ROCK N'ROLL VOL 8

1952

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Livret : 32 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA358

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Fats Domino, Little Richard, Bill Haley, Big Mama Thornton and Lloyd Prince, qui seront bientôt considérés comme des « pionniers » du genre sont en train d’installer le Rock ‘n’ Roll comme « la » musique de la décennie, aidés par d’autres noms moins connus mais tout aussi talentueux.
Cette anthologie réalisée par Francois Jouffa (spécialiste national du rock) avec le concours de Gérard Herzhaft (historien du blues) propose un voyage sonore original aux sources de la musique du XXe siècle.
Patrick Frémeaux

Frémeaux & Associates is the french label's take on the immediate forerunners of amercan rock, music in the southern tradition introduced through various media to be "discovered" by northerners and christened "rock'n'roll". (...) It would take the french, with their superiour sense of cultural history, to unearth our own music for us.
Dirty Linen - USA

Au travers de la démarche historiographique du label français Frémeaux & Associés, on peut constater que les français, avec leur sacralisation du patrimoine historique font un travail d'exhumation de notre propre musique à notre attention.
Dirty Linen - USA

Les ouvrages sonores de Frémeaux & Associés sont produits par les meilleurs spécialistes, bénéficient d’une restauration analogique et numérique reconnue dans le monde entier, font l’objet d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie. La marque Frémeaux & Associés a obtenu plus de 800 distinctions pour son travail muséographique de sauvegarde et de diffusion du patrimoine sonore.
This album, issued by the world-famous publishers, Frémeaux & Associés, has been restored using the latest technological methods. An explanatory booklet of liner notes in English and a guarantee are included.
ROOTS OF ROCK N’ ROLL 1952 Vol. 8 FA 358

ROOTS OF ROCK N’ ROLL 1952
Vol. 8

Bill Haley • Archibald • Wally Mercer • Hank Penny • Carter Sisters • Lloyd Price • Ruth Brown • Merrill Moore • Tommy Sosbee • Zuzu Bollin • Peppermint Harris • Red Foley • Maddox Brothers & Rose • Little Willie Littlefield • Bob Newman • Moon Mullican • John Lee Hooker • Arthur Smith • Amos Milburn • Fats Domino • Big Mama Thornton • Ella Mae Morse • Jimmy Bryant & Speedy West • Bobby Bland • Little Richard • Cowboy Copas • Tennesse Ernie Ford • Jimmy Witherspoon • Percy Mayfield • Douglas Lewis • Ray Price • Marvin Phillips & His Men From Mars • Bull Moose Jackson • Slim Willet • Charlie Adams • Guitar Slim • Chuck Higgins • Ramblin’ Jimmie Dolan • Tucker Coles • Joe Liggins


Le Rock’n’roll a semblé surgir de nulle part, soudain inventé par Elvis Presley et Bill Haley vers 1954-55. Mais comme l’Amérique existait bien avant sa «découverte» par Christophe Colomb en 1492, la musique que l’on qualifiera de Rock’n’roll dans les 50’s existait pratiquement telle quelle et sous d’autres noms dès la fin des années 30. Elle était le fruit d’une longue évolution des musiques sudistes (cf Rock’n’roll vol. 1, 2, 3, 4, 5, 6 & 7 - Frémeaux & Associés FA 351, 352, 353, 354, 355, 356 & 357) et d’échanges permanents entre elles. La grande vague du Rock’n’roll des 50’ s n’est en fait que sa soudaine médiatisation, notamment à travers le cinéma (Rock Around The Clock dans Blackboard jungle), les télévisions (Ed Sullivan Show) et le disque. Elle correspond à la «découverte» des traditions musicales sudistes par les Etats Unis du Nord Yankee puis à sa diffusion à travers l’Europe et le monde entier. Ce mouvement de reconnaissance des traditions sudistes qui commence ainsi ne s’arrêtera plus et se déclinera en «folk boom» du début des 60’s, «blues revival» à travers les groupes pop britanniques comme les Rolling Stones et nourrira pendant longtemps l’évolution de la nébuleuse rock... Cette série - «Roots of Rock’n’roll» - se propose de suivre année par année l’évolution de l’Amérique roulant et tanguant au rythme des disques diffusés sur les radios et dans les juke-boxes. L’Histoire en tapant du pied !

1952: LE ROCK’N’ROLL EST BIEN LA
En 1952, Dwight D. Eisenhower, ancien comman­dant en chef des forces alliées en 1944, est élu président des Etats-Unis. Pour la première fois de l’histoire américaine, il n’aura droit qu’à effectuer deux mandats. En effet, instruits par le précédent de Franklin D. Roosevelt qui était mort à la tâche durant son quatrième mandat, la Chambre a adopté le 22 ème amendement à la Constitution qui interdit désormais à un président d’exercer la magistrature suprême plus de deux fois consécutives.Sur fond de guerre de Corée (à laquelle Eisenhower saura mettre un terme), l’Amérique continue, sans le dire et sans y penser mais en vivant avec entrain d’une côte à l’autre, sa marche vers le Rock’n’roll. Comme cette série l’a démontré, celle-ci a commencé depuis bien longtemps. On pouvait sans difficulté distinguer les prémices du phénomène dès les années 30 avec le Western Swing. Dans les 40’s, country boogie et Rhythm & Blues en consolidaient les bases. Et de­puis 1947, en tout cas 1950, même si le terme «Rock’­n’roll» n’avait pas vraiment été «inventé», la musique, elle, était bien là.

Qu’on en juge: le présent coffret consacré à l’année 1952 permet d’entendre: Bill Haley, Fats Domino, Little Richard, Big Mama Thornton... Et ce ne sont pas, loin de là, des petits nouveaux. Haley enregistre depuis 1948; Domino figurait dans le coffret de cette série consacré à 1949; Little Richard et Big Mama étaient déjà là en 1951. Et, cette fois, Ms Thornton revient avec Hound dog, une composition attribuée à Leiber et Stoller mais dans laquelle les mains de Big Mama et de son chef d’orchestre Johnny Otis ont largement trempé. Ce sera, repris par Presley, un futur grand classique du Rock’n’roll. Kansas City dont nous présentons ici la version originale par le pianiste Little Willie Littlefield connaîtra la même célébrité et fera partie du répertoire de quasiment tous les «Pionniers» du Rock’n’roll. Tous ces artistes coexistent avec les gloires anciennes, pas toujours âgées mais malgré tout vieillissantes, comme Red Foley, Tennessee Ernie Ford, Amos Milburn ou Joe Liggins...Encore quelques mois et tout ce beau monde sera rejoint par Carl Perkins, Wanda Jackson et Elvis Presley. Vous avez dit Rock’n’roll?      

ALAN FREED
Comme nous l’avons souligné depuis le début de cette série «The Roots of Rock’n’roll», le phénomène du Rock’n’roll n’aurait en aucun cas pu se produire sans l’émergence, après la Deuxième Guerre Mondiale, de producteurs indépendants qui étaient attentifs aux goûts de clientèles jadis très spécifiques mais que le brassage migratoire et le niveau de vie de plus en plus élevé dispersaient du Sud vers le Nord. Les majors de l’industrie du disque s’étaient révélés totalement incapables de comprendre ces changements, laissant la place libre à de petits entrepreneurs qui, souvent passionnés par la musique, décidaient d’investir leur argent et leur énergie dans le disque. Nous avons donc, dans les livrets de cette série, dressé les portraits de certains des principaux producteurs - Sam Phillips, les Chess Brothers, Syd Nathan, Art Rupe, Lew Chudd - qui sont autant que les artistes les véritables «inventeurs» du Rock’n’roll.Il faut maintenant aussi rendre toute sa place à certains animateurs de radio qui, eux aussi à l’affût des nouveaux courants musicaux, ont joué un rôle majeur dans la reconnaissance des musiques sudistes par le public nordiste et participé à la création du phénomène Rock’n’roll. En 1952, justement, un disc-jockey de 29 ans, Alan Freed, lance depuis la station WJW de Cleveland un audacieux programme de musique noire à destination des teenagers blancs. Le programme s’intitule tout simplement «Moondog Rock’n’roll Party»! L’idée de cette émission véritablement révolutionnaire pour l’époque provient de Leo Mintz, un ami de Freed, qui dirige le principal magasin de disques de Cleveland et qui s’est aperçu depuis plusieurs années de l’engouement des adolescents blancs pour les musiques les plus débridées, country boogie mais aussi Rhythm & Blues noir.

Comme le dira Freed: « Des gens comme Leo Mintz et moi nous avions toujours détesté cette séparation des races qui nous venait du Sud et qui confinait des tas de talents, Blancs comme Noirs, d’un seul côté de la barrière... Nous nous disions que le sport avait brisé cette barrière artificielle et qu’il n’y avait aucune raison que la musique n’en fasse pas autant...»Le succès de l’émission est immédiat et atteint un tel degré qu’en mars 1952, Mintz et Alan Freed décident de louer une des plus grandes salles de Cleveland, l’Arena, afin d’y faire se dérouler un grand concert, le «Moondog Ball», comprenant certains des artistes blancs et noirs qui étaient plébiscités par le public du «Moondog Rock’n’roll Party». L’Arena peut accueillir 10.000 spectateurs et le pari apparaît risqué. Mais, comme le précise Freed:« Le jour du spectacle, entre 20 et 30.000 gamins se sont présentés aux guichets. Comme on refusait de leur vendre des places qui n’existaient plus, ils ont forcé les portes, repoussé les forces de police bien peu nombreuses et se sont agglutinés devant la scène pour voir enfin les artistes qu’ils entendaient à la radio... Je peux vous dire que personne, personne ne s’attendait alors à un tel raz de marée. »

CEUX QUI ROULENT ET TANGUENT EN 1952:
Charlie Adams: Ce Texan de Waco (né en 1920) a beaucoup écrit de chansons pour d’autres, enregistré comme musicien de studio et accompagné Hank Williams avant de faire une petite carrière personnelle. Accompagné de son orchestre, les Western All Stars, Adams a défendu un style Honky Tonk sans apprêts ni fioritures, enregistrant plusieurs titres de proto-Rockabilly comme le T.T. boogie que nous proposons ici.

Archibald: Né Leon T. Gross, Archibald (1912-1973) est un pianiste et chanteur de la Nouvelle Orléans qui passe pour avoir influencé Fats Domino. Il a connu une brève heure de gloire avec quelques succès comme une adaptation de Stack O Lee qui a fait école. Son jeu de piano est caractéristique de celui de la ville et ses racines plongent loin dans la tradition du Dixieland. Great big eyes est une superbe pièce bien dans le moule du très particulier Rock’n’roll néo-orléanais.

Bobby Bland: Robert Calvin Bland (1930) a longtemps été une des idoles du public noir, en particulier féminin. Il faut dire que son chant, velouté et enveloppant, terriblement sensuel, en a fait un des meilleurs crooners de la musique populaire américaine: un tiers de l’insinuation suave d’un Tony Bennett; un tiers des blues shouters urbains; un tiers de la ferveur des sermons du gospel rural. Il a commencé sa carrière à Memphis en compagnie de B.B. King et Junior Parker avant d’enregistrer le meilleur de son œuvre pour le label texan Duke. Le très rythmé Good lovin’ appartient à cette période.

Zu Zu Bollin: Un guitariste texan qui a gravé une poignée de faces légendaires en 1951-52 pour le petit label Torch (dont Why don’t you eat que nous proposons ici), ZuZu Bollin (1924-90) a brièvement refait surface dans les années 80, enregistrant même un excellent album en compagnie de Wayne Bennett et Duke Robillard.

Ruth Brown: Ruth née Weston en 1928 a été une des pionnières du Rhythm & Blues. Chanteuse subtile et suave, Ruth a souvent connu les sommets des Hit Parades dans les années 50. Plusieurs de ses titres sont nettement dans la mouvance du Rock’n’roll, tel ce swinguant Daddy daddy. Mais, malgré ses efforts, elle ne réussira pas à émarger au courant Soul. Après de longues décennies d’oubli, Ruth est de nouveau active sur les scènes des grands festivals.

Jimmy Bryant & Speedy West: Ces deux musiciens de studio, sans doute le plus formidable duo guitare - pedal steel guitar de toute la musique américaine, ont enregistré une œuvre exemplaire à Hollywood durant la première moitié des 50’s. Speedy West (né en 1924), un étonnant steel-guitariste, a été influencé par toutes les musiques possibles, du jazz aux Variétés et à la musique classique et ses idées semblent inépuisables. Il est capable d’improviser un solo furieux puis des phrases alanguies, s’envoler dans la stratosphère et revenir rugir comme un volcan. Véritable machine à studio dans le Los Angeles de l’après-guerre, steel-guitariste à tout faire du label Capitol, Speedy figure sur plus de 6000 titres, derrière près de 200 chanteurs! Mais ses solos sont rarement routiniers! Son compagnon, Jimmy Bryant (1925-1980)apprend la guitare dans l’armée en 1943 en écoutant les disques de Django Reinhardt qui restera une de ses grandes in­fluences. Lorsqu’il est démobilisé en 1946, Jimmy est déjà un remarquable guitariste et il n’a pas de mal à trouver des engagements à Los Angeles où il est venu tenter sa chance. Pendant quelques années, Bryant accompagne de nombreux artistes et groupes hollywoodiens. Mais c’est sa rencontre avec Speedy West en 1950 qui change vraiment le cours de la country music à la guitare. Le courant passe instantanément entre les deux musiciens qui partagent le même goût pour l’innovation, l’audace, le jazz revu et corrigé à la façon country et une passion pour l’utilisation musicale des possibilités offertes par la technologie. Ensemble, ils forment un duo exceptionnel qui va largement enregistrer soit avec Speedy West sous leurs noms associés, soit encore davantage derrière de très nombreux artistes californiens. Durant les années 50, il participait à une moyenne de trois séances par jour dans la région de Los Angeles! Bryant est un des guitaristes solistes les plus brillants de son époque. Il a un incroyable toucher précis, concis, évocateur, vibrant, lyrique. L’influence de Bryant sera énorme sur les guitaristes de country et de rock américain jusqu’à aujourd’hui. Pickin’ the chicken démontre toute l’étendue du talent de ces deux musiciens véritablement exceptionnels.

Carter Sisters: Après la fin du groupe original de la Carter Family en 1943 à la suite de disputes incessantes entre A.P. et Sara Carter, c’est le troisième membre de la «famille», Maybelle Carter qui reprend le flambeau. En compagnie de ses trois filles, Anita, June (qui se mariera avec Carl Smith puis Johnny Cash) et Helen, elle apparaît sur scène et en studio sous le nom de Mother Maybelle and the Carter Sisters. Elles connaissent un succès commercial très important après la guerre, en sachant brillamment conserver toute la saveur de la Carter Family tout en empruntant tous les éléments de la Country Music de l’après-guerre, notamment l’apport de guitares électriques (comme dans Juke Box blues, celle de Chet Atkins) et de rythmes swinguants.

Tucker Coles: On ne connaît pas grand’chose de Robert Tucker (dit Tucker Coles), un chanteur de la Nouvelle Orléans qui semble avoir appartenu à l’orchestre de Dave Bartholomew avec qui il a probablement enregistré l’endiablé House Rocker’s Jamboree que nous présentons dans ce coffret.

Cowboy Copas: Ce très populaire chanteur de Honky Tonk (1913-63) a d’abord fait partie de l’orchestre de Western Swing de Pee Wee King avant de faire carrière sous son nom. Il a considérablement enregistré entre 1946 et sa mort dans un accident d’avion qui a aussi coûté la vie à la chanteuse Patsy Cline. Feeling low est une remarquable pièce rythmée qui permet d’apprécier le toucher du brillant guitariste Zeke Turner.

Ramblin’ Jimmie Dolan: Né dans le Missouri, Ramblin’ Jimmie Dolan (1924-94) a joué dans les clubs et sur les ondes de Saint Louis avant d’être incorporé dans la marine. Après quatre années de guerre, Dolan s’installe en Californie et enregistre pour plusieurs labels indépendants dont Modern et Capitol. Nous avons présenté ses plus célèbres pièces, Hot rod race et Juke box boogie dans les volumes précédents de cette série. Nous ne résistons pas au plaisir de récidiver encore une fois avec Hot Rod mama, une suite de cette saga de courses automobiles entre jeunes gens tout autant débridées que dangereuses dont les routes californiennes étaient familières au début des années 50.

Antoine «Fats» Domino: Domino (né en 1928) est un des vrais héros du Rock’n’Roll. D’ascen­dance cajun, Fats joue dans les clubs de la Nou­velle Orléans après son travail en usine. Il est repéré par le chef d’orchestre Dave Bartholomew qui le fait enregistrer en 1949 sur le label Imperial. The Fat man, son premier disque, est un succès immédiat. Domino devient ainsi «Fats» et passe du statut de vedette locale à une star du Rhythm & Blues puis une des étoiles du Rock’n’roll, un parcours alors extrêmement rare pour un Noir. Il enregistre une kyrielle de «tubes» internationaux qui le propulsent sur les scènes des grands festivals et des salles de Las Vegas et qui seront repris par des dizaines d’artistes. Nous présentons dans ce volume Mardi Gras to New Orleans, une pièce composée par le Professor Longhair qui n’est pas à proprement parler «Rock’n’roll» mais qui swingue quand même joliment et qui est devenue un peu l’«hymne national» de La Nouvelle Orléans.

Red Foley: Le chanteur Clyde «Red» Foley (1910-68) a plusieurs fois figuré dans cette série. Il demeure célèbre dans la country music à plusieurs titres: un baryton aux nuances tendres et chaudes qui a connu d’énormes succès, un chanteur de gospel immensément populaire, l’animateur du programme télévisé Ozark Jubilee qui a beaucoup fait pour répandre la country music hors de son terreau naturel. Mais ce crooner pour ruraux, sympathique et amical (son slogan publicitaire était: «Red Foley, votre bon voisin»), à la carrure d’athlète demeure, en dehors des Etats Unis, légendaire pour ses titres d’un country boogie le plus débridé et pour l’influence importante qu’il a eu sur les premiers pionniers du Rockabilly. Elvis Presley était notamment un de ses fans les plus fidèles. Hoot owl boogie que nous présentons ici permet, une fois de plus, d’apprécier les talents du grand guitariste Zeke Turner.

Tennessee Ernie Ford: Ford (1919-91) a été un des grands noms de la country music des années d’après-guerre. Accompagné de certains des meil­leurs musiciens de la country californienne d’alors, très jazzy et swinguante, Ford a enregistré une magnifique série de boogie-woogies à la sauce country. Blackberry boogie présente Ernie en compagnie d’un Jimmy Bryant en super forme. Comme de nombreux titres gravés par Ford, Blackberry boogie est devenu un classique du Rockabilly, repris de très nombreuses fois par quantité de musiciens.

Guitar Slim: Eddie Jones dit Guitar Slim (1926-1959) est un grand chanteur venu des chorales religieuses qui a composé le célèbre Things I used to do. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique comme on peut l’entendre sur Certainly all, Guitar Slim aurait pu devenir une vedette mais il est mort d’une crise d’éthylisme à la trentaine. Son influence a été énorme sur Albert Collins, Lonnie Brooks et Buddy Guy qui continue d’ailleurs de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim collée sur son ampli.

Bill Haley:
Qui ne connaît Rock around the clock par Bill Haley (1925-81), le morceau qui, tout autant que les premiers titres de Presley a fait exploser le Rock’n’roll dans le monde entier? Nous avons largement raconté son parcours musical dans les volumes précédents de cette série. Rock the joint qui ouvre cette anthologie consacrée à l’année 1952 démontre une fois de plus que si le Rock’n’roll a peut être officiellement été baptisé en 1954-55, il menait depuis longtemps déjà l’existence mouvementée mais effective des créatures non reconnues!

Peppermint Harris: Harrison D. Nelson dit Peppermint Harris (1924-1999) est un bluesman texan qui a enregistré une œuvre copieuse mais versatile. Après des années d’apprentissage auprès de Lightnin’ Hopkins et Clarence «Gatemouth» Brown qui resteront toujours ses deux principaux modèles, Harris enregistre à partir de 1948 pour le producteur texan Bill Quinn. Un chanteur sensuel, semblant toujours flotter entre deux whiskeys et un guitariste très expressif dans la mouvance de l’école texano-californienne, Harris obtiendra plusieurs importants succès comme Rainin’ in my heart ou I got loaded qui sera repris par Zeb Turner dans une version Rockabilly. I cry for my baby que nous présentons ici est dans une veine similaire.

Chuck Higgins: Le trompettiste et saxophoniste Charles Williams dit Chuck Higgins (1924-99) est un de ces nombreux jazzmen officiant en Californie qui ont connu quelques «hits» avec des instrumentaux simples mais musclés comme le Pachuco Hop que nous pouvons entendre dans ce coffret et qui évoque le style flamboyant des immigrés mexicains si nombreux à Los Angeles après la guerre. Higgins a par la suite enregistré de façon substantielle sans retrouver le succès initial.

John Lee Hooker: Géant incontesté du blues, John Lee Hooker (1917 ou 1921-2001) n’a pas beaucoup influencé le Rock’n’roll des 50’s mais énormément le rock des années 60 via les groupes britanniques et leurs émules américains. Walking the boogie que nous présentons ici n’est qu’une nouvelle variation de son célèbre Boogie chillen mais qui, grâce à une utilisation intelligente du re-recording, technique alors nouvelle mise au point par Les Paul, prend une toute autre dimension.

Bull Moose Jackson: Venu du jazz via les orchestres de Tadd Dameron et Lucky Millinder, Benjamin Clarence Jackson (1919-89) devient Bull Moose après le succès de Bull Moose Jackson blues gravé en 1946. Durant quelques années, il engrange plusieurs «hits» sur le label King avec des pièces endiablées, souvent très grivoises (comme le Big Ten Inch Record que nous proposons ici) ainsi que des ballades sucrées. Chanteur caractéristique des blues shouters du Rhythm & Blues de l’après guerre et saxo tenor plus subtil que beaucoup de ses concurrents, Bull Moose n’émargera que modestement au boom du Rock’n’roll.

Doug Lewis: Ce chanteur et guitariste originaire de Fairbanks en Alaska faisait les belles nuits du célèbre club local, le Cow Town club quand il a tenté brièvement sa chance en Californie. Il a en­re­gistré en compagnie du groupe du steel guitariste Jack Rhodes une série de beaux titres à Los Angeles en 1952 dont le musclé Ice worm boogie.

Joe Liggins: Ce pianiste et chanteur (1920-1987) est un des concepteurs du Rhythm & Blues. Il a obtenu de grands succès dès le milieu des 40’s comme Honeydripper ou Pink Champagne. Joe a abondamment enregistré dans un style mêlant avec bonheur blues, ballade, jazz. Dripper’s boogie démontre qu’il était désireux de suivre le courant du Rock’n’roll qu’il avait amorcé depuis des années. Ce sera en vain, son style de bandleader tiré à quatre épingles au sourire huilé étant alors terriblement hors mode.

Little Richard: Ce «pionnier du Rock’n’roll» né en 1932 puise beaucoup son inspiration dans le blues et le gospel comme le prouve Ain’t nothing happening que nous présentons ici. Nous avons relaté ses débuts dans le livret du coffret Rock’n’roll 1951. Ses premiers disques, frénétiques, sauvages parfois jusqu’au délire, sont devenus des «classiques» du Rock’n’roll. Sur scène, Richard déchaînait l’enthousiasme du public, entretenait une tension incroyable et terminait son show en sueur, à moitié nu sur son piano! Chant strident, jeu de piano «pompant», rythme irrésistible...

Little Willie Littlefield: Ce pianiste au swing solide né en 1931, est l’auteur du célèbre Kansas City, devenu un des super classiques du Rhythm & Blues et du Rock’n’roll et dont nous présentons ici la version originale. Malgré une oeuvre copieuse et souvent de premier plan, Littlefield n’a jamais réussi la carrière que son talent pouvait lui permettre d’espérer. Il demeure toujours en activité mais se produit essentiellement en Europe.

Maddox Brothers & Rose: Un des plus fidèles et vigilants exégètes de cette série consacrée aux racines du Rock’n’roll nous presse de longue date d’inclure un titre de Rose Maddox (1925-88) accompagnée de ses nombreux frères Cliff, Cal, Fred, Don ou Henry Ford, le «petit ami favori des filles qui travaillent». Le désopilant No help wanted permet de comprendre l’étendue et la durée de la popularité de cet orchestre familial qui s’intitulait alors «America’s most colorful hillbilly band». Plusieurs des enregistrements des Maddox anticipent le mouvement du Rock’n’roll, autant par la nature des thèmes abordés que par le jeu de guitare électrique inventif de Cal.

Percy Mayfield: Se situant entre blues californien, Rhythm & Blues et même Variétés, Percy Mayfield (1920-84) est un nom majeur de l’histoire de la musique populaire noire. Son influence sur le blues de la Côte Ouest a été considérable, autant par son œuvre enregistrée que par ses compositions dont beaucoup sont devenues des standards repris par des dizaines d’artistes: Please send me someone to love, Strange things happening, I need your love so bad, Memory pain (It serves you right to suffer), My mind is trying to leave me. Mayfield est aussi l’auteur de plusieurs succès de Ray Charles dont il a été le compositeur attitré entre 1962 et 1964: Hit the road, Jack, Danger zone, But on the other hand, Tell me how do you feel. Cette fonction de parolier - arrangeur - compositeur a quelque peu occulté la propre discographie de Mayfield qui est fort impressionnante comme on peut le juger ici avec le superbe Louisiana.

Wally Mercer: Nous n’avons pas résisté au plaisir d’inclure en cette année 1952 le titre originalement appelé Rock around the clock par l’obscur saxophoniste et chef d’orchestre de Floride Wally Mercer (1912-90). Ce Rock around the clock-là, enregistré à Nashville, n’a cependant que bien peu de rapport avec le morceau de Bill Haley qui lança vraiment le Rock’n’roll.

Amos Milburn: Un des grands pionniers du Rhythm & Blues, Amos Milburn (1926-80) a de nombreuses fois figuré dans cette série et il est indubitablement aussi un des authentiques précurseurs du Rock’n’roll. En 1952, il demeure encore très populaire auprès des Noirs et Greyhound que nous proposons ici sera repris avec succès par la chanteuse blanche Ella Mae Morse. Son influence directe est aussi considérable sur Fats Domino, Little Richard et des dizaines d’autres et nombre de ses titres annoncent le Rock’n’roll urbain. Paradoxalement, ce courant va être fatal à Amos. Après 1953, sa popularité s’estompe. Il ne peut plus payer ses musiciens, se produit en soliste dans de petits piano-bars et, bientôt, ne fait plus que de sporadiques apparitions. Lui qui avait tant chanté la «bouteille» sous toutes ses formes (Bad bad whiskey) sombre dans l’alcoolisme, est victime de crises de démence et doit être amputé d’une jambe. Son œuvre magistrale mérite d’être écoutée dans son intégralité.

Merrill Moore: Ce disciple de Freddie Slack et Moon Mullican (1923-2000) est certainement un des pianistes de country music les plus doués, un acteur important de la scène californienne des années 50 qui, sur la foi de certains de ses boogies comme le Saddle boogie ici présenté, a été très surpris de se retrouver sacré «Pionnier du Rock’n’roll» lors du Rockabilly Revival des 70’s. Fort influencé par le Western Swing, Merrill part en Californie du Sud tenter sa chance après la guerre. Il forme les Saddle Rhythm Boys et commence à enregistrer à partir de 1950 des thèmes de Honky Tonk qu’il chante d’une voix décontractée au timbre nasal qui rappelle fort son maître Moon Mullican. Mais ce sont évidemment ses talents de pianiste avec deux mains utiles, un rythme robuste et des solos imaginatifs et jazzy, qui attirent l’attention: Big bug boogie; House of blue lights; Rock rock Ola; Hard top race. Moore a figuré sur d’innombrables séances d’enregistrement derrière Wanda Jackson, Tommy Sands, Sonny James, Faron Young et bien d’autres. Il a également gravé quelques albums de jazz (pour Blue Note notamment) avant d’abandonner la musique en 1985.

Ella Mae Morse: Parfois surnommée «la première chanteuse de Rock’n’roll», la texane Ella Mae Morse (1924-99) a enregistré dès l’âge de 18 ans des titres qui mêlent pop, blues, boogie, country et jazz. Avant que des photos d’Ella Mae paraissent dans la presse démontrant la blancheur de sa peau, la presse professionnelle (et les acheteurs) avait catalogué Ms Morse «chanteuse noire de Rhythm & Blues». La magnifique version de Oakie boogie (dont nous avons proposé la version originale par Johnny Tyler dans le recueil Rock’n’roll 1947 FA 353) ici présente démontre toutes les qualités de swing et de dynamisme d’Ella Mae Morse ainsi qu’une fois de plus les formidables talents du tandem Jimmy Bryant-Speedy West.

Moon Mullican: Aubrey «Moon» Mullican (1909-67) a été un des principaux concepteurs du Honky Tonk puis du country boogie. Ce texan commence sa carrière durant les années 30 au sein de plusieurs groupes de Western Swing, notamment les Texas Wanderers et les Modern Mountaineers, participe à l’élection de Jimmie Davis comme gouverneur de la Louisiane en accompagnant le candidat-chanteur! Puis il entame une carrière en vedette pour le label King. Son jeu de piano extrêmement puissant et balançant a été la source d’influence essentielle d’innombrables pianistes de Country Music dont Jerry Lee Lewis, Roy Hall, Merrill Moore, Floyd Cramer. Nombre de ses compositions (pleines d’humour et de verve) ont été reprises par quantités d’artistes de Country ou de Rhythm & Blues. Moon, un précurseur immédiat du Rock’n’roll, a réussi - malgré le handicap de son âge - à émarger à ce courant dans les années 50. Nous avons plusieurs fois fait figurer Moon dans nos anthologies et nous ne résistons pas au plaisir de faire découvrir ce Tokyo boogie plein de verve.

Bob Newman: Bien qu’il ait enregistré certains des chefs d’œuvre d’un country boogie virant allègrement vers le rockabilly, Bob Newman (1915-79) a surtout fait carrière en tant qu’un des trois chanteurs du groupe western, les Georgia Crackers. Son œuvre enregistrée pour King (souvent produite par Henry Glover) recèle quantité de bons moments dont ce Sand boogie.

Hank Penny: Un des vétérans de l’âge d’or du Western Swing, Hank Penny (1918-92) a réussi à conserver une forte popularité jusqu’au milieu des années 60. Avec le guitariste Jimmy Wyble, Noël Boggs à la steel-guitare, Hadacillin boogie démontre que Penny était capable d’adapter son orchestre aux nouveaux courants de la musique populaire américaine. Malheureusement, après quelques tentatives artistiquement réussies, Hank Penny s’est détourné du Rock’n’roll pour se fixer dans le Nevada et se produire dans les cabarets chics de Las Vegas, sans doute une activité plus lucrative.

Marvin Phillips: Ce chanteur noir né à Guthrie, Oklahoma le 23 octobre 1931 a enregistré une poignée de titres musclés à Los Angeles avec son orchestre «les hommes de la planète Mars» comme le Wine Wine woogie que nous proposons ici.

Lloyd Price: C’est en reprenant et en modernisant Stagolee en 1959 que Lloyd Price (1934-1988) connaît enfin un succès international. Mais la première partie de sa carrière, remplie de blues et de boogies, le qualifie particulièrement en tant que «Pionnier du Rock’n’roll» notamment sa belle version de Lawdy Miss Clawdy en 1952 avec Fats Domino au piano et dont Little Richard fera un standard.

Ray Price: Ce texan pur jus (né en 1926) a été un des créateurs du genre Honky Tonk si populaire après la guerre parmi les amateurs de Country Music. Un temps associé à Hank Williams (il a même été accompagné par l’orchestre de Hank, les Drifting Cow Boys, ici présents sur l’endiablé Move on in and stay), Price s’est imposé par ses talents de chanteur sensible et décontracté et ses compositions sensibles. Sa carrière a été d’une exceptionnelle longévité.

Arthur Smith: Ce chanteur et multi-instrumentiste né en 1921 à Kershaw près de Charlotte en Caroline du Nord est surtout célèbre pour son Guitar boogie, gravé en 1945 pour le petit label Superdisc (cf Rock’n’roll, 1938-46 FA 352) La carrière d’Arthur «Guitar boogie» Smith ne se limite certainement pas à ce tube. Il participe dès la fin des années 30 à des string-bands locaux, fonde ses Crackerjacks et, extrêmement influencé par la guitare d’un Django Reinhardt, enregistre quantité d’instrumentaux, swinguants et virtuoses qui ont fait sa réputation et que nous avons régulièrement présentés dans les coffrets Frémeaux & Associés. L’une de ses compositions, Feudin’ banjos (co-écrite avec Don Reno) sera reprise dans le film Délivrance de John Boorman sous le titre de Dueling banjos. Après un procès retentissant à ce sujet, Smith gagne une coquette somme qu’il réinvestira dans ses studios de Charlotte. Malgré sa réputation légendaire, Arthur Smith, casanier, n’aimant guère voyager, s’est essentiellement consacré à la composition (près de 500 titres), au travail de studio et à la production d’une émission de télévision locale diffusée sur WBTV. «Légende vivante» de la guitare, de la Country et du Rock’n’roll, on l’a souvent signalé comme décédé mais il est toujours actif, se consacrant en fait surtout depuis vingt années au gospel avec plusieurs compositions notables, notamment pour les Statler Brothers.

Tommy Sosbee: Ce chanteur est aujourd’hui bien oublié (l’orthographe de son nom est incertaine et parfois écrite Sosebee ou Sausbee). Il a accompli l’essentiel de sa carrière en faisant les premières parties de Red Foley, utilisant sur scène et aussi sur disque l’orchestre de Foley. Il a enregistré une belle œuvre pour Apollo, Coral et RCA avec plusieurs boogies musclés qui sont classés aujourd’hui en Rockabilly comme l’excellent All nite boogie ici inclus.

Big Mama Thornton: Willie Mae «Big Mama» Thornton (1926-84) débute dans les chorales religieuses dès l’enfance et, à quatorze ans, se fait embaucher par le Hot Harlem Review, une troupe itinérante qui utilise sa voix puissante et sa carrure déjà impressionnante pour essayer d’en faire une «nouvelle Bessie Smith». C’est cependant avec le Johnny Otis Show que Big Mama enregistre pour la première fois Mischievious boogie que nous avons présenté dans le précédent volume de cette série. En 1952, elle obtiendra son plus gros succès avec Hound dog dont Elvis Presley fera un «classique» du Rock’n’roll.

Slim Willet: Winston Lee Moore dit Slim Willet (1919-66) a essentiellement fait carrière auprès des ouvriers du pétrole du Sud Ouest. Avec une voix de tête, un débit saccadé, une ambiance de Honky Tonk enfumé et embrumé de vapeurs d’alcool, un rythme marqué qui se rapproche souvent du country boogie puis du rockabilly ainsi que des compositions remarquables sur la vie autour des derricks, Slim s’est imposé comme le porte-parole du prolétariat très particulier des ouvriers du pétrole. Rig movin’ man n’est qu’un parmi les nombreux chefs d’œuvre pétroliers qu’il a gravés. Par la suite, Willet rachètera une station de radio à Abilene avant de décéder d’une crise cardiaque en 1966.

Jimmy Witherspoon:
Un des plus importants «blues shouters», Jimmy Witherspoon (1923-1997) a, grâce à sa voix de velours, fait chavirer le cœur des midinettes noires. De 1946 à 1954, Jimmy Witherspoon est une grande vedette du Rhythm & Blues, plaçant tous les ans sont lot de titres dans les Tops 40. Mais dans les années 50, la montée du Rock’n’roll mettra un terme au succès commercial de ce grand chanteur. Si, contrairement à nombre de ses pairs et rivaux comme Wynonie Harris ou Big Joe Turner, il n’a que peu enregistré de morceaux qu’on peut qualifier de «rockants», on appréciera le swing souple et enveloppant de Two little girls, un des sommets d’une carrière remarquable.        
Gérard HERZHAFT
Auteur de «Le Blues» et «La Country Music» (P.U.F. collection Que Sais-je?)

SOURCES:

ESCOTT (Colin) & HAWKINS (Martin).- Good rockin’ tonight.- New York, StMartin Press:1992.
DANCHIN (Sebastian): Encyclopédie du Rhythm & Blues et de la Soul.- Fayard, Paris: 2002
HEFFER (Jean).- Les Etats Unis de 1945 à nos jours, A.Colin, 1997
HERZHAFT (Gérard) & BREMOND (Jacques): Guide de la Country Music et du Folk.- Fayard, Paris: 1999
HERZHAFT (Gérard): La Grande Encyclopédie du Blues.- Fayard, 2 ème éd., Paris: 2002
HOFSTEIN (Francis).- Le Rhythm & Blues.- PUF, Paris: 1991
JOUFFA (François) & BARSAMIAN (Jacques).- L’Age d’or du Rock’n’Roll.- Michel Lafon, Paris:1994
ROSE (Michel).- Pionniers du Rock’n’Roll.- Albin Michel, Paris: 1981

MAGAZINES:
Divers numéros de Old Time Music, Kommotion, The Hillbilly Researcher et des indispensables revues françaises Soul Bag et Le Cri du Coyote.
Notes de pochette et de livret de Kevin Coffy/ Colin Escott/ Cary Ginell/ Adam Komorowski/ Bill Millar/ Jacques Morgantini/ Dave Penny/ Rich Kienzle/ Wayne Russell/ Dave Sax/ Alain Tomas/ Ray Topping/ Billy Vera/ Joop Visser.

Avec tous mes remerciements à Jacques Brémond, Marc Radenac, François Jouffa, Jean-Pierre Fray, Christophe Mourot et Jacques Spiry pour leur aide dans la réalisation de ce coffret.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2003.

english notes
Rock’n’roll seemed to spring from nowhere, suddenly invented by Elvis Presley and Bill Haley around 1954-55.  However, in the same way that America existed well before being ‘discovered’ by Christopher Columbus in 1492, the music named Rock’n’roll in the fifties existed as from the late thirties, but was tagged otherwise.  It was the result of a long evolution of Southern styles of music (cf Rock’n’roll vol. 1, 2, 3, 4, 5, 6, & 7 - Frémeaux & Associés FA 351, 354, 353, 354, 355, 356 & 357) and the interactively between each style.  Rock’n’roll suddenly became fashionable in the fifties due to its sudden exploitation by the media, particularly the cinema (Rock Around The Clock in Blackboard Jungle), television (Ed Sullivan Show) and records.  It was in fact the ‘discovery’ of Southern musical tradition by Northern Yankee states which then crossed over to Europe and the whole world.  This movement of recognition of Southern tradition continued to become the folk boom in the early sixties, the blues revival through British groups such as the Rolling Stones and for a long while nurtured the evolution of rock.  This series - Roots of Rock’n’Roll - gives a yearly coverage of the evolution of rock and rolling America.  Foot-tapping history !

In 1952, Dwight D. Eisenhower, once supreme commander of the Allied forces in Europe, became president of the United States.  While the Korean War was raging, America continued its path towards Rock’n’roll.  As proved by this series, this preparation had begun years back.  During the thirties, its beginnings could be clearly heard in Western Swing.  During the forties, country boogie and Rhythm & Blues consolidated the foundations.  And since 1947, and definitely by the year 1950, the genre was truly present, even though the term Rock’n’roll had not actually been invented.Judge for yourselves - this boxed edition, covering the year 1952 includes Bill Haley, Fats Domino, Little Richard, Big Mama Thornton among others.  And they were far from being newcomers on the scene.  Haley began recording in 1948, Domino was present in the 1949 volume of this series and Little Richard and Big Mama were already around in 1951.  Here, we can appreciate Ms. Thornton, along with her band leader, Johnny Otis in Leiber and Stoller’s Hound Dog.  This future Rock’n’roll classic was to be taken on by Presley.   This album also included the original version of Kansas City, by pianist Little Willie Littlefield, a piece that was then tucked into the repertory of almost all the pioneers of Rock’n’roll.  All these artists mingled with the older personalities such as Red Foley, Tennessee Ernie Ford, Amos Milburn and Joe Liggins.  A few months later they were to be joined by Carl Perkins, Wanda Jackson and Elvis Presley.As we have indicated right from the start of ‘The Roots Of Rock’n’roll’ series, the Rock’n’roll phenomenon would not have come about had it not been for the independent producers after World War II who attentively observed the tastes of their customers, modified after the migration movement from South to North. 

The larger record companies were incapable of following these changes, but the smaller producers put all their time and money in discs.  In the previous booklets of liner notes, we have spoken of Sam Phillips, the Chess Brothers, Syd Nathan, Art Rupe and Lew Chudd who can be considered as the true ‘inventors’ of Rock’n’roll as much as the artists themselves.Certain radio hosts also played a major role, aware of the new musical happenings.  In 1952, a 29 year old disc-jockey, Alan Freed who worked for Cleveland’s WJW, dared to start a new show broadcasting black music intended for white teenagers.  The show was called ‘Moondog Rock’n’roll Party’.  The idea for this revolutionary programme originally came from a friend of Freed, Leo Mintz, who ran the main record store in Cleveland and had noticed that white youngsters were increasingly excited by the wild sounds of country boogie and Rhythm & Blues.  The show was immediately successful so in March 1952, Mintz and Alan Freed decided to rent one of Cleveland’s largest halls, the Arena, to organise a huge concert, the ‘Moondog Rock’n’roll Party’.  The Arena had a capacity of ten thousand spectators but on the night of the show, between twenty and thirty thousand kids turned up.  As all tickets had been sold, they smashed in the doors and overwhelmed the police.  A veritable tidal wave !

The Rock’n’Rollers of 1952
Charlie Adams :  This Texan from Waco (born in 1920) wrote many songs for others, recorded as a studio musician and accompanied Hank Williams before concentrating on his personal career.  Accompanied by his band, the Western All Stars, Adams used a Honky Tonk style and cut several titles of proto-Rockabilly such as T.T. Boogie.

Archibald :  Leon T. Gross, alias Archibald (1912-1973) was a pianist and singer from New Orleans who is said to have influenced Fats Domino.  He had fleeting renown with a few hits such as an adaptation of Stack O Lee.  His playing is typically urban and his roots go far into Dixieland tradition.  Great Big Eyes is a superb piece of New Orleans Rock’n’roll.

Bobby Bland :  For a long while Robert Calvin Bland (1930) was an idol of the black public.  Indeed, his sensual singing style made him one of the best crooners of American popular music.  He debuted in Memphis along with B.B. King and Junior Parker before recording his best pieces for the Texan label Duke.  The very rhythmic Good Lovin’ dates from this period.

Zu Zu Bollin :  A Texan guitarist who cut a handful of legendary sides in 1951-52 for the Torch label (including Why Don’t You Eat)  Bollin made a brief come-back later on and even recorded an excellent album with Wayne Bennett and Duke Robillard.

Ruth Brown :  Ruth Brown née Weston was born in 1928 and was one of the pioneers of Rhythm & Blues.  She often topped the Hit Parades during the fifties.  Many of her titles have a distinctive Rock’n’roll feeling, such as Daddy Daddy, included here.  Despite all efforts, she never managed to enter the Soul movement.  She was forgotten for many years but is now active once more, performing in festivals.

Jimmy Bryant & Speedy West :  These two studio musicians, undoubtedly the greatest guitar/pedal steel guitar duo in American music, recorded some worthy numbers in Hollywood during the early fifties.  Speedy West (born in 1924), an astonishing steel guitarist, was influenced by all kinds of music - jazz, variety and even classical music.  During the post-war years in Los Angeles, Speedy was present on over 6000 titles, accompanying almost 200 singers !  His companion, Jimmy Bryant (1925-1980) learnt to play the guitar in the army in 1943, listening to discs by Django Reinhardt who greatly influenced him.  By 1946, Jimmy had become a remarkable guitarist and easily found work in Los Angeles.  For a few years, Bryant accompanied numerous artists and groups from Hollywood.  However, his encounter with Speedy West in 1950 truly changed the flow of guitar country music.  The two musicians shared the same love for innovation, audacity and country-style jazz.  Together they formed an exceptional duo and recorded in quantity either under their own names or backing other Californian artists.  During the fifties, they participated in around three sessions per day in the Los Angeles area.  Pickin’ The Chicken is a fine example of the talent of these two musicians

Carter Sisters :  When the original Carter Family disbanded in 1943 through rows between A.P. and Sara Carter, the third member of the ‘family’, Maybelle Carter took the lead.  Along with her three daughters, Anita, June (who was to marry Carl Smith then Johnny Cash) and Helen, she appeared as Mother Maybelle and the Carter Sisters.  After the war she was very successful, preserving the original Carter Family feeling with the addition of post-war Country Music, bringing in electric guitars (as in Juke Box Blues with Chet Atkins).

Tucker Coles :  Little is known about Robert Tucker, a singer from New Orleans who was apparently a member of Dave Bartholomew’s band, with whom he probably recorded House Rocker’s Jamboree, included here.

Cowboy Copas :  This popular Honky Tonk singer (1913-63) first belonged to Pee Wee King’s Western Swing band before stepping out alone.  He recorded in quantity between 1946 and his accidental death in 1963.  Feeling Low is a remarkable rhythmic piece in which we may appreciate the brilliant guitarist Zeke Turner.

Ramblin’ Jimmie Dolan :  Born in Missouri, Dolan (1924-94) played in clubs and for the radio before joining the Marines.  After four years of war, he settled in California and recorded for several independent labels including Modern and Capitol.  Here, we have selected his Hot Rod Mama.

Antoine ‘Fats’ Domino :  Domino (born in 1928) was a true Rock’n’Roll hero.  He used to play in New Orleans clubs after his factory work and was then spotted by band leader Dave Bartholomew who enabled him to recorded his debut disc, The Fat Man in 1949.  This was immediately successful and ‘Fats’ stepped from being a local celebrity to a star of Rhythm & Blues and then a grand figure of Rock’n’roll.  In this volume, we can hear Mardi Gras To New Orleans, a tune composed by Professor Longhair.

Red Foley :  We have already encountered singer Clyde ‘Red’ Foley (1910-68) several times in this series.  He was famous for his country music and his pieces of unbridled country boogie and greatly influenced the first pioneers of Rockabilly.  Elvis Presley was one of his biggest fans.  In Hoot Owl Boogie we can again appreciate guitarist Zeke Turner.

Tennessee Ernie Ford :  Ford (1919-91) was one of the leading figures in country music during the post-war years.  Accompanied by some of the best artists of Californian Country at that time, Ford recorded a magnificent series of boogie-woogies with a country flavour.  In Blackberry Boogie, we find Ernie with Jimmy Bryant.  This title has become a Rockabilly classic.

Guitar Slim :  Eddie Jones, known as Guitar Slim (1926-59) was a worthy singer who composed the famous Things I Used To Do.  A remarkable showman who experimented with the electric guitar as in Certainly All, Slim could have become a star but died young.  He greatly influenced Albert Collins, Lonnie Brooks and Buddy Guy.

Bill Haley :  Who doesn’t know Rock Around The Clock by Bill Haley (1925-81) ?  We have covered a large part of his career in the previous volumes of this series.  Rock The Joint which opens this album again proves that if the term Rock’n’roll was officially recognised in 1954-55, the genre had already existed for a long while.

Peppermint Harris :  Harrison D. Nelson (1924-1999) was a Texan bluesman who recordings were plentiful yet versatile.  After his apprenticeship with Lightnin’ Hopkins and Clarence ‘Gatemouth’ Brown, Harris recorded as from 1948 for producer Bill Quinn.  He had several big hits such as Rainin’ In My Heart and I Got Loaded (a Rockabilly version was later made by Zeb Turner).  I Cry For My Baby, included here, follows the same lines.

Chuck Higgins :  Trumpeter and saxophonist Charles Williams alias Chuck Higgins (1924-99) was one of the numerous jazzmen residing in California who had a few hits with instrumental numbers such as Pachuco Hop which evokes the flamboyant style of the many Mexican immigrants found in Los Angeles after the war.

John Lee Hooker :  This blues giant, John Lee Hooker (1917 or 1921-2001) may not have influenced Rock’n’roll in the fifties but did influence the sixties rock via British groups.  Walking The Boogie, included here, is simply a new variation of his famous Boogie Chillen, but is transformed by a re-recording technique.

Bull Moose Jackson :  Benjamin Clarence Jackson (1919-89) entered the realms of jazz via the bands of Tadd Dameron and Lucky Millinder, and became Bull Moose after the successful Bull Moose Jackson Blues cut in 1946.  Over a few years he had several hits for the King label including Big Ten Inch Record.

Doug Lewis :  This singer and guitarist from Fair­banks, Alaska was billed in the famous club, the Cow Town Club, when he tried his luck for a while in California.  Along with the group of steel guitarist Jack Rhodes, he recorded a series of worthy titles in Los Angeles in 1952, including Ice Worm Boogie.

Joe Liggins :  This pianist and singer (1920-87) was one of the founders of Rhythm & Blues.  In the mid-forties he had a number of hits such as Honeydripper and Pink Champagne.  Dripper’s Boogie proves his desire to follow the Rock’n’roll movement, but all attempts were in vain as his bandleader style was outdated.

Little Richard :  This pioneer of Rock’n’roll, born in 1932 was greatly inspired by blues and gospel as we can hear in Ain’t Nothing Happening.  His first wild discs have become classics of Rock’n’roll.

Little Willie Littlefield :  This swinging pianist, born in 1931 wrote the famous Kansas City, which became a huge classic of Rhythm & Blues and Rock’n’roll.  The original version is included here.  He never truly obtained the success he deserved, but still plays to this day, mainly in Europe.

Maddox Brothers & Rose :  Rose Maddox (1925-88) accompanied by her many brothers Cliff, Cal, Fred, Don and Henry Ford were known as ‘America’s most colorful hillbilly band’.  No Help Wanted enables us to understand how this family group were popular for such a long period.

Percy Mayfield :  Mayfield (1920-84) is a leading figure in the history of black popular music.  He greatly influenced the West Coast blues, both through his recordings and his compositions, many of which became standards.  He also wrote many of Ray Charles’ hits and was his appointed composer from 1962 to 1964.  Here, we may appreciate the superb Louisiana.

Wally Mercer :  We couldn’t resist including this Rock Around The Clock by the obscure saxophonist and band leader from Florida, Wally Mercer (1912-90).  However, this piece, recorded in Nashville, has little in common with Bill Haley’s number which truly launched Rock’n’roll.

Amos Milburn :  Amos Milburn (1926-80) was one of the big pioneers of Rhythm & Blues and was also an authentic forerunner of Rock’n’roll.  In 1952, he was still popular among the Blacks and Greyhound, selected here, was also successfully borrowed by the white singer Ella Mae Morse.  He greatly influenced Fats Domino, Little Richard and many others, and a number of his titles heralded urban Rock’n’roll. 

Merrill Moore :  This disciple of Freddie Slack and Moon Mullican (1923-2000) was certainly one of the most talented country music pianists and was named as a ‘Pioneer of Rock’n’roll’ during the seventies Rockabilly Revival due to some of his boogies such as Saddle Boogie, included here.  Influenced by Western Swing, Merrill left for Southern California after the war and set up the Saddle Rhythm Boys.  He began recording as from 1950 and retired from the music world in 1985.

Ella Mae Morse :  Texan-born Ella Mae Morse (1924-99) began recording at the age of 18, mixing pop, blues, boogie, country and jazz.  This magnificent version of Oakie Boogie shows her swinging and dynamic qualities and also the talent of Jimmy Bryant and Speedy West.

Moon Mullican :  Aubrey ‘Moon’ Mullican (1909-67) was one of the main founders of Honky Tonk then country boogie.  He debuted during the thirties as a member of several Western Swing groups, in particular the Texas Wanderers and the Modern Mountaineers and then became a star for the King label.  His piano style influenced numerous Country Music pianists such as Jerry Lee Lewis, Roy Hall, Merrill Moore and Floyd Cramer.  Many of his compositions were adopted by Country Music and Rhythm & Blues artists.  Despite his age, Moon managed to enter the Rock’n’roll movement in the fifties.  Here, we may appreciate Tokyo Boogie.

Bob Newman :  Newman (1915-79) was mainly known as one of the three singers in the western group, the Georgia Crackers.  One of his many recorded highlights was Sand Boogie.

Hank Penny :  One of the veterans of the golden age of Western Swing, Hank Penny (1918-92) remained popular up to the mid-sixties.  Along with guitarist Jimmy Wyble and Noël Boggs on the steel guitar, Hadacillin Boogie shows how Penny could adapt to new musical fashions.

Marvin Phillips :  This black singer born in Guthrie, Oklahoma in 1931 recorded a handful of titles in Los Angeles with ‘his men from Mars’, including Wine Wine Woogie.

Lloyd Price :  Price (1934-88) became internationally famous after his modernised version of Stagolee in 1959.  However, during the first part of his career he was a pioneer of Rock’n’roll as can be heard in his Lawdy Miss Clawdy with Fats Domino on the piano.

Ray Price :  Texan-born Price (born in 1926) was one of the founders of Honky Tonk.  In the wild Move On In And Stay his is accompanied by Hank Williams’ Drifting Cow Boys.  His career was exceptionally long.

Arthur Smith :  This singer and polyinstrumentalist, born in 1921 in Kershaw, Northern Carolina is best known for his Guitar Boogie cut in 1945.  However, he was already playing in local string bands as from the late thirties and created his Crackerjacks and recorded in quantity.  He also composed almost 500 pieces.  He is still active to this day but now mainly concentrates on Gospel music.

Tommy Sosbee :  This singer is now forgotten, but recorded some worthy numbers for Apollo, Coral and RCA, including All nite Boogie.

Big Mama Thornton :  Wille Mae ‘Big Mama’ Thornton (1926-84) debuted in church choirs when young and at the age of fourteen was hired by the Hot Harlem Review.  She recorded Mischievous Boogie for the first time on the Johnny Otis Show (included in the previous volume).  In 1952, she had a big hit with Hound Dog.

Slim Willet :  The career of Winston Lee Moore, alias Slim Willet (1919-66) was concentrated around the petrol workers in the south west.   Rig Movin’ Man was one of many oil titles he recorded.

Jimmy Witherspoon :  One of the main blues shouters, Witherspoon (1923-97) became a star of Rhythm & Blues from 1946 to 1954.  The popularity of this great singer came to an end when Rock’n’roll arrived but one of his few rocking numbers was Two Little Girls.         
Adapted in English by Laure WRIGHT from the French text of Gérard HERZHAFT
Author of “Encyclopedia of the Blues”(Arkansas Press)
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2003.

CD 1
01. BILL HALEY: Rock the Joint  (Crafton/ Keane/ Bagby)    2’15
02. ARCHIBALD: Great big eyes  (Leon T. Gross)           2’32
03. WALLY MERCER: Rock around the clock  (Mercer)        2’40
04. HANK PENNY: Hadacillin boogie  (King/ Stewart/ Cole)   2’22
05. CARTER SISTERS: Juke Box blues  (Maybelle Carter/ June Carter) 2’18
06. LLOYD PRICE: Lawdy Miss Clawdy  (Price)       2’31
07. RUTH BROWN: Daddy Daddy  (R. Toombs)          2’51
08. MERRILL MOORE: Saddle boogie  (Merrill Moore) 2’29
09. TOMMY SOSBEE: All nite boogie  (Mary Drummond) 2’27
10. ZUZU BOLLIN: Why don’t you eat where you slept last night?  (Bollin)          2’49
11. PEPPERMINT HARRIS: I cry for my baby  (H. Nelson)         1’58
12. RED FOLEY: Hoot owl boogie  (Sheb Wooley)      2’26
13. MADDOX BROTHERS & ROSE: No help wanted  (Maddox)          1’52
14. LITTLE WILLIE LITTLEFIELD: Kansas City (K.C. loving)  (Littlefield)         2’40
15. BOB NEWMAN: Sand boogie  (Lee Roberts)      2’20
16. MOON MULLICAN: Tokyo boogie  (Mullican)          2’34
17. JOHN LEE HOOKER: Walkin’ the boogie  (Hooker)   2’42
18. ARTHUR SMITH: Indian boogie  (Pack/ Smith)         2’13
19. AMOS MILBURN: Greyhound  (R. Toombs)  3’06
20. FATS DOMINO: Mardi Gras to New Orleans  (R. Byrd)          2’181

(1) Bill Haley, vcl/g; Danny Cedrone, g; Billy Williamson, st-g; Johnny Grande, pno; Marshall Lytle, bs. Chester, Pa. prob. début 19521
(2) Archibald, vcl/pno; Ernest Mac Lean, g; Joe Harris, a-sax; Herb Hardesty, t-sax; Clarence Hall, t-sax; Frank Fields, bs; Earl Palmer, batt. New Orleans, La. 19521
(3) Wally Mercer, vcl/t-sax; orchestre. Nashville, Tn. 19521
(4) Hank Penny, vcl/g; Jimmy Wyble, g; Rex Galleon, g; Noel Boggs, st-g; Von Galleon, bs; Dick Shanahan, batt. Hollywood, Ca. 17 juin 19521
(5) Carter Sisters & Mother Maybelle: June Carter, vcl/bs; Maybelle Carter, g; Helen Carter, acc.; Chet Atkins, g; Anita Carter, g. Nashville, Tn. 10 décembre 19521
(6) Lloyd Price, vcl; Fats Domino, pno; Ernest Mac Lean, g; Dave Bartholomew, tpt; Joseph Harris, t-sax; Frank Fields, bs; Earl Palmer, batt. New Orleans, La. 13 mars 19521
(7) Ruth Brown, vcl; Willis Jackson, t-sax; Harry Van Walls, pno; orchestre. New York City, 2 juillet 19521
(8) Merrill Moore, vcl/pno; orchestre. Hollywood, Ca. 12 mai 19521
(9) Tommy Sosbee, vcl/g; Tommy Jackson, fdl; Grady Martin, g; Bud Isaacs, st-g; Bobby Moore, pno; bs. Hollywood, Ca. 15 décembre 1952
(10) ZuZu Bollin, vcl/g; Charles Morgan, pno; Bobby Simmons, tpt; Leroy Cooper, b-sax; David «Fathead» Newman, a-sax; Arthur Blake, bs; Sylvester Morton, batt. Dalls, Tx. 1952
(11) Peppermint Harris, vcl/g; Tiny Webb, g; Gerry Wiggins, pno; Maxwell Davis, t-sax; Red Callender, bs; batt. Los Angeles, 8 avril 1952
(12) Red Foley, vcl/g; Zeke Turner, g; orchestre. Nashville, Tn. 10 janvier 1952
(13) Rose Maddox, vcl; Cal Maddox, g/hca; Fred Maddox, vcl/bs; Henry Maddox, mdln; Don Maddox, fdl. Dallas, Tx. 13 décembre 1952
(14) Little Willie Littlefield, vcl/pno; Tiny Mitchell, g; Maxwell Davis, t-sax; Jewell Grant, a-sax; Ralph Hamilton, bs; Jesse Sailes, batt. Los Angeles, 18 août 1952
(15) Bob Newman, vcl/g; Terry Tichy, g; Bobby Koeffer, st-g; Chuck Wiginton, bs; pno; Skeets Mc Donalds, batt. Cincinnati, Oh. 2 mars 1952
(16) Mon Mullican, vcl/pno; Jimmy Bryant, g; Billy Strange, g; Speedy West, st-g; bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. 9 juillet 1952
(17) John Lee Hooker, vcl/g. Detroit, Mi. 24 avril 1952
(18) Arthur Smith, vcl/g; Don Reno, bjo; orchestre. Nashville, Tn. 1952
(19) Amos Milburn, vcl/pno; Maxwell Davis, t-sax; orchestre. Los Angeles, Ca. 21 août 1952
(20) Fats Domino, vcl/pno; Walter Nelson, g; Wendell Duconge, a-sax; Herb Hardesty, t-sax; Frank Fields, bs; Cornelius Coleman, batt. New Orleans, La. 27 octobre 1952

CD 2
01. BIG MAMA THORNTON: Hound dog  (Leiber/ Stoller)  2,51
02. ELLA MAE MORSE: Okie boogie  (Tyler)     2,27
03. JIMMY BRYANT & SPEEDY WEST: Pickin’ the chicken  (Bryant/ West)  2,13
04. BOBBY BLAND: Good lovin’  (Robey/ Bland)       2,23
05. LITTLE RICHARD: Ain’t nothing happening  (Howard Biggs/ Joe Thomas)          2,10
06. COWBOY COPAS: Feelin’ low  (Bryant/ Copas)     2,41
07. TENNESSE ERNIE FORD: Blackberry boogie  (E. Ford)       2,28
08. JIMMY WITHERSPOON: Two little girls  (J. Witherspoon/ R. Bass)         2,32
09. PERCY MAYFIELD: Louisiana  (Mayfield)     2,02
10. DOUGLAS LEWIS: Ice worm boogie  (D. Lewis)      2,31
11. RAY PRICE: Move on in and stay  (C. Smith)         2,22
12. MARVIN PHILLIPS & HIS MEN FROM MARS: Wine wine woogie  (Phillips)           2,09
13. BULL MOOSE JACKSON: Big ten inch (record)  (Jackson)        2,12
14. SLIM WILLET: Rig movin’ man  (Willet)          2,21
15. CHARLIE ADAMS: T.T. boogie  (C. Adams)   2,18
16. GUITAR SLIM: Certainly all  (Eddie Jones)       2,11
17. CHUCK HIGGINS: Pachuko hop  (Higgins)   2,52
18. RAMBLIN’ JIMMIE DOLAN: Hot rod mama  (A. Mc Enery)   2,32
19. TUCKER COLES: House Rockers’ Jamboree  (Coles)       2,21
20. JOE LIGGINS: Dripper’s boogie  (Liggins) 2,34

(1) Willie Mae Thornton, vcl; Pete Lewis, g; Devonia Williams, pno; Johnny Otis, vb; Albert Winston, bs; Leard Bell, batt. Los Angeles, Ca. 13 août 19521
(2) Ella Mae Morse, vcl; Jimmy Bryant, g; Billy Strange, g; Billy Liebert, pno; Pete Candoli, tpt; Micky Mangano, tpt; George Seaburg, tpt; Speedy West, st-g; Cliffie Stone, bs; Roy Harte, batt. Skeets Mc Donald ou Nelson Riddle, chef d’orchestre. Hollywood, Ca. 6 février 19521
(3) Jimmy Bryant, g; Speedy West, st-g; Billy Strange, g; Billy Liebert, pno; Cliffie Stone, bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. 6 mai 19521
(4) Bobby Bland, vcl; Ike Turner, pno; M.T. Murphy, g; t-sax; L.C. Dranes, batt. West Memphis, Ak. avril 19521
(5) Little Richard, vcl/pno; Wesley Jackson, g; Fred Jackson, t-sax; Carlos Bermudaz, a-sax; Willie Wilson, tb; Willie Mays, tpt; George Holloway Jr, bs; John Williams, batt. Atlanta, Ga. 12 janvier 19521
(6) Cowboy Copas, vcl/g; Zeke Turner, g; Jerry Byrd, st-g; Tommy Jackson, fdl; Louis Innis, bs. Cincinnati, Oh. 19521
(7) Tennessee Ernie Ford, vcl; Jimmy Bryant, g; Eddie Kirk, g; Speedy West, st-g; Billy Liebert, pno; Cliffie Stone, bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. 10 juillet 19521
(8) Jimmy Witherspoon, vcl; Tiny Webb, g; Earl Jackson, pno; John Anderson, tpt; Harry Jones, tpt; John Ewing,tb; Maxwell Davis, t-sax; Floyd Turnham, a-sax; Jewell Grant, a-sax; ralph hamilton, bs; Robert Sims, batt. Hollywood, Ca. 30 juin 19521
(9) Percy Mayfield, vcl; Chuck Norris, g; Willard Mc Daniel, pno; Maxwell Davis, t-sax; James Jackson, t-sax; Jewell Grant, a-sax; David Bryant, bs; William Douglass, batt. Los Angeles, Ca. 31 mars 1952
(10) Douglas Lewis, vcl/g; Andy Andrew, g; Dusty Rhodes, st-g; Glenn Ayers, batt. Los Angeles, Ca. 11 mai 1952
(11) Ray Price, vcl/g; Don Helms, st-g; Sammy Pruett, g; Jerry Rivers, fdl; Cedric Rainwater, fdl. Nashville, Tn. 8 juillet 1952
(12) Marvin Phillips, vcl; Jesse Ervin, g; Richard Lewis, pno; Emory Perry, t-sax; Ted Brinson, bs; batt. Los Angeles, Ca. 16 septembre 1952
(13) Bullmoose Jackson, vcl; Red prysock, t-sax; Rufus Gore, t-sax; Leslie Ayres, tpt; Lester Bass, tpt; Andrew Penn, tb; Snooky Hulbert, a-sax; Jimmy Robinson, pno; Clarence Mack, bs; Philip Paul, batt. Cincinnati, Oh. 6 octobre 1952
(14) Slim Willet (Winston Lee Moore), vcl/g; prob. Shorty Underwood, fdl; Vaughn Shields, st-g; Jean Stanbury, g; Price Self, pno; Earl Montgomery, bs. Dallas, Tx. juin 1952
(15) Charlie Adams, vcl/g; Chet Atkins, g; Grady Martin, g; Jimmy Day, st-g; Tommy Jackson, fdl; Ernie Newton, bs; Farris Coursey, batt. Nashville, Tn. 14 juillet 1952
(16) Eddie Jones, vcl/g; Huey Smith, pno; Hugh Dickson, bs; Oscar Moore, batt; The Nashvillaires, vcl gp. Nashville, Tn. juillet 1952
(17) Chuck Higgins, t-sax; Johnny Watson, pno; Joe Ursery, bs; Eli Toney, batt. Los Angeles, Ca. 1952
(18) Jimmie Dolan, vcl/g; Porky Freeman, g; Eddie Kirk, g; Leodie Jackson, st-g; Billy Liebert, pno; Red Murrell, bs. Hollywood, Ca. 15 mai 1952
(19) Tucker Coles (prob. Robert Tucker), vcl; prob. orchestre de Dave Bartholomew. New Orleans, La. début 1952.
(20) Joe Liggins, vcl/pno; Willie Jackson, t-sax; Floyd Turnham, a-sax; William Woodman Jr, t-sax; Harold Grant, g; William Cooper, bs; Nathaniel Mc Fay, batt. Los Angeles, Ca. 20 mars 1952

CD Rock `n Roll 1952  © Frémeaux & Associés  (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)





PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 ROCK THE JOINT - HALEY02'15
02 GREAT BIG EYES - ARCHIBALD02'32
03 ROCK AROUND THE CLOCK - MERCER02'40
04 HADACILLIN BOOGIE - PENNY02'22
05 JUKE BOX BLUES - CARTER02'18
06 LAWDY MISS CLAWDY - PRICE02'31
07 DADDY DADDY - BROWN02'51
08 SADDLE BOOGIE - MOORE02'29
09 ALL NITE BOOGIE - SOSBEE02'27
10 WHY DON T YOU EAT WHERE YOU SLEPT LAST NIGHT - BOLLIN02'49
11 I CRY FOR MY BABY - PEPPERMINT01'58
12 HOOTS OWL BOOGIE - FOLEY02'26
13 NO HELP WANTED - MADDOX BROTHERS AND ROSE01'52
14 KANSAS CITY - LITTLEFIELD02'40
15 SAND BOOGIE - NEWMAN02'20
16 TOKYO BOOGIE - MULLICAN02'34
17 WALKIN THE BOOGIE - HOOKER02'42
18 INDIAN BOOGIE - SMITH02'13
19 GREYHOUND - MILBURN03'06
20 MARDI GRAS TO NEW ORLEANS - DOMINO02'18
CD 2
01 HOUND DOG - THORNTON02'51
02 OKIE BOOGIE - MORSE02'27
03 PICKIN THE CHIKEN - BRYANT02'13
04 GOOD LOVIN - BLAND02'23
05 AIN T NOTHING HAPPENING - LITTLE RICHARD02'10
06 FEELIN LOW - COWBOY COPAS02'41
07 BLACKBERRY BOOGIE - FORD02'28
08 TWO LITTLE GIRLS - WITHERSPOON02'32
09 LOUISIANA - MAYFIELD02'02
10 ICE WORM BOOGIE - LEWIS02'31
11 MOVE ON IN AND STAY - PRICE02'22
12 WINE WINE WOOGIE - PHILLIPS02'09
13 BIG TEN INCH - JACKSON02'12
14 RIG MOVIN MAN - WILLET02'21
15 TT BOOGIE - ADAMS02'18
16 CERTAINLY ALL - GREEN02'11
17 PACHUKO HOP - HIGGINS02'52
18 HOT ROD MAMA - DOLAN02'32
19 HOUSE ROCKERS JAMBOREE - COLES02'21
20 DRIPPER S BOOGIE - LIGGINS02'34
"L'incroyable historie du rock" par J.B. Lenoir

"La suite de l'incroyable histoire du Rock au coeur de celles de la Soul, du Bluesk du Rhythm 'n' blues et de la Country." J.B. Lenoir - France Inter




* * * * * Le Pied ! Soul Bag

Avec Bill Haley, John Lee Hooker, Arthur Smith, Fats Domino, Jimmy Whiterspoon… « Avec l’année 1952, les choses sérieuses commencent à se mettre en place (…) » SOUL BAG. Ce disque a reçu la distinction ***** Le Pied ! Soul Bag


Avec Bill Haley, John Lee Hooker, Arthur Smith, Fats Domino, Jimmy Whiterspoon… « Avec l’année 1952, les choses sérieuses commencent à se mettre en place. Bill Haley signe sur Essex et, quelques mois après avoir été élu meilleur yoddler du Texas, enregistre Rock the joint sur lequel Danny Cedrone joue un solo qui sera intégralement repris sur Rock around the clock sur Decca. Big Mama Thornton créé Hound dog sur Duke/Peacock, un titre qui explosera à la face du monde lorsqu’Elvis le reprendra sur RCA et Little Richard commence à faire déraper sa voix et accélérer les rythmes. Si on retrouve plusieurs artistes déjà présents sur les précédents volumes, Hank Penny, Arthur Smith, Moon Mullican, Amos Milbum, Tenesse Ernie Ford, il en apparaît de nouveaux, parfois étonnants, comme Archibald dans le terrible Big eyes ou Jimmy Whiterspoon dans Two little girls, parfois évidents et attendus comme Ella Mae Morse dans le formidable Oakie Boogie avec le merveilleux mélange des cuivres et des guitares de Jimmy Bryant et Speedy West. Rose Maddox et ses frères sont aussi les bienvenus mais le titre donné ici n’est pas No help wanted mais Four big Brothers (tout y est annoncé : contrebasse élastique, rythmique à la guitare rythmique, solo à la guitare électrique et paroles juvéniles). Quant à Bull Moose Jackson, son disque de dix pouces est un vrai bonheur. D’autres manquent à l’appel comme Big Joe Turner qui commence à cartonner sur Atlantic ou les Treniers. Musicalement, la frontière a déjà été franchie, il ne restera plus qu’à adapter l’instrumentation. Nous sommes en 1952 et l’âge moyen des artistes reste élevé sans souffrir encore de la cure de rajeunissement que le rock an roll commercial leur fera subir. (…) » SOUL BAG. Ce disque a reçu la distinction ***** Le Pied ! Soul Bag




"Les racines blanches et noires de la musique..." par Jazz Classique

« (…) L’objectif de cette série est de rassembler une documentation sonore sur les racines "blanches" et "noires" de la musique des Bill Haley, Elvis Presley, Eddie Cochran… » Guy CHAUVIER – JAZZ CLASSIQUE




« Cri du Coeur » Le Cri du Coyote

« Huitième volume de la série Roots Of Rock ‘n’ Roll, ce double CD offre un nouveau mélange de grands aînés évidents (Bill Haley, Fats Domino, Little Richard, Big Mama Thornton) et d’artistes parfois oubliés ou inconnus. Saluons encore la qualité du travail de ce label français soutenu par le captivant livret de Gérard Herzhaft qui replace chaque intervention dans l’histoire musicale, avec assez de détail pour exciter le féru et titiller le béotien… » J. B. – LE CRI DU COYOTE. Ce disque a reçu la distinction « Cri du Cœur » Le Cri du Coyote.


« Huitième volume de la série Roots Of Rock ‘n’ Roll, ce double CD offre un nouveau mélange de grands aînés évidents (Bill Haley, Fats Domino, Little Richard, Big Mama Thornton) et d’artistes parfois oubliés ou inconnus. Saluons encore la qualité du travail de ce label français soutenu par le captivant livret de Gérard Herzhaft qui replace chaque intervention dans l’histoire musicale, avec assez de détail pour exciter le féru et titiller le béotien. On saisit ainsi le rôle essentiel des producteurs (Sam Phillips, Syd Nathan, Lew Chubb, les frères Chess) dans cette considération appliquée pour un public jeune et avide d’une forme musicale nourrie de western swing et de rhythm & blues. De même les DJ, comme Alan Freed (à Cleveland) qui créé les fameux concerts du Moondog Ball en passant la barrière de la ségrégation lorsqu’il présente à de jeunes Blancs du Nord la musique Noire du Sud. Dans cette double convergence raciale (Blanc/Noir) et musicale (country/R’n’B) se développe une vitalité qui marque encore les esprits et le commerce : pas étonnant si le rock’n’roll reste l’emblème de l’Amérique du début des 50’s. Lorsqu’on écoute aujourd’hui ces "vieilles rondelles" on ne peut qu’en savourer la fraîcheur et le dynamisme, et ces solos (sax, steel, guitare) qui sont devenus comme des instantanés d’une jeunesse à la découverte de la sensualité. Malgré cela, on dépasse la distance du temps, et c’est sans doute le plus extraordinaire : ces morceaux sont bien vivants, actuels, pêchus en diable, et les gambettes ont des fourmis avant même qu’on ait conscience de l’injection du virus, sans doute parce que se sont, la plupart du temps, des musiciens de grand talent qui soutiennent ces "excités du bassin". Ce n’est pas seulement parce qu’on se rapproche d’Elvis, et donc du rock’n’Roll qu’on connaît tous, qu’il faut écouter ces CD : leur vigueur est bien au-delà de l’histoire et la qualité des prestations est remarquable. Si la liste des interprètes et des titres ci-dessous vous est, logiquement, partiellement inconnue, "nom d’un boogie", redécouvrez l’Amérique ! (…) » J. B. – LE CRI DU COYOTE. Ce disque a reçu la distinction « Cri du Cœur » Le Cri du Coyote.




"Superior sense of cultural history" by Dirty Linen USA

« Frémeaux & Associés is the French label’s take on the immediate forerunners of American rock, music in the Southern tradition introduced through various media to be "discovered" by Northerners and christened "rock ’n’ roll". The two-CD set coutains beaucoups of boogie, with some swing, honky-tonk, blues, and country verging on rockabilly ... » DIRTY LINEN Presse USA


« Frémeaux & Associés is the French label’s take on the immediate forerunners of American rock, music in the Southern tradition introduced through various media to be "discovered" by Northerners and christened "rock ’n’ roll". The two-CD set coutains beaucoups of boogie, with some swing, honky-tonk, blues, and country verging on rockabilly. Icons abound, including Little Richard, Bill Haley, Howlin’ Wolf, Big Mama Thornton, Tennessee Ernie Ford, Peggy Lee, Clarence "Gatemouth" Brown, Dr. Feelgood, Flatt & Scruggs, and Fats Domino. But it’s the obscure artists that make these CDs so engaging. Louie Innis, Wynonie Harris, Bumble Bee Slim, Skeets McDonald, Speedy West, and many other excellent but forgotten musicians offer an intriguing glimpse of the breadth of Southern rock antecedents prior to the middle of the 20th century. It would take the French, with their superior sense of cultural history, to unearth our own music for us. » DIRTY LINEN Presse USA




"D'autres grands frères" par "Histoire du Rock"

« Dans la série de doubles CD "Roots Of Rock ‘n’ Roll" (Frémeaux & Associés), les racines du rock se manifestent dès… 1927. Et alors que maman Gladys Presley était enceinte du futur bébé Elvis, les Boswell Sisters, trois sœurs originaires de la bourgeoisie blanche de la Nouvelle-Orléans, chantaient un morceau déjà intitulé "Rock And Roll", enregistré à Los Angeles le 4 octobre 1934. … » Jacques BARSAMIAN - "Histoire du Rock" ED. TALLANDIER


« Si la presse internationale a cru bon de fêter l’anniversaire des cinquante ans du rock en 2004, en prenant pour point de départ les premiers enregistrements d’Elvis Presley, on a plutôt l’habitude de dater les débuts du rock ‘n’ roll de 1955. Car c’est au printemps de cette année là que tous les collégiens allaient siffloter le fameux "One-Two-Three O’Clock Rock" de Bill Haley, qui venait d’un orchestre country and western au sein duquel tous les musiciens étaient costumés en cow-boys. Mais ce rock, enfant illégitime des amours contre-nature entre la country music et le blues, qui est venu au monde en hurlant sa détresse d’orphelin – ses parents l’on tout de suite renié – avait déjà d’autres grands frères. Dans la série de doubles CD "Roots Of Rock ‘n’ Roll" (Frémeaux & Associés), les racines du rock se manifestent dès… 1927. Et alors que maman Gladys Presley était enceinte du futur bébé Elvis, les Boswell Sisters, trois sœurs originaires de la bourgeoisie blanche de la Nouvelle-Orléans, chantaient un morceau déjà intitulé "Rock And Roll", enregistré à Los Angeles le 4 octobre 1934. Dans les années 40, on dansait sur des boogies qui utilisaient, dès cette époque, les deux mots "rock" et "roll" : ainsi le "We’re Gonna Rock, We’re Gonna Roll" du Texan blanc Wild Bill Moore date-t-il de 1947. Alors que, la même année, le Black Wynonie Harris (1915-1969) « shoutait » "Good Rockin’ Tonight" en même temps que son créateur Roy Brown, bien avant Presley. Suivront "I’m Gonna Rock" par Ralph Willis en 1949, "I Want To Rock" par La Vern Baker en 1950. (…) » Jacques BARSAMIAN - "Histoire du Rock" ED. TALLANDIER




« Un document exceptionnel » par Blues Again

Roots of Rock’n’Roll – L’Histoire en tapant du pied est une anthologie sonore de l’origine du Rock, depuis ses racines en 1927 jusqu’à sa naissance officielle en 1952. François Jouffa et Gérard Herzhaft, qui signent la direction artistique, ont classé chronologiquement les titres en huit double CD, chacun accompagné d’un livret de 30 à 40 pages illustré de photos d’époque, qui remet en perspective l’évolution de la musique dans son contexte social et politique (libération des mœurs, maccartisme, ségrégation raciale…). Suit une présentation de chaque artiste. Les deux premiers coffrets couvrent des périodes larges correspondant aux premiers frémissements du Rock’n’Roll. Le premier (1927-1938) propose un retour aux sources en remontant au milieu des années vingt pour voir s’entremêler des genres musicaux bien distincts qui s’ignorent : blues, jazz et country, dont les interpénétrations aboutiront au rock. Au début d’ailleurs, le terme « Roch’n’Roll » n’est qu’une expression appliqué à tout type de chanson qui balance bien, qu’il s’agisse de morceaux issus de la country (écouter le ‘Rhythm of the range’, morceau tiré d’un western, enregistré en 1937 par Gene Autry), du jazz de Satchmo (‘Swing that music’) et Milton Brown (‘Mama don’t allow it) ou encore du blues d’un Barbecue Bob ou d’un Jimmy Davis. Le deuxième volume (1938-1946) retrace la guerre et ses bouleversements sociaux d’un côté, de l’autre les progrès technologiques et l’avènement de l’industrie du disque. La musique s’impose massivement à tous les publics à travers la radio et se diffuse grâce aux disques vinyles. Et c’est progressivement l’Amérique toute entière qui se trémousse sur des airs de Boogie Woogie endiablés. À noter dans ce volume 2 un véritable petit bijou : la version originale de ‘Guitar Boogie’, gravé en 1945 par Arthur Smith.
Puis le rythme s’accélère : le Rock explose littéralement. Les six coffrets suivants détaillent cette fulgurante ascension pas à pas, année après année. On ne compte plus alors les artistes propulsés du jour au lendemain sur le devant de la scène par les labels indépendants – une révolution en ce temps – comme, bien sûr, Sun records, dont l’histoire de la création est ici détaillée. Le secteur du disque  atteint le stade industriel : les producteurs sont de véritables hommes (et femmes) d’affaires bien décidés à prendre les choses en main, aidés par une jeunesse américaine éprise de liberté, en quête d’émancipation et qui n’hésite plus à se rebeller contre les aînés. Le Rock est bien là, même si on ne le nomme pas encore. Dans cette discographie, les grands succès côtoient des titres restés obscurs ; les géants répondent aux oubliés. Le ‘Honolulu Stomp’, grand succès en 1927 de jazz hawaïen des Honolulu Serenaders précède un morceau de Django Reinhardt.
Roots of Rock’n’Roll est une encyclopédie rare, documentée, et très complète, un voyage sonore original et passionnant aux sources du Rock jusqu’en 1952, avant la percée du King Elvis, logiquement absent de la collection. Fidèle à sa tradition, Frémeaux propose là un document exceptionnel.   
BLUES AGAIN




"La référence absolue" par Regards

Vaste panorama chronologique de l'histoire du rock'n'roll, cette colection débute en 1927 et enchaîne un volume par année à partir de 1947. La référence absolue pour s'imprégner des racines blues et country de la révolution rock. REGARDS




« Anthologie » par Regards

 Vaste panorama chronologique de l’histoire du rock’n’roll, cette collection débute en 1927 et enchaîne un volume par année à partir de 1947. La référence absolue pour s’imprégner des racines blues et country de la révolution rock.
REGARDS




« Délectable » par Jazz Hot

Nous ne reviendrons pas sur l’importance socio-musicale de phénomène rock’n roll que nous avons évoqué dans Jazz Hot à propos du précédent volume. Concernant la relation avec le jazz nous citerons Hugues Panassié qui n’a pas encore fait preuve de complaisance : «  C’est sur le jazz qu’ont successivement été créées (et toujours par les noir des Etats-Unis) tant de danses qui ont connu la vogue chez nous : le one-step, le shimmy, le fox-trot, le charleston, le « lindy hop » (qui en France fut successivement appelé le « swing », le « be-bop », le « boogie »), le rock’n roll, le twist, le madison, etc.). Concernant l’arrière-pensée des faiseurs d’argent qui a existé de tout temps et dont le rock’n roll a bénéficié citons Michael Dell, fondateur de Dell computers : « We don’t sell people what they need. We sell them what they want ». Il suffit donc de créer cette « demande » par une mise en condition. En 1952 nous sommes un peu plus entrés dans le sujet qui nous occupe. Nous avons là quelques faces (trop) country (« Juke Box Blues » des Carter Sisters…) et bien plus souvent de country boogie qui parfois avoisine le swing (ce qui donc ne serait pas spécifique au jazz !?!: « Sand Boogie » par Bob Newman). Le reste est souvent délectable pour ceux qui ne sont pas des amateurs exclusifs de « jazz classique », de « bop » ou de « créativisme pluriel » […] Michel LAPLACE – JAZZ HOT




"Le rock ne naît pas en 1954" Les Racines du Rock de Florent Mazzoleni par M-la-music.net

Lors de l’exposition « Rock’n Roll 39-59 présentée à Paris à la fondation Cartier l’an passé, un énorme livre collectif (qu’on vous recommande si vous avez les sous pour l’acheter et la place pour le ranger) présentait les racines du rock. Et Florent Mazzoleni y participait. Ce qui n’était alors qu’un tiers dudit livre, le journaliste en fait le cœur d’un nouvel ouvrage, personnel cette fois-ci, qui mêle documents iconographiques et recadrages courts et pertinents sur ce que sont les nombreuses racines du rock : le boogie-woogie, le gospel, le blues du Delta, la country qui balance, etc. On le savait déjà, et cela a déjà été prouvé par la collection « Roots of Rock » de François Jouffa chez Frémeaux & Associés : le rock ne naît pas en 1954 avec un certain Elvis. C’est en fait une musique qui rampe depuis la fin des années 20 dans le sud des Etats-Unis, qui va muter, se fortifier, et commencer à abolir les barrières raciales… notamment lorsque les classements de « race music » deviennent ceux de « rhythm’n’blues ». C’est aussi la première fois qu’une musique, née dans un pays et un contexte culturel bien spécifiques, va se mondialiser pour devenir l’une des formes d’expression les plus originales nées au vingtième siècle… même si le rock est mort en 1957 ! C’est à cette date que Mazzoleni autopsie le cadavre : quand Little Richard, victime d’une hallucination religieuse alors qu’il est passager d’un avion, décide d’embrasser la foi.
Par Jean-Marc GROSDEMOUGE – M-LA-MUSIC.NET




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