QUEBEC

CENT ANS DE CHANSONS FOLKLORIQUES

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Livret : 32 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


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FA193

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Pour la première fois au monde, Amberola et Frémeaux & Associés présentent une véritable antologie de la chanson québécoise sur un siècle de tradition populaire. Martin Duchesne et Robert Thérien nous offrent un panorama de cette culture française du 19ème siècle en nous faisant entendre son devenir au 20ème siècle : la culture chantée du Québec !
Patrick Frémeaux

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS - La Librairie Sonore.

QUEBEC - 100 ANS DE CHANSONS FOLKLORIQUES FA 193

QUEBEC
100 ANS DE CHANSONS FOLKLORIQUES  










Cent ans de chansons folkloriques
Les chansons de ce corpus se sont faites connaître dans toute la francophonie sans ­campagne publicitaire bien orchestrée ni accords de distribution avec une multinationale du disque. On ne peut pas dire qu’elles soient au goût du jour, et pourtant, de la presse de ­Gutenberg aux microprocesseurs, elles se sont transformées et adaptées, ralliant des dizaines de générations sur plusieurs continents. Ces chansons ne sont pas écrites et personne n’en revendique la propriété. Elles sont devenues un bien commun, «du domaine public», le véhicule oral de notre histoire.La majorité des chansons folkloriques québécoises est arrivée au début de la colonie avec nos ancêtres bretons et normands. Et comme ces chansons de tradition orale subissaient des mutations selon les régions et les époques, c’est un patrimoine hétéroclite qui nous fut légué. Au fur et à mesure que les colons essaimaient sur notre vaste territoire se ­formaient autant de «petites patries» séparées l’une de l’autre par de grandes distances, ­souvent isolées par les hivers et le manque d’infrastructures routières. Et chacun d’ajouter sa «coloration» anonyme au patrimoine folklorique. Qu’on appelle la chanson «Mon père m’y marie», «Le marchand de velours», «L’alouette chanta le jour» ou «Gai lon la, vire la roulette», c’est toujours la même histoire et fondamentalement les mêmes mots, rema­niés, augmentés, agrémentés parfois d’un turlutage ou d’un jeu de mots. «Par derrière chez ma tante», «Le fils du roi s’en va chassant», «Mon père n’avait fille que moi» sont d’autres classiques qui ont donné naissance à toute une généalogie de variantes.

L’isolement des milieux ruraux fut rompu au milieu du 19e siècle quand la révolution indus­trielle poussa des milliers de gens de ces petites patries vers les villes. Vers 1865, les recherches du folkloriste Ernest Gagnon commencèrent à révéler toute la richesse et la varié­té du patrimoine folklorique. Isolés, déracinés, incapables de se reconnaitre dans la ­chanson citadine, les «provinciaux» se réunissaient pour partager leur musique. Et ils n’étaient pas seuls. La bourgeoisie francophone, écrasée par l’omniprésence de la culture anglophone à Montréal, trouvait dans le folklore le rassembleur universel. C’est ce qui a assuré le ­succès des «Soirées de famille» organisées par Elzéar Roy à compter de 1898 au ­Monument-National. Et ce mouvement de survivance a éprouvé une sympathie naturelle pour la lutte que menaient les Bretons pour la sauvegarde de leur culture. Venu à Montréal en 1903 pour y amasser des fonds pour l’érection d’une statue de Jacques Cartier dans le port de Saint-Malo, Théodore Botrel fut reçu en triomphe. Lorsqu’il fonda l’organisme «La Bonne Chanson» dans son pays en 1907, ses œuvres devinrent obligatoires dans les écoles du Québec à l’instigation du premier ministre Wilfrid Laurier. Quelques ­années plus tard, Charles Marchand commença d’abord par se construire un répertoire de chansons de Botrel. Mais découvrant la richesse de son propre folklore, il en fit l’œuvre de sa vie, fondant le maga­zine «Le carillon canadien» (l’organe de La Bonne Chanson) et le groupe vocal le Quatuor de Bytown (ancien nom d’Ottawa). Méconnu aujourd’hui, ­Marchand était un grand artiste au dynamisme contagieux. En 1926, il enregistrait à New York avec une section de ­cuivres.... 70 ans avant la Bottine souriante (dont il serait sûrement fier). Dans les années 1920, la radio et le disque créèrent un «vedettariat» folklorique qui se retrouvait souvent aux ­«Veillées du bon vieux temps» qu’organisait Conrad Gauthier au Monument-National de 1921 à 1941. Les Ovila Légaré, Eugène Daigneault, Alexandre ­Desmarteaux, Conrad Gauthier et Mary Travers «la Bolduc» commencèrent à être connus dans plusieurs régions du Québec, et même en Nouvelle-Angleterre où plus de 750 000 Québécois avaient immigrés depuis 1840.

Après la conquête de 1760 et les vagues d’immi­gration irlandaises et écossaises au XIXe siècle, notre folklore intégra ces nouvelles influen­ces. Mary Bolduc, dont le père était Irlandais, utilise comme musique de sa chanson «Les cinq jumelles» (1934) l’air folklorique américain «Little Brown Jug». Les contacts avec les popula­tions autochtones (Hurons et Algonquins surtout) ont également influencé ou créé certaines chansons. En moins d’une minute, Jacques Labrecque a résumé cet enchevêtrement ­d’influences dans «L’eschaouette».Le folklore touchait toutes les classes de la société francophone. Presque tous les composi­teurs classiques de l’époque ont signé au moins une œuvre inspirée d’airs folkloriques. Joseph Saucier, Éva Gauthier, Louis Chartier, Paul Dufault et beaucoup d’autres artistes lyriques ont enregistré du folklore. Ce n’est donc pas par hasard si on le retrouve en bonne place dans la renaissance de La Bonne Chanson dirigée par Charles-Émile Gadbois à compter de 1937. Au désespoir de certains traditionnalistes, Albert Viau, le Quatuor Alouette, les Grenadiers impériaux, Anna Malenfant et Ludovic Huot (du Trio lyrique), des artistes de ­formation académique, ont chanté ces chansons rustiques comme s’ils s’agissait de grands classiques, Et pourquoi pas? Ces chansons sont des classiques, capables de révéler des couleurs différentes mais aussi envoutantes lorsque chantées à capella, par un «tapeux de pieds», un orchestre de campagne ou un orchestre symphonique. Pas pour vous le folklore? Clovis, à qui nous devons la restauration numérique de ces vieux enregistrements, n’avait jamais entendu parler de la plupart des artistes qui paraissent dans ce coffret. Mais les chansons lui trottent encore dans la tête comme s’il les avait toujours connues. Découvrez à votre tour des inédits du Quatuor Alouette et du Trio lyrique, de très rares enregistrements réalisés à Londres et à Paris par Jacques Labrecque, trois générations de quatuors vocaux, de grands artistes lyriques dont Louis Chartier, Éva Gauthier et Paul ­Dufault qui côtoient les Conrad Gauthier, Ovila Légaré, Mary Bolduc et Eugène Daigneault. Des mots parfois éternels, parfois figés dans leur époque, mais toujours portés par une musique qui nous rejoint. Certains voient dans le folklore un genre facile. Mais combien de nos mélodies con­tem­poraines survivront «facilement» plusieurs siècles? Celles qui ont réussi ­l’exploit ­méritent qu’on s’y attarde.
Robert Thérien
© AMBEROLA / FRÉMEAUX & ASSOCIÉS - GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2000.

A Hundred Years Of Folk Songs
The songs of this corpus have become known throughout French-speaking countries without calling for organised marketing campaigns or multinational distributors.  They are hardly up-to-date and yet are still being adapted and transformed the world over by a variety of generations.  These songs are not written and nobody claims ownership.  They belong to all and represent an oral means of transmitting our history.The majority of folk songs from Quebec arrived when it was first colonised along with the ancestors from Brittany and Normandy.  And as these songs of oral tradition had been modified according to the regions and the period of history, this patrimony was rather incongruous.  The settlers formed individual and sometimes isolated communities in the vast Canadian territory and each added its anonymous tinges to folklore.  Occasionally the song titles changed such as Mon Père m’y marie, Le Marchand de Velours, L’Alouette chanta le Jour and Gai lon la, vire la Roulette, but the same story was still related with more or less the same words give or take a few alterations.

This isolation in rural areas came to a halt in the mid 19th century when the industrial revolution encouraged thousands of country-dwellers to leave for the towns.  In around 1865, the research made by folklorist Ernest Gagnon began to reveal the richness and variety of the folklore legacy.  The provincial population were unable to identify themselves with city music and reunited to share their own style of sounds.  They were not alone as the French-speaking bourgeoisie was also drawn towards the genre, feeling overpowered by the omnipresence of the English-speaking culture in Montreal.  This added to the success of the ‘family evenings’ organised by Elzéar Roy as from 1898.  And in this movement of survival lay sympathy for the Britons who were fighting to safeguard their culture.Théodore Botrel was warmly greeted when he arrived in Montreal in 1903 in order to raise funds for a statue of Jacques Cartier in the port of Saint Malo.  When he founded the organisation ‘La Bonne Chanson’ in 1907, his works became compulsory in the Quebec schools, as was stipulated by prime minister Wilfrid Laurier.  Several years later, Charles Marchand began to build a repertory of Botrel’s songs. 

However, when he discovered the wealth of his own folklore, he began to devote his life to it, creating the magazine entitled ‘Le Carillon canadien’ and the vocal group, the Quatuor de Bytown (Bytown being the ancient name for Ottawa).  Although he is forgotten today, Marchand was a great artist with contagious energy.  In 1926 he recorded in New York with a brass section.  During the twenties the radio and record brought the light of stardom on folk, which was often found in the ‘Veillées du bon vieux temps’ as was organised by Conrad Gauthier at the Monument-National theatre from 1921 to 1941.  Oliva Légaré, Eugène Daigneault, Alexandre Desmarteaux, Conrad Gauthier and Mary Travers ‘la Bolduc’ began to be recognised artists in several regions of Quebec and even in New England which housed more than 750 000 Quebecois who had immigrated there since 1849.  Following the 1760 conquest and the waves of Irish and Scottish immigration during the 19th century, the local folklore integrated these new styles.  Marry Bolduc, whose father was Irish, used the music of Little Brown Jug for her song, Les cinq Jumelles in 1934.  The contact with autochtons (mainly Hurons and Algonquins) also influenced and created certain songs.  The network of these various influences is resumed in Jacques Labrecque’s song L’Eschaouette.Folklore touched on every class of the French-speaking society.  Almost all classical composers of the period wrote at least one piece inspired by folk tunes.  Joseph Saucier, Eva Gauthier, Louis Chartier, Paul Dufault and many other lyric artists recorded folklore.  It is hardly surprising that folk is found in Charles-Emile Gadbois’ ‘La Bonne Chanson’ as from 1937. 

Certain traditionalists were shocked to hear academically trained artists such as Albert Viau, the Quatuor Alouette, Les Grenadiers impériaux, Anna Malenfant and Ludovic Huot sing these rural songs as if they were great classics.  But indeed, these songs are classics and can be discovered in varying lights according to the manner in which they are sung and the style of orchestra which interprets them.In this collection, you may discover previously unissued titles by the Quatuor Alouette and the Trio Lyrique, extremely rare recordings made in London and in Paris by Jacques Labrecque, three generations of vocal quartets, great lyric artists including Louis Chartier, Eva Gauthier and Paul Dufault who rubbed shoulders with Conrad Gauthier, Ovila Légaré, Mary Bolduc and Eugène Daigneault.  In each case the music is still alive to this day.  Some esteem folk to be a simple genre - but how many of the contemporary melodies will manage to survive for several centuries ?  Those which have already done so deserve special attention.
Adapted by Laure Wright from the french text by Robert Thérien
© AMBEROLA / FRÉMEAUX & ASSOCIÉS - GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2000.

Les artistes / The Artists
Hélène Baillargeon
(Saint-Martin de Beauce, 28 août 1916–Montréal, 25 septembre 1997)
Après avoir étudié la chanson folklorique avec Alfred Laliberté et Marius Barbeau, elle anime des émissions de radio et de télévision dès le début des années 1950, travaillant fréquemment avec le folkloriste Alan Mills pour faire connaître notre folklore aux jeunes.
Hélène Baillargeon
After studying folk singing with Alfred Laliberté and Marius Barbeau, she started presenting radio and television programmes from the early fifties onwards, often working with Alan Mills, passing fol­klore on to the younger generation.


Georges Beauchemin
(Nicolet, 17 juin 1891 - Montréal, 25 février 1957)
Vétérinaire pour le gouvernement fédéral, il poursuivit parallèlement une carrière sur ­disques et à la radio jusqu’en 1936. Son répertoire, surtout composé de chansons françaises et de versions de succès américains, comportait quelques refrains de folklore.
Georges Beauchemin
Working as a vet for the federal government, he also made a career in the record and radio world until 1936.  His repertory mainly comprised French songs and versions of American hits, including some folklore.


Mary Travers-Bolduc
(Newport, Gaspésie, 24 juin 1894–Montréal, 20 février 1941)
Devenue professionnelle à 34 ans à cause d’une situation économique difficile, Mary Bolduc composa, en une dizaine d’années, une centaine de chansons, plusieurs étant déri­vées direc­tement d’airs folklo­riques.
Mary Travers-Bolduc
Mary Bolduc turned professional at the age of 34 due to financial problems and in a ten-year period composed about a hundred songs, many derived directly from folk tunes.


Louis Chartier
(St. Paul, Minnesota, c. 1895–c. 1970)
Après ses études en musique à Montréal, ce brillant ténor enregistra, de 1919 à 1938, près d’une centaine de chansons, touchant avec autant de brio à l’opéra, l’opérette, la ­chanson de variété, la chanson pour enfants et les airs folkloriques.
Louis Chartier
After studying music in Montreal, this brilliant tenor recorded about a hundred songs in the 1919 to 1938 period, ranging from opera, operetta, variety music, children’s songs and folk tunes.


Eugène Daigneault
(St. Albans, Vermont, 14 septembre 1895–Montréal, 27 janvier 1960)
Une des premières vedettes des Veillées du bon vieux temps (1921-1941) au ­Monument-National, Eugène Daigneault connait une brillante carrière à la radio, sur disques et à la télévision où il incarne le père Ovide des «Belles histoires des pays d’en haut».
Eugène Daigneault
One of the first stars of the Veillées du bon vieux Temps (1921-1941) at the Monument National.  Daigneault boasted a brilliant career on the radio, records and on television.


Alexandre Desmarteaux
(Montréal, c. 1880–1926)
Après ses débuts dans le vaudeville en 1901, Alexandre Desmarteaux touche également à la chanson légère et enregistre à New York au début des années 1920 des chansons de folklore orchestrées pour section de cuivres. Il était le père de Paul Desmarteaux, ­parte­naire d’Olivier Guimond et le Curé Labelle des «Belles histoires des pays d’en haut» (SRC, ­1956-70).
Alexandre Desmarteaux
With a vaudeville debut in 1901, Alexandre Desmarteaux also recorded some folk songs in New York in the early twenties.


Paul Dufault
(Saint-Hélène de Bagot, 10 décembre 1872–Saint-Hyacinthe, 20 juin 1930)
Un des ténors de concert les plus appréciés dans son pays, Paul Dufault s’est également produit au Canada, aux États-Unis, en Chine, au Japon et dans plusieurs pays d’Orient. Comme beaucoup d’artistes lyriques de son époque, il incorporait des chansons de folklore à son répertoire.
Paul Dufault
A highly appreciated tenor in France, Canada, America, China, Japan and in several countries in the East who included some folk in his repertoire.


Omer Dumas
(Saint-Antoine-Abbé, 1er avril 1889–Montréal, 9 juillet 1980)
Violoniste autodidacte, Omer Dumas fonde, au milieu des années 1930, le groupe folklo­rique Les Ménestrels du Québec dont feront partie au fil des ans Mariette Vaillant, son épouse, le pianiste Léo LeSieur, l’accordéonniste Saturno Gentilletti ainsi que le fantaisiste Réal «Ti-Gus» Béland.
Omer Dumas
A self-taught violinist, Omer Dumas founded the folklore group ‘Les Ménestrels du Québec’ in the thirties which comprised his wife Mariette Vaillant, Léo LeSieur, Saturno Gentilletti and Réal ‘Ti-Gus’ Béland.


Conrad Gauthier
(Montréal, 18 août 1885–14 février 1964)
Après avoir fait du théâtre à compter de 1901, il fonde en 1921 les célèbres Veillées du bon vieux temps. Pendant vingt ans, des centaines d’artistes de folklore se succédèrent sur la scène du Monument-National. Il était lui-même un interprète des plus appréciés qui a enregistré chez Columbia et His ­Master’s Voice de 1919 à 1931.
Conrad Gauthier
A theatre artist who founded the famous ‘Veillées du bon vieux Temps’ in 1921.  For twenty years, hundreds of folk artists performed on the stage of the Monument-National.  He was himself a highly appreciated interpreter who recorded for Columbia and His Master’s Voice from 1919 to 1931.


Éva Gauthier
(Ottawa, 20 septembre 1885–New York, 26 décembre 1958)
Nièce du premier ministre Wilfrid Laurier, Éva Gauthier fait partie de la tournée d’Emma Albani en 1905 et se produit par la suite partout dans le monde. La soprano a enregistré à New York en 1917 une dizaine de chansons folkloriques.
Eva Gauther
Niece of Prime Minister Wilfrid Laurier, Eva Gauthier participated in Emma Albani’s 1905 tour and then appeared around the world.  This soprano cut about ten folk records in New York in 1917.


Les Grenadiers impériaux
Quatuor vocal formé en 1932 par: Paul-Émile Corbeil (Montréal, 5 octobre 1905–10 janvier 1965), Léopold Fortin, François Brunet et Gaston Nolin. Albert Viau (Montréal, 6 novembre 1910) remplaça Fortin en 1934. David Rochette remplaça Gaston Nolin à la fin des années 1930; Associés de très près à La Bonne Chanson, les Grenadiers existèrent jusqu’à la fin des années 1940. (Sur la photographie: Paul-Émile Corbeil, Albert Viau, François Brunet et David Rochette.)
Les Grenadiers Impériaux
A vocal quartet created in 1932 comprising Paul-Emile Corbeil, Léopold Fortin (later replaced by Albert Viau), François Brunet and Gaston Nolin (later replaced by David Rochette).  The group existed until the end of the forties.


Ludovic Huot
(Beauharnois, 1897–Miami, c. 1970)
Membre du Trio lyrique, Ludovic Huot fonde en 1938 le choeur des Débutantes, dont fera notamment partie Pierrette Alarie. Il quitte le Trio lyrique en 1940, sa carrière personnelle l’amenant à se produire en Amérique du Sud et un peu partout aux États-Unis où il termi­nera sa vie.
Ludovic Huot
Ludovic Huot, a member of the ‘Trio Lyrique’ founded the ‘Choeur des Débutantes’ in 1938 which included Pierrette Alarie.  He left the Trio in 1940 when his personal career led him to South America and over the United States where he spent the rest of his days.

Jacques Labrecque
(Saint-Benoit-du-Lac, 8 juin 1917–Longueuil, 18 mars 1995)
Après des études en art lyrique, Jacques Labrecque fait la promotion de notre folklore à Londres et à Paris où il réside jusqu’au milieu des années 1950. Par la diversité et la richesse de son répertoire, il demeure un des maîtres du genre au Québec.
Jacques Labrecque
After studying lyric art, Jacques Labrecque promoted the folklore from Quebec in London and Paris where he stayed until the mid-fifties.  He is considered as a master of the genre due to the diversity and richness of his repertory.


Ovila Légaré
(Montréal, 21 juillet 1901–19 février 1978)
Intéressé par le folklore dès le début des années 1920, Ovila Légaré ­devient lui aussi une vedette des «Veillées du bon vieux temps» du Monument-National. En plus de ses succès folkloriques sur scène et sur disques, il connaitra pendant 50 ans une brillante carrière à la radio, au cinéma et à la télévision, comme comédien, chanteur et scripteur et est sûrement l’un des artistes les plus complets que le Québec ait comptés.
Ovila Légaré
Légaré became interested in folklore in the early twenties then became one of the stars of the Monument-National’s ‘Veillées du bon vieux Temps’.  Further to his success on stage and on disc, he also had a brilliant radio, cinema and television career for fifty years, making him an acclaimed artist in Quebec.


Anna Malenfant
(Shédiac, Nouveau-Brunswick, 16 octobre 1905–Montréal, 15 juin 1988)
Membre du Trio lyrique, elle a également connu une belle carrière de soliste à l’opéra, à l’opérette et en concerts, en plus de chanter le folklore de son Acadie natale.
Anna Malenfant
Anna Malenfant was a member of the ‘Trio Lyrique’ and was also an opera, operetta and concert soloist.  She also sang the folklore of her homeland.


Charles Marchand

(Saint-Paul l’Ermite, 10 juin 1890–Montréal, 1er mai 1930)
Inspiré par Théodore Botrel, il fonde la revue Le Carillon canadien (organe de La Bonne Chanson) en 1922, en plus de faire une vaste promotion du folklore traditionnel seul et avec le Quatuor de Bytown qu’il a fondé.
Charles Marchand
Inspired by Théodore Botrel, he founded ‘Le Carillon canadien’ in 1922 and promoted traditional folklore alone and with the Quatuor de Bytown which he founded.


Alan Mills
(Lachine, 7 septembre 1913–Montréal, 14 juin 1977)
D’abord journaliste, Alan Mills fait la promotion du folklore des provinces canadiennes, ­souvent en duo avec Hélène Baillargeon à compter des années 1950.
Alan Mills
Alan Mills debuted as a journalist before promoting the folklore of Canadian provinces, often as a duo with Hélène Baillargeon as from the fifties.


Le Quatuor Alouette
Quatuor vocal formé en 1930 par Roger Filiatrault (baryton; Montréal, 5 février 1905–Lesage, 27 avril 1973), Jules Jacob (ténor; Saint-Prosper de Champlain, 1906–Ville Mont-Royal, 16 janvier 1969), Émile Lamarre (basse; Montréal, 25 septembre c. 1906), André Trottier (basse). Oscar O’Brien (Ottawa, 7 septembre 1892–Montréal, 20 septembre 1958) fut leur directeur musical jusqu’en 1945. Le Quatuor se produisit au Canada, aux États-Unis, en ­Europe et en Amérique du Sud et se fit entendre à la radio pendant plus de 30 ans.
Le Quatuor Alouette
A vocal quartet created in 1930 with Roger Filiatrault, Jules Jacob, Emile Lamarre and André Trottier, under the musical direction of Oscar O’Brien until 1945.  The Quatuor performed in Canada, the United States, Europe and in South America and was broadcast over the radio for more than 30 years
.

Le Trio Lyrique
Trio vocal formé en 1932 par Lionel Daunais (Montréal, 31 décembre 1902–18 juillet 1982), Anna Malenfant (Shédiac, 16 octobre 1905–Montréal, 15 juin 1988), Ludovic Huot (Beauharnois, 1897–Miami, vers 1970), Jules Jacob (Saint-Prosper de Champlain, 1906–Ville Mont-Royal, 16 janvier 1969) remplaça Ludovic Huot en 1940. Le trio fut actif jusqu’au milieu des ­années 1960. (Sur la photographie: Jules Jacob, Anna Malenfant et Lionel Daunais.)
Le Trio Lyrique
A vocal trio created in 1932 with Lionel Daunais, Anna Malenfant and Ludovic Huot (to be replaced by Jules Jacob in 1940).  The trio remained active until the mid-sixties.


Les Troubadours de Bytown
Charles Marchand (baryton), Émile Boucher (ténor), Miville Belleau (basse) et Fortunat Champagne (basse). Quatuor vocal formé en 1926 pour les célébrations du centenaire de la ville d’Ottawa, qui porta le nom de Bytown de 1826 à 1855. À la mort de Marchand en 1930, Lionel Daunais le remplaça jusqu’à ce que le groupe cesse ses activités un an plus tard.
Les Troubadours de Bytown
A vocal quartet comprising Charles Marchand, Emile Boucher, Miville Belleau and Fortunat Champagne.  The quartet was created in 1926 for the centenary celebrations of Ottawa which was known as Bytown from 1826 to 1855.  After Marchand’s death in 1930, Lionel Daunais replaced him until the group stopped its activities a year later.

Albert Viau
(Montréal, 6 novembre 1910)
Fut pendant une grande ­partie de sa carrière associé à La Bonne Chanson de l’abbé ­Gadbois avant de se consacrer à l’enseignement.
Albert Viau
Was associated with Abbé Gadbois ’‘La Bonne Chanson ‘ for much of his career before turning to the world of teaching.


CD 1 
1          Envoyons d’l’avant nos gens     2:53
Charles Marchand
Columbia 4049F
(enr: New York, mars 1926)

2     Les soirées de Québec         3:01
Les Grenadiers Impériaux
Bluebird B-1265(paru: Montréal, mai 1942)
Roland Van de Goor au piano

3          À Saint-Malo,    beau port de mer        2:09
Jacques Labrecque
Pathé AT-1029(paru: Paris, janvier 1953)
Harmonisations: Victor Bouchard
Orchestre dirigé par Jacques Metehen

4           À la claire fontaine   2:01
Le Quatuor Alouette
transcription privée(enr: Montréal, 12 janvier 1954)
Harmonisations: Roger Filiatrault

5    L’alouette chanta le jour           1:46  
(Mon père m’y marie)
Le Trio lyrique
transcription privée(enr: Montréal, 16 février 1947)
Orchestre dirigé par Alan McIver

6          Alouette             2:45
Les Troubadours de Bytown
HMV 263551
(paru: Montréal, décembre 1928)

7          Mon merle         1:35
Les Grenadiers impériaux
Bluebird B-1268
(paru: Montréal, juin 1942)
Roland Van de Goor au piano

8     Vive la Canadienne  2:25
Éva Gauthier
Victor 72905
(enr: New York, 4 avril 1917)
Quatuor vocal: Paul Haskell, Justin Lawry, William Tucker et Jasper D. Thomas

9           Mon père, y m’a marié 2:15 
(Hi-han la lirette)
Alexandre Desmarteaux
Columbia E4945
(enr: New York, septembre 1920)

10    Le petit cotillon blanc         2:36
Ovila Légaré
Starr 15689
(enr: Montréal, 5 mars 1930)
Mary Bolduc, harmonica

11         Marie Calumet  2:47
Conrad Gauthier
HMV 263506
(paru: Montréal, janvier 1927)

12    Je m’en vais au marché     2:52
Mary Bolduc
Starr 16226
(enr: Montréal, 23 février 1939)

13          Le bal chez Boulé     2:21
Jacques Labrecque
Pathé AT-1029
(paru: Paris, janvier 1953)
Harmonisations: Victor Bouchard
Orchestre dirigé par Jacques Metehen

14         Dans Paris, y’a t-une Brune         1:59
Anna Malenfant
transcription privée
(enr: Montréal, 25 février 1945)
Orchestre dirigé par Alan McIver

15     La visite du Jour de l’An    2:07
Charles Marchand
Columbia 4041F
(enr: New York, mars 1926)

16    Su’l joli vent       2:33
Les Troubadours de Bytown
HMV 263559
(paru: Montréal, décembre 1928)

17    V’là l’bon vent   2:01
Quatuor Alouette
RCA Victor 56-5107
(paru: Montréal, 1943)Harmonisations: Oscar O’Brien

18     Marie-Madeleine        3:05
Mariette Vaillant
Bluebird 55-5375
(paru: Montréal, juin 1950)
Omer Dumas, violon et dir. musicale

19   En passant par la Lorraine          2:26
Paul DufaultStarr 12011
(enr: Montréal, juin 1921)

20   Les Filles de la Rochelle          2:48
Georges Beauchemin
His Master’s Voice 263608
(paru: Montréal, septembre 1929)

21   Isabeau (L’enlèvement en mer) 3:08
Louis Chartier
Brunswick 3417(enr: New York, 5 novembre 1926)

22    Isabeau s’y promène          2:38
Jacques Labrecque
London FC-128(enr: Londres, juin 1949)
Orchestre dirigé par Bruce Campbell

23     Le petit mousse noir        3:01

Albert Viau & François Brunet
Bluebird 55-5201(paru: Montréal, juillet 1943)

24      Partons, la mer est belle      3:33
Jacques Labrecque
Pathé PG-759(paru: Paris, 1953)
Harmonisations: Victor Bouchard Orchestre dirigé par Jacques Metehen
Durée totale   63:00

CD 2        
1       Maluron malurette  2:49
Conrad Gauthier
His Master’s Voice 263525
(paru: Montréal, juin 1928)

2    On est Canayen ou ben on l’est pas 3:05
Eugène Daigneault
Starr 15673(enr: Montréal, 10 janvier 1930)
Mary Bolduc, harmonica et guimbarde Ovila Légaré, choriste

3       Le fils du roi s’en va chassant   2:07
Jacques Labrecque
London FC-123(enr: Londres, juin 1949)
Orchestre dirigé par Bob Farnon

4         Les cinq jumelles      2:32   
(Little Brown Jug)
Mary Bolduc
Starr 15907(enr: Montréal, 6 mars 1935)

5          C’est pas l’affaire des filles   2:57   
(La destinée, la rose au bois)
Alexandre Desmarteaux
Columbia E7192(enr: New York, mars 1921)

6       Mon chapeau de paille      2:32
Albert Viau
Bluebird B-1291(paru: Montréal, octobre 1942)
Quatuor à cordes dirigé par Roland Van de Goor

7         J’entends le moulin  1:28
Les Grenadiers impériaux
Bluebird B-1268(paru: Montréal, juin 1942)
Roland Van de Goor au piano

8     Boum badiboum          1:28
Jacques Labrecque
Folkways FG-3560(enr: New York, 1954)

9   Tenaouich’ Tenaga, Ouich’ka       1:19
Alan Mills
Chant du Monde FWX-M-53001(enr: New York, 1953)

10    Y’a longtemps que j’couche par terre          1:59
Mary Bolduc
Starr 15591(enr: Montréal, 12 avril 1929)

11 Comme t’as un beau casque          2:15
Eugène Daigneault
Starr 15655(enr: Montréal, 21 novembre 1929)
Mary Bolduc, harmonica et guimbarde

12     Là-bas sur ces montagnes         1:29
Alan Mills & Hélène Baillargeon
Folkways FW-759(enr: New York, 1954)

13       Quand j’étais chez mon père     1:57       
(apprenti-pastouriau)
Jacques LabrecqueLondon FC-128(enr: Londres, juin 1949)
Orchestre dirigé par Bruce Campbell

14   Meunier, tu dors  1:40
Le Quatuor Alouette
transcription privée(enr: Montréal, 25 février 1945)

15      Le p’tit avocat          1:27
Alan Mills & Hélène Baillargeon
Folkways FP-918(enr: New York, 1954)

16   Sur la route de Berthier     2:57
Les Grenadiers impériaux
Bluebird B-1268(paru: Montréal, juin 1942)
Roland Van de Goor au piano

17        C’est l’aviron (La jolie Rochelle)         2:11
Le Quatuor Alouette
RCA Victor 56-5109(paru: Montréal, 1943)
Harmonisations: Oscar O’Brien

18      Martin La Grand’ Barbe     2:10
Eugène Daigneault
Starr 15603(enr: Montréal, 29 mai 1929)

19         Les Raftman  2:52
Jacques Labrecque
Pathé PG-759(paru: Paris, janvier 1953)
Harmonisations: Victor Bouchard; orchestre dirigé par Jacques Metehen

20        Ah! si mon moine voulait danser        1:08
Ludovic Huot & les Débutantes
Starr 16165(enr: Montréal, 3 juin 1938)
Note: Pierrette Alarie faisait partie des Débutantes

21          L’eschaouette   0:58
Jacques Labrecque
London FC-128(enr: Londres, juin 1949)
Orchestre dirigé par Bruce Campbell

22       Dans les prisons de Nantes       2:31
Charles Marchand
Columbia 4041F(enr: New York, mars 1926)

23   Dans les prisons de Nantes       4:49
Jacques Labrecque
Pathé AT-1029(paru: Paris, janvier 1953)
Harmonisations: Victor Bouchard
Orchestre dirigé par Jacques Metehen

24        C’est la belle Françoise      2:01
Albert Viau & François Brunet
Bluebird B-1205(paru: Montréal, juillet 1940)
Ensemble à cordes dirigé par Roland Van de Goor

25         Le marchand de velours        2:40
Ovila Légaré
Columbia 34147F(enr: New York, février 1928)

26    Ah! toi, belle hirondelle       2:39
Jacques Labrecque
London FC-124(enr: Londres, juin 1949)
Orchestre dirigé par Bob Farnon, avec les Mitchell Chorus
Durée totale 60:00

AMBEROLA
Amberola est une société québécoise de restauration et d’édition du patrimoine audio canadien et international, dirigée par Martin Duchesne et distribuée au Canada par Sélect.Amberola développe avec Frémeaux & Associés des actions de sauvegarde des archives audios sous forme d’ouvrages sonores commercialisés dans le monde entier par Frémeaux & Associés.Par ailleurs, Amberola est le bureau exclusif de promotion de Frémeaux & Associés au Canada, et coordonne la commercialisation des produits Frémeaux & Associés avec Sélect, distributeur des deux entités.

FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

Frémeaux & Associés, un des premiers éditeurs de patrimoine sonore au monde, effectue dans les domaines de la musique, de la littérature et de l’histoire des ouvrages de référence accompagnés d’un livret qui constitue un véritable appareil documentaire critique.Implanté dans 32 pays, Frémeaux & Associés est le label le plus primé au monde au nombre de références avec 400 distinctions pour 300 références.

CD Québec - 100 ans de chansons folkloriques © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 ENVOYONS D L AVANT NOS GENS - MARCHAND02'53
02 LES SOIREES DE QUEBEC - GRENADIERS IMPERIAUX03'01
03 A SAINT MALO BEAU PORT DE MER - LABRECQUE02'09
04 A LA CLAIRE FONTAINE - LE QUATOR ALOUETTE02'01
05 L ALOUETTE CHANTA LE JOUR (MON PERE M Y MARIE) - LE TRIO LYRIQUE01'46
06 ALOUETTE - TROUBADOURS DE BYTOWN02'45
07 MON MERLE - GRENADIERS IMPERIAUX01'35
08 VIVE LA CANADIENNE - GAUTHIER02'25
09 MON PERE Y M A MARIE (HI HAN LA LIRETTE) - DESMARTEAUX02'15
10 LE PETIT COTILLON BLANC - LEGARE02'36
11 MARIE CALUMET - GAUTHIER02'47
12 JE M EN VAIS AU MARCHE - BOLDUC02'52
13 LE BAL CHEZ BOULE - LABRECQUE02'21
14 DANS PARIS Y A T IL UNE BRUNE - MALENFANT01'59
15 LA VISITE DU JOUR DE L AN - MARCHAND02'07
16 SU L JOLI VENT - TROUBADOURS DE BYTOWN02'33
17 V LA L BON VENT - LE QUATOR ALOUETTE02'01
18 MARIE MADELEINE - VAILLANT03'05
19 EN PASSANT PAR LA LORRAINE - DUFAULT02'26
20 LES FILLES DE LA ROCHELLE - BEAUCHEMIN02'48
21 ISABEAU (L ENLEVEMENT EN MER) - CHARTIER03'08
22 ISABEAU S Y PROMENE - LABRECQUE02'38
23 LE PETIT MOUSSE NOIR - VIAU03'01
24 PARTONS LA MER EST BELLE - LABRECQUE03'33
CD 2
01 MALURON MALURETTE - GAUTHIER02'49
02 ON EST CANAYEN OU BEN ON L EST PAS - DAIGNEAULT03'05
03 LE FILS DU ROI S EN VA CHASSANT - LABRECQUE02'07
04 LES CINQ JUMELLES - BOLDUC02'32
05 C EST PAS L AFFAIRE DES FILLES - DESMARTEAUX02'57
06 MON CHAPEAU DE PAILLE - VIAU02'32
07 J ENTENDS LE MOULIN - GRENADIERS IMPERIAUX01'28
08 BOUM BADIBOUM - LABRECQUE01'28
09 TENAOUICH TENAGA OUICH KA - MILLS01'19
10 Y A LONGTEMPS QUE J COUCHE PAR TERRE - BOLDUC01'59
11 COMME T AS UN BEAU CASQUE - DAIGNEAULT02'15
12 LA BAS SUR CES MONTAGNES - MILLS01'29
13 QUAND J ETAIS CHEZ MON PERE - LABRECQUE01'57
14 MEUNIER TU DORS - LE QUATOR ALOUETTE01'40
15 LE P TIT AVOCAT - MILLS01'27
16 SUR LA ROUTE DE BERTHIER - GRENADIERS IMPERIAUX02'57
17 C EST L AVIRON (LA JOLIE ROCHELLE) - LE QUATOR ALOUETTE02'11
18 MARTIN LA GRAND BARBE - DAIGNEAULT02'10
19 LES RAFTMAN - LABRECQUE02'52
20 AH SI MON MOINE VOULAIT DANSER - HUOT01'08
21 L ESCHAOUETTE - LABRECQUE00'58
22 DANS LES PRISONS DE NANTES - LABRECQUE02'31
23 DANS LES PRISONS DE NANTES - MARCHAND04'49
24 C EST LA BELLE FRANCOISE - VIAU02'01
25 LE MARCHAND DE VELOURS - LEGARE02'40
26 AH TOI BELLE HIRONDELLE - LABRECQUE02'39
"Québec" par Répertoire

“Que vous soyez amateur de chansons françaises ou de chansons traditionnelles, cette anthologie s’adresse à vous.” Étienne BOURS, RÉPERTOIRE




"Québec" par Le Monde de la Musique

“En réaction à la pression anglophone, la population francophone s’était reconnue dans les chansons du chansonnier breton, et son exemple encourageait les Québécois à promouvoir leur propre patrimoine chanté. Un néo-folklore vit le jour, idéalisant les valeurs antérieures à l’exode rural. En se disséminant sur le territoire canadien après avoir traversé l’Atlantique, ces chansons avaient souvent connu des variantes mélodiques et poétiques notoires d’une province à l’autre. On appréciera également le dépouillement des interprétations d’Alan Mills. Accompagné de sa seule guitare, il annonce très précisément Félix Leclerc. Tous nos suffrages vont évidemment à La Bolduc, parolière effrontée et turluteuse virtuose qui échappe à tous les académismes. D’une interprétation plus convenue, Ah! Si mon moine voulait danser par Ludovic Hot & les Débutantes n’est cependant pas sans nous laisser rêveur. Une belle contribution patrimoniale.” Franck BERGEROT, LE MONDE DE LA MUSIQUE




« Admirable travail de “résurrection” du folklore québécois » par La Revue d’histoire du Québec

Enfin, nos vraies chansons folkloriques réunies ! Grâce aux recherches archivistiques et discographiques des Québécois Martin Duchesne et Robert Thérien, nous redécouvrons avec enchantement 50 chansons populaires québécoises devenues pratiquement introuvables depuis la disparition du soixante-dix-huit tours. Parmi les titres proposés ici dans leur version d’origine, signalons Envoyons d’l’avant nos gens de Charles Marchand, Vive la Canadienne par Eva Gauthier (enregistrement de 1917), On est Canayen ou ben on l’est pas d’Eugène Daigneault, Dans Paris, y a-t-une brune par Anna Malenfant (chanson reprise en 1980 dans une version « rock » par le groupe Garolou). Plusieurs de ces titres sont souvent servis dans d’autres chansons : Maluron malurette, Le fils du roi s’en va chassant. On remarque aussi plusieurs interprétations de Jacques Labrecque, dont A Saint-Malo, beau port de mer, A toi belle hirondelle, et la valse Partons la mer est belle. Plusieurs de ces mélodies sembleront familières, car certains titres ont été repris ou font partie de notre mémoire collective, mais on ne pouvait pas trouver sur CD les versions originales (souvent les meilleures). Cet admirable travail de « résurrection » du folklore québécois se compare aisément à ce que font pour le folklore américain d’avant les années 1950 des compagnies indépendantes comme Yazoo Records (Etats-Unis) et JSP Records (en Grande-Bretagne). Ces enregistrements sont d’époque et en mono, parfois radiophoniques ou repiqués d’un disque ; mais la richesse et l’authenticité de ces mélodies compenseront leurs limites techniques. Les chorales du XXIe siècle pourront puiser dans ce répertoire presque inépuisable de nombreuses « bonnes chansons » qui donneront une épaisseur historique à leur répertoire. Les paroles ne sont toutefois pas incluses. Ce double CD faisant revivre le Quatuor Alouette, le Trio lyrique, les Grenadiers impériaux et tant d’autres artistes sera indispensable pour toute bibliothèque publique. LA REVUE D'HISTOIRE DU QUEBEC