MOUNE DE RIVEL

JOIE ET NOSTALGIE CREOLE

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Livret : 16 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA438

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Beaucoup de sentiment, de nostalgie dans ces airs, souvent en mode mineur, mais aussi beaucoup de joie et d’espoir car, après la pluie, les arcs-en-ciel aux Antilles ne sont-ils pas les plus beaux du monde ? L’interprétation que tu nous donnes de tout cela nous réchauffe et nous réjouit le coeur, comme tu n’as jamais cessé de le faire depuis toujours. Ta voix, bien sûr, a changé par rapport aux disques que certains ont pu entendre il y a vingt ou trente ans. Mais elle n’a rien perdu de son pouvoir évocateur, de sa séduction, ni de sa charge émotionnelle. Le voile impalpable qui la pare aujourd’hui, lui donne cet attrait supplémentaire : des inflexions furtives, une vibration singulière qui entre en résonance avec je ne sais quelle corde sensible, secrètement enfouie au plus profond de notre être.
Jean-Pierre Meunier
 
Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS en accord avec Moune de Virel (Pseudo : Moune de Rivel) - Recommandé par RFO. (Collection biguine antilles patrimoine créole, French west indies, Cultures caribéennes, caraîbes).

Distribution Antilles : Hibiscus et Librairie Antillaise - Distribution France : Nocturne."
EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 CE CON CA OU YE - DE RIVEL03'58
02 CHOUCOUNE - DE RIVEL04'29
03 OU BELLE - DE RIVEL03'50
04 MAM ZELLE KA OU TINI - DE RIVEL06'10
05 CAROLINE - DE RIVEL03'53
06 LA PLI KA TOMBE - DE RIVEL04'27
07 ABANDON - DE RIVEL04'41
08 FANM MARTINIK DOU - DE RIVEL03'41
09 SEULE SUR LA PLAGE - DE RIVEL03'08
10 LA GUADELOUPEENNE - DE RIVEL04'39
11 A MORNE A L EAU - DE RIVEL03'29
12 MAIS CA PAS POSSIBLE - DE RIVEL02'31
13 LA GREVE BARRE MOIN - DE RIVEL04'22
14 ADIEU FOULARDS - DE RIVEL04'14
"Moune De Rivel" par Epok

“Autobiographie musicale émouvante de la grande dame de la chanson guadeloupéenne.” Gérald ARNO, EPOK




"Moune de Rivel chante à la radio" par Hélène Hazéra

"Madame Moune de Rivel, à quatre-vingt quatre ans, est une des gloires de la chanson antillaise, et de la chanson tout court."   Par Hélène HAZERA  © FRANCE CULTURE


"Madame Moune de Rivel, à quatre-vingt quatre ans, est une des gloires de la chanson antillaise, et de la chanson tout court. A l'occasion de la sortie de son dernier album "joie et nostalgie créole" (chez Fremeaux et Associés) nous avons entrepris une exploration de ses archives radio."   Par Hélène HAZERA  © FRANCE CULTURE




"The result is an excellent recording" by Norman Darwen

Moune De Rivel is one of the most important figures in recorded Antillean music, having first appeared on 78 rpm discs in 1944. She recorded this set in 2000, and there is still a great passion and joie-de-vivre to her voice. She remakes many of the great biguines and folksongs of Guadeloupe - some of which were written by Moune's mother, Fernande De Virel, others by friends and acquaintances - and is accompanied by an extremely sympathetic band. Try to hear her earlier recordings - also available from Frémeaux - as her voice was more flexible then, but for this CD flexibility gives way to experience. The exchange is a fair one and the result is an excellent recording." Norman DARWEN- AMAZON.CO.UK




« El sonido de cabaret » par World Music

Moune de Rivel, un nombre que tiene todo el sol del Caribe, aromas de vainilla y canela, pasado de corsarios y filibusteros ; una mujer que consagró su vida entera a  dar a conocer, a respetar y amar un patrimonio musical incomparable : el de la mùsica antillana. Con este disco, además de sus increíbles cualidades musicales, la intérpete nos brinda, como suele suceder en estos casos, una obra de valor añadido al meramente artístico : unamuestra documental de la cultura antillana. Pero claro, además, su voz seductora de vibraciones singulares, curtida en el sonido de cabaret que nos muestra a la perfección en este trabajo nos hará soñar con el arco iris de las Antillas, que dicen el más hermoso del mundo.
Antonio AGUIRRE-WORLD MUSIC




« Un jazz plus suave » par Trad Magazine

Moune de  Rivel est la fille de Fernande de Rivel qui, au début des années 30, était pianiste dans l’orchestre du « Tagada Biguine », cabaret à Montparnasse du du clarinettiste Stellio, Moune, qui a commencé peu après sa carrière, est connue surtout, même si elle a constamment voyagé, comme une figure de « La canne à Sucre », dans le même quartier, de 1945, aux côtés de Pierrre Louiss, à 1996. L’enregistrement vaut par le charme des inflexions d’une voix imprégnée de chant Antillais, mais surtout rompue au style exotique des cabarets, phrasant avec sensualité le créole des paroles. Les chansons aussi sont intéressantes (comme « La grève barré moin » d’une autre célébrité antillaise féminine, Léona Gabriel). Beaucoup de charme. Depuis Stellio, le style a évolué, l’influence d’un jazz plus suave et lisse est sensible. Frémeaux a toujours le sens de l’hommage.
Claude RIBOUILLAULT-TRAD MAGAZINE




« Le bonheur de Moune de Rivel » par Alizés

Á 82 ans, la grande dame de la chanson traditionnelle créole sort un nouvel album Joie et nostalgie créoles. Fidèle amie de l’Aumônerie, Moune a reçu Alizés en toute simplicité, dans son appartement de Montparnasse à Paris où elle vit depuis 60 ans. Elle raconte son bonheur de vivre et de chanter. « Je me suis toujours considérée comme une femme heureuse ». D’emblée, Moune de Rivel fait part de son optimisme et de sa joie de vivre. Un bonheur tout simple qui passe nécessairement par la musique créole. « J’adore la musique mais ma vraie passion, héritée de ma mère, c’est la musique créole ».Ce n’est pas un hasard su Joies et Nostalgies Créoles est dédié à sa mère. Fernande de Virel, auteur compositeur interprète, premier prix de Conservatoire. Là où d’autres femmes se seraient montrées réticentes, la mère de Moune a toujours applaudi et encouragé le penchant de sa fille pour la musique. Son père, Jean-Louis Baghio’o était lui aussi amateur de beaux accords. « Il disait toujours : Je chante faux mais j’entends juste » sourit encore sa fille. De ses parents, outre l’humour, Moune a gardé une philosophie de la vie. « Dans ma famille, nous essayions toujours de vivre en face à la vie et d’affronter l’adversité. Cela m’est resté ». Moune a connu des moments difficiles. La Guerre, l’Occupation alors qu’elle était déjà installée à Paris, cinq enfants à élever…Femme forte et digne, résolument optimiste, elle ne s’est jamais découragée, portée par l’amour de son art et le bonheur de chanter.Mais que l’on ne s’y trompe pas. Si la musique est pour Moune de Rivel source de plaisir, elle n’en est pas moins un réel travail. Lorsque, au piano, une harmonie « ne vient pas » l’artiste cherche alors, en travaillant ses mélodies jusqu’à trouver le bon accord, la note juste. C’est là que réside toute l’exigence de son métier. Car Moune est une perfectionniste qui ne s’autorise aucune fausse note. Pour mieux illustrer son propos, elle s’installe au piano. Et là, dans son salon,, montent les notes claires et rythmées, et sa voix indéfinissable et si émouvante chante : « Adieu Marie-Galante ». Moment unique où pendant un instant, le temps s’arrête. C’est à ce travail, sans cesse à renouveler, que Moune consacre toute son énergie. Cette même énergie qui lui a permis de mener à bien un projet qui lui tenait à cœur depuis plusieurs années : créer à Paris le premier conservatoire des musiques créoles. C’est chose faite en 1995. Son seul regret : avoir commencé trop tard. Quand le conservatoire (88 rue de la Jonquière, Paris 17ème) voit le jour en 1995, Moune en rêvait depuis 40 ans. « Mais personne n’y croyait » se souvient-elle. Aujourd’hui, si elle ne dirige plus elle-même ce conservatoire, son œuvre de transmission se poursuit et la relève est assurée. Après Igo Dané qui a conduit un temps les activités du conservatoire, c’est au tour de Victor Poteau-Geoffroy de prendre en charge le passage du savoir et des traditions. « Une Guadeloupéenne, un Martiniquais et maintenant un Guyanais » se réjouit-elle, « le conservatoire ne pouvait rêver plus belle succession ».Le bonheur de Madame de Rivel fait chaud au cœur. Son optimisme obstiné et son amour de la vie sont une belle leçon de persévérance. Infatigable, elle a des projets plein la tête. Outre les interviews qu’elle accorde pour cet album et les vendredis soirs où elle anime le restaurant antillais le Flamboyant à Paris, Moune a la ferme intention d’organiser un concert pour partager Joie et Nostalgie créoles avec son public et tous ses amis. Et il suffit de l’avoir vue sur scène une seule fois pour savoir que c’est son lieu de prédilection. Elle y défie le temps avec un brio et une énergie époustouflants.Joie et nostalgie créole est à écouter sans faute car il est l’album témoignage d’une vie entière consacrée à la musique créole. « Une musique qui transporte notre image dans le monde entier. Du Zouk au Gwo Ka, la musique créole permet de sortir de la misère, du manque de respect d’un homme à un autre homme… »  s’enthousiasme Moune, ambassadrice convaincue qui a voyagé aux quatre coins du monde. « Issue de l’esclavage, cette musique démontre que l’être humain est capable de sortir de tout » considère t-elle encore. Ce dernier album est l’image même de son auteur, tout en générosité. Des standards (La grèv baré mwen, Fanm Matinik dou, Choucoune), des créations de Moune elle-même (Seule sur la plage, A morne à l’eau…) et des créations de sa mère, Fernande de Rivel, (Sé kon sa ou yé, Mam’zelle ka ou tini ?), le tout mêlé dans un savant dosage de rythmes et de « couleurs » créoles. Du plaisir à l’état pur, entre joie et nostalgie. Moune s’accompagne au piano ou à la guitare mais elle s’est aussi entouréé de musiciens de renom comme Clément Légitimus, « Ti Marcel »Louis Joseph, Jean-Pierre Ismaêl ou son neveu guitariste Ghio’o Baghio’o, qu’elle a personnellement initié à la biguine…
Léa ROBOAM-ALIZÉS




«Rencontre » par Amina

Une carrière musicale et artistique hors du commun. Une vie consacrée à faire aimer dans le monde la chanson créole. Moune de Rivel est décidément une référence. Née il y a quatre-vingt-deux ans dans une famille de musiciens, Moune de Rivel est la fille de Fernande de Rivel, compositrice, pianiste et violoniste. C’est grâce à elle que la jeune fille de 13 ans débute sa carrière dans un restaurant russe de Montparnasse : le « Cabaret des Fleurs ». Deux fois, chaque soir, elle y interprète les chansons créoles de sa mère, au piano. Elle est ensuite engagée à la « Boule Blanche », le cabaret antillais de la rue Vavin. Et commence à être connue à Montparnasse. De 1945 à sa fermeture en 1996. Pendant cette période, elle se rendra également au « Café Society » de New York. Elle séduit les Américains et reste deux ans au lieu de deux mois initialement prévus. La Finlande, la Suisse, l’Allemagne, le reste de l’Europe et l’Afrique n’ont pas été insensibles à sa voix. Moune de Rivel est passée par plusieurs cabarets, fait du cinéma, de la radio, de la télé et produit de nombreux spectacles folkloriques. Pas surprenant, que cette grande dame de la chanson créole ait été décorée une quinzaine de fois…
Celle qui se plaît à être la voix de toutes les chansons créoles vient de sortir « Joie et Nostalgie Créoles ». Un album évènement. Dédié à sa mère, Fernande de Rivel. En quatorze titres, les plus beaux morceaux créoles sont interprétés. De la Guadeloupe et de la Martinique, bien sûr, mais aussi de la Guyane, de la Réunion et de l’Ile Maurice. Rencontre.
Renée Mendy-Ongoudou : « Joie et Nostalgie Créoles » semble rassembler les plus belles chansons créoles. Parlez-nous de la naissance de cet album ?
Moune de Rivel :C’est un Cd qui comprend quatorze chants qui viennent de cinq pays différents : Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion et Haïti. Quatre chansons sont de ma mère. La raison de ce disque c’est »Mam’zelle Ka Ou Tini » (Ndlr : Mademoiselle, qu’avez-vous à pleurer ainsi ?). Un texte très poétique et mélancolique. L’album comprend également des textes très gais et mouvementés. J’ai travaillé avec de grands musiciens de la Martinique et d la Guadeloupe, Georges-Edouard Nouel, Marcel Louis-Joseph, Clément Légitimus, Carlos Bartouche, Jean-Pierre Ismaël.
RMO : « Mam’Zelle Ka Ou Tini » a été écrit par votre mère en 1901…
MDR : J’ai toujours chanté ce titre. En principe, j’ai presque toujours chanté les chansons de ma mère. Que ce soit aux Antilles, en Finlande, en Afrique, en Amérique. A New York, cela surprenait d’entendre une femme noire, après l’occupation Allemande, chanter des chansons créoles. J’ai toujours refusé de chanter du jazz. Même si j’adore cela, j’ai voulu garder mon étiquette de chanteuse de vieilles chansons créoles et mon authenticité. Je ne chante pas de chansons modernes afin de préserver notre patrimoine. A mon retour, d’Amérique, je me suis rendue à la Martinique et je n’ai pas voulu non plus changer de répertoire.
RMO : Combien êtes-vous d’artistes à chanter ce que vous qualifiez de chansons créoles authentiques ?
MDR : Au jour d’aujourd’hui,il y en a un bon nombre. Alors qu’il y a vingt ou trente ans, ils n’osaient pas. Nous étions très peu nombreux à chanter la chanson créole. Par exemple, Léonard Gabrielle a été une très grande chanteuse. Je me souviens, j’avais cinq ans lorsqu’elle venait prendre des leçons chez maman. Autrefois, rares étaient ceux qui apprenaient le solfège. Certains ne connaissaient pas une seule note de musique, mais ils jouaient comme de grands chefs. Quelqu’un comme Jenny Alpha s’est battue pour que la jeunesse reste créole. Elle est créole dans son âme même, lorsqu’elle parle créole. Elle apporte toute la culture créole.
RMO : Vous êtes la première à avoir créé un petit Conservatoire de la chanson créole…
MDR : En effet, ce petit conservatoire me tenait tellement à cœur. Il a vu le jour en 1995, au Centre Culturel Municipal de la Jonquière à Paris 17ème. Nous essayons de transmettre aux élèves l’essence de la musique traditionnelle. C’est d’ailleurs avec certains des enfants (Ndlr : Cynthia Anaïs, Laurent Michal, Sophie Rénia, Géraldine sorbon) du Conservatoire, que j’interprète la chanson Guyanaise des pêcheurs, de Victor Poteu-Geoffroy : »La Pli Ka Tombé ». Le sixième titre de l’album. Avec les enfants, la musique créole a encore de beaux jours devant elle…
RMO : Que représente pour vous la joie et la nostalgie créoles ?
MDR : C’est la joie de vivre et la nostalgie de son île et de ceux qui sont là-bas. C’est aussi mon père et ma mère.
Quelques exemples de la joie à la nostalgie :
Titre 4 : »Mam Zelle Ka Ou  Tini » (Fernande de Rivel). Mademoiselle, qu’avez-vous à pleurer ainsi ? quelle est la cause de ce chagrin ? Monsieur, ne me demandez pas. On m’a abandonnée et je ne pense qu’à la mort..
Titre 10 : « La Guadeloupéenne » (Albert Lirvat, Abel Beauregard).
Voilà le bateau qui accoste, avec tous les nouveaux arrivants au pays. Que disent-ils tous à peine débarqués ? Que la Guadeloupéenne est une jolie fleur, une vraie poupée en or, toujours élégante et bien habillée. Impossible de résister !
Titre 14 : «Adieu foulards » (folklore, arrangements Fernande de Rivel).
Adieu Foulards ! Adieu bijoux ! Adieu tous mes cadeaux ! le bateau s’éloigne avec mon amoureux. Hélas ! Il est parti pour ne plus jamais revenir…
Renée MENDY-ONGOUNDOU - AMINA




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