MICHEL ONFRAY - PHILOSOPHE ICI ET MAINTENANT - DVD NTSC

Suivi de la conférence "Le rire de Démocrite"""

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Artiste MICHEL ONFRAY
Format : DVD
Nombre de CDs : 1


25,99 € TTC

FA4018

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Le film d’Elisabeth Kapnist dévoile habilement la personnalité de Michel Onfray en présentant à la fois le philosophe et l’homme. A l’inverse de l’approche courante, qui consiste à lire l’oeuvre pour comprendre la pensée du philosophe, ce documentaire nous propose de connaître l’homme pour comprendre sa philosophie. C’est ainsi, dans cette mise en relation avec le réel, que la philosophie est rendue accessible. La réalisatrice filme Michel Onfray dans son quotidien : à son domicile où l’on voit le philosophe artisan dans son processus de fabrication (lectures, collectage, recensement, réflexion, plan de cours, écriture…), mais encore face au public des cours de l’Université populaire, dans des conférences publiques à Paris où nous le voyons à l’oeuvre dans la diffusion de sa pensée.
Le film distille savamment des repères biographiques qui mettent en lumière la pensée de l’intellectuel et nous permettent de comprendre l’intégrité du philosophe militant. “Michel Onfray, philosophe, ici et maintenant” se regarde avec le même plaisir qu’une fiction et donne des clés d’accès à l’ensemble de son oeuvre.
Patrick Frémeaux

Longtemps je me suis demandée comment aborder l’homme pour restituer un peu de sa vérité, aller au-delà du cliché du philosophe très médiatique et éclairer en demi-teinte les zones d’ombre…
Élisabeth Kapnist

"ONFRAY (Michel) : Philosophe français (Chambois, Orne, 1959). Fondateur de l'Université populaire à Caen en 2002, il se réclame de l'héritage des cyniques antiques, d'Aristippe de Cyrène du matérialisme sensualiste de La Mettrie, ainsi que de Nietzsche (La Sagesse tragique : du bon usage de Nietzsche, 2006) et prône une philosophie de l'hédonisme (L'Art de jouir : pour un matérialisme hédoniste, 1991 ; Journal hédoniste, 4 tomes, 1996 - 2007) reposant sur l'exaltation des sens, notamment le goût (La Raison gourmande, 1995). II se fait également le partisan d'un athéisme virulent Traité d'athéologie, 2005) et d'un individualisme libertaire. il écrit également une Contre Histoire de la philosophie."
Le Robert des noms propres, p 1669

Droits : Frémeaux & Associés en accord Cinétévé et Arte. Un film d'Elisabeth Kapnist.

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Michel Onfray, Philosophe, ici et maintenant

Cinétévé et Frémeaux & Associés Télévisions présentent 

Michel Onfray, Philosophe, ici et maintenant

Un film d’Élisabeth KAPNIST
Suivi de : “Le Rire de Démocrite” (conférence intégrale)  





Longtemps je me suis deman­dée comment aborder l’hom­me pour restituer un peu de sa vérité, aller au-delà du cliché du philosophe très médiatique et éclairer en demi-teinte les zones d’ombre. Je ne suis pas journaliste – il ne les aime pas beaucoup – je n’avais donc pas l’in­ten­tion de faire un énième repor­tage sur lui mais un documentaire nourri de réflexions, de silence, de questionnement, de respiration.  Quand je commence un film, je ne suis sûre de rien : je cherche, je m’interroge, je me nourris de lectures, j’attends les intuitions. Une question revenait comme une obsession : qu’est-ce qu’une vie philosophique ? Première rencontre à Argentan. Nous avons parlé plus de quatre heures : de lui, de moi, du film en­core en ger­me. Il était d’accord pour se lancer dans ce pro­jet. J’ai senti que j’a­vais sa confiance. La balle était dans mon camp, à moi de jouer. Jouer – justement. J’ai l’esprit ludique. Je cherchais un moyen de casser la situation classique des entretiens – questions –réponses. Je voulais entraîner Onfray sur un terrain plus glissant, plus imprévi­sible, moins convenu – ce qui me semble en adéquation avec la singularité qui le caractérise. Aller voir du côté de la parole autre. Il vit avec les mots, il les fait danser avec virtuosité et jubilation : alors j’ai imaginé un jeu de 32 cartes, un jeu de lettres, un jeu de l’être. Des lettres qui renvoient à des mots : le E pour Ecriture, mais aussi Ethique, Ephémère, le M pour Mélan­colie, Musique, et puis le A de Amitié, Ascèse, et ainsi à l’infini au gré des cartes dans une association totalement libre : du Corps au Rire, de la Solitude à la Vérité, de la Jouissance à Dieu.  Tous ces mots choisis avaient un lien étroit avec son engagement exis­tentiel et philosophique. A lui de les assembler ou de les opposer, de leur donner du sens, de les faire vivre ensemble toujours en résonance avec son histoire, son rapport au monde – comme des fragments d’ar­chipel. Une sorte de partition libre où se mêlent l’intime et le philo­sophique – de la vie à la pensée dans un mouvement de va et vient créatif. Ce qui correspond précisément à son engagement éthique : On pense sa vie, on vit sa pensée. Pas de dicho­tomie entre une œuvre philo­sophique et son existence. Même si nous savons tous que le secret des êtres reste inac­cessible, il est tentant de s’en approcher, de se mettre à l’écoute d’une parole philosophique hédoniste gardée par une éthique exigeante. Ce n’est pas par hasard qu’un public si nombreux assiste chaque lundi aux cours de l’Université Populaire de Caen. Son gai savoir est une belle réponse à ce désir d’apprendre et de comprendre.  Tous les morceaux du puzzle réunis, il ne restait plus qu’à les assembler pour composer le portrait d’un homme qui ne cesse de sculpter sa propre vie. Faire de sa vie une œuvre d’art. 
Elisabeth Kapnist
Février 2009
© 2009 Frémeaux & Associés 

Témoignage de Jean-Paul Enthoven, 
éditeur de Michel Onfray chez Grasset
Toujours, je me souviendrai de cet après-midi de septembre, voici une vingtaine d’années, lorsque je rencontrai Michel Onfray pour la première fois. Il m’avait envoyé un manuscrit par la poste ; j’avais été impressionné par la vigueur de son texte; il fallait qu’on se parle, que j’aie devant moi l’étrange personnage qui semblait tenir Diogène et Nietzsche pour ses contemporains les plus vivants. J’avais été troublé, surtout, par les mots si simples, si transparents, qui tissaient cette prose, et qui vibraient avec une authenticité dont l’époque (éprise de frime et de toc), ainsi que mon métier d’éditeur (une excellente école de dépit), m’avaient fait perdre le goût.  L’homme que je vis alors ne ressemblait à personne : il était fier et humble, intransigeant et doux, heureux et pessimiste. Son manuscrit traitait, je crois, des manies alimentaires des philosophes (Sartre et les huîtres, etc…), mais n’en restait pas là : d’emblée, ce jeune auteur (il n’avait encore publié qu’un essai sur Georges Palante) avait l’intention d’enraciner les visions du monde et les concepts dans des corps épris, ascétiques ou jouisseurs. Il voulait, mais oui, prouver que les idées ne sont pas des nuées vaporisées par de grands esprits, mais des substances inscrites dans la chair et éventuellement ratifiées par une biographie. Aussitôt, entre nous, il y eut le miracle d’une amitié où l’on se voussoie, où l’on tolère ses différences, où l’on trouve de chic la bonne distance entre l’intimité (qui use autant que la passion) et l’éloignement (qui éteint la tendresse). Michel habitait en Normandie ; j’étais une caricature de parisien ; rien ne s’opposait, dès lors, à ce qu’une complicité durable s’établisse en nous.  Vingt ans plus tard, cette complicité reste l’une des plus délicieuse surprise de ma vie. Bien sûr, Michel creusa très vite son sillon. Il s’y employa même avec une fécondité, une obstination, qui m’ont souvent déconcerté : d’où lui venait, d’où lui vient, cette énergie d’écrivain ? Pourquoi cette abondance de livres ? Cette urgence à dire ? Il serait trop facile d’indexer ce tempérament impatient sur une jeunesse fragile (un infarctus à vingt ans), ou sur l’ambition d’un homme-de-lettres pressé de rafler honneurs ou profits. Non, ce n’était pas cela : il y avait, chez Michel Onfray, le simple désir de bâtir quelque chose de cohérent, de battre en brèche les idoles en circulation (religion, platonisme, mortification, idéalisme fourbe…), et de hâter, dans l’existence de chacun, l’avènement d’une vraie joie. Au passage, je pus vérifier en maintes circonstances, que Michel haïssait la déloyauté, qu’il voulait rester fidèle aux siens, qu’il était d’une prévenance amicale sans pareille, qu’il se déplaçait sous un ciel désenchanté et vide - mais éclairé par une certaine idée de la fraternité et de la délicatesse. Le système mit un certain temps, on s’en doute, à comprendre qu’il tenait là un prototype inhabituel : sans concession pour les jeux médiatiques, mais pas phobique pour autant à l’endroit des lucarnes hertziennes ou câblées. Michel avait juste envie d’être lui-même en toutes circonstances, sans ménager ni brutaliser l’adversaire, et soucieux avant tout de produire des idées dont sa vie quotidienne serait comptable. Le succès, par la suite, n’a rien changé à ce dispositif originel : cet auteur de best-sellers continue de mépriser l’argent ; cet athée est plus miséricordieux que la plupart des dévots ; cet hédoniste aurait pu fréquenter les premiers disciples de Jansénius ; ce nietzschéen a le souci des faibles.  Tout cela, au bout du compte, a fabriqué un être rare que je retrouve, dans ce film, tel qu’il m’est toujours apparu. Ecoutez sa voix si égale : elle est à son image, faite de tempérance et de colère contenue. Et observez son visage rieur et grave comme sa métaphysique. Michel Onfray est le philosophe le plus homogène à lui-même qu’il m’ait été donné de connaître. Cela ne plait pas à tout le monde ? Eh bien, on s’y fera… 
Jean-Paul Enthoven
© 2009 Frémeaux & Associés Télévisions
© 2009 Groupe Frémeaux-Colombini SAS – Cinétévé – Arte – Michel Onfray – Grasset – UP de Caen 

Ce DVD contient :
• Michel Onfray, philosophe, ici et maintenant.
Un film d’Élisabeth Kapnist (52 minutes)
Œuvres musicales utilisées dans la bande son du documentaire :
- The End of the line, A (John Fiddy / Sammy Burdson), disque Sonoton SCD045823
- Sonate en sol majeur L 349 (Domenico Scarlatti), Sonia Classics SONI053702
- Concerto italien en fa majeur BWV 971, Andante (Johann Sebastian Bach) Sonia Classics SONI041605
- Sonate en Fa majeur L 188 (Domenico Scarlatti) Sonia Classics SONI053712
- Discovery (Martyn Swain) Cavendish CAVC0254421
- Ice queen (Laura Rossi) Cavendish CAVC025025
- Concerto italien en Fa-Majeur BWV 971
- Allegro vivace (Johann Sebastian Bach) Just Classics PCM0933 
• Compléments inédits, le jeu de carte (24 minutes)
• Le Rire de Démocrite. Conférence intégrale de Michel Onfray (65 minutes)  

VOIR Michel Onfray, Philosophe, ici et maintenant (DVD) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




« Homme et philosophe » par l’Alsace

Plutôt que l’approche courante qui consiste à lire l’œuvre pour comprendre la pensée du philosophe, Elisabeth Kapnist est allée à la rencontre de l’homme dans son quotidien ou face au public de ses cours à l’Université populaire pour rendre la philosophie accessible. « Michel Onfray, Philosophe ici et maintenant » se regarde comme une (bonne) fiction et permet d’aller au-delà du cliché du philosophe médiatique. En bonus notamment l’intégralité de la conférence inédite sur « Le rire de Démocrite ».
L’ALSACE




"... le sens presque originel de sa vie philosophique" par Télérama

"Sur ce philosophe rebelle et souvent polémique, voici un documentaire paisible. Un regard fin sans être chichiteux, simple sans superficialité, affectueux pour son sujet sans tomber dans la vie de saint... ce qui aurait été un comble pour Michel Onfray, ce chantre d'un athéisme tranquille. Souvent, la télévision renonce aux images pour filmer un philosophe : un type assis à son bureau, au milieu des livres, et il parle indéfiniment en plan fixe. De ce film-là, on remarque la qualité des lumières et des cadres. Le philosophe parle (toujours limpide), lit, écrit, enseigne, conduit sa voiture, marche dans la forêt. Rien d'exceptionnel au fond, mais les images parlent elles aussi et disent, mieux que lui-même parfois, le sens presque originel de sa vie philosophique : son ancrage dans son village natal de l'Orne raconte sa fidélité à lui-même, c'est-à-dire aux siens, à son destin de fils de pauvres, à ses colères d'enfance et d'adolescence. C'est avec cette insistance à rester entièrement là, et « de là », qu'il se consacre (bénévolement) à l'Université populaire, qu'il a créée à Caen en 2002. Etrange hédoniste, ascétique et grave, pressé par une urgence que lui seul connaît, il écrit, parle, transmet, comme submergé par un flux dont il se dit lui-même « le spectateur étonné »."
par Catherine PORTEVIN - TELERAMA




« L’art de construire sa propre liberté » par Les Inrockuptibles

Une pensée existentielle qui conjure la mélancolie, prône l’hédonisme, invite à la rébellion et à l’art de construire sa propre liberté : dans ce portrait , on retrouve les lignes de forces de la pensée du philosophe. Sa confession, sincère et vivante, révèle ses méthodes et son envie réelle d’en découdre avec les bien-pensants. LES INROCKUPTIBLES




« C’est touché que l’on en sort » Par L’Humanité

« Un portrait de Michel Onfray. Un angle intimiste. Un client pudique mais généreux. Voilà les ingrédients de ce joli documentaire consacré à un philosophe médiatique mais finalement méconnu en dehors des sentiers de son abondante bibliographie. Le film est réussi en ce qu’il  confronte  le parcours improbable d’un homme, venu à la philosophie car la SNCF n’a pas voulu de lui, à la pensée des philosophes majeurs de son univers. Il est pertinent également en ce qu’il obtient de son sujet  un consentement sans arrière-pensées. Il doit y avoir confiance entre Michel Onfray et la réalisatrice puisqu’il se livre brut à la caméra sans être obsédé par la volonté de présenter son meilleur profil. Si l’on finit par sourire du sérieux avec lequel Onfray envisage l’entreprise du portrait et de la pointe de coquetterie que l’on y dénote, c’est touché que l’on en sort. Rassurant pour le commun des mortels de constater qu’un penseur est avant tout un homme. »
Par M.Be – L’HUMANITÉ




« Un jouisseur de l’ici et maintenant » par Le Monde

« Invité en 2008 au théâtre du Rond-Point à Paris, Michel Onfray introduit par ces mots sa conférence sur « Le rire de résistance » : « Je suis très heureux de cette invitation : je viens de faire paraître mon cinquantième livre ; je vais bientôt avoir 50 ans ; je suis traduit en 26 ou 27 langues ; ça fait dix-neuf ans que j’ai publié mon premier livre… Et c’est la deuxième fois qu’on m’invite à Paris. » Une conférence à l’issue de laquelle une femme lui fait d’ailleurs remarquer que, parmi les différents types de rire de résistance qu’il vient d’évoquer, il en a oublié un : le rire de soi… Il est heureux que la réalisatrice Elisabeth Kapnist ait retenu cette séquence dans son documentaire Michel Onfray, philosophe ici et maintenant (coproduit par Arte France et Cinétévé). En effet, on ne saurait dire que le philosophe est ignoré : à défaut d’être invité à donner des cours à Paris. Michel Onfray est une des personnalités les plus médiatisées dans sa discipline… Autant dire que l’on retrouve dans ce propos introductif ce qui, dans la verve de Michel Onfray, relève parfois de l’irritation, de la colère, voire du ressentiment… Ce qu’aucune autre séquence ne permet de déceler, dans ce documentaire en forme d’autoportrait.
Fils de pauvres pour toujours. Outre des « improvisations » sur quelques thèmes (la vie, l’amour, Dieu, etc.) en lien avec l’œuvre d’un philosophe (Nietzsche, Spinoza, Montaigne), Michel Onfray est avant tout invité, ici, à faire le pont entre ses choix de vie et ses parents, l’orphelinat où il fut placé, la découverte de la lecture (« On quitte l’enfer, avec le livre. »), puis son entrée en philosophie. Avant que déjà « rebelle et jouisseur », il ne publie son premier livre en philosophie, en 1989 : Le Ventre des philosophes, critique de la raison diététique, et bien avant qu’il ne fonde avec d’autres, en 2002, près de chez lui, à Caen, une « université populaire » ouverte à tous- et qui fait le plein - pour y transmettre une contre-histoire de la philosophie, à la façon d’un conteur. Né très pauvre, et restant pour toujours « un  enfant de pauvres », l’homme explique qu’il lui paraît «  viscéralement impossible » de faire autrement que d’être « du côté des oubliés et des négligés ». Ce qui, explique-t-il, fait de lui un « révolté » à jamais – parfois jusqu’à l’intransigeance -, mais aussi un jouisseur de l’ici et maintenant, sachant qu’il a depuis longtemps « réglé son compte » à Dieu. »
Par Martine Delahaye – Le MONDE




« Un autre philosophe illumine de sa pensée le catalogue des éditions Frémeaux & Associés » par Page

« Un autre philosophe illumine de sa pensée le catalogue des éditions Frémeaux & Associés. Dans son film Michel Onfray, philosophe, ici et maintenant, Élisabeth Kapnist dresse un portrait de l’homme dans son quotidien, chez lui au travail et en cours devant un public d’étudiants, en même temps qu’elle fournit des clés pour appréhender son œuvre. »
Par PAGE




"Drôle, clair, limpide, voilà le philosophe rebelle" par Le Journal du Médecin

"Joli portrait d’un philosophe nouveau (et pas un nouveau philosophe) qui en vingt ans s’est fait un nom par son discours contestataire, et forcément contesté…
Volontiers polémique et provocateur dans les idées qu’il développe, Michel Onfray s’est laissé tiré le portrait par Élisabeth Kapnist qui nous le montre chez lui, à Argentan, petit village de Normandie où il est né et où il vit toujours. Fils d’un ouvrier agricole et d’une femme de ménage qui décède (un suicide ? Il l’évoque en une phrase) lorsqu’il a dix ans, le jeune orphelin qu’il est alors connaît le pensionnat d’une institution catholique, un dortoir de cent trente garçons et les livres qui lui permettent d’échapper à ce lieu de brimades et de crasse. Lui qui veut devenir chauffeur de train à dix-sept ans, est refoulé par la SNCF et voici le jeune Michel entrant à l’université de Caen, où il enseigne aujourd’hui…
Drôle, clair, limpide, voilà le philosophe rebelle qui appelle à la résistance et dont le vieux coiffeur anarchiste du village a marqué le front (et les cheveux) de manière indélébile. Il a « l’orgueil noble », selon son éditeur Jean-Paul Enthoven, « un grand cœur et peut faire preuve de raideur et d’intransigeance ». Cet homme que le père de Raphaël Enthoven, philosophe également, définit comme bon et désireux que les autres soient heureux, vit pleinement sa vie d’épicurien travaillé par l’urgence. Car, chantre de l’immanence, il sait la vie courte, lui qui, victime d’une crise cardiaque à 28 ans, fut ensuite saisi par le virus de l’écriture, qui ne l’a pas quitté depuis. Un philosophe engagé qui, suite à l’irruption de l’extrême-droite au second tour de la présidentielle de 2002, démissionne de l’Éducation nationale pour fonder l’Université populaire de Caen où tous les lundis, de septembre à juin, il donne depuis un cours – bénévole (une heure de cours lui demande trente heures de travail, explique-t-il dans le film) – de contre-histoire de la philosophie qui après avoir dézingué Freud il y a de cela deux ans, ridiculisera Lacan lors de son dernier cours de juin 2010… Émaillé d’apartés théoriques, le portrait favorable mais pas hagiographique qu’en fait Élisabeth Kapnist lève un peu le voile sur les motivations de cet infatigable pédagogue, intellectuel fier de ses racines pauvres et qui au niveau intellectuel préfère Nietzsche aux niches…"
Par Dr. J - LE JOURNAL DU MÉDECIN 




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