ROCK N'ROLL VOL 7

1951

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Livret : 32 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


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FA357

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Le volume consacré à 1951 de cette série “Roots of Rock’n’Roll” – L’Histoire en tapant du pied – regorge de chefs-d’œuvre de verve, d’invention, de rythme et d’humour, les ingrédients du pur Rock’n’Roll. Fats Domino, Tennessee Ernie Ford, Wynonie Harris sont toujours là. Mais il leur faudra compter avec des petits nouveaux qui vont parer encore d’avantage le Rock’n’roll de saveurs épicées : Little Richard, Bill Haley, Big Mama Thornton...
Cette anthologie réalisée par Francois Jouffa (spécialiste national du rock) avec le concours de Gérard Herzhaft (historien du blues) propose un voyage sonore original aux sources de la musique du XXe siècle.
Patrick Frémeaux

"Collectionner est un premier degré d'aliénation mentale..."
Honoré de Balzac

Frémeaux & Associates is the french label's take on the immediate forerunners of amercan rock, music in the southern tradition introduced through various media to be "discovered" by northerners and christened "rock'n'roll". (...) It would take the french, with their superiour sense of cultural history, to unearth our own music for us.
Dirty Linen - USA

Au travers de la démarche historiographique du label français Frémeaux & Associés, on peut constater que les français, avec leur sacralisation du patrimoine historique font un travail d'exhumation de notre propre musique à notre attention.
Dirty Linen - USA

Droits : Groupe Frémeaux Colombini.
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ROOTS OF ROCK N’ ROLL 1951 Vol. 7 FA 357

ROOTS OF ROCK N’ ROLL 1951
Vol. 7

Jackie Brenston • Ike Turner • Gene O’Quinn • Little Richard • Morris Lane • Arkie Shibley • Tennessee Ernie Ford • Lou Sargent • Howlin’ Wolf • Peggy Lee • Hank Stanford • Bumble Bee Slim • Wynonie Harris • Slim Willet • Big Mama Thornton • Bob Center • Roy Brown • Big Jay Mc Neely • Louie Innis • Billy Love • Speedy West & Jimmy Bryant • Bill Haley • Fats Domino • Jess Willard • Curley Williams • Five Keys • Skeets Mc Donald • Mick Woodward • Dave Stogner • Clarence «Gatemouth» Brown • James «Widemouth» Brown • Jimmie Dolan • Roy Hogsed • Goree Carter • Lucky Leroy • Leon Kelley • Dr Feelgood • Lester Flatt • Bob Newman • Herman Manzy.

Le Rock’n’Roll a semblé surgir de nulle part, soudain inventé par Elvis Presley et Bill Haley vers 1954-55. Mais comme l’Amérique existait bien avant sa «découverte» par Christophe Colomb en 1492, la musique que l’on qualifiera de Rock’n’Roll dans les 50’s existait pratiquement telle quelle et sous d’autres noms dès la fin des années 30. Elle était le fruit d’une longue évolution des musiques sudistes (cf. Rock’n’Roll vol.1, 2, 3, 4, 5 & 6 - Frémeaux & Associés FA 351, 352, 353, 354, 355 & 356) et d’échanges permanents entre elles. La grande vague du Rock’n’Roll des 50’s n’est en fait que sa soudaine médiatisation, notamment à travers le cinéma (Rock Around The Clock dans “Blackboard Jungle”)les télévisions (Ed Sullivan Show) et le disque. Elle correspond à la «découverte» des traditions musicales sudistes par les Etats-Unis du Nord Yankee puis à sa diffusion à travers l’Europe et le monde entier. Ce mouvement de reconnaissance des traditions sudistes qui commence ainsi ne s’arrêtera plus et se déclinera en «folk boom» du début des 60’s, «blues revival» à travers les groupes pop britanniques et nourrira pendant longtemps l’évolution de la nébuleuse rock... Cette série - «Roots of Rock’n’Roll» - se propose de suivre année par année l’évolution de l’Amérique roulant et tanguant au rythme des disques diffusés sur les radios et dans les juke-boxes. L’Histoire en tapant du pied!

1951: L’AMERIQUE ROULE ET TANGUE
Tandis que les juke-boxes de toute l’Amérique rockent et rollent comme jamais en 1951, ça ne tangue pas seulement dans les salles de danse!Tandis que la guerre de Corée semble désormais ingagnable et qu’on s’achemine vers un partage «définitif» de la péninsule coréenne, le traité de l’ANZUS - sur le modèle de l’OTAN - réunit les forces des Etats-Unis, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande afin de contrer l’expansion communiste en Asie.Cette lutte contre le communisme a culminé en Amérique même à la fin de 1950 avec l’adoption de l’Internal Security Act qui exige désormais que tous les mouvements d’«obédience communiste» (ce qui déborde largement le Parti Communiste proprement dit) communiquent les noms de leurs chefs de file, la liste de leurs membres et qu’ils rendent leurs comptes publics. Malgré l’opposition du Président Truman qui appose son veto à ce projet, la loi prend effet en recueillant la majorité nécessaire des 2/3 du Congrès.La Républicaine Margaret Chase Smith, première femme élue au Congrès, refuse de voter ce texte et se désolidarise de son parti en dénonçant la «chasse aux sorcières», un terme qui restera pour désigner l’hystérie Maccarthyste de ces années:« I don’t want to see the Republican Party ride to victory on the four horsemen of calumny-fear, ignorance, bigotry and smear «Mais, tandis que le Congrès, hostile à Truman, adopte un 22e Amendement à la Constitution, limitant à deux mandats complets la durée de l’exercice du Président des Etats-Unis, la «chasse aux sorcières» va battre son plein. Les auditions se succèdent devant la Commission des Affaires Anti-Américaines entraînant, comme l’avait prédit Margaret Chase Smith calomnies, dénonciations, exils et suicides. Après un procès controversé, Julius et Ethel Rosenberg, deux des plus célèbres victimes du Maccarthysme sont condamnés à mort pour «avoir vendu des secrets sur la bombe atomique à l’URSS durant la guerre». Ils seront exécutés en 1953.

DES PETITS NOUVEAUX QUI DEVIENDRONT GRANDS
Chacun des volumes de cette série nous a permis de présenter des célébrités du blues, de la Country Music, du Rhythm & Blues à leurs débuts discographiques . Si en 1949, nous avons pu introduire Fats Domino, 1951 marque les débuts sur disque d’un des plus grands pionniers noirs du Rock’n’roll: Little Richard Penniman.Né en décembre 1932 à Macon (Georgia), Richard chante très jeune dans le chœur de son église avant de participer à divers groupes de gospel puis de Rhythm & Blues amateurs. En 1951, il est plongeur au buffet de la gare des Greyhound bus de Macon quand il participe à un radio-crochet à l’Atlanta’s Theater. Il sort vainqueur du tournoi et gagne le droit d’enregistrer pour le label RCA, notamment le Taxi blues que nous présentons dans ce coffret. A l’époque, cela n’apporte pas grand’chose à Richard sauf que Lloyd Price, de passage à Macon, le remarque et lui suggère d’enregistrer une démo et de l’envoyer à Art Rupe, le manager de Specialty qui est en train d’obtenir de très gros succès avec Fats Domino (cf Rock’n’roll 1947 FA 353). Après quelques temps d’hésitation, Rupe décide d’enregistrer Richard et le fait venir, pour cela, à La Nouvelle-Orléans. Les séances se déroulent dans le studio de Cosimo Matassa, sous la direction du chef d’orchestre Bumps Blackwell.Voici ce que Little Richard dira de cette aven­ture :« Nous nous sommes retrouvés à La Nouvelle-Orléans. Je n’avais jamais rencontré ces musiciens, on avait du mal à se mettre ensemble. Alors, on a surtout enregistré des blues, le plus simple à faire dans ce genre de situation. Durant un intermède pendant la séance, j’ai joué Tutti Frutti pour me délasser et un des ingénieurs du son qui m’écoutait a suggéré que j’enregistre ce titre. »Mais comme les paroles de Tutti Frutti sont jugées trop osées, une des productrices, Dorothy La Bostrie réarrange le texte et le rend «plus décent».

Le disque se vendra à 200.000 exemplaires en deux semaines, installant Little Richard durablement dans le Panthéon des chefs de file du Rock’n’roll.Là encore, il faut noter la grande différence entre un jeune musicien noir comme Little Richard et ses aînés du Rhythm & Blues, Roy Brown, Roy Milton, Wynonie Harris... Il a bien sûr subi leur influence, il semble quelque peu perpétuer leur œuvre, mais par bien des côtés, son attitude, autant dans sa musique que sur scène, est aux antipodes des vedettes précédentes, bien plus âgées et ancrées dans d’autres contextes et dont il va, d’ailleurs, fortement hâter le déclin. Le succès de Richard, chez les Noirs comme chez les Blancs, est autant dû à la frénésie de ses morceaux et au minimalisme de ses textes qu’à ses manières à la fois sur et hors de scène. Il ne se réfère pas au ghetto, ne fait passer aucun message communautaire et se situe d’emblée au cœur du public adolescent qui veut rompre avec l’ancien monde, celui de la guerre et des années 40. Il n’y a chez lui rien du macho des quartiers noirs à la Wynonie Harris. Son jeu de scène est encore plus percutant: il est un volcan en ébullition, un générateur électrique. En outre, il ne joue pas au séducteur mûrissant de jeunes «bobby sox»: il frappe les touches de son piano avec les hanches, les coudes, les fesses, porte ses cheveux noirs avec une pompadour très haute, des costumes voyants presque efféminés.Nous présentons aussi pour la première fois dans cette collection Bill Haley. Nous avons déjà relaté la première partie du parcours atypique de celui qui allait vraiment faire du Rock’n’roll la musique du monde entier (cf Rock’n’roll 1948 FA 354). Haley a en fait enregistré dès 1948 des disques assez quelconques et bien peu rockants avec son orchestre, les Four Aces of Western Swing devenus les Saddlemen. Mais en 1951 il doit, pour vivre, continuer à tenir une petite station de radio de Pennsylvanie. C’est sur les conseils de son producteur, le DJ Major Ferguson, qu’il va, avec réticence, enregistrer à la façon country boogie Rocket 88, une composition de Jackie Brenston et Ike Turner dont nous présentons ici la version de Haley ainsi que l’original.

Le disque se vend correctement, une première pour Haley, qui récidive plusieurs fois en 1951 et 52. A chaque fois, ces titres endiablés sont ceux qui attirent l’attention des radios comme des acheteurs. Ce succès tout à fait inattendu encourage alors Bill Haley à abandonner les habits de cow-boy pour le smoking, et transformer les Saddlemen en Comets (d’après, bien sûr, la comète de Halley). En 1953, Crazy, man, crazy ouvre la voie à Rock around the clock, une composition de Max Freedman, un vieux postier à la retraite féru de country music qui se démarque d’ailleurs à peine du Move it on over de Hank Williams qui figure dans le coffret Rock’n’roll 1947. Rock around the clock se vend d’abord juste honorablement. Mais c’est 1955 qui va catapulter Bill Haley et ses Comets au sommet des hit parades. Mambo rock et Birth of the boogie sont d’importants succès dans les Hit Parades de variétés, ce qui conduit les producteurs du film Blackboard jungle de Richard Brooks (sur la délinquance juvénile) à inclure Rock around the clock comme musique de générique, symbole à leurs yeux de la décadence de la jeunesse. L’énorme succès du film est aussi un énorme succès du titre qui s’impose dans presque tous les pays du monde occidental comme le nouvel hymne national d’une jeunesse assoiffée de liberté! Rock around the clock se vendra à plus de 20.000.000 d’exemplaires et est encore constamment réédité!

Ce Rock’n’roll 1951 marque aussi les débuts discographiques de Big Mama Thornton - la créatrice de Hound dog - et ceux de Ike Turner qui enregistre Rocket 88. Ce n’est que par un malheureux concours de circonstances que le titre est crédité à Jackie Brenston, laissant pour longtemps le remarquable Ike Turner dans une injuste obscurité. Ike Turner est hélas surtout connu aujourd’hui en tant que «Mr Tina Turner» et pour avoir souvent tabassé sa chanteuse de femme. Mais ses mérites musicaux outrepassent largement ces épisodes sordides. Né dans le Delta, Ike absorbe le blues traditionnel - il aurait accompagné Sonny Boy Williamson (Rice Miller) au piano encore enfant - mais écoute surtout Louis Jordan et Roy Brown. Dès l’âge de 18 ans, il dirige un orchestre, les Kings of Rhythm, qui attirent l’attention de Sam Phillips. Sam les enregistre en 1951 et Rocket 88 chanté par Jackie Brenston, le vocaliste du groupe, est vendu à Chess. Le titre, un boogie furieux, atteint vite la première place du Hit Parade Rhythm & Blues mais n’est crédité qu’à Brenston! Turner ne pourra guère profiter de cet énorme succès d’autant plus que Brenston le quitte pour tenter sa chance en leader. Phillips utilise aussi Ike, intelligent, éduqué et qui connaît tout le monde dans le Delta, comme talent scout. Turner va découvrir ou faire se révéler une quantité d’artistes remarquables que Phillips enregistre pour les frères Chess ou les frères Bihari: Drifting Slim, Sunny Blair, Charlie Booker, Houston Boines, Elmore James, Little Milton et, bien sûr, Howlin’ Wolf et B.B. King!

SYD NATHAN, TOUT AUTANT QUE SAM PHILLIPS
Tout au long de cette série, nous avons toujours souligné le rôle déterminant des producteurs et des labels indépendants nés de l’après-guerre dans la genèse du Rock’n’roll. Art Rupe, Lew Chudd, les frères Chess, Sam Phillips... Dans cette galerie des portraits, Syd Nathan occupe une place éminente.A la fin de la guerre, grâce à l’immigration sudiste qui a amené en masse des travailleurs des champs de coton ou des mines du Sud à travailler dans les aciéries et les usines nordistes, Cincinnati possède une forte scène de Country Music, avec notamment le Midwestern Hayride, un programme live radiodiffusé qui concurrence le Grand Ole Opry de Nashville.Lassé d’un petit emploi de vendeur de meubles, Syd Nathan décide d’enregistrer ces musiciens de country très populaires localement mais qui n’ont souvent pas de compagnie de disques. Il crée le label King dans un ancien hangar frigorifique de Cincinnati qui abritera studios, bureaux, usine de pressage et de mastering. Très vite, les ventes des disques King de Country Music sont importantes, ce qui pousse Nathan à explorer aussi l’autre marché spécifique des acheteurs de disques, celui du Rhythm & Blues, un genre qui fait les belles nuits du quartier noir de Cincinnati. Syd crée Queen (qui doit être tourné vers le Rhythm & Blues), embauche un producteur noir Henry Glover et signe plusieurs artistes qui déchaînent les foules des samedis soirs du Cotton Club de Cincinnati mais qui n’ont pas ou plus de label: Bullmoose Jackson, Wynonie Harris, Roy Brown, Earl Bostic, Bill Dogget...

Mais Syd Nathan trouve à la fois absurde et improductive cette séparation entre musiques blanches et noires. Contre l’avis général, il abandonne Queen et sort tous ses disques sous le même label King. Mieux! Comme il est également propriétaire d’une maison d’édition de chansons et partitions, il encourage systématiquement ses artistes, Blancs et Noirs, à enregistrer qui des versions Country ou qui des versions Rhythm & Blues des mêmes morceaux. Parfois, d’ailleurs, les orchestres sont mixtes, mélangeant musiciens de Country avec ceux de Rhythm & Blues. Le succès est très vite au rendez-vous, les publics répondant massivement présents à l’attrait de ces «cover-versions» des deux côtés. Un des pionniers du «cross over» qui est souvent considéré comme la base même du Rock’n’roll, Nathan fera aussi diriger les séances des artistes de Country Music autant que de Rhythm & Blues par les mêmes producteurs, notamment Henry Glover qui dira:« Je n’ai jamais rencontré la moindre opposition des artistes de Country Music à ce que je les produise. Au contraire! Ils reconnaissaient ma compétence et se fiaient toujours beaucoup à mes jugements... En fait, Syd Nathan dès 1946-47 couvrait systématiquement des versions «blanches» de succès noirs et vice-versa. Et ça marchait! «Why don’t you haul off me», une composition de Country & Western de Wayne Raney est devenue un énorme succès pour Bullmoose Jackson; «Bloodshot eyes», un gros tube pour Wynonie Harris avait d’abord été un succès pour Hank Penny.... Ce qui motivait Syd Nathan avant tout, c’était le fait qu’il publiait presque tous les titres que nous enregistrions. Financièrement, deux succès valaient mieux qu’un seul... Mais c’est indubitable qu’il a ainsi été un des grands précurseurs de ce qui allait se passer dix ans plus tard... Syd était un homme de tous les talents, un fin connaisseur dans tous les domaines... Il n’en faisait qu’à sa tête mais il a eu rarement, très rarement, tort. »

LES ARTISTES:
Jackie Brenston: Ce chanteur et saxophoniste né à Clarksdale (1930-79) était en fait membre de l’orchestre de Ike Turner lorsqu’il a enregistré sous la houlette de Sam Phillips Rocket 88, un # 1 aux Tops de Rhythm & Blues qui est, via sa reprise par Bill Haley quelques semaines plus tard, considéré comme un des premiers «classiques» du Rock’n’roll. Le titre est sorti sous son nom un peu par hasard, ce qui a permis à Brenston de tenter une carrière en vedette qui, malgré quelques belles réussites artistiques, ne l’a mené nulle part sauf à réintégrer l’orchestre de Ike Turner.

Clarence «Gatemouth» Brown: Un musicien très versatile, «Gatemouth» Brown (né en 1924) est comme beaucoup de texano/louisianais de sa génération très influencé par le blues, le Western Swing , le jazz et même la musique Cajun. C’est dans un type de Rhythm & Blues urbain, très marqué par T-Bone Walker que Clarence Brown s’est fait connaître dans les années 40 et 50. Mais, par la suite, il a multiplié les albums de blues jazzy ainsi que ceux de Country Music avec un bonheur fréquent. Un guitariste plein de verve et de swing, il demeure une référence pour beaucoup d’apprentis-guitaristes. Son She walks right in que nous présentons ici est justement une de ses pièces les plus célèbres.

James «Widemouth» Brown: Ce James Brown-là (1921-71) n’a rien à voir avec le futur «Mr Sex-machine» mais est le frère aîné de Clarence «Gatemouth» Brown. Il a fait une petite carrière dans les clubs de Houston au début des années 50, enregistrant une poignée de titres en compagnie de l’excellent pianiste Elmore Nixon. Dans le Boogie woogie nighthawk que nous présentons ici, Widemouth apparaît, à l’instar de son frère prestigieux, comme un excellent guitariste à la mode texane.

Roy Brown: Ce puissant chanteur (1925-81) de la Nouvelle Orléans a connu un succès énorme entre 1947 et 1953, restant presque continuellement au sommet des Hit Parades de Rhythm & Blues. Roy Brown commence une carrière musicale en copiant ses idoles de jeunesse, Bing Crosby et Frank Sinatra! Mais il s’impose plus sûrement auprès du public noir à la manière des blues shouters comme Big Joe Turner. A la tête de son orchestre, les Mighty Men, Roy Brown connaît quelques années de gloire à partir de 1947 avec des compositions, blues ou ballades, entre ironie mordante, humour franchement macabre et poésie imagée. Comme presque toutes les vedettes du Rhythm & Blues, le succès de Roy décline après 1954 et malgré quelques tentatives de renouvellement (il réussit quelques beaux titres fleurant le Rockabilly) il n’émarge pas au courant du Rock’n’roll qu’il a pourtant contribué à définir comme on peut l’entendre avec l’excellent Good rockin’ man.

Bumble Bee Slim: Le chanteur et parfois guitariste Amos Easton dit Bumble Bee Slim (1905-68) a été une des grandes vedettes du blues entre 1931 et 1937, enregistrant plus de 200 titres à destination du public noir des ghettos urbains. Nous avons rassemblé la quintessence de son œuvre importante dans le coffret Bumble Bee Slim (FA 261). Un chanteur sombre très influencé par Leroy Carr, Bumble Bee a le don de composer des blues sardoniques ou poignants avec une espèce de philosophie semi-religieuse souvent irrésistible. Ayant figuré dans quelques films et pièces de théâtre, il gagne Hollywood à la fin des années 30 pour y jouer avec Mae West. Mais ce rêve ne se réalise pas et, en Californie, Bumble Bee n’enregistrera qu’une poignée de titres comme cet excellent et rockant Ida Red.

Goree Carter: Ce natif de Houston (1930-90) est un talent majeur de la grande école de guitare texane qui a eu tant d’influence sur l’histoire du blues et du rock contemporains. Il a beaucoup enregistré mais, cantonné au Texas, il n’a pas connu la renommée d’un Gatemouth Brown ou d’un T-Bone Walker. Il est pourtant un guitariste remarquable aux idées avancées qui semble avoir fort inspiré le jeu d’un Chuck Berry. I’m a boogie man est caractéristique de son style.

Bob Center: Un vétéran des orchestres de Western Swing depuis 1938, Bob Center a enregistré au début des 50’s quelques titres réjouissants comme Too wet to plow, entre country boogie et futur rockabilly.

Ramblin’ Jimmie Dolan: Né dans le Missouri, Ramblin’ Jimmie Dolan (1924-94) a joué dans les clubs et sur les ondes de Saint Louis avant d’être incorporé dans la marine. Après quatre années de guerre, Dolan s’installe en Californie et enregistre pour plusieurs labels indépendants dont Modern et Capitol. Nous avions présenté sa plus célèbre pièce, Hot rod race dans le volume précédent de cette série. Nous récidivons avec le tout ausi excellent Juke box boogie.

Antoine «Fats» Domino: Antoine Domino (né en 1928) est un des vrais héros du Rock’n’Roll. D’ascendance cajun, Fats joue dans les clubs de la Nouvelle Orléans après son travail en usine. Il est repéré par le chef d’orchestre Dave Bartholomew qui le fait enregistrer en 1949 sur le label Imperial. The Fat man, son premier disque, est un succès immédiat. Domino devient ainsi «Fats» et passe du statut de vedette locale à une star du Rhythm & Blues puis une des étoiles du Rock’n’roll, un parcours alors extrêmement rare pour un Noir. Il enregistre une kyrielle de «tubes» internationaux qui le propulsent sur les scènes des grands festivals et des salles de Las Vegas et qui seront repris par des dizaines d’artistes. Nous présentons dans ce volume deux de ses gros succès de l’année 1951, le bien nommé Rockin’ chair et sa lecture débridée de Don’t you lie to me (à l’origine une composition de Tampa Red) que Fats fera passer dans le répertoire courant de nombre de rockers dont bien sûr Chuck Berry.

Dr Feelgood: Ce pseudonyme fort usité (encore aujourd’hui par un important groupe de rock) masque l’identité du pianiste et chanteur d’Atlanta Willie Lee Perryman (1911-85) qui a aussi enregistré sous le nom de Piano Red. Son œuvre est copieuse et importante avec un pied dans la tradition du boogie woogie pianistique d’avant-guerre et l’autre vers le Rock’n’roll naissant.

Five Keys: Un des premiers et plus célèbres groupes vocaux, dits de «doo-woop», les Five Keys ont été formés en 1950 par Rudy et Bernie West plus Raphael et Ripley Ingram, tous postiers en Virginie!, puis se sont enrichis de Maryland Pierce et Dickie Smith. Découverts par Eddie Mesner, un des producteurs du label Aladdin, durant un essai à l’Apollo Theater de New York, les Five Keys ont enregistré durant les années 50 une œuvre riche de pièces dansantes annonciatrices du Rock’n’roll des Treniers ou des Platters.

Lester Flatt & Earl Scruggs: C’est bien à tort qu’on ne crédite que rarement le bluegrass comme une des racines du Rock’n’roll. N’oublions pas que Elvis Presley, sur son premier disque, enregistre une célèbre composition de Bill Monroe Blue moon of Kentucky! Lester Flatt (1914-79), guitariste rythmique original et chanteur à l’accent nasal, allié à Earl Scruggs (1924-2000), un formidable banjoïste, forme en 1948 les Foggy Mountain Boys, un des groupes les plus célèbres et les plus influents du bluegrass qui durera jusqu’en 1969. Ils ont enregistré de nombreuses pièces très rythmées comme ce Don’t get above your raisin’.

Tennessee Ernie Ford: (1919-91) a été un des grands noms de la country music des années d’après-guerre. Accompagné de certains des meilleurs musiciens de la country californienne d’alors, très jazzy et swinguante, Ford enregistre une magnifique série de boogie-woogies à la sauce country. Le délicieux Kissing bug boogie qu’Ernie grave en compagnie des Dinning Sisters en 1951 est tout aussi réussi que les autres grands boogies que nous avons déjà présentés dans cette série. Sens du swing, arrangements musclés, textes à l’humour corrosif, de telles pièces influencées par le Western Swing et le Rhythm & Blues noir annoncent nettement le Rock’n’Roll. Mais au milieu des années 50, Tennessee Ernie Ford ne participe pas à ce dernier courant qu’il a pourtant contribué à créer. Il préfère jouer de son physique de séducteur aux moustaches avantageuses afin de cajoler les auditrices sudistes d’âge mûr, devenant un des meilleurs crooners de la country pop.

Bill Haley: Qui ne connaît Rock around the clock par Bill Haley (1925-81), le morceau qui, tout autant que les premiers titres de Presley a fait exploser le Rock’n’roll dans le monde entier? Nous relatons son parcours musical plus haut dans ce livret. Sa version de Rocket 88, le titre qui va l’amener en réalité à participer à l’aventure du Rock’n’roll est en fait très différente de celle de Brenston-Turner (et tout aussi réussie), preuve que dans le phénomène de création de ce genre, il y a eu bien davantage d’émulation de part et d’autre des genres que de «simple copie».

Wynonie Harris: (1915-69) a été un des grands précurseurs noirs du Rock’n’Roll. Il a débuté dans l’orchestre de Lucky Millinder avant d’entreprendre une carrière personnelle très fructueuse. Son extrême décontraction, sa présence scénique forte et sa prédilection pour les rythmes trépidants lui ont valu une grande popularité parmi les Noirs. Il a été présent à juste titre sur presque tous les volumes de cette série mais 1951 est un peu son chant du cygne, en tout cas en ce qui concerne les ventes de ses disques. Il faut remarquer que Wynonie a certes influencé les futurs chanteurs blancs du Rock’n’roll et, en premier lieu Elvis Presley, mais, comme nombre d’artistes du Rhythm & Blues, il a été aussi très influencé par la Country Music. Pas moins de quatre parmi ses plus gros tubes sont des reprises de succès de la Country Music: Good morning Mr Judge de Louis Innis; Adam come and get your rib de Wayne Raney; Triflin’ woman de Moon Mullican ainsi que, bien sûr, Bloodshot eyes, son dernier très gros succès commercial en 1951 et que nous présentons ici, qui est une composition du chef d’orchestre de Western Swing Hank Penny.

Roy Hogsed: Roy (1919-1978), fils de musiciens itinérants se produisant dans des spectacles sous chapiteau, joue professionnellement dès l’âge de 11 ans. Il gagne la Californie peu avant la guerre et participe à divers orchestres de Western Swing avant de former le Hogsed Trio en 1947 avec Rusty Nitz à la contrebasse et Jean Dewez à l’accordéon. L’œuvre enregistrée de Hogsed, un excellent guitariste swinguant, annonce souvent le futur Rockabilly comme sur ce Snake dance boogie. Mais Hogsed ne saura pas émarger au Rock’n’roll et il doit survivre de divers petits boulots. Oublié de tous, il se suicide en 1978.

Howlin’ Wolf: Chester Burnett dit Howlin’ Wolf (1910-1976) est avant tout un émule de Charlie Patton et Tommy Johnson. Il a longtemps joué en soliste dans les juke joints du Delta, marquant par son extravagant jeu de scène et sa puissance presque carnassière tous ceux qui l’ont fréquenté. Il a ensuite modernisé et électrifié le blues de ses mentors d’abord à Memphis sous la houlette de Sam Phillips puis à Chicago. Il a été, bien sûr, une des principales influences des Rolling Stones.

Louis Innis: Ce natif de l’Indiana (né en 1920) est un des meilleurs chanteurs de Honky Tonk des années 50’s. Un excellent guitariste rythmique, il s’installe à Cincinnati, devient un des piliers du label King, musicien autant que producteur, et enregistre derrière de nombreux artistes tels Hank Penny, Red Foley ou les Delmore Brothers. Sous son nom, il grave certains des meilleurs country boogies de la période 1949-55, accompagné de remarquables musiciens comme le guitariste Zeke Turner. En 1951, I grabbed for the engine est un modeste succès. Malheureusement, Innis, comme beaucoup de précurseurs du Rockabilly, sera incapable d’émarger à ce courant.

Leon Kelley: Un ancien marin, Leon Kelley qui jouait de la guitare à ses heures perdues s’est ensuite fixé loin de la grande bleue...en Arizona. Il y a fait partie des Mountain Dew Boys, un orchestre local qui a accompagné et enregistré avec Arkie Shibley. Kelley a profité de l’occasion pour graver plusieurs instrumentaux swinguants et débridés dont Guitar breakdown dans lesquels il fait montre d’un talent étonnant de guitariste qui aurait mérité bien davantage.

Morris Lane: Un de ces saxophonistes râpeux dont les danseurs de l’après-guerre étaient si friands, Morris Lane (1917?-67) a enregistré substantiellement sous son nom et en compagnie de jazzmen réputés tels que Fats Navarro, Sonny Stitt, Kenny Clarke, Milt Buckner, Bill Doggett et Lionel Hampton dans l’orchestre duquel il a remplacé Illinois Jacquet! Il a ensuite émargé à celui de Earl Hines. Bobby’s boogie, gravé pour le producteur new-yorkais Bobby Robinson est certainement le titre le plus rockant d’une œuvre non négligeable.

Peggy Lee: Née Norma Deloris Egstrom en 1920, Peggy Lee a baigné toute son enfance à l’écoute des grands orchestres et des chanteuses de jazz (Maxine Sullivan est son modèle). Elle décide dès 14 ans de se lancer dans le show business. En 1937, elle part tenter sa chance à Los Angeles et se produit dans les clubs de Hollywood où son physique avantageux, sa voix nasale et d’apparence détachée, son feeling attirent vite l’attention. Elle est engagée par Benny Goodman en 1941 en remplacement de Helen Forrest. Elle est remarquée pour son interprétation de Why don’t you do right? avec Goodman en 1942. Peggy tente alors une carrière en vedette, encouragée par son mari le guitariste David Barbour. Peggy Lee signe chez Capitol en 1945, le début d’une longue et fructueuse collaboration. Bien que son sens du swing n’aille qu’exceptionnellement jusqu’au Rock’n’roll, Peggy Lee sera pendant longtemps une des rares chanteuses non-sudistes réellement convaincante dans les blues et les boogies. Et sa superbe interprétation de Fever demeure un classique de l’ère du Rock’n’Roll. Le Yeah Yeah Yeah, bien moins connu, que nous proposons ici, mériterait presque d’occuper la même place.

Lucky Leroy: Comme bien de ces artistes country du début des 50’s qui ne vivaient pas dans les grands centres, Lucky Leroy est un illustre inconnu. Son rockant Now get goin’ a été enregistré pour un minuscule label de Harrisonburg, Ilinois et demeure un des favoris des fans de Rockabilly.

Little Richard: Ce «pionnier du Rock’n’roll» né en 1932 puise beaucoup son inspiration dans le blues et le gospel comme le prouve Taxi blues que nous présentons ici. Nous relatons ses débuts plus haut dans ce livret. Ses premiers disques, frénétiques, sauvages parfois jusqu’au délire, sont devenus des «classiques» du Rock’n’roll noir. Sur scène, Richard déchaînait l’enthousiasme du public, entretenait une tension incroyable et terminait son show en sueur, à moitié nu sur son piano! Chant strident, jeu de piano «pompant», rythme irrésistible... l’œuvre de Little Richard demeure aux sommets de l’édifice Rock’n’roll.

Billy Love: On ne connaît pas grand’chose de la vie de William Milton Love, sans doute né vers 1915. Son formidable Juiced que nous présentons ici est, semble-t-il, tout à fait autobiographique. Selon Rosco Gordon, Love était en effet un alcoolique chronique, incapable de faire carrière malgré le succès de plusieurs de ses disques dont Juiced et Drop top. Il est mort de cirrhose du foie à Memphis au milieu des années 60.

Herman Manzy: Ce très obscur batteur qui a enregistré avec Jimmy Liggins en Californie n’a gravé que deux titres sous son nom dont l’excellent I’m your rockin’ man que nous présentons ici.

Skeets Mc Donald: Un des pionniers de la country music californienne, notamment du style de Bakersfield, Skeets Mc Donald (1915-68) n’a connu qu’un seul grand succès en 1953 avec Don’t let the Stars get in your eyes. Mais sa discographie qui s’étend sur 18 ans est riche de chefs d’œuvre du Honky Tonk et du Country boogie (genres dont Skeets est un des meilleurs représentants) comme ce Scoot, git and be gone. Skeets enregistrera d’ailleurs de purs titres de Rock’n’roll comme le classique You oughta see Grandma rock avec Eddie Cochran à la guitare.

Cecil «Big Jay» Mc Neely: (1927) est un des saxophonistes «hurleurs» les plus connus du Rhythm & Blues californien. Il a réalisé ses premiers enregistrements en 1948 sous la houlette du célèbre producteur Ralph Bass et continué quelques années de gros succès (autant dus à ses talents de souffleur qu’à ceux de showman débridé) auprès des danseurs noirs de ghettos urbains pour qui il était le «Deacon of the tenor sax». Il est aussi devenu, dès le début des 50’s, un des favoris du public de teenagers blancs. Ce qui lui a valu quelques ennuis avec les ligues racistes qui l’ont fait examiner par des psychiatres. Il s’agissait, par leurs avis médicaux éminents, de déterminer si sa démence scénique n’était pas susceptible d’entraîner des troubles graves chez l’auditoire de jeunes blancs supposés fragiles qu’il réussissait à mettre en transe à chacune de ses apparitions! Quoi qu’il en soit, il est considéré à juste titre comme le plus «Rock’n’roll» de tous les souffleurs noirs. Nous proposons ici le désopilant Insect ball dans lequel chante un certain Mercy Dee Walton dont le timbre de voix ne ressemble guère au chanteur et pianiste texan, compositeur de One room country shack.

Bob Newman: Bien qu’il ait enregistré certains des chefs-d’œuvre d’un country boogie virant allègrement vers le rockabilly, Bob Newman (1915-79) a surtout fait carrière en tant qu’un des trois chanteurs du groupe western, les Georgia Crackers. On remarquera dans le succulent Hangover boogie, partie d’une séance superlative enregistrée et produite par Henry Glover et Louis Innis, le remarquable jeu du guitariste Al Myers, un des piliers de chez King.

Gene O’Quinn: Le chanteur et guitariste texan Gene O’Quinn (1932-78) a gravé une œuvre fortement inspirée du Western Swing mais qui, transfigurée par les meilleurs musiciens californiens de l’époque, recèle certains des meilleurs moments proto-rockabilly comme son principal succès Boogie woogie fever ou le magnifique Texas boogie que nous présentons ici.

Lou Sargent: Sous ce pseudonyme (en fait un nom de disque inventé par Chess) se cachent à la fois les frères Steinberg, le trompettiste Luther et le bassiste Wilbur qui, à l’époque de Ridin’ the boogie étaient membres de l’orchestre de Phineas Newborn Jr, un des piliers des clubs de West Memphis.

Arkie Shibley: L’obscur Arkie Shibley (1924-?) est le compositeur d’un super «hit», le talking-blues Hot Rod Race que nous avions fait figurer, interprété par Ramblin’ Jimmie Dolan dans le volume précédent de cette série. Shibley lui-même qui avait enregistré dès l’après-guerre, tente à plusieurs reprises mais en vain de renouveler son succès avec de nouvelles moutures juste baptisées Hot Rod Race n° 2, 3, 4 (The guy in the Mercury) et 5 (The kid in the Model A)! Shore leave est dans la même veine et nous permet de faire connaître un artiste fort obscur mais qui a cependant influé sur le cours de la musique américaine des années 50.

Hank Stanford: Lui aussi un musicien d’origine texane, Hank Stanford a enregistré quelques «classiques» d’une country music annonçant le rockabilly comme cette version endiablée de She’s a hum dum digger, composé et créé par le Gouverneur de Louisiane Jimmie Davis dans les années 20!

Dave Stogner: L’autoproclamé «King of the West Coast Country Swing», Dave Stogner (1920-90), un chanteur et violoniste originaire de Gainsville, Texas, a été une petite vedette des salles de bals californiennes dans les années 1944-54. Il a enregistré abondamment pour Four Stars, Decca, Mosrite une œuvre qui recèle nombre de pièces rockantes tout à fait réjouissantes comme ce Hard top race qui continue les sagas routières sur fond de talkin’ blues. Stogner qui a aussi figuré dans plusieurs westerns chantants a également été un des pionniers des programmes country télévisés avant de créer, dans les années 70, le label Sierra.

Willie Mae «Big Mama» Thornton: Big Mama (1926-84) débute dans les chorales religieuses dès l’enfance, et, à quatorze ans, se fait embaucher par le Hot Harlem Review, une troupe itinérante qui utilise sa voix puissante et sa carrure déjà impressionnante pour essayer d’en faire une «nouvelle Bessie Smith». C’est cependant avec le Johnny Otis Show que Big Mama enregistre pour la première fois Mischievious boogie que nous présentons ici. L’année suivante, elle obtiendra son plus gros succès avec Hound dog que Presley rendra célèbre.

Speedy West: (1924) est sans doute le plus étonnant des steel-guitaristes de la country music. Influencé par toutes les musiques possibles, du jazz aux Variétés et à la musique classique, ses idées semblent inépuisables. Il est capable d’improviser un solo furieux puis des phrases alanguies, s’envoler dans la stratosphère et revenir rugir comme un volcan. Véritable machine à studio dans le Los Angeles de l’après-guerre, steel-guitariste à tout faire du label Capitol, Speedy a enregistré sur plus de 6000 titres, derrière près de 200 chanteurs! Mais ses solos sont rarement routiniers! L’œuvre qu’il a gravée en duo avec le formidable guitariste Jimmy Bryant entre 1950 et 1957 demeure comme son principal titre de gloire : une masse de chefs-d’œuvre plus audacieux les uns que les autres dont ce Railroadin’ donne un avant-goût.

Jess Willard: Surtout connu des amateurs de Rock’n’roll pour sa brève association avec Hank et Eddie Cochran (avec lesquels il a enregistré deux titres en 1955), le texan Jess Willard (1916-59) a connu une brève heure de gloire au début des 50’s avec une série de titres comme le «classique» Honky tonk hardwood floor que reprendra notamment Johnny Horton et ce moins connu mais magnifique Java Junction dans lequel le phrasé nasal de Willard semble buter et rebondir contre le rythme irrésistible créé par les guitaristes Albert Giddings, Eddie Kirk et le pianiste Vic Davis.

Slim Willet: Winston Lee Moore dit Slim Willet (1919-66) a essentiellement fait carrière auprès des ouvriers du pétrole du Sud-Ouest. Avec une voix de tête, un débit saccadé, une ambiance de Honky Tonk enfumé et embrumé de vapeurs d’alcool, un rythme marqué qui se rapproche souvent du country boogie puis du rockabilly ainsi que des compositions remarquables sur la vie autour des derricks, Slim s’est imposé comme le porte-parole du prolétariat très particulier des ouvriers du pétrole. Le swinguant Drill bit Honky Tonk n’est qu’un parmi les nombreux chefs-d’œuvre pétroliers qu’il a gravés. Par la suite, Willet rachètera une station de radio à Abilene avant de décéder d’une crise cardiaque en 1966.

Curley Williams: (1913-70) a été un des premiers à introduire le Western Swing au Grand Ole Opry de Nashville avec ses Georgia Peach Pickers, un des orchestres les plus débridés de la fin des 40’s. La réputation de Curley Williams a été suffisante pour qu’il se produise fréquemment dans les grandes salles de danse de Californie, enregistrant substantiellement et jouant même dans quelques westerns. Il a à son actif certains des plus savoureux country boogies que les spécialistes qualifient de proto-rockabilly, tel Move in a little closer.

Mick Woodward: On ne connaît pas grand’chose de ce chanteur et guitariste sans doute originaire de la région de Boston, sauf que ses disques sont ardemment recherchés par les collectionneurs de rockabilly. Le savoureux Hot rod navy style per­pétue la tradition des talkin’ blues routiers inau­gurée par Hot rod race mais en l’adaptant à la ma­rine!
Gérard Herzhaft

SOURCES:
ESCOTT (Colin) & HAWKINS (Martin).- Good rockin’ tonight.- New York, StMartin Press:1992.
HEFFER (Jean).- Les Etats Unis de 1945 à nos jours, A.Colin, 1997
HOFSTEIN (Francis).- Le Rhythm & Blues.- PUF, Paris: 1991
JOUFFA (François) & BARSAMIAN (Jacques).- L’Age d’or du Rock’n’Roll.- Michel Lafon, Paris:1994
LOUPIEN (Serge),éd.- Les Incontournables de la Country, Filipacchi, 1995
ROSE (Michel).- Pionniers du Rock’n’Roll.- Albin Michel, Paris: 1981
SHAW (Arnold).- Honkers & Shouters, Collier, 1978
WHITE (Charles).- La rockambolesque histoire de Little Richard.- Clarb, Paris: 1990

MAGAZINES:
Divers numéros de Old Time Music, Kommotion, The Hillbilly Researcher et des indispensables revues françaises Soul Bag et Le Cri du Coyote.
Notes de pochette et de livret de Kevin Coffy/ Colin Escott/ Cary Ginell/ Adam Komorowski/ Bill Millar/ Jacques Morgantini/ Dave Penny/ Rich Kienzle/ Wayne Russell/ Dave Sax/ Alain Tomas/ Ray Topping/ Billy Vera/ Joop Visser.

Avec tous mes remerciements à Jacques Brémond, Marc Radenac, François Jouffa, Michel Rose, Jean-Pierre Fray et Jacques Spiry pour leur aide dans la réalisation de ce coffret.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2002.

english notes
Rock ‘n’ roll seemed to spring from nowhere, suddenly invented by Elvis Presley and Bill Haley around 1954-1955.  But in the same way that America existed well before its ‘discovery’ by Christopher Columbus in 1492, the music known as rock‘n’roll in the fifties existed from the late thirties, though was named differently.  It was the result of the long evolution of southern musical genres (cf. Rock’n’roll Vols 1, 2 3, 4, 5 & 6 - Frémeaux & Associés FA 351, 352, 353, 354, 355 & 356).  The surge of rock’n’roll in the fifties was due to its sudden media coverage, through the movie world (Rock Around The Clock in Blackboard Jungle), television (Ed Sullivan Show) and discs.  The northern Yankee states ‘discovered’ the southern musical traditions which subsequently swept over Europe and the whole world.  This movement continued to decline into the sixties’ folk boom and the blues revival through British groups such as the Rolling Stones.  The present series covers rocking and rolling America year by year.

In 1951, all of America’s juke boxes were rocking and rolling, and the sounds were not limited to dance halls.  It now appeared unlikely that the Korean war would be won and a security treaty, ANZUS was concluded by the United States, Australia and New Zealand, aiming to prevent communist expansion in Asia.  In late 1950, America had already adopted the Internal Security Act, although McCarthy’s witchhunt was to be condemned by many.  As Republican Congress member, Margaret Chase Smith stated, ‘I don’t want to see the Republican Party ride to victory on the four horsemen of calumny-fear, ignorance, bigotry and smear’.  However, McCarthyism prevailed and the victims were numerous.  Two of its most famous victims were Julius and Ethel Rosenberg, sentenced to death for ‘having sold secrets concerning nuclear weapons to the URSS during the war’.  They were executed in 1953.In each volume of this series, we have presented the debut recordings of stars of blues, Country Music and Rhythm & Blues.  In 1951 we may discover the first recordings of one of the greatest black pioneers of Rock’n’roll - Little Richard Penniman.  Born in December 1932 in Macon (Georgia), Richard began singing the church choir before participated in various amateur gospel  and Rhythm & Blues groups.  In 1951, he entered and won a talent contest in Atlanta’s Theater, enabling him to record Taxi Blues for the RCA label. 

Lloyd Price, who happened to be in Macon at that point, suggested that Richard send a sample disc to Specialty’s manager, Art Rupe.  After some hesitation, Rupe decided to record Richard and summoned him to New Orleans.  It was during this session that he came out with Tutti Frutti, but as the original lyrics were considered too licentious, they were modified by one of the producers, Dorothy La Bostrie.  The record sold over 200 000 copies in just two weeks, and Little Richard entered the realms of stardom.Although Little Richard had been influenced by the older Rhythm & Blues generation - Roy Brown, Roy Milton, Wynonie Harris - both his music and stage act were quite different from theirs.  He made no mention of the ghetto, did not attempt to put over any particular message and was immediately accepted by the teenage audiences who wanted to cut themselves off from the old world.  On stage he was a total whirlwind, striking the keyboard with his hips, elbows and backside and dressed with flamboyance.Bill Haley also appears in this collection for the first time.  As from 1948, Haley recorded some pretty mediocre material with his orchestra, the Four Aces of Western Swing which became the Saddlemen. 

However, in 1951, he worked for a small radio station in Pennsylvania and, following DJ Major Ferguson’s advice, he recorded  Jackie Brenston and Ike Turner’s Rocket 88 in a country boogie style.  Here, we may find Haley’s version as well as the original one.  Haley’s success was such that he swapped his cowboy attire for a suit and his Saddlemen were changed into Comets (after Halley’s comet, of course).  In 1953, Crazy, Man, Crazy cleared the way for Max Freedman’s composition, Rock Around the Clock.  The marketing success of this latter title was moderate, but in 1955 the song was chosen as title music in the film, Blackboard Jungle and Bill Haley and the Comets soared up to the top of the charts.  Over 20 000 000 copies of the disc were sold and it is still reissued to this day !1951 also witnessed the debut recordings of Big Mama Thornton, the creator of Hound Dog and those of Ike Turner who recorded Rocket 88.  Unfortunately, Jackie Brenston was given all credits for this song, shadowing Ike Turner’s remarkable talent for a long while.Nowadays, Ike Turner is principally remembered as ‘Mr. Tina Turner’ and as a wife-basher.  Yet his musical capacities were tremendous.  Born in the Delta, Ike was fed on traditional blues and as a child accompanied Sonny Boy Williamson (Rice Miller) on the piano, but mainly listened to Louis Jordan and Roy Brown.  When he was 18, he led an orchestra, the Kings of Rhythm, which interested Sam Phillips.  Sam recorded them in 1951 and Rocket 88, sung by Jackie Brenston, was sold to Chess. 

This wild boogie went straight to the number one spot of the Rhythm & Blues Hit Parade, but as mentioned above, all credits went to Brenston.  Phillips also hired Ike as a talent scout, and he discovered a number of worthy artists to be recorded by Phillips for the Chess or the Bihari brothers - Drifting Slim, Sunny Blair, Charlie Booker, Houston Boines, Elmore James, Little Milton, Howlin’ Wolf and B.B. King !Throughout this series, we have always underlined the importance of producers and independent labels created in the post-war years in the birth of Rock’n’roll.  Along with Art Rupe, Lew Chudd, the Chess brothers and Sam Phillips, Syd Nathan held a strong position.At the end of the war, the migration of the southerners towards the north resulted in a large Country Music movement in Cincinnati, encouraged by a live radio programme, the Midwestern Hayride.  Tired of his job in the furniture trade, Syd Nathan decided to record these country musicians and created the King label.   The sales were encouraging, and Nathan went on to explore the Rhythm & Blues scene.  He created the Queen label for this genre and gathered several artists who were appreciated by the punters in Cincinnati’s Cotton Club, but who did not have a label - including Bullmoose Jackson, Wynonie Harris, Roy Brown, Earl Bostic and Bill Dogget.However, Syd thought it absurd to separate black and white music and consequently abandoned Queen to issue all his discs under the King label.  He encouraged his Rhythm & Blues artists to interpret Country pieces and vice versa.  He also experimented with mixing the band members, in order that Country and Rhythm & Blues musicians played together, a formula which proved successful.  He was thus a pioneer of the ‘cross over’, which is often considered as the founding factor of Rock’n’roll.

The Artists
Jackie Brenston :  This singer and saxophonist from Clarksdale (1930-’79) belonged to Ike Turner’s band when he recorded Rocket 88, considered as one of the first ‘classic’ titles of Rock’n’roll.

Clarence ‘Gatemouth’ Brown :  This versatile musician (born in 1924) was much influenced by blues, Western Swing, jazz and Cajun music.  Clarence Brown became known for his urban style of Rhythm & Blues in the forties and fifties.  Subsequently, he made a number of jazzy blues and Country Music albums.  She Walks Right In, included here, is one of his most famous numbers.

James ‘Widemouth’ Brown :  Not to be confused with ‘Mr Sex Machine’, this James Brown (1921-’71) was the elder brother of Clarence ‘Gatemouth’ Brown.  His limited career was based around Houston clubs in the early fifties and he recorded a few titles along with the excellent pianist Elmore Nixon.  His talents as a Texan style guitarist can be appreciated here in Boogie Woogie Nighthawk.

Roy Brown :  This powerful singer (1925-’81) from New Orleans was immensely successful between 1947 and 1953, almost always at the top of the Rhythm & Blues Hit Parades.  He began his career by copying his childhood idols - Bing Crosby and Frank Sinatra!  He then won the hearts of the black population as a blues shouter.  Heading his band, the Mighty Men, Roy Brown was acclaimed as from 1947 through compositions, blues and ballads, using irony, black humour and imagery.  He was less successful after 1954 and did not find his place in the Rock’n’roll movement, although he certainly contributed to it, as we can hear in Good Rockin’ Man.

Bumble Bee Slim :  This singer and occasional guitarist, Amos Easton, otherwise known as Bumble Bee Slim (1905-‘­68) was a big blues star between 1931 and 1937, recording over 200 titles for the Blacks in urban ghettos.  The best of his work has been included in the boxed edition, Bumble Bee Slim (FA 261).  He appeared in a few films and plays and in the late thirties, went to Hollywood to act with Mae West.  However, his dream failed and, in California, Bumble Bee recorded a small number of titles such as this excellent Ida Red.

Goree Carter :  Born in Houston (1930-’90), Carter was a talented member of the Texan guitar school and greatly influenced the history of contemporary blues and rock.  He made many recordings but never had the same success as Gatemouth Brown or T-Bone Walker.  He was nevertheless a remarkable guitarist who seemingly influenced Chuck Berry.  I’m A Boogie Man is typical of his style.

Bob Center :  A veteran of Western Swing bands since 1938, Bob Center recorded a few titles in the early fifties such as Too Wet To Plow, with a style between country boogie and the future rockabilly.

Ramblin’ Jimmie Dolan :  Born in Missouri, Dolan (1924-’94) played in clubs and on the radio in Saint Louis before joining the navy.  He then settled in California and recorded for various independent labels including Modern and Capitol.  Here, we may appreciate his excellent Juke Box Boogie.

Antoine ‘Fats’ Domino :  Antoine Domino (born in 1928) became one of the big stars of rock’n’roll.  He debuted in clubs in New Orleans before being spotted by band leader, Dave Bartholomew and he first recorded in 1949 for the Imperial label.  His debut disc, The Fat Man was immediately successful.  Domino became ‘Fats’ and was recognised as a star of Rhythm & Blues  and then rock’n’roll.  He recorded numerous international hits.  In this volume we have included two of his best 1951 numbers, Rockin’ Chair and Don’t You Lie To Me.

Dr Feelgood :  Pianist and singer Atlanta Willie Lee Perryman (1911-’85) lay behind this well-used pseudonym, though he also made recordings using the name ‘Piano Red’.  His numerous titles respected the traditions of pre-war boogie woogie mingled with the teething rock’n’roll.

Five Keys :  One of the first and most famous ‘doo-woop’ vocal groups.  Five Keys was founded in 1950 by Rudy and Bernie West and Raphael and Ripley Ingram before they were joined by Maryland Pierce and Dickie Smith.  They made many recordings in the fifties.

Lester Flatt & Earl Scruggs :  Bluegrass is rarely recognised as one of the roots of rock’n’roll, though we must recall that Elvis Presley initially recorded Bill Monroe’s famous composition, Blue Moon Of Kentucky.  In 1948, guitarist and singer Lester Flatt (1914-’79) teamed up with banjo player Earl Scruggs (1924-2000), creating the Foggy Mountain Boys, one of the most famous bluegrass groups.  They recorded numerous rhythmic numbers such as Don’t Get Above Your Raisin’, included here.

Tennessee Ernie Ford :  (1919-’91) He was one of the big names in country music in the post-war years and recorded a magnificent series of country-style boogie-woogies.  In 1951, he cut Kissing Bug Boogie along with the Dinning Sisters.  He greatly contributed to the rock’n’roll movement though did not actually participate in it in the mid-fifties.

Bill Haley :  Who does not know Haley’s (1925-’81) Rock Around The clock?  He truly began the rock’n’roll adventure with his version of Rocket 88.

Wynonie Harris :  (1915-’69)  Harris was one of the great black forerunners of rock’n’roll.  He debuted in Lucky Millinder’s band before pursuing his personal career, when he was much appreciated by the Blacks.  He certainly influenced the future white rock’n’roll singers, particularly Elvis Presley and he himself was influenced by Country Music.  Bloodshot Eyes, included here, was a tremendous hit in 1951, written by Western Swing band leader, Hank Penny.

Roy Hogsed :  Roy (1919-’78) was the son of itinerant musicians and became a professional artist at the age of 11.  He settled in California just before the war and participated in various Western Swing bands before founding the Hogsed Trio in 1947.  This excellent guitarist often evoked the future Rockabilly as in Snake Dance Boogie. 

Howlin’ Wolf :  Chester Burnett, known as Howlin’ Wolf (1910-’76) played solo in Delta juke joints for a long while.  He then went on to Memphis followed by Chicago, modernising and electrifying the blues.

Louie Innis :  Born in 1920 in Indiana, Innis was one of the best Honky Tonk singers in the fifties.  This excellent rhythmic guitarist settled in Cincinnati and worked for the King label, both as a musician and a producer.  He cut some of the most acclaimed country boogies in the 1949-’55 period, accompanied by some remarkable musicians such as Zeke Turner.  I Grabbed For The Engine was moderately successful in 1951.

Leon Kelley :  Previously a sailor, Kelley settled in Arizona and was a member of the Mountain Dew Boys, a local group which accompanied and recorded with Arkie Shibley.  Kelley cut several swinging instrumental pieces including Guitar breakdown.

Morris Lane :  Lane (1917?-’67) was a highly rated saxophonist in the post-war period.  He recorded in quantity, both in his name and along with reputed jazzmen such as Fats Navarro, Sonny Stitt, Kenny Clarke, Milt Buckner, Bill Doggett and Lionel Hampton.  Bobby’s Boogie is the most rocking example of his work.

Peggy Lee :  Norma Deloris Egstrom (Peggy Lee) was born in 1920 and decided to go into show business at the age of 14.  In 1937, she set off for Los Angeles and found work in Hollywood clubs where she was appreciated for her appearance, nasal voice and her general presence.  In 1941, Benny Goodman hired her to replace Helen Forrest.  Capitol offered her a contract in 1945, which was the start of a long-lasting collaboration.  Although her superb interpretation of Fever became a rock’n’roll classic, Yeah Yeah Yeah, included here, is equally worthy.

Lucky Leroy :  Little is known of this artist.  Now Get Goin’ was recorded for a tiny record label in Harrisonburg, Illinois.

Little Richard :  This ‘pioneer of rock’n’roll’, born in 1932 was much inspired by blues and gospel, as is proved in Taxi Blues.  His first wild discs have become classics of black rock’n’roll.

Billy Love :  Not much is known about William Milton Love, but his excellent Juiced, selected here, is apparently autobiographical.  A chronic alcoholic, he died of cirrhosis in the sixties.

Herman Manzy :  This little-known drummer recorded with Jimmy Liggins in California and cut only two titles in his name including the excellent I’m Your Rockin’ Man.

Skeets Mc Donald :  One of the pioneers of Californian country music, Skeets (1915-’68) only had one big hit in 1953 with Don’t let The Stars Get In Your Eyes.  Yet his recordings, which cover an 18-year period include many Honky Tonk and Country Boogie master-pieces such as Scoot, Git And Be Gone.

Cecil ‘Big Jay’ Mc Neely :  (1927)  A well-known Californian Rhythm & Blues saxophonist who began recording in 1948.  He was the ‘Deacon of the tenor sax’ for the Blacks in the ghettos, then in the early fifties was much appreciated by the white teenage audience.  Here, we have included his Insect Ball, accompanied by Mercy Dee Walton on the vocals.

Bob Newman :  Newman (1915-’79) belonged to the western group, the Georgia Crackers, but also recorded some country boogie gems with a rockabilly flavour.  Here, we may appreciate Hangover Boogie.

Gene O’Quinn :  This Texan singer and guitarist (1932-’78) was greatly inspired by Western Swing but some of his pieces have a strong rockabilly feeling, such as Boogie Woogie Fever and Texas Boogie.

Lou Sargent :  Using this pseudonym were the Steinberg brothers, trumpeter Luther and bassist Wilbur.  When Ridin’ The Boogie was recorded, they belonged to the orchestra of Phineas Newborn Jr.

Arkie Shibley :  Shibley (1924- ?) was the composer of the bit, Hot Rod included in the previous volume of this series.  Shore leave enables us to discover this little-known artist.

Hank Stanford :  Another musician from Texas, Hank Stanford recorded a few country music classics verging on rockabilly including this version of She’s A Hum Dum Digger.

Dave Stogner :  Stogner (1920-’90), who called himself the ‘King of the West Coast Country Swing’ was a singer and violinist from Gainsville, Texas.  His numerous recordings include many rocking numbers such as Hard Top Race.

Willie Mae ‘Big Mama’ Thornton :  Big Mama (1926-’84) debuted in church choirs when young before joining the Hot Harlem Review.  She first recorded Mischievious Boogie through the Johnny Otis Show.

Speedy West :  (1924)  West was the most astounding steel-guitarists of country music, though he was influenced by all musical genres.  He made over 6 000 recordings during his career.  From 1950 to 1957 he teamed up with Jimmy Bryant with brilliant results, one of their pieces being Railroadin’, included here.

Jess Willard :  Texan Jess Willard (1916-’59) is principally known through his association with Hank and Eddie Cochran, but was fleetingly acclaimed in the early fifties when he came out with a series of titles such as Honky Tonk Hardwood Floor and the lesser known Java Junction.

Slim Willet :  Winston Lee Moore, otherwise known as Slim Willet (1919-’66) acted as spokesman for the petrol workers  The swinging Drill Bit Honky Tonk is but one of his many master-pieces.  He later bought a radio station in Abilene.

Curley Williams :  (1913-’70)  Williams was one of the first to introduce Western Swing in the Grand Ole Opry with his Georgia Peach Pickers.  His repertory included a number of good country boogies, including Move In A Little Closer.

Mick Woodward :  Little is known about this singer and guitarist, but his discs have become collectors’ items.  Here, we may appreciate his Hot Rod Navy Style.
English adaptation by Laure WRIGHT from the French text of Gérard HERTZHAFT

CD 1
01. JACKIE BRENSTON: Rocket 88 (Brenston-Turner)      2’51
02. GENE O’QUINN: Texas boogie (E. Kay/ C. Whittaker/ I. Taylor)  2’20
03. LITTLE RICHARD: Taxi blues (L. Feather) 2’18
04. MORRIS LANE: Bobby’s boogie (Lane)     2’38
05. ARKIE SHIBLEY: Shore leav (Stevenson) 2’22
06. TENNESSEE ERNIE FORD: Kissing bug boogie (Robert/ Allen)  2’05
07. LOU SARGENT: Ridin’ the boogie (Sargent)        2’19
08. HOWLIN’ WOLF: Houserockin’ boogie (C. Burnett)       2’37
09. PEGGY LEE: Yeah Yeah Yeah (L.Prima/ M. Kabak)          2’15
10. HANK STANFORD: She’s a hum dum digger (J. Davis)       2’22
11. BUMBLE BEE SLIM: Ida Red (Trad.)  2’05
12. WYNONIE HARRIS: Bloodshot eyes (Penny/ Hall)        2’43
13. SLIM WILLET: Drill bit Honky Tonk (Willet)        2’43
14. BIG MAMA THORNTON: Mischievous boogie (Manning)          2’32
15. BOB CENTER: Too wet to plow (Center)         1’40
16. ROY BROWN: Good rockin’ man (Brown)     3’00
17. BIG JAY Mc NEELY: Insect ball (E. Mayhand)   2’35
18. LOUIE INNIS: I grabbed for the engine (Innis/ Burris)         2’10
19. BILLY LOVE: Juiced (Love)   2’32
20. SPEEDY WEST & JIMMY BRYANT: Railroadin’ (West)      2’141

(1) Jackie Brenston, vcl/t-sax; Ike Turner, pno; Willie Kizart, g; Willie Sims, batt. Memphis, Tn. 5 mars 1951.1
(2) Gene O’Quin, vcl/g; Eddie Kirk, g; Billy Strange, g; Speedy West, st-g; Glenn Hensley, fdl; Billy Liebert, pno; Cliffie Stone, bs; Muddy Berry, batt. Hollywood, Ca. 11 juin 1951.1
(3) Little Richard, vcl; J. Wimby, pno; Willie Mays, tpt; Fred Jackson, t-sax; Albert Dobbins, a-sax; J. Hudson, b-sax; George Holloway Jr, bs; Donald J. Clark, batt. Atlanta, Ga. 16 octobre 1951.1
(4) Morris Lane, t-sax; orchestre. New York City, 1951.1
(5) Arkie Shibley, vcl/g; Leon Kelley, g; Phil Fregon, g; st-g; Jackie Hays, bs; batt. prob. Dallas, Tx. 19511
(6) Tennessee Ernie Ford, vcl; Lou, Ginger & Jean Dinning, vcls; Jimmy Bryant, g; Eddie Kirk, g; Speedy West, st-g; Billy Liebert, pno; Cliffie Stone, bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. 14 août 1951.1
(7) Lou Sargent (Luther Steinberg), tpt; Wilbur Steinberg, vcl/bs; Tot Randolph, sax; Phineas Newborn Jr, pno; Phineas Newborn Sr, batt. Memphis, Tn. mai 1951.1
(8) Howlin’ Wolf, vcl/hca; Willie Johnson, g; Albert Williams, pno; bs; Willie Steele, batt. Memphis, Tn. 18 décembre 1951.1
(9) Peggy Lee, vcl; Dave Barbour, g; orchestre. Hollywood, Ca. 8 février 1951.
(10) Hank Stanford, vcl; orchestre. Dallas, Tx. 1951.
(11) Bumble Bee Slim, vcl; Tiny Webb, g; Willard Mc Daniel, pno; Maxwell Davis, t-sax; Maurice Simon, a-sax; Jewell Grant, b-sax; Billy Hadnott, bs; Oscar Lee Bradley, batt. Los Angeles, Ca. 2 novembre 1951.
(12) Wynonie Harris, vcl; Frank Galbraith, tpt; Alfred Cobbs, tb; Alonzo Lucas, alt-sax; Big John Greer, t-sax; Bill Graham, b-sax; Herbert Parham, pno; Carl Pruitt, bs; Solomon Hall, batt. New York City, Oh. 27 février 1951.
(13) Slim Willet (Winston Lee Moore), vcl/g; prob. Shorty Underwood, fdl; Vaughn Shields, st-g; Jean Stanbury, g; Price Self, pno; Earl Montgomery, bs. Dallas, Tx. mai 1951.
(14) Big Mama Thornton, vcl; orchestre. Houston, Tx. 1951.
(15) Bob Center, vcl/g; orchestre. Houston, Tx. 1951.
(16) Roy Brown, vcl; Edgar Blanchard, g; James Robinson, pno; Red Prysock, t-sax; Orrington Hall, tb; Clarence Mack, bs; Calvin Shields, batt. groupe vocal. Cincinnati, 16 janvier 1951.
(17) Big Jay Mc Neely, t-sax; Jesse Belvin, vcl; Mercy Dee Walton, vcl/pno; orchestre. Hollywood, Ca. janvier 1951.
(18) Louie Innis, vcl/g; Zeke Turner, g; Jerry Byrd, st-g; Tommy Jackson, fdl; Red Turner, bs. Cincinnati, juillet 1951.
(19) Billy Love, vcl/pno; poss. Charles Walker, sax; Calvin Newborn, g; orchestre. Memphis, Tn. juin 1951.
(20) Speedy West, st-g; Jimmy Bryant, g; Eddie Kirk, g; Harold Hensley, fdl; Billy Liebert, pno; Cliffie Stone, bs; Muddy Berry, batt. Hollywood, Ca. 8 février 1951.

CD 2:
01. BILL HALEY: Rocket 88 (Brenston-Turner)     2’32
02. FATS DOMINO: Don’t lie to me (Hudson Whittaker)     2’18
03. JESS WILLARD: Java Junction (B. Hughes/ J. Willard)     2’21
04. CURLEY WILLIAMS: Move in a little closer (C. Williams)        1’58
05. FIVE KEYS: Hucklebuck with Jimmy (Pierce)         2’20
06. SKEETS Mc DONALD: Scoot, git and be gone (S. Mc Donald)     2’32
07. MICK WOODWARD: Hot Rod race Navy style (R. Woodward)           1’59
08. DAVE STOGNER: Hard top race (Morgan/ Van Sant/ Stogner)      2’32
09. CLARENCE «GATEMOUTH» BROWN: She walks right in (C. Brown)      2’48
10. JAMES «WIDEMOUTH» BROWN: Boogie woogie nighthawk (J. Brown)         2’22
11. JIMMIE DOLAN: Juke box boogie (Tex Crotty)          2’06
12. ROY HOGSED: Snake dance boogie (W. Mc Coy)      2’01
13. GOREE CARTER: I’m your boogie man (Carter)          2’22
14. LUCKY LEROY: Now get goin’ (Marvel/ Golish)     2’19
15. LEON KELLEY: Guitar breakdown (Kelley/ Jackson)     2’07
16. Dr FEELGOOD: Hey good lookin’ (H. Williams)          2’20
17. FLATT & SCRUGGS: Don’t get above your raisin’ (E. Scruggs)  2’41
18. BOB NEWMAN: Hangover boogie (Crabb/ Mann/ Glover)    2’32
19. HERMAN MANZY: I’m your rockin’ man (Manzy)       2’26
20. FATS DOMINO: Rockin’ chair (A. Domino)         2’281

(1) Bill Haley, vcl/g; The Saddlemen, orchestre: prob. Danny Cedrone, g; Billy Williamson, st-g; Johnny Grande, pno; Marshall Lytle, bs. Chester, Pe. 14 juin 1951.1
(2) Fats Domino, vcl/pno; Walter Nelson, g; Buddy Hagans, t-sax; Emmett Fortner, a-sax; Billy Diamond, bs; Cornelius Coleman, batt. New Orleans, La. janvier 1951.1
(3) Jess Willard, vcl; Albert Giddings, g; Eddie Kirk, g; Speedy West, st-g; Vic Davis, pno; Harold Hensley, fdl; Cliffie Stone, bs; Muddy Berry, batt. Hollywood, Ca. 3 mai 1951.1
(4) Curley Williams, vcl; The Texas Top Hands, orchestre. Houston, Tx. 1951.1
(5) Five Keys: Maryland Pierce, vcl; Dickie Smith, vcl; Rudy West, vcl; Bernie West, vcl; Ripley Ingram, vcl; orchestre. Los Angeles, Ca. 1951.1
(6) Skeets Mc Donald, vcl/g; Billy Strange, g; Eddie Kirk, g; Speedy West, st-g; Cliffie Stone, bs; Muddy Berry, batt. Hollywood, Ca. 5 avril 1951.1
(7) Mick Woodward, vcl,g; Woody Woodward, g; orchestre. Boston, Mt. juin 1951.1
(8) Dave Stogner, vcl/fdl; Delbert Keplinger, g; Jack Ansiel, st-g; Joe Holley, fdl; Smitty Schmidt, pno; bs; Pat Marchese, batt. Fresno, Ca. décembre 1951.1
(9) Clarence «Gatemouth» Brown, vcl/g; pno; Nathan Irvine, tpt; Bill Harvey, t-sax; Fred Ford, b-sax; Johnny Parker, bs; batt.; groupe vocal. Houston, Tx. 1951.
(10) James «Widemouth» Brown, vcl/g; Henry Hayes, a-sax; Ed Wiley, t-sax; Elmore Nixon, pno; Don Cooks, bs; Ben Turner, batt. Houston, Tx. 1951.
(11) Jimmie Dolan, vcl/g; Eddie Kirk, g; Cameron Hill, g; Speedy West, st-g; William Norris, pno; Cliffie Stone, bs; Muddy Berry, batt. Hollywood, Ca. 22 juin 1951.
(12) Roy Hogsed, vcl/g; Donald Hogsed, g; Morgan Drazkowsky, acc; Rusty Nitz, bs; Muddy Berry, batt. Hollywood, Ca. 8 octobre 1951.
(13) Goree Carter, vcl/g; orchestre. Houston, Tx. 1951.
(14) Lucky Leroy, vcl; The Lucky Ramblers, orchestre. prob. Chicago, Ill. 1951.
(15) Leon Kelley, g; Arkie Shibley, g; Phil Fregon, g; st-g; Jackie Hays, bs; batt. prob. Dallas, Tx. 1951.
(16) Dr Feelgood (Willie Lee Perryman), vcl/pno; Wesley Jackson, g; George Miller, bs; F.M. Hawkins, batt. Atlanta, Ga. 17 octobre 1951.
(17) Lester Flatt, vcl/g; Earl Scruggs, bjo; Everett Lilly, mdln; Chubby Wise, fdl; Jody Rainwater, bs. Nashville, Tn. 9 mai 1951.
(18) Bob Newman, vcl/bs; Al Myers, g; Louie Innis, g; Henry Glover, batt. Cincinnati, Oh. 9 octobre 1951.
(19) Herman Manzy, vcl/batt; orchestre (probablement celui de Jimmy Liggins, g). Los Angeles, Ca. 1951.
(20) Fats Domino, vcl/pnoWalter Nelson, g; Buddy Hagans, t-sax; Emmett Fortner, a-sax; Billy Diamond, bs; Cornelius Coleman, batt. New Orleans, La. avril 1951.

CD Rock `N Roll 1951 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 ROCKET 88 - BRENSTON02'51
02 TEXAS BOOGIE - O QUINN GENE02'20
03 TAXI BLUES - LITTLE RICHARD02'18
04 BOBBY S BOOGIE - LANE02'38
05 SHORE LEAV - SHIBLEY02'20
06 KISSING BUG BOOGIE - TENNESSEE02'05
07 RIDIN THE BOOGIE - SARGENT02'19
08 HOUSEROCKIN BOOGIE - HOWLIN02'37
09 YEAH YEAH YEAH - LEE02'15
10 SHE S A HUM HUM DIGGER - STANFORD02'20
11 IDA RED - SLIM02'05
12 BLOODSHOT EYES - HARRIS02'43
13 DRILL BIT HONKY TONK - WILLET02'43
14 MISCHEVIOUS BOOGIE - THNORNTON02'32
15 TOO WET TO PLOW - CENTER01'40
16 GOOD ROCKIN MAN - BROWN03'00
17 INSECT BALL - MC NEELY02'35
18 I GRABBED FOR THE ENGINE - INNIS02'10
19 JUICED - LOVE02'32
20 RAILROADIN - JIMMY02'14
CD 2
01 ROCKET 88 - HALEY02'32
02 DON T LIE TO ME - DOMINO02'18
03 JAVA JUNCTION - WILLARD02'21
04 MOVE IN A LITTLE CLOSER - WILLIAMS01'58
05 HUCKLEBUCK WITH JIMMY - FIVE KEYS02'20
06 SCOOT GIT AND BE GONE - MC DONALD02'32
07 HOT ROD RACE NAVY STYLE - WOODWARD01'59
08 HARD TOP RACE - STOGNER02'32
09 SHE WALKS RIGHT IN - RENCE02'48
10 BOOGIE WOOGIE NIGHTHAWK - BROWN02'22
11 JUKE BOX BOOGIE - DOLAN02'06
12 SNAKE DANCE BOOGIE - HOGSED02'01
13 I M YOUR BOOGIE MAN - CARTER02'22
14 NOW GET GOIN - LEROY02'19
15 GUITAR BREAKDOWN - KELLEY02'07
16 HEY GOOD LOOKIN - DR FEELGOOD02'20
17 DON T GET ABOVE YOUR RAISIN - FLATT02'41
18 HANGOVER BOOGIE - NEWMAN02'32
19 I M YOUR ROCKIN MAN - MANZY02'26
20 ROCKIN CHAIR - DOMINO02'28
"Rock'N'Roll Vol. 7" par Blues Feelings

“Un double CD vraiment indispensable.” BLUES FEELINGS




"Rock'N'Roll Vol. 7" par Jukebox Magazine

“Indispensable” JUKEBOX MAGAZINE




"Rock'N'Roll Vol. 7" par Jazz Hot

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"Rock'N'Roll Vol. 7" par Rock 'N' Roll

“En résumé : un MUST (et même pour ceux qui pensent tout connaître).“ ROCK ’N’ ROLL




* * * * * * Blues Boarder

« Ces 40 titres présentés par le musicologue François Jouffa sont d’authentiques petits chefs-d’œuvre de la musique roots du tout début des fifties, de l’histoire en tapant du pied et en claquant des doigts, melting-pot entre western-swing (blanc) et rhythm & blues (noir), quelques années avant l’explosion entre 54/55 du fils du blues appelé rock n’ roll, avec des chanteurs comme Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins et toute l’écurie SUN de Memphis d’un certain Sam Phillips... » Serge SCIBOZ – BLUES BOARDER. Ce disque a reçu la distinction * * * * * * Blues Boarder


« Septième volume consacré aux prémices du rock n’roll concocté avec amour par la maison Frémeaux & Associés dont les nouveautés toujours plus alléchantes les unes que les autres se succèdent pour notre plus grand plaisir. On arrive déjà en 1951, année où des rockers comme Little Richard, Bill Haley ou Fats Domino pour le côté Louisiane pointent le bout de leur nez, et où des bluesmen qui n’ont pas encore atteint leur apogée défrayent déjà la chronique en raison d’une crédibilité sous jacente qui ne sera jamais remise en cause : Howlin’ Wolf, Bumble Bee Slim, ou Clarence « Gatemouth » Brown. Ces 40 titres présentés par le musicologue François Jouffa sont d’authentiques petits chefs-d’œuvre de la musique roots du tout début des fifties, de l’histoire en tapant du pied et en claquant des doigts, melting-pot entre western-swing (blanc) et rhythm & blues (noir), quelques années avant l’explosion entre 54/55 du fils du blues appelé rock n’ roll, avec des chanteurs comme Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins et toute l’écurie SUN de Memphis d’un certain Sam Phillips. Un phénomène de société pour toute une génération de teenagers, incontrôlable pour les autorités américaines. Mais avant qu’il soit estampillé « musique universelle » et que les susnommés lui donnent ses lettres de noblesse, tous ces superbes volumes des éditions Frémeaux qui survolent la période 1927 jusqu’à 1951 prouvent que le rock n’ roll existait bien avant, avec des accents certes moins conventionnels et avec d’autres appellations. Mais le swing et la folie émergent déjà de la musique de ceux présents sur cette anthologie, qui deviendront des héros à la notoriété plus ou moins conséquente pour les fans de rockabilly (efflorescence du rock n’ roll blanc des « ploucs » sudistes) : Ramblin’ Jimmie Dolar, Slim Willet, Bob Center, ou Dr. Feelgood à ne pas confondre avec le groupe de pub-rock anglais emmené par le regretté Lee Brilleaux. Dans le cas présent, il s’agit d’un superbe pianiste de boogie-woogie venu d’Atlanta. Sans arrières pensées acerbes, je souhaite vivement que les nombreux pseudo-rockers hexagonaux dont la culture rock n’ rollesque commence à… Johnny Hallyday, prennent conscience que dans les années trente, des bluesmen noirs vivant misérablement dans le Mississippi ou le Tennessee comme Arthur « Big Boy » Crudup ou Sleepy John Estes commençaient en véritables pionniers à écrire l’histoire de bien belle facture du fils prodige qu’on appellera plus tard : le rock n’ roll. En attendant avec l’impatience d’un gamin le soir de Noël l’anthologie 1952, dès que vous aurez cet extraordinaire volume 7 en votre possession, placez le dare-dare dans votre platine, à défaut d’un rutilant juke-box, un zeste de gomina pour réajuster votre banane, les chaussures bicolores aux pieds… Hé bien dansez maintenant ! » Serge SCIBOZ – BLUES BOARDER. Ce disque a reçu la distinction * * * * * * Blues Boarder




"Very entertaining stuff" by Blues & Rhythm

« … There are forty tracks here and as with some previous volumes in this series the styles run the gamut from r&b/ jump, via country boogie and western swing. Two things make this collection worthwhile, the quality of the music and the fact that, to my mind, Frémeaux have chosen some less obvious items for a compilation of this nature... » Pat Harrison – BLUES & RHYTHM


« … There are forty tracks here and as with some previous volumes in this series the styles run the gamut from r&b/ jump, via country boogie and western swing. Two things make this collection worthwhile, the quality of the music and the fact that, to my mind, Frémeaux have chosen some less obvious items for a compilation of this nature. The opening tracks on the both records make for an interesting comparaison ; I happen to be somenone who likes both versions of « Rocket 88 ». Sam Phillips, who recorded the Brenston version, supposedly said some time later that he classed it as the first r&b record ever. Be that as it may, Haley did a pretty good copy, albeit in a country/ ws style. (…) One item that keeps me hitting the replay button is Leon Keiley’s ‘Guitar Breakdown’, very entertaining stuff ; but then that applies to the collection as a whole. It’s in the very acceptable Frémeaux house style, the informative notes are in the French and english and you get the bonus of a discography. » Pat Harrison – BLUES & RHYTHM




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