WASHBOARD SAM

SWINGING THE BLUES 1935 - 1947

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Livret : 32 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA263

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Un des artistes essentiels du Chicago Blues des années 1935-47, Washboard Sam a créé un blues swinguant et à la bonne humeur contagieuse. Ce coffret regroupe certains des titres les plus brillants de son œuvre copieuse.
Gérard Herzhaft

Les coffrets « The Quintessence » jazz et blues, reconnus pour leur qualité dans le monde entier, font l’objet des meilleurs transferts analogiques à partir des disques sources, et d’une restauration numérique utilisant les technologies les plus sophistiquées sans jamais recourir à une modification du son d’origine qui nuirait à l’exhaustivité des informations sonores, à la dynamique et la cohérence de l’acoustique, et à l’authenticité de l’enregistrement original. Chaque ouvrage sonore de la marque « Frémeaux & Associés » est accompagné d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie.
Edition sous la direction de Gérard Herzhaft et Patrick Frémeaux, Editorialisation par Claude Colombini. 

Frémeaux & Associés’ « Quintessence » products have undergone an analogical and digital restoration process which is recognized throughout the world. Each 2 CD set edition includes liner notes in English as well as a guarantee.

"La Maison Frémeaux et Gérard Herzhaft appliquent une formule amplement gagnante. Ici des connaisseurs compétents choisissent ce qui est le plus marquant, musicalement, esthétiquement et historiquement, à une époque donnée dans la production d'un artiste. En outre, ces disques restent dans le catalogue pour des périodes trés longues, au contraire des productions américaines ou anglaises."
Robert Sacré - Soul Bag

“A quand un bureau au ministère de la culture pour Patrick Frémeaux...“
Blues ’N’ Rhythm
"Gérard Herzhaft, le maître d’œuvre de cette récolte connaît tout du blues" 
Répertoire
"Gérard Herzhaft est notre Diderot du blues"
Virgin Mégapresse
"Vous découvrirez toute la passion d'un spécialiste qui dévoile ainsi son amour pour cette musique."
Jazz Notes
“You’ve got to hand it to Frémeaux & Associés. This French company is a prime source for excellent collections of talented, obscure American roots artists. So what do the French know about Texas music? A lot more than most Americans, apparently.“
Dirty Linen
"La collection Quintessence Blues est une véritable démarche encyclopédique Française sur l'histoire de la culture populaire américaine."
Jazzman
"Encore une très intéressante compilation à mettre au crédit de Frémeaux & Associés et dont Gérard Herzhaft est le maître d’œuvre."
Jazz Hot

Droits d'éditorialisation : Groupe Frémeaux Colombini SAS."
WASHBOARD SAM fa263

WASHBOARD SAM
THE BLUES

SWINGING THE BLUES
1935 - 1947





CD 1
01. MAMA DON’T ALLOW N°2  C-1059 (Davenport)       3’04
02. CRAZY ABOUT NANCY JANE  100941 (M. Brown)          3’31
03. I LOVE ALL MY WOMEN  01882   2’59
04. COME ON IN  01884     2’40
05. NASHVILLE, TENNESSEE  01886         3’04
06. EASY RIDIN’ MAMA  07614 (M. Rainey)        3’14
07. BACK DOOR  07616        3’09
08. WASHBOARD’S BARRELHOUSE SONG  016500     2’59
09. WANT TO WOOGIE SOME MORE  016501       2’37
10. LADIES’ MAN  016502  3’13
11. WHERE WERE YOU LAST NIGHT?  016505      2’56
12. MY WOMAN’S A SENDER  020141       3’09
13. DOWN AT THE OLD VILLAGE STORE  020148         3’06
14. THE GAL I LOVE  020149      2’43
15. MY BUCKET’S GOT A HOLE IN IT  020808 (C. Williams) 2’44
16. WALKIN’ IN MY SLEEP  030815   2’53
17. WASHBOARD SWING  030816          3’01
18. WASN’T HE BAD?  034796  2’52

Tous les titres composés par Robert Brown (Washboard Sam) sauf lorsque signalés

Washboard Sam, vcl/wbd +
(1) Big Bill Broonzy, g; Black Bob, pno. Chicago, 3 juillet 1935
(2) Big Bill Broonzy, g; Black Bob, pno. Chicago, 5 août 1936
(3)(4)(5) Big Bill Broonzy, g; Black Bob, pno; prob. John Lindsay, bs. Chicago, 21 décembre 1936
(6)(7) Big Bill Broonzy, g; Black Bob, pno; Arnett Nelson, clnt; bs. Aurora, Ill. 4 mai 1937
(8)(9)(10)(11) Big Bill Broonzy, g; Black Bob, pno; Arnett Nelson, clnt; bs. Aurora, Ill. 11 novembre 1937
(12)(13)(14) George Barnes, g; Big Bill Broonzy, g; Black Bob, pno; Arnett Nelson, clnt; bs. Aurora, Ill. 14 mars 1938
(15) Big Bill Broonzy, g; Black Bob, pno; Herb Morand, tpt; Bill Owsley, t-sax; bs. Aurora, Ill. 16 juin 1938
(16)(17) Big Bill Broonzy, g; Black Bob or Joshua Altheimer, pno; Herb Morand, tpt; Bill Settles, bs. Aurora, Ill. 16 décembre 1938
(18) Big Bill Broonzy, g; Joshua Altheimer, pno; Buster Bennett, alto-sax; Ransom Knowling, bs. Chicago, 15 mai 1939

CD 2
01. DIGGIN’ MY POTATOES  034797          2’56
02. I LOVE MY BABY  034798         3’16
03. BEAUTY SPOT  044073    2’19
04. BEALE STREET SHEIK  049042 (Stokes-Montgomery)     2’54
05. MORNING DOVE BLUES  049343 (Carr/Blackwell/Brown)          2’38
06. JUST GOT TO HOLD YOU  049373      2’41
07. AIN’T YOU COMIN’ HOME TONIGHT?  059127            2’39
08. COME ON BACK  059128      2’40
09. EVERY TUB STANDS ON ITS OWN BOTTOM  059130          3’06
10. DOWN AT THE BAD MAN’S HALL  059190        2’33
11. TRAVELING MAN  059191          2’59
12. BROADCAST BLUES  070376      3’17
13. DO THAT SHAKE DANCE  074061        2’53
14. HOW CAN YOU LOVE ME?  074062 (Broonzy)  3’16
15. DON’T HAVE TO SING THE BLUES  074682    2’52
16. I JUST COULDN’T HELP IT  D7-VB-318        3’04
17. LOVE ME OR LET ME BE  D7-VB-1081    2’57
18. DOLLAR IS YOUR BEST FRIEND  D7-VB-1135        3’02

Tous les titres composés par Robert Brown (Washboard Sam) sauf lorsque signalés

Washboard Sam, vcl/wbd +
(1)(2) Big Bill Broonzy, g; Joshua Altheimer, pno; Buster Bennett, alto-sax; Ransom Knowling, bs. Chicago, 15 mai 1939
(3) Big Bill Broonzy, g; Horace Malcolm, pno; Buster Bennett, alto-sax; bs. Chicago, 7 novembre 1939
(4) Big Bill Broonzy, g; Horace Malcolm, pno; bs. Chicago, 22 mars 1940
(5) Big Bill Broonzy, g; poss; Joshua Altheimer, pno; Buster Bennett, alto-sax; bs. Chicago, 29 juillet 1940
(6) Big Bill Broonzy, g; Blind John Davis, pno; Buster Bennett, alto-sax; bs. Chicago, 5 août 1940
(7)(8)(9) Big Bill Broonzy, g; Horace Malcolm, pno; Leroy Bachelor, bs; Josephine Kyles, vcl on (9). Chicago, 16 janvier 1941
(10)(11) Big Bill Broonzy, g; Simeon Henry, pno; William Mitchell, bs. Chicago, 31 janvier 1941
(12) Big Bill Broonzy, g; Memphis Slim, pno; Alfred Elkins, bs. Chicago, 4 novembre 1941
(13)(14)(15) Big Bill Broonzy, g; Roosevelt Sykes, pno; Frank Owens, alto-sax; Ransom Knowling, bs. Chicago, 31 juillet 1942
(16) Big Bill Broonzy, g; Roosevelt Sykes, pno; J.T. Brown, t-sax; Willie Dixon, bs. Chicago, 18 février 1947
(17)(18) Willie Lacey, g; Bob Call, pno; Oett «Sax» Mallard, t-sax; Ransom Knowling, bs; Judge Riley, dms. Chicago, 4 novembre 1947.

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Washboard Sam a été un des artistes essentiels du Chicago blues des années 1935-45. Très populaire parmi les Noirs de la grande cité des bords du Lac Michigan grâce à son brin de blues swinguant et jazzy à la bonne humeur contagieuse, Sam gratte son washboard, chante d’une voix profonde et forte et a une plume acerbe, humoristique et pleine de verve. Ce coffret regroupe certains des titres les plus brillants de son oeuvre copieuse.

UNE VIE TRES MAL CONNUE
Washboard Sam a enregistré près de 200 titres entre 1935 et 1953. La plupart du temps, il s’agit de compositions personnelles qui ont souvent été reprises par d’autres artistes. Certains morceaux - comme Diggin’ my potatoes - sont devenus des standards du blues, encore interprétés de nos jours. Qu’un artiste aussi prolifique soit si mal documenté en dit long sur le manque d’intérêt que le Chicago blues d’avant guerre a suscité pendant très longtemps. On cherche en vain la moindre interview de Washboard Sam alors qu’il a joué sporadiquement jusqu’à sa mort. Il a même figuré furtivement sur un microsillon du label Spivey dans les années 60 mais cette présence n’a pas donné lieu à un entretien, juste une médiocre photo qui montre un homme vieilli. A l’exception de Bill Benson qui a déterré certaines informations sûres, aucun autre chercheur ne s’est lancé dans la moindre investigation concernant cet important bluesman. Et les textes de pochette des quelques rééditions en microsillon de Sam sont souvent dénués d’information. En 1971, Don Kent note justement que «Washboard Sam serait considéré aujourd’hui comme une superstar». Mais rien sur ses influences, ses années d’enfance ni même sur sa vie à Chicago! D’après Big Bill Broonzy - certainement pas un informateur très fiable - , Washboard Sam aurait en fait été son demi-frère, le fils illégitime de Frank Broonzy. Et c’est Broonzy qui l’aurait fait venir de son Arkansas natal à Chicago en 1932. Grâce à Bill Benson, la date de naissance de Robert Brown est située précisément.

Il arrive sur terre dans la petite communauté de Walnut Ridge, Arkansas, le 15 juillet 1910. Sur le certificat de naissance, le père est signalé «inconnu» et la mère, Mrs Brown, âgée de 16 ans à ce moment, est qualifiée de «sans profession». Il semble que Ms Brown ait vite abandonné son fils qui sera probablement élevé dans un orphelinat de Texarkana.Le lieu de naissance du futur Washboard Sam est situé à la frontière de l’Arkansas et du Texas. L’Etat de l’Arkansas jouxte celui du Mississippi ainsi que la ville de Memphis (West Memphis, la banlieue noire est dans l’Arkansas et non plus dans le Tennessee). Les musiciens de cette partie Est de l’Arkansas sont évidemment très marqués par les blues de Memphis et du Delta, genres dont ils font d’ailleurs partie la plupart du temps. Par contre, l’extrême ouest de l’Arkansas est une région isolée du reste de l’Etat par le massif des Ozarks et entièrement tournée vers le Texas et la Louisiane. Il est infiniment probable que les influences musicales qu’ait subies Robert Brown ont été celles du jazz de la Nouvelle Orléans, du blues du Texas et de Louisiane ainsi que, substantiellement,dles orchestres à cordes de la country music texane qui faisaient danser les ouvriers du pétrole. Il y a plus que des éléments du Western Swing (cf Western Swing FA 032), combinés à des emprunts au jazz New Orleans et au Chicago blues dans la musique qu’enregistrera Washboard Sam à partir de 1935.

DE L’ARKANSAS A CHICAGO VIA MEMPHIS
On ne sait pas trop dans quelles circonstances Robert Brown est devenu un musicien. Ni quand il a quitté l’Arkansas. Hammie Nixon se souvient avoir joué avec lui à Memphis, sans doute à la fin des années 20. «C’était un jeune gars, toujours bien habillé. Il grattait son washboard avec n’importe quel musicien des rues. Il nous suivait, Sleepy John et moi, et on a joué ensemble assez souvent. A l’époque, il s’appelait Bob Brown. Et quand je l’ai revu à Chicago des années plus tard, il était devenu Washboard Sam! Je ne sais vraiment pas pourquoi il avait pris ce nom de Sam...». Robert Brown-Washboard Sam a-t-il joué avec les jug bands de Memphis? En tout cas, il n’a pas enregistré à l’époque. Le washboard était relativement répandu dans le Sud. Cet instrument, fréquemment utilisé dans les musiques sudistes, notamment dans le premier jazz, est en fait un instrument de percussion bricolé. Il est constitué d’une planche à laver que l’on a recouverte d’une tôle ondulée. Le joueur de washboard passe des dés à tous ses doigts et frotte, frappe ou gratte son instrument. Dans les années 30, il y a eu un certain renouveau de cet instrument pittoresque, dans le cadre des orchestres de washboards. Et il est probable que lorsque Washboard Sam part tenter sa chance à Chicago, sans doute vers 1932, sa planche à laver ne soit pas du tout perçue comme un instrument «campagnard». En fait, avec ses costumes trois pièces, ses chemises à jabot, ses cravates voyantes et sa planche à laver, Washboard Sam est à la page à Chicago. Il va rapidement s’imposer sur la scène du blues de la grande ville et en devenir une des vedettes.

ROBERT BROWN, LESTER MELROSE ET BIG BILL BROONZY
Il semble que ce soit Big Bill Broonzy, parent, ami ou simple «découvreur de talents»?, qui ait repéré Washboard Sam dans les rues et les bars de Chicago et l’ait présenté à Lester Melrose en 1935. Melrose est alors en train de devenir le producteur (et sans doute l’inspirateur principal) du Chicago blues de cette époque. Rappelons que Melrose est un Blanc né en 1891 dans une banlieue de Chicago, d’abord pompier et épicier avant d’ouvrir, en 1922, en compagnie de son frère Walter un magasin de musique. Très intéressé par la musique populaire noire, particulièrement le jazz, Melrose publie les compositions de King Oliver et Jelly Roll Morton. Il gagne ainsi suffisamment d’argent pour être convaincu qu’il y a là un vivier à exploiter. Il tend l’oreille vers le ghetto noir. C’est lui qui «découvre» alors Tampa Red, Big Bill Broonzy et bien d’autres. A partir de 1934, Melrose devient le producteur-agent artistique-découvreur de talents des labels Columbia et Bluebird. Il sera, dès lors, responsable de 90 % des disques de blues édités par ces labels avant la guerre. Au passage, il s’attribue le copyright de quantité de compositions de «ses» artistes qu’il a souvent, à vrai dire, modifiées et produites à sa convenance. La grande popularité de ce «Melrose Sound» est due tout autant aux qualités musicales du genre et des artistes qu’au message de l’auteur-chanteur destiné à faire rire, pleurer, danser et réfléchir. Dans les années 30, le Chicago blues décrit la vie du ghetto avec une verve et un souffle littéraires tout-à-fait remarquables.Il faut croire que le courant est très vite passé entre Melrose et Washboard Sam.

Il est fort probable qu’ils partageaient les mêmes idées musicales. Aucun autre bluesman du «Bluebird Sound», même Broonzy, ne sera en effet plus fidèle aux conceptions de ce blues jazzy que Melrose a promu. Et il est possible que Sam ait influencé la nature même de ce genre. Quoi qu’il en soit, non seulement Sam enregistre sans discontinuer jusqu’en 1942 mais ses compositions, habiles, rouées et pleines d’humour sont aussi enregistrées par la plupart des autres artistes de l’écurie Melrose: Jazz Gillum, Casey Bill Weldon, Tampa Red, John Lee «Sonny Boy» Williamson et bien sûr Big Bill Broonzy. Big Bill est d’ailleurs présent à la guitare dès le premier enregistrement de Washboard Sam le 20 juin 1935. Et accompagnera le musicien sur la quasi totalité de ses disques. La guitare swinguante de Big Bill contribue d’ailleurs souvent pour beaucoup à la réussite artistique de bien des morceaux. Quoi qu’il en soit, le premier disque de Robert Brown sort sous le nom de Ham Gravy pour une raison inconnue. Cela peut étayer la théorie avancée par certains: c’est Lester Melrose qui aurait donné à Robert Brown le surnom de Washboard Sam lors de la deuxième séance de l’artiste, le 3 juillet 1935.

WASHBOARD SWING
Mama don’t allow n°2 est une réussite totale : la voix de Washboard Sam qui semble sortir d’une barrique de whiskey - comment un homme si jeune a-t-il une voix pareille? -, l’accompagnement de Broonzy comme du superbe pianiste Black Bob transfigure cette vieille pièce de jug band en un morceau moderne, substantiellement urbain et terriblement jazzy. Le succès commercial semble être au rendez vous et Washboard Sam ne va plus cesser d’enregistrer. Dès 1936, la présence permanente d’une contrebasse assure encore davantage de swing aux titres gravés par Sam. En fait, à l’exception de Big Bill Broonzy et, plus tard, des Harlem Hamfats de Joe Mc Coy, aucun autre bluesman du Chicago des années 30 ne développera un swing aussi constant et assuré. Même s’il enregistre et compose de nombreux blues, la musique que développe Washboard Sam s’éloigne souvent notablement du blues proprement dit. Et cela explique aussi la défaveur dont il a été frappé auprès des amateurs blancs des années 60 et 70, bien plus intéressés par le caractère ethnique des bluesmen ruraux, dans le Mississippi ou à Chicago, que par les vedettes des ghettos urbains. La musique de Washboard Sam est fortement marquée par le jazz populaire de son temps, notamment par un Cab Calloway. Mais on trouve aussi de fortes réminiscences du Western Swing texan qui, via Milton Brown, Bob Wills et leurs émules, est en train de faire un tabac auprès des publics blancs mais aussi noirs du Sud Ouest.

Washboard Sam ajoute dans sa musique et adopte bien des éléments et des thèmes du jazz des années 30. Mais il a une manière unique de les faire mijoter dans une marmite paysanne ( façon de chanter, de marquer le tempo, présence constante de la guitare, utilisation d’images compréhensibles aux immigrants ruraux de Chicago) qui donnent à ses disques un fumet gouleyant particulièrement appuyé. Melrose utilise Sam pour accompagner divers artistes. Les injonctions incessantes de Sam qui semblent galvaniser ceux qu’il accompagne, son dynamisme apparent même en studio, encore plus que son jeu de washboard contribuent à la réussite de nombre de disques de Broonzy, Memphis Slim, Bumble Bee Slim, Frank Edwards, Jazz Gillum, Curtis Jones, Little Bill Gaither, Yank Rachell, Red Nelson, John Lee «Sonny Boy» Williamson ou Bukka White!Washboard Sam empile les succès: Back door (qui deviendra Tell me mama chez les autres bluesmen); Diggin’ my potatoes; Ladies man; Down at the old village store et le désopilant Walkin’ in my sleep auraient, selon certaines sources, dépassé les cent mille exemplaires vendus. Ce qui, à l’époque, est considérable. Ce succès est attesté par la présence de façon continue de Washboard Sam dans les studios. La musique de Sam se pare de caractéristiques de plus en plus urbaines et jazzy avec l’adjonction de cuivres: le clarinettiste Arnett Nelson, le trompettiste Herb Morand, le saxophoniste Bill Owsley.

Il semble cependant que la présence de ces musiciens de jazz, habitués de studios, lors de séances du Bluebird blues, ne correspondait pas à la musique que l’on entendait effectivement dans les tavernes. Là, le leader n’était jamais entouré de saxophones ou de clarinettes mais de guitares, basse, piano, éventuellement et plus tard batterie et parfois d’un harmonica. C’est aussi l’idée de Melrose de faire figurer le guitariste électrique de jazz (et blanc), le tout jeune George Barnes, sur plusieurs séances de 1938. Une expérimentation musicalement très réussie mais qui sera éphémère. Il faudra en fait attendre plusieurs années pour que la guitare électrique soit vraiment présente dans le Chicago blues.Memphis Slim a jadis déclaré que Washboard Sam ne jouait jamais en concert ni en club mais passait son temps entre la bouteille et la prison. Parlait-il des années 50 lorsque Memphis Slim jouait à Chicago? Cette assertion ne s’applique en tout cas pas à la période 1936-41 puisque les archives du Chicago Defender mentionnent 134 fois le nom de Washboard Sam animant des galas, concerts, cérémonies diverses durant ces années-là. Comme le Defender ne donne de loin pas toutes les «dates» des musiciens à Chicago, cela signifie en fait que Sam devait jouer constamment pour le public noir.

UNE OEUVRE IMPORTANTE ET SOUVENT BRILLANTE
Une activité discographique aussi intense et le désir de capitaliser sur des formules à succès engendrent bien sûr une certaine monotonie. Avec huit à dix titres par séance et trois ou quatre séances d’enregistrement par an, il est difficile de faire une musique variée. D’autant plus que le public plébiscite la manière et le son de Washboard Sam et qu’il achète les disques justement pour les retrouver. Le qualificatif de «monotone» a été longtemps accolé, et notamment par la critique britannique, à tout le Bluebird Sound et à Washboard Sam en particulier. Cela n’est vrai qu’en partie. N’oublions pas que ces disques sortaient sous forme de 78t, deux titres, un tempo rapide et un tempo lent en général et qu’ils n’étaient pas destinés à être entendus en continu. Comme les quelques anthologies consacrées à Washboard Sam qui ont paru en microsillon dans les années 60 et 70 étaient particulièrement mal ficelées, l’impression de déjà entendu prévalait et donnait une image tronquée de la musique de Washboard Sam. Cette présente anthologie qui puise dans la plus large partie de l’oeuvre de cet artiste, apparie des pièces dansantes, jazzy et swinguantes - qui dominent largement l’oeuvre de Sam - avec des blues profonds (les merveilleux The gal I love, Where were you last night? et Morning dove blues), des lectures très excitantes de thèmes chers aux orchestres à cordes (Crazy about Nancy Jane, d’ailleurs associé au Western Swing) ou des morceaux qui annoncent le futur Rhythm & Blues (Do that shake dance). En effet, Washboard Sam, tout comme les Harlem Hamfats, peuvent à juste titre être considérés comme des précurseurs du Rhythm & Blues.Mais l’œuvre de Sam est encore plus remarquable par ses textes: un humour sardonique, un sens de l’auto-dérision, la capacité à dresser en quelques images le portrait des gens et des lieux du Chicago noir. Au-delà de la chanson, il y a pratiquement l’oeuvre d’un sociologue qui s’exprimerait en vers. Il est d’ailleurs curieux que l’on étudie aujourd’hui dans certaines Universités américaines les superbes textes des bluesmen ruraux du Delta mais que l’on néglige totalement la plume, si juste et si tranchante, de compositeurs aussi remarquables que Peetie Wheatstraw, Big Bill Broonzy, Jazz Gillum, Bumble Bee Slim (à qui nous avons à chacun d’eux consacré un coffret de cette collection «The Blues») et, bien sûr, Washboard Sam.

LE TOURNANT DE LA GUERRE
Washboard Sam, peut-être encore davantage que les autres artistes du Chicago blues des années 30, aura du mal à survivre aux changements de goûts de la clientèle noire durant les années de guerre (cf Chicago Blues, 1940-47 FA 150). L’immigration des Sudistes vers Chicago est alors massive. Et ces travailleurs originaires du Mississippi ou de l’Arkansas qui dansaient avec le blues rugueux des juke joints sudistes ne se reconnaît guère dans la musique, swinguante et urbaine, d’un Washboard Sam. Le Petrillo’s ban qui gèle tout enregistrement entre 1942 et 1944, à la fois pour des raisons techniques (pénurie des matières premières nécessaires à la fabrication des disques) que pour des raisons syndicales (la concurrence des juke-boxes est jugée trop effrénée par nombre de musiciens d’orchestres) provoque une césure visible dans le Chicago blues. Washboard Sam (tout comme son ami Big Bill Broonzy) est particulièrement touché par ces changements. Sa musique était basée presque entièrement sur des éléments qui, en 1945, appartiennent à une autre époque, un monde que les années de guerre ont noyé. Ils apparaissent terriblement datés aux oreilles des nouveaux acheteurs noirs.Signe qui ne trompe pas: si Jazz Gillum, Tampa Red, Memphis Minnie retrouvent le chemin des studios dès 1944 ou 1945, Sam devra attendre le 18 février 1947 pour enregistrer à nouveau! Et les résultats sont loin d’être probants. Sam semble fatigué, sa voix s’est détériorée. Malgré la présence de musiciens comme le jeune et fort doué guitariste électrique Willie Lacey ou le pianiste Roosevelt Sykes qui, lui, est en train de réussir sa reconversion vers le Rhythm & Blues, les dernières séances de Sam pour RCA-Victor (qui a abandonné le logo Bluebird) semblent souvent de difficiles répliques de ce qu’il faisait quelques années auparavant.

Mais tout est cependant loin d’être indigne et I just can’t help it ou Dollar is my best friend sont encore de belles compositions à l’humour grinçant. Mais ces disques se vendent très mal et, après deux séances douloureuses en 1949, Washboard Sam disparaît des studios.A-t-il continué à jouer dans les tavernes de Chicago? Big Bill Broonzy prétendait qu’il était entré dans la police de Chicago (!) mais selon Len Kunstadt et Willie Dixon, Sam aurait continué à jouer régulièrement dans les tavernes et les cocktail lounges de la ville, en compagnie d’un pianiste et d’un contrebassiste. Washboard Sam était certainement encore une figure connue des Noirs de Chicago dans les années 50 puisque Willie Dixon - qui a, de toute évidence, été influencé par Sam - le met en scène (avec d’autres personnalités pittoresques du ghetto, sans doute plus réelles qu’imaginaires) dans sa célèbre composition Wang dang doodle qui sera un succès pour Howlin’ Wolf et Koko Taylor!Quoi qu’il en soit, Washboard Sam enregistre à nouveau, cette fois pour Chess, en juin 1953. En compagnie de Big Bill Broonzy (qui semble aussi fatigué que lui), de Memphis Slim et de Big Crawford (peut-être du guitariste Lee Cooper?), Sam grave onze titres dont seulement trois seront édités commercialement à l’époque. Probable signe du scepticisme des frères Chess pour ce come-back peu glorieux. Diggin’ my potatoes, ré-enregistré en 1953, ne paraîtra que dix ans plus tard sous le nom de... Little Walter! La plupart des titres surgiront dans les années 60 en microsillon et révèlent un leader bien loin de sa meilleure forme.Le Blues Revival des années 60 effleure Washboard Sam.

Il est présent sur l’excellent Chicago Blues enregistré et édité en 1963 mais il s’y contente de gratter de sa planche à laver. Il passe pour avoir encore enregistré, cette fois en leader d’une formation qui aurait compris Homesick James et Big Walter Horton, en 1964 et 1965 pour Len Kunstadt (le mari de Victoria Spivey et l’animateur du petit label Spivey) ainsi que pour Willie Dixon. Mais nous n’avons aucune trace tangible de ces séances. On signale aussi une autre séance inédite du 19 mai 1964 pour une radio suédoise en compagnie de Blind John Davis. D’autres rumeurs prétendent aussi qu’il devait participer à l’American Folk Blues Festival en 1964 puis en 1965 mais que son état de santé lui aurait interdit le voyage. S’il avait pu se joindre à ces tournées historiques, nul doute que sa réputation eût été bien différente auprès des amateurs européens qui allaient, pour trois décennies, devenir les principaux soutiens économiques du blues.Quoi qu’il en soit, Washboard Sam ne connaîtra pas les salles du Vieux Continent. Il meurt le 13 novembre 1966 d’une crise cardiaque.

LES TITRES:
Mama Don’t Allow N°2 : Mama don’t allow n°1 a été le premier titre enregistré par Robert Brown sous le nom de Ham Gravy le 20 juin 1935, avec pour seuls accompagnements les guitares de Big Bill Broonzy et du mystérieux Louis Lasky. Mais ce morceau - avec la voix du chanteur très mal assurée - apparaît surtout comme un brouillon de Mama don’t allow n°2 que nous préférons proposer ici. Robert Brown, désormais Washboard Sam, a trouvé la juste manière de chanter sa musique, entre blues shouter de grand orchestre et bonimenteur de medicine show. Big Bill et le pianiste Black Bob prennent de nombreux solos imaginatifs. Le thème lui-même - le détournement jazzy d’une comptine célèbre pour enfants - est attribué généralement à Cow Cow Davenport mais il semble provenir des jug bands de Louisville ou de Memphis qui s’en servaient pour démontrer à tour de rôle la virtuosité des divers instrumentistes.

Crazy About Nancy Jane : Ce morceau est copyrighté par Milton Brown et Bob Wills qui l’ont enregistré le 9 février 1932 (cf Rock’n’Roll Vol. 1 FA 351) mais il apparaît, sous une forme ou un autre, dans le répertoire de plusieurs string-bands avant cette date.

I Love All My Women : Même si Washboard Sam n’est toujours entouré que de Big Bill, Black Bob et d’un contrebassiste (sans doute John Lindsay), il sort pendant un temps ses disques sous le nom: «Washboard Sam and His Washboard Band», sans doute pour émarger à la vogue de ce genre d’orchestre dans les années 30. L’introduction de Big Bill, ses solos et ses contrechants derrière le solo de piano de Black Bob sont des modèles de swing. On trouvera difficilement dans le blues des 30’s un guitariste qui sache swinguer à ce point. Le thème (Washboard dit aimer toutes ses femmes quelles que soient leurs couleurs de peau) est, comme souvent chez Sam, léger, érotique, humoristique et surtout prétexte à la danse.

Come On In : «Come on in, baby, ain’t nobody here but me/ Take this liquor, take that wine». Cette invitation pressante adressée à sa petite amie sur un mode mineur et une progression d’accords de ragtime fleure bon le jazz New Orleans. C’est un Black Bob, impérial, qui prend tous les solos.

Nashville, Tennessee : Un blues sur, fait rare!, la cité de Nashville, Tennessee et le train qui emporte le chanteur. Ton et paroles pleins de nostalgie avec la mention des feux bleus et rouges du train, une figure familière des blues de l’époque (y compris chez Robert Johnson).

Easy Ridin’ Mama : Un morceau qui provient du répertoire des chanteuses jazzy des années 20, Easy ridin’ mama (from Tennessee) possède une structure qui mèle blues et pop. Arnett Nelson est particulièrement efficace, surtout sur son deuxième solo de clarinette.

Back Door : Il s’agit de la première version enregistrée de Tell me mama, ici sous le titre de Back Door. Jazz Gillum en fera un succès en 1942; le morceau sera repris (et modifié) par Little Walter en 1953. La clarinette d’Arnett Nelson, très prééminente, fait l’originalité de cette version.

Washboard’s Barrelhouse Song : «Barrelhouse song» est bâti sur les structures habituelles des morceaux de Tommy Johnson, un des grands bluesmen du Mississippi, ici le familier «Buddy Brown». Encore une fois, la clarinette de Nelson est l’instrument vedette.

Want To Woogie Some More : C’est Arnett Nelson qui introduit ce boogie woogie sur tempo moyen sur un rythme métronomique assuré par Big Bill et le contrebassiste (apparemment toujours John Lindsay). Nous sommes en 1937 et la vogue du boogie woogie - qui deviendra un vent de folie - commence à pointer.

Ladies’ Man : Un thème dansant qui prolonge celui de «Back door». Sam passe son temps à distraire les femmes mariées tandis que les maris sont absents: «Makin’ love to the women is the only work I do». On remarquera le solo de Big Bill Broonzy tout en accords, particulièrement swinguant.

Where Were You Last Night? : Le thème, l’atmosphère et même les paroles de ce titre ressemblent beaucoup au Love in vain de Robert Johnson. Washboard démontre avec maestria qu’il sait aussi interpréter des blues profonds.

My Woman’s A Sender : Dans la tradition des musiques noires, Sam vante les mérites de sa femme dans toutes ses facettes et dans toutes ses activités, de la cuisine au lit et jusqu’à sa capacité à manier les armes, poignard et fusil! Avec des solos subtils de Arnett Nelson.

Down At The Old Village Store : Une pièce très réminiscente des orchestres de New Orleans avec, pour la dernière fois sur disque avec Sam, le clarinettiste Arnett Nelson, juteux à souhait. Ainsi que des solos du guitariste électrique (alors âgé de 16 ans) George Barnes. Barnes, un jeune blanc, avait été remarqué par Lester Melrose, toujours à l’affût de sons qui renouveleraient son Bluebird Sound. Barnes sera ainsi le premier guitariste électrique à enregistrer du blues durant l’année 1938 derrière plusieurs artistes de Chicago. Il fera ensuite une importante carrière dans le jazz et la country music, en fait une de grandes influences de Chet Atkins avec qui il enregistrera à plusieurs reprises.

The Gal I Love : Toujours l’excellent George Barnes avec un toucher expressif et vibrant sur ce beau blues à la façon de Big Bill qui se contente de tenir le rythme.

My Bucket’s Got A Hole In It : Cette composition de Clarence Williams est interprétée avec l’enthousiasme et le swing habituels à Sam. Pendant quelque temps, Washboard Sam va être entouré (en studio au moins) du trompettiste Herb Morand et du saxophoniste Bill Owsley. Quelles que soient les qualités de ces «souffleurs», ils sont loin d’avoir l’imagination et la verve de Arnett Nelson. Il est à remarquer que ce My bucket’s got a hole in it qui, sauf erreur, ne sera plus enregistré par un artiste noir, reviendra en force après la guerre dans la country music avec un énorme succès pour T-Texas Tyler (cf Rock’n’Roll 1947 FA 353) puis pour... Hank Williams!

Walkin’ In My Sleep : La plupart des thèmes de Washboard Sam sont des pièces légères, sautillantes, vaguement cochonnes et pleines d’humour. L’histoire de ce somnambule qui marche dans la nuit «sans vêtements sur lui», arrêté par la police puis jugé pour attentat à la pudeur est assez irresistible et a d’ailleurs été un gros succès pour Washboard Sam. Sam, accusé par les voisins sacandalisés, la police puis le juge, se défend à chaque stade de ses mésaventures d’avoir tenté de rejoindre sa maîtresse dans une tenue indécente mais plaide: «Je ne suis qu’un somnambule».

Washboard Swing : Une pièce très similaire à la précédente, avec un pont très jazzy en plus. L’accent est ici mis  sur une nouvelle danse, le «washboard swing» qui entraîne même grand’père à sautiller avec grand’mère!

Wasn’t He Bad? : Pour cette séance du 15 mai 1939, Washboard Sam est débarrassé de la présence quelque peu encombrante de Herb Morand et Owsley et bénéficie de l’apport du bon altoiste Buster Bennett et surtout probablement du pianiste Joshua Altheimer.

Diggin’ My Potatoes : Le plus gros succès commercial de Washboard Sam et le morceau qui restera toujours associé à ce musicien. Avec le rythme de Big Bill et de Washboard et les injonctions du leader, Diggin’ my potatoes «déménage» en diable et sera ré-enregistré à plusieurs reprises par Sam avant d’être repris par de très nombreux bluesmen et rockers.

I Love My Baby : Tempo et atmosphère similaires pour ce jump blues avec le pianiste particulièrement efficace. Malheureusement, les solos de Buster Bennett ne sont pas tout-à-fait en harmonie avec l’esprit du morceau.

Beauty Spot : Encore une pièce à la manière néo-orléanaise. L’atmosphère débridée et swinguante est curieusement à l’opposé de la gravité des textes, un pamphlet contre l’abus de drogue: «That’s goin’ ruin your beauty spot some of these days/ If you stay on that cocaine...». Avec de superbes solos de piano par Horace Malcolm et de guitare électrique par Big Bill Broonzy.

Beale Street Sheik : Nous sommes en 1940 et le succès de Washboard Sam auprès des Noirs de Chicago ne semble pas se ralentir. Ce blues de facture classique (avec des emprunts à certaines images du Mississippi blues) est inspiré du tandem Frank Stokes-Dan Sane qui, sous le nom de «Beale Street Sheiks» ont fait les beaux jours du Memphis de la fin des années 20. Big Bill est toujours à la guitare électrique.

Morning Dove Blues : Une belle introduction et un solo de Big Bill (de retour à la guitare acoustique) pour un blues à la Leroy Carr avec un effet de falsetto de Sam particulièrement émouvant. Le texte mêle certaines images de How long blues et Corinna.

Just Got To Hold You : Un ragtime blues avec la structure de Mama let me hold your hand - qui a inspiré le morceau - par Sam qui fait des avances à la femme d’un autre. «If she flag my train/ I’m sure gonna take her home».

Ain’t You Comin’ Home Tonight? : Sam s’est attaché les services de la pulpeuse chanteuse Josephine Kyles pour ce titre swinguant avec des solos du pianiste Horace Malcolm.

Come On Back : Un autre ragtime rockant, ce Come on back permet encore à Malcolm et Broonzy de prendre de beaux solos de piano et de guitare. Le texte salue le retour en force de la croissance économique qui permet à Sam de retrouver un job bien payé et de demander ainsi à sa petite amie de revenir vivre avec lui. Mais nous sommes en janvier 1941 et ce boom est dû à la guerre en Europe et en Asie qui ne va pas tarder à avoir des conséquences moins réjouissantes pour les Américains.

Every Tub Stands On Its Own Bottom : Un blues parlé rempli de sentences au bon sens paysan. Willie Dixon - qui, à nos oreilles, a été substantiellement influencé par Washboard Sam - composera beaucoup de morceaux de ce genre. Excellent solo de Broonzy, de nouveau à la guitare électrique.

Down At The Bad Man’s Hall : Un des titres les plus intéressants de l’oeuvre de Sam qui met en scène toutes sortes d’incidents qui se sont produits dans un célèbre dancing de Chicago. Il dresse en deux ou trois traits des portraits saisissants de personnages du Chicago noir, filles faciles, bagarreurs, truands. Du grand art qui fait comprendre pourquoi les Noirs de Chicago achetaient tant les disques de Washboard Sam. «A ball was given at the Bad man’s Hall/ Some folks call it the bad man’s ball/ Now at the Bad Man’s Hall/ We sure did have a time». Ce morceau évoque parfois comme une esquisse de Wang Dang Doodle que Dixon composera dans les années 50, décrivant là aussi toutes sortes de personnages pittoresques de Chicago, incluant... Washboard Sam!

Traveling Man : Malgré une similtude de titres, ce Traveling man là n’a que peu de rapport avec la composition de Luke Jordan, devenue un standard du blues de la Côte Est et du folk. Malgré le rythme endiablé et le ton enjoué, il s’agit ici d’une histoire tout-à-fait dramatique décrivant avec forces détails la mort d’un homme fuyant la police, finalement abattu d’une balle dans la tête. Sa mère pleure devant son cadavre tandis que Sam, d’un ton guilleret, exhorte Big Bill à prendre un solo.

Broadcast Blues : Cette séance du 4 novembre 1941 (un mois avant Pearl Harbour) rassemble Sam, Big Bill, un jeune Memphis Slim - le pianiste de Chicago qui monte - et le contrebassiste Alfred Elkins. Broadcast blues est un beau blues low down à la façon de Broonzy.

Do That Shake Dance : Washboard Sam retourne dans les studios une dernière fois avant le Petrillo’s ban, le 31 juillet 1942. Il enregistre 12 titres en compagnie de l’omniprésent Big Bill, du saxophoniste Frank Owens et d’un pianiste qui est, alternativement, Memphis Slim ou, comme ici, Roosevelt Sykes. Le Shake dance est une forme de spectacle fréquent dans les clubs de Chicago des années 40-50: une dame peu vêtue, souvent avec des tenues exotiques, qui se remue en rythme pendant les entr’actes mais aussi durant certains morceaux. Les danseuses étaient très présentes dans les orchestres de blues et de Rhythm & Blues et attiraient beaucoup de monde. C’est une dimension essentielle de la musique populaire noire urbaine que, évidemment et malheureusement, le disque ne peut restituer.

How Can You Love Me? : Un blues lent dû à la plume de Big Bill, très présent ici à la guitare électrique. Son superbe solo annonce ceux du Chicago blues d’après-guerre.

Don’t Have To Sing The Blues : Retour au jump blues endiablé avec cette nouvelle pièce de vantardise du ghetto: «I was born in the alley/ Raised in a lion’s den/ I make all my spare time/ Taking women from their men». Willie Dixon perpetuera l’esprit de ce genre de morceaux avec Hoochie coochie man ou I’m a man.

I Just Couldn’t Help It : Il faut plus de quatre ans à Washboard Sam pour revenir en studio. Sa première séance d’après-guerre a lieu à Chicago le 18 février 1947, bien après tous ses collègues et concurrents. Cela prouve certainement que son brin de jump blues, teinté de ragtime, n’était plus guère à la mode parmi les nouveaux Noirs. Avec Big Bill, le piano très musclé de Roosevelt Sykes, le saxophone de J.T. Brown (qui restera longtemps avec Elmore James) et la contrebasse de Willie Dixon, I just couldn’t help it est un excellent morceau, plein de swing et d’entrain, mais qui, jazzy et urbain, apparaît certainement loin des goûts des Noirs du ghetto qui vont très bientôt plébisciter Muddy Waters.

Love Me Or Let Me Be : Ce blues (encore une fois parlé) dâte du 16 octobre 1947 et tente de toute évidence de moderniser la musique de Sam avec un jeu de piano très «Chicago blues» du vétéran Bob Call. Mais Sam, à la voix fatiguée, semble perdu dans un passé révolu.

Dollar Is Your Best Friend : Nous terminons cette sélection avec cette composition rouée sur l’amitié qui ne résiste pas aux ennuis d’argent. Le batteur Judge Riley, là aussi, fait de son mieux pour donner une apparence plus moderne à la musique de Sam. Mais peine perdue: Big Bill prend le même solo classique que quinze ans auparavant et Washboard Sam semble de plus en plus las. A part deux courtes séances ultérieures pour Victor en 1949 et celle, pathétique, pour Chess en 1953, Washboard Sam ne reviendra plus en studio.
Gérard HERZHAFT
Auteur de «La Grande Encyclopédie du Blues» (Fayard)
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 1999.

SOURCES:
ALL MUSIC GUIDE TO BLUES.- Miller-Freeman, San Francisco: 1996
BAS-RABERIN Philippe,Ed..-Les Incontournables du Blues.-Filipacchi, Paris, 1994.:
DEMETRE (Jacques) & CHAUVARD (Marcel).- Voyage au pays du blues.- CLARB, Paris, 1995
DIXON (Willie).- I am the blues.- Da Capo, New York, 1989
GOODRICH & DIXON.- Recording the Blues.- Studio Vista, London, 1971
ROWE (Mike).- Chicago breakdown.- Edison, London, 1973
LEADBITTER (Mike),Ed.- Nothing but the blues.- Hanover Books, Londres, 1971
ROWE (Mike).- Chicago Breakdown.- Da Capo; New York, 1981.
Divers numéros de Soul Bag, Blues & Rhythm, Blues Unlimited, Blues World, Living Blues, Ecouter/Voir.

Textes de pochettes de Jean Buzelin, Jacques Demêtre, Don Kent, Jacques Morgantini, Victor Pearlin, Neil Slaven, Chris Smith, Pete Welding.

english notes
A major figure in the Chicago Blues in the years between 1935-45, Washboard Sam’s brand of swinging, jazzy and humorous blues was very popular in the black ghettoes of Chicago.  This set contains a selection of the best from his enormous output.

THE UNKNOWN WASHBOARD SAM
Despite recording nearly 200 sides between 1935 and 1953, mostly his own compositions,  Washboard Sam remains a mystery. Some of his blues, such as Diggin’ My Potatoes, have become standards, much recorded by blues artists even today.  That so few details could be known about such a prolific artist reflects the long lack of interest in pre-war Chicago blues.  Although he recorded sporadically until his death in 1966, he was never interviewed. When he recorded for the Spivey label in the 60’s, the opportunity to talk to him and take some photographs was ignored. Researchers have likewise tended to ignore this major blues figure.  The sleevenotes on LP reissues are nearly always devoid of information.  So we know nothing of his influences or upbringing in Chicago.Big Bill Broonzy - not the most reliable of witnesses - claimed that he was his half-brother whom he brought to Chicago from Arkansas in 1932.  We do know  - thanks to researcher Bill Benson - that he was born Robert Brown in Walnut Ridge, Arkansas on 15 July 1910.  The birth certificate cites his father as “unknown” and his mother, aged 16, as having no occupation.  She appears to have lost no time in abandoning her son, who was probably brought up in an orphanage in Texarkana. Walnut Ridge lies on the border of Arkansas and Texas. While the musicians of the eastern border areas near Mississippi and Tennessee naturally show the influence of the Memphis blues and the blues of the Delta, the western tip of the State beyond the Ozarks is completely oriented towards Texas and Louisiana.  It is highly probable that Robert Brown’s influences were New Orleans jazz, Texas and Louisiana blues and the Texas string bands which entertained the oil workers.The music Washboard Sam recorded from 1935 shows the major influence of Western Swing (see Western Swing - FA 032) and elements borrowed from New Orleans jazz and Chicago blues.

TO CHICAGO VIA MEMPHIS
We do not know how Washboard Sam became a musician, nor when he left Arkansas.  Hammie Nixon remembers playing with him in Memphis, probably at the end of the 20’s. “He was a kid, always well dressed.  He’d play his washboard with any musician on the streets.  He followed Sleepy John and me and often played with us. He was called Bob Brown then...  I don’t know why he called himself Sam...”  Does this mean that he played with the jug bands in Memphis?  He certainly did not record at this time.  The washboard was widely used as a percussion instrument in southern music, mainly early jazz, and there was a fashion for washboard bands in the 30’s.  When Washboard Sam arrived in Chicago in about 1932, his washboard was probably not regarded as a hillbilly instrument at all.  Indeed, dressed to kill and with a washboard, he was the coolest thing around.  Sam rapidly became one of the stars of the blues scene in the city.

BROWN, MELROSE & BROONZY
It would seem that it was Big Bill who plucked Sam out of the streets and bars and introduced him to Lester Melrose, the enormously influential producer and progenitor of Chicago blues. Melrose was white, though very interested in black popular music.  He started by publishing jazz compositions, realised that he could make a living, and trawled the ghetto, where he discovered Tampa Red, Broonzy and many others.  In 1934 he was appointed artistic director for the Columbia and Bluebird labels, responsible for discovering new talent and involved in some way with 90% of the blues issued by those labels before the war.  As producer, he had no compunction in assigning himself the copyright for many of “his” artists’ compositions .  The “Melrose Sound” owed its popularity to the qualities of the music and artist as well as to the humorous, sad, reflective or rhythmical content of the songs. The Chicago blues of the 30’s described ghetto life with a truly remarkable gusto and literary flair.It is likely that Melrose and Washboard Sam were on the same wavelength, and formed an instant rapport.  Not even Broonzy reflected Melrose’s jazz-influenced blues ideas more than Sam. Possibly Sam had an influence himself on the development of the genre. Whatever the truth of the matter, not only did he record solidly up to 1942, but his compositions were also recorded by most of the other artists in the Melrose stable: Jazz Gillum, Casey Bill Weldon, Tampa Red, Sonny Boy Williamson and of course Broonzy, who was ever-present on guitar from the moment Sam started recording on 20 June 1935. His swinging guitar accompaniments contribute much to the artistic success of many of Sam’s recordings.  We cannot know why, but Sam’s first record was issued under the name of Ham Gravy; this supports the theory that it was Melrose who gave the young Robert Brown the name Washboard Sam at his second session on 3 July 1935.

WASHBOARD SWING
Mama Don’t Allow No 2 is a marvellous performance: a voice that seems to come from a whisky-barrel (how can such a youngster have such a voice?) and superb accompaniment by Broonzy and Black Bob transform this old jug band number into an up-to-date, urban and jazzy tour de force.  Commercial success followed and Sam would now record without a break until 1942.  From 1936, a bass was added to the line-up for even more swing. Apart from Big Bill, and later the Harlem Hamfats, no other Chicago bluesman would swing so much and so confidently during the 30’s.  Although he recorded and wrote many blues, Washboard Sam’s music strayed far from the confines of the blues as such, which is probably why he was looked upon with disfavour by 60’s and 70’s collectors who were much more interested in the brooding ethnic qualities of the rural bluesmen than the stars of the urban ghettoes. Washboard Sam’s music is much influenced by the popular jazz of the time, particularly Cab Calloway, but there are also strong echoes of the Texan Western Swing which was proving to be such a hit with black and white alike in the South-West. Sam uses many of the elements of 30’s jazz in his music, but uniquely manages to mix them with country influences (voice, tempo, guitar accompaniment, use of images immediately comprehensible to rural immigrants) giving his records a particularly attractive flavour.  Melrose used Sam to accompany numerous artists, and his constant encouragement always seems to galvanise them while his washboard playing contributes much to the success of the records.Many of the hits here (Back Door, Diggin’ My Potatoes, Ladies Man, Down At The Old Village Store and the hilarious Walkin’ In My Sleep) sold over 100000 copies, a huge number in those days.  He added jazz clarinet, saxophone, trumpet to the mix, making the music even more urban and jazz-like, taking it further from the music of the bars where just guitar, bass, piano and possibly drums and harmonica was the standard line-up. It was Melrose’s idea to include jazz electric guitar in several 1938 sessions (played by George Barnes), a successful experiment but one soon abandoned.  It would be several years before the electric guitar would really make itself felt in Chicago blues.

A FIGURE OF SOME IMPORTANCE

Sam made so many records, often using the same successful formula, that inevitably a certain monotony creeps in. But he gave the public what it wanted.Over the decades, the word “monotonous” has often been used to describe the Bluebird Sound and Washboard Sam in particular, but this is only partly true. It must be remembered that the records came out as two-sided 78’s, usually with a fast and a slow side, and were never meant to be heard one after the other. As the few vinyl compilations of Washboard Sam’s work that appeared in the 60’s and 70’s were put together particularly badly, the impression of sameness remains, giving a false image of Sam’s work. This set mixes dance, jazz and swinging numbers (the major part of his output) with lowdown blues (the marvellous The Girl I Love, Where Were You Last Night and Morning Dove Blues), exciting string band numbers (Crazy About Nancy Jane, a former Western Swing staple) and pieces that look forward to R&B (Do That Shake Dance). Washboard Sam indeed, just like the Harlem Hamfats, can be regarded as one of the precursors of Rhythm ‘n’ Blues.Sam’s lyrics are even more worthy of note: sardonic humour, his sense of self-deprecation, and the ability to portray the people and places of black Chicago in a few telling images. They amount to a sociological treatise of the times.  It is curious that American universities today study the marvellous blues verses of the rural Delta singers while wholly neglecting the trenchant and apposite lyrics of such composers as Peetie Wheatstraw, Big Bill Broonzy, Jazz Gillum, Bumble Bee Slim (each represented by a separate set in the series “The Blues”) and yes, Washboard Sam.

THE WAR - A WATERSHED
Perhaps more than the other Chicago blues artists of the 30’s, Washboard Sam found it difficult to survive the changing tastes of his black audience during the war years (see Chicago Blues, 1940-47 - FA 150).There were massive migratory flows from the South into Chicago during this time, and rural Mississippi or Arkansas workers who danced to the raucous blues of the southern jukejoints hardly recognised themselves in the urbane, swinging music of Washboard Sam.  Petrillo’s Ban, the freeze on recording between 1942-44 for practical reasons (no shellac) as well as to placate the musicians’ unions (the jukebox industry was causing unemployment among musicians), represented a visible hiatus in Chicago Blues. Washboard Sam (as was his friend Big Bill Broonzy) was especially affected by these changes. In 1945 his music sounded terribly old-fashioned and dated to the new black record-buyers,  locked in an era that had passed. Evidence of this can be seen in the fact that Jazz Gillum, Tampa Red and Memphis Minnie returned to the studios as early as 1944 or 1945, but Sam had to wait until 18 February 1947 before recording again. He seemed tired, and his voice had deteriorated.  Despite the presence of such musicians as the gifted young electric guitarist Willie Lacey and pianist Roosevelt Sykes, Sam’s last sessions for RCA Victor (the Bluebird logo had gone) frequently seemed to be just trying to replicate former glories. Nonetheless, I Just Can’t Help It and Dollar Is My Best Friend are fine, wickedly humorous compositions.These sides sold very poorly, and after two painful session in 1949, Washboard Sam disappeared from view.Did he continue to play in the Chicago bars?

Big Bill claimed that he joined the Chicago police (!) but according to Len Kunstadt and Willie Dixon, he continued to play in the bars and cocktail lounges, together with a pianist and bassist. He certainly remained well-known to black Chicagoans well into the 1950’s, as is evidenced by Willie Dixon’s celebrated composition Wang Dang Doodle which mentions him among others. He made eleven further sides for Chess in 1953, accompanied by Big Bill, Memphis Slim and Big Crawford, three of which were issued.  The Chess brothers were probably underwhelmed at this poor comeback, and the remake of Diggin’ My Potatoes remained unreleased until 1963, when it appeared under the name of Little Walter! Most of the other sides appeared on LP in the 60’s and show Sam in far from his best form. The Blues Revival of the 60’s barely touched Washboard Sam. He is present on the excellent 1963 Chicago set but just plays his washboard.  He is supposed to have made some further sides in 1964 or 1965 as leader of a band containing Homesick James and Walter Horton, but there is no trace of these sessions.  There is also an unissued session for Swedish radio with Blind John Davis.  Rumours persist that he was supposed to be touring with the American Folk Blues Festival in 1964 and again in 1965 but his health prevented him.  If he had done so, his reputation could well have been different among the blues lovers who would be supporting the blues economically for the next three decades.Be that as it may, Washboard Sam would never come to Europe.  He died of a heart attack on 13 November 1966.
Adapted by Frank Robinson from the French by Gérard HERZHAFT,
author of the “Encyclopedia of the Blues” (Arkansas Press)
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 1999.

CD washboard sam © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 MAMA DON T ALLOW 2 - WASHBOARD03'05
02 CRAZY ABOUT NANCY JANE - WASHBOARD03'33
03 I LOVE ALL MY WOMEN - WASHBOARD03'01
04 COME ON IN - WASHBOARD02'42
05 NASHVILLE TENNESSEE - WASHBOARD03'05
06 EASY RIDIN MAMA - WASHBOARD03'16
07 BACK DOOR - WASHBOARD03'11
08 WASHBOARD S BARRELHOUSE SONG - WASHBOARD03'01
09 WANT TO WOOGIE SOME MORE - WASHBOARD02'38
10 LADIES MAN - WASHBOARD03'14
11 WHERE WERE YOU LAST NIGHT - WASHBOARD02'58
12 MY WOMANS A SENDER - WASHBOARD03'10
13 DOWN AT THE OLD VILLAGE STORE - WASHBOARD03'07
14 THE GAL I LOVE - WASHBOARD02'44
15 MY BUCKET S GOT A HOLE IN IT - WASHBOARD02'46
16 WALKIN IN MY SLEEP - WASHBOARD02'54
17 WASHBOARD SWING - WASHBOARD03'03
18 WASN T HE BAD - WASHBOARD02'51
CD 2
01 DIGGIN MY POTATOES - WASHBOARD02'57
02 I LOVE MY BABY - WASHBOARD03'18
03 BEAUTY SPOT - WASHBOARD02'20
04 BEALE STREET SHEIK - WASHBOARD02'55
05 MORNING DOVE BLUES - WASHBOARD02'40
06 JUST GOT TO HOLD YOU - WASHBOARD02'43
07 AIN T YOU COMIN HOME TONIGHT - WASHBOARD02'40
08 COME ON BACK - WASHBOARD02'41
09 EVERY TUB STANDS ON ITS OWN BOTTOM - WASHBOARD03'07
10 DOWN AT THE BAD MAN S HALL - WASHBOARD02'34
11 TRAVELING MAN - WASHBOARD03'01
12 BROADCAST BLUES - WASHBOARD03'18
13 DO THAT SHAKE DANCE - WASHBOARD02'55
14 HOW CAN YOU LOVE ME - WASHBOARD03'17
15 DON T HAVE TO SING THE BLUES - WASHBOARD02'54
16 I JUST COULDN T HELP IT - WASHBOARD03'05
17 LOVE ME OR LET ME BE - WASHBOARD02'59
18 DOLLAR IS YOUR BEST FRIEND - WASHBOARD03'02
* * * * * Blues & Co

« ... Musique chaude et furieusement swinguante, du tonnerre ! Livret français-anglais, avec détails pour chaque plage de Gérard Herzhaft. » BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * * Blues & Co


« Un des artistes essentiels du Chicago blues des années 1935-1947, Washboard Sam a créé un blues swinguant et à la bonne humeur contagieuse. Ce coffret regroupe certains des titres les plus brillants de son œuvre copieuse. Sur ces enregistrements Washboard Sam vocal et spécialiste du wbd, sorte de planche à laver, joué par certains bluesmen, est accompagné par Big Bill Broonzy guitare ; Joshua Alteimer piano ; Buster Bennet saxe-alto ; Ranson Knowling basse. Sur certains morceaux les accompagnateurs varient, ainsi on trouve Blind John Davis piano, Memphis Slim ou Roosevelt Sykes et Willie Dixon. Ou bien plus obscurs, tels le pianiste Bob Call ou Oett « sax » Mallard, ou encore le batteur Judge Riley. Musique chaude et furieusement swinguante, du tonnerre ! Livret français-anglais, avec détails pour chaque plage de Gérard Herzhaft. » BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * * Blues & Co




"Une page intéressante du patrimoine du blues classique." par le Quotidien du Médecin

"Washboard Sam, de son vrai nom Robert Brown (1910-1966), fut le plus populaire des joueurs de washboard – la fameuse planche à laver chère aussi au style New Orleans – dans le blues des années 1930-1940. Demi-frère du guitariste Big Bill Broonzy, selon les dires ce dernier, Washboard Sam s’est retrouvé à partir de 1932 à Chicago, via Memphis, où il rejoint l’écurie du producteur blanc Lester Melrose et son label Bluebird. « The Blues - Swinging The Blues - 1935-1947 » (Frémeaux & Associés) est un double CD qui retrace les débuts discographiques du musicien et chanteur, dans lequel on le redécouvre principalement aux côtés de son mentor, Big Bill Broonzy, de Memphis Slim et Roosevelt Sykes (piano) ou encore Willie Dixon (contrebasse), sur toute une série d’enregistrements et de compositions personnelles, dont la plus fameuse reste « Diggin’ My Potatoes » (1939). Une page intéressante du patrimoine du blues classique."
par Didier PENNEQUIN - LE QUOTIDIEN DU MEDECIN




" Une joie de vivre et un entrain irrésistibles" par ABS Magazine

" Frémeaux & Associés ont l'excellente idée de rééditer ce coffret initialement paru en 1999, avec un très convaincant "best of" de l'un des plus grands bluesmen de Chicago de la transition pré et post-1945. Ces 36 faces gravées entre 1935 et 1947 représentent excellemment le blues urbain de Chicago de cette époque avec, parmi les accompagnateurs, des pointures comme Big Bill Broonzy (gt), Black Bob, Blind John Davis, Memphis Slim, Roosevelt Sykes, Bob Call ou Joshua Altheimer (p), Arnett Nelson (cl), Buster Benton (as), J.T. Brown ou "Sax"Mallard (ts), Herb Morand (tp), Ransom Knowling ou Willie Dixon(bs). mais pas de drums (sauf dans les deux dernières face du cd n°2 où Judge Riley est aux baguettes), puisque le washboard en joue le rôle ! L'ensemble exsude, avec talent, une joie de vivre et un entrain irrésistibles. "
Robert SACRE - ABS MAGAZINE




« Un des artistes les plus originaux de l’histoire » par Soul Rag

Des ses premiers enregistrements en 1935 qui le mettent en scène aux côtés de l’inévitable Big Bill Broonzy chez Bluebird, Washboard Sam s’impose parmi les bluesmen les plus populaires de l’entre-deux-guerres. Adepte du washboard, il figure parmi les artistes les plus originaux de l’histoire, exploitant son instrument sommaire pour insuffler de la vie à des blues que son interprétation rend immédiatement identifiable. Une marque tout sauf anecdotique quand on sait que Washboard Sam a gravé plus de cent soixante faces jusqu’à la fin des années 1940. Il accompagnera en 1940 les débuts d’un pianiste dénommé Peter Chatman, qui prendra bien vite le pseudonyme de Memphis Slim…
Par D.L. – SOUL RAG