TU VEUX OU TU VEUX PAS ? (NOUVEL ENREGISTREMENT 2008)

MARCEL ZANINI

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Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA494

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Frémeaux & Associés présente un quatrième disque de Marcel Zanini, comprenant un titre endiablé mais au nom incompréhensible "Kelbokuta", un début de bagarre swinguant "Un Scoth, un Bourbon, une bière" et une reprise jazzy du célèbre "Tu veux ou tu veux pas ?" qui a consacré l’unique clarinettiste- chanteur de jazz parmi les immortels.
Patrick Frémeaux

(Nouvelle production 2008 / Enregistrement 2007)

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini / Commercialisation : Frémeaux & Associés en partenariat avec TSF
Marcel Zanini

Marcel Zanini
Tu veux ou tu veux pas ?









1 - Un Scotch, un Bourbon, une Bière :
C’est la troisième fois que je l’enregistre. Je l’ai découvert en 67 par un disque de Snooks Eaglin. Un formidable guitariste noir aveugle qui chante avec un accent du sud. Il est né à New Orleans en 1936. Lors de l’enregistrement de One Scotch, il avait tout juste 22 ans.

2 - Quitte-moi :
Une espèce de blues en fa mineur. C’est Jacques Brel qui m’a inspiré le titre. Dans une atmosphère feutrée et une douceur inquiétante, un rythme bossa joué avec efficacité et discrétion par Michel Denis, Pierre Maingourd et Patrick Bacqueville aux maracas. Le solo de guitare est dû à l’excellent Marc  Fosset. Bacqueville joue aussi très bien du trombone.

3 - Tu veux ou tu veux pas ? :
Sortie : décembre 69. Cela fait un certain temps. L’original épuisé (pas moi, la preuve !)
- Il faut en faire un nouveau, dit Patrick Frémeaux.
- Voilà.
Patrice Authier improvise un très bon contre-chant. L’ambiance est là, comme avant. 

4 - Vous lui et moi (le minet) :
Encore une histoire de triangle (d’or ?). Cherchez l’intrus. Déjà enregistré avec Milt Buckner et Sam Woodyard en 76 – voir l’album Rive Gauche. Message personnel : Grazie Signor Moravia…

5 - Kelbokuta :
L’inspiration est venue en promenant sur les Champs-Élysées, la Canebière ou à Dakar… Oui, plutôt à Dakar, ça ressemble à une onomatopée africaine, non ? En ai connu des tas, c’est vrai, vous voulez des noms ? Cathy, Ava, O, B, M, G, S… Peux pas toutes les citer, cela ferait prétentieux. Julie Saury aux percussions emmène sa puissante féminité dans un combat orgiaque avec les tambours de Michel Denis. Charles Prévot au washboard donne une couleur insolite dans les interludes. La rythmique avec Authier, Maingourd, Nabe et Denis, une fois de plus très efficace. Les acrobaties vocales de Odile, Marc, Patrick, Alex, ont une touche quasi monkienne.

6 - You can depend on me :
Après Rosetta, My Monday Date, une autre composition de Earl Hines. Je les aurai toutes faites. Celle-ci est ma toute dernière adaptation. Une peu nostalgique… Désabusée… Enfin, c’est la vie. Je trouve qu’il y a de bons solos et l’ensemble swingue bien. Pour une bonne prise, c’est une bonne prise.

7 - Naïma :
Je l’ai rencontrée une fois avec son mari John Coltrane à New York. A cette époque – 1956-1957 – il n’avait peut-être pas composé ce thème. Plus tard, quand il le jouera, je comprendrai la signification du titre. Il lui a fait un beau cadeau. A nous aussi. A Marseille, dans les années 1960, au Vamping, un dancing, je jouais Naïma dans la série de slows, entre une valse et un passo doble. Au ténor. Dans ce disque, j’ai voulu essayer la clarinette.

8 - La Musique :
Je dois tout à la musique. La vie, l’amour, les voyages, les rencontres. Tout ce que je connais, c’est grâce à la musique. Un modeste hommage avec chœur. C’est François Biensan qui a écrit l’arrangement.

9 - Que reste-t-il de nos amours ?
Bonne question. J’ai tenté de répondre : Rien ! Ou Peu de choses. Mais non, il reste beaucoup plus qu’une photo. Une des plus belles chansons de Charles Trenet. Ils l’ont tous enregistrée. Pourquoi pas moi ? Avec Marc Fosset et Pierre Maingourd.

10 - Scotch Shower :
Cette fois c’est la douche froide, sans bourbon. Nous jouions ce thème dans les années 1980 - oublié ! M’en suis souvenu à temps. Pas facile à mettre en place. Enfin, bon. Le voilà gravé. Inch’ Allah.

11 - Tu te trompes toi-même :
Ma première adaptation, mon premier disque, merci Eddy Barclay ! Introu­vable bien sûr. Peut-être dans une brocante !… Voici la nouvelle version. L’arrangement est de Claude Gousset qui jouait du trombone dans l’original – il y a quarante ans.

12 - Lidivor :
Ne cherchez pas – mon fils alors âgé de deux ans environ a donné ce nom à une espèce de pantin – clown qu’il affectionnait beaucoup. Le rythme marche militaire a été emprunté à Blues March de Benny Golson. Michel Denis assure – comme on dit – il fait son Art.
© 2008 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS


Tu veux ou tu veux pas ?
(Cour – Imperial)
Tu veux ou tu veux pas
Tu veux c’est bien si tu veux pas tant pis
Si tu veux pas j’en ferai pas une maladie
Oui mais voilà réponds-moi non ou bien oui
C’est comm’ci ou comm’ça
Ou tu veux ou tu veux pas
Tu veux ou tu veux pas
Toi tu dis noir et puis après tu dis blanc
C’est noir c’est noir oui mais si c’est blanc c’est blanc
C’est noir ou blanc mais ce n’est pas noir et blanc
C’est comm’ci ou comm’ça
Ou tu veux ou tu veux pas
La vie
Oui c’est une gymnastique
Et c’est comme la musique
Ya du mauvais et du bon
La vie
Pour moi elle est magnifique
Faut pas que tu te la compliques
Par tes hésitations

Tu veux ou tu veux pas
Tu veux c’est bien et si tu veux pas tant pis
Si tu veux pas j’en ferai pas une maladie
Oui mais voilà réponds non ou bien oui
C’est comm’ci ou comm’ça
Ou tu veux ou tu veux pas
La vie
Elle peut être très douce
A condition que tu la pousses
Dans la bonne direction
La vie
Elle est là elle nous appelle
Avec toi elle sera belle
Si tu viens à la maison
Tu veux ou tu veux pas…
Ah tu dis oui… Ah…
Et bien moi je veux plus


La Musique
(Marcel Zanini
T’est fantastique
Oh oui
C’est vraiment très beau
C’est formidable
Extraordinaire
C’est magnifique
Exquis
Ce n’est pas croyable
C’est merveilleux
Il n’y a rien de mieux
Mais non non
C’est fantastique
Joli
Inimaginable
C’est féerique
Idyllique
Poétique
Angélique
C’est magique
La musique

Tu te trompes toi-même
Based on: You’re Cheatin’ Yourself
By: Al Hoffman, Dick Manning
French lyric by: Marcel Zanini
On dit que tu sors
Dès qu’j’ai le dos tourné
Tu rentres à l’aurore
Eméché
Tu te trompes toi-même
Si tu crois me tromper
Si c’qu’on dit est vrai
Il est temps que tu saches
Qu’il y a encore du gibier
Faut qu’on le chasse
Tu te trompes toi-même
Si tu crois me tromper

Je ne peux pas croire que tu flirtes
Mais si tu flirtes je te rappelle chéri
Que ce qui est bon pour toi
Est bon pour moi aussi
Si tu veux mon avis réfléchis mon chéri
Un amour comme le mien il y en a pas deux
Oh ouvre les yeux
Et je suis sûr que tu verras
Que tu te trompes toi-même
Viens plutôt dans mes bras.

You can depend on me
Paroles et Musique de C. Carpenter / L. Dunlap / E. Hines
© PIC représenté par S.E.M.I.
Pour nous c’est fini
Mais je suis ton ami
Tu peux compter sur moi
Tu l’as rencontré
Et tu m’as oublié
Mais tu peux compter sur moi
Souviens-toi du temps
Nous étions amants
Et puis maintenant
Je suis seul bien tout seul
Si tu as besoin de moi
Je serai toujours là
Tu peux compter sur moi

Though you say we’re through
I’ll always love you
And you can depend on me
Though someone
you’ve met has made you forget
You know you can count on me
I wish you success
Loads of happiness
But I must confess
I’ll be lonely
If you need a friend
I’m yours to the end
And you can depend on me

Vous, lui et moi (Le minet) (Marcel Zanini)
Venez animer
Animer minet
Mon minet s’ennuie chez moi
Vous, moi et minet
Ce serait parfait
Pourquoi hésiter Nina
Cous me désirez
Allons avouez
Il n’y a pas de honte à ça
Je suis le premier
Ah ! ça je le sais
Qui me l’a dit, mon p’tit doigt
Nina venez donc chez moi
Nina prenez donc mon bras
Minet sera fou de joie
On sera heureux… tous les trois
Votre joli minois
A conquis minet
Minet a conquis Nina
Et moi dans tout ça
Vous vous en doutez
Je n’en resterai pas là
Ce n’est pas fini
C’est de la folie
Attention au minet Nina
Vous l’examinez
Vous le caressez
Vous ne pensez plus qu’à ça
Vous l’acheminez
Vers de gros dangers
Je ne le supporte pas
Il veut plus jouer
Vous l’avez changé
Je ne le reconnais pas
Vous me l’épuisez
Faut pas abuser
Otez votre main de là
Nina partez de chez moi
Nina lachez donc mon bras
Pas la peine d’insister
Je ne veux plus… J’en ai assez
Vous m’avez miné
Miné mon minet
Mon minet est en émoi
J’y suis attaché
Plus que vous pensez
Il restera avec moi.

Kelbokuta
(Marcel Zanini)
Kelbokuta (x 3)
C’est le plus beau oui
En ai vu des tas
Mais pas com’ ça
Non pas com’ ça
Kelbokuta (x 3)
Y a pas photo non
Y en a pas com’ ça
Même à Cuba
Ou Carpentras
Kelbokuta (x 3)
C’est le plus beau
Que j’ai jamais vu

Marcel Zanini - Chant, saxophone ténor, clarinette
Patrick Authier - Piano
Pierre Maingourd - Contrebasse
Marc-Edouard Nabe - Guitare
Michel Denis - Batterie
Patrick Bacqueville - Trombone, sifflet, maracas
Marc Fosset - Guitare électrique solo

Avec : Julie Saury - Percussions (sur Kelbokuta et Tu veux ou tu veux pas ?),  Charles Prévot - Washboard (sur Kelbokuta),  François Biensan - Trompette (sur Tu te trompes toi-même)
Choristes sur Tu te trompes toi-même et La Musique : Gérard Meissonnier, Philippe Aglaé, Philippe Javelle, Alex Sanders, Choristes sur Kelbokuta : Odile Etaix, Patrick Bacqueville, Marc Fosset, Alex Sanders, et les amis
Arrangements
- Tu te trompes toi-même : Claude Gousset
- La Musique : François Biensan
- Kelbokuta, Tu veux ou tu veux pas, Un Scotch, un bourbon, une Bière : Marcel Zanini

La bonne humeur et l’enthousiasme de quelques amis venus nous encourager pendant l’enregistrement  nous sont allés droit au cœur. Très chers, Jackie Berroyer, Mia, Philippe Baudoin, Pierre Etaix, Odile Etaix, Charles Prévot, Gwenaelle Hemery, François Biensan, Jacques Duvette, Cédric Chen, Emmanuel Barnault Claudine, Stafford James un grand merci,
Je vous embrasse
Marcel

CD  Marcel Zanini - Tu veux ou tu veux pas ? © Frémeaux & Associés. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)



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Presse
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" Monsieur Zanini " PAR LES NOUVELLES DU 12

Il est né à Istambul à l’époque où la ville s’appelait encore « Constantinople ». Il a habité dans les années 30 à Marseille, la ville de son père d’origine napolitaine. Il exhaussa dans le New York des années 50 son « rêve américain ». Puis il eut, dans sa maison des Yvelines, comme voisin – et ami – Georges Brassens. Cette longue vie d’artiste c’est chez nous, dans le douzième arrondissement, qu’elle a finalement aboutie. Notre homme n’est autre que Marcel Zanini, musicien de jazz accompli et reconnu.

 « Tu veux ou tu veux pas ? » Marcel Zanini a bien voulu, gentiment, accueillir chez lui les Nouvelles du 12. « J’habite ici depuis septembre 1984 », se souvient-il avec précision. A Thiverval, la grande propriété des Yvelines où il résidait auparavant l’avait certes fait voisin de Georges Brassens. Il avait même enregistré avec lui un album – top méconnu – version jazz de l’œuvre du chanteur sétois. « Toujours est-il qu’à 35 km de Paris, avec les embouteillages fréquents dans le tunnel de Saint-Cloud, la situation n’était plus compatible avec des concerts et enregistrements réguliers dans la capitale. Et c’est ici, en plein cœur du douzième, que je me suis trouvé un logement pour mener plus commodément ma carrière. » Que retient notre artiste de ces 27 ans passés dans l’arrondissement ? « C’est un beau quartier où on est très heureux. Je suis devenu ami avec un bijoutier turc de l’avenue Daumesnil. » Et quand on lui fait observer que peintres, chanteurs et quand on lui fait observer que peintres, chanteurs, ou musiciens habitent plus volontiers le Quartier Latin  ou Saint Germain des Prés, il rétorque : « je ne fréquente pas le milieu des artistes. » Sans doute préfère-t-il l’authenticité des gens du quartier. Au marché, où on le reconnaît, on évoque parfois à « Monsieur Zanini », comme on l’appelle respectueusement « Tu veux ou tu veux pas ? », le tube de sa carrière.

Devenu célèbre au tournant des années 70.

Bob vissé sur la tête, lunettes rondes et petite moustache : il remporte en effet un succès énorme dès 1969, année où il « monte » à Paris. L’interprétation française de cet air brésilien fit sortir de l’anonymat le musicien d’orchestre qu’il était. Et régulièrement, il lui vaut des passages télévisés. Cette année encore ce furent les émissions Les années bonheur de Patrick Sébastien ainsi que Chabada, présenté par Daniella Lumbroso. Mais aussi et surtout, Marcel Zanini, c’est un grand musicien de jazz, clarinettiste et saxophoniste de talent. Une pièce de son appartement est toute entière dédiée à sa carrière. Instruments, partitions, photos et affiches de spectacles et concerts, revues musicales ou culturelles : tout ici résume la vie du vieil artiste. Un endroit extraordinaire ! Et à 88 ans, Marcel Zanini est loin d’avoir tourné la page musicale. Il a sorti en 2008 chez sa maison de disque fétiche Frémeaux & Associés son dernier album : des reprises jazzy de ses morceaux les plus célèbres. Avec en jaquette l’amusante caricature du dessinateur Siné. L’été dernier également, une tournée à Nice et le parrainage du festival jazzÔMartigues l’ont fait renouer avec ses origines méditerranéennes. Mais vite, quittons « Monsieur Zanini ». Car dès demain, il doit enregistrer à la Maison de la Radio sous l’égide de Jackie Berroyer. En attendant sûrement de le retrouver une fois par mois au Petit journal Saint-Michel, un rendez-vous où Marcel ne manque pas de se produire depuis… 30 ans !
LE JOURNAL DU 12

www.lesnouvellesdu12.fr







EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Un scotch, un bourbon, une bière - Marcel Zanini03'56
02 Quitte-moi - Marcel Zanini04'10
03 Tu veux ou tu veux pas? - Marcel Zanini02'37
04 Vous, lui et moi - Marcel Zanini03'12
05 Kelbokuta - Marcel Zanini03'02
06 You can depend on me - Marcel Zanini04'06
07 Naima - Marcel Zanini02'00
08 La musique - Marcel Zanini04'06
09 Que reste t-il de nos amours? - Marcel Zanini04'00
10 Scotch shower - Marcel Zanini03'16
11 Tu te trompes toi-même - Marcel Zanini02'21
12 Lidivor - Marcel Zanini05'53
"Marcel Zanini, enfant terrible du jazz frenchy" par TSF JAZZ

"Nouveau disque pour Marcel Zanini. "Tu Veux ou Tu Veux Pas ?", "Kelbokuta", "Quitte Moi" le musicien revisiste son répertoire et (en)chante le jazz. Quelques grammes de légèreté dans un monde de brutes..." par TSF JAZZ




« Dans la joie et la bonne humeur » par Le Midi Plus

[…] Marcel Zanini qui est né à Marseille en 1923 et qui aime le jazz depuis la seconde guerre mondiale, a tout naturellement croisé Henri Salvador. Avec qui il a tourné à la fin des années 50 et au début des années 60. Comme lui, il assume ce double goût  pour une musique proche du parfait et des fantaisies très approximatives. Et toujours sur la brèche, le petit moustachu au chapeau retourne volontiers en studio. Souvent avec l’illusion qu’on peut faire du neuf avec du vieux. Dans sa nouvelle galette, la grande question qui fut un tube ravageur en 69 (année érotique), est toujours posée. Tu veux ou tu veux pas ? n’a sans doute plus la même importance aujourd’hui. Mais après tout, le Carpe Diem est un concept hors mode. D’autres titres immortels comme un Scotch, un bourbon, une bière sont réenregistrés. Et avec toujours une libido à fleur de clarinette (ou de sax ténor), l’artiste invite Nina à la maison (Vous lui et moi) ou pratique l’africanisme un peu douteux avec Kelbokuta. Côté chanson on peut préférer son interprétation de Trenet (Que reste-t-il de nos amours ?) ou le saluer surtout quand Jacques Brel lui inspire un très agréable moment instrumental (Quitte-moi). J-F BOURGEOT – LE MIDI PLUS




« Marcel Zanini vient d’enregistrer "Kelbokuta" » par Le Midi Libre

[...] A cette occasion, il avait joué en avant première une chanson intitulée « Kelbokuta », en phonétique, qu’il envisageait d’enregistrer sur son prochain disque. C’est fait ! L’artiste, sous son petit chapeau, derrière sa moustache et ses lunettes rondes, l’a « gravé » sur un magnifique CD intitulé tout simplement « Tu veux ou tu veux pas ? », qui recèle de superbe morceaux de jazz, teintés de blues, de bossa-nova, de mélodies nostalgiques avec des textes pleins de poésie ou parfois plus légers : bref, un vrai régal ! L’album débute par le célèbre « Un scotch, un bourbon, une bière » très swinguant, et alterne les nouvelles compositions, avec des standards tels « Tu veux ou tu veux pas ? », joué très jazz, « Naïma », la merveilleuse création de John Coltrane, ou encore « Que reste-t-il de nos amours ? » de Charles Trenet, un pur joyaux qui brille de mille feux dans un écrin de velours. A 84 ans, Marcel Zanini nous offre douze très beaux titres et prouve, s’il en était encore besoin, qu’il est un authentique jazzman avec ses fabuleux solos au saxophone ténor et à la clarinette. Merci l’artiste pour ton talent et ta générosité. Ph.F. – LE MIDI LIBRE




« Le plus swinguant des papys du jazz français» par Le Journal du Dimanche

« Tu veux ou tu veux pas ? » : cette question banale s’imposa, dans les années 70, comme un énorme tube de la chanson française ! du même coup son interprète, un petit monsieur portant canotier, lunettes et large moustache, du nom de Marcel Zanini, devenait le numéro un des artistes burlesques. Aujourd’hui, à la veille de ses quatre vingt cinq ans, Zanini n’a pas renoncé à son refrain fétiche puisque c’est le titre de son dernier album, un CD paru chez Frémeaux sous la référence FA494. Entouré d’une bande de talentueux et jayeux jazzmen, parmi lesquels Patrice Bacqueville ; le guitariste Marc Fosset, l’ex complice de Grappelli, Patrick Authier au piano, Marc-edouard Nabe, le fils de Zanini, guitariste disciple de Freddy Green et le souple et puissant Michel Denis derrière ses tambours, Marcel Zanini fait chanter sa clarinette au timbre de velours, ou souffle avec nonchalance dans son ténor à la manière de Lester, son modèle bien aimé. Car Zanini, on l’oublie souvent, est avant tout un authentique musicien de jazz, mélodiste sensible et militant du swing le plus débridé ! Voici plus de soixante ans qu’il marie tendresse et folie, nostalgie et bonne humeur, toutes qualités que l’on retrouve au fil des douze titres, dont sept compositions originales de son dernier CD ! On appréciera son charme de crooner, à la vois de miel, dans sa version de « You can depend on me », thème cher au merveilleux pianiste Earl Hines ou dans son interprétation intimiste de l’immortel succès de Charles Trenet, « Que reste-t-il de nos amours ». Les puristes seront conquis par le ténor musclé de Zanini dans « Un scotch, un bourbon, une bière » ou sa clarinette feutrée dans « Quitte moi » et, plus émouvante encore, dans « Naïma », hommage à John Coltrane que Marcel Zanini a souvent côtoyé lors de son séjour à New York, dans les années cinquante cinq. Marcel Zanini mérite bien d’être considéré comme le plus swinguant des papys du jazz français à l’instar de son pote « Ritou » Salvador qui aimait à répéter : le swing c’est la santé !
LE JOURNAL DU DIMANCHE




« Un portrait de l’artiste » par Jazz Classique

La couverture du livret signée Siné annonce clairement la couleur : le nouveau disque de Marcel Zanini chez Frémeaux (le quatrième) est un portrait de l’artiste. Portrait de Zanini en saxophoniste, clarinettiste, chanteur et auteur de paroles délirantes. Portrait du jazzman et de l’homme dans toute sa fantaisie. Le livret confirme cette impression : les thèmes minutieusement choisis et commentés par Marcel Zanini renvoient à une période de sa carrière et de sa vie, la plupart chantés sur des paroles de l’auteur lui-même. On croise ainsi Trenet et Coltrane, Tu veux ou tu veux pas ?, tube bossa de 1969 dans une nouvelle version, Earl Hines à travers ses compositions, une clarinette rêveuse en solo et l’âme de Lester Young au fond du pavillon, Lester dont Zanini est un des meilleurs disciples (mais pas clones !) en France. La compagnie des fidèles (Bacqueville, Denis, Maingourd, Authier, Nabe) et des invités (Marc Fosset, Julie Saury, François Biensan) rend la musique facile et légère. Et je ne sais s’il est indélicat de rappeler l’âge du héros, mais ce monsieur de 84 ans raconte des histoires avec une telle fraîcheur que ses anches de saxophone doivent retrouver feuilles et racines lorsqu’elles vibrent sur un standard… Dominique PERICHON - JAZZ CLASSIQUE




« Marcel Zanini -Tu veux ou tu veux pas ? » par France Magazine

Marcel Zanini, a master of both the clarinet and sax, plays expertly without taking himself to seriously on Tu veux ou tu veux pas ? With melodies remiscent of Henry Mancini’s timeless soundtrack for Charade (1963), Zanini captures the smoky ambiance of a Latin Quarter jazz club, complete with glasses clanking and background chatter. (Frémeaux & Associés)- FRANCE MAGAZINE




« Entre jazz et déconne » par Cri du Coyote

Étonnant, non ? Deux raisons poussent au départ à s’intéresser à la chose : la signature par le label Frémeaux & Associés et le dessin de Siné ; puis on trouve d’autres bonnes raisons (Marc Fosset à la guitare, et dans la liste des amis venus assister à l’enregistrement, Jackie Berroyer et Pierre Etaix. A la guitare aussi son fils Marc Edouard Nabe (qui, heureusement, ne parle ni n’écrit sur l’album !). On peut ranger Marcel dans la catégorie artiste maudit pour avoir toute sa vie nourri une passion pour le jazz et n’avoir été connu que pour son tube Tu veux où tu veux pas ? C’est sans doute très injuste mais, au fond, ça fait plaisir de le voir prendre encore aujourd’hui (86 piges aux cerises !) son pied sur sa musique, avec ses paroles, entouré de bons musiciens (Frémeaux & Associés eût il signé si ça n’avait pas été le cas ? Ses Cd partagent la 4eme de couv’ avec les Primitifs du Futur et les Parisiennes, on donne vraiment dans le kitsch). La voix n’est plus celle d’un jeune homme et Zanini se positionne toujours entre jazz et déconne. Peut être aurait-t-il dû/ pu choisir pour « faire une autre carrière », mais à l’écoute (même sans être fan absolu de jazz) on sent qu’il n’a pas été malheureux, ni d’en jouer ni de déconner ! Et ça fait plaisir parfois à entendre de la clarinette, instrument qui « arrache les tripes », et sa reprise, très jazzy de Que reste t il de nos amours (bien que la voix peine à tenir la note sur un tempo aussi lent). A découvrir pour la curiosité et le plaisir !
JLF – CRI DU COYOTE




"Un artiste hors normes" par France Dimanche

C’est un artiste hors normes, l’un des rares clarinettistes chanteurs de jazz. Sa maison de production, Frémeaux et associés, a la bonne idée de sortir un CD comportant le tube de Marcel Zanini, le célèbre Tu veux ou tu veux pas ?, ainsi que ses onze chansons préférées, chacune évoquant une période heureuse de sa vie. Des bonheurs qu’il doit au jazz, à sa femme Suzanne, à son fils Alain, écrivain et bassiste, et aussi aux copains. Car dans le show-biz, Zanini tout le monde l’adore, d’Aznavour à Brigitte Bardot. Et personne n’a oublié sa dégaine et sa silhouette croquées par son ami Siné : son bob anglais, que Sean Connery lui a volé pour incarner le père d’Indiana Jones, sa moustache et son costume de tweed. À 87 ans, même si sa vue baisse, il joue toujours avec la même virtuosité de la clarinette et du saxophone ténor. Nous avons retrouvé cet enfant du jazz à Paris, au Petit journal Saint-Michel, son repaire : « J’ai eu mon premier orchestre en 1946 à Marseille. Je me produis ici depuis trente ans, un mardi par mois avec mes musiciens. Notamment Pierre Maingourd à la contrebasse, Patrick Bacqueville au trombone (membre du groupe Pink Turtle), que vous avez vus avec moi le 11 novembre sur France 3 dans l’émission présentée par Olivier Minne Toutes les idoles que j’aime. Ce soir, je suis aussi accompagné par Patrick Authin au piano, Michel Denis à la batterie, et Alain, mon fils, à la basse. » Alain, qui accompagne son père pour le plaisir, est plus connu sous son nom de peintre et d’écrivain, Marc- Édouard Nabe. Il a d’ailleurs failli emporter le prix Renaudot 2010 pour son livre L’homme qui arrêta d’écrire (vendu sur internet). Dans la salle, ce soir-là, se trouvait un grand ami de Marcel, le cinéaste Pierre Étaix, accompagné de sa femme Odile, chanteuse de jazz qui a joint sa voix à celle de Marcel. « Dans votre article, parlez de jazz. Il n’y a que ça qui m’intéresse ! » Et pourtant, c’est comme chanteur qu’il est devenu célèbre, en 1969, avec Tu veux ou tu veux pas ? Une seconde carrière débutée à son retour de New York, en 1958, où, pendant quatre ans, il avait fréquenté les géants du jazz, comme Count Basie, Dizzy Gillepsie et Thelonius Monk.« Henri Salvador m’avait proposé de chanter, sur des paroles de Boris Vian. C’était en 1959. Ça ne s’est pas fait parce que Boris est mort. J’ai fait la saison avec mon orchestre dans les stations de sports d’hiver, et, un soir, j’ai remplacé le chanteur pour interpréter Georgia. C’était parti ! Plus tard, en 1962, j’ai rencontré Barclay dans la rue. Notre premier 45 tours, nous l’avons enregistré en deux heures au studio de l’avenue Hoche ! », Tu veux ou tu veux pas ?, sorti en 1969, se vend à plus d’un million d’exemplaires. C’est le triomphe ! Sacha Distel lui consacre même un Sacha Show où il est accompagné à la batterie par Claude François et à la guitare par Sacha lui-même ! Quant à son autre tube Rallebol, il avait, à l’époque, séduit un fan inattendu : « J’ai rencontré Michel Droit dans la rue en 1969. Il m’a rapporté que le général de Gaulle lui avait dit : « Je suis comme Zanini, j’en ai ras-le-bol, mon cher Michel ! ».
Par Dominique PREHU – FRANCE DIMANCHE