LES BRIGADES DU TIGRE - BO SERIE TV REMASTERISEE

CLAUDE BOLLING

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Livret : 20 PAGES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA487

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Fleuron de la production télévisuelle française, Les Brigades du tigre sont encore dans toutes les mémoires – y compris des générations qui n’ont pas connu l’œuvre de Claude Desailly et Victor Vicas. Si le succès de la série s’explique par la rencontre et la conjugaison des talents de l’auteur, du réalisateur et des comédiens, il est indissociable de celui de Claude Bolling, qui en a composé toutes les musiques. Frémeaux & Associés présente, pour la première fois au monde et grâce au concours de Warner Chappell Music France, ce coffret qui permet de réécouter l’édition la plus exhaustive de cette œuvre, remasterisée en 2006 par Claude Bolling lui-même. Réalisée autant pour les cinéphiles que pour le grand public, cette édition fait revivre le mythique esprit de la série, si bien incarné par les mélodies ciselées par le maître du jazz français.
Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux

Droits audio : Warner et AB Productions licencié à Claude Bolling pour Groupe Frémeaux Colombini SAS

Les Brigades du Tigre

Les Brigades du Tigre
Bande originale de la série télévisée

La Complainte des Apaches
chantée par Philippe Clay
Musique de Claude Bolling
B.O. remasterisée par Claude Bolling en 2006





LES BRIGADES DU TIGRE, par Stéphane LEROUGE
Toute nostalgie mise à part, Les Brigades du Tigre s’imposent comme l’un des sommets de la fiction télévisuelle des années soixante-dix / quatre-vingt. La conjugaison des efforts déployés au niveau de l’écriture et de la mise en scène personnalise avec élégance les trente-six épisodes tournés par Victor Vicas entre 1974 et 1983. De fait, le succès à répétition rencontré par les aventures du trio Valentin-Pujol-Terrasson s’explique par l’originalité d’un ton immédiatement identifiable. Un ton qui n’hésite pas à mélanger l’action, le suspense et l’humour au profit d’une mise en perspective historique, politique et sociale. En clair, au-delà du divertissement, chaque épisode porte un regard pertinent sur une époque et une société en pleine mutation. Les Brigades du Tigre, c’est aussi une magnifique leçon de non-formatage. A l’intérieur d’une même saison, chaque épisode possède une identité bien spécifique : l’un est plutôt orienté vers la comédie (Les Demoiselles du Vésinet), l’autre vers le fantastique (Le Village maudit), le troisième vers le polar (Les Enfants de la Joconde)… Un dosage subtilement mis au point par Claude Desailly, créateur et scénariste de la série : “Objectivement, précise-t-il, la saveur des Brigades n’est pas exactement identique d’un épisode à l’autre… contrairement aux Incorruptibles dont chaque opus se termine par un affrontement rituel entre les hommes de Ness et d’horribles mafieux dans un entrepôt où les tonneaux de whisky éclatent sous l’impact des balles. Dans Les Brigades, en revanche, il n’y a pas de structure type. Quand un épisode démarre, il est impossible d’en prévoir le sujet et la tonalité.”

S’accommodant à un esprit spécifiquement français, cette ambition-là permet aux Brigades de soutenir fièrement la comparaison avec bon nombre de grandes séries anglo-saxonnes. Dans cette réussite exemplaire, il ne faudrait pas négliger l’importance de la partition, originale dans tous les sens du terme. Compositeur, pianiste, chef d’orchestre, figure emblématique du jazz européen, Claude Bolling a habillé l’équipe du commissaire Valentin avec un large éventail musical, aux humeurs et inspirations variées. Si d’évidence La Complainte des Apaches et ses déclinaisons instrumentales fonctionnent comme le blason de la série, il est plus étonnant de constater à quel point des thèmes secondaires comme les prologues ou suspenses (Inquiétude, Somnifère) sont, dans la mémoire collective, profondément liés au souvenir de tel ou tel épisode. Guidé par un souci d’efficacité, Claude Bolling soutient et prolonge les images de Victor Vicas avec un constant bonheur d’expression. Il serait même le premier, selon Jean-Paul Tribout-Pujol, à avoir capté l’esprit même de la série : “Claude ne s’est jamais mépris puisqu’il composa immédiatement une musique pleine d’ironie.” Comme un révélateur d’un ingrédient-clé des Brigades : la distanciation, cette troublante dialectique entre le vrai et le faux, la petite histoire et la grande.

Paradoxalement, en dépit de sa densité, la bande musicale de la série n’a jamais bénéficié d’un support discographique conséquent. Alors même que le commissaire Valentin renaît sur grand écran, le présent album répare cette injustice en proposant pour la première fois une vision exhaustive, répartie sur deux CD, des compositions qui nourrissent et irriguent la saga des Brigades. Dans la mesure où la première saison débute en 1907 et la dernière s’achève au crépuscule des années vingt, nous avons tenu à respecter le principe de progression chronologique. Les thèmes ici réunis forment une sorte de synthèse musicale, allant de l’accompagnement pour films muets au cinéma parlant (Le Vampire des Carpates), des valses 1900 aux charlestons des Années Folles (Tiger shimmy), en passant par la vogue des chansons réalistes (L’Italienne). Une invitation à voyager dans le temps, confirmant au passage une idée séduisante : Les Brigades du Tigre, série traitant de l’Histoire, est désormais une série historique.

ENTRETIEN avec CLAUDE BOLLING
“Les Brigades du Tigre, c’est un regard musical du présent sur le passé.”
Comment êtes-vous intervenu sur Les Brigades du Tigre ?
La société Télécip, représentée par Bob Velin, m’a demandé un projet de thème pour cette série, avant même le tournage du premier épisode. Sa demande était claire : “Claude, écrivez-nous quelque chose d’aussi fort que Borsalino !” Sur la simple lecture des scénarios de Claude Desailly, j’ai donc composé une proposition de générique évoquant les caractères et l’époque des Brigades (Thème Valentin). Victor Vicas, le réalisateur, l’a retenue et m’a alors confié l’intégralité de la musique de la première saison. Velin, lui, s’est exclamé : “Finalement, c’est encore mieux que Borsalino !” (rires) Il faut dire qu’après le succès du film de Jacques Deray et de sa bande originale, on m’avait catalogué comme “spécialiste de la musique rétro.’’

De quelle façon définiriez-vous votre collaboration avec Victor Vicas ?
D’origine allemande, Victor était d’une rigueur, d’une méticulosité toute germanique, autant dans le choix des comédiens principaux que des seconds rôles, dans la conception de la lumière ou des décors (c’est dans le vieil Orléans qu’il a retrouvé l’atmosphère des rues de Paris 1900). Il souhaitait une partition spécifique à chaque épisode, alors que l’éditeur musical penchait plutôt pour la solution de la musique au mètre, forcément plus économique. Etant évidemment de l’avis de Vicas, mais pris entre ces deux feux, j’ai dû déployer des prouesses d’ingéniosité pour satisfaire l’un et l’autre. Je me souviens avoir utilisé des petites formations à instruments variés : flûte, clarinette, basson ou saxophone, trompette, trombone, deux cordes, parfois un quatuor, guitare ou banjo, basse, percussion et, évidemment, piano. Grâce à une bonne prise de son, au studio Philips rue des Dames ou à la Comédie des Champs-Elysées, j’ai réussi à donner l’impression de densité quand l’action le réclamait. C’est souvent dans la contrainte que l’on réussit.

Votre collaboration avec Vicas était apparemment basée sur un vrai échange de points de vue…
Il s’est établi une réelle complicité, au point qu’il m’a demandé d’interpréter le chanteur des rues de L’Homme à la casquette, accompagné par l’ami Jo Courtin à l’accordéon. Le tout en direct, en un seul plan séquence s’il vous plaît ! Par ailleurs, Victor était très attentif à l’apport de la musique : il en désirait toujours plus même si, paradoxalement, il replaçait souvent ses morceaux préférés. Le suspense Inquiétude, par exemple… Il s’en servait au montage de chaque nouvel épisode et ne pouvait plus ensuite s’en défaire. Je l’engueulais amicalement : “Arrête, tu vas donner l’impression que je suis à court d’idées !” En dépit de nos petites divergences, nous étions soudés par une amitié et un échange permanent. Avec les créateurs exigeants à bon escient, on aboutit à des œuvres qui durent.

Quelles difficultés spécifiques avez-vous rencontré dans l’écriture ?
Dans la composition musicale, si l’on veut être original, chaque mesure pose un problème. Dans le cas des Brigades, il fallait être dans le ton et le charme de l’époque en évitant l’écueil du ‘’faux-vieux’’, en essayant de donner un cachet mélodique et harmonique personnel. Je me suis donc appliqué à mettre au point une écriture moderne à l’intérieur d’un parfum rétro, en utilisant notamment des instruments anachroniques par rapport au début du siècle, orgue électrique ou guitare basse. De la même façon, en 1907, une chanson comme La Complainte des Apaches n’aurait jamais comporté des quintes diminuées ou des septièmes majeures. Les Brigades du Tigre, c’est d’abord un regard du présent sur le passé.

Avez-vous beaucoup composé avant le tournage ?
Pas mal… Victor me demandait souvent des musiques avant même le premier tour de manivelle, chaque fois que les comédiens et figurants devaient se mouvoir ou danser sur un tempo : pour eux, une musique définitive est plus inspirante qu’un clic de métronome. Je pense notamment aux valses, galops, charlestons et évidemment aux quelques chansons comme La Pension des dames Duplantin ou L’Italienne… Curieusement, je n’ai pas été immédiatement conscient du caractère hors du commun de cette aventure. Les films me plaisaient beaucoup mais nous ne nous attendions pas à un tel succès. A chaque fois, c’était une bonne surprise d’apprendre que nous repartions pour une nouvelle saison de six épisodes : six fois six à l’arrivée, avec un maintien de qualité et d’intérêt constant jusqu’au dernier épisode, grâce à l’invention permanente des scénarios de Claude Desailly.

L’une des caractéristiques de la série, c’est l’étalement des intrigues sur une période de vingt ans. Comment vous y êtes-vous adapté ?
C’est le propre de la musique pour l’image de tenir compte de l’époque évoquée. En glissant de 1907 à 1927, cette progression chronologique élargit le champ de la série, tant dans ses sujets que dans sa musique. Je me suis donc appliqué à évoluer sur l’échelle du temps comme les histoires elles-mêmes. Pour les dernières saisons, il m’a fallu exiger de réorchestrer le Thème Valentin car son traitement original était, à mon sens, en désaccord avec la période des Années Folles.

Avez-vous le sentiment qu’une série comme Les Brigades du Tigre constitue une expérience à part dans votre parcours, de par sa longévité, ses ambitions, son succès renouvelé ?
C’est certainement l’une des séries françaises les plus abouties, une sorte d’équivalent moderne, télévisé, aux romans de Dumas : divertir tout en portant un regard original sur une époque. En réécoutant ces enregistrements, d’excellente qualité technique, je dois constater que la musique a bien résisté à l’épreuve du temps, grâce notamment aux musiciens de première classe choisis pour l’interpréter, des solistes de l’Opéra de Paris et des jazzmen de mon entourage. Et comme le synthétiseur n’était pas encore vraiment en usage, je n’ai pas été tenté de l’utiliser… Le timbre des instruments acoustiques apporte une chaleur, une émotion réjouissantes. Sincèrement, avec trente ans de recul, Les Brigades du Tigre représentent un pan entier de ma vie de compositeur. Quelle chance d’avoir été un artisan de cette belle œuvre de télévision, populaire et intelligente... Sa pérennité m’évoque un lieu commun : contrairement au crime, la qualité paie.

ENTRETIEN avec CLAUDE DESAILLY, Créateur et scénariste de la série
“Avec Les Brigades du Tigre, j’ai inventé une police fictive, totalement imaginaire.”
Comment avez-vous mis au point le concept des Brigades du Tigre ?
Tout a commencé à la fin des années soixante. A l’époque, ma mère m’avait offert les Mémoires d’un vieux commissaire de police, le commissaire Belin, qui avait été à l’origine de l’arrestation de Landru. En lisant cet ouvrage, j’ai réalisé à quel point la police du début du siècle était mal organisée. Elle fonctionnait de façon extrêmement archaïque, sans fichiers, ni méthodes modernes d’investigation. Pour lutter contre une nouvelle vague de criminels et bandits adeptes de l’automobile, Clémenceau a décidé de moderniser la police nationale, en créant un nouveau corps, les Brigades Mobiles. Celles-ci étaient équipées pour s’opposer à la nouvelle criminalité : d’abord, elles pouvaient enquêter sur l’ensemble du territoire ; ensuite, elles furent les premières à utiliser de nouvelles inventions comme l’automobile, la machine à écrire, à pratiquer le bertillonnage, c’est-à-dire l’identification à partir des empreintes digitales. Immédiatement, j’ai réalisé que cette période charnière pouvait donner lieu à une formidable série policière.

Avez-vous facilement trouvé un producteur ?
Il s’est alors produit une coïncidence assez extraordinaire : mon ami Alain Decaux m’a mis en contact avec Pierre Bellemare qui voulait se lancer dans la production de fictions télévisées. Le premier rendez-vous s’avère plutôt positif. Pierre Bellemare me déclare de façon solennelle : “On va faire de votre série l’équivalent français des Incorruptibles. Pour la réaliser, je fais construire une petite ville, j’engage les comédiens pour cinq ans, on tourne dès le départ cent-cinquante épisodes !” Le gigantisme de ses ambitions m’a encouragé… et un peu inquiété. Qu’importe : je me lance, je commence à structurer mes idées, à construire la trame des premiers épisodes des Brigades. Au bout de deux mois, je suis convoqué par Bellemare. Il me reçoit la mine basse, les oreilles de cocker rabattues : “Il va être difficile de réaliser les choses comme je les avais conçues. Il me faut renoncer à mes ambitions, j’abandonne votre série !” Trois ans plus tard, j’adaptais pour Roland Gritti de Télécip L’Homme qui revient de loin de Gaston Leroux. Gritti me demande : “N’auriez-vous pas un projet de série policière à la française ?” Je lui parle des Brigades, en lui racontant mes mésaventures. Il réagit avec enthousiasme, me déclare qu’il va relancer le projet. Deux semaines après, il m’annonce avoir convaincu les responsables de la fiction à l’ORTF. Ca ressemblait à un miracle ! Le projet des Brigades du Tigre est donc resté enterré pendant plusieurs années ; en quelques jours, il a littéralement ressuscité.

Sur quelle documentation vous êtes-vous basé pour écrire les scénarios ?
Avant d’entamer l’écriture, j’ai souhaité éplucher les archives des Brigades Mobiles. Grâce aux relations d’Alain Decaux, j’ai pu les consulter au service documentation de la Sûreté Nationale. Je pensais y trouver la matière nécessaire pour nourrir les intrigues. Et là, grosse déception ! Ce que décrivait le commissaire Belin était infiniment plus captivant que la réalité. Je m’attendais à des actes héroïques et je me retrouvais devant des faits divers fades et insignifiants. En réalité, les Brigades Mobiles avaient été confrontées à de dérisoires petits voyous, à des voleurs de lapins. Or, pour que les téléspectateurs s’intéressent aux dites Brigades, il fallait au contraire qu’elles sauvent la République à chaque épisode.

Comment avez-vous résolu ce problème ?
Je suis parti d’un principe très simple : plutôt que de puiser dans les archives des vraies Brigades, j’ai été chercher des idées dans le contexte historique de l’époque. Je me suis beaucoup documenté sur le début du siècle et j’ai trouvé des éléments formidables : le vote des femmes, la bande à Bonnot et les anarchistes, les exploits de Blériot... C’est une période très riche en découvertes scientifiques, en évolutions sociales et politiques. Je me suis donc servi de ces grands faits historiques, en les intégrant à des intrigues policières. A l’arrivée, j’ai créé une police totalement fictive, imaginaire. Mes Brigades n’ont rien à voir avec celles de la réalité, puisqu’elles sont confrontées à des affaires d’état, à de grandes causes... J’ai sans doute trahi l’Histoire. Mais c’était la seule solution pour donner une certaine dimension à la série.

Après la prise en charge du projet par Télécip, comment la série s’est-elle concrétisée ?
Tout d’abord, il a fallu choisir un metteur en scène. Claude Boissol, au départ pressenti, a été remplacé par Victor Vicas. C’était l’homme de la situation. Il a su faire passer à l’image ce que j’avais imaginé à l’écriture. En amateur de jazz, j’étais également enthousiaste du choix de Claude Bolling pour la musique. Néanmoins, les Brigades étaient à l’origine un modeste feuilleton de six épisodes. Quand le tournage a commencé, nous étions loin d’imaginer que l’aventure allait durer dix ans… Quant aux comédiens, ayant repéré Jean-Paul Tribout et Pierre Maguelon, j’ai suggéré leurs noms pour Pujol et Terrasson. En revanche, ce sont Victor Vicas et sa femme Li Erben qui ont remarqué Jean-Claude Bouillon dans une série franco-allemande, Alexandre Bis. On peut dire que ce trio de comédiens détient une lourde responsabilité dans le succès de la série. Au départ, je ne les connaissais pas très bien, je les ai laissé s’exprimer. Mais dès la seconde saison, j’ai vu dans quelle direction les exploiter, j’ai commencé à affiner les personnages, leurs caractères. Maguelon-Terrasson est à la fois poétique et bonhomme, avec une chaleur méridionale dans l’expression. Tribout-Pujol, au contraire, c’est le petit malin, net, précis, qui se faufile partout, le parigot débrouillard. Bouillon-Valentin est un commissaire plein de bonne volonté, parfois pataud, maladroit. A leurs côtés, leur supérieur hiérarchique, Faivre, incarné par François Maistre, a acquis une plus-value inattendue. Maistre a superbement traduit l’aspect irascible, bouillonnant, excessif du personnage. Bref, chimiquement, la formule a pris ! Tous ces personnages étaient à la fois différents et complémentaires... Je leur avais donné une existence sur le papier, les comédiens sont allés au-delà. Il a fallu que je les suive, que je m’adapte à leurs vrais tempéraments. Il y a là un subtil amalgame entre fiction et réalité.

Comment et pourquoi la série a-t-elle pris fin ?
Justement, je ne suis pas en mesure de l’expliquer. Vu le succès de la sixième saison, Les Années Folles, on m’en a commandé une septième. J’ai donc écrit six nouveaux épisodes dont l’action se déroule entre 1930 et 1935. Il s’agit pour moi de l’ultime saison des Brigades car je ne tenais pas à amener mes personnages jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Je l’ai conçue comme le final d’une épopée policière et historique entamée trente ans plus tôt, une sorte de feu d’artifice, un adieu à nos trois personnages... Ça paraît totalement absurde mais personne n’a jamais donné suite. Ni le producteur, ni les responsables de France 2... Cela dit, Les Brigades du Tigre m’ont donné de grandes joies au niveau de l’écriture, de l’accueil du public, de l’amitié avec Victor Vicas, les comédiens ou Claude Bolling. J’ai reçu, et je continue à recevoir, des témoignages réguliers de téléspectateurs de toutes générations, ce qui me touche énormément. Les repères de la série (les moustaches et chapeaux melons, les décapotables, la boxe française, le thème de Claude) sont entrés dans la mémoire collective, ce qui suffit à me satisfaire.
Interviews et dossier réalisés par Stéphane LEROUGE
© 2006 GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SAS

Claude Bolling souhaite remercier, à l’occasion de cette édition : Claude Desailly, Jean-Claude Bouillon, Pierre Maguelon, Jean-Paul Tribout, Stéphane Lerouge, Thierry Wolf, Caroline Molko, Chantal Bouiges, Alain Pierron, Isabelle Feldman, Jean-Pierre Abscheidt, Stéphane Loisy, Jean-Pierre Pellissier, Henri Djian, Franck Gérald, Philippe Clay, Marion Game et Hélène Ciuffi. Roland Gritti (Telecip) et Jean-Jacques Tilché (Tutti Intersong / Pigalle). Affectueusement à Victor Vicas.

Les Brigades du Tigre :
Réalisation : Victor Vicas
Scénario, adaptation et dialogues : Claude Desailly
Musique : Claude Bolling
Directeur de la photographie : Pierre Petit
Décors : Robert Giordani
Producteur délégué : Robert Velin
Producteur exécutif : Etienne Laroche
Production : Télécip - Antenne 2
Distribution : Jean-Claude Bouillon (commissaire Paul Valentin), Pierre Maguelon (inspecteur Terrasson), Jean-Paul Tribout (inspecteur Pujol), François Maistre (Faivre, saisons I à IV),  Pinkas Braun (Gabrielli, saisons V et VI)

Chronologie de la série :
Saison I (1974) : Ce siècle avait sept ans / Les vautours / Nez-de-chien / Visite incognito / La confrérie des loups / La main noire.
Saison II (1975) : Collection 1909 / Le défi / Les compagnons de l’apocalypse / L’auxiliaire / La couronne du tsar / De la poudre et des balles.
Saison III (1976) : Le crime du sultan / Le cas Valentin / L’ère de la calomnie / Bonnot et compagnie / Don de Scotland Yard / L’homme à la casquette.
Saison IV (1978) : Bandes et contrebandes / Les enfants de la Joconde / Cordialement vôtre / Les demoiselles du Vésinet / L’ange blanc / Le village maudit.
Saison V (1982) : SOS Tour Eiffel / Le complot / Le vampire des Carpates / Made in USA / Réseau Brutus / Le temps des garçonnes.
Saison VI  (1983) : Les princes de la nuit / Rita et le caïd / La grande duchesse Tatiana / Les fantômes de Noël / La fille de l’air / Lacs et entrelacs.
Saison VII (non tournée)  : Le roi de pique / Maria et les oustachis / Pickpocket saga / Le coup du six février / Stratagèmes / Les disparus de Ville-d’Avray.

CD 1
01. Prologue 1909 1’10
02. La Complainte des Apaches 2’12
03. Cancan 2’50
04. Valse caf’ conc’ 1’49
05. Inquiétude 0’53
06. Suspense 3’04
07. Action / Mystère 1’17
08. La Pension des Dames Duplantin 2’43
09. Valse des Dames Duplantin 2’24
10. Suspense brigades 4’06
11. Poursuite automobiles 1’28
12. Le Prince 1’46
13. Couronne 1’47
14. Hypnose  1’34
15. Somnifère 1’25
16. Musette Mazurka 2’20
17. L’Italienne 2’56
18. L’Étau 2’57
19. Apocalypse 1’44
20. Blessure  2’32
21. Désespoir 5’01
22. Décidé 1’43
23. Henriette 1’49
24. L’Homme à la casquette 1’18
25. Cake Walk 2’59
26. Action brigades 2’51
27. La Polka des Demoiselles du Vésinet 2’17
28. Malédiction 2’14
29. Le Village maudit 1’30
30. L’Ange blanc 1’52
31. Bande et contrebande  0’31
32. Hoeffler 2’02
33. Suspense mystérieux 1’16
34. Suspense amusé 1’14
35. Ambiance cabaret 1’23
36. Valentin 1909 2’13

CD 2
01. Prologue 1920 0’59
02. Valentin 1920 2’03
03. Suspense animé 1’16
04. Suspense in blue 3’13
05. Suspense in rhythm 1’55
06. Piano bastringue 2’00
07. Cosmano 0’49
08. Avant l’attaque 4’33
09. Mitraillage 0’42
10. Chargement des chalutiers 1’11
11. A l’affût 0’52
12. Cosmano chez le bijoutier 0’59
13. Vers l’objectif 1’19
14. Danse Cabaret 1’13
15. Enquête 1’14
16. Suspense ironique cabaret 1’08
17. Voiture brigades filature 0’40
18. Lisa et le père Montagne 1’00
19. Lisa chez Rossi 1’20
20. Lisa dénouement 2’26
21. Metzinger 2’42
22. Meurtre de Metzinger 2’16
23. Le Tueur 1’13
24. Suspense sur la place 2’25
25. Attaque de la banque 1’14
26. Roulette russe 1’03
27. Ils courent ils courent Pujol et Terrasson 1’39
28. Brigades mobiles 1’03
29. Le temps des garçonnes 1’17
30. Pujol sous cape 1’09
31. Le Vampire des Carpates 1’09
32. Assassinat incendie 1’51
33. Les Amoureux 1’25
34. Montée inquiétante  1’23
35. Tiger Shimmy 2’46
36. Logkine et Tatiana 2’16
37. Tatiana 1’10
38. Mort de Lioubov 1’08
39. Tatiana au piano 1’37
40. Suspense arrivée brigades 2’20
41. Truands 1’22
42. Le Lotus bleu 2’37
43. Maya 1’49
44. Les Filles de l’air et les espions 1’00
45. Russes et américains 1’19
46. Valentin 1925 2’09

Toutes les compositions sont de Claude Bolling sauf : La Complainte des Apaches (musique : Claude Bolling – texte : Henri Djian); La Pension des Dames Duplantin et L’Italienne (musique : Claude Bolling – texte : Franck Gérald);  L’Homme à la casquette (musique : Claude Bolling – texte : Claude Desailly).

CD Les Brigades du Tigre © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 PROLOGUE 1909 - BOLLING01'10
02 LA COMPLAINTE DES APACHES - BOLLING02'12
03 CANCAN - BOLLING02'50
04 VALSE CAF CONC - BOLLING01'49
05 INQUIETUDE - BOLLING00'53
06 SUSPENSE - BOLLING03'04
07 ACTION MYSTERE - BOLLING01'17
08 LA PENSION DES DAMES DUPLANTIN - BOLLING02'43
09 VALSE DES DAMES DUPLANTIN - BOLLING02'24
10 SUSPENSE BRIGADES - BOLLING04'06
11 POURSUITE AUTOMOBILES - BOLLING01'28
12 LE PRINCE - BOLLING01'46
13 COURONNE - BOLLING01'47
14 HYPNOSE - BOLLING01'34
15 SOMNIFERE - BOLLING01'25
16 MUSETTE MAZURKA - BOLLING02'20
17 L ITALIENNE - BOLLING02'56
18 L ETAU - BOLLING02'57
19 APOCALYPSE - BOLLING01'44
20 BLESSURE - BOLLING02'32
21 DESESPOIR - BOLLING05'01
22 DECIDE - BOLLING01'43
23 HENRIETTE - BOLLING01'49
24 L HOMME A LA CASQUETTE - BOLLING01'18
25 CAKE WALK - BOLLING02'59
26 ACTION BRIGADES - BOLLING02'51
27 LA POLKA DES DEMOISELLES DU VESINET - BOLLING02'17
28 MALEDICTION - BOLLING02'14
29 LE VILLAGE MAUDIT - BOLLING01'30
30 L ANGE BLANC - BOLLING01'52
31 BANDE ET CONTREBANDE - BOLLING00'31
32 HOEFFLER - BOLLING02'02
33 SUSPENSE MYSTERIEUX - BOLLING01'16
34 SUSPENSE AMUSE - BOLLING01'14
35 AMBIANCE CABARET - BOLLING01'23
36 VALENTIN 1909 - BOLLING02'13
37 PROLOGUE 1920 - BOLLING00'59
38 VALENTIN 1920 - BOLLING02'03
39 SUSPENSE ANIME - BOLLING01'16
40 SUSPENSE IN BLUE - BOLLING03'13
41 SUSPENSE IN RHYTHM - BOLLING01'55
CD 2
01 PIANO BASTRINGUE - BOLLING02'00
02 COSMANO - BOLLING00'49
03 AVANT L ATTAQUE - BOLLING04'33
04 MITRAILLAGE - BOLLING00'42
05 CHARGEMENT DES CHALUTIERS - BOLLING01'11
06 A L AFFUT - BOLLING00'52
07 COSMANO CHEZ LE BIJOUTIER - BOLLING00'59
08 VERS L OBJECTIF - BOLLING01'19
09 DANSE CABARET - BOLLING01'13
10 ENQUETE - BOLLING01'14
11 SUSPENSE IRONIQUE CABARET - BOLLING01'08
12 VOITURE BRIGADES FILATURE - BOLLING00'40
13 LISA ET LE PERE MONTAGNE - BOLLING01'00
14 LISA CHEZ ROSSI - BOLLING01'20
15 LISA DENOUEMENT - BOLLING02'26
16 METZINGER - BOLLING02'42
17 MEURTRE DE METZINGER - BOLLING02'16
18 LE TUEUR - BOLLING01'13
19 SUSPENSE SUR LA PLACE - BOLLING02'25
20 ATTAQUE DE LA BANQUE - BOLLING01'14
21 ROULETTE RUSSE - BOLLING01'03
22 ILS COURENT ILS COURENT PUJOL ET TERRASSON - BOLLING01'39
23 BRIGADES MOBILES - BOLLING01'03
24 LE TEMPS DES GARCONNES - BOLLING01'17
25 PUJOL SOUS CAPE - BOLLING01'09
26 LE VAMPIRE DES CARPATES - BOLLING01'09
27 ASSASSINAT INCENDIE - BOLLING01'51
28 LES AMOUREUX - BOLLING01'25
29 MONTEE INQUIETANTE - BOLLING01'23
30 TIGER SHIMMY - BOLLING02'46
31 LOGKINE ET TATIANA - BOLLING02'16
32 TATIANA - BOLLING01'10
33 MORT DE LIOUBOV - BOLLING01'08
34 TATIANA AU PIANO - BOLLING01'37
35 SUSPENSE ARRIVEE BRIGADES - BOLLING02'20
36 TRUANDS - BOLLING01'22
37 LE LOTUS BLEU - BOLLING02'37
38 MAYA - BOLLING01'49
39 LES FILLES DE L AIR ET LES ESPIONS - BOLLING01'00
40 RUSSES ET AMERICAINS - BOLLING01'19
41 VALENTIN 1925 - BOLLING02'09
"Stéphane Lerouge, éditeur de musiques de film", rencontre par Télérama

« […] Parallèlement, il signe de plus en plus de notes de pochettes et pilote son premier projet en 1992, une compilation inédite des musiques de Claude Bolling pour Les Brigades du Tigre.
‘L’intérêt du grand public pour la musique de film est devenu manifeste à la toute fin des années 90. Pour beaucoup de gens, c’est une nouvelle forme de musique classique. D’ailleurs, lorsqu’elles sont exécutées par un orchestre philharmonique, les suites tirées des partitions du Messager, de Pierrot le Fou, ou de Lawrence d’Arabie ne jurent pas avec les œuvres du répertoire. C’est la musique symphonique des XXè et XXIè siècles. Une station comme Radio Classique qui, depuis des années, diffuse indifféremment bandes originales et grands classiques ne s’y est pas trompée. Il faut voir d’ailleurs la ferveur des spectateurs lorsque des compositeurs du septième art se produisent sur scène : ce sont des moments de partage d’une grande intensité tant certaines œuvres sont entrées dans la mémoire collective.’
Par Stéphane JARNO - TELERAMA