TORI ROBINSON WITH THE VINTAGE JAZZMEN

NEW ORLEANS GOSPEL

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Livret : 12 PAGES
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA455

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“New Orleans Gospel” est non seulement une expérience du métissage profane-religieux nord-américain, mais surtout la rencontre volontairement anachronique du répertoire New Orleans avec le chant gospel contemporain. Ce “New Orleans Gospel” affirme une telle énergie naturelle que l’on découvre, ébahi, un nouveau genre musical.'
Patrick Frémeaux

Tell Me What Kind Of Man Jesus Is • What A Friend We Have In Jesus • Nobody’s Fault But Mine • Down By The Riverside • Just A Closer Walk With Thee • Lord Lord Lord You Sure Been Good To Me • Bye And Bye • My Life Will Be Sweeter Someday • Give Me That Old Time Religion • We Shall Walk Through The Streets • He Touched Me • Will The Circle Be Unbroken • I Know I’ve Been Changed.

Marseille, 6 juillet 2001 : Dan Vernhettes (trompette) • Boss Quéraud (clarinette) • Freddy Legendre (trombone) • Siphan Upravan (banjo) • Enzo Mucci (contrebasse) • Guillaume Nouaux (drums) - Périgueux, juin 1999 : Enzo Mucci (banjo) • Yves Buffetrille (contrebasse) • Keith Minter (drums) - Toulouse, 24 mars 2000 : Enzo Mucci (banjo) • Yves Buffetrille (contrebasse) • Jean-Luc Guiraud (drums) - Maranville, 8 juin 2002 : Dan Vernhettes (trompette) • Tommy Sancton (clarinette) • Freddy Legendre (trombone) • Siphan Upravan (banjo) • Bernard Brimeur (contrebasse) • Guillaume Nouaux (drums)

Droits : Groupe Frémeaux Colombini SAS."
NEW ORLEANS GOSPEL TORI/VINTAGE JAZZMEN FA 455

NEW ORLEANS GOSPEL 
tori robinson with the VINTAGE JAZZMEN      









Le gospel est un art de toujours, aussi vivant à l'orée de ce troisième millénaire qu'aux premiers temps de son apparition, au début du XXe siècle. Les productions américaines du genre sont pléthoriques, même si on ne le sait pas toujours, et le meilleur y côtoie le moins bon, ou le franchement détestable. Le disque que  voici est une initiative heureuse, et se classe d'emblée dans la catégorie du meilleur, dans un genre très spécifique. Il s'inscrit en effet dans une tradition historique devenue fort rare aujourd'hui, celle d'un gospel chanté par une soliste accompagnée par un orchestre de jazz. Rare, certes, mais il suffit à vrai dire pour l'y trouver d'aller chercher là où le genre est le plus susceptible d'être encore découvert, là où la tradition s'est développée et cultivée tout au long du siècle dernier, à la Nouvelle-Orléans. Pourtant, si l'existence de ce style particulier et fortement marqué se conçoit aisément sur les rives du Mississippi, l'étonnement est grand lorsque, à l'écoute du présent album, l'on découvre que les bords de Seine ont pu engendrer une musique à l'authenticité aussi forte, dans son esprit et dans sa lettre. Bien sûr, la France a depuis longtemps adopté ce qu'il est convenu d'appeler le new orleans, depuis le mouvement revival des années quarante, et les premières manifestations du genre, avec, parmi les nombreux disciples, Claude Luter et ses Lorientais, Maxim Saury, Claude Abadie...

Le new orleans, une affaire de styles.
Mais qu'entend-on, au juste, par cette appellation de new orleans ? L'étiquette est pratique, mais plus qu'un style unique, c'est toute une diversité d'approches qu'il est nécessaire d'évoquer, les manières de l'interpréter ayant varié en fonction des lieux et des époques. Il est en effet plusieurs écoles qui, si elles ne s'affrontent pas, n'en sont pas moins l'expression de conceptions diversifiées d'interprétation de ce genre musical.Le style "dixieland", par exemple, en est une version blanche un peu mécanique et affadie, dans la lignée du premier ensemble enregistré, l’Original Dixieland Jazz Band (1917), des musiciens originaires de New Orleans d'ailleurs, et un style que l'on retrouvera par la suite avec des groupes de musiciens blancs tels que les Dukes Of Dixieland, et, en Europe, le Dutch Swing College ou en­core Chris Barber et Acker Bilk en Angleterre.Le style "Chicago" en est une autre manifestation. Il est pratiqué par toute une école de musiciens blancs qui ont pour noms Bix Beiderbecke, Muggsy Spanier ou Jimmy McPartland pour la trompette, Frank Teschemacher ou Bud Freeman pour le saxophone, Eddie Condon pour la guitare, Joe Sullivan ou Art Hodes pour le piano, Dave Tough ou George Wettling pour la batterie.

Ces musiciens sont influencés par les géniaux musiciens noirs émigrés du sud, originaires le plus souvent de la Nouvelle-Orléans et qu'ils côtoient dans les clubs de la Windy City (1). Les meilleurs musiciens noirs louisianais sont presque tous enregistrés pour la première fois dans la grande métropole du nord, dès 1923 : King Oliver and His Creole Jazz Band, Jelly Roll Morton and His Orchestra, Tommy Ladnier, Freddy Keppard... Leur style pourrait être qualifié de "classique", ils représentent pour beaucoup l'archétype du genre. Ils ont eu, eux aussi, de nombreux admirateurs et imitateurs en Amérique et en Europe.Enfin, il y a le style originel de la ville, tel que pratiqué par des musiciens de légende, dont certains n'ont quasiment jamais quitté leur cité de naissance, ni enregistré de disques, avant la période du revival du moins. Leur musique combine de multiples éléments, ceux du ragtime, des fanfares de rue, des airs à danser, des hymnes religieuses et du blues naissant, et les meilleurs représentants de ce  que l'on pourrait qualifier d'âge d'or du genre ont pour noms Buddy Petit, Kid Rena, Chris Kelly, Bunk Johnson (cornet), Earl Humphrey, Jim Robinson (trombone), Alphonse Picou, "Big Eye" Louis Nelson, Willie Humphrey (clarinette) parmi tant d’autres grands musiciens.    C'est dans ce dernier style d'interprétation, celui des musiciens originels et originaux de la Nouvelle Orléans, que se situe la démarche des Vintage Jazzmen dans cet album qui combine avec bonheur l'expression du jazz et celle du gospel.

Une tradition du chant gospel bien établie.
L'originalité de ce disque se situe sans conteste au niveau de cette rencontre inhabituelle entre un orchestre de jazz et une chanteuse de gospel. La démarche n'est pourtant pas nouvelle pour les Vintage Jazzmen qui, déjà en 1997, enregistraient deux albums de spirituals et gospel songs avec le Révérend Lucien Garrett, Sr., pasteur de la First Baptist Church à Vacherie, une ville proche de la Nouvelle-Orléans (2).Ce mélange des genres jazz et gospel est, à vrai dire, une réalité aussi ancienne que l'existence du jazz dans la célèbre ville louisianaise. Les instruments de musiques sont entrés très tôt à l'église, notamment pour les enterrements, et les orchestres se sont vite mis à interpréter les hymnes traditionnelles, tels “Lily Of The Valley”, “Over In Gloryland” ou “Lead Me Saviour”. L'orchestre du trompettiste Sam Morgan enregistre des spirituals instrumentaux dès 1927, dont le classique “Down By The Riverside”, et le clarinettiste George Lewis un album entier de thèmes religieux, “Jazz At Vespers”, en 1954. Nombreux sont les musiciens, brass bands et orchestres de jazz de la ville qui ont à leurs répertoires des airs religieux et les enregistrent. Bunk Johnson, par exemple, enregistre les traditionnels “Sometimes My Burden Is So Hard To Bear” en 1942 (Jazz Information) et “Just A Closer Walk With Thee” en 1945 (Victor), le tromboniste Kid Ory “Joshua Fit The Battle Of Jericho” en 1946, le clarinettiste Emile Barnes “Jesus, Keep Me Near The Cross” en 1960 (Icon) et le trompet­tiste Kid Howard “In Gloryland” en 1961 (Icon).Les chanteurs d'église et les pasteurs, tout particulièrement ceux des églises pentecôtistes et sanctifiées, font de leur côté appel aux musiciens de jazz pour les accompagner dans leurs enregistrements de prêches.

Les preachers de la Nouvelle-Orléans n'ont pas été enregistrés dans les années vingt, mais on peut en citer d'autres à titre d'exemples, tels le Rev. D. C. Rice, de l'Alabama, ou le Rev. F. W. McGee, et, plus tard, le Rev. Kelsey. En 1946, la chanteuse Sister Ernestine B. Washington grave à New York quatre titres avec l'orchestre du trompettiste Bunk Johnson, lui encore, un pur ensemble néo-orléanais comprenant, entre autres, Jim Robinson (trombone), George Lewis (clarinette), Alcide Pavageau (basse), et Baby Dodds (batterie). L'association chanteurs de gospel/musiciens de jazz se poursuit à travers les décennies, le chanteur Alex Bradford est enregistré à Londres en 1962 avec l'orchestre de jazz du tromboniste anglais Chris Barber (Black Lion), et la chanteuse Aline White, originaire de New Orleans, grave en 1974 l'album de spirituals “I Shall Not Be Moved “(Pontchartrain) avec le trompettiste Wallace Davenport et un orchestre comprenant le saxophoniste alto Louis Jordan et le tromboniste Louis Nelson. Lillian Boutté, une autre enfant du pays, et Sister Shirley Sydnor, du Maryland, enregistrent en 1985 et 1998 respectivement des albums de gospel (Bellaphon/Document) avec accompagnements de musiciens de jazz européens.

Tori et les Vintage Jazzmen
C'est dans la continuité de cette longue tradition que s'inscrit l'album que voici, chanté avec force et conviction par l'artiste africaine-américaine Tori, avec l'admirable accompagnement des Vintage Jazzmen.Tori est une jeune femme toute entière animée de la flamme et de l'esprit du gospel. C’est en participant dès son enfance au chœur de l’église pentecotiste de sa ville natale de New Smyrna, une petite localité de Floride, qu’elle s’est formée au chant. On sait que ces églises d'obédience évangéliste génèrent un mode de gospel particulièrement énergique, que la danse, la transe et autres manifestations physiques, dont la glossolalie, y sont particulièrement en évidence. Tori possède une voix ample et puissante, un timbre chaleureux et généreux, son gospel est toute sa vie, son credo, elle ne saurait envisager de ne plus le chanter. La bonne parole de son art, elle l'a déjà portée dans plusieurs états des Etats-Unis, en Afrique du Sud, où elle a chanté pour les Mandelas, au Maroc, en Afrique Centrale, en Russie et en France. C'est à Paris, un jour de 1996, alors qu'elle se produit dans un café de la capitale, que Dan, le trompettiste des Vintage Jazzmen, est subjugué par son talent et sa sincérité. Tori de son côté est surprise, à l'écoute de quelques bandes de concerts de l'orchestre, d'entendre un ensemble français capable de sonner comme un orchestre de la Nouvelle-Orléans. Une collaboration naît alors, qui dure aujourd'hui encore, six ans après. Tori chante avec les deux orchestres dirigés par Dan, l'ensemble Swing Feeling, qui enregistre en 1996 avec Screamin' Jay Hawkins (3), et avec les présents Vintage Jazzmen. La formation des Vintage Jazzmen est aujourd'hui l'un des ensembles de jazz les plus authentiques dans ce style.

L'orchestre est programmé au New Orleans Jazz And Heritage Festival en mai 2000, et de nouveau en avril 2002 au French Quarter Festival. Sandra Jaffe, la propriétaire du très illustre Preservation Hall, les invite à jouer en son vénérable temple du jazz, après avoir déclaré “n'avoir jamais entendu “Algiers Strut” joué de telle manière depuis Kid Thomas“. Une référence ! C’est certainement l’une des rares formations étrangères à pouvoir se produire dans plusieurs clubs de la Cité du Croissant et participer à des services religieux baptistes. Les Vintage Jazzmen se produisent également en Europe (Belgique, Suisse, Hollande, Allemagne... et France !). Leur réper­toire habituel se compose de spirituals, gospels, marches, valses, stomps et bien entendu de blues de toutes sortes. Leurs interprétations privilégient l’émotion, le swing, l’esprit collectif. La critique de jazz remarque en général l’originalité du groupe, qui se distingue des innombrables groupes dixieland par sa  fidélité aux sources historiques de la musique louisianaise, le lyrisme dont l’orchestre fait parfois preuve, son sens du blues, la densité rythmique de l’ensemble, son approche vocale, son contact décontracté avec le public. En effet, interpréter de manière satisfaisante la vieille musique de la Nouvelle-Orléans n'est pas donné à tout le monde. Il faut déjà une bonne connaissance de la culture africaine-américaine de cette époque, et, à travers elle, acquérir une sensibilité qui, alliée à une technique d'interprétation très spécifique, donnera à l'ensemble une coloration inimitable, et inégalée. Les Vintage Jazzmen s'approchent au mieux de cette manière qu'avaient les vieux maîtres de la Cité du Croissant de vous remuer les tripes avec leurs collectives denses et foisonnantes, leurs solos enflammés et lyriques et les roulements décontractés de leur rythmique, si caractéristiques.Les musiciens français interprètent ce grand jazz des anciens avec respect et une ferveur quasi-religieuse.

Le sacré est prégnant dans la société africaine-américaine, il s'impose à tous les niveaux de la vie, il est l'héritage transmis par les ancêtres africains, chez lesquels aucune distinction n'était faite entre le sacré et le profane. Le gospel de Tori et le jazz des Vintage Jazzmen réalisent cette fusion au travers d'un répertoire de thèmes traditionnels, aussi vieux que la musique de la Nouvelle-Orléans elle-même. Les “Nobody's Fault But Mine”, “Down By The Riverside”, “Just A Closer Walk With Thee”, “Lord Lord Lord”, “Bye And Bye”, tout comme les autres thèmes interprétés ici, font partie de ce fond traditionnel joué aussi bien dans les églises que dans les rues par les brass bands et dans les cabarets par les jazz bands. Dans ces enregistrements, réalisés dans les conditions aléatoires du direct lors de plusieurs concerts entre 1999 et 2002, l'ensemble fait preuve d'une cohésion révélatrice d'un travail en commun régulier, sur plusieurs années (l’orchestre fêtera son dixième anniversaire en octobre 2002). Chaque musicien, fort de son parcours individuel, apporte son professionnalisme et sa sensibilité à l'ensemble. Dan, le trompettiste leader, avait déjà dirigé un ensemble à la fin des années soixante, celui des Jazz O' Maniacs; le clarinettiste-saxophoniste alto Boss Quéraud, également trompettiste, et le tromboniste Freddy Legendre, par ailleurs contrebassiste, sont des anciens des réputés Haricots Rouges. Enzo Mucci, que l'on entend ici soit au banjo soit à la contrebasse, est aussi un guitariste chevronné, le banjoiste Siphan Upravan est un ancien de l'Orphéon Celesta et le tout jeune Guillaume Nouaux, vingt-cinq ans cette année, le plus jeune batteur français capable de jouer authentiquement new orleans.

Yves Buffetrille a été le contrebassiste des Vintage Jazzmen pendant huit ans, et les batteurs Keith Minter, un Anglais résidant au Danemark, et Jean-Luc Guiraud, toulousain et membre du Tuxedo Orchestra, de valeureux compagnons de passage adjoints à l'ensemble pour certaines tournées. Dernier arrivé en remplacement de Boss Quéraud parti habiter Toulouse, le talentueux clarinettiste Tommy Sancton, natif de la Nouvelle-Orléans, qui a côtoyé la plupart des musiciens encore en activité dans les années 60-70, un styliste chaleureux qui apporte un parfum louisianais supplémentaire à l’orchestre.On comprendra, à l'écoute de cet album hors des sentiers battus, que le vrai jazz et le vrai gospel sont tous deux manifestations du plus profond de l'être, qu'ils révèlent une permanence qui, loin d'être reconstitution stérile, nous entraîne sur les rivages d'une authenticité sans âge, loin des modes et des époques. Qu'une chanteuse noire américaine originaire de Floride et un orchestre parisien aient réalisé cette communion avec tant de bonheur nous rassure sur l'avenir d'un genre loin d'être éteint. Comme le dit Tori à la fin de “Tell Me What Kind Of Man Jesus Is”: I like that ! A coup sûr, vous l'aimerez aussi.        
François-Xavier Moulé   
© 2002 Frémeaux & Associés

(1) Lire à ce propos le classique de Mezz Mezzrow et B. Wolfe, “Really The Blues” ("La rage de vivre", 1946).
(2) Spirituals and Gospels from New Orleans live in Paris, Sude Productions 040997G (Vol. I) et 010997G (Vol. II).
(3) Swing Feeling & Screamin’ Jay Hawkins, Frémeaux et Associés, FA 435 (© Black & Blue - Frémeaux & Associés).


Les Vintage Jazzmen ont également publié :
- Alleluia It Feels So Good!, publié par le Hot Club de Montargis.
- Vintage Jazzmen of France in New Orleans, GHB- 438.
- CD Jazz Crusade: New Orleans Jazz Around The World.L’orchestre figure également sur plusieurs compilations

discographie
1. Tell Me What Kind Of Man Jesus Is (traditionnel) 5’06
2. What A Friend We Have In Jesus (Scriven/Converse) 6’19
3. Nobody’s Fault But Mine (traditionnel) 5’31
4. Down By The Riverside (traditionnel) 5’26
5. Just A Closer Walk With Thee (traditionnel) 7’09
6. Lord Lord Lord You Sure Been Good To Me(traditionnel) 6’23
7. Bye And Bye (traditionnel) 5’31
8. My Life Will Be Sweeter Someday (traditionnel) 5’58
9. Give Me That Old Time Religion (traditionnel) 4’15
10. We Shall Walk Through The Streets (traditionnel) 5’16
11. He Touched Me (William/J. Gaither) 4’49
12. Will The Circle Be Unbroken 4’52
13. I Know I’ve Been Changed 5’5

11, 2, 3, 4 : Marseille, 6 juillet 2001

Dan Vernhettes (trompette) • Boss Quéraud (clarinette) • Freddy Legendre (trombone) • Siphan Upravan (banjo) • Enzo Mucci (contrebasse) • Guillaume Nouaux (drums)5, 6, 8, 10 : Périgueux, juin 1999Enzo Mucci (banjo) • Yves Buffetrille (contrebasse) • Keith Minter (drums)7 et 9 : Toulouse, 24 mars 2000Enzo Mucci (banjo) • Yves Buffetrille (contrebasse) • Jean-Luc Guiraud (drums)11, 12, 13 : Maranville, 8 juin 2002Dan Vernhettes (trompette) • Tommy Sancton (clarinette) • Freddy Legendre (trombone) • Siphan Upravan (banjo) • Bernard Brimeur (contrebasse) • Guillaume Nouaux (drums)

CD New Orleans Gospel Tori Robinson with the vintage jazzmen © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 TELL ME WHAT KIND OF MAN JESUS IS - ROBINSON05'08
02 WHAT A FRIEND WE HAVE IN JESUS - ROBINSON06'21
03 NOBODY S FAULT BUT MINE - ROBINSON05'33
04 DOWN BY THE RIVERSIDE - ROBINSON05'28
05 JUST A CLOSER WALK WITH THEE - ROBINSON07'11
06 LORD LORD LORD YOU SURE BEEN GOOD TO ME - ROBINSON06'25
07 BYE AND BYE - ROBINSON05'33
08 MY LIFE WILL BE SWEETER SOMEDAY - ROBINSON06'00
09 GIVE ME THAT OLD TIME RELIGION - ROBINSON04'17
10 WE SHALL WALK THROUGH THE STREETS - ROBINSON05'18
11 HE TOUCHED ME - ROBINSON04'51
12 WILL THE CIRCLE BE UNBROKEN - ROBINSON04'54
13 I KNOW I VE BEEN CHANGED - ROBINSON05'51
« Joyeux et enlevé » par La Marne

“A l’écoute d’une telle réussite, on espère que l’auditeur pourra emmagasiner toutes les variantes de cette émotion si palpable en direct.” Stéphane COLIN, SOUL BAG


Les amoureux de Gospel vont être ravis. Ceux qui se trémoussent sur la musique de la New Orleans aussi. Mais, vous allez nous dire par quel miracle peut-on se réjouir de deux musiques légèrement différentes ? La réponse est simple. L’originalité de ce disque se situe au niveau de ce mariage inhabituel entre un orchestre de jazz et une chanteuse de Gospel. Attention, il ne faut pas croire que ce coup de génie soit unique dans les annales de la musique black, dans la mesure où les instruments de musique sont entrés très tôt à l’église. C’est donc dans une certaine continuité de cette longue et belle tradition que s’inscrit cet album où la voix de Tori, jolie artiste afro-américaine, se marie parfaitement avec l’orchestre des Vintage Jazzmen. La flamme du gospel brille de mille feux. C’est chaleureux, enjoué et bien joué avec cette voix à la fois puissante et douce qui s’amuse à grimper, tel un enfant joyeux, l’escalier pour mieux le descendre sur la rampe. A noter quelques solos enflammés et cette rythmique chaloupée qui donnent à ce jazz un label tout particulier. Ce disque traditionnel s’inscrit dans la lignée des œuvres qui donnent le tonus. Pascal PIOPPI – LA MARNE





"New Orleans Gospel" Tori Robinson par Jazz Hot

“Bref, c’est très réussi et le plaisir d’écoute est garanti.“ JAZZ HOT

“Bref, c’est très réussi et le plaisir d’écoute est garanti.“ JAZZ HOT




"Tori with the Vintage Jazzmen" par Soul Bag

"Dans son texte d’introduction, l’éditeur Patrick Frémeaux écrit ces quelques lignes : " Le New Orleans Gospel est non seulement une expérience du métissage profane religieux nord-américain mais surtout la rencontre volontairement anachronique du répertoire New Orleans avec le chant gospel contemporain." Stéphane COLIN – SOUL BAG

« Dans son texte d’introduction, l’éditeur Patrick Frémeaux écrit ces quelques lignes : « Le New Orleans Gospel est non seulement une expérience du métissage profane religieux nord-américain mais surtout la rencontre volontairement anachronique du répertoire New Orleans avec le chant gospel contemporain. Ce New Orleans Gospel affirme une telle énergie naturelle que l’on découvre, ébahi, un nouveau genre musical. » Dès le premier morceau, le traditionnel Tell me what kind of man Jesus is,on mesure la justesse de tel propos. Le “fond du temps” de la rythmique des Vintage Jazzmen est aux antipodes du côté sautillant de ces orchestres de dixieland que d’aucuns assimilent à la musique traditionnelle de la Big Easy. La clarinette créole de Boss Quéraud (Just a closer walk with me) bientôt relayée par celle de Tommy Sancton (He touched me), le trombone de Freddy Legendre aussi à l’aise dans le tallget des improvisations collectives que dans le prêche (Nobody’s fault but mine), la trompette de Dan Vernhettes (grande introduction au lead de l’ensemble sur What a friend we have in Jesus),sont autant de réponses à la voix d’une chanteuse dont l’implication dans l’ensemble n’est pas feinte. Il y a de la ferveur dans ces vocaux qui semblent évoluer au fil du temps. On pourra ainsi noter une réelle progression entre le fil du rasoir du Walk with Thee du concert de Périgueux de 1999, l’énergie maîtrisée des quatre premiers morceaux du disque enregistrés en juillet 2001 à Marseille et cette plénitude paresseuse toute néo-orléanaise des trois morceaux de clôture, issus du concert de Maranville de juin 2002. I know I’ve been changed chante pour finir Tori. A l’écoute d’une telle réussite, on espère que l’auditeur pourra emmagasiner toutes les variantes de cette émotion si palpable en direct. » Stéphane COLIN – SOUL BAG