ROCK N'ROLL VOL 6

1950

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Livret : 32 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA356

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Le volume consacré à 1950 de cette série “Roots of Rock’n’Roll” – L’Histoire en tapant du pied – regorge de chefs-d’œuvre de verve, d’invention, de rythme et d’humour, les ingrédients du pur Rock’n’Roll. Et la concurrence rockante est rude entre les nouvelles vedettes issues du Rhythm & Blues - Fats Domino, La Vern Baker, Ruth Brown – et leurs homologues venus de la Country Music – Tennessee Ernie Ford, Charline Arthur, Lefty Frizzell.
Cette anthologie réalisée par Francois Jouffa (spécialiste national du rock) avec le concours de Gérard Herzhaft (historien du blues) propose un voyage sonore original aux sources de la musique du XXe siècle.
Patrick Frémeaux

Frémeaux & Associates is the french label's take on the immediate forerunners of amercan rock, music in the southern tradition introduced through various media to be "discovered" by northerners and christened "rock'n'roll". (...) It would take the french, with their superiour sense of cultural history, to unearth our own music for us.
Dirty Linen - USA

Au travers de la démarche historiographique du label français Frémeaux & Associés, on peut constater que les français, avec leur sacralisation du patrimoine historique font un travail d'exhumation de notre propre musique à notre attention.
Dirty Linen - USA

Sans aucun doute, la collection non seulement la plus pédagogique pour comprendre la naissance du Rock n'roll mais aussi en sens inverse, celle qui permet aux nouvelles générations d'embrasser et d'aimer le blues, le gospel, le Rythm n' blues et la country.
Les Inrockuptibles
ROOTS OF ROCK N’ ROLL 1950 Vol. 6 FA 356

ROOTS OF ROCK N’ ROLL 1950
Vol. 6


La Vern Baker • Ruth Brown • Charline Arthur • Fats Domino • Billy Wright • Billy Briggs • The Robins • Hubert Robinson • Johnny Hicks • Archibald • Tiny Bradshaw • Ramblin’ Jimmy Dolan • Goree Carter • Annie Laurie • Red Foley with Cecil Grant • Hank Snow • Lester Williams • Tennessee Ernie Ford • Billy Jack Wills • Roy Hogsed • Joe Hill Louis • Wesley Holly • Johnny Lee Wills • Calvin Boze • Wynonie Harris • Lefty Frizzell • Leon Bass • Cousin Joe • Joe Liggins • Glynn Duncan • Johnny Bond • Little Willie Littlefield • Jerry Irby • Floyd Dixon & Mari Jones • Pee Wee Crayton • Benny Leaders.



Le Rock’n’Roll a semblé surgir de nulle part, soudain inventé par Elvis Presley et Bill Haley vers 1954-55. Mais comme l’Amérique existait bien avant sa «découverte» par Christophe Colomb en 1492, la musique que l’on qualifiera de Rock’n’Roll dans les 50’s existait pratiquement telle quelle et sous d’autres noms dès la fin des années 30. Elle était le fruit d’une longue évolution des musiques sudistes (cf. Rock’n’Roll vol.1, 2, 3, 4 & 5 - Frémeaux & Associés FA 351, 352, 353, 354 & 355) et d’échanges permanents entre elles. La grande vague du Rock’n’Roll des 50’s n’est en fait que sa soudaine médiatisation, notamment à travers le cinéma (Rock Around The Clock dans “Blackboard Jungle”)les télévisions (Ed Sullivan Show) et le disque. Elle correspond à la «découverte» des traditions musicales sudistes par les Etats-Unis du Nord Yankee puis à sa diffusion à travers l’Europe et le monde entier. Ce mouvement de reconnaissance des traditions sudistes qui commence ainsi ne s’arrêtera plus et se déclinera en «folk boom» du début des 60’s, «blues revival» à travers les groupes britanniques et nourrira pendant longtemps l’évolution de la nébuleuse rock... Cette série - «Roots of Rock’n’Roll» - se propose de suivre année par année l’évolution de l’Amérique roulant et tanguant au rythme des disques diffusés sur les radios et dans les juke-boxes. L’Histoire en tapant du pied!

1950 : LE COMPTE A REBOURS A COMMENCÉ
Il suffit d’écouter ce présent coffret pour en être convaincu: la musique que l’on appellera très bientôt Rock’n’Roll est partout présente dans l’Amérique de 1950. Il nous est de plus en plus difficile de faire une sélection tant le matériel «rockant» est alors abondant dans les musiques sudistes.Ainsi que les Rockers! Le célèbre Fats Domino était déjà là en 1949 (avec The Fat man et Hey!Là-bas), il confirme son installation avec le superbe Hey! Fat man!, aujourd’hui un «classique» du Rock’n’Roll mais à l’époque juste un tube du Rhythm & Blues. Dans son sillage apparaît à La Nouvelle Orléans le puissant Archibald qui ne réussira malheureusement pas à faire la carrière que son talent pouvait lui permettre d’espérer. Les grands noms du Rhythm & Blues qui ont tellement œuvré à la naissance du Rock’n’Roll sont encore bien présents dans les Charts et dans les juke-boxes mais leur étoile semble pâlir. Avec leurs costumes trois pièces et leurs allures de chanteurs de grands orchestres de jazz, Wynonie Harris, Joe Liggins, Calvin Boze ou Tiny Bradshaw apparaissent de plus en plus désuets. Leur musique est toujours sinon plus ultra-rockante mais ce sont leurs manières, nous dirions presque leurs maniérismes, qui les renvoient à une décennie antérieure.Cependant, d’autres étoiles commencent à briller dans le firmament de la musique noire qui participeront pleinement à la galaxie du Rock’n’Roll. Ce coffret présente les débuts de La Vern Baker, alors surnommée «Little Miss Sharecropper» – la «petite Mademoiselle métayer»! – mais qui s’imposera comme une des vedettes noires du Rock’n’Roll.

C’est le cas aussi de Ruth Brown qui, à partir de 1950 et du Teardrops from my eyes, ici présent, engrangera succès sur succès. Ces demoiselles sont jeunes, pleines d’allant. Leur sens du rythme n’est guère différent de celui de leurs glorieux aînés précités mais leur apparence est à cent lieues des clichés du Rhythm & Blues. Elles sont sans complexe par rapport aux règles du ghetto, en phase avec cette nouvelle Amérique de l’après-guerre. Elles sauront de fait parfaitement sauter dans le grand train du Rock’n’Roll et cesseront bien vite d’être des chanteuses «noires» pour un public noir. Faisant alors danser les teenagers blancs et noirs, elles sont aujourd’hui considérées comme des Pionnières du Rock’n’Roll!La situation est tout à fait la même pour l’autre grande racine du Rock’n’Roll, la country music. Les musiciens d’un Western Swing modernisé ou du country boogie sont encore plus endiablés en cette année 1950 : l’incroyable Johnny Lee Wills, son jeune frère Billy Jack Wills, Glynn Duncan – le frère de Tommy Duncan –, Johnny Bond, Red Foley, Jerry Irby... Et leur rôle, comme nous l’avons souligné maintes fois, est tout à fait éminent dans la création du Rock’n’Roll. Leur musique est de plus en plus musclée, rythmée, «rockante». Mais leurs manières demeurent celles d’une Amérique qui s’estompe : chapeaux de cow-boys, cravates-ficelles, légers déhanchements sur scène et claquements de doigts... Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Wanda Jackson, Carl Perkins ou Bill Haley, qui viennent en fait totalement de ces musiques ajouteront une autre façon de se tenir sur scène et de jouer aussi leur musique avec leur corps.

TOUT PRÈS DE LATROISIÈME GUERRE MONDIALE

Cinquante ans après, alors qu’on sait comment les événements se sont effectivement déroulés, on a du mal à s’imaginer comment les contemporains vivaient leur époque. 1950 a, en fait, été une année de terrible pessimisme pour les Américains (et pour le reste du monde) qui voyaient s’avancer inéluctablement la perspective d’une troisième guerre mondiale.En effet, les anciens vainqueurs de 1945 sont désormais face à face. La lutte contre l’URSS, la politique d’endiguement, ne semble pas donner les résultats escomptés. La Chine, puissamment aidée par l’Union Soviétique, installe un régime communiste. L’Inde, en proie à de violents troubles, semble destinée à suivre cette voie. Un peu partout, en Asie et en Europe, des lignes de démarcation séparent des régimes, parfois à l’intérieur de pays reconnus, qui attendent l’arme au pied de s’affronter. Rien ne semble pouvoir arrêter l’expansion du communisme dont le but affiché est la maîtrise du monde.Aussi, lorsque le 25 juin 1950, les troupes pro-communistes de Corée du Nord franchissent le 38e parallèle qui constitue la ligne de démarcation, les Américains décident d’intervenir militairement. Les choses tournent vite très mal pour les troupes US, retranchées dans la poche de Pusan en Corée du Sud. Le commandement des opérations est alors confié au général Mac Arthur, le vainqueur vieillissant des Japonais, connu autant pour son audace militaire que pour n’en faire qu’à sa tête. Mac Arthur débarque sur la ligne de démarcation, prend les troupes communistes à revers, libère Séoul. Washington lui intime l’ordre d’en rester là et de fortifier le 38e parallèle.

Fidèle à sa réputation, le vieux général passe outre aux ordres de son gouvernement, franchit la ligne à la tête de ses troupes avec pour but de libérer toute la Corée.La Chine intervient massivement, bouscule les Américains qui sont forcés de retraverser la ligne en sens inverse! Mac Arthur propose alors une guerre totale contre la Chine et, si elle intervient, avec l’Union Soviétique. L’usage de l’arme atomique est ouvertement envisagé. Si Mac Arthur trouve un grand écho dans le Congrès dominé par les ultra-conservateurs, le Président Truman – dont la remarquable luci­dité aura dominé toute la période – jette tout son poids pour faire échouer cette ardeur belliqueuse. Il doit convaincre sénateur après sénateur que la guerre de Corée n’est qu’un conflit local qui ne menace en rien les intérêts vitaux de l’Amérique. Elle ne vaut pas une guerre nucléaire. Finalement, il obtient gain de cause et destitue Mac Arthur. Mais, en compensation, il doit laisser la bride sur le cou à la majorité républicaine dans la lutte contre «l’ennemi intérieur». Pendant toute la fin de l’année 1950, le Sénateur du Wisconsin Joseph Mc Carthy dirigera la Commission des Activités Anti-Américaines, transformant les audiences en une chasse aux sorcières totalement hystérique.Quand l’année 1950 s’achève, la planète est passée tout près d’un nouveau conflit mondial, avec cette fois deux puissances nucléaires face à face. Si cela s’était réalisé, le monde – à condition qu’il en fût resté quelque chose! – aurait-il eu la tête au Rock’n’Roll?

L’ARRIVÉE DE SAM PHILLIPS
Nous avons déjà montré dans cette série et dans d’autres coffrets Frémeaux & Associés à quel point l’explosion des musiques sudistes dans l’après-guerre, blues, Rhythm & Blues, country music, Cajun devait à une nouvelle génération de producteurs indépendants. La baisse considérable des coûts de production et de fabrication des disques, de nouvelles formes de distribution, de diffusion radiophonique ont permis à des individus curieux, attentifs, désirant certes gagner de l’argent mais étant avant tout de grands amateurs de musique sudiste, d’investir leur capital dans la production de disques à destination de publics spécifiques, notamment les migrants sudistes. Mais aussi d’ambitionner d’élargir cette audience aux autres, aux jeunes Nordistes, au reste de l’Amérique. Leur rôle dans la création et la diffusion de ce qu’on appellera Rock’n’Roll au milieu des années 50 est tout à fait considérable.Personne n’aura autant pesé dans l’avènement du Rock’n’Roll que Sam Phillips. Boogie in the park par le bluesman Joe Hill Louis que nous présentons dans ce coffret est le tout premier titre sorti par Sam pour son nouveau label The Phillips qui deviendra au début de 1951... le légendaire Sun! Le label de Presley, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison et tant d’autres!Sam Phillips naît à Florence dans l’Alabama le 5 janvier 1923, le cadet d’une famille de huit enfants. Le père est fermier, se retrouve totalement ruiné à la suite du krach de 1929. La scolarité du jeune Sam ne va pas très loin et il est obligé d’aider sa famille, en particulier lors de la mort de son père en décembre 1941. Il devient aide-épicier puis employé des pompes funèbres. Il avouera plus tard que ce métier de croque-mort l’avait rendu très sensible au malheur des petites gens.«Il y avait (dans le Sud) deux catégories de gens au bas de la société, écrasés par la vie: le métayer noir et l’ouvrier agricole blanc.

Il était impossible à quelqu’un d’un peu sensible de ne pas les entendre chanter et jouer leur oppression et leur malheur. Blues, country, gospel... leur servaient de défouloir, les aidaient à exprimer leur misère. Un homme en particulier, Uncle Silas Payne, un vieux Noir, m’apprit la musique. Pas les notes ni le solfège mais le feeling et l’intuition...»Sam était, lui, désireux de s’en sortir. Il commence des études de droit par correspondance, puis bifurque vers la radiodiffusion avec l’Institut Polytechnique d’Alabama. Il est engagé à Muscle Shoals sur WLAY. Il travaille dans plusieurs radios sudistes, comme technicien puis disc-jockey avant d’atterrir à Nashville puis Memphis en juin 1945. Il devient DJ sur WREC, présentant l’émission régulière «Songs of the West» tout en travaillant dans la partie technique : l’enregistrement d’émissions sur acétates - la bande magnétique n’était pas encore au point - afin de les diffuser lorsque les présentateurs (souvent des musiciens) étaient absents. Phillips circule aussi dans toute la ville à la recherche de talents à présenter sur sa radio. C’est à ce moment qu’il réalise que Memphis regorge d’artistes dont certains sont très populaires localement mais qui n’ont jamais enregistré de disque. Depuis Ralph Peer, la musique de Memphis n’avait plus été exploitée par les compagnies phonographiques. Et, si les songsters et les jug-bands qui avaient enregistré pour Victor existaient encore, leur heure de gloire était largement passée. Memphis dansait et s’amusait au son des orchestres de Rhythm & Blues ou de Honky Tonk électriques. Lorsque Sam Phillips crée le premier studio d’enregistrement de la ville de Memphis, fin 1949, Memphis Recording Service, personne ne parierait sur la réussite de l’entreprise. Mais le flair de Phillips et l’évolution du marché vont déjouer les sombres pronostics.

Dans un premier temps, Sam ne fait qu’enregistrer et produire des artistes locaux qu’il essaie de vendre à des compagnies établies dans le Nord (Chess à Chicago) ou l’Ouest (Modern à Los Angeles). Pour trouver des talents, il suffit de se promener le soir dans les rues de la ville! Il enregistre quantité de musiciens dans tous les genres sudistes, blues, gospel, hillbilly... Toujours à la recherche du disque qui serait enfin le succès qui apporterait l’aisance financière.«J’écoutais les musiciens, ce qu’ils avaient à dire... Si ça me touchait, je pensais que ça toucherait le public. Parce que je connaissais les musiciens et leur public, que j’étais moi-même un des leurs...»Les techniques de production sont tout aussi empiriques.«D’abord, il fallait mettre en confiance le musicien. La plupart du temps, ces types étaient terrorisés de se trouver dans un studio, même un petit truc comme MRS. Alors, j’essayais de créer une ambiance amicale, familiale. On mangeait, on buvait, on blaguait...Et quand je sentais que la confiance était installée, je laissais tourner la machine... Croyez-moi si j’avais attendu qu’ils aient de bonnes guitares ou qu’ils soient tout à fait accordés, je n’aurais jamais enregistré personne...»Le système Phillips fonctionne tellement bien que les labels avec lesquels il travaille lui passent des commandes en rafales. Les rapports avec les frères Chess ou les frères Bihari avec lesquels Sam traite le plus sont orageux et Phillips pense qu’on ne sait pas utiliser les musiciens qu’il découvre à leur juste valeur ni qu’on lui paie le juste prix de son labeur.

Cela induit Sam a créer son propre label, d’abord The Phillips en 1950, puis Sun en 1951 sur lequel il sortira désormais ses productions. Aujourd’hui que les disques Sun sont entrés dans la légende et que tous les Tour Operators de Memphis proposent leur visite, on a du mal à s’imaginer à quel point cette vaillante entreprise était artisanale.«Nous étions deux, Marion (sa secrétaire) et moi... Nous n’avions rien. Je chargeais les disques sur mon pick-up et je faisais le tour des juke-boxes et des stations de radio jusqu’à Nashville. On payait les DJ’s pour passer nos disques, j’approvisionnais moi-même les disquaires. Et on enregistrait la nuit... On travaillait seize à vingt heures par jour. Et peu d’argent rentrait dans les caisses...»Le reste de l’aventure Sun est bien connu. Des disques d’artistes noirs - bluesmen, groupes vocaux - mais aussi blancs - pure hillbilly music, néo-western swing - qui se vendent modestement mais permettent à l’entreprise de perdurer. A ce moment-là, les musiciens viennent à Sun. Ils savent que Sam va les écouter attentivement et qu’en tout état de cause, il les enregistrera probablement. Qu’il sortira peut-être un disque d’eux. Car Phillips ne se fie qu’à son flair. Il fallait être en effet sûr de soi pour enregistrer en 1954 un jeune camionneur nommé Elvis Presley avec uniquement une contrebasse et une guitare électrique! Il faut en effet pour Sam attendre la sortie du premier 45 t d’Elvis Presley en juillet 1954 (That’s all right / Blue moon of Kentucky / Sun 209) pour que l’intérêt local se transforme en un succès régional puis, à partir de 1955, national avec Presley, Carl Perkins puis Jerry Lee Lewis.Mais, en cette année 1950, cette histoire appartient encore à l’avenir!

LES ARTISTES :
Archibald: Né Leon T. Gross, Archibald (1912-1973) est un pianiste et chanteur de la Nouvelle Orléans qui aurait influencé Fats Domino. Il a connu une brève heure de gloire avec quelques succès comme une adaptation de Stack O Lee et ce Shake baby shake. Son jeu de piano est caractéristique de celui de la ville et ses racines plongent loin dans la tradition du Dixieland.

Charline Arthur: Dès ses premiers titres – comme I’ve got the boogie woogie blues, une puissante adaptation d’une ancienne pièce de Johnny Barfield (cf Country Boogie FA 160) – Charline (1929-87), une texane pur jus, fait montre d’une verve, d’un dynamisme et d’un sens du rythme qui sont déjà partie prenantes d’un Rockabilly qu’on ne nomme pas encore ainsi. Entre 1950 et 1956, elle est une des favorites des grandes scènes country où son sens de la scène et ses postures sexy (elle est une des toutes premières chanteuses de country à se produire sur scène en jeans serrés) lui assurent un grand succès. Elvis Presley qui possédait tous ses premiers disques a souvent avoué son admiration pour Charline avec laquelle il a d’ailleurs souvent tourné en 1954 et 1955. Mais un différend qui oppose Charline à son producteur Chet Atkins la laisse sans label en 1956. Des ennuis personnels, sentimentaux et de santé, vont finir par avoir raison d’une des carrières les plus prometteuses de la country music et du Rock’n’Roll. Vivant d’une maigre pension d’invalidité, elle aura quand même eu, avant sa mort, la satisfaction de se voir saluée à sa juste valeur par les amateurs européens en tant que «Pionnière du Rock’n’Roll».

La Vern Baker: Delores Williams dite «Miss Sharecropper» ou «Bea Baker» et enfin La Vern Baker (née à Chicago en 1928) obtient son premier succès en 1950, I Want to Rock qui ouvre cette sélection. Elle a commencé comme chanteuse de jazz avant d’interpréter de torrides pièces de Rhythm & Blues et de s’imposer comme une des plus authentiques Rock’n’Rolleuses noires. Elle est restée sur le devant de la scène jusqu’au milieu des années 60, délaissant de plus en plus les pièces musclées pour des ballades langoureuses sans pour autant s’imposer dans la Soul music.

Bass (Leon): On ne connaît pas grand’chose de ce chanteur country, sans doute originaire du Texas, qui a enregistré une poignée de titres en Californie au début des 50’s qui, comme le savoureux Country Hix’s annoncent nettement le Rockabilly.

Johnny Bond : Ce chanteur et guitariste originaire de l’Oklahoma (1915-78).a fait une longue carrière d’acteur de westerns. Il est le brillant second de Gene Autry, Jimmy Wakely et Tex Ritter, il joue avec Charles Starrett (dans la série Durango) et Johnny Mack Brown. Il termine une carrière cinématographique non négligeable en 1947 avec un rôle remarqué dans Duel au soleil de King Vidor. D’une belle prestance, excellent chanteur et guitariste, Bond s’est concentré sur sa carrière de musicien et a composé quantité de morceaux dont plusieurs sont devenus des standards. Son orchestre comprend très souvent le talentueux harmoniciste Jerry Adler (frère du plus connu Larry Adler) ainsi que le superbe guitariste Jack Rivers.

Calvin Boze: Bien qu’il ait substantiellement enregistré entre 1945 et 1952 et connu plusieurs succès commerciaux, le chanteur, chef d’orchestre et trompettiste Calvin Boze (ou Boaz ou Booze!!!) demeure très mal connu. Il semble être né dans les années 1920 au Texas ou en Oklahoma. Il est en Californie durant les années de guerre et se produit au sein des orchestres de Russell Jacquet (le frère d’Illinois) et de Marvin Johnson avant de fonder son propre ensemble et d’enregistrer en compagnie de l’ensemble de Maxwell Davis. Il a disparu de la scène durant les 50’s.

Tiny Bradshaw: Myron «Tiny» Bradshaw (1905-1959) est un chanteur puissant et le compositeur savoureux d’excellents titres comme ce Walk that mess. Batteur dans divers orchestres de jazz, Bradshaw a connu un bref succès avant l’avènement du Rock’n’Roll.

Billy Briggs: Ce steel-guitariste et chanteur avait déjà derrière lui une longue carrière dans divers orchestres de Western Swing (Hi-Flyers : cf Western Swing, FA 032) lorsqu’il a enregistré l’étonnant et comique Chew tobacco rag, – avec effets de crachoir! – dont nous proposons, pour la première fois réunies sur disque, les deux parties. Ce titre a connu un petit succès en 1950 avant d’être souvent repris et de devenir un standard du Rockabilly.

Ruth Brown: Ruth née Weston en 1928 a été une des pionnières du Rhythm & Blues. Chanteuse subtile et suave, Ruth a souvent connu les sommets des Hit Parades dans les années 50 à partir de Teardrops from my eyes que nous proposons ici. Plusieurs de ses titres sont nettement dans la mouvance du Rock’n’Roll. Mais malgré ses efforts, elle ne réussira pas à émarger au courant Soul. Après de longues décennies d’oubli, Ruth est de nouveau active sur les scènes des grands festivals.

Goree Carter: Ce natif de Houston (1930-90) a fait partie de la grande école de guitare texane. Il a beaucoup enregistré mais, cantonné au Texas, il n’a pas connu la renommée d’un Gatemouth Brown ou d’un T-Bone Walker. Il est pourtant un guitariste remarquable aux idées avancées qui semble avoir fort inspiré le jeu d’un Chuck Berry.

Cousin Joe: Joseph Pleasant dit Cousin Joe (1907-89) a été élevé à La Nouvelle Orléans et joué du piano dans les tavernes de Storyville avant de s’installer à New York en 1942. Il s’intègre sans mal à la scène jazz et blues de la ville, effectue ses premiers enregistrements grâce à Mezz Mezzrow, accompagné de certains des meilleurs jazzmen locaux et devient un favori de Harlem puis du Vieux Carré à La Nouvelle Orléans où il retourne. Sa voix nasillarde, son ton désabusé et ses textes, souvent chefs-d’œuvre d’un humour grinçant, sont très brillants, tel ce Chicken a-La blues avec le célèbre verset: «I ate so many hot dogs that I can’t see a cold dog in the eyes»!

Pee Wee Crayton: Ce texan (1914-85) apprend la guitare avec les disques de Charlie Christian et surtout grâce aux conseils de T-Bone Walker. Venu chercher fortune à Los Angeles pendant la guerre, Pee Wee connaît de gros succès dès ses premiers disques. Il restera aux côtés de T-Bone, Lowell Fulson et Gatemouth Brown un des meilleurs représentants du blues texano-californien.

Floyd Dixon: Un émule de Charles Brown et Amos Milburn, Floyd Dixon (né en 1929) est même allé jusqu’à remplacer Charles dans les Three Blazers de Johnny Moore! Floyd, un pianiste expressif et un chanteur à la voix voilée et incroyablement bluesy, a enregistré une œuvre copieuse entre blues lents et pièces rythmées.

Ramblin’ Jimmie Dolan: Né en 1924 dans le Missouri, Ramblin’ Jimmie Dolan a joué dans les clubs et sur les ondes de Saint-Louis avant d’être incorporé dans la marine. Après quatre années de guerre, Dolan s’installe en Californie et enregistre pour plusieurs labels indépendants dont Modern et Capitol. Hot rod race, composé et d’abord gravé sur disque par Arkie Shibley (visiblement inspiré d’un morceau du bluesman K.C. Douglas Mercury blues), est un magnifique talkin’ blues sur une de ces courses automobiles entre jeunes gens tout autant débridées que dangereuses dont les routes californiennes étaient familières à l’époque. Malheureusement, le succès de Hot rod race .– qui a engendré de nombreuses suites – n’a pas permis à Dolan de poursuivre bien longtemps une carrière active dans la musique. Dans les années 70, il était commerçant à Calimsea (Ca). On ne sait pas s’il est seulement encore vivant.

«Fats» Domino: Antoine Domino (né en 1928) est un des vrais héros du Rock’n’Roll. D’ascendance cajun, Fats joue dans les clubs de la Nouvelle Orléans après son travail en usine. Il est repéré par le chef d’orchestre Dave Bartholomew qui le fait enregistrer en 1949 sur le label Imperial. The Fat man, son premier disque, est un succès immédiat. Domino devient ainsi «Fats» et passe du statut de vedette locale à une star du Rhythm & Blues puis une des étoiles du Rock’n’Roll, un parcours alors extrêmement rare pour un Noir. Il enregistre une kyrielle de «tubes» internationaux qui le propulsent sur les scènes des grands festivals et des salles de Las Vegas et qui seront repris par des dizaines d’artistes, de Going home et Walking by myself jusqu’à Walking to New Orleans... Hey Fat man, que nous présentons ici, pour être moins connu, est cependant une pièce tout aussi rockante.

Glynn Duncan: Le frère du célèbre chanteur de Western Swing, Tommy Duncan, Glynn n’a enregistré qu’une poignée de titres, généralement très rythmés.

Foley (Red): Le rouquin Clyde «Red» Foley (1910-68) demeure célèbre dans la country music à plusieurs titres : un baryton aux nuances tendres et chaudes des débuts de la country pop qui a connu d’énormes succès avec Don’t let the stars get in your eyes, Hearts of stone ou Jilted; un chanteur de gospel immensément populaire (Peace in the Valley; Just a closer walk with thee); l’animateur du programme télévisé Ozark Jubilee qui a beaucoup fait pour répandre la country music hors de son terreau naturel. Mais ce crooner pour ruraux, sympathique et amical (son slogan publicitaire était: «Red Foley, votre bon voisin»), avec une carrure d’athlète demeure, en dehors des Etats-Unis, légendaire pour ses titres d’un country boogie le plus débridé et pour l’influence importante qu’il a eu sur les premiers pionniers du Rockabilly. Elvis Presley était notamment un de ses fans les plus fidèles. Foley a toujours eu un grand intérêt pour les bluesmen noirs, a fréquenté Big Bill Broonzy à Chicago et s’est inspiré de son jeu de guitare. Sur le Hobo boogie que nous proposons dans cette sélection, c’est le célèbre pianiste noir Cecil Gant qui est aux claviers.

Tennessee Ernie Ford: (1919-91) a été un des grands noms de la country music des années d’après-guerre, enregistrant des dizaines de succès. Accompagné de certains des meilleurs musiciens de la country californienne d’alors, très jazzy et swinguante, Ford enregistre une magnifique série de boogie-woogies à la sauce country comme ce célèbre Shotgun boogie qui a été repris par de nombreux artistes de Rockabilly.

Lefty Frizzell: Ce superbe chanteur de Honky Tonk (1928-75), avec ses célèbres intonations venues du fond de la gorge, a marqué la quasi-totalité des artistes de Nashville au Texas, Merle Haggard, George Jones, Randy Travis et demeure encore aujourd’hui une des principales influences de la Country Music. Son œuvre énorme recèle nombre de pièces apparentées au Rockabilly naissant comme ce Shine, shave and shower que nous présentons dans ce volume.

Wynonie Harris: (1915-69) a été un des grands précurseurs noirs du Rock’n’Roll. Il a débuté dans l’orchestre de Lucky Millinder avant d’entreprendre une carrière personnelle très fructueuse. Son extrême décontraction, sa présence scénique forte et sa prédilection pour les rythmes trépidants lui ont valu une grande popularité parmi les Noirs. Il a été présent à juste titre sur presque tous les volumes de cette série et Rock, Mr Blues que nous présentons ici est un autre de ses succès qui anticipent si exactement le Rock’n’Roll. Pourtant, lui aussi vrai grand précurseur du genre, connaîtra une éclipse presque totale quelques années plus tard.

Johnny Hicks: Le guitariste et chef d’orchestre Johnny Hicks (1918-92?) est un vétéran des Light Crust Doughboys et des Cowboy Ramblers de Bill Boyd, deux groupes à l’origine du Western Swing. Il a substantiellement enregistré sous son nom dans les années 1946-53. C’est le bassiste Bobby Williamson qui chante sur le savoureux Hamburger Hop, un de ces succès proto-Rokabilly de 1950.

Roy Hogsed: Roy (1919-1978), fils de musiciens itinérants se produisant dans des spectacles sous chapiteau, joue professionnellement dès l’âge de 11 ans. Il gagne la Californie peu avant la guerre et participe à divers orchestres de Western Swing avant de former le Hogsed Trio en 1947 avec Rusty Nitz à la contrebasse et Jean Dewez à l’accordéon. L’oeuvre enregistrée de Hogsed, un excellent guitariste swinguant, annonce souvent le futur Rockabilly comme sur ce Shuffleboard shuffle. Mais Hogsed ne saura pas émarger au Rock’n’Roll et il doit survivre de divers petits boulots. Oublié de tous, il se suicide en 1978.

Wesley Holly: On ne sait pas grand’chose de ce Wesley Holly, un chanteur et guitariste originaire du Texas, peut-être apparenté au grand Buddy Holly. Quoi qu’il en soit, Shuffling shoes est un petit «classique» fort recherché des amateurs.

Jerry Irby:
Irby (1917-1983 ou 1988?) est un de ces musiciens de Western Swing dont la musique annonçait si nettement le Rockabilly auquel il participera d’ailleurs notablement. Il a produit de nombreux country boogies musclés. Irby, un fils d’ouvrier du pétrole, fuit les derricks et embrasse une carrière musicale à l’âge de quatorze ans, jouant de la guitare et chantant dans divers orchestres de Western Swing. En 1945, Jerry, un chanteur aux intonations très bluesy forme ses Texas Ranchers qui comprend les puissants guitaristes Elmer Christian et Woodrow Carter. Leur style est résolument novateur, un Honky Tonk swinguant en diable sur de très nombreuses pièces rapides comme ce Hillbilly boogie qui n’a rien à voir avec le titre homonyme des Delmore Brothers que nous avons présenté dans Rock’n’Roll 1938-46 (FA 352).

Annie Laurie: est autant connue pour avoir été la chanteuse favorite de Dinah Washington que pour son œuvre enregistrée, blues, ballades, pièces plus musclées, en compagnie du chef d’orchestre néo-orléanais Paul Gayten ou, plus tard, en vedette. Elle a abandonné la scène pour l’Eglise dans les 60’s.

Benny Leaders: Ce chanteur et bassiste (né en 1928) a été un membre des Texas Ranchers de Jerry Irby avant de diriger sa propre formation, les Western Rangers qui a inclus un temps le célèbre steel-guitariste Bob Dunn. Leaders représente bien la transition progressive durant les années d’après-guerre des orchestres de Western Swing, d’un jazz swinguant au Rock’n’Roll.

Joe Liggins: Ce pianiste et chanteur (1920-1987) est un des concepteurs du Rhythm & Blues. Il a obtenu de grands succès dès le milieu des 40s comme Honeydripper ou Pink Champagne. Joe a abondamment enregistré dans un style mêlant avec bonheur blues, ballade, jazz.

Little Willie Littlefield: Ce pianiste au swing puissant né en 1931, est l’auteur du célèbre Kansas City, devenu un des classiques du Rhythm & Blues et du Rock’n’Roll et a gravé nombre de morceaux proches du Rock’n’Roll comme ce Rockin’ chair mama. Il n’a jamais cependant réussi la carrière que son talent pouvait lui permettre d’espérer.

Joe Hill Louis: Un des éminents hommes-orchestres de Memphis, Joe Hill Louis (1921-57) a été un des tout premiers artistes à enregistrer pour le célèbre Sam Phillips. Il est un guitariste au son électrique lourd et saturé, un harmoniciste dans la riche tradition de la ville et un percussionniste efficace. Quand il joue des trois instruments en même temps, cela donne un son primitif et puissant très efficace. Son Boogie in the park est un petit succès en 1950.

Robins: Ce groupe vocal a été plus ou moins formé et produit par Johnny Otis (né en 1921) qui est un des rares chefs d’orchestre blancs du Rhythm & Blues original. Fils d’immigrés grecs très pauvres, Otis a vécu toute sa vie dans le ghetto noir de Los Angeles. Autoproclamé «nègre blanc» et le «Parrain du Rhythm & Blues», Johnny a été élevé dans le culte des grands orchestres de Swing, notamment celui de Count Basie. Il tient les claviers ou la batterie dans plusieurs formations de Rhythm & Blues, celles de Harlan Leonard et de Count Prince Matthews. Il enregistrera à partir de 1945 une œuvre riche de succès et de rythme. Il a découvert quantité d’artistes noirs dont Little Esther Phillips, Little Willie John (le créateur de Fever), Mel Walker, Marylin Scott, Big Mama Thornton, Jackie Wilson ou Hank Ballard.

Hubert Robinson: C’est un de ces obscurs blues shouters texans qui a brièvement (1948-52) mais substantiellement enregistré pour différents petits labels indépendants des boogies rugueux et endiablés, bourrés d’idées qu’on retrouvera souvent quelques années plus tard dans le Rock’n’Roll.

Hank Snow: Un des géants de la country music de l’après-guerre, Hank Snow (1914-99) est un Canadien qui a réussi à Nashville. Tout d’abord très influencé par Jimmie Rodgers (il enregistre en 1936 dans un style dérivé de ce dernier), Hank se façonne un style personnel, entre tradition et modernisme qui va éclater dans ses premiers succès comme I’m movin’ on ou The Golden rocket. Il est le guitariste leader d’une grande partie de ses premiers titres, fréquemment des country boogies annonciateurs du Rockabilly. Malgré cela, Hank détestera toujours le Rock’n’Roll et refusera farouchement d’y émarger.

Lester Williams: Ce guitariste texan (1920-90) a enregistré abondamment pour une clientèle essentiellement locale. Il est certes un guitariste moins intéressant que Carter mais il réussit à insuffler une énergie et une vitalité toute rockante sur Hey Jack!, un de ses meilleurs titres.

Johnnie Lee Wills: Parmi les nombreux fils du violoniste texan John Wills, quatre ont fait carrière dans la musique, le plus célèbre étant bien entendu l’aîné Bob. Johnnie Lee (1912-84) a fait partie des Texas Playboys de son frère durant six ans. En 1940, afin de répondre à une considérable demande à travers tout le Sud-Ouest, Bob et Johnnie Lee ont décidé de fonder un deuxième orchestre «Wills». Johnnie Lee Wills and his Boys n’ont malgré les apparences jamais copié Bob Wills. Encore plus bluesy et, au fil des ans, de plus en plus annonciateur du Rock’n’Roll, cet orchestre a aussi connu un succès important jusque dans la vague twist des années 60! Après Rag mop qui ouvrait Rock’n’Roll 1949 (FA 355), The band’s a-rockin’ que nous offrons ici constitue une preuve supplémentaire du rôle essentiel joué par les musiciens du Western Swing dans la création du Rock’n’Roll.

Billy Jack Wills: Billy Jack (1926-91) est le dernier des fils Wills. Il naît en 1926, dix-neuf ans après Bob, et suit à peu près le même apprentissage auprès du papa John Wills qui l’initie au fiddle. Mais c’est Gene Krupa qui fascine Billy Jack et il est déjà un redoutable batteur lorsqu’il joint Johnnie Lee Wills au début des années 40. En 1945, Bob appelle Billy Jack en Californie qui devient, pour la première fois et après ses frères Johnnie Lee et Luke, un Texas Playboy. Il tient la batterie ou la contrebasse dans l’orchestre puis remplace progressivement le chanteur Tommy Duncan. Lorsque Bob acquiert son Wills Point Ballroom à Sacramento en 1948, Billy Jack et le guitariste-mandoliniste Tiny Moore sont chargés d’organiser l’orchestre Wills qui se produira lorsque Bob lui-même sera en tournée. Peu à peu, les idées musicales de Billy Jack, substantiellement différentes de celles de son grand aîné, marquent durablement le style de son orchestre : emphase de la batterie et de la section rythmique, prééminence de la guitare électrique, grande influence du Rhythm & Blues noir, absence presque totale de pièces pop que Bob favorise toujours et que Billy Jack juge complètement désuètes. Avec son orchestre, le Western Swing Band, Billy Jack Wills écume les clubs et les salles de danse de la Californie du Nord, de l’Oregon, du Washington, de l’Idaho et enregistre abondamment. Le style de Billy Jack Wills est très différent de ceux de ses trois aînés : une sorte de mélange très réussi entre Hank Williams, Ernest Tubb, Roy Brown, Wynonie Harris. Là encore, on ne peut qu’être frappé par l’atmosphère de Rock’n’Roll urbain qui règne dans une pièce comme Rock a bye baby blues qui date de 1950.

Billy Wright: Ce puissant chanteur de Gospel originaire d’Atlanta (1932-91) a connu un bref succès avec des pièces profanes d’un Rhythm & Blues musclé à souhait. Parmi ses admirateurs, on trouve Little Richard, Otis Redding et James Brown qui venaient souvent le voir et l’applaudir dans les cabarets d’Atlanta! Malheureusement, après une belle brochette de chefs-d’œuvre très en avance sur leur temps – comme ce Everybody goes when the wagon comes – Billy Wright n’a plus retrouvé les chemins des studios et s’est plus ou moins retiré dans les années 60.
Gérard HERZHAFT
Auteur de «La Grande Encyclopédie du Blues» (Fayard) et «Le Guide de la Country Music et du Folk» (avec Jacques Brémond) (Fayard)

SOURCES :
ESCOTT (Colin) & HAWKINS (Martin).- Good rockin’ tonight.- New York, St-Martin Press:1992.
HEFFER (Jean).- Les Etats Unis de 1945 à nos jours, A.Colin, 1997
HOFSTEIN (Francis).- Le Rhythm & Blues.- PUF, Paris: 1991
JOUFFA (François) & BARSAMIAN (Jacques).- L’Age d’or du Rock’n’Roll.- Michel Lafon, Paris:1994
LOUPIEN (Serge),éd.- Les Incontournables de la Country, Filipacchi, 1995
ROSE (Michel).- Pionniers du Rock’n’Roll - Albin Michel, Paris: 1981
SHAW (Arnold).- Honkers & Shouters, Collier, 1978

MAGAZINES : Divers numéros de Old Time Music, Kommotion, The Hillbilly Researcher et des indispensables revues françaises Soul Bag et Le Cri du Coyote.Notes de pochette et de livret de Andrew Brown/ Kevin Coffy/ Cary Ginell/ Steve Hathaway/ Adam Komorowski/ Bill Millar/ Jacques Morgantini/ Dave Penny/ Rich Kienzle/ Wayne Russell/ Dave Sax/ Alain Tomas/ Ray Topping/ Billy Vera.Avec tous mes remerciements à Jacques Brémond, Jean-Pierre Fray, François Jouffa et Jacques Spiry pour leur aide dans la réalisation de ce coffret.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2001.

english notes
Rock’n’Roll apparently sprang out of nowhere, suddenly invented by Elvis Presley and Bill Haley around 1954-55.  However, in the same way that America existed well before its ‘discovery’ in 1492, what was officially tagged Rock’n’Roll in the fifties already existed in the late thirties, resulting from a lengthy evolution of southern musical styles (cf. Rock’n’Roll Vol. 1, 2, 3, 4 & 5 - Frémeaux & Associés FA 351, 352, 353, 354 & 355), and constant mutual exchange between the genres.  Its abrupt surge in the fifties stemmed simply from media coverage through cinema (Rock Around The Clock), television (Ed Sullivan Show) and records.  All at once the Yankee northerners discovered the musical traditions of the south, which were subsequently diffused throughout Europe and the whole world.  This movement persisted to then decline into the folk boom of the early sixties, the blues revival of British bands and it inspired the evolution of rock.  This ‘Roots of Rock’n’Roll’ series aims to cover the foot-tapping evolution of America on a yearly basis.

1950 : The Countdown Had Begun
In 1950, the music which would shortly be known as Rock’n’Roll was omnipresent and abundant in the States.  The rockers were also plentiful.  Fats Domino was already around in 1949 but then came out with the superb Hey! Fat Man!, now a Rock’n’Roll classic but it was then merely considered as a Rhythm & Blues hit.  The powerful Archibald came forth in New Orleans, though his talent deserved a more rewarding career.  The Rhythm & Blues stars, who had contributed so much to the birth of Rock’n’Roll were still in the charts and juke-boxes, yet their prestige was fading.  The stance and attire of Wynonie Harris, Joe Liggins, Calvin Boze and Tiny Bradshaw seemed increasingly dated, although their music continued to rock. However, other gleaming names appeared in black music, who were to fully participate in the Rock’n’Roll movement. 

This boxed-set includes the debuting La Vern Baker, then known as ‘Little Miss Sharecropper’, who would later have a strong footing in Rock’n’Roll.  This was also the case for Ruth Brown, who was to become highly successful after her 1950 Teardrops From My Eyes.  These dynamic girls still respected the rhythm of their elders but their appearance was far from the Rhythm & Blues’ stereotype.  They were perfectly in keeping with post-war America, rearing to jump on the Rock’n’Roll wagon and would shortly stop being ‘black’ singers for a black audience.  They brought both black and white teenagers to their feet and are now considered as pioneers of Rock’n’Roll.The other major root of Rock’n’Roll – country music -– was evolving in a similar manner. The musicians of modernised Western Swing and country boogie were truly letting their hair down in 1950.  The incredible Johnny Lee Wills, his brother Billy Jack Wills, Glynn Duncan - Tommy Duncan’s brother, Johnny Bond, Red Foley and Jerry Irby all had an important role in the creation of Rock’n’Roll.  Their music was increasingly rhythmic and rocking, but their style was obsolete with cowboy hats and clicking fingers.  Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Wanda Jackson, Carl Perkins and Bill Haley, who came from the same musical background managed to innovate this dated stage presence and use more body language.

Threat Of World War III
Fifty years later, with factual evidence behind us, it is hard to imagine the pessimism of 1950, when a third world war was seriously feared.  Indeed the growth of communism with its thirst for power was a major issue.  When on 25 June 1950, North Korean communist troops crossed the thirty-eighth parallel, the Americans decided to intervene, though their troops were rapidly entrenched in South Korea.  General MacArthur, renowned for his military audacity was then given supreme command and was told to fortify the thirty-eighth parallel without crossing it, but the headstrong General went against orders, aiming to liberate the whole of Korea.  The Chinese forces then stepped in, driving the Americans back over the line!  Consequently, MacArthur advocated war against China and the USSR if necessary, with an open threat of atomic warfare.  Thankfully the lucid President Truman convinced the senators that the Korean War was simply a local conflict which did not deserve nuclear war and he finally dismissed MacArthur.  However, as a result, Republican senator McCarthy commanded an extensive anticommunist witchhunt in the States during the latter part of 1950.  When the year came to an end, the planet had come very close to another world conflict.  If indeed war had broken out, would the world have been ready for Rock’n’Roll?

The Arrival of Sam Phillips
The sudden explosion of southern genres in the post-war period entailed a new generation of independent producers.  Record manufacturing prices had dropped, new distribution methods existed and radio broadcasting had developed, creating an opening for those willing to invest in record production.  The southern migrants were the biggest potential buyers, but the rest of the American population was also targeted.Sam Phillips certainly had the most influence in the dawning of Rock’n’Roll.  Boogie In The Park by bluesman Joe Hill Louis was the first title that Sam released for his new label The Phillips, which in 1951 was to be called Sun!  The legendary label used by Presley, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison and so many others.Sam Phillips was born in Alabama on 5 January 1923, the youngest child of a large and poor family.  He had little schooling, having to help his family and found work as a grocer’s assistant before being hired by an undertaker.  He later admitted that the latter activity made him very sensitive to the hardship of others.  But Sam wished to get ahead.  He began by a correspondence course studying law, then became interested in broadcasting.  He found work in several southern radio companies before going to Nashville followed by Memphis in June 1945.  He became a DJ on WREC, compering the show, ‘Songs of the West’, while still working on the technical side.  He also went talent-spotting, searching for new artists.  It was then he realised that Memphis was teeming with musicians known locally, but who had never made records. 

Ever since Ralph Peer, the Memphis sounds had been ignored by record companies, and although the songsters and jug-bands who had recorded for the Victor label were still around, they had become outdated.  Memphis now moved to the sounds of Rhythm & Blues and electric Honky Tonk.Sam Phillips established his first recording studio in Memphis in 1949 – Memphis Recording Service, but its feasibility was scorned.  Initially, Sam simply recorded local artists, trying to sell the products of established companies in the north and west.  He scouted around the town at night, looking for talent in all musical genres and always hoping to produce a best-seller.His methods proved successful, bringing him large orders from the collaborating labels.  However, Sam worked principally with the Chess and Bihari brothers, but their relationship deteriorated, inciting him to create his own label – The Phillips in 1950, then Sun in 1951.  Today, when one considers how records issued under this latter label have become legendary, it is hard to imagine how this mighty business was once a small-scale business.The Sun adventure continued, promoting both black and white artists – bluesmen, vocal groups, pure hillbilly music and neo-western swing.  When musicians came to Sam, they knew they had a chance of cutting a disc as Phillips was forever willing to consider new talent.  In 1954, he even recorded a young truck-driver named Elvis Presley!  When he released Presley’s first 45 in July 1954 (That’s All Right/Blue Moon Of Kentucky/Sun 2009), local interest was transformed into regional success, which in turn was nationally acclaimed in 1955 with Presley, Carl Perkins and Jerry Lee Lewis.

The Artists
Archibald :  Leon T. Gross, known as Archibald (1912-73) was a New Orleans pianist and singer who influenced Fats Domino.  His fame was short-lived with a few hits such as an adaptation of Stack O Lee and Shake Baby Shake.

Charline Arthur :  Texan-born Charline (1929-87) was known for her energy and rhythm and was one of the country music favourites from 1950-56, being one of the first country singers to perform in tight jeans.  Her promising career ended abruptly after falling out with her producer and she suffered personal and health problems.

La Vern Baker :  Delores Williams, or ‘Miss Sharecropper’ or ‘Bea Baker’ and finally La Vern Baker (born in 1928) had her first hit in 1950 with I Want To Rock, which opens this album.  She debuted as a jazz singer then went on to Rhythm & Blues before being considered as one of the most authentic black Rock’n’Rollers. 

Bass (Leon) :  Little is known about this country singer, probably of Texan origin, who cut several discs in the early fifties such as the Rockabilly flavoured Country Hix’s.

Johnny Bond :  This singer and guitarist from Oklahoma (1915-78) had a long career as an actor in westerns.  He ended his remarkable acting period in 1947 and then concentrated on music, composing many titles, some of which became standards.  His band often included the talented harmonica player Jerry Adler and guitarist Jack Rivers.

Calvin Boze :  Despite his many recordings in the 1945-52 period, this singer, band leader and trumpeter was little known.  He was probably born in the twenties in Texas or Oklahoma, then was in California during the war and played in the bands of Russell Jacquet and Marvin Johnson before founding his own set-up and recording with that of Maxwell Davis.

Tiny Bradshaw :  Myron ‘Tiny’ Bradshaw (1905-59) was a powerful singer and the composer of excellent pieces such as Walk That Mess.

Billy Briggs :  This steel-guitarist and singer played in various Western Swing bands and then recorded the astonishing and amusing Chew Tobacco Rag, included here.  It later became a Rockabilly standard.

Ruth Brown :  Born in 1928, Ruth was one of the pioneers of Rhythm & Blues.  This suave singer often climbed the charts in the fifties, her first hit being Teardrops From My Eyes.  She was forgotten for many years, but now appears once more in big music festivals.

Goree Carter :  Born in Houston (1930-90), Carter belonged to the Texan guitar school.  His fame was limited despite his numerous recordings.  He was, however, a remarkable guitarist, whose music seems to have inspired Chuck Berry.

Cousin Joe :  Joseph Pleasant (1907-89) was brought up in New Orleans and played the piano in Storyville bars before settling in New York in 1942.  There, he was found with the jazz and blues adepts and became popular in Harlem then in New Orleans where he returned.  Characterised by a nasal voice and humorous lyrics such as ‘I ate so many hot dogs that I can’t see a cold dog in the eyes’ taken from Chicken a-La Blues.

Pee Wee Crayton :  Texan-born Crayton (1914-85) learnt to play the guitar through Charlie Christian records and with T-Bone Walker’s advice.  He ventured to Los Angeles during the war and was successful right from his first discs.  One of the best Texan-Californian blues players along with T-Bone, Lowell Fulson and Gatemouth Brown.

Floyd Dixon :  An emulator of Charles Brown and Amos Milburn, Dixon (born in 1929) even replaced Charles in Johnny Moore’s Three Blazers.  An expressive pianist and bluesy singer who recorded in quantity.

Ramblin’ Jimmie Dolan :  Born in 1924 in Missouri, Dolan played in clubs and for the radio before joining the Marines.  After the war, Dolan settled in California, recording for independent labels.  Hot Rod Race, composed and initially cut by Arkie Shibley, is a magnificent example of ‘talkin’ blues’.  Despite its success, Dolan’s musical career was short-lived.

‘Fats’ Domino :  Born in 1928, Cajun-blooded Antoine Domino is a true Rock’n’Roll hero.  Fats played in New Orleans clubs after work before being spotted by band leader Dave Bartholomew and he first recorded in 1949 for the Imperial label.  His debut disc, The Fat Man, was immediately successful.  ‘Fats’ subsequently became a Rhythm & Blues star and then a Rock’n’Roll celebrity.  He had a multitude of international hits, interpreted in turn by numerous artists. 

Glynn Duncan :  Glynn, the brother of the famous Western Swing singer, Tommy Duncan, made few recordings.

Foley (Red) :  Clyde ‘Red’ Foley (1910-68) was known in country music for several reasons.  He was greatly appreciated for his warm baritone voice in debuting country pop, he was a popular gospel singer and was a TV presenter on Ozark Jubilee, which helped promote country music.  But this rural crooner was also famed for his country boogie numbers and his influence on the Rockabilly pioneers.  Elvis Presley was one of his biggest fans.  In Hobo Boogie, selected here, he is joined by black pianist Cecil Gant.

Tennessee Ernie Ford :  (1919-91)  Was one of the big names in post-war country music.  He recorded a magnificent series of country-flavoured boogie-woogie such as Shotgun Boogie.

Lefty Frizzell :  This superb Honky Tonk singer (1928-75) influenced a host of artists from Nashville to Texas and still inspires Country Music to this day.

Wynonie Harris :  (1915-69) Was one of the great black forerunners of Rock’n’Roll.  His ease, stage presence and racy rhythms made him extremely popular with the Blacks.  In Rock, Mr Blues, there is already a distinct Rock’n’Roll flavour.

Johnny Hicks :  This guitarist and band leader (1918-92 ?) was a veteran of the Light Crust Doughboys and Bill Boyd’s Cowboy Ramblers, two Western Swing groups.  He then made many recordings in his name in the 1946-53 period.  Bassist Bobby Williamson sings in Hamburger Hop which we may appreciate here.

Roy Hogsed :  Guitarist Hogsed (1919-78) debuted professionally at the age of 11.  Shortly before the war he left for California and played in various Western Swing bands before founding the Hogsed Trio in 1947 with Rusty Nitz on the bass and Jean Dewez on the accordion.  The sounds of the future Rockabilly was often present in his music, as in Shuffleboard Shuffle.

Wesley Holly :  Little is known about this sing and guitarist from Texas.  Regardless, Shuffling Shoes is considered as a much-appreciated classic.

Jerry Irby :  Irby (1917-83 or 88?) was a Western Swing musician with strong Rockabilly undertones before the genre was officially born.  He debuted at the age of fourteen, playing the guitar and singing in various Western Swing bands.  In 1945 he founded his Texas Ranchers, including guitarists Elmer Christian and Woodrow Carter.  Their style is decidedly innovating and often pacy such as Hillbilly Boogie.

Annie Laurie :  Laurie, Dinah Washington’s choice singer, was also known for her recordings made with New Orleans band leader Paul Gayten then later as a star in her own right.

Benny Leaders :  This singer and bassist (born in 1928) was a member of Jerry Irby’s Texas Ranchers before forming his own band, the Western Rangers, which famous steel-guitarist Bob Dunn belonged to for a while.  Leaders’ music demonstrates the musical transition from Western Swing to Rock’n’Roll.

Joe Liggins :  This pianist and singer (1920-87) was one of the pioneers of Rhythm & Blues.  He had many hits as from the mid-forties, including Honeydripper and Pink Champagne.  His style is a pleasant blend of blues, ballads and jazz.

Little Willie Littlefield :  This powerfully swinging pianist, born in 1931, wrote the famous Kansas City and cut a number of titles edging on Rock’n’Roll such as Rockin’ Chair Mama, included in this selection.

Joe Hill Louis :  Louis (1921-57), a one-man band, proficient on the guitar, harmonica and drums, was one of the first artists to record for Sam Phillips.  Boogie In The Park was a small 1950 hit.

Robins :  This vocal group was more or less set up by Johnny Otis (born in 1921), one of the rare white Rhythm & Blues leaders.  Of Greek descent, Otis lived in the black ghetto of Los Angeles.  His recordings were successful and rhythmic, but he also discovered many black artists including Little Esther Phillips, Little Willie John, Mel Walker, Marylin Scott, Big Mama Thornton, Jackie Wilson and Hank Ballard.

Hubert Robinson :  A Texan blues shouter who made numerous recordings over a short period of time.

Hank Snow :  One of the post-war country music giants, Know (1914-99) was a Canadian who made his living in Nashville.  He was initially influenced by Jimmie Rodgers, but then developed his personal style, which was both traditional and modern.  He was lead guitarist in the majority of his first numbers, mainly country boogies with Rockabilly undertones.

Lester Williams :  This Texan guitarist (1920-90) made a number of recordings mainly for locals.  One of his best titles, Hey Jack! demonstrates his rocking vitality. 

Johnnie Lee Wills :  Four of Texan violinist John Wills’ sons followed musical careers, the most famous being Bob.  Johnnie Lee (1912-84) played in his brother’s Texas Playboys for six years.  In 1940 Bob and Johnnie Lee decided to create a second band ‘Wills’. Yet Johnnie Lee Wills and his Boys never copied Bob Wills.  The band remained popular until the twist came into fashion in the sixties!  The Band’s A-Rockin’, presented here, is yet another proof of the importance of Western Swing musicians in the creation of Rock’n’Roll.

Billy Jack Wills :  Billy Jack (1926-91) was the youngest of the Wills sons.  His father taught him the fiddle, but he was fascinated by Gene Krupa and was an excellent drummer when he joined Johnnie Lee Wills in the early forties.  In 1945 he went to California to become a Texas Playboy.  Slowly he had more and more influence in the orchestra, his style being quite different from that of his brothers.  With his own band, the Western Swing Band, Billy Jack performed and recorded in quantity.  The atmosphere of urban Rock’n’Roll is plain in titles such as Rock A Bye Baby Blues.

Billy Wright :  This powerful gospel singer from Atlanta (1932-91) was highly rated by Little Richard, Otis Redding and James Brown amongst others, though his career was short-lived.  Yet his works were avant-gardist, such as Everybody goes when The Wagon Comes.
Adapted by Laure WRIGHT from the French text of Gérard HERZHAFT

CD 1
01. LA VERN BAKER: I want to rock (D. Williams)          2’42
02. RUTH BROWN: Teardrops from my eyes (R. Toombs) 2’52
03. CHARLINE ARTHUR: I’ve got the boogie woogie blues (Arthur)     2’44
04. FATS DOMINO: Hey! Fat man! (Domino)        2’33
05. BILLY WRIGHT: Everybody goes when the wagon comes (B. Wright)   2’40
06. BILLY BRIGGS: Chew Tobacco rag I & II (B. Briggs)          5’21
07. THE ROBINS: You’re fine but not my kind (Delegarde/ Otis/ Robins)        2’38
08. HUBERT ROBINSON: Old woman boogie (Robinson)       2’20
09. JOHNNY HICKS: Hamburger hop (J. Hicks)          2’26
10. ARCHIBALD: Shake shake baby (Leon T. Gross)  2’26
11. TINY BRADSHAW: Walk that mess (Bradshaw)       2’41
12. RAMBLIN’ JIMMY DOLAN: Hot Rod race (A. Shibley)      2’32
13. GOREE CARTER: Come on, let’s boogie (G. Carter)        3’03
14. ANNIE LAURIE: I ain’t gonna let you in (R. Toombs)    2’32
15. RED FOLEY with CECIL GANT: Hobo boogie (Foley/Gant)   2’49
16. HANK SNOW: The golden rocket (Clarence E. Snow)       2’44
17. LESTER WILLIAMS: Hey Jack! (L. Williams)          2’40
18. TENNESSEE ERNIE FORD: Shotgun boogie (Ford)            2’32

(1) La Vern Baker, vcl; Sonny Cohn, tpt; Red Saunders, batt; orchestre. prob. Detroit, Mi. 1950
(2) Ruth Brown, vcl; Willie Jackson, t-sax; tpts; Heywood Henry, b-sax; pno; g; bs; batt. New York City, septembre 1950.
(3) Charline Arthur, vcl/g; poss: Red Gilliam, acc; Paul Blunt, pno; bs. Dallas, Tx. fin 1949 ou début 1950
(4) Antoine «Fats» Domino, vcl/pno; Dave Bartholomew, tpt; Joe Harris, alto-sax; Herb Hardesty, t-sax; Clarence Hall, t-sax; Red Tyler, b-sax; Ernest Mc Lean, g; Frank Fields, bs; Earl Palmer, batt; choeurs. New Orleans, La. septembre 1950.
(5) Billy Wright, vcl; John Peck, tpt; Willie Wilson, tb; James Hudson, alto-sax; Fred Jackson, t-sax; Wim Scott, b-sax; Tom Patton, pno; george Battle, bs; Willie Harper, batt. Atlanta, Ga. 5 décembre 1950.
(6) Billy Briggs, vcl/st-g; orchestre. New Orleans, La. 1950
(7) The Robins, groupe vocal; Johnny Otis, vbp; Devonia Williams, pno; Pete Lewis, g; Mario Delagarde, bs; Leard Bell, batt. Los Angeles, Ca. 13 février 1950.
(8) Hubert Robinson, vcl; choeurs; Elmore Nixon, pno; orchestre. Houtson, Tx. été 1950.
(9) Johnny Hicks, leader/g; Leon Rhodes, g; Buddy Griffin, g; Jimmy Kelly, st-g; Billy Jack Saucier, fdl; Bobby Williamson,vcl/bs. Dallas, Tx. 25 mars 1950.
(10) Archibald (Leon T. Gross), vcl/ pno; Dave Bartholomew, tpt; Joe Harris, alto-sax; Clarence Hall, t-sax; Ernest Mc Lean, g; Chuck Badie, bs; Thomas Moore, batt. New Orleans, La. 23 mars 1950.
(11) Tiny Bradshaw, vcl; Leslie Ayers, tpt; Rufus Gore, t-sax; Orrington Hall, alto-sax; Jimmy Robinson, pno; Leroy Harris, g; Clarence Mack, bs; Calvin Shields, batt. Cincinnati, Oh. 28 septembre 1950.
(12) Ramblin’ Jimmie Dolan, vcl/g; Porky Freeman, g; Speedy West, st-g; pno; fdl; bs. Hollywood, Ca. juin 1950.
(13) Goree Carter, vcl/g; Nelson Mills, tpt; Conrad Johnson, alto-sax; Sam Williams, t-sax; Lonnie Lyons pno; Nunu Pitts, bs; Allison Tucker, batt. Houston, Tx. juillet 1950.
(14) Annie Laurie, vcl; Paul Gayten, pno; John Hunt, tpt; Chippy Outcalt, tb; Ray Abrams, t-sax; Wallace Davenport, tpt; Lee Allen, t-sax; Jack Scott, g; George Pryor, bs; Robert Green, batt. New Orleans, La. février 1950.
(15) Red Foley, vcl/g; Cecil Gant, pno; «Hambone», g; bs; batt. Nashville, Tn. 30 juin 1950.
(16) Hank Snow, vcl/g; orchestre. Nashville, Tn. 1950.
(17) Lester Williams, vcl/g; Blankey Broadis, alto-sax; Ferdinand Banks, t-sax; Johnnie Spencer, t-sax; James Hurdle, pno; Oscar Adams, bs; Luther Taylor, batt. Houston, Tx. 1950.
(18) Tennessee Ernie Ford, vcl; Jimmy Bryant, g; Eddie Kirk, g; Speedy West, st-g; Harold Hensley, fdl; Billy Liebert, pno; Cliffie Stone, bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. 27 juillet 1950

CD 2:
1. BILLY JACK WILLS: Rock-a-bye baby blues (Wills/ Tierney/ Wills)          2’54
2. ROY HOGSED: Shuffleboard shuffle (R. Hogsed/ Jimmy Kersey)          2’26
3. JOE HILL LOUIS: Boogie in the park (Louis)    2’46
4. WESLEY HOLLY: Shuffling shoes (Holly)       1’41
5. JOHNNY LEE WILLS: The band’s a-rockin’ (J.L. Wills)  2’53
6. CALVIN BOZE: Safronia B. (C. Boze)       2’21
7. WYNONIE HARRIS: Rock Mr Blues (Mann/ Bernard)      2’39
8. LEFTY FRIZZELL: Shine, shave, shower (Frizzell/ J. Beck)     2’33
9. LEON BASS: Country Hix’s (Bass)   2’25
10. COUSIN JOE: Chicken-a-la-blues (J. Pleasant/ J. Thomas)      2’18
11. JOE LIGGINS: The Honeydripper (Joe Liggins)     3’08
12. GLYNN DUNCAN: We got good business (T. Duncan)           2’43
13. JOHNNY BOND: Mean mama boogie (Bond)        2’50
14. LITTLE WILLIE LITTLEFIELD: Rockin’ chair mama (Littlefield)          2’46
15. JERRY IRBY: Hillbilly boogie (J. Irby)    2’32
16. FLOYD DIXON & MARI JONES: Real lovin’ mama (Dixon)   2’47
17. PEE WEE CRAYTON: Rockin’ the blues (Crayton)        2’32
18. BENNY LEADERS: I’ll be jumped up and down (Leaders/ Irby/ Evans)    2’30

(1) Billy Jack Wills, vcl/batt/leader; Tiny Moore, vcl/mdln; Cotton Roberts, fdl; Tommy Varner, st-g; Kenny Lowery, g; Dick Mc Comb, bs. Hollywood, Ca. juin 1950
(2) Roy Hogsed, vcl/g; Rusty Nitz, bs; Gene Dewez, acc. Hollywood, Ca. 10 janvier 1950
(3) Joe Hill Louis, vcl/g/hca; batt. Memphis, Tn. juillet 1950.
(4) Wesley Holly, vcl/g; orchestre. Dallas, Tx. 1950.
(5) Johnnie Lee Wills, vcl/leader/fdl; Curly Lewis, fdl; Henry Boatman, fdl; Don Harlan, clt; Buster Magness, st-g; Clarence Cagle, pno; Eb Gray, g; Chuck Adams, bs; Waid Peeler, batt; orchestre, vcl. Tulsa, Ok. 1950
(6) Calvin Boze, vcl/tpt; Floyd Turnham, alto-sax; Don Wilkerson, t-sax; Chuck Walker, bari-sax; Willard Mc Daniel, pno; Ulysses Livingston, g; Bill Cooper, bs; Walter Murden, batt. Los Angeles, Ca. 13 janvier 1950
(7) Wynonie Harris, vcl; choeurs; Milt Buckner, pno; Joe Wilder, tpt; Henderson Chambers, tb; Joe Alston, t-sax; John Hartzfield, t-sax; Bill Graham, b-sax; Bruce Lawrence, bs; Sticks Evans, batt. New York City, 18 mai 1950.
(8) Lefty Frizzell, vcl/g; orchestre. Dallas, Tx. 25 juillet 1950
(9) Leon Bass, vcl/g; orchestre. Nashville, Tn. 1950
(10) Cousin Joe, vcl/pno; Sam Price, pno; t-sax; Percy Joell, bs; Dorethea Smith, batt. New York City, 10 avril 1950.
(11) Joe Liggins, vcl/pno; Frank Pasley, g; Floyd Turnham, clt; James Jackson, t-sax; Willie E. Jackson, alto-sax; Eddie Davis, bs; Peppy Prince, batt. Los Angeles, Ca. 24 avril 1950.
(12) Glynn Duncan, vcl; Willie Cox Jr, g; Ernie Ball, st-g; Joe Holley, fdl; Ocie Stockard, fdl; Millard Kelso, pno; Tommy Duncan, bs; Davie Coleman, batt. Hollywood, Ca. 23 janvier 1950
(13) Johnny Bond, vcl/g; Jerry Adler, hca; Jack Rivers, g; Red River Valley Boys, orchestre. Hollywood, Ca. 4 janvier 1950.
(14) Little Willie Littlefield, vcl/pno; Chuck Norris, g; orchestre. Hollywood, Ca. janvier 1950.
(15) Jerry Irby, vcl/g; poss: Deacon Evans, g; Woodrow Carter, g; Elmer Christian, st-g; Pete Burke, pno; bs; dms. Houston, Tx. mars 1950
(16) Floyd Dixon, vcl/pno; Mari Jones, vcl; Johnny Moore, g; Maxwell Davis, t-sax; Johnny Miller, bs; Ellis Walsh, batt. Hollywood, Ca. 26 octobre 1950.
(17) Pee Wee Crayton, g; Arnold Ross, pno; Ernie Royal, tpt; Harry Edison, tpt; Ben Webster, t-sax; Joe Comfort, bs; Alvin Stoller, batt. Los Angeles, juillet 1950.
(18) Benny Leaders, vcl/ leader; Western Rangers, orchestre dont: Tommy Treme, st-g; Earl Caruthers, mdln; Eddie Hurd, clt. Houston, Tx. 1950

CD Rock N`Roll 1950 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 I WANT TO ROCK - LA VERN02'42
02 TEARDROPS FROM MY EYES - BROWN02'52
03 I VE GOT THE BOOGIE WOOGIE BLUES - ARTHUR02'44
04 HEY FAT MAN - DOMINO02'33
05 EVERYBODY GOES WHEN THE WAGON COMES - WRIGHT02'40
06 CHEW TOBACCO RAG I AND II - BRIGGS05'21
07 YOU RE FINE BUT NOT MY KIND - THE ROBINS02'38
08 OLD WOMAN BOOGIE - ROBINSON02'20
09 SHAKE SHAKE BABY - ARCHIBALD02'26
10 WALK THAT MESS - BRADSHAW02'41
11 HOT ROD RACE - DOLAN02'32
12 COME ON LET S BOOGIE - CARTER03'03
13 I AIN T GONNA LET YOU IN - LAURIE02'32
14 HOBO BOOGIE - FOLEY02'49
15 THE GOLDEN ROCKET - SNOW02'44
16 HEY JACK - WILLIAMS02'40
17 SHOTGUN BOOGIE - FORD02'32
18 ROCK A BYE BABY BLUES - WILLS02'54
CD 2
01 SHUFFLEBOARD SHUFFLE - HOGSED02'26
02 BOOGIE IN THE PARK - LOUIS02'46
03 SHUFFLING SHOES - HOLLY01'41
04 THE BAND S A ROCKIN - WILLS02'53
05 SAFRONIA B - BOZE02'21
06 ROCK MR BLUES - HARRIS02'39
07 SHINE SHAVE SHOWER - FRIZZELL02'33
08 COUNTRY HIX S - BASS02'25
09 CHICKEN A LA BLUES - JOE02'18
10 THE HONEYDRIPPER - LIGGINS03'08
11 WE GOT GOOD BUSINESS - DUNCAN02'43
12 MEAN MAMA BOOGIE - BOND02'50
13 ROCKIN CHAIR MAMA - LITTLEFIELD02'46
14 HILLBILLY BOOGIE - IRBY02'32
15 REAL LOVIN MAMA - DIXON02'47
16 ROCKIN THE BLUES - CRAYTON02'32
17 I LL BE JUMPED UP AND DOWN - LEADERS02'30
18 HAMBURGER HOP - HICKS02'26
"Les archivistes de la maison Frémeaux ont encore frappé" par Epok

« Les archivistes de la maison Frémeaux ont encore frappé : 36 titres exhumés pour découvrir les racines du r’n’r de 1950. » Gérald ARNAUD – EPOK




« Sélection LE DISQUE » Jazz Notes

« Suite de la Saga de Monsieur Herzhaft qui nous restitue en 36 morceaux, l’époque bénie de l’année 1950 où le rock s’appelait Rhythm & Blues, et deviendra en fait rock n’roll en 1954 avec Elvis et Bill Haley ... » JAZZ NOTES. Ce disque a reçu la distinction « Sélection LE DISQUE » Jazz Notes


« Suite de la Saga de Monsieur Herzhaft qui nous restitue en 36 morceaux, l’époque bénie de l’année 1950 où le rock s’appelait Rhythm & Blues, et deviendra en fait rock n’roll en 1954 avec Elvis et Bill Haley. Cette année 1950 fut très faste et l’on tapait du pied aux sons des orchestres et groupes comme Fats Domino, coqueluche de l’époque, mais aussi Tiny Bradshaw, Wynonie Harris, Ruth Brown, sans oublier les petites nouvelles La Vern Baker, ainsi que les allumés de la Western Swing Glynn Duncan, Johnny Hicks, Wesley Holly, Billy Jack Wills ou de la Country : Red Foley, Ernie Ford, Lefry Frizzel, Leon Bass. Une sélection, en tous points excellente, qui démontre que cette musique énergique venue de différents courants allait vers le public pour l’inviter à bouger. A découvrir. » JAZZ NOTES. Ce disque a reçu la distinction « Sélection LE DISQUE » Jazz Notes




* * * * Soul Bag

« …L’intérêt de ce genre de disque est de mettre à la portée de nos oreilles des titres, qui seraient introuvables autrement, de gens comme Gorse Carter (un grand guitariste), Leon Bass (une perle rare pré-rockabilly) ou Billy Briggs (l’inénarrable Chew tobacco rag)… » Christophe MOUROT – SOUL BAG. Ce disque a reçu la distinction * * * * Soul Bag


« (…) L’intérêt de ce genre de disque est de mettre à la portée de nos oreilles des titres, qui seraient introuvables autrement, de gens comme Gorse Carter (un grand guitariste), Leon Bass (une perle rare pré-rockabilly) ou Billy Briggs (l’inénarrable Chew tobacco rag). On a également plaisir à ressortir ses compilations vinyles et faire des comparaisons et retrouver les labels d’origine qui curieusement, ne sont pas donnés par Gérard dans son texte de pochette. Son propos est encore une fois clair : le rock and roll, au sens noble du terme, c’est-à-dire le genre musical qui marquera la musique populaire jusqu’en 1957-58 avant de s’édulcorer dans la pop et le twist naissant, est né du mélange du rhythm and blues et du country boogie… » Christophe MOUROT – SOUL BAG. Ce disque a reçu la distinction * * * * Soul Bag




* * * * * Blues & Co

« Avec ce volume 6 consacré aux prémices du rock n’roll et concocté sous la direction de François Jouffa et Gérard Herzhaft, on rentre en plein de la fructueuse époque fifties, celle qui allait déferler un véritable raz de marée sur tout une génération de teenagers américains et qui allait placer au rang d’idoles mythiques les Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran, ou Chuck Berry... » Serge SCIBOZ – BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * * Blues & Co


« Avec ce volume 6 consacré aux prémices du rock n’roll et concocté sous la direction de François Jouffa et Gérard Herzhaft, on rentre en plein de la fructueuse époque fifties, celle qui allait déferler un véritable raz de marée sur tout une génération de teenagers américains et qui allait placer au rang d’idoles mythiques les Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran, ou Chuck Berry. La France comme à sa fâcheuse habitude connaîtra tout ce petit monde quelques années plus tard par l’intermédiaire du Golf Drouot à Paris, via quelques Chaussettes et une portée de Chats Sauvages. Mais ne brûlons pas les étapes, là nous sommes en 1950, aux Etats-Unis, et Elvis se contente pour l’instant d’écouter du gospel dans les chapelles du Tennessee sans penser une seule seconde aux Jordanaires. Même si sans eux les susnommés ne seraient jamais entrés dans la légende, tous les précurseurs présentés dans cette anthologie par Herzhaft sont injustement restés dans l’ombre, et demeurent de parfaits inconnus pour les néophytes. Alors que ce sont eux, blancs ou noirs, hommes ou femmes, les parents (pauvres) du rock n’roll. Qui a rendu hommage à Gorse Carter, Red Foley, Johnny Lee Wills, Jerry Irby ?… Bien entendu dans ce double CD, on retrouve des noms fort heureusement plus connus des aficionados du blues et du rock n’roll comme Fats Domino, La Vern Baker, Joe Hill Louis, Cousin Joe, ou encore Pee Wee Crayton. A l’écoute de tous ces joyaux venus d’horizons aussi divers que le blues, le boogie-woogie, le jump ou le western swing, je peux vous certifier qu’à cette époque le rock n’roll était déjà né, et qu’il n’était en aucun cas à l’état de gestation pour n’exploser que cinq ans plus tard sous la forme d’une révolution culturelle. Tous les titres ici présents swinguent du feu de Dieu, et c’est d’une évidence aveuglante, Bill Haley n’a rien inventé. Hélas pour ces véritables pionniers, le rock n’roll n’était pas encore devenu un phénomène de société, et n’avait pas encore trouvé son Elvis pour le rendre universel en reprenant souvent des classiques d’un certain Arthur "Big Boy" Crudup "My baby left me", "That’s all right mama !", etc… Alors que la quasi totalité de ses groupies devenues hystériques rien qu’à la pensée d’apercevoir quelques centimètres de sa banane, ne savaient même pas qui était ce vieux bluesman du Mississippi, complètement autodidacte et analphabète, qui mourut dans la précarité la plus totale sans recevoir un seul dollar pour ses innombrables compositions pompées par le King en personne, trop imprégné par la personnalité d’un certain Colonel Parker sans foi ni loi, précurseur quant à lui du star-system. Alors rien que pour honorer tous ces héros oubliés du rock n’roll, tous ces martyrs de la musique roots, il ne vous reste plus qu’à acquérir cette anthologie, qui comme à l’accoutumée chez Frémeaux & Associés, comporte des titres introuvables ailleurs. Mention spéciale également et comme toujours pour la documentation de 32 pages. Voilà une série d’anthologies aux antipodes de celles qu’on trouve dans les supermarchés entre les cornichons et les produits cosmétiques, et qui prennent le « client » pour le dernier des crétins. Cinq étoiles pour ce double CD dont l’achat s’impose rien que pour le respect de l’auditeur. Le ciel de Patrick Frémeaux va finir par ressembler à la voie lactée ! » Serge SCIBOZ – BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * * Blues & Co




"Un voyage passionnant aux racines de la musique..." par Ouest France

« Le rock’n roll n’est pas né avec les déhanchements du pelvis d’Elvis. Pas plus qu’avec les trilles hallucinées de Little Richard. En fait, comme le prouve l’exceptionnelle série de compilations Frémeaux & Associés, les prémices du rock remontent aux années 40 et il n’est que la synthèse de styles qui se jouaient dans le sud des USA... » Ph. R. – OUEST FRANCE


« Le rock’n roll n’est pas né avec les déhanchements du pelvis d’Elvis. Pas plus qu’avec les trilles hallucinées de Little Richard. En fait, comme le prouve l’exceptionnelle série de compilations Frémeaux & Associés, les prémices du rock remontent aux années 40 et il n’est que la synthèse de styles qui se jouaient dans le sud des USA. Le rhythm’n blues noir, bien sûr, mais aussi la country. Avec se sixième double volume, consacré à l’année 1950, on se rapproche de plus en plus du rock tel qu’il sera popularisé quelques années plus tard. La bouillonnante La Vern Baker chante I want to rock, Fats Domino sort ses premiers tubes et propose une version chaleureuse du rock’n roll avec Hey ! Fat Man. Mais les cow-boys chantants comme Lefty Frizzell ou la country d’Hank Snow ont eux aussi l’énergie (et les harmonies) du rock. 1950 est également l’année où Sam Phillips, créateur des légendaires disques Sun, lance un premier label à Memphis. Un voyage passionnant aux racines de la musique qui a révolutionné la deuxième moitié du XXè siècle. » Ph. R. – OUEST FRANCE




"Découvrir le rock n’ roll primitif" par Epok

« Une nouvelle référence au catalogue enthousiasmant de la maison Frémeaux & Associés : deux CDs pittoresques pour découvrir le rock n’ roll primitif (d’avant même l’invention du nom). » Gérald ARNAUD – EPOK




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