PIDGIN

FRANCOIS CORNELOUP

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Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA466

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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En 1998, François Corneloup s’imposait avec “Jardins ouvriers” sur la scène du jazz français. Alter ego de Sylvain Kassap, Corneloup s’est forgé un son reconnaissable grâce à une “attaque franche et vigoureuse qui recourt souvent à la technique du slapping” (Jazz Around), et dont l’enregistrement chez Evidence donne un disque que l’on écoute d’une traite, fasciné par sa nature débordante (Le choix du disquaire Fnac/Blah Blah). Qualifié de petit chef d’œuvre par Jazz Hot, le label Evidence confie à Frémeaux & Associés en octobre 2002 la réédition de l’album qui sera proclamé comme l’un des cinquante meilleurs disques de la décennie par Jazzman en mars 2003. Evidence et Frémeaux & Associés sont heureux de présenter ce nouvel opus “Pidgin”, véritable manifeste de la vivacité du jazz contemporain.
Patrick Frémeaux

« François Corneloup joue comme on se lance dans la mêlée. Avec cette même joie, cette même volonté de faire corps. (…) Son travail joue sur la même tension, pas sur la destruction : il y a là une façon franche, directe de se heurter aux limites, pour en éprouver la résistance. (…) Une sonorité pleine, riche, habité. C’est sa force, cette intégrité. »
Stéphane Ollivier - Les Inrockuptibles

 « (…) Un parcours ludique dans une topographie intime (musiques festives, audacieuses ou furieusement lyriques, selon les instants). »
Xavier Prévost – Jazz Magazine

Droits audio : Evidence - Groupe Frémeaux Colombini SAS
Management concert : Maîté - Productions LMD 01 48 57 51 48.

François Corneloup Saxophone • Yves Robert Trombone • Marc Ducret Guitare • Eric Echampard Batterie

EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 BRUGES - CORNELOUP05'12
02 PIDGIN - CORNELOUP09'42
03 LA MAISON DORT - CORNELOUP10'37
04 TELL - CORNELOUP07'41
05 OPHELIE NAGE - CORNELOUP14'57
« Les allumés du Jazz » par Jazz Magazine

On ne sort pas forcément indemne de l’écoute d’un tel travail de fond L’enregistrement réalisé « live en studio » trace un sillon d’exigence dans l’attention, la disponibilité nécessaires Corneloup dans ses partitions, ses directions, ses échappées volontaires, ouvre les vannes à une musique bien imbibée de peaux et métaux soufflés ou frappés. Séquences qui se suivent et ne se ressemblent pas, disposition en motifs géométriques serrés puis minimalistes, histoire de laisser à ces figures (libres plus qu’imposées) le temps de s’imprimer.
Robert LATXAGUE - JAZZ MAGAZINE




« Témoigne d’un parcours exemplaire » Par Jazzman

Six ans après «  jardins ouvriers » en trio, « Pidgin » en prolonge les intuitions, mais cette fois en quartette un portrait de groupe saisissant par son érudition du jeu collectif Aux côtés d’Yves Robert (trombone), Marc Ducret (Guitare), et Eric Échamnpard (batterie), le saxophoniste baryton scrute en cinq compositions les multiples ramifications de l’ensemble La richesse du dialogue contrapuntique, les passages de relais dans l’improvisation (la maison dort), offrent à chaque fois une nouvelle perspective de cette terre d’élection D’une mélodie répété par le baryton (Tell), creusée avec allégresse, se révèle peu à peu une géographie commune. Avec la volonté de saisir la dynamique propre à chaque instrument, les nuances de textures (finesse de la prise de son), pour mieux ausculter l’espace sonore La prédominance des graves dans la correspondance baryton trombone, comme le refus de tout expressionnisme soliste, porte l’ensemble vers une certaine langueur, une tension empreinte de légèreté Pariant sur la retenue, préférant suggérer plutôt que de trop en dire, « Pidgin » témoigne d’un parcours exemplaire.
Thierry LEPIN – JAZZMAN




« Dialogue avec les métaux et les peaux effleurés » par Le Monde de la Musique

Un saxophone baryton (François Corneloup) d’une belle graisse sonore, qui sait se faire léger, duveteux, fluide lorsque, en ouverture de la maison dort, il dialogue avec les métaux et les peaux effleurés d’Eric Echampard, mais dont la masse est dotée d’une énorme capacité d’entraînement quand, aux faux ostinatos qu’il déroule en ligne de fuite, se joignent les deux autres mélodiques du quartette : tromboniste Yves Robert et le guitariste marc Ducret. Quatuor, serait-on plutôt tenté de dire, tant la répartition des responsabilités s’écarte de la traditionnelle fonctionnalité du jazz quartet. Par les modes de jeu et les combinaisons qu’elles multiplient, par les déclinaisons de l’articulation collectivité-insividu qu’elle proposent, les compositions de Corneloup soudent une passionnante complicité dont les structures socialisantes se font et se défont sans jamais laisser se figer les rôles au sien de cette camaraderie en marche sur des chemins escarpés. Le lyrisme généreux de ces orphéons imaginaires qu’Yves Robert et Marc Ducret ont en commun donne du cœur à l’ouvrage. Eric Échampard forge, martèle, plisse et déplie matériaux polyrythmies angulaires striées par la guitare, brossé par le trombone Chauffées à blanc par le Baryton, les solos se tressent entre eux ou se tissent d’inextricable manière dans la trame écrite. Le terrain se découvre toujours neuf à chaque nouvelle écoute et, de cette musique tout en patience et rétention, sort une intense jubilation.
Franck BERGEROT – LE MONDE DE LA MUSIQUE