DJANGO REINHARDT - INTEGRALE VOL 2

I SAW STARS 1934 - 1935

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Livret : 40 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA302

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“Le jazz m’a attiré parce que j’y trouvais une perfection de forme et une justesse instrumentale que j’admire dans la grande musique, mais qui fait défaut aux musiques populaires”.
Django Reinhardt

Les intégrales Frémeaux & Associés sous la direction de Daniel Nevers réunissent la totalité des enregistrements phonographiques originaux disponibles auprés des collectionneurs participant à ces "catalogues raisonnés de l'oeuvre enregistrée" d'un artiste. A cette vocation historiographique dédié au patrimoine sonore phonographique, les éditions Frémeaux & Associés ajoutent des documents radiophoniques (Ina, Rtbf...) afin d'éclairer la diversité de la production de l'artiste et de révéler la raison de son appartenance à notre mémoire collective.
Patrick Frémeaux & Claude Colombini

“Sous la direction de Daniel Nevers, voici la suite d’un des travaux d’Hercule discographiques qu’a entrepris, avec une remarquable constance et qualité, Patrick Frémeaux, responsable de la célèbre maison qui fait tant pour la préservation de la mémoire des hommes. (...) C’est une façon de dire pour cet éditeur combien ce musicien a été important, sous son apparence détachée, pour l’histoire de la musique du monde, pour l’histoire des hommes simplement. Rendre un tel hommage à cet homme de la marge, celle des gens du voyage et même à y regarder de plus près en marge de sa propre communauté - car pour appartenir à tous l’artiste doit n’appartenir à personne - est aussi une façon de mettre en lumière une conception de la liberté dans la création."
Yves Sportis - Jazz Hot

"Une réédition d’exception ! Depuis quelques années maintenant, les éditions Frémeaux ont entrepris la publication d’une intégrale des enregistrement de Django Reinhardt. La présentation soignée (les  livrets sont une mine d’informations), la restitution sonore établie à partir des meilleures sources disponibles, tout concourt à faire de cette entreprise en cours de réalisation une vraie réussite, un monument discographique impressionnant.(...) Comme pour Bach, Beethoven, Mozart, Schubert et tant d’autres, à leur plus haut point de création les musiciens de cette trempe ont touché à l’ordre secret du monde. Django possédait cette grâce là aussi."
Jean-Pierre Jackson - Répertoire

Coffret 2 CD accompagné d'un livret 40 pages.

Droits audio et éditorialisation : Frémeaux & Associés (Production : Groupe Frémeaux Colombini SAS for Complete Django Reinhardt)

DJANGO REINHARDT Vol 2

INTÉGRALE DJANGO REINHARDT
“I SAW STARS”  2
 
THE COMPLETE DJANGO REINHARDT (1934-1935)  

DIRECTION DANIEL NEVERS 






Chouchou incontesté, dans la seconde moitié des années 20, des Rois du piano-à-bretelles auxquels il prêtait main forte sur son banjo-guitare (voir volume 1 - FA 301), Django Reinhardt devint vers 1933-35, un accompagnateur d’un autre genre. A la suite de Jean Sablon qu’il venait fréquemment soutenir au théâtre Daunou et dans les studios, nombreux furent les chanteurs et chanteuses qui requirent ses services. A commencer par Germaine Sablon sœur de Jean, souvent accompagnée par la grande formation du violoniste Michel Warlop. Mais il y en eut bien d’autres, que nous croiserons dans ce deuxième volume et dans le suivant. Après 1935, les occasions de donner un coup de main aux vocalistes se raréfièrent (sans toutefois disparaître complètement) : c’est qu’à partir de ce moment-là, totalement impliqué dans l’aventure du jeune quintette à cordes du Hot Club de France, Django et les autres ont beaucoup moins de temps libre. Sans devenir encore des vedettes aussi populaires que celles de la chanson, les deux solistes du petit groupe commencent à très sérieusement attirer l’attention sur eux... C’est ici justement, entre deux roucoulades de Léon Monosson et du Petit Mirsha, que l’on découvrira pour la première fois ce son si neuf, si frais, si original, qui fut sans doute l’un des très rares - le seul, peut-être -, dans le domaine du jazz venu d’Europe, à étonner et passionner les Américains. Et, puisqu’il est question d’Américains, c’est encore dans le présent recueil que l’on va commencer à en trouver quelques uns (et non des moindres) auprès du fabuleux Manouche... C’est toutefois de nouveau en compagnie de la famille Sablon qu’il ouvre le feu en ce printemps agité de l’an 1934. Dans Je sais que Vous êtes jolie, belle chanson déjà ancienne d’Henri Christiné que Jean goûtait fort, et Par correspondance, air malicieux et tout récent dû aux talents conjugués de Mireille et Jean Nohain, Django a pris de l’assurance et s’en donne à cœur joie. On a longtemps cru que ces deux bonnes gravures avec ce petit groupe comprenant également André Ekyan à la clarinette et le pianiste Alec Sinia­vine, accompagnateur régulier de Sablon, avaient été réalisées à Londres, lors du premier engagement du chanteur dans la capitale de l’Empire britannique. En fait, elles furent bel et bien faites à Paris, la veille du départ. Un départ qui n’alla d’ailleurs pas sans mal, Django refusant absolument de franchir la Manche soit en bateau (où, affirmait-il, “il y a des espions”), soit en avion ! Il ne voulait y aller que par le train, en des jours où le tunnel n’était encore qu’un très vague et très lointain projet !.. Ce fut finalement (voir photo) l’avion qui l’emporta.

Au retour, Django fut illico réquisitionné par Michel Warlop pour accompagner la grande sœur. Fut-il en retard au rendez-vous de la Salle Chopin, où se déroulaient alors les séances d’enregistrement de la Compagnie française du Gramo­phone ? Cela n’a rien d’impossible... Toujours est-il que s’il est présent sur Tendresse (c’est là le titre de cette chanson, tel qu’il est indiqué sur l’étiquette du disque, alors que, sans raison, les discographes donnent “Tendresse Waltz”), il se montre d’une discrétion aussi exemplaire que peu conforme à son tempérament. Il est vrai que sur le titre suivant, J’ai besoin de Toi, où sa présence est avérée, il n’est guère loquace, et il faut faire un très sérieux effort pour distinguer le son lointain de sa guitare... De même, il ne prend pas de solo sur le troisième morceau de ce 12 mai, Blue Interlude, cette fois un instrumental signé Warlop, qu’il ne faut pas confondre avec la composition homonyme et à peu près contemporaine de Benny Carter. En revanche, on peut, sur ce Blue Interlude qui sera couplé avec le Présentation Stomp du 16 mars, entendre Michel Warlop au violon. Né en la ville de Douai (département du Nord) le 23 janvier 1911, celui-ci étudia d’abord sous la direction de Victor Gallois (qui fut aussi le Maître de Dutilleux et de Jacques Diéval), lequel n’hésitait point à affirmer que le jeune Michel serait l’un des cinq violonistes du siècle. Piero Coppola, compositeur (il a écrit la musique de J’ai besoin de Toi), chef d’orchestre, président de la Gramo française, ne fut pas loin de penser comme lui. De 1933 à 1935, bien que déçu par l’orientation “trop jazz” prise par son protégé, il le fit souvent travailler dans les studios de phonographe, lui et son orchestre. Ce fut la plupart du temps pour accompagner les chanteuses et chanteurs vedettes de la firme : on a déjà cité Germaine Sablon, mais il y eut aussi Maurice Chevalier, Cora Madou, Eliane de Creus, Aimé Simon-Girard, Robert Buguet, Ole Cooper, Jean Sorbier, Robert Burnier ou Claude Pingault. Sans parler, plus tard, de Mireille, André Claveau, O’Dett et même Pierre Dac (dont Michel sera d’ailleurs, à la radio, l’un des “loufoques”). Auparavant, Michel Warlop avait récolté des tas de prix aux conservatoires de Lille et de Paris, ce qui força à la fois l’admiration et le dépit d’un Stéphane Grappelli, lequel se plut parfois à déclarer que lui n’avait jamais mis les pieds dans un conservatoire et n’en était pas moins mondialement connu et reconnu. En réalité, Stéphane, qui fut brièvement l’élève de l’école de danse d’Isodora Ducan juste avant la guerre de 1914, fréquenta également le conservatoire de Paris au début des années 20. Mais son séjour ne fut peut-être pas sanctionné par des diplômes... Grappelli, le temps passant et effaçant les souvenirs, finit même par faire accréditer la thèse selon laquelle son ami et concurrent Warlop, malgré son amour sincère du jazz, ne swinguait pas du fait de ses études poussées et de sa trop parfaite formation classique... Il est vrai que comparé à la manière ronde, détendue, superbement maîtrisée, épanouie en diable de Stéphane, le jazz selon Warlop paraît presque fruste, anguleux, maladroit, anxieux, à la limite de la justesse (ou, ce qui ne revient pas tout à fait au même, de la fausseté). Le désir de swinguer à tout prix peut paradoxalement entraîner parfois une certaine raideur. Michel n’y échappe pas toujours. Mais il lui arrive aussi de plonger la tête la première dans un lyrisme fou fort étranger à Grappelli, musicien de la mesure par excellence. Musicien de la démesure, Michel Warlop s’apparente quant à lui bien davantage à ces beaux météores tourmentés du jazz, ces Bix Beiderbecke, Charlie Parker et autres Fats Navarro, tout à la fois éclatants et furtifs, qui ont su, une fois pour toutes, décréter que rien de grand ne peut s’accomplir sans la passion et que, de toute façon, la folie est toujours plus vivante que la sagesse... Warlop était très semblable à Django. Trop sans doute. Il fallait que l’équilibre fût rétabli. C’est pourquoi le guitariste choisit plutôt comme partenaire le rassurant Stéphane. Ce qui ne l’empêcha tout de même pas à l’occasion de se mesurer à Michel, qui mourut à trente-six ans en 1947 et dont nous aurons soin de reparler... On notera que Grappelli et Warlop naquirent tous deux un 23 janvier à trois ans d’intervalle : 1908 pour le premier, 1911 pour le second. Quant à Django, il se situait entre les deux (1910) et trois jours plus tard  (26 janvier). En somme, toute l’équipe sous le signe du Verseau...

Le moelleux Grappelli et l’écorché Warlop firent l’un et l’autre leurs vrais débuts jazzistes chez le “Sublime Grégor”, fondateur en 1928 du premier grand orchestre français de jazz et de variétés digne de ce nom. Pianiste (été 1929), puis violoniste (automne 1929 - hiver 1929-30), puis de nouveau pianiste à l’arrivée de Warlop (printemps 1930), Stéphane dut concevoir quelque dépit de se trouver ainsi relégué, bien qu’il ait toujours affirmé préférer le piano au violon. C’est encore en qualité de pianiste qu’il retrouvera de l’embauche dans le nouveau grand orchestre de Grégor, début 1933. Warlop en sera le violoniste vedette et Pierre Allier, André Ekyan, Alix Combelle, entre autres, seront eux aussi de la partie... Grappelli se rappelle avoir enregistré son premier solo de violon sur Fit As A Fiddle lors de la séance Ultraphone du 4 mai 33 par cette intéressante formation. On l’aperçoit également violoniste dans un petit film tourné au début de 1930, à l’époque de l’ancienne équipe des Grégoriens. En revanche, c’est assis face à son piano qu’on l’entrevoit dans l’un des sketchs musicaux de Miquette et de sa Mère, réalisé au printemps de 1933 par Henri Diamant-Berger... C’est encore en qualité de pianiste que Stéphane participera aux enregistrements du grand orchestre de Michel Warlop au début de 1934. A cette époque, sous la férule de Louis Vola il animait les thés dansants, de cinq à sept, à l’hôtel Claridge, en compagnie de Django, du guitariste Roger Chaput, d’Alex Renard, d’Alix Combelle et de quelques autres. Un engagement intéressant, bien payé, peu contraignant, qui lui permettait de retrouver son violon chaque jour... Avant cela et avant Grégor, Grappelli adolescent avait fait la manche dans les cours, puis avait joué dans les orchestres de fosses chargés d’accompagner les films muets dans les cinémas. C’est vers cette époque (1923-24) qu’il découvrit le jazz par le truchement du phonographe et des enregistrements réalisés à Paris par les Jazz Kings du batteur afro-américain Louis Mitchell. Il fut aussi employé dans les écoles de danse, où il croisa d’autres jeunes passionnés de jazz, tel le pianiste Stéphane Mougin, futur Grégorien lui aussi. Quant à sa rencontre avec Django, elle eut lieu dans une boîte de Montparnasse, “La Croix du Sud”, où il se produisait en compagnie du clarinettiste / saxophoniste André Ekyan et du pianiste Alain Romans. Un soir, Grappelli, jeune homme mince et élégant mais également timide et réservé, fut abordé par le Manouche à l’œil noir et aux ongles sales, qu’il se rappela vaguement avoir déjà aperçu quelques années plus tôt en train de mendier dans les rues avec son frère, alors que lui-même “faisait les cours”. Django (on l’aura reconnu !) lui proposa de fonder un petit orchestre de jazz et lui fit à la guitare une démonstration de son savoir-faire. Impressionné, Stéphane ne donna pourtant pas suite, n’étant point sûr qu’une telle formation, avec un violoniste et un guitariste en vedettes, marcherait très bien auprès des amateurs. Ce qui n’empêcha nullement Django de revenir à “La Croix du Sud” et de jouer en duo avec le violoniste. Lequel situe cette rencontre vers la fin de 1930, date assez peu probable au demeurant, car à ce moment-là, Django ne connaissait pas encore grand chose au jazz. Par ailleurs, Stéphane travaillait alors toujours chez Grégor. 1931 conviendrait mieux, Grégor s’étant carapaté en Amérique du Sud, mais Django, lui, était à ce moment du côté de Toulon et de Cannes dans l’orchestre de Louis Vola (voir volume 1). C’est d’ailleurs là qu’il découvrit véritablement le jazz (lui aussi grâce aux disques), et il ne regagna Paris qu’à la fin de 1932, pour faire l’ouverture de la “Boîte à Matelots” de la rue Fontaine. C’est donc plutôt vers cette époque que les deux futurs partenaires se lièrent d’amitié. Malgré leurs qualités, les nouveaux Grégoriens ne passèrent pas le cap de l’an 33 et furent dissout à la fin de la saison d’été. Stéphane joua jusqu’à la fin de l’année dans différents groupes dont celui, américano-français et plutôt intéressant, de Lud Gluskin. L’année précédente, il avait déjà travaillé avec cet orchestre et probablement participé à des séances d’enregistrement. On doit pouvoir lui attribuer le solo de violon sur Le vieil Homme de la Montagne (The Old Man Of The Montain), du 7 décembre 32. Ce qui revient à dire que ce n’est pas chez Grégor l’année suivante qu’il a pour la première fois enregistré sur cet instrument en soliste. Puis ce fut l’affaire du Claridge et les retrouvailles avec Django dont Vola ne pouvait décidément pas se passer... Pendant les pauses de l’orchestre, relayé par le groupe de tango, les deux musiciens reprirent leurs duos. Un soir, ayant attaqué un long Dinah, ils furent rejoints par Chaput et Vola et le duo devint quartette. Ainsi naquit, de cette manière spontanée, cette formation à cordes que le jeune Hot Club de France, fondé en 1932 par des étudiants, prit bientôt pour porte-drapeau. Entre-temps, un cinquième élément lui avait été adjoint sur l’insistance de Django, en la personne de son frère Joseph (alias “Ninnin”) également guitariste. Django avait en effet constaté que lorsque Grappelli jouait en soliste, il avait pour le soutenir deux guitares, alors que lorsque lui-même, Django, prenait un solo, il n’avait plus pour l’accompagner qu’un seul guitariste !.. Arithmétique à la Django que nul ne songea à contester, pas même Stéphane, et qui, en somme, inventa l’une des formules orchestrales les plus originales et novatrices du jazz dit “classique”.

Contrairement à ses partenaires du Claridge ou à Warlop qui jouissaient déjà d’une solide réputation, Django était un inconnu dans le petit monde du jazz lorsqu’il rentra à Paris fin 32. Inconnu, il ne le resta pas très longtemps ! Emile Savitry, qui s’était déjà beaucoup occupé de lui à Toulon le recommanda chaudement à Pierre Nourry, l’un des animateurs du Hot Club de France. Favora­blement impressionné, celui-ci fit jouer les deux frères lors des concerts qu’organisa dans des salles de fortune l’association durant l’hiver 1933-34. A la suite du premier de ces concerts, Jacques Bureau, autre fou de jazz, écrivit dans le numéro de février de la revue “Jazz - Tango” : “On peut dire que ce fut lui la révélation du concert. C’est un musicien très curieux dont le style ne ressemble à aucun autre connu... Nous avons maintenant à Paris un grand improvisateur...”. On fit jouer Django devant André Segovia et,  un peu plus tard, devant Louis Armstrong qui avait élu domicile à Paris. Ni l’un ni l’autre, dit-on, ne furent particulièrement enthousiasmés... Nourry voulut alors avoir l’avis des principaux critiques du moment. Il fit donc, avec les quatre-vingts francs dont il disposait, enregistrer dans un petit studio pour amateurs plusieurs disques “sou­ples”, à Django et Joseph, soutenus par le contrebassiste antillais Juan Fernandez. Les galettes furent ensuite expédiées à Hugues Panassié (France), John Hammond (U.S.A.) et Jost van Praag et Niesen (Hollande). “Mais, ajoute Nourry, à l’exception de la Hollande, les réponses furent défavorables...”. Dans d’autres milieux en revanche, tel celui que fréquentait Jean Sablon, l’accueil fut nettement plus chaleureux, et le guitariste inspira à Jean Cocteau un des personnages de ses Enfants terribles... Les disques envoyés aux “experts” avaient été gravés dans le courant du mois d’août 1934. Par la suite Charles Delaunay qui, lui, s’intéressa énormément au phénomène manouche, finit par les récupérer. Il les diffusa parfois dans ses émissions radiophoniques de l’avant-guerre, alors que Django avait acquis une notoriété certaine... Ces gravures, Tiger Rag, After You’ve Gone et Confessin’, trois standards du jazz, se trouvent éditées dans le présent recueil. La petite formation issue des matinées du Claridge prenant véritablement corps, Delaunay parvint à décider la firme Odéon à faire quelques essais au mois de septembre. Fils des peintres Robert et Sonia Delaunay, il n’était pas un inconnu mais, en même temps, on se méfiait de lui, car évidemment il ne pouvait, dans l’esprit de bien des gens, s’intéresser - tout comme ses parents - qu’à des choses jugées trop d’avant-garde, incompréhensibles du “grand public”. De fait, le conseil d’administration de la maison jugea les deux faces,  I Saw Stars et Confessin’, “trop modernes”. Django avait pourtant adjoint au groupe le chanteur noir américain Bert Marshall pour faire, pensait-il, “plus commercial”. Comme l’orchestre n’avait pas encore de nom, il fut tout simplement décrit sur l’étiquette des épreuves comme le “Delaunay’s Jazz”. De son côté, Pierre Nourry poursuivit son effort et inscrivit le groupe au  programme du concert du 2 décembre 34, donné à l’Ecole Normale de Musique. Il s’agissait au départ d’accompagner la jeune chanteuse Ray Léda, mais celle-ci ne vint pas et il fut décidé de présenter l’orchestre seul, auquel il fallait, bien entendu, trouver un nom... Nourry raconte : “J’avais quelque scrupule à lui donner le nom du Hot Club de France. Stéphane n’en était pas partisan ; Django par contre était d’accord et, réflexion faite, je ne pense pas qu’on ait eu à le regretter. Cette appellation a sans doute aidé au lancement de l’orchestre, mais le quintette le lui a certainement rendu au centuple, car si aujourd’hui le nom du Hot Club n’est plus grand chose, celui du “Quintette du Hot Club de France” est encore connu dans le monde entier”. (cité par Charles Delaunay dans Django mon Frère - Le Terrain vague, 1968). Entre-temps, Django et Stéphane avaient repris du service auprès de Michel Warlop et des studios comme accompagnateurs. Germaine Sablon fut de nouveau de la partie, avec Deux Cigarettes dans l’Ombre, succès américain de l’heure, et le très sombre, très prémonitoire, Je voudrais vivre... Ce 13 novembre, Germaine partagea la séance avec Aimé Simon-Girard, fils d’une cantatrice connue qui fit quelques disques au début du siècle, et lui-même sociétaire de la Comédie Française.  Il fut un fougueux d’Artagnan dans la version muette des Trois Mous­quetaires, réalisée en 1922 par Diamant-Berger. Il reprit le rôle dix ans plus tard dans la version parlante tournée par le même. Dans ce film, on avait introduit des chansons qui lui donnaient un petit air de comédie musicale. Ce qui n’était point fait pour déplaire à Simon-Girard, grand amoureux du jazz, tromboniste amateur, rêvant de monter des spectacles comme en Amérique. Malheureusement, le tromboniste n’était pas très convainquant et le chanteur ne possédait point la justesse de sa maman. On s’en rendra aisément compte à l’écoute de Cocktails pour deux et L’Amour en Fleurs (encore deux succès américains du moment)... Aimé Simon-Girard, qui fit quelques autres disques en chantant tout aussi faux, n’en demeure pas moins une figure éminemment sympathique du théâtre, du cinéma et du music-hall de l’époque.

Le 7 janvier 1935, c’est Jean Sablon qui revint s’y coller en compagnie du pianiste afro-américain Garland Wilson et de Django. Ce dernier ne joue pas dans Miss Otis Regrets  (CL 5177-1), mais se taille de ravissantes interventions sur l’adorable Dernière Bergère. Les deux autres chansons gravées ce jours, The Continental (CL 5176-1) et Un Baiser (CL 5178-1 et 2), ne durent pas être jugées propres à la consommation et furent refusées (inutile de dire qu’il n’en reste plus aujourd’hui la moindre trace). Sablon, profitant d’un passage de sa vieille copine Mireille dans le studio de la rue Albert, en fut quitte pour venir les refaire quatre jours plus tard... Le mois suivant, ce fut le tour du Petit Mirsha, jeune vedette d’origine roumaine à la jolie voix cristalline qui, lui aussi, fit quelques gentils disques à l’époque. Là non plus, les choses ne durent pas aller de soi. Seul Vieni, Vieni, grand succès de Vincent Scotto et Tino Rossi, réussit l’examen de passage et fut édité. Deux autres tentatives échouèrent : une première version du nostalgique Maman, ne vends pas la Maison (OLA 301-1 et 2) de Charles Trénet et Petit Homme, c’est l’Heure de faire dodo (OLA 300-1 et 2), l’un des énormes “tubes” du jour... La feuille de séance révèle que l’enfant ne fut accompagné par l’orchestre de Michel Warlop (donc par Django) que sur les deux prises de Maman et sur la seconde de Petit Homme... Pour la première prise de cette chanson - de même que pour Papa n’a pas voulu (OLA 303-1) -, il n’eut droit qu’au seul piano d’Alec Siniavine. Il fallut donc remettre la table le 22 février et cette fois, Maman, ne vends pas la Maison et Petit Homme... reçurent leur bon à tirer. On y perçoit les échos d’une délicate et agréable mélancolie que vient encore réhausser une tendre guitare en demies teintes. Mirsha fut invité quelques années plus tard à se rendre dans l’une de ces jolies colonies de vacances que nos amis Allemands montaient un peu partout, chez eux et en Europe centrale. C’était un aller simple. Mirsha n’est jamais revenu. Léon Monosson, lui, connaissait bien l’Allemagne - celle, nettement plus accueillante, des années 20. Il y avait travaillé dans différents orchestres comme violoniste et chanteur. Son accent était si bon quand il chantait dans la langue de Goethe que nombre de collectionneurs allemands restent persuadés qu’il était natif d’outre Rhin. Le problème, c’est que lorsqu’il chante dans la langue de Molière, il a aussi un très bon accent d’ici !.. Il chante juste - bien plus en tous cas que Simon-Girard. L’ennui, c’est qu’il n’a pas une once de swing ! C’est assez gênant quand on se fait accompagner, comme ce fut le cas le 9 février 1935, par les hommes du jazz conduits par Alain Romans : Django, Warlop et un trompettiste dont l’identité n’est pas certaine. Faisant fi du chanteur mou, ceux-ci parviennent à créer une jolie atmosphère, surtout sur Tout le Jour, toute la Nuit (alias Night And Day). A la suite de ces deux faces couplées sur le disque Columbia DF-1960, Monosson en enregistra deux autres, très probablement avec la même équipe. La quatrième, I Only Have Eyes For You, c’est-à-dire Je ne vois plus que Toi (CL 5223-1 et 2), fut refusée et tout matériel ou épreuves d’usine ont à présent disparu. En revanche, la troisième, Reste toujours Toi-même (Stay As Sweet As You Are - CL 5222-1) semble bel et bien avoir été éditée sur Colombia  DF-1676, avec au verso un autre Monosson issu d’une séance  antérieure. Malgré toutes nos recherches, nos demandes réitérées auprès des grandes discothèques et des collectionneurs de jazz et de chansons, cette galette est obstinément restée introuvable. Les inconditionnels de Léon Monosson ne sont certes pas légion, mais qu’aucun exemplaire n’ait pu être déniché paraît assez inconcevable. A se demander si, bien qu’il figure dans les catalogues, le disque est réellement sorti en 1935... Naturellement, tout heureux possesseur de cette rareté peut nous en faire part et nous dire si Django est bien présent dans cette face. Car, après tout, cela n’est pas complètement sûr : il a fort bien pu être là pour l’enregistrement des deux premières et partir avant la fin de la séance. Cela n’aurait pas été la première fois !..

Une séance, justement, à laquelle on a longtemps cru que Django avait participé, c’est celle d’Eliane de Creus et ses Boys, chez Gramo, le 1er octobre 1934. Michel Emer, pianiste, arrangeur et patron des boys en question, avait affirmé que le guitariste était bien là à Delaunay. Ce dernier, n’ayant pu vérifier cette assertion, s’est contenté d’indiquer dans sa discographie ces quatre titres comme “possibles” : Moi, J’en ai deux (OLA 8-1) et Mon Cœur a rencontré ton Cœur (OLA 9-1), couplés sur Gramo K-7351 ; La Rumba-da-boum (OLA 10-1) et La Fille de la Madelon (OLA 11-1), éditées sur Gramo K-7395... La feuille de séance ne mentionne la présence d’aucune guitare dans l’instrumentation, mais indique deux violons. De fait : la découverte récente de ces deux immenses raretés a concrétisé notre déception. Non seulement il n’y a effectivement là aucun guitariste audible, mais, de surcroît, le jazz est à peu près totalement absent de ces gravures. Afin de bien convaincre ceux qui ne croient que ce qu’ils entendent, nous avons fait figurer ici la plus gentillette de ces petites chansons, La Rumba-da-boum. Mais qu’ils sachent que les trois autres sont à l’avenant !..  Par ailleurs, une écoute attentive d’autres enregistrements effectués par Eliane de Creus en novembre 33, février et mars 34, ne révèle pas davantage la présence de la fameuse guitare diabolique. Michel Emer a probablement confondu avec la séance du 14 mars 33 (voir vol. 1)... Et puis, bien sûr, il y eut enfin, “entre Noël et le Jour de l’An” (Grappelli dixit), la première vraie séance du Quintette. Celui-ci, on l’a dit, reçut son nom de baptême lors du concert du 2 décembre 1934. Quelques jours plus tard, la branche française de la maison Ultraphone se jeta à l’eau et contacta Pierre Nourry. Il est vrai que cette firme, née outre Rhin à la fin des années 20, avait rapidement essayé de se constituer un catalogue de jazz. D’abord en Allemagne même, où l’on enregistra dès 1929-30 aussi bien Lud Gluskin que Billy Barton ou Julian Fuhs. Fondée en 1930, la branche française édita ces gravures et parallèlement commença à enregistrer les groupes locaux et les Américains de passage à Paris. De 1931 à 1936 (date de sa disparition dans l’hexagone), Ultraphone emburina ainsi, entre autres, les formations antillaises de Flavius Notte et Bertin Salanave, les orchestres réguliers de Grégor, Billy Smith, André Ekyan, Freddy Taylor, Charlie Barnes, les groupes de studio connus sous le nom de “Jazz Ultraphone”, ou ceux dirigés par Alix Combelle, “Big Boy” Goudie et Bill Coleman, la chanteuse Adelaïde Hall, le pianiste Joe Turner... Le Quintette tout neuf ne pouvait que l’intéresser. Malgré un âpre marchandage touchant les cachets des musiciens, un arrangement fut conclu qui se prolongea jusqu’en septembre de l’année suivante. Vingt titres furent ainsi gravés en neuf mois. Le tout premier, reproduit ici en ouverture du second disque, fut évidemment Dinah, en souvenir du bœuf au Claridge qui préluda à la naissance du groupe. Le dernier fut Djangology, composition originale de Django et Stéphane, que le guitariste conserva à son répertoire pendant tout le reste de sa carrière. De plus, les deux solistes participèrent également à l’enregistrement de deux faces d’Alix Combelle, de deux autres éditées sous le nom de “Big Boy” Goudie et de quatre titres qui auraient dû , s’ils n’avaient été refusés, sortir sous le nom de Freddy Taylor. Et puis Ultraphone, comme la plupart des autres firmes, offrit parfois aux chanteuses et chanteurs-maison des accompagnements de jazz. Django et Grappelli, pour leur part, s’activèrent derrière Pierre Lord (trois titres), Nane Cholet (quatre faces) et Bruce Byce... Nous en reparlerons plus en détail dans le  volume 3.

Il reste encore à dire un mot du “Jazz Patrick”. “Patrick”, c’est le tromboniste / arrangeur Guy Paquinet, qui fit ses débuts dans les années 20, devint ensuite lui aussi un Grégorien, puis s’enticha du style suave et chaud de Tommy Dorsey. Plus tard, on le trouvera chez Ray Ventura et, sous l’occupation, dans le grand orchestre de Raymond Legrand. A la fin de l’aventure grégorienne, tout comme Michel Warlop, il eut l’idée de monter un grand orchestre de danse plus spécialement orienté vers le jazz. En fait, sans qu’il s’agisse à cent pour cent de la même formation, celle de Warlop et la sienne possèdent de nombreux points en commun ! Notamment, un même petit noyau dur de musiciens passant allègrement d’une unité à l’autre. Car, en ces jours de crise, il n’était pas question pour des groupes aussi volumineux de décrocher des engagements réguliers. Si bien que, selon la saison, certains warlopiens devenaient patrickiens et vice versa. Warlop lui-même et Grappelli (cette fois violoniste) jouèrent et enregistrèrent parfois sous la direction de Paquinet : on peut les entendre ici, dans le lointain, sur Darling, Je Vous aime beaucoup, Jolie chanson américo-française qui fit un tabac en ce temps-là. Quant à Django, garçon éminemment précieux, à l’exception des deux premières séances de l’orchestre (6 juin et 2 octobre 1934), il fut de tous les coups. Ce qui ne veut pas dire qu’il ait droit à un solo dans chaque face enregistrée. Paquinet, en effet, qu’il soit lui-même arrangeur (From You) ou qu’il ait confié à d’autres cette tâche, avait une prédilection pour la section des cuivres - surtout pour le trio de trombones (I Saw Stars, Darling...). Django n’a donc pas la part aussi belle que dans un orchestre dirigé par un violoniste ! Il ne s’en octroie pas moins quelques mesures en solitaire sur From You et We Were So Young, fait preuve à chaque instant d’une vigueur rythmique incomparable et égrène ça et là - surtout derrière les vocalistes, la charmante Hildegarde ou l’assez envahissant Maurice Chaillou - quelques petites notes délicates : sa signature... Ce ne fut point à Paquinet mais bien à Michel Warlop qu’incomba la difficile tâche d’accompagner l’invité de marque du 2 mars 35, l’un des plus grands solistes (avec Armstrong) du jazz d’alors, Coleman Hawkins en personne, l’“inventeur du saxophone”, en pleine période “rapsodisante”... Membre pendant plus de dix ans (1923-1934) des orchestres de Fletcher Henderson, Hawkins avait fini par venir se produire en Europe, d’abord chez Jack Hylton puis en “free lance”. Le Quintette participa au concert que donna le saxophoniste Salle Pleyel le 23 février et y remporta un beau succès. Fortement impressionné par la virtuosité et le swing de Django, par sa facilité à trouver et à garder le bon tempo, Hawkins vint souvent bœufer en sa compagnie par la suite, notamment au “Stage B”. Dans les trois premières faces du 2 mars, Blue Moon, Avalon et What A Difference A Day Made, enregistrées en grande formation, l’invité d’honneur se taille évidemment la part du lion, ne laissant ça et là que quelques mesures au trompettiste Arthur Briggs, déjà présent lors du concert à la demande même d’Hawkins. Django prend lui aussi un bref solo sur Avalon, mais Alix Combelle, sans doute plus impressionné qu’il ne l’admit plus tard, ne put donner la réplique au Maître et se contenta de jouer les fonds. Pour le quatrième et ultime morceau, Star Dust, le saxophoniste ne garda pour l’accompagner que Django et Stéphane au piano. Cet homme qui avait si longtemps joué en grand orchestre préféra toujours, au fond, les petits comités. Star Dust demeure sans doute la face la plus réussie de cette séance mémorable. Django Reinhardt qui avait déjà joué en compagnie de musiciens d’outre Atlantique - en particulier des pianistes comme Freddy Johnson ou Garland Wilson -, s’y trouve pour la première fois véritablement confronté avec l’un des géants de l’art négro-américain. Et la rencontre ne tourne nullement à son désavantage. Désormais, ces réunions se multiplieront sans que  jamais le guitariste se sente dépassé. Et la rencontre au sommet, onze années plus tard, sera celle du grand orchestre de Duke Ellington...
Daniel NEVERS
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS SA 1996

Remerciements :  Voici les noms de ceux sans qui il eut été bien difficile de réaliser ce coffret : Alain ANTONIETTO, Jean-Christophe AVERTY, Olivier BRARD, Dominique CRAVIC, Christian DANGLETERRE, Ivan DÉPUTIER, Iwan FRESART, Freddy HAEDERLI, Marcelle HERVÉ, Gérard ROIG, Didier ROUSSIN, Jean-Jacques STAUB, et les regrettés Charles DELAUNAY, Gérard GAZÈRES, Jean SABLON.  

english notes
The darling of top French accordionists during the latter half of the 1920s (see Volume 1 — FA 301), by the 1934-35 period covered here Django Reinhardt had become an accompanist of a totally different nature.  Following the lead of Jean Sablon, numerous were the popular singers now calling upon his services, first among them Germaine Sablon, Jean’s sister, who often used the jazz backing of the Michel Warlop orchestra.  During the course of our Volume 2, we shall also come across many more.  After 1935, opportunities to accompany vocalists would become rarer, however, since Django and some of his principal cohorts were by then almost totally absorbed by the wonderful jazz adventure set in motion by the Quintet of the Hot Club of France.  Even in the present volume, tucked away among the cooing of singers such as Léon Monosson and Le Petit Mirsha, we hear the historic Quintet’s maiden efforts, that new, original jazz sound that captivated even the Americans. It is once again in the company of the Sablon family, first Jean, that Django inaugurates this spring of 1934, recording Je sais que Vous êtes jolie and Par Correspondance in Paris on the eve of his departure for engagements in London.  Immediately upon his return, the gypsy guitarist was requisitioned by Michel Warlop as member of an orchestra assembled to back Germaine Sablon.  Did Django arrive at the session late?  For if he is indeed present on Tendresse, he shows a discretion as exemplary as every bit unusual.  True, even on J’ai besoin de Toi, where he does definitely play, he is hardly to the fore and we have to listen carefully to pick up the distant sounds of his guitar.  Even on the final cut of the session, an instrumental rendering of Warlop’s own Blue Interlude (not to be confused with the Benny Carter composition of the same name), Django takes no solo. During the winter of 1933-34, Django, together with his guitarist brother Joseph, had been playing small concerts organised by Pierre Nourry, one of the leading spirits behind the young Hot Club of France.  By the following August, Nourry, keen to bring Django wider exposure, lined up the two brothers, backed by West Indian bassist Juan Fernandez, to cut three sides privately.  The resultant discs he distributed to a number of “experts” around the world, but they earned a disappointingly cool reception.  These same cuts were acquired a few years later by Charles Delaunay, who, with Django by now enjoying celebrity status, gave them airplay on his prewar radio programme.  All three — Tiger Rag, After You’ve Gone and Confessin’ — are included here.

By the time of these test recordings, Django had been reunited with violinist-pianist Stéphane Grappelli, both now members of the Louis Vola band playing for tea-dances at Paris’s smart Hotel Claridge.  It had been in late 1932, upon the guitarist’s return from playing the southern French society circuit with Vola — a trip during which Django was finally introduced, via gramophone records, to real American jazz —, that the elegant Grappelli and wild-eyed gypsy first met.  Django had even proposed to Stéphane that they should form a jazz group, a proposition the wary violinist quietly let drop.  Which had by no means deterred Django from continuing to visit the “Croix du Sud” club where Grappelli was appearing, and where the two men did often play duos together.  Well over a year later, here they were on an official basis, but this time in the more elegant surroundings of the Claridge. During intermissions, Django and Stéphane had again taken to playing duos for fun.  One evening, bassist Vola and guitarist Roger Chaput joined in.  The duo had thus quite spontaneously become a quartet, just one man short of the group the increasingly-active Hot Club of France would soon adopt as its standard-bearer.  That fifth man, another guitarist in the person of Django’s brother Joseph, was eventually added at Django’s insistence, for the gypsy was determined he, like Grappelli, should have the support of two rhythm-guitars behind his solos!  Hence was born one of the most original and most innovatory groups in the history of so-called classic jazz. The still totally informal quintet assuming an ever-more recognisable musical identity, Charles Delaunay succeeded in getting the Odéon company to cut a couple of test discs in the September of 1934.  Despite the addition of black American singer Bert Marshall — to give the music greater commercial appeal, so Django believed —, the resultant I Saw Stars and Confessin’ were considered “too modern” for release.  They thus did not get beyond the stage of test pressings, their labels bearing the group name of “Delaunay’s Jazz”.  Both performances are of course included here. For his part, Pierre Nourry was still pursuing his own endeavours, and managed to have the group booked for a concert scheduled for 2 December 1934 at Paris’s Ecole Normale de Musique.  Originally, the idea was that the quintet should accompany the young female singer Ray Léda, but she cancelled at the last minute and the still nameless band suddenly found itself with its own spot.  After much heart-searching and not a great deal of inspiration, it was hastily christened the “Quintette du Hot Club de France”, a today world-renowned name that can even withstand abbreviation to QHCF.

In the meantime, Django and Stéphane had again taken up service in a Michel Warlop studio orchestra assembled to accompany singers Germaine Sablon and Aimé Simon-Girard.  At this shared session, Germaine cut Deux Cigarettes dans l’Ombre (the popular American song Two Cigarettes In The Dark) and a very sombre Je voudrais vivre.  Simon-Girard — an actor cum amateur trombonist, jazz fan and self-styled singer — produced his renderings of Cocktails pour deux (alias Cocktails For Two) and L’Amour en Fleurs (alias Love In Bloom), unfortunately proving that he was surely no better at singing than playing trombone! On 7 January 1935, Jean Sablon once again called upon Django, this time as half of a backing duo for a session that produced just one issued side, the adorable La Dernière Bergère, to which the guitarist contributes some delightful work.  Four days later, the singer returned with the same format (but black American Garland Wilson now on piano) to cut successful versions of the previously rejected The Continental and Un Baiser. The following month, it was the turn of Le Petit Mirsha, a boy star of Rumanian origin and pretty, crystalline voice, who that day produced no more than a single side accepted for release, the Vincent Scotto-Tino Rossi song Vieni, vieni.  The two rejected performances, the nostalgic Maman, ne vends pas la Maison and the huge hit-number Petit Homme, c’est l’Heure de faire dodo (alias Little Man, You’ve Had A Busy Day), were tackled anew a couple of weeks later, this time with backing from the Michel Warlop orchestra. Léon Monosson sings in tune (certainly considerably more so than Aimé Simon-Girard!), but regrettably — especially when the backing is provided by jazz musicians — without the slightest swing.  Despite which handicap, the band led by pianist Alain Romans generally succeeds in ignoring the singer to produce some spirited playing on Deux Cigarettes dans l’Ombre (alias Two Cigarettes In The Dark) and Tout le Jour, toute la Nuit (better known as Night And Day). A session at which it was long thought Django had taken part is the one by Eliane de Creus And Her Boys for Gramophone on 1st October 1934.  In order to convince those hitherto not prepared to believe their ears, we here include the most attractive of the four pieces recorded that day, La Rumba-da-boum.  Unfortunately, not only has Django gone missing, but jazz as well.

An entirely different proposition is the first official session undertaken by the Quintet of the Hot Club of France at the close of 1934 (“between Christmas and New Year’s Day,” says Grappelli).  Following tough wrangling over the musicians’ fees, agreement was finally reached with the French branch of the German Ultraphone company, resulting in the recording of 20 different titles over a period of nine months.  The very first, which opens our CD2, was Dinah, a touching souvenir of the Claridge jam sessions that had given birth to the group.  Recorded that same December day were Tiger Rag, Lady Be Good and I Saw Stars. We have still not mentioned “Jazz Patrick” (CD1, #16-21, and CD2, #17-20).  The “Patrick” in question was in fact trombonist-arranger Guy Paquinet, who had made his début back in the 1920s.  After the demise of Grégor’s Gregorians in the autumn of 1933, Paquinet, like his colleague Michel Warlop, had sought refuge in forming his own very jazz-oriented dance orchestra.  Apart from the group’s first two sessions in June and October 1934, Django was an ever-present in its line-up.  Not that that means the gypsy had solo opportunities at every turn, for Paquinet tended to favour the brass and was especially fond of trombone trios.  On the pieces here, the guitarist manages to contribute just brief solo statements to We Were So Young and From You, yet is constantly present with his wonderful rhythmic support. It was not to Paquinet, but to Michel Warlop, that fell the difficult task of backing the star attraction at Gramophone’s session of 2 March 1935: Coleman Hawkins in person, “inventor of the tenor-saxophone” and one of the world’s top jazz artists of the day.  A member for ten years of the Fletcher Henderson aggregation, Hawk had then emigrated to Europe, first to play in the Jack Hylton orchestra, then to work as a freelance.  On the first three sides recorded that memorable Sunday — Blue Moon, Avalon and What A Difference A Day Made —, all with big-band backing, the great tenor-saxophonist naturally takes the lion’s share, leaving guest American trumpeter Arthur Briggs no more than a few bars here and there.  Django manages just one brief solo sortie on Avalon, whereas French tenor-man Alix Combelle, no doubt more overawed than he later admitted, remains in the background throughout.  For the session’s fourth and final piece, Star Dust, the saxophonist discards the band in favour of the smallest of small-group backings from Django on guitar and Grappelli on piano.  Together they produce surely the outstanding performance of the date. For the first time, Django, who had already played alongside a black American jazzman or two, finds himself confronted with one of the veritable giants of the Afro-American art.  He acquits himself quite superbly, and this first time would by no means be the last.
Adapted by Don WATERHOUSE from the French text of Daniel NEVERS
© FREMEAUX & ASSOCIES SA 1996 

INTEGRALE DJANGO REINHARDT / THE COMPLETE DJANGO REINHARDT VOLUME 2 (1934 - 1935) “I SAW STARS”
DISCOGRAPHIE / DISCOGRAPHY
Tous titres enregistrés à PARIS / All titles recorded in PARIS

DISQUE / DISC 1  
1 - JE SAIS QUE VOUS ETES JOLIE (H. Christiné-Poupon) (Columbia DF-1506) CL 4807-1 3’01  
2 - PAR CORRESPONDANCE (Mireille-J. Nohain) (Columbia DF-1506) CL 4808-1 2’36  
3 - TENDRESSE (L. Aubert-R. Champlay) (Gramophone K-7305) OPG  1572-1 3’05  
4 - J’AI BESOIN DE TOI (P. Coppola-R. Bourgeat) (Gramophone K-7479) OPG  1573-1 3’21  
5 - BLUE INTERLUDE (M. Warlop) (Gramophone K-7314) OPG  1574-1 3’18  
6 - TIGER RAG (D.J. LaRocca) (Acetate) Unnumbered 2’19  
7 - AFTER YOU’VE GONE (H. Creamer-T. Layton) (Acetate) Unnumbered 2’11  
8 - CONFESSIN’ (A. Neiburg-D. Daugherty-E. Reynolds) (Acetate) Unnumbered 2’36  
9 - I SAW STARS (Siegler-Goodhart-Hoffman) (Odéon test)  1071 2’41
10 - CONFESSIN’ (A. Neiburg-D. Daugherty-E. Reynolds) (Odéon test)  1072 2’46
11 - LA ROUMBA-DA-BOUM (T. Waltham-Jamblan-P. Olive) (Gramophone K-7395) OLA  0010-1 3’16
12 - COCKTAILS POUR DEUX (COCKTAILS FOR TWO)  (A. Johnston-S. Coslow-L. Palex-L. Hennevé)  (Gramophone K-7374) OLA  0148-1 3’07
13 - DEUX CIGARETTES DANS L’OMBRE (TWO CIGARETTES IN THE DARK) (L. Pollack-L. Palex) (Gramophone K-7373) OLA  0149-1 3’07
14 - L’AMOUR EN FLEURS (LOVE IN BLOOM)  (L. Robin-R. Rainger-L. Palex-L. Hennevé) (Gramophone K-7374) OLA  0150-1 3’01
15 - JE VOUDRAIS VIVRE (A. Sablon-R. Divert) (Gramophone K-7373) OLA  0151-1 2’44
16 - FROM NOW ON (N.H. Brown-A. Freed) (Pathé PA- 468) CPT  1700-1 3’02
17 - I SAW STARS (Siegler-Goodhart-Hoffman) (Pathé PA- 468) CPT  1702-1 3’01
18 - BLACK PANTHER STOMP (D. DuPage) (Pathé PA- 467) CPT  1701-2 2’49
19 - OKAY TOOTS (W. Donaldson-G. Kahn) (Pathé PA- 466) CPT  1703-1 2’43
20 - WHEN MY SHIP COMES IN (W. Donaldson-G. Kahn) (Pathé PA- 466) CPT  1704-1 3’05
21 - MY CAROLINA HIDE-A-WAY (F.J. Coots) (Pathé PA- 467) CPT  1705-1 2’37

FORMATIONS & DATES D’ENREGISTREMENT / PERSONNEL & RECORDING DATES
1 & 2 - JEAN SABLON  : Jean SABLON (vo), acc. par/by André EKYAN (cl) ; Alec SINIAVINE (p) ; Django REINHARDT (g). 11/04/1934 (Studio Albert - 61, rue Albert, XIIIème arr. Enregistreur/Recorder : Georges CAILLY).
3 & 4 - GERMAINE SABLON, acc. par Michel WARLOP et son Orchestre : Germaine SABLON (vo), acc. par/by Pierre ALLIER, Maurice MOUFLARD, Noël CHIBOUST (tp) ; Marcel DUMONT, Isidore BASSART (tb) ; André EKYAN, Amédée CHARLES (as, cl) ; Alix COMBELLE (ts) ; Charles LISÉE (bars, as) ; Michel WARLOP (vln, ldr) ; Stéphane GRAPPELLI (p) ; Django REINHARDT (g) ; Roger “Toto” GRASSET (b) ; McGREGOR (dm). 12/05/1934 (Salle Chopin - Enregistreur/Recorder : E. GOWER).
5 - MICHEL WARLOP ET SON ORCHESTRE : Même formation que pour 3 & 4 / Same personnel as for 3 & 4. Moins/minus Germaine SABLON. 12/05/1934 (Salle Chopin).
6 à/to 8 - ESSAIS DJANGO : Django REINHARDT (g solo) ; Joseph REINHARDT (g) ; Juan  FERNANDEZ (b). Août/August 1934.
9 & 10 - DELAUNAY’S JAZZ (QUINTETTE DU HOT CLUB DE FRANCE) : Stéphane GRAPPELLI (vln) ; Django REINHARDT (g solo) ; Joseph REINHARDT, Roger CHAPUT (g) ; Louis VOLA (b) ; Bert MARSHALL (vo). Ca. 10/09/1934 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
11 -  ELIANE DE CREUS et ses Boys : Eliane DE CREUS (vo), acc. par/by Johnny DIXON (tp) ; Jean NAUDIN (tb) ; Russell GOUDEY (as, cl) ; M. GAREAU (ts, cl) ; Michel WARLOP + 1 (vln) ; Michel EMER (p, ldr) ; ? Roger GRASSET (b) ; Max ELLOY (dm). Django REINHARDT n’a pas participé à cette séance / Django REINHARDT was not present on this session. 1/10/1934 (Salle Chopin - Enr./Rec. : G.W. DEAKIN).
12 & 14 - AIMÉ SIMON-GIRARD, acc. par Michel WARLOP et son Orchestre : Aimé SIMON-GIRARD (vo), acc. par/by Pierre ALLIER, Maurice MOUFLARD (tp) ; Marcel DUMONT (tb) ; André EKYAN (as, cl) ; Amédée CHARLES (as) ; Alix COMBELLE (ts) ; Charles LISÉE (bars) ; Michel WARLOP (vln, ldr) ; Stéphane GRAPPELLI ou/or Alain ROMANS (p) ; Django REINHARDT (g) ; Roger GRASSET (b) ;  Maurice CHAILLOU (dm). 13/11/1934 (Salle Chopin - Enr./Rec. : G.W. DEAKIN).
13 & 15 - GERMAINE SABLON, acc. par Michel WARLOP et son Orchestre : Germaine SABLON (vo), acc. par la même formation que pour 12 & 14 / Germaine SABLON (vo), acc. by the same personnel as for 12 & 14. 13/11/1934 (Salle Chopin).
16 & 17 PATRICK ET SON ORCHESTRE DE DANSE : Gaston LAPEYRONNIE, Alphonse COX, Noël CHIBOUST (tp) ; Guy PAQUINET (alias “PATRICK”) (tb, arr, ldr) ; Pierre DECK, René WEISS (tb) ; Charles LISÉE, André EKYAN (cl, as) ; Andy FOSTER (cl, ass, bsx) ; Alix COMBELLE (ts) ; Jean CHABAUD (p, arr) ; Django REINHARDT (g) ; Louis PECQUEUX (b) ; Maurice CHAILLOU (dm, vo) ; Roger CHOMER (vibes) ; PAQUINET, DECK, CHAILLOU (vo trio). 12/12/1934 (Studio Pathé - 79, avenue de la Grande Armée, XVIIème arr. - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).
18 à/to 21 - PATRICK ET SON ORCHESTRE DE DANSE : Même formation que pour 16 & 17 / Same personnel as for 16 & 17. 17/12/1934 (Studio Pathé - Enr./Rec. : Eugène RAVENET). 

DISQUE / DISC 2  
1 - DINAH (H. Askt-Lewis-Young) (Ultraphone AP 1422) P  77161 2’33  
2 - TIGER RAG (D.J.LaRocca) (Ultraphone AP 1423) P  77162 2’33  
3 - LADY BE GOOD (G.&I.Gershwin) (Ultraphone AP 1422) P  77163 2’53  
4 - I SAW STARS (Siegler-Goodhart-Hoffman) (Ultraphone AP 1423) P  77164 2’28  
5 - LA DERNIÈRE BERGÈRE (A.Siniavine-L.Sauvat) (Columbia DF-1714) CL  5179-1 3’02  
6 - THE CONTINENTAL  (C.Conrad-H.Magidson-L.Palex-L. Hennevé) (Columbia DF-1672) CL  5176-2 2’56  
7 - UN BAISER (B.Coquatrix-P.Luc) (Columbia DF-1714) CL  5178-3 3’16 
8 - VIENI, VIENI (V.Scotto-Vantard-Konyn) (Gramaphone K-7464) OLA  0302-1 2’53  
9 - DEUX CIGARETTES DANS L’OMBRE (TWO CIGARETTES IN THE DARK) (L.Pollack-L.Palex) (Columbia DF-1690) CL  5220-1 3’16
10 - TOUT LE JOUR, TOUTE LA NUIT (NIGHT AND DAY)  (C.Porter-L.Palex) (Columbia DF-1690) CL  5221-1 3’20
11 - MAMAN, NE VENDS PAS LA MAISON (C.Trénet) (Gramaphone K-7464) OLA  0330-2 3’28
12 - PETIT HOMME, C’EST L’HEURE DE FAIRE DODO (LITTLE MAN, YOU’VE HAD A BUSY DAY)  (M.Wayne-L.Hennevé-L.Palex) (Gramaphone K-7437) OLA  0331-1 3’38
13 - BLUE MOON (R.Rodgers-L.Hart) (Gramaphone K-7455) OLA  0346-1 3’14
14 - AVALON (B.G.DeSylva-A.Jolson-Rose) (Gramaphone K-7527) OLA  0347-1 3’01
15 - WHAT A DIFFERENCE A DAY MADE  (Grover-Adams) (Gramaphone K-7455) OLA  0348-1 3’21
16 - STAR DUST (H.Carmichael-M.Parish) (Gramaphone K-7525) OLA 000349-1 3’10
17 - HANDS ACROSS THE TABLE (M.Parish) (Pathé PA-530) CPT  1841-1 3’06
18 - WE WERE SO YOUNG (J.Kern) (Pathé PA-530) CPT  1842-1 3’12
19 - FROM YOU (J.McHugh-D.Fields) (Pathé PA-537) CPT  1843-1 2’53
20 - DARLING, JE VOUS AIME BEAUCOUP (A.Sosenko) (Pathé PA-538) CPT  1844-1 3’17

FORMATIONS & DATES D’ENREGISTREMENT / PERSONNEL & RECORDING DATES
1 à/to 4 - DJUNGO (Sic) REINHARDT et le quintette du HOT CLUB DE FRANCE, avec STEPHAN GRAPELLY (sic) : Stéphane GRAPPELLI (vln) ; Django REINHARDT (g solo) ; Roger CHAPUT,  Joseph REINHARDT (g) ; Louis VOLA (b). Ca 28/12/1934 (Studio Ultraphone - avenue du Maine,  XIVème arr. - Enr./Rec. : Willy KÜHN).
5 - JEAN SABLON : Jean SABLON (vo), acc. par/by Alec SINIAVINE (p) & Django REINHARDT (g). 7/01/1935 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
6 & 7 - JEAN SABLON : Jean SABLON (vo), acc. par/by Garland WILSON (p) & Django REINHARDT (g). 11/01/1935 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
8 - LE PETIT MIRSHA : Le PETIT MIRSHA (vo), acc. par/by Alec SINIAVINE (p) & Django REINHARDT (g). 5/02/1935 (Salle Chopin - Enr./Rec. : G.W. DEAKIN).
9 & 10 - LÉON MONOSSON, acc. par Alain ROMANS du Poste Parisien et son Ensemble : Léon MONOSSON (vo) acc. par/by ? Alex RENARD (tp sur/on CL 5221) ; Michel WARLOP, Sylvio SCHMIDT ou/or Stéphane Grappelli (vln) ; Alain ROMANS (p, cel, ldr) ; Django REINHARDT (g) ; poss. Lucien SIMOËNS (b). 9/02/1935 (Studio Albert - Enr./Rec. : Georges CAILLY).
11 & 12 - LE PETIT MIRSHA, acc. par Michel WARLOP et son Orchestre : Le PETIT MIRSHA (vo), acc. par/by Noël CHIBOUST ou/or Pierre ALLIER (tp) ; Marcel DUMONT (tb) ; André EKYAN, Charles LISÉE, Alix COMBELLE (saxes) ; Alain ROMANS (p) ; Django REINHARDT (g) ; Roger GRASSET (b) ; Michel WARLOP (dir). 22/02/1935 (Salle Chopin - Enr./Rec. : G.W. DEAKIN).
13 à/to 15 - COLEMAN HAWKINS, acc. par Michel WARLOP et son Orchestre,  avec Arthur BRIGGS : Noël CHIBOUST, Pierre ALLIER (tp) ; Arthur BRIGGS (tp solo) ; Guy PAQUINET (tb) ; André EKYAN, Charles LISÉE (as, cl) ; Alix COMBELLE (ts, cl) ; Coleman HAWKINS (ts solo) ; Stéphane GRAPPELLI (p) ; Django REINHARDT (g) ; Eugène d’HELLEMMENS (b) ; Maurice CHAILLOU (dm) ; Michel WARLOP (dir). 2/03/1935 (Salle Chopin - Enr./Rec. : G.W. DEAKIN).
16 - COLEMAN HAWKINS, solo de saxophone. : Acc. par/by Stéphane GRAPPELLI (p) & Django REINHARDT (g). 2/03/1935 (Salle Chopin - Enr./Rec. : G.W. DEAKIN).
17 à/to 20 - PATRICK et son ORCHESTRE DE DANSE : Alex RENARD, Noël CHIBOUST (tp) ; Gaston LAPEYRONNIE (tp, arr sur/on CPT 1844) ; Guy PAQUINET (tp, arr sur/on CPT 1843, ldr) ; René WEISS, Pierre DECK,  (tb) ; André EKYAN (as, cl) ; Andy FOSTER (ass, cl, bsx) ; Maurice CIZERON (as, fl, cl) ; Alix COMBELLE (ts, cl) ; Jean CHABAUD (p) ; Michel WARLOP, Stéphane GRAPPELLI (vln sur/on CPT 1844) ; Django REINHARDT (g solo) ; Joseph REINHARDT (g) ; Louis PECQUEUX (b) ; Maurice CHAILLOU (dm,) ; HILDEGARDE (Hildegarde SELL) (vo sur/on CPT 1844) ; Jaxk MASON (arr sur/on CPT 1841 & 1842). 4/03/1935 (Studio Pathé - Enr./Rec. : Eugène RAVENET).

CD INTÉGRALE DJANGO REINHARDT “I SAW STARS”  2  THE COMPLETE DJANGO REINHARDT (1934-1935) © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Je sais que vous êtes jolie - Django Reinhardt et Jean Sablon03'03
02 Par correspondance - Django Reinhardt et Jean Sablon02'38
03 Tendresse - Django Reinhardt, Germaine Sablon et l'orch. Michel Warlop03'08
04 J'ai besoin de toi - Django Reinhardt, Germaine Sablon et l'orch. Michel Warlop03'22
05 Blue interlude - Django Reinhardt et l'orchstre Michel Warlop03'21
06 Tiger rag - Django Reinhardt02'21
07 After you've gone - Django Reinhardt02'13
08 Confessin' - Django Reinhardt02'38
09 I saw stars - Django Reinhardt et Delaunay's Jazz02'43
10 Confessin' - Django Reinhardt et Delaunay's Jazz02'48
11 La rumba-da-boum - Django Reinhardt, Eliane De Creus et ses boys03'18
12 Cocktails pour deux - Django Reinhardt, Aimé Simon-Girard et l'orch. Michel Warlop03'09
13 Deux cigarettes dans l'ombre - Django Reinhardt, Germaine Sablon et l'orch. Michel Warlop03'09
14 L'amour en fleurs - Django Reinhardt, Aimé Simon-Girard et l'orch. Michel Warlop03'04
15 Je voudrais vivre - Django Reinhardt, Germaine Sablon et l'orch. Michel Warlop02'47
16 From now on - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick03'04
17 I saw stars - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick03'04
18 Black panther stomp - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick02'51
19 Okay toots - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick02'45
20 When my ship comes in - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick03'06
21 My Carolina hide-a-way - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick02'39
CD 2
01 Dinah - Django Reinhardt, Stéphane Grappelli et le quintette du H.C.F02'36
02 Tiger rag - Django Reinhardt, Stéphane Grappelli et le quintette du H.C.F02'35
03 Lady be good - Django Reinhardt, Stéphane Grappelli et le quintette du H.C.F02'54
04 I saw stars - Django Reinhardt, Stéphane Grappelli et le quintette du H.C.F02'31
05 La dernière bergère - Django Reinhardt et Jean Sablon03'04
06 The continental - Django Reinhardt et Jean Sablon02'59
07 Un baiser - Django Reinhardt et Jean Sablon03'19
08 Vieni, vieni - Django Reinhardt et le petit Mirsha02'55
09 Deux cigarettes dans l'ombre - Django Reinhardt, Léon Monosson et l'orch. Alains Romans03'19
10 Tout le jour, toute la nuit - Django Reinhardt, Léon Monosson et l'orch. Alains Romans03'23
11 Maman, ne vends pas la maison - Django Reinhardt, Le petit Mirsha et l'orch. Michel Warlop03'32
12 Petit homme, c'est l'heure de faire dodo - Django Reinhardt, Le petit Mirsha et l'orch. Michel Warlop03'40
13 Blue moon - Django Reinhardt, Coleman Hawkins, Arthur Briggs et l'orch. Michel Warlop03'17
14 Avalon - Django Reinhardt, Coleman Hawkins, Arthur Briggs et l'orch. Michel Warlop03'03
15 What a difference a day made - Django Reinhardt, Coleman Hawkins, Arthur Briggs et l'orch. Michel Warlop03'23
16 Star dust - Django Reinhardt et Coleman Hawkins03'13
17 Hands across the table - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick03'08
18 We were so young - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick03'15
19 From you - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick02'57
20 Darling, je vous aime beaucoup - Django Reinhardt et l'orch. de danse de Patrick03'20