THE SPIRIT OF GOSPEL - LE FILM DVD

THE CAMPBELL BROTHERS - THE GOSPEL KEYNOTES ...

Plus de détails

Format : DVD
Livret : ANGLAIS / FRANCAIS
Nombre de CDs : 1


25,99 € TTC

FA4001

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+2 pts fidélité


« Cet excellent documentaire, aux images fluides et rythmées, réussit à nous communiquer la ferveur qui anime tous les participants : si Dieu existe, il est forcément musique. »
Philippe Barbot - Télérama

« Plutôt que de retracer l’histoire du gospel le film propose des portraits instantanés qui, de Brooklyn à la Floride et de Rochester au Mississippi, traduisent l’engouement des afro-américains pour l’extase procurée par la rencontre avec l’Esprit saint, qu’ils soient baptistes, pentecôtistes… »
L’Express
 
The Campbell Brothers • Willie Neal Johnson and the Gospel Keynotes • The Helping Hand Gospel Singers • Ethel Holloway • Elder Roma Wilson • Aubrey Ghent and Friends.

"Dieu a besoin d'un type comme moi pour gérer ses affaires, d'ailleurs, il ne m'a pas encore viré."
Willie Neal Johnson

For the first time, the DVD (French/English) "The Spirit of Gospel", offers a contemporary panorama of gospel in the USA. Highly raled by the press when first released in Europe, the long version of this musical film is a must for all lovers of soul, jazz and gospel.
Patrick Frémeaux

Droits : Groupe Frémeaux Colombini pour Frémeaux & Associés Télévision.

THE SPIRIT OF GOSPEL fa4001

“Un film sur le gospel comme je n’en ai jamais vu, passionnant de bout en bout”.        
Robert Sacré, JAZZ AROUND


THE SPIRIT OF GOSPEL








Préface des éditeurs

Le sacerdoce de Frémeaux et Associés à mettre à la disposition du public le gospel sous toutes ses formes nous a conduit à créer un département audio-visuel dévolu à la mise en valeur de ce film.Tout d’abord, ce n’est pas le gospel des stars que nous présente ici Régine Abadia  et Joseph Licide, ni les fastidieuses explications des musicologues mais l’approche directe d’une pratique amateur (au sens noble) et populaire d’une discipline culturelle qui permet à chacun de goûter l’exercice d’un art musical en continuité d’une démarche mystique.Par ailleurs, la force de ce film réside dans une approche française sur ce phénomène américain. Régine Abadia et Joseph Licide réussissent le pari d’un film qui est à la fois un documentaire sociologique (et même sociétal) introspectif de destins d’hommes et de femmes ayant trouvé la foi, et en même temps une comédie musicale envoûtante où chaque acteur interprète son propre rôle.Le gospel n’a pas fondé son identité sur ses racines religieuses ou sur sa facture artistique mais sur son énergie. Et c’est cette énergie d’une négritude non-victimaire que ce film transcende.      
Patrick Frémeaux & Claude Colombini


“THE SPIRIT OF GOSPEL” est une production qui a bénéficié d’un budget conséquent pour un documentaire et d’une technique d’enregistrement sonore multipiste numérique dans le but de restituer la musique dans toute sa dynamique.Préface des réalisateursNotre intention n’était pas de faire un film exhaustif, ni historique, mais de proposer un documentaire axé sur la scène contemporaine du gospel afro-américain.Nous n’avons pas voulu donner la parole aux éternels musicologues, critiques ou analystes, mais bien aux musiciens. Nous avons tenté de pénétrer une communauté et de la livrer de l’intérieur.Ce film célèbre le retour à la musique populaire, celle qui vient du peuple, celle qui se nourrit de ses aspirations et dont les seules marques de fabrique sont la foi et la conviction. Car les mots clés, ici, sont bien vitalité, énergie et générosité. Cette musique jouissive recherche la tension, ce quelque chose d’indicible qui fait vibrer l’auditeur jusqu’à la transe. L’alternance entre de riches harmonies apaisantes, douces, et la tempête qui déferle la seconde d’après contribue à embraser l’assemblée.Le Gospel est, selon les musiciens interviewés, le moyen d’établir un dialogue avec Dieu en provoquant un échange d’énergie triangulaire entre l’Esprit Saint, le public et les musiciens.Nous avons choisi six groupes de Gospel, de Brooklyn à la Floride en passant par Rochester et le Mississippi. Des styles très différents qui appartiennent à une même culture, tous issus du “downhome gospel”, musique authentique, attachée à la terre et à l’histoire afro-américaine.        
Régine Abadia & Joseph Licidé


Willie Neal Johnson & the Gospel Keynotes
Fondateur et animateur des Gospel Keynotes, Willie Neal Johnson nous vient du Texas. C’est le plus connu des artistes sélectionnés dans le film. Une star du gospel, aimée et reconnue dans la communauté noire. Un artiste doté d’une voix qui respire le vécu, un extraordinaire animateur qui sait chauffer une salle. Il a enregistré une vingtaine d’albums chez Nashboro Records. “Show me the Way” a été un succès national. En 1985, il signe avec Malaco Records et le groupe devient les New Keynotes. Mais l’esprit demeure inchangé et le “country boy” continue de délivrer le message à ses fidèles à la tête d’un groupe électrifié comme un blues band dans un show débordant d’énergie. À deux reprises, Willie Neal laisse la place dans le film, à ses deux chanteurs vedettes du moment, Paul Beasley et Jeffrey Newberry. De tous les chanteurs qui ont défilé dans les rangs des Gospel Keynotes depuis la création du groupe, Paul Beasley tient une place à part. Cet homme calme et serein est un showman hors pair adoré du public. Ses effets de falsetto, ses incroyables excursions dans le suraigu et la vigueur de quelques refrains font de “Help Me To Be Strong”, composé et chanté par lui, un moment inoubliable du film. Plus jeune, Jeffrey Newberry est un autre fils prodigue des Gospel Keynotes. Celui que la drogue a terrassé sans parvenir à le tuer. C’est un personnage d’un grand magnétisme, un survivant qui témoigne sa reconnaissance au Seigneur dans un rock effréné, “Lord You Brought Me From A Mighty Long Way”, une composition de Dorothy Love Coates. Ethel Holloway Il est vrai que Miss Holloway n’a pas eu les faveurs de l’industrie phonographique : un album introuvable sous son nom, I Love The Lord, deux avec le Rev.

Milton Brunson et deux autres avec Jessy Dixon. Pour nous, c’est une révélation, un trésor resté longtemps caché. Pour les fidèles de Chicago, c’est une figure familière qu’ils retrouvent tous les week-ends dans une des nombreuses églises noires de la Windy City. Miss Holloway est une grande dame de 65 ans dotée d’une foi inébranlable, d’un humour corrosif et d’une énergie débordante. Il suffit de quelques secondes pour qu’un auditoire tombe sous son charme. Il y a une telle ferveur, une telle conviction dans son chant qu’il est impossible de “décrocher” pendant une prestation d’Ethel. D’ailleurs, nous considérons ses deux prestations dans le film comme un cadeau tant la sincérité et la force de son témoignage nous ont touchés. Le Révérend Aubrey Ghent et les Campbell Brothers Le film fait la part belle au mouvement “sacred-steel”, phénomène underground du gospel découvert récemment par l’Amérique, qui vient juste de quitter les églises pour les festivals et les salles de concert. Depuis une soixantaine d’années, dans les communautés pentecôtistes House Of God Keith dominion et Jewel dominion, le service religieux se déroule autour de la guitare hawaiienne, la lap steel guitar. Une guitare qui sonne aussi fort que l’orgue mais qui est aussi flexible que la voix humaine, capable de crier et de gémir. Et c’est probablement de là que vient son succès. Le Révérend Ghent de Fort Pierce en Floride et les frères Campbell de Rochester, dans l’Etat de New York, sont les représentants de ce style dans le film.

Aubrey Ghent est un maître sur l’instrument. “C’est le Seigneur qui joue à travers lui”, dit sa femme Lori qui assure la partie vocale. Ce savoir lui vient de son père Henry Nelson, musicien réputé, qui accompagna Mahalia Jackson. Nelson, lui, apprit de son oncle, l’homme par qui tout débuta : Willie Eason. On considère qu’il est le père de cette tradition musicale. Aujourd’hui nous vous le présentons, en bonus, dans une de ses belles pièces. Les séquences filmées dans l’église du Bishop Campbell, père des Campbell Brothers, montrent tout le potentiel musical que les deux frères tirent de l’instrument. Elles montrent aussi et surtout la vitalité de cette communauté qui, tous les dimanche matin, vient recharger ses batteries au son de la “sacred-steel”.Elder Roma Wilson A 90 ans, des pluies de récompenses et de reconnaissances ont déferlé sur le Révérend Wilson. Mais les amateurs de gospel et de blues le connaissent depuis longtemps. De vieux enregistrements remontant à 1948 circulaient, époque à laquelle, musicien itinérant, il était accompagné par sa fille à la guitare et ses trois fils à l’harmonica. Il continue de prêcher, seul avec son harmonica, dans sa petite église installée dans un mobil-home, au coeur du Mississippi.Les Helping Hand Gospel Singers Un groupe a cappella qui rappelle les grands quartets de l’âge d’or. Mais ce n’est pas du “revival”, quelque chose d’artificiel recréée pour l’occasion, même s’ils ne cachent pas leur admiration pour le Spirit of Memphis Quartet ou les Swan Sylvertones. C’est un groupe actif, véritablement implanté dans la vie de son quartier qui, tous les week ends, joue dans une des nombreuses petites églises de Brooklyn.     

Régine Abadia et Joseph Licidé


Les réalisateurs : Joseph Licidé est un grand amateur de musique afro-américaine et possède une collection de plus de 6000 disques de jazz, blues et gospel. Il travaille régulièrement pour le cinéma et la télévision comme monteur et réalisateur.
Après avoir réalisé plusieurs courts-métrages de fiction dans les années 80, Régine Abadia réalise des films documentaires, en particulier pour les soirées Théma d’ARTE. Elle est également scénariste et prépare un long-métrage.


Negro Spirituals & Gospel Songs
Représentant la plus ancienne forme d’expression vocale structurée de l’Amérique noire, les negro spirituals sont apparus au début du XIXe siècle dans les états du Sud alors que l’immense majorité de la population de couleur vivait encore sous le joug de l’esclavage. Ils se sont constitués à partir des psaumes, des hymnes et des cantiques que les Eglises réformées avaient apportés aux Noirs massivement évangélisés. Petit à petit, à partir de ce matériau de base, ceux-ci vont injecter leurs propres traditions préservées tant bien que mal des racines africaines. Ces chants atteignent les communautés grâce aux recueils imprimés, ils sont diffusés par la voix des preachers, ministres des Eglises baptistes et méthodistes noires, ils sont colportés par des évangélistes itinérants, ils sont transmis en famille de génération en génération. Ces chants religieux représentent le principal soutien d’une population opprimée et son espoir de connaître un jour la “terre promise”, celle de l’au-delà bien sûr mais aussi la liberté en ce monde, celle qui se situe de l’autre côté de la frontière entre les états du Sud et ceux du Nord.

La guerre de Sécession et la défaite, en 1865, du Sud esclavagiste qui aboutit à l’émancipation, voit la naissance de chorales organisées et de quartettes vocaux masculins. A la fin du XIXe siècle, alors que sont promulguées les lois instituant la ségrégation, sont créées de nouvelles Eglises “sanctifiées” qui favorisent l’expression vocale et corporelle et ouvrent largement leurs portes aux instruments de musique. De petites chorales, souvent mixtes, se forment tandis que des chanteurs-guitaristes vont de porte en porte prêcher la bonne parole. Le début du XXe siècle voit également l’apparition d’un répertoire de chants nouveaux, écrits par des auteurs-compositeurs sur des rythmes et des harmonies plus spécifiquement noires. Ce sont les premiers gospel songs.A partir des années 20, les disques destinés à la communauté noire vont largement aider à la diffusion de la musique sacrée et à la promotion de ses meilleurs interprètes : quartettes masculins, preachers, chanteurs-guitaristes, petites chorales, etc., avant qu’un nouvel essor ne soit donné au gospel sous l’impulsion de Thomas A. Dorsey, ancien pianiste de blues qui introduit les rythmes profanes et les mélodies populaires dans ses compositions. Dorsey met en place dans les années 30 des structures et des organisations qui permettent de faire connaître à travers tout le pays ce nouveau répertoire de gospel songs. Il favorise la constitution de groupes professionnels dont seront issus de nombreux solistes, Mahalia Jackson en tête, qui obtiendra une consécration mondiale et deviendra la plus grande chanteuse religieuse noire du XXe siècle.

Paral­lèlement, l’irrésistible chanteuse-guitariste Sister Rosetta Tharpe injecte le swing du jazz et l’exubérance du cabaret dans les chants sacrés. Après-guerre, le gospel connaît son âge d’or entre les grands solistes, les quartettes vocaux, les ensembles mixtes ou féminins et l’émergence des grandes chorales d’église. En même temps que les musiques populaires (rhythm and blues, soul music qui lui doivent beaucoup), le gospel évolue grâce à des personnalités comme James Cleveland avant que, en 1969, Oh Happy Day n’atteigne un succès planétaire en propulsant le chant religieux dans le monde de la pop music.Malgré les profonds bouleversements sociaux de ces dernières décennies ainsi que l’évolution des modes musicales, l’Eglise et les chants sacrés afro-américains demeurent le ferment et le soutien de toute une communauté. Sa ferveur, son message ont conquis le monde entier et partout, en Afrique comme en Europe, des groupes et des chorales se forment et font que le gospel demeure plus vivant que jamais.        

Jean Buzelin
© 2003 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

CD The Spirit of Gospel © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




"The Spirit Of Gospel" par Télérama

“Cet excellent documentaire, aux images fluides et rythmées, réussit à nous communiquer la ferveur qui anime tous les participants : si Dieu existe, il est forcément musique.” Philippe BARBOT, TÉLÉRAMA




"The Spirit Of Gospel" par L'Express

“Plutôt que de retracer l’histoire du gospel le film propose des portraits instantanés qui, de Brooklyn à la Floride et de Rochester au Mississippi, traduisent l’engouement des afro-américains pour l’extase procurée par la rencontre avec l’Esprit saint, qu’ils soient baptistes, pentecôtistes…” L’EXPRESS




"The Spirit Of Gospel" par La Croix

“Le documentaire musical de Régine Abadia et Joseph Licidé s’ancre sur de nombreuses prestations (que notre distance cartésienne qualifierait presque d’hystériques).” Colette BOILLON, LA CROIX




"The Spirit Of Gospel" par Ciné Télé Revue

“Porté par la foi à soulever les églises, le gospel inonde nos coeurs d’une émotion intense. Plus que de la musique, c’est une part de la culture afro-américaine qui est donnée ici à voir et à entendre. Enthousiasme garanti!” CINÉ TÉLÉ REVUE




"The Spirit Of Gospel" par Dirty Linen

“Some cultural groups seem predisposed to allowing music to become the vehicle for an intense spiritual communion with God or some other higher spirit. They may not be a common occurrence in North America, but The Spirit of Gospel, a remarkable documentary on gospel from the southern United States, reveals one way that this phenomenon manifests itself. Being able to watch the audience get with the spirit in the small church venues also adds immeasurably to the music’s appeal.” DIRTY LINEN (USA)




"Carrefour de la musique afro-américaine" par Jazz Hot

« Un portrait musical mais aussi sociologique d’une partie de la communauté afro-américaine au Mississippi, au Texas, en Floride, à Chicago, à Rochester et à Brooklyn. Brooklyn où il existe 5000 églises et où, chaque semaine, une nouvelle voit le jour. Des cinémas et même des supermarchés y deviennent des églises. Il y a dans ce long-métrage bouleversant des moments de grâce musicale entrecoupés de témoignages sur la prison, la drogue, la misère… mais aussi un grand message d’espoir. Certains des protagonistes tels les frères Campbell, ont plusieurs églises, un autre ne dispose que d’un mobil home comme lieu de culte, mais tous sont portés par la même foi. La réussite des réalisateurs réside dans la libre parole donnée aux intervenants. Aucun commentaire, les cinéastes laissent au spectateur le soin de se faire une opinion. Par ailleurs, le sujet, outre la musique, étant religieux, les metteurs en scène évitent la dérive de la béatitude. Croyants ou non, de telle ou telle religion, avec ou sans religion, on se retrouve tous à ce croisement. Le gospel est un carrefour de la musique afro-américaine d’où s’en vont le jazz, le blues, la soul, le rock and roll. S’en vont tous. Pour y revenir. » Claude Dannic – Jazz Hot




"Très riche en témoignages" par Jazz Notes

« 1 h 35 de chants et de témoignages qui situent le gospel à l’origine de toutes les musiques.
Très riche en témoignages, ce document témoigne de la vitalité de la religion dans la structuration de la communauté afro-américaine à travers tout le territoire américain : “Notre musique dit que nous ne devons écouter ni blues, ni jazz, entend-on ainsi. Aucune musique profane. Je crois que nous considérons la musique classique comme la musique du diable. Le blues a de mauvaises vibrations parce qu’on la joue dans des endroits où l’on boit, où l’on danse et si la danse ne sert pas à glorifier Dieu, c’est de la musique du diable.” (Helping Hand Gospel Singers)
Ethel Holloway, de Chicago, a essayé, quant à elle de “chanter le blues en concert pour savoir si je pouvais le faire. Et ça n’a pas du tout marché.”
Dans la campagne de Blue Springs, Mississippi, Elder Roma Wilson, 90 ans, joue de l’harmonica et chante “The lord will make a way” comme il le faisait dans les années quarante.
En Floride, le révérend Aubrey Ghent, de l’Eglise pentecôtiste, dénonce les barrières entre les pentecôtistes, les baptistes et les méthodistes, espérant une hypothétique union. Lui et sa femme Lori sont conseillers en religion, ils font du gospel, de l’éducation chrétienne, évangélisent, témoignant ainsi du rôle central de l’église comme véritable institution au centre des activités de la communauté afro-américaine. Brother Daryl McCall confirme : “Nous chantons partout, dans les églises, les prisons, les hospices, les centres de désintoxication, les mariages, les enterrements. Notre sacerdoce est dans notre musique”. Aujourd’hui encore la musique reste le médium le plus vivace de la culture afro-américaine. “Il faut admettre que presque toutes les musiques viennent du gospel, le blues est né du gospel, croyez-le ou non, c’est la même atmosphère ; la même ambiance, le même style. Prenez par exemple “Don’t let the devil ride” : sans les paroles, on pourrait le confondre avec un bon blues.” (Aubrey Ghent)
Chacun des fidèles interviewés professe sa foi, raconte sa connexion avec le divin quand il a été sauvé de l’alcool ou de la drogue. Ce fut le cas de Jeffrey Newberry, des Gospel Keynotes. Brother Aaron Chestnutt, de l’African Methodist Episcopal Church de Brooklyn, montre comment, dans ce quartier de New York les cinémas, les bars sont devenus des églises depuis vingt ans. Le gospel est un remède à la violence de la société américaine.
Willy Neal Johnson, preacher du Texas, aborde la question de la dichotomie entre le sacré et le profane : “La mélodie de «Jesus you been good to me» vient du rock « I’ve been missing you», rappelle-t-il. La romancière Alice Walker a su décrire avec poésie cette ambiguïté constante dans la “Couleur pourpre”. L’article de Mimi Clar « The Negro church : its influence on modern jazz » (The Jazz Review, 1959) montra d’ailleurs de manière exemplaire les points communs entre le jazz des années cinquante (Horace Silver) et le gospel (Mahalia Jackson).
La musique jouée à l’église poursuit cette tradition qui consiste à adapter des instruments appartenant à d’autres genres comme la lap steel guitar de la musique cajun et country. Le quartet des Helping Hands Gospel Singers perpétue, lui, dans les églises de Brooklyn, le chant a capella selon la tradition des Spirit of Memphis et des Swan Silverstones.
La technique oratoire du sermon, comme la pratique Willie Neal Johnson avec les Gospel Keynotes dans « Lord I thank You », est au cœur de toutes les expressions musicales afro-américaines : que ce soit le blues, le jazz (« The preacher », « Moanin »…), la soul (Ray Charles, la Motown). L’expérience religieuse afro-américaine est un forum organisant la réalité sociale, le « preacher » assurant le continuum africain.
La religion reste vivante à travers la musique comme médium. Elle a été et reste un exutoire à la ségrégation. Elle est le ciment de la communauté. » Olivier Kociubinska – Jazz Notes




"Le choc est inévitable" par Jazzman

« Du Mississippi (le révérend harmoniciste et chanteur Elder Roma Wilson, 90 ans) à Chicago (la chanteuse Ethel Holloway) en passant pas Brooklyn (le quatuor vocal Helping Hand Gospel Singers ou les preachers Willie Neal Johnson et Jeffrey Newberry), par la Floride (le guitariste Aubrey Ghent) ou Rochester, N.Y. (les frères Campbell). Alternance d’interviews et de scènes liturgiques. Aux antipodes des archives en noir et blanc de la Bibliothèque du Congrès, un monde polychrome, voire fluo, avec quelque chose de saint-sulpicien, version afro-américaine et vint-et-unièmiste. Pour le jeune jazzfan européen agnostique qui a connu le gospel avec les yeux de John Hammond et Alan Lomax, le choc est inévitable. » Franck Bergerot – Jazzman




"Les six groupes mis à contribution remuent ciel et terre" par Diapason

« Editeur indépendant, dont on se doit d’admirer le travail, Frémeaux & Associés se met au DVD. Avec un film de Robert Chalut à la gloire de Stéphane Grappelli et Claude Bolling (FA 4002). Mais surtout avec ce Spirit of Gospel, de Régine Abadia et Joseph Licide, documentaire à la gloire du Gospel sous sa forme la plus authentique, phénomène musical afro-américain, mais avant tout témoignage d’une foi vécue du fond du cœur. Rien à voir avec un pseudo-folklore, ni avec les productions aseptisées de studio. Ces documents sur le vif regorgent de violence et dénergie. Les six groupes mis à contribution remuent ciel et terre. » Diapason. Ce disque a reçu la distinction 5 Diapasons.




"La musique est toujours intéressante, souvent passionnante" par Jazz Classique

« Ce documentaire fait alterner des séquences musicales et de courtes interviews des différents chanteurs et musiciens.
La musique est toujours intéressante, souvent passionnante. Parmi les artistes les plus connus ou les plus excitants, vous entendrez à plusieurs reprises les Campbell Brothers (la première séquence musicale, enregistrée lors d’un office à Rochester, est un déluge de swing !), Willie Neal Johnson et les Gospel Keynotes, Ethel Holloway, Edna Roma Wilson (et son harmonica)… Parmi les trois bonus une interprétation bouleversante de I’ve Never Heard A Man Like This Man Before par Willie Eason s’accompagnant à la lap steel guitar.
Les interviews disent mieux que n’importe quel commentaire la place de la religion dans la communauté Noire Américaine, chaque locuteur exprimant avec beaucoup de personnalité, de sincérité, de générosité sa propre expérience religieuse. Bien que la musique ne tienne pas la place principale dans ces interviews, il devient vite évident pour le spectateur que les propos sur la religion et les séquences musicales s’éclairent mutuellement. » Guy Chauvier – Jazz Classique




"A voir et revoir" par Soul Bag

« On ne saurait trop remercier Régine Abadia et Joseph Licidé pour la réalisation de ce “Spirit of Gospel” tant les témoignages musicaux recueillis sont de première main. La volonté des auteurs exprimée dans le livret d’accompagnement est claire : effectuer, sans didactisme ou connotation historique, le portrait de certaines personnalités qui, à côté d’un gospel à la forme plus moderne, continuent, au quotidien, de perpétuer la grande tradition de cette musique. On se promène ainsi de Brooklyn au Mississippi en passant par la Floride, le Texas ou Rochester. Une place de choix est réservée à la “sacred steel”. On se rend compte de façon peut-être encore plus flagrante qu’en disque du véritable prolongement de la voix que procure cette steel guitare quand elle est tenue par Audrey Ghent ou les Campbell Bros.
Même impression de continuité entre chant et instrument avec Eldner Roma Wilson. Dans sa “chapelle-mobile-home” du Mississippi, son harmonica résonne comme une ponctuation au prêche. Le blues de Rice Miller n’est pas très éloigné du gospel de ce révérend qui avait enregistré en son temps pour Arhoolie et dont les premières faces viennent d’être rééditées sur la compilation “Harmonica Blues Vol. 2” publiées aussi chez Frémeaux.
Autre pic avec Jeffrey Newberry, chanteur des Gospel Keynotes de Willie Neal Johnson. Son introduction au classique de Dorothy Love Coates, Lors, you brought me from a mighty long way, où il raconte son retour de l’enfer dans un style “que notre distance cartésienne qualifierait presque d’hystérique” – pour reprendre le langage presque jésuitique de Colette Boillon de la Croix au dos du boîtier – est un parfait exemple de la charge émotionnelle que cette musique est capable de transmettre à son public d’origine.
Le groupe a cappella des Helping Hand Gospel Singers où la chanteuse chicagoane Ethel Holloway fait passer aussi son poids de ferveur, sentiment retrouvé dans les interviews qui s’intercalent avec opportunité avec des parties musicales non coupées pour la plupart. A voir et revoir. » Stéphane Colin – Soul Bag




"L'exceptionnelle qualité de la musique présentée" par Rollin & Tumblin

Excellente initiative que celle du label indépendant français de sortir en DVD cet excellent documentaire sur le gospel filmé en 1998 pour la chaîne de télévision franco-allemande ARTE. Ce n'est certainement pas le premier, ni espérons-le le dernier reportage télévisé sur le sujet, mais celui-ci retient l'attention pour plusieurs raisons. D'abord les images : elles sont très belles, on les croirait faites pour le grand écran. Ensuite, le son : il est superbe. D'accord, pas de 5.1 ici, mais ce n'est pas nécessaire, puisqu'il s'agit essentiellement de musique et d'interviews. Ce bon vieux dolby stereo est donc amplement suffisant, pour peu que votre lecteur ou votre télévision soit branché sur votre chaîne hi-fi. Mais assez parlé technique, voyons un peu le contenu. Les "téléastes" ont parcouru plusieurs états incluant le Mississipi, le Texas, la Floride, celui de Chicago pour recueillir des documents inédits où l'on peu se régaler avec tour à tour les Campbell Brothers, Willie Neal Johnson and the Gospel Keynotes, The Helping Hand Gospel Singers, Ethel Holloway, Elder Roma Wilson ou Audrey Ghent and Friends. Parler de ferveur serait ici un véritable euphémisme. L'incroyable énergie, la sincère générosité des intervenants aurait de quoi booster le plus anémique des non-croyants, bien mieux que votre dose matinale de caféïne ou toute autre substance légale ou illégale. Mais tout ce dynamisme ne serait rien sans l'exceptionnelle qualité de la musique présentée. On peut en effet remercier Régine Abadia et Joseph Licidé de n'avoir pas choisi les plus ringards des interprètes du genre, car il en existe malheureusement aussi. Non, c'est bien la crème du Gospel actuel qu'ils sont allés chercher pour nous - car c'est une autre des qualités de cette oeuvre que de nous proposer un gospel contemporain, vivant et ô combien efficace. Alors les propos parfois à la limite de l'intégrisme des frères Campbell,  ou l'insistance avec laquelle tous tiennent à faire la différence avec le blues au point que c'en devient amusant, voilà qui est largement compensé par l'incroyable swing de leur lap steel et pedal steel guitars, la formidable conviction de ces chants, la profonde vérité de cet harmonica qui n'est pas sans rappeler la musique profane d'un Sonny Terry. Il est toujours difficile de tenter de mettre en mots l'émotion provoquée à la vue d'un tel documentaire, d'exprimer l'enthousiasme communicatif de gens qui malgré les barrières ethniques, géographiques et culturelles, parviennent à vous toucher suffisamment profondément pour vous rappeler qu'au fond, nous sommes les mêmes, tous des êtres humains. Non, pas évident de tenter de l'écrire sans risquer de tomber dans un discours grandiloquent  et, sans doute, bien en deçà de ce que l'on éprouve réelllement. Aussi tout ce que l'on pourrait dire en guise d'éloge de ce DVD, c'est de vous le recommander pour le voir par vous-mêmes, le revoir, et, croyant ou pas, en nourrir votre âme. Carrément. René MALINES-ROLLIN & TUMBLIN




Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...