas Tyler (David Luke Myrick)(1916-1972), a connu un grand succès dans les années 40 avec son brin de Honky Tonk. Il était capable de chanter une ballade sentimentale puis d’interpréter un Country boogie endiablé comme ce «T-Tyler’s boogie» Après une décennie de succès, Tyler a eu du mal à survivre à la vague du Rockabilly qu’il anticipait pourtant souvent. Il s’est alors spécialisé dans le Country Gospel.

WILLIAMS (Hank) : Le «Drifting cowboy» Hank Williams (1923-1953) est un des principaux concepteurs de la Country Music d’après-guerre, mêlant le vieux fond appalachien au Honky Tonk et annonçant les évolutions futures. Dans sa très courte vie, il a composé et enregistré nombre de chefs d’oeuvre toujours interprétés aujourd’hui par quantité de musiciens. Superstar sans le savoir, «born to lose», mort de froid et d’une overdose de barbituriques et d’alcool à l’arrière d’une camionnette le soir du Nouvel An 1953, Hank Williams demeure par son oeuvre et son influence un des Géants de la musique populaire contemporaine.

Bob WILLS:(1905-1975) Un des noms majeurs de la musique populaire américaine, le chef d’orchestre et violoniste Bob Wills a complètement révolutionné la musique sudiste avec le succès de ses Texas Playboys, un orchestre de Western Swing d’une vitalité et d’une verve époustouflantes qui marie à merveille le feeling des string-bands texans avec celui du jazz New Orleans. 1935-45 est la grande décennie des Texas Playboys qui engrangent succès sur succès et enregistrent une oeuvre magistrale. Sur ce «Bob Wills’ boogie», on admirera le jeu du guitariste Junior Barnard (1920-1951). Un guitariste mariant jazz et Country avec bonheur, Barnard a réussi de nombreux solos si mémorables qu’ils ont été ensuite recopiés note pour note aussi bien dans la Country Music que le Rock’n’Roll.

Johnnie Lee WILLS: (1912-1984) Parmi les nombreux fils du violoniste texan John Wills, quatre ont fait carrière dans la musique, le plus célèbre étant bien entendu l’aîné Bob. Johnnie Lee a fait partie des Texas Playboys de son frère durant six ans. En 1940, afin de répondre à une considérable demande à travers tout le Sud Ouest, Bob et Johnnie Lee ont décidé de fonder un deuxième orchestre «Wills». Johnnie Lee Wills and his Boys n’ont malgré les apparences jamais copié Bob Wills. Encore plus bluesy et, au fil des ans, de plus en plus annonciateur du Rock’n’Roll, cet orchestre a aussi connu un succès important jusque dans la vague twist des années 60! Johnnie Lee Wills a enregistré une oeuvre de premier plan. Milk cow blues, une adaptation pleine de feeling d’un blues de Kokomo Arnold, gravé en 1941, a été le premier «Hit» des Boys de Johnnie Lee Wills (cf «Hillbilly blues FA 065»). Le morceau a dès lors régulièrement fait partie du répertoire de la plupart des groupes de Country Music jusqu’à Elvis Presley qui l’a repris en 1955 et l’a fait passer dans le domaine du Rock’n’Roll. La carrière en vedette de Johnnie Lee Wills durera sans interruption un quart de siècle. Après la guerre, l’orchestre de Johnnie Lee comprend une forte section de cuivres (trompettes, trombone, clarinette, saxos) qui donne une puissance et un feeling particuliers dans la Country Music d’alors, fort proche du Rhythm & Blues noir. Leur verve éclate dans cette version extraordinaire de «Square dance boogie», une composition de leur compatriote texan, le pianiste Sammy Price. Après une oeuvre constamment inspirée, Johnnie Lee décède d’une crise cardiaque en 1984.
Gérard HERZHAFT
Auteur de «La Country Music» (PUF, Que Sais-je? n° 2134) et des coffrets «Country, 1927-44», «Western Swing», «Western. Cow boys ballads and songs», «Hawaiian Music», «Country Gospel», «Hillbilly blues» chez Frémeaux & Associés.

SOURCES:
ESCOTT (Colin) & HAWKINS (Martin).- Good rockin’ tonight.- New York, St-Martin Press : 1992.
GREEN (Douglas B.).- Country Roots. The origins of Country Music.- Hawthorne, New York : 1976
LOUPIEN (Serge), Ed. - Les Incontournables de la Country.- Paris, Filipacchi : 1995.
ROSE (Michel).- Encyclopédie de la Country Music et du Rockabilly.- Paris, Grancher : 1984.
ROSE (Michel).- Pionniers du Rock’n’Roll.- Albin Michel, Paris : 1981

MAGAZINES:
Divers numéros de Le Cri du Coyote, Ecouter/Voir, Hillbilly Researcher, Journal of Country Music, Kommotion, Rock & Folk.

Avec tous mes remerciements à Jacques Brémond, Jean-Pierre Fray et Jacques Spiry pour leur aide dans la réalisation de ce coffret.

english notes
Boogie woogie, as played by white Southern musicians, was to give gave birth to a specific genre of Country Music: Hillbilly boogie or Country boogie, creating a direct link between Western Swing and Rockabilly. From 1939 onwards and throughout the 40s, hundreds of “Country boogies” were recorded, several of which were to become legendary titles, much sought-after by fans and collectors alike, in much the same way as Arthur Smith’s Guitar Boogie, included on Rock ‘n’ Roll 1938-46 (FA 352). The present boxed set regroups some of the best of these.

BOOGIE WOOGIE
The origins of boogie woogie, characterised by its forceful, repetitive left-hand piano bass, have already been amply defined by Jean Buzelin in his notes to Boogie Woogie Piano, 1924-45 (FA 036). This piano style was developed in the 30s by black Southern musicians but was also taken up by their white counterparts on fiddle and guitar. The first boogie woogie recording as such was made by Pinetop Smith in 1929 but its popularity only really took off with the reprise of Pinetop’s Boogie Woogie by Cleo Brown in 1935 and, notably by that of white bandleader Tommy Dorsey in 1938. A fantastic hit, audiences throughout the States went crazy about this Boogie Woogie  and it became all the rage, whether in dance halls, ghetto bars or the classiest clubs.Soon all kinds of bands were getting in on the act, including Western Swing groups (cf Western Swing FA 032) that played mainly for dancing and were always on the look-out for something new. The Milton Brown and Bob Willis orchestras had always played and recorded up-tempo blues that their successors had no difficulty in converting to boogie woogie in the early 40s. A particularly important role was played by pianist Aubrey “Moon” Mullican, soloist and singer with various Western Swing bands, accompanied here by Cliff Bruner (ex-Milton Brown), Charles Mitchell and the Sunshine Boys. He later made a number of successful recordings under his own name for the King label. His inventive, pumping piano style was to have a considerable influence on post-war Country Music pianists, notably Jerry Lee Lewis and Floyd Cramer. Other lesser-known Western Swing pianists also left their mark – among them Mancel Tierney, his 1941 recording of Boogie Woogie In The Village being the very first Country interpretation of Pinetop’s Boogie Woogie.

COUNTRY BOOGIE
But the real birthday of Country boogie was 21 August 1939 when singer/guitarist Johnny Barfield from Atlanta, reputed to have played guitar with Blind Willie McTell, was the first Country Music musician to record a side entitled Boogie Woogie. Even though the piece did not swing particularly, it became a hit with white Southern fans, followed a few months later by The New Boogie Woogie.However, boogie woogie only became a true branch of Country Music at the end of the war when the boogie vogue was at its height, immensely popular with homecoming GIs who were mainly interested in going out and having a ball. It was part of the overall influence of Western Swing on Country Music in the 40s. Although an off-shoot of Honky Tonk (itself a derivative of Western Swing), Country boogie gradually became a genre in its own right – later sought after by collectors world-wide – and coincided with the emergence of the electric guitar as the new lead instrument.Country Music guitarists were greatly influenced by their jazz counterparts, from Eddie Lang to Django Reinhardt, then George Barnes and, to a lesser extent, Slim Gaillard and Charlie Christian. They often allied this jazz technique with that of blues guitarists (Blind Boy Fuller, Josh White) or the hillbilly tradition (Ike Everly – the Everly Brother’s father –, Moses Rager, Sam McGee), who all used a fingerpicking style.Arthur Smith, an excellent jazz-oriented guitarist from North Carolina, had a huge hit in 1945-46 with his outstanding Guitar Boogie, later to become a “classic among classics” and which can be heard on Rock ‘n’ Roll 1937-46, FA 352. The three equally superb titles presented here are in the same inventive vein. Smith’s impact on both Country guitar and Rock ‘n’ Roll (including Chuck Berry) was considerable. The Delmore Brothers also played an important role in the development of Country boogie.

They already had a long career as a duo behind them, performing in the style of the Monroe Brothers, and an impressive discography when they opted for Country boogie, following the success of their Hillbilly Boogie, a direct precursor of Rockabilly (cf Rock ‘n’ Roll 1937-46, FA 352). They recorded dozens of wonderful boogies with a rural flavour, among them the present Mobile Boogie and Down Home Boogie, two titles that have rarely been reissued. On both the superb guitar playing of Roy Lanham, a subtle mixture of jazz, blues and Country, is an added delight..Another great Country boogie pioneer was Merle Travis, who perfected an extremely original, rapid, swinging two-finger style, still known today as “Travis picking”. Merle arrived in California from his native Kentucky in 1945, where he soon made a name for himself as one of the new leaders of Honky Tonk, recording hundreds of titles for Capitol. His Country boogie masterpiece Merle’s Boogie Woogie can be heard on Rock ‘n’ Roll, 1947 FA 353. The Crazy Boogie here dates from the same year. During the golden age of Rock ‘n’ Roll Travis was very much in demand as a studio guitarist by all the big stars of the time.But many other lesser-known Country Music guitarists also recorded memorable boogie woogies. The present selection gives the listener a chance to appreciate Porky Freeman, who enjoyed a brief hour of glory with an ultra-cool form of Country-Jazz; Jimmie Widener or Roy Lanham who featured on countless sessions in the 40s and 50s; the amazing and very jazzy John Weis, who was Spade Colley’s guitarists and then Tex Williams’; the great Junior Barnard with his leader Bob Willis; the virtually unknown Dusty Taylor and Big Jim De Noone; probably Sammy Pruett, Hank William’s brilliant guitarist.

BOOGIE THAT REMAINS UNDOUBTEDLY COUNTRY

Country boogie also affords the opportunity of hearing instruments swinging that appear only rarely in other styles. The harmonica of a Wayne Raney or a Jimmie Riddles, one diatonic, the other chromatic, are both undeniably “Country”, as are several of the violin solos in spite of their obvious Venuti or Grappelli overtones, notably the contributions of Cliff Bruner, undoubtedly one of the best American violinists.However, it is the steel-guitarists who are the most original in their approach to Country boogie. Their instrument is based on the Hawaiian guitar (cf Hawaiian Music, FA 035) and its use spread widely through Western Swing bands, thanks mainly to the extraordinary Bob Dunne, one of the great pioneers of electric guitar who recorded with his electric Dobro as early as January 1935.Takin’ Off is one of the rare titles he recorded on which he was given star-billing, as well as others on which he was accompanied by Moon Mullican. The present anthology also gives us the opportunity to present other lesser-known, but often extremely gifted, steel-guitarists such as J.D. Stanlee (with Mancel Tierney), Charles Mitchell, Harris Dodd – who takes beautiful solos on Too Wet To Plow –, Noel Boggs on T-Texas Boogie, Cecil Campbell who played with the sensational Hartman’s Heartbreakers before his personal career really took off, Joaquin Murphy, Herb Remington, Frankie Marvin, Richard Hamilton, Al Petty, Don Helms and the obscure but very down-home Tommy Sargent who swings like nobody’s business on Sargent’s Stomp. It should not be forgotten that the majority of these artists played Country boogie with Honky Tonk groups. The repertoires of Johnny Tyler, Al Dexter, T-Texas Tyler, Merle Travis and, of course, Hank Williams were made up of ragtime, square-dances and “weepers” – all firm favourites with audiences who frequented local “Honky Tonk joints”, those often rather seedy bars providing whiskey and beer along with a regular band.

THE EVOLUTION OF THE GENRE
Unlike many styles Country boogie was to last. By the end of the 40s, there was not a single Country Music artist or band, even those specialising in sentimental ballads, that did not include one or two in its programme. A sure way of getting the audience to dance! Henceforth, it was a form of Country boogie that Rockabilly musicians, such as Elvis Presley, Carl Perkins and Jerry Lee Lewis, would adopt. Numerous Country boogie veterans also managed to find a place for themselves on the crest of this wave. Among the artists included here, several produced some outstanding Rockabilly titles fundamentally no different from what they had been doing at the time when this type of music was labelled “Country boogie”. This is certainly true with regard to Cecil Campbell, Moon Mullican, Pee Wee King – a brilliant version of Blue Suede Shoes – and Johnnie Lee Wills who was to have a great hit in the later Twist era with an astounding Blub Twist in 1961. Even today, most modern Country Music stars still frequently interpret one of these Country boogies, often under its original title, in a manner reminiscent of the musicians who created the genre in the 30s and 40s!For various reasons, the reaction of the French public has, on the whole, been somewhat reticent with regard to Country Music even though, like the blues, it has produced many wonderfully inventive masterpieces, full of verve and feeling.

The boxed sets that I have put together for Frémeaux & Associés over the last few years have been enthusiastically received. Long-time fans of the purest Country Music were delighted to find available on CD often rare titles that had previously never been reissued or, if they had, the quality was usually very poor. These compilations have also introduced a whole a new audience to Country Music, a public that hitherto was almost totally unfamiliar with it but has now discovered with enthusiasm some of the very best moments of American popular music. It has been a great source of personal pleasure to have been able to bring to public attention a number of unduly neglected artists whose virtuosity and depth of feeling is all the more astonishing when one recalls that they were recording at a time when technical aids were virtually non-existent.These same listeners will certainly enjoy the present volume which includes numerous superb tracks by first-rate musicians, whose influence on popular contemporary music should never be under-estimated.
Adapted by Joyce Waterhouse from the French text of Gérard HERZHAFT

With thanks to Jacques Brémond, Jean-Pierre Fray and Jacques Spiry for their help in putting together this compilation


© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS - GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA 1998

DISCOGRAPHIE
CD 1
01. ARTHUR SMITH : Country boogie (O’clock jump)            2’59MF 75/SuperDisc 1032 (Smith)
02. JOHNNY BARFIELD : Boogie woogie  041214 (Barfield)          2’38
03. MOON MULLICAN : I’m tired of you  66304-A (Ted Daffan)  2’50
04. LOUISE MASSEY : Billy Boy  WC 2846 (Trad.)         2’48
05. SUNSHINE BOYS : Old Joe Clark boogie  St 102/PA 053B (Trad.)          2’50
06. SUNSHINE BOYS : Gonna get tight  20153 (Harbert)           2’36
07. MANCEL TIERNEY : Boogie Woogie in the Village  063072-1 (Tierney)      2’47
08. CHARLES MITCHELL : Mean mean mama blues  071166-1 (Mitchell/Mullican)   2’52
09. BOB DUNN : Takin’ off  071176-1 (Dunn)          2’32
10. CLIFF BRUNER : Too wet to plow  W 30A/N 2810 (Harris Dodd)    2’01
11. PORKY FREEMAN : Boogie woogie boy  AEA 1084 (Freeman)      3’02
12. MOON MULLICAN : Shoot the Moon  K? (Mullican)          2’54
13. BUCHANAN BROS. : Atomic power  20-1850-A (Buchanan)          2’42
14. T-TEXAS TYLER : T-Texas boogie  4*X-62 (Tyler/Boggs/Davis)     2’30
15. CECIL CAMPBELL : Nowhere, no time, no place  21-0123-A (Campbell)        2’30
16. SPADE COOLEY : Steel guitar rag  HCO1820 (Weaver/Mc Auliffe)          2’45
17. BOB WILLS : Bob Wills’ boogie  HCO 2011-1 (Wills/Kelso/Barnard)          2’38
18. ARTHUR SMITH : Boomerang  MF 59/SuperDisc 1031 (Smith) 3’03

(1) Arthur Smith, g; Arthur Smith’s Sensational Trio. Charlotte, NC ,prob. début 1946
(2) Johnny Barfield, vcl/g. Atlanta, Ga, 21 août 1939
(3) Moon Mullican, vcl/pno; Cliff Bruner, fdl/leader; Dickie Mc Bride, g; Bob Dunn, st-g; Johnny Thames, bjo; Hezzie Bryant, bs. Houston,Tx 26 août 1939
(4) Louise Massey, vcl and her Westerners: Curt Massey, vcl/g; clt; tpt; t-sx; Dott, fdl; Allen Massey, g; Larry Wellington, acc; Milt Mabie, bs. Chicago, Ill vers janvier 1940
(5) Sunshine Boys: prob. Eddie Wallace, vcl/pno; Slim Harbert, vcl/g; J.D. Sumner, vcl/fdl; g; bs; dms. Dallas, Tx fin 1940
(6) Sunshine Boys: Slim Harbert, vcl/g; Moon Mullican, pno; J.D. Sumner, fdl; bs. Dallas, Tx vers janvier 1941
(7) Mancel Tierney, pno; The Village Boys: J.D. Stanlee, st-g; Red Greenhaw, g; Dickie Jones, fdl; Buddy Ray, fdl; Hezzie Bryant, bs. Dallas, Tx 9 avril 1941
(8) Charles Mitchell, st-g; Moon Mullican, pno/vcl; Cliff Bruner, fdl; Jim Hewlett, tpt; Tex Swaim, g; Hershel Woodal, bs; dms. Dallas, Tx 10 octobre 1941
(9) Bob Dunn, st-g and the Modern Mountaineers: Grady Hester, fdl; Jerry Irby, g; Johnny Thames, bjo; Bill Mounce, bs. Dallas, Tx 11 octobre 1941
(10) Cliff Bruner, fdl/leader; Buddy Duhon, g; Harris Dodd, st-g; Moon Mullican, pno; Link Davis, fdl-t-sax; Logan Snodgress, bs; Curley De Loache, dms. New York, 7 novembre 1944
(11) Quilla Hugh «Porky» Freeman, vcl/g; Merle Travis, vcl/g; Alan Barker, bs.Hollywood, Ca 11 septembre 1945
(12) Moon Mullican, vcl/pno; Asa Peveto, st-g; Mutt Collins, g; Ralph Lemp, fdl; Cotton Thompson, fdl; bs; Richard Pryne, dms. Fort Worth, Tx vers septembre 1946
(13) Chester Buchanan, vcl/mdln; Lester Buchanan, vcl/g; Vaughn Horton, st-g; fdl; g; bs. New York, vers début 1946
(14) T-Texas Tyler, g; Noel Boggs, st-g; Vic Davis, pno; Harold Hensely, fdl; Stan Walker, g; Jimmie Widener, g; Bob Morgan, bs; Charles Hopkins, dms. Los Angeles, Ca 8 février 1946
(15) Cecil Campbell, vcl/st-g and the Tennessee Ramblers: Tex Martin, g; acc; pno; fdl; bs. New York,. vers début 1946
(16) Spade Cooley, fdl/leader; John Weis, g; Joaquin Murphy, st-g; Cactus Soldi, fdl; Pedro De Paul, acc; Smokey Rogers, g; Eddie Bennett, pno; harp; Deuce Spriggins, bs; Warren Penniman, dms. Hollywood, Ca 3 mai 1946
(17) Bob Wills, fdl/leader; Jessie Ashlock, fdl; Johnny Gimble, fdl; Joe Holley, fdl; Junior Barnard, g; Herb Remington, st-g; Tiny Moore, mdln; Jimmie Widener, bjo; Millard Kelso, pno; Billy Jack Wills, bs; Johnny Cuviello, dms. Hollywood, Ca 5 septembre 1946
(18) Arthur Smith, g; Arthur Smith’s Hot Quintet. Charlotte, NC 1946

CD 2
01. ARTHUR SMITH: Fingers on fire  MF 60/SuperDisc 1024 (Smith)  3’07
02. JACK GUTHRIE: Oakie boogie  Cap498 (Johnny Tyler)      2’26
03. AL PETTY: Al’s Steel guitar wobble  3D2660 (Petty/Rhodes)          2’08
04. SHELTON BROS.: Mac Donald Streamlined farm  K2480(Bob Shelton)  2’56
05. DUSTY TAYLOR: Boogie blues  Wst 107-B (Taylor)        2’34
06. JOHNNIE LEE WILLS: Square dance boogie  De? (Price/Wills)        2’33
07. MILO TWINS: Baby buggy boogie  Cap? (Milo)      2’19
08. DELMORE BROTHERS: Mobile boogie  K-2520 (Delmore/Delmore)    2’42
09. HANK WILLIAMS: Fly trouble  MGM 10073 (Biggs/Rose)  2’44
10. TOMMY SARGENT: Sargent’s stomp  Tri18576 (Sargent)           2’50
11. PEE WEE KING: 49 Women  202995-B (J. Irby) 2’27
12. BIG JIM DE NOONE: E Ramble  4S3498 (De Noone)          2’17
13. JOHNNY TYLER: Old Mc Donald’s boogie  D7VB1383 (Tyler)        2’13
14. DELMORE BROTHERS: Down home boogie  K2659 (Delmore/Delmore)     2’42
15. AL DEXTER: Saturday night boogie  HCO2803 (Dexter/Sells)         2’40
16. MERLE TRAVIS: Crazy boogie  2613-3 (Cargill)          2’48
17. WAYNE RANEY: Jack and Jill boogie  K-2833 (Raney/Delmore)   2’47
18. MADDOX BROS. & ROSE:Guitar Stomp  3908 (Maddox)       1’46

(1) Arthur Smith, g; Arthur Smith’s Sensational Trio. Charlotte, NC 1946
(2) Jack Guthrie, vcl/g; Porky Freeman, g; Red Murrell, g; Smoky Fields, fdl; Cliffie Stone, bs. Hollywood, Ca 22 octobre 1946
(3) Al Petty, st-g; Jack Rhodes, g; others unknown. Los Angeles, Ca vers début 1947
(4) Bob & Joe Shelton, vcls/g/mdln; Curly Fox, fdl; others unknown. Cincinnati, Oh vers début 1947
(5) Dusty Taylor, vcl/g; Cal Shrum’s Rhythm Rangers. Hollywood, Ca vers début 1947
(6) Johnnie Lee Wills, leader/bjo; Leon Huff, vcl; Curley Lewis, fdl; Henry Boatman, fdl; Don Harlan, t-sax; Bob Booth, tpt; Wayne Johnson, clt; J.L. Jenkins, st-g; Clarence Cagle, pno; Eb Gray, g; Son Lansford, bs; Chuck Adams, dms. Los Angeles, Ca 19 avril 1947
(7) Edward & Erwin Milo, vcls/g/mdln; Jimmie Riddles, hca; prob. Merle Travis, g; bs; dms. Hollywood, Ca juillet 1947
(8) Alton Delmore, vcl/g; Rabon Delmore, vcl/g; Roy Lanham, g; bs. Cincinnati, septembre 1947
(9) Hank Williams, vcl/g; prob. Sammy Pruett, g; Don Helms, st-g; fdl; bs. Nashville, Tn vers septembre 1947
(10) Tommy Sargent, st-g; Jack Rivers, g; bs; fdl; pno. Hollywood, Ca vers fin 1946
(11) Pee Wee King, leader/acc; Gene Stexart, vcl/fdl; Redd Stewart, fdl; James Boyd, fdl; Curly Rhodes, g; st-g; bs; dms. Chicago, Ill septembre 1947
(12) Big Jim De Noone, g; others unknown. pb. San Francisco, Ca vers mi-1947
(13) Johnny Tyler, vcl/g; George Chemura, g; Richard Hamilton, st-g; Gerald Wolfe, fdl; Red Egner, fdl; Robert Armstrong, pno; Vic Bias, bs; G. Wright, dms. Los Angeles, Ca 16 octobre 1947
(14) Alton Delmore, vcl/g; Rabon Delmore, vcl/g; Wayne Raney, hca; Roy Lanham, g; bs. Cincinnati, Oh novembre 1947
(15) Al Dexter, g; Paul Sells, acc; pno; Frankie Marvin, st-g; Harry Hollinger, tpt; t-sax; Johnny Bond, g; Fred White, bs; dms. Hollywood, Ca 15 novembre 1947
(16) Merle Travis, vcl/g; Eddie Kirk, g; Phil Marx Jr, st-g; Tex Atchison, fdl:; Billy Liebert, acc; Vic Davis, pno; Virginia Cushman, tpt; Jack Rogers, bs. Hollywood, Ca 25 novembre 1947
(17) Wayne Raney, vcl/hca; Alton Delmore, vcl/g; Rabon Delmore, vcl/g; Roy Lanham, g; Henry Glover, dms. Cincinnati, Oh décembre 1947
(18) Maddox Brothers and Rose: Rose Maddox, g; Cliff Maddox, mdln; Cal Maddox, g; Don Maddox, fdl; Brad Duncan, st-g; Jimmy Winkle, g; Fred Maddox, bs. Los Angeles, Ca vers fin 1947

CD TITRE, ARTISTE © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 COUNTRY BOOGIE (O CLOCK JUMP) - SMITH03'00
02 BOOGIE WOOGIE - BARFIELD02'38
03 I M TIRED OF YOU - MULLICAN02'50
04 BILLY BOY - MASSEY02'48
05 OLD JOE CLARK BOOGIE - SUNSHINE BOYS02'50
06 GONNA GET TIGHT - SUNSHINE BOYS02'36
07 BOOGIE WOOGIE IN THE VILLAGE - TIERNEY02'47
08 MEAN MEAN MAMA BLUES - MITCHELL02'52
09 TAKIN OFF - DUNN02'32
10 TOO WET TO PLOW - BRUNER02'01
11 BOOGIE WOOGIE BOY - FREEMAN03'02
12 SHOOT THE MOON - MULLICAN02'54
13 ATOMIC POWER - BUCHANAN02'42
14 T TEXAS BOOGIE - TYLER02'30
15 NOWHERE NO TIME NO PLACE - CAMPBELL02'30
16 STEEL GUITAR RAG - COOLEY02'45
17 BOB WILLS BOOGIE - WILLS02'38
18 BOOMERANG - SMITH03'03
CD 2
01 FINGERS ON FIRE - SMITH03'07
02 OAKIE BOOGIE - GUTHRIE02'26
03 AL S STEEL GUITAR WOBBLE - PETTY02'08
04 MAC DONALD STREAMLINED FARM - SHELTON02'56
05 BOOGIE BLUES - TAYLOR02'34
06 SQUARE DANCE BOOGIE - WILLS02'33
07 BABY BUGGY BOOGIE - MILO TWINS02'13
08 MOBILE BOOGIE - DELMORE02'42
09 FLY TROUBLE - WILLIAMS02'44
10 SARGENT S STOMP - SARGENT02'50
11 49 WOMEN - KING02'27
12 E RAMBLE - DE NOONE02'17
13 OLD MC DONALD S BOOGIE - TYLER02'13
14 DOWN HOME BOOGIE - DELMORE02'42
15 SATURDAY NIGHT BOOGIE - DEXTER02'40
16 CRAZY BOOGIE - MERLE02'47
17 JACK AND JILL BOOGIE - RANEY02'47
18 GUITAR STOMP - MADDOX BROTHERS AND ROSE01'46
* * * * * * Blues & Co

« Country-boogie, hillbilly boogie… A partir de 1939, des centaines de boogie woogies ont été enregistrés par des artistes de country music, créant un genre spécifique qui est le lien entre le western swing et le rockabilly. ... » Jean-Paul CLAVEAU – BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * * * Blues & Co


« Country-boogie, hillbilly boogie… A partir de 1939, des centaines de boogie woogies ont été enregistrés par des artistes de country music, créant un genre spécifique qui est le lien entre le western swing et le rockabilly. La country boogie a fait danser les sudistes, des Appalaches à Hollywood et permis à des musiciens légendaires Arthur Smith, Moon Mulligan d’enregistrer certains des moments les plus brillants de la country music. Cette anthologie qui retrace la période 1939-1947, est d’une extraordinaire fertilité. Nombreux les musiciens talentueux proposés ici. Arthur Smith bien sûr, mais aussi des grands noms de la country. Bob Wills, Hank Williams, Merle Travis, Delmore Brothers, Johnnie Lee Wills, Charles Mitchell etc… Des noms moins connus aussi : Johnnie Barfield, Louise Massey avec le classique "Billy Boy", T. Texas Tyler, Mance Tienney, etc… Comme l’indique le titre de ce coffret, ce sont uniquement des boogies, joués par tous ces musiciens. La musique est fort agréable, et extrêmement swinguante. Morceaux originaux, où l’on peut apprécier dans ce domaine l’esprit créatif, de musiciens assez exceptionnels. » Jean-Paul CLAVEAU – BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * * * Blues & Co




"Oeuvre de réhabilitation de la country auprès du public européen" par Blues Boarder

« ... Qui d’autre qu’Herzhaft et Frémeaux, ces pédagogues provocateurs, aurait pu engager meilleure œuvre de réhabilitation de la country auprès du public européen ? Si l’on compte les trois coffrets Rock & Roll de 1927 à 1947, voici leur neuvième livraison consacrée à la genèse du genre. Et, si on laisse de côté la question raciale, nos réticences initiales se trouvent ici largement balayées : aucune lacrymosité parmi ces 36 pièces endiablées, où l’on retrouve quelques grands noms du genre (dont certains injustement oubliés). ... » Patrick DALLONGEVILLE – BLUES BOARDER


« Demandez à l’amateur moyen de blues et R & B ce qu’il pense de la country music. Il est probable qu’il vous répondra (comme moi il y a encore deux ans !) que c’est sirupeux, répétitif et désuet… voire carrément raciste ! De fait, si la music-industry de Nashville a largement contribué à figer le genre dans les clichés qui justifieraient presque tous ces préjugés, l’histoire de la country music recèle de véritables joyaux. Comme le jazz et le blues, la country s’est nourrie de mélanges – avec ces styles, mais aussi les folklores européens (polkas, mazurkas) et polynésien (l’apport de la steel-guitar est directement issu du désir d’imiter la guitare hawaiienne – comme pour la slide dans le blues !). Qui d’autre qu’Herzhaft et Frémeaux, ces pédagogues provocateurs, aurait pu engager meilleure œuvre de réhabilitation de la country auprès du public européen ? Si l’on compte les trois coffrets Rock & Roll de 1927 à 1947, voici leur neuvième livraison consacrée à la genèse du genre. Et, si on laisse de côté la question raciale, nos réticences initiales se trouvent ici largement balayées : aucune lacrymosité parmi ces 36 pièces endiablées, où l’on retrouve quelques grands noms du genre (dont certains injustement oubliés). Arthur Smith, tout d’abord (l’auteur du célébrissime "Guitar Boogie") dont le jeu de guitare étincelle ici sur trois autres instrumentaux débridés. Bob Wills ainsi que Merle Travis, Hank Williams, Wayne Rayney, Moon Mullican et les Delmore Brothers côtoient les plus obscurs Jack Guthrie (le frère de Woody), Louise Massey ou les Milo Twins. Par delà les rythmes endiablés, la richesse instrumentale déployée ici évacue toute monotonie. Les instruments à l’honneur sont bien entendu la steel-guitar, le banjo, la mandoline et le piano, mais également les cuivres, le violon, et même l’accordéon ! Comme d’hab’, un livret illustré de 32 pages commente et complète ce coffret, qui devrait vous permettre de passer l’hiver le pied tapant, pour vous réveiller au printemps avec des œillères moins serrées ! » Patrick DALLONGEVILLE – BLUES BOARDER




"Un des coffrets les plus performants de cette série" par Le Cri du Coyote

« Ce label français n’en finit pas de fouiller les placards de l’histoire musicale, avec le flair attentif de Gérard Herzhaft, et de proposer, sous une forme pratique (coffret 2 CDs, bon livret explicatif) des échos fondateurs. ... » Jacques BREMOND – LE CRI DU COYOTE


« Ce label français n’en finit pas de fouiller les placards de l’histoire musicale, avec le flair attentif de Gérard Herzhaft, et de proposer, sous une forme pratique (coffret 2 CDs, bon livret explicatif) des échos fondateurs. Et c’est plus la mise à disposition des enregistrements qui importe que leur prétexte : ici le "Country Boogie", sorte de lien naturel entre la musique de danse du Western Swing (hillbilly et jazz, aussi) et le rockabilly naissant, entre les collines rurales, Hollywood et les citadins. Mais même si on laisse de côté l’histoire musicale, on a là une série de titres vivants et dynamiques que tout Coyote doit avoir entendu au moins une fois. Pour aider les collectionneurs (et éviter les doublons), nous donnons le sommaire. Pour les autres, la seule évocation des noms cités devrait finir de convaincre. Un des coffrets les plus performants de cette série. » Jacques BREMOND – LE CRI DU COYOTE




"Très hot !" par Jazz Notes

« C’est un mélange du boogie-woogie très en vogue fin des années 30 avec la Country musique. Une musique, certes populaire, mais qui met en valeur des musiciens pleins de talent et qui swinguent avec des instruments comme la guitare, le violon et bien entendu l’harmonica. (…) Très Hot. » JAZZ NOTES




"Un coffret indispensable..." par Travel in Blues

« La country music n’a jamais eu très bonne presse chez les amateurs de blues. Antagonisme historique ? Indigestion de Nashville Sound ? Allez savoir…  » Etienne Guillermond – Travel in Blues


« La country music n’a jamais eu très bonne presse chez les amateurs de blues. Antagonisme historique ? Indigestion de Nashville Sound ? Allez savoir… Pourtant, les « petits-blancs » du Sud n’ont pas toujours distillé cette musique mièvre et sirupeuse si caractéristique des radios américaines. Grand défenseur du blues devant l’Eternel, Gérard Herzhaft s’est mis en tête de réhabiliter la country music (d’avant-guerre) aux yeux des bluesfans. Ces derniers mois, il a signé chez Frémeaux & Associés plusieurs anthologies consacrées aux différentes facettes du genre : Hillbilly Blues, Western Swing, Country Gospel… Bien lui en a pris ! En révélant aux néophytes que nous sommes des artistes comme Bob Wills, les Sons of the Pioneers ou encore la Carter Family, pour ne citer que ceux-là, il a cassé le barrières et nous a ouverts des horizons nouveaux. Aujourd’hui, il enfonce encore le clou avec ce nouveau recueil consacré au Country Boogie. Rappel : durant toutes les années 20 et 30, le boogie-woogie, né semble-t-il au début du siècle à la Nouvelle-Orléans, fait un véritable tabac au sein de la communauté noire. Les artistes blancs, toujours à la recherche de nouveaux rythmes pour animer les dance halls, finissent par découvrir les fameux roulement de basses, dont la légende attribue la paternité au pianiste Pinetop Smith. La conversion est immédiate et la country des années 40, déjà nourrie de blues, de jazz et de hillbilly, se trouve emportée dans la tornade qui, plus tard, débouchera sur l’émergence du Rockabilly. Avec cette nouvelle anthologie, Herzhaft nous jette dans l’œil du cyclone… Ca tangue, ça swingue de toutes parts : on reste pantois devant la guitare magique d’Arthur Smith (« le plus grand guitariste américain », nous dit Herzhaft à juste titre), les violons frénétiques de Bob Wills ou de Cliff Bruner (ce type connaissait Stéphane Grappelli, c’est sûr !), les époustouflants soli de Bob Dunn à la steel guitar ou encore l’inventivité du pianiste Mancel Tierney. Tous les instruments s’y mettent : jusqu’à la trompette bouchée, l’accordéon, le banjo ou l’harmonica. Au total, c’est une trentaine de musiciens qu’Herzhaft a sélectionnés : beaucoup d’inconnus (injustement inconnus) mais aussi quelques grands noms comme Merle Travis, Hank Williams ou les Delmore Brothers. Au final, un coffret indispensable pour tous ceux qui veulent voir un peu plus loin que le bout de leur blues… » Etienne Guillermond – Travel in Blues




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