THE GOLDEN GATE QUARTET

MADE IN RALEIGH, NC, USA

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Livret : 12 PAGES
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA452

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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« Clyde Wright, Terry François, Paul Brembly, Franck Davis (Livret : Jean Buzelin).

Créé en 1934, le Golden Gate Quartet a été un des emblèmes principaux de l’entrée de la musique afro-américaine dans l’histoire. Inventeur d’un genre musical à part entière, le quartet décide d’enregistrer ce nouveau disque à Raleigh tout près de Charlotte, la terre qui a nourri et fait grandir le Golden Gate Quartet. Sous la direction de Clyde Wright, 2e ténor depuis 1954, et Paul Brembly, baryton depuis 1971, le Groupe nous offre un lifting spectaculaire, avec un phrasé rap qui n’est tout simplement que la modernisation du style narratif, souligné par un mixage de couleurs sonores proche du son R’n’B actuel. Cette remise en question démontre que le plus célèbre ensemble vocal au monde est plus vivant que jamais tout en gardant l’esprit originel.
Patrick Frémeaux, Producteur

Don’t pray (Denver Wright-Denver A. Wright) • Hammering (Clyde Wright-Clyde Wright) • Child of god (Clyde Wright-Clyde Wright) • My pay (Clyde Wright-Clyde Wright) • I couldn’t hear nobody pray (Clyde Wright-Clyde Wright) • Bones bones bones (Golden Gate Quartet-Golden Gate Quartet) • Higher ground (Paul Brembly-Paul Brembly) • In that land (Clyde Wright-Clyde Wright) • Run on (Golden Gate Quartet-Golden Gate Quartet) • Religion (Clyde Wright-Clyde Wright) • Hours of de stress (Clyde Wright-Clyde Wright) • Joseph (Clyde Wright-Orlandus Wilson) - Wright/Wilson.
Droits : Groupe Frémeaux Colombini, CD et disques de Gospel et Negro spirituals, Art sacré noir américain.

Droits : Groupe Frémeaux Colombini SAS. Productions Frémeaux & Associés en accord avec le Golden Gate Quartet. Management : Christian Chartier. CD de gospel."
The Golden Gate Quartet FA 452

The Golden Gate Quartet

Made in Raleigh, North Carolina, U.S.A., Feb. 2002









1. Don’t pray 4’25
(Denver Wright-Denver A. Wright)
2. Hammering 3’18
(Clyde Wright-Clyde Wright) - Edition Frémeaux & Associés
3. Child of god 2’53
(Clyde Wright-Clyde Wright) - Edition Frémeaux & Associés
4. My pay 4’52
(Clyde Wright-Clyde Wright) - Edition Stratten
5. I couldn’t hear nobody pray 3’09
(Clyde Wright-Clyde Wright) - Edition Frémeaux & Associés
6. Bones bones bones 2’16
(Golden Gate Quartet-Golden Gate Quartet) - Edition Lido-Melodies
7. Higher ground 3’07
(Paul Brembly-Paul Brembly) - Edition Frémeaux & Associés
8. In that land 2’49
(Clyde Wright-Clyde Wright) - Edition Frémeaux & Associés
9. Run on 3’10
(Golden Gate Quartet-Golden Gate Quartet) - Edition Lido-Melodies
10. Religion 3’03
(Clyde Wright-Clyde Wright) - Edition Frémeaux & Associés
11. Hours of de stress 4’37
(Clyde Wright-Clyde Wright) - Edition Frémeaux & Associés
12. Joseph 3’40
(Clyde Wright-Orlandus Wilson) - Wright/Wilson, Edition Roba Musik Verlag GmbHArrangements vocaux : Clyde Wright

Appreciations and credits
• First I am thankful to God through Jesus Christ for 74 years of blessings, good health, no alcohol, no drugs or bad habits • For a wonderful Mother, who raised me with out my real father • For the man who gave me the start in my singing career professionally, at 17 years old : James Mc Lilly • For Orlandus Wilson leader of the Golden Gate Quartet in 1954 • For Dr. Jean Abitbol for taking care of my vocal cords for more than 20 years • For my sons, Denver André Wright who arranged all the musical arrangements on this new CD made in the U.S.A. Golden Gate Quartet 2000 • Mitchell Wright for his support, helping me to chose and advise on the vocal arrangements • For Paul Brembly for his confidence in the new direction which I am directing The Golden Gate Quartet.Last but no least, thanks to our million fans and friends around the world who have supported The Golden Gate Quartet over the past 67 years • We hope this new CD will make you happy when you are sad, lonely and blue • Amoung the variety of these songs, you will find the one “Just for you !” • So, just sit back, relax and enjoy yourself.God bless. Clyde Wright
Photo : Rick Crank

Septembre 1976, j’ai 10 ans, je rentre en sixième au collège et découvre dans la discothèque de mon père, un 45 tours du Golden Gate Quartet «Oh when the saints go marching in». Révélation avec Otis Redding, Louis Armstrong et Mahalia Jackson de la musique afro américaine qui me semblait plus riche que la disco, couleur radiophonique de l’époque. Comment pouvais-je savoir que ce groupe qui enchantait mon grand-père, allait 25 ans plus tard faire paraître leur nouveau disque dans ma propre maison d’édition. Comment me douter que la rencontre avec ce 45 tours allait m’obliger à soutenir l’édition du gospel européen et américain, et me contraindre à défaut d’être croyant, d’être en tout cas très pratiquant.Merci à Clyde de m’avoir permis de réaliser ce rêve d’enfant, et à Dieu pour la bonne santé qu’il aura accordé à Clyde qui de mon grand-père jusqu’à mon fils, inféodera quatre générations de Frémeaux à la ferveur du Golden Gate Quartet.
Patrick Frémeaux.

Merci aussi à Jean Buzelin qui me soutient depuis 10 ans dans la réédition patrimoniale du gospel avec talent et exégèse, et à Narcisse d’Almeida, fondateur du Festival de Gospel de Paris pour son travail de promotion du gospel européen.

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S’il fallait une preuve supplémentaire pour justifier l’entrée de la musique afro-américaine dans l’Histoire, malgré son caractère essentiellement improvisé, et donc fugace, et la disparition de la plupart de ses créateurs, cette preuve s’imposerait par l’existence de formations vocales ou musicales qui survivent à leurs membres fondateurs et font désormais figure d’institution au même titre que les orchestres symphoniques renommés et les grands quatuors à cordes classiques. Mais si les ensembles profanes (jazz, pop, soul, rock...) résistent mal à la dispersion de leurs membres, quelques-uns des plus fameux quartettes de negro spirituals (Dixie Hummingbirds, Soul Stirrers, Five Blind Boys, Sensational Nightingales, etc.), qui s’appuient sur un genre musical non sujet aux caprices des modes et du temps, ont su maintenir leur cohésion et leur existence malgré les départs et les décès car chacun a transmis la flamme au suivant, et ainsi de suite. C’est ce qui s’est passé au sein du plus célèbre d’entre eux et l’un des plus anciens, le Golden Gate Quartet où jeunes et plus âgés se sont toujours retrouvés sur des bases communes et dans la plus parfaite harmonie.Signant officiellement l’existence d’un groupe amateur créé dès 1930, le Golden Gate Jubilee Quartet est né sous ce nom à Norfolk (Virginie) en 1934. Deux ans plus tard, les ténors William Langford et Henry Owens et le baryton Willie Johnson commencent à tourner dans les États voisins de la côte Est sous la direction du tout jeune Orlandus Wilson, la basse du quatuor. Ils participent en 1936 à leurs premières émissions de radio qui, d’abord locales, sont reprises l’année suivante sur la chaîne nationale NBC. La nouveauté et la qualité de leur mode d’expression vocale a cappella parviennent rapidement aux oreilles de la compagnie Victor qui, de passage à Charlotte (Caroline du Nord) organise pour eux une séance d’enregistrement dans un hôtel en octobre 1937.

Leur premier disque publié, Golden Gate Gospel Train/Gabriel Blows His Horn (1) connaît un tel retentissement que les «Gates» atteignent en peu de temps une énorme popularité dans tout le pays. Les séances de disques se succèdent, d’abord à Charlotte puis à New York ou encore dans un hôtel de Rock Hill (Caroline du Sud) et, à chaque fois, une quinzaine de titres sont gravés. En décembre 1939, le critique et grand découvreur de talents John Hammond les inscrit au programme de son second concert “From Spirituals to Swing” au Carnegie Hall et, quelques jours plus tard, ils sont engagés au Café Society, le premier club de jazz à New York à pratiquer l’intégration raciale et que fréquente l’élite chic et intellectuelle. Les Gates sont ainsi les premiers à faire entrer la musique religieuse dans un lieu profane même si des chants séculiers figurent aussi à leur répertoire. Entre temps, Clyde Riddick a intégré le groupe qui s’appelle désormais tout simplement le Golden Gate Quartet et va bientôt succéder à Langford au poste de premier ténor.À partir de 1941, les Gates passent chez OKeh/Columbia et leur popularité est telle qu’ils sont invités à chanter pour l’investiture du Président Roosevelt récemment réélu ; ils participent également à la Maison Blanche à plusieurs song-fests antinazis. Ils se produisent dans de grands shows radiophoniques, gravent un V-Disc en 1943 pour les soldats américains et tournent dans cinq films à Hollywood.Durant ces prolifiques autant que troublées années 40, le Golden Gate Quartet connaît quelques fluctuations de personnel avec le départ des uns, la mobilisation des autres et l’arrivée d’un pianiste. Lorsqu’ils gravent en 1946 et 47 la matière de leur premier album 33 tours — ce sont les débuts du microsillon «longue durée» — Alton Bradley s’est ajouté au quatuor. Vers 1950, Owens et Johnson sont définitivement partis tandis que Orville Brooks tient le rôle de baryton.

Malgré une évolution des goûts du public et l’apparition de nouvelles formes d’expression plus hard débridées chez les quartettes, le Golden Gate reste fidèle à l’équilibre vocal raffiné et à la perfection harmonique qui ont fait son succès et suscité de nombreux émules, tant chez les jubilee quartets que chez les ensembles pop puis rock ‘n’ roll. En 1954, Clyde Wright entre dans le groupe comme ténor aux côtés de Riddick. Ce chanteur, originaire de Charlotte, la ville même où les Gates avaient gravés leurs premiers disques, a débuté dans les années 40 au sein des Southern Brothers avant d’intégrer, autour de 1950, les fameux Selah Jubilee Singers. Ce prestigieux quartette, formé en 1928, se produit parfois avec Sister Rosetta Tharpe et fait souvent les chœurs derrière Mahalia Jackson ! Autant dire que, pour prendre la suite des Owens, Bradley et Eugene Mumford qui l’ont précédé, ce jeune homme possède des qualités professionnelles vocales et harmoniques accomplies.En 1955, le Golden Gate Quartet s’embarque pour l’Europe. Il obtient un triomphe à l’Olympia de Paris, suivi immédiatement d’une première séance d’enregistrement française. Le baryton J. Caleb Ginyard a rejoint le groupe et les tournées s’enchaînent en Europe. Après plusieurs allers-retours entre le Vieux Continent et les Etats-Unis et une grande tournée en Orient, les quatre chanteurs acceptent d’honorer un engagement de deux ans au Casino de Paris dont la vedette est Line Renaud et s’installent à demeure en France en 1959.Paris restera définitivement leur port d’attache mais, à côté de nombreux concerts et disques réalisés en France, le Golden Gate Quartet aura chanté dans plus de soixante pays sur les cinq continents, effectué dix fois le tour du monde et vendu plus de 20 millions de disques comme le rappelle Clyde Wright.

En 1971, Paul Brembly, neveu d’Orlandus Wilson, remplace Ginyard tandis que Wright, à partir de la même année, reprend son indépendance et cède sa place à Calvin Williams. Ainsi, en 1979, il est à l’affiche du spectacle musical “Gospel Caravan” au Théatre de la Porte Saint-Martin à Paris avec le quartette new-yorkais des Mellotones, lequel, devenu le Gospel Caravan Quartet, tourne en France et aux États-Unis. Mais Clyde ne s’éloigne jamais bien longtemps de ses compagnons et est toujours prêt à effectuer un remplacement s’il le faut. En 1986, il est de retour à plein temps chez les Gates où il demeure encore près de dix années. Charles West lui succède alors. C’est aussi vers la fin de l’année 1994 que Clyde Riddick décide de prendre sa retraite — il nous a quitté en 1999 — et est remplacé par Frank Davis, originaire comme Brembly de Portsmouth (Virginie). Puis, la roue du temps tournant inexorablement, Orlandus Wilson a le temps de former son successeur, Terry François, natif de la Martinique, avant de s’éteindre le 31 décembre 1998, léguant à son neveu Paul Brembly les rennes du Golden Gate Quartet.Et c’est Brembly qui, à l’aube de ce nouveau siècle, a fait appel à son vieux complice Clyde Wright pour reprendre la direction musicale du groupe et tenter de lui imprimer une nouvelle orientation. Le résultat, spectaculaire, est ce nouveau disque enregistré à Raleigh, en Caroline du Nord, tout près de Charlotte et donc sur la terre qui a nourri et fait grandir le Golden Gate Quartet. Ainsi, pour réaliser leur disque le plus «actuel» au niveau des rythmes, des sonorités et du répertoire entièrement renouvelé, Clyde, Paul, Frank et Terry sont retournés à leurs racines. Ils ne pouvaient pas mieux choisir.Dans un précédent CD publié sous son nom en 1997 (2), Clyde Wright avait réalisé une synthèse entre la tradition des negro spirituals et une approche modernisée et plus orchestrale avec l’apport d’une section rythmique qui tranchait par rapport au trio «jazzy» (sur scène) et aux arrangements orchestraux (sur disque) qui accompagnaient les Gates depuis de longues années.

Il était donc l’homme de la situation car lui seul, avec sa longue expérience du groupe, pouvait apporter des idées nouvelles tout en gardant l’esprit originel.Ainsi, à l’écoute de leur nouveau CD, il est frappant de constater, par retour d’influence (Hammering, Religion), un phrasé rap qui n’est tout simplement que la modernisation du style «narratif» initié et magnifiquement exprimé autrefois par Willie Johnson, et qui avait fait le succès et l’originalité du groupe en même temps qu’il révolutionnait la pratique des quartettes vocaux. Il s’agissait déjà de la forme en récitatif du preaching des églises noires arrangée et intégrée aux harmonies très élaborées de l’ensemble. Cela s’ajoutait à la perfection de la mise en place et à l’imitation des instruments à vent héritée des Mills Brothers sans oublier l’accentuation rythmique et ce sens du swing qu’avait insufflé Orlandus Wilson.Soixante-cinq ans plus tard, toutes ces qualités vocales et harmoniques restent au service des chants sacrés : précision, profondeur, beauté des voix, alternance des lead vocals, etc. Si Clyde Wright a fourni de nouveaux arrangements et compositions comme Hammering, son fils Denver (Don’t Pray) et Paul Brembly (Higher Ground) ont également apporté leur contribution. Tout ce travail vocal est souligné par une section instrumentale très présente qui joue des rythmes forts et accentués et par un mixage de couleurs sonores proche des sons R’n’B actuels. Aussi la surprise est-elle grande pour l’auditeur habitué au style «classique» qu’avait véhiculé durant de longues années le Golden Gate Quartet. Mais plutôt que de gérer tranquillement ses acquis, le groupe n’a pas hésité à se remettre en question. Décidément, le plus célèbre quartette vocal du monde demeure plus vivant que jamais.Tout là-haut, derrière leurs étoiles, Orlandus Wilson, Clydde Riddick, J.C. Ginyard et tous les glorieux anciens doivent «jubiler» en entendant le merveilleux message que leur envoient leurs camarades restés à terre !
Jean Buzelin
Auteur de Negro Spirituals et Gospel Songs, Chants d’espoir et de liberté (Ed. du Layeur/Notre Histoire, Paris 1998)

(1) In Golden Gate Quartet, Gospel 1937-1941 (Frémeaux & Associés FA 002)
(2) Oh What A Day ! (Frémeaux & Associés FA 417)
© 2002 Groupe Frémeaux Colombini SA.

LE GOLDEN GATE QUARTET RENCONTRE ELVIS PRESLEY
Le Golden Gate Quartet est non seulement considéré comme le plus important quartette de negro spirituals et de gospel songs, mais sans doute aussi le meilleur groupe de variétés, c’est-à-dire de jazz, folk, blues et rock. Le groupe a enregistré en 1946 Joshua Fit The Battle of Jericho avec le rythme (le beat) que reprendra le rock and roll. En 1954, le chanteur de blues Big Joe Turner est le premier à interpréter Shake, Rattle and Roll repris plus tard par Bill Haley qui sera considéré comme le père du rock and roll. Ce qui est inexact mais c’est ainsi.Elvis Presley est devenu le Roi du rock and roll mais il était plus que ça : il a été un très bon chanteur de pop, folk et spirituals. Quand il était petit dans le Mississippi, il se cachait derrière les églises noires et écoutait la musique soul. Quand le Golden Gate Quartet se produisait dans les églises, il prenait place derrière l’église car les Blancs n’entraient pas dans le églises noires. Si les lois blanches ne permettaient pas aux Noirs d’entrer dans les églises blanches, les Blancs pouvaient aller où ils voulaient mais ne le faisaient pas car cela aurait fait scandale chez eux.Elvis était un grand admirateur du Golden Gate Quartet et, en 1959, il a eu la chance de les rencontrer et de faire un bœuf avec eux au Casino de Paris. Il aimait beaucoup Line Renaud qu’il avait connue à Las Vegas et avait profité d’une permission pendant son service militaire en Allemagne, pour venir la saluer à Paris.

Après le spectacle, il est entré dans la loge de Line et a demandé que le Golden Gate vienne se joindre à eux. Empruntant la guitare de Loulou Gasté, il a proposé aux Gates de chanter avec lui. Et ils ont chanté ensemble pendant deux heures ! Elvis a tellement apprécié la soirée que, de retour aux États-Unis, il a enregistré les mêmes chansons, Joshua et Swing Down Chariot pour RCA sur l’album “His Hand in Mine” avec des arrangements identiques à ceux du Golden Gate Quartet. Mais au lieu d’engager les Gates, son manager a utilisé un groupe blanc, les Jordanaires, pour imiter le Golden Gate. En écoutant les deux enregistrements, il est difficile de remarquer la différence. Cette décision n’était sûrement pas du vouloir d’Elvis Presley. Après le bœuf au Casino de Paris, Elvis a voulu connaître la vie parisienne nocturne. Le plus jeune du Golden Gate Quartet, Clyde Wright, l’a emmené dans les endroits où tous les artistes de Paris, après leur spectacle, se retrouvaient. La revue au Casino s’étant  terminée à minuit, toutes les filles étaient déjà parties. Elvis a demandé à Clyde où pouvait-on trouver des filles. Comme les artistes du Casino et du Lido sortaient presque tous les soirs ensemble, Clyde est monté dans la limousine d’Elvis et ils se sont rendus au Lido. Clyde a trouvé deux filles et ils sont allés d’abord au Mars Club où chantait Nancy Holloway qu’Elvis a bien aimé. Ensuite ils sont allés au Calavados où jouait le pianiste de stride Joe Turner (*). En fait, presque tous les artistes qui passaient par Paris s’y rendaient pour manger et pour écouter ce merveilleux pianiste.Elvis Presley, qui n’est jamais monté sur une scène à Paris, n’y a donc chanté qu’une fois avec le Golden Gate Quartet. Le bœuf a duré jusqu’à deux heures du matin, malheureusement il n’y avait ni photographe ni journaliste présent et aucun magnétophone n’a tourné !Clyde WrightRédigé en français (adapté par Jean Buzelin)(*) Il ne s’agit pas du chanteur homonyme dont il est question plus haut.
© 2002 Clyde Wright - Frémeaux & Associés

CD The Golden Gate Quartet - Made in Raleigh © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 DON T PRAY - WRIGHT04'27
02 HAMMERING - WRIGHT03'19
03 CHILD OF GOD - WRIGHT02'55
04 MY PAY - WRIGHT04'54
05 I COULDN T HEAR NOBODY PRAY - WRIGHT03'11
06 BONES BONES BONES - WRIGHT02'17
07 HIGHER GROUND - WRIGHT03'08
08 IN THAT LAND - WRIGHT02'51
09 RUN ON - WRIGHT03'11
10 RELIGION - WRIGHT03'04
11 HOURS OF DE STRESS - WRIGHT04'38
12 JOSEPH - WRIGHT03'39
"The Golden Gate Quartet Made in Raleigh" par Jazz Man

Même si le groupe n’a pas été épargné par les changements de personnel, il est surprenant de voir le Golden Gate toujours en activité avec ce nouvel album, près de sept décennies après sa création. Il est plus surprenant encore de constater que, loin de surfer sur la nostalgie, il conserve toute sa pertinence dans un contexte orchestra actuel. Certaines interventions parlées, proches du rap (Religion), résument à elles seules la permanence d’une tradition vocale qui sert de colonne vertébrale à tout l’art musical afro-américain. Sebastian DANCHIN, JAZZ MAN




"The Golden Gate Quartet Made in Raleigh" par Soul Bag

Si l’on pouvait exprimer certains doutes quant à l’après Orlandus Wilson d’un Golden Gate Quartet plus que sexagénaire, le présent Frémeaux remet bien des pendules à l’heure. On est loin de ces productions routinières qui ont jalonné les dernières années du groupe. Ce style jubilé qu’il avait contribué à créer ne trouvait plus alors qu’un lointain écho lissé et peu swinguant dans des prestations scéniques bien en deçà de la période dorée. La prise de pouvoir d’un des chanteurs historiques du groupe, Clyde Wright, redonne un peu de cette verdeur et de cette fraîcheur qui manquaient depuis longtemps. Stéphane COLIN, SOUL BAG




* * * * Blues Magazine

« ... Cela fait tout de même plaisir de constater que des groupes arrivent à perdurer du 19 ème au 21 ème siècle. » Bernard BOYAT – BLUES MAGAZINE. Ce disque a reçu la distinction * * * * Blues Magazine


« On ne reviendra pas sur la longue histoire du plus ancien groupe de gospel en activité et aux liens étroits avec la France depuis un certain temps. Ils ont su évoluer avec leur temps (rassurez-vous, les membres ont rajeuni depuis la génération du premier Golden Gate Quartet en 1898 !) et on retrouve des éléments de doo-wap, r’n’b dans certains titres Don’t Pray, de Reggae Higger Ground et même de Rap Hammering ou Religion à côté de titres plus gospel traditionnels. Cela fait tout de même plaisir de constater que des groupes arrivent à perdurer du 19 ème au 21 ème siècle. » Bernard BOYAT – BLUES MAGAZINE. Ce disque a reçu la distinction * * * * Blues Magazine




"Un lifting spectaculaire" par Spectacle

« Créé en 1934, le Golden Gate Quartet a décidé d’enregistrer ce nouveau disque à Raleigh, la terre qui a nourri et fait grandir l’ensemble. Un lifting spectaculaire avec un phrasé rap qui n’est que la modernisation du style narratif, souligné par un mixage de couleurs sonores proche du son R’n’B actuel. » SPECTACLE




"Les voix y sont remarquables" par Jazz Classique

« Un nouvel album du Golden Gate Quartet est toujours un peu un événement dans le petit monde du gospel, tout comme peut l’être une nouveauté des Blind Boys of Alabama. C’est que ces deux groupes anciens commandent le respect dû à leur grand âge, avec en plus pour le Golden Gate le sentiment de revoir de vieux membres de sa famille, tant ils nous sont devenus familiers de par leurs nombreux disques et incessantes tournées en France. ... ». François-Xavier MOULE – JAZZ CLASSIQUE


« Un nouvel album du Golden Gate Quartet est toujours un peu un événement dans le petit monde du gospel, tout comme peut l’être une nouveauté des Blind Boys of Alabama. C’est que ces deux groupes anciens commandent le respect dû à leur grand âge, avec en plus pour le Golden Gate le sentiment de revoir de vieux membres de sa famille, tant ils nous sont devenus familiers de par leurs nombreux disques et incessantes tournées en France. Les visages radieux de Clyde Wright, entré dans le groupe en 1954, et de Paul Brembly qui ornent la couverture du livret sont comme des présences rassurantes, c’est bien encore de notre bon vieux Golden Gate Quartet dont il s’agit ici. L’album a été enregistré à Raleigh, en Caroline du Nord, pas très loin finalement du berceau de l’ensemble, la Virginie. La musique proposée dans ce nouvel album est un compromis entre la tradition du chant en harmonie caractéristique des groupes de jubilee et les modes contemporaines du chant rap. On sait bien que cette dernière manière de chanter en "rapping" n’est pas nouvelle et appartient bien à la tradition, celle des preachers dès les années vingt et celles de groupes vocaux tels les Gates eux-mêmes qui firent, dès le milieu des années trente, figure de révolutionnaires pour leurs conceptions rythmiques alors peu orthodoxes. Comme le souligne le texte de présentation au dos de l’album, "le groupe offre un lifting spectaculaire, avec un phrasé rap qui n’est tout simplement que la modernisation du style narratif, souligné par un mixage de couleurs sonores proche du son du R’n’B actuel". (…) Il faut cependant aller tout à la fin de l’album pour y découvrir une véritable perle, le morceau intitulé Joseph, chanté a capella avec le soutien d’un seul piano. Les voix y sont remarquables, celle de basse de Terry François, le petit nouveau du groupe, y étant tout particulièrement bien captée. Ce morceau est un vrai régal et mérite plusieurs écoutes répétées. Au total, voici un album qui peut surprendre par sa modernité mais qui reste très abordable, sachant que, comme l’écrit Clyde Wright dans les notes du livret, "le Golden Gate Quartet est non seulement considéré comme le plus important quartette de negro spirituals et de gospel songs, mais sans doute aussi comme le meilleur groupe de variétés" ». François-Xavier MOULE – JAZZ CLASSIQUE




Sélection Jazz Hot

« … Un beau CD, avec des compositions et une interprétation impeccables. La marque de fabrique du Golden Gate Quartet, en quelque sorte. » Michel BEDIN – JAZZ HOT


« On a l’impression de le avoir toujours entendu, ces chanteurs du Golden Gate. Ils font partie de l’histoire du jazz en France au même titre que Claude Luter, Moustache ou Boris Vian. Ils ont même été parmi les premiers à enregistrer en français "Les Copains d’abord" de Brassens. C’est qu’ils sont toujours les mêmes, bien qu’ayant changé depuis l’origine. Si le groupe date de 1934 officiellement, né à Norfolk en Virginie (et non à San Francisco comme Golden Gate  pourrait le faire croire), ce quartet mythique ne comprend plus aucun de ses créateurs originels William Langford, Henry Owens, Willie Johnson et Orlandus Wilson. Ils ont pris leur retraite, voire même sont partis pour un monde meilleur. Ceux d’aujourd’hui, dont certains ont déjà un long parcours avec le groupe, sont le Martiniquais (eh oui !) Terry François, les deux Virginiens de Portsmouth Frank Davis et Paul Brembly, ainsi que Clyde Wright, natif de Charlotte (Virginie), âme et mentor du Golden Gate, entré en quartet chez eux en… 1954, ce qui ne nous rajeunit pas. L’esprit est toujours le même, les sonorités et l’inspiration aussi, ainsi que le phrasé, entre preaching d’église et passion du gospel. On pourrait penser que la tentation rap est proche, mais c’est qu’il existe une parenté certaine entre rappeur des rues et prêcheur baptiste. On la devine ici, et elle ne gêne pas l’écoute. (…) Un beau CD, avec des compositions et une interprétation impeccables. La marque de fabrique du Golden Gate Quartet, en quelque sorte. » Michel BEDIN – JAZZ HOT




« A écouter avec délectation » par La Marne

Ils sont donc revenus, un peu à la manière d’Henri Salvador. Créé en 1934, le Golden Gate Quartet a inventé tout simplement un genre nouveau avec cette musique afro-américaine particulièrement rythmée… Des années après, les musiciens de génie sont retournés à Raleigh, lieu de prédilection de ce groupe mythique. Attention, ce disque n’est pas une compile poussive qui fleure le passé mais une vraie remise en cause et aussi une modernité de style touchante. Ce disque rythmé, gai à souhait et fort enlevé est simplement un petit clin d’œil au talent qui s’adapte parfaitement au rythme du temps qui passe. Ces 12 chansons sont un symbole fort et nul doute que les grands anciens, du haut du ciel, ont dû battre la mesure dans les nuages. Le negro spiritual et le gospel song ont encore de beaux jours devant eux. C’est pour cette raison que l’éditeur Frémeaux a eu une idée de génie. A écouter avec délectation. Pascal PIOPPI – LA MARNE




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