GUITAR COUNTRY

FROM OLD TIME TO JAZZ TIME 1926 - 1950

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Livret : 40 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA5007

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Les guitaristes de la country music, innovateurs déterminants, virtuoses incomparables et grands stylistes ont, au même titre que leurs homologues du blues ou du jazz, donné leurs lettres de noblesse à cet instrument. Ce coffret de 2 CD (avec livret 40 pages) regroupe certains des chefs-d’œuvre de la guitare country, en fingerpicking ou en flatpicking, des débuts de la country entregistrée jusqu’à l’aube du Rock’n’Roll.
Patrick Frémeaux & Gérard Herzhaft

Droits éditorialisation : Frémeaux & Associés La Librairie Sonore - Notre Mémoire Collective. (Listen to guitar country - the strory of).

Ces doubles CD sont des monumets que tout amateur de musique traditionnelle devrait posséder. Merci encore à Gérard Herzhaft et Patrick Frémeaux pour la publication de ces trésors.
Claude Vue - Trad Mag

GUITARE COUNTRY FA 5007

GUITARE COUNTRY
FROM OLD TIME TO JAZZ TIMES
1926-1950










Si la guitare est présente en tant qu’instrument rythmique dans les premiers orchestres à cordes de country music, elle y a mis plus longtemps à s’imposer comme un instrument soliste. On trouve cependant de grands guitaristes solistes dès les premiers disques du genre. Progressivement, avec l’électrification de l’instrument et sous l’influence du jazz, la guitare est, à partir des années 40, devenue l’instrument essentiel de la country music. Les guitaristes de la country music, innovateurs déterminants, virtuoses incomparables et grands stylistes sont souvent bien plus méconnus que leurs homologues du blues ou du jazz alors qu’eux aussi ont donné leurs lettres de noblesse à cet instrument. Ils seront dans les premiers enregistrements de Rock’n’Roll et inspireront très fortement les guitaristes de rock.

L’INTRODUCTION DE LA GUITARE DANS LA MUSIQUE AMERICAINE

La guitare n’a pénétré que très tard aux Etats-Unis, à l’exception du Texas, une région enlevée aux Mexicains en 1836 par la force mais où ils sont demeurés en nombre très important. C’était alors l’instrument des vaqueros d’origine mexicaine. Les planteurs de coton américains s’installent dans l’est du Texas après 1850, amènent avec eux leurs esclaves noirs. C’est sans doute à ce moment-là, ou après la guerre de Sécession, que certains Noirs du Texas adoptent la guitare. Employée par les pauvres, les "latinos", ceux qui occupent le bas de l’échelle sociale, la guitare est alors méprisée par les "vrais musiciens". Elle gardera cette mauvaise réputation très longtemps. Certains orchestres à cordes, très populaires autour de la Première Guerre Mondiale, seront très récalcitrants à accepter la présence d’une guitare aux côtés des violons, mandolines et banjos, instruments (avec le piano) considérés comme "nobles".Dans les Etats du Sud, de Washington à l’Alabama, la guitare ne se répand véritablement qu’après 1900. Deux théories sont avancées : soit l’influence texane gagne sur le reste des Etats Unis; soit, et c’est aujourd’hui l’hypothèse qui semble la plus probable, la guitare est ramenée par les soldats américains de retour de la guerre de Cuba qui a opposé l’Espagne aux USA.La guitare a aussi été présente dans les salons de la petite bourgeoisie de la Côte Est. Elle permettait à certaines jeunes filles qui n’avaient pas la possibilité, le talent ou la patience d’apprendre le piano de faire quand même bonne figure en grattant quelques accords et en chantant comptines et pièces légères.

A la fin du XIXe siècle, plusieurs compositions pour "guitaristes de salons" avec accords simplifiés et méthode de jouer connaissent un important succès: Wild Rose medley, Midnight Fire alarm et surtout Siege of Sebastopol qui, étant joué en accord ouvert de ré, finira par qualifier cet accord ("Vastapol"). De même, une pièce d’origine similaire mais exécutée en sol ouvert, Spanish fandango, également composée vers 1880, finira par désigner l’accord lui-même de sol ouvert ("Spanish")! Ces méthodes qui préconisaient un jeu de doigts de la main droite très sommaire - souvent un simple strumming - ont indubitablement largement contribué à répandre la guitare aux Etats-Unis.Mais la guitare a d’abord acquis ses lettres de noblesse avec les musiciens hawaïens (cf. Hawaiian Music FA 035). On vend avant 1925 aux USA plus de disques de guitare hawaïenne que de tout autre musique! Ce sont les magnifiques Sol Hoopii, Frank Ferera et King Benny Nawahi qui, adaptant leur guitare à toutes les musiques américaines, décideront le plus de vocations de guitaristes dans la country music.

LA GUITARE MONTAGNARDE
Dans les Etats du Vieux Sud, notamment du Piémont des Appalaches (Carolines, Virginies) une technique particulière se développe, totalement originale et novatrice. Le musicien s’exprime en général seul, sans aucun soutien orchestral, et doit donc assurer à la fois le rythme et la mélodie, de la même façon que le pianiste de cabaret, de toute évidence le moteur-modèle de ce style de guitare que l’on appellera plus tard fingerpicking. Dans cette technique, virtuose et singulière, le guitariste ne frappe plus du tout les accords de sa guitare mais les décompose en coordonnant les mouvements simultanés de son pouce (qui joue les cordes basses de façon alternée) et de son index ou de son majeur, voire aussi de l’annulaire qui joue en même temps les notes sur les cordes aiguës de l’instrument. Ce fingerpicking à deux, trois ou quatre doigts est parfois appelé ragtime guitar puisqu’il s’inspire du jeu des pianistes d’alors. Musiciens noirs ou blancs, blues ou country music, utilisent peu ou prou les mêmes accords issus des pièces de ragtime. La technique est certainement dérivée, quant à elle, des façons de jouer à plusieurs doigts du banjo qui ont éclos durant le XIXe siècle dans chaque vallée des Appalaches et qui sont aujourd’hui largement utilisées dans le bluegrass. Tous les fingerpickings ne sont pas forcément très complexes mais donnent toujours une plénitude au guitariste.

Parallèlement, la guitare soliste va timidement faire son apparition dans le jazz. Si les obscurs Sam Moore (sur une guitare à huit cordes) et Nick Lucas ont enregistré des solos de guitare au début des années 20, ce sont en fait Lonnie Johnson et Eddie Lang qui donnent à la guitare non utilisée à la façon hawaïenne ses premières lettres de noblesse en 1927-28. (cf. Lonnie Johnson FA 262). Eddie Lang (Salvatore Massaro, 1902-1933), fils d’un facteur d’instruments italien émigré à New York, s’est, quant à lui, imposé comme un des principaux pionniers de la guitare jazz dans les années 20. Son association avec le violoniste Joe Venuti influencera énormément les musiciens de country music, notamment dans le western swing.Quoi qu’il en soit, la guitare est très populaire en Amérique du Nord à partir de la fin des années 20. Cet instrument est désormais partout: au sein des string-bands, dans les orchestres de Jazz et de Variétés. Et le musicien sudiste, songster blanc ou noir, bluesman, chansonnier de la country music accompagne de plus en plus son chant de la guitare, un instrument facile à transporter, flexible, pas très difficile à jouer d’emblée, avec lequel il fait corps.

LA GUITARE DANS LA MUSIQUE HILLBILLY
La première country music - Hillbilly Music - présente bon nombre de guitaristes qui plaquent des accords rythmiques derrière les autres instruments. Il y a cependant des guitaristes solistes comme Frank Hutchison, Dick Justice, Riley Puckett, Roy Harvey, Jimmie Rodgers (cf. FA 254) dont le succès contribuera beaucoup à répandre la guitare dans la country music. Quant à Sam McGee, un des tout premiers grands virtuoses du fingerpicking et le premier à enregistrer des solos de guitare country en 1926, il décidera aussi de nombreuses vocations de guitariste. Maybelle Carter a été le moteur instrumental du célèbre trio Carter Family, un des premiers grands groupes fondateurs de la country music. C’est un des voisins de Maybelle, le cultivateur noir Lesley Riddle, qui lui a appris à jouer de la guitare, un fingerpicking à deux doigts, très simple (elle joue avec le pouce puis avec l’index) mais très efficace. Ce jeu, baptisé par la suite Carter picking sera repris par d’innombrables guitaristes de country music et de folk (Woody Guthrie, Joan Baez...).

Il servira aussi de base à l’élaboration d’autres fingerpickings à deux ou trois doigts bien plus compliqués.Mais c’est le formidable succès des Westerns chantants, le cow-boy vedette jouant obligatoirement de la guitare tandis qu’il chevauche à la poursuite des bandits ou bien qu’il essaie de séduire la belle cow girl (cf. Western Cow Boys Ballads and songs FA 034) qui fait vraiment de la guitare un instrument essentiel voire obligé du chanteur-vedette de country music. Le plus populaire de ces cow-boys de l’écran des années 30, Gene Autry, a mis au point un modèle de guitare portant son effigie. Cette guitare et sa méthode très simple (How to play like Gene Autry) était vendue très bon marché via le catalogue par correspondance du magasin Sears & Roebuck pour lequel Autry travaillait. Son succès a été foudroyant : presque tous les apprentis-musiciens, notamment dans le Sud rural où les magasins de musique étaient inexistants ont commencé avec cette guitare, cadeau de Noël très répandu!

COUNTRY JAZZ ET GUITARE
Mais les choses vont changer de façon considérable sous l’influence du jazz, une musique formidablement populaire dans les années 20 et 30 parce qu’elle était synonyme de danse, de swing, de liberté et d’improvisation. Les musiciens des orchestres hillbilly sont alors fascinés par les possibilités offertes par le jazz: improvisation, rythme, invention...et beaucoup de danseurs donc d’engagements! Les orchestres à cordes de country music, devenus peu ou prou traditionnels, sont composés d’excellents musiciens mais la coutume est d’accompagner le chant ou de se contenter de décrire la mélodie. Les solos ne font que reprendre le thème sans liberté d’improvisation. Certains musiciens hillbilly ont donc l’idée d’adopter les manières du jazz mais de les adapter aux instruments ainsi qu’aux thèmes habituels de la country music: reels, ballades, square dances, etc. Ces innovateurs - pour la plupart originaires du Texas - sont à l’écoute de Eddie Lang, ses duos avec le violoniste Joe Venuti, l’énorme succès de leur compatriote texan Jack Teagarden, bientôt aussi les disques de Django Reinhardt, un franco-belge qui aura une très grande influence sur les guitaristes de country music.

Les nouveaux orchestres que l’on nomme "Hot Dance Hillbilly" (parce qu’ils pratiquent des solos "hot", improvisés dans leurs morceaux) et qui deviendront western swing au début des années 40 (cf. Western Swing FA 032) sont pour la plupart originaires des Etats du Sud-Ouest, Texas, Oklahoma, plus tard Californie et réalisent une synthèse irrésistible entre jazz et hillbilly music avec plus qu’une pointe de blues. Chaque morceau est l’occasion d’une série de solos: de piano, mais surtout de violon et de guitares : l’hawaïenne et la standard! Nous présentons ici deux des plus célèbres guitaristes "standard" du western swing au sein de l’orchestre de Bob Wills : Junior Barnard et Eldon Shamblin. Mais le genre a permis l’éclosion d’une quantité d’autres guitaristes, toujours originaux, innovants et virtuoses. Leur influence sera énorme sur l’évolution de la guitare dans la country music à partir du milieu des années 30. Et ils imposent pour toujours le jazz et le swing dans la guitare country.

LA GUITARE ELECTRIQUE
La guitare, au sein d’un orchestre, a toujours souffert d’un handicap : son faible volume sonore. La généralisation des microphones à la fin des années 20 a quelque peu pallié à ce déficit. Surtout, les fabricants d’instruments de musique, mis en appétit par l’augmentation vertigineuse du nombre de guitaristes, se penchent sur le problème. Les progrès en matière d’amplification du volume de la guitare sont presque entièrement le fait de deux familles d’immigrés d’Europe Centrale, liés entre eux : les Dopeyra et les Rickenbacker. Dans un premier temps, ils mettent au point toute une série de guitares acoustiques à résonateur métallique (Dobros), à corps métalliques (ceux qu’utilisent les guitaristes hawaïens et, sur leur modèle, de nombreux bluesmen et chanteurs de country music). Mais, à partir de 1925, plusieurs expérimentations aboutissent à l’invention de systèmes d’amplification électrique sur la guitare : "deux aimants en fer à cheval entourent les cordes tandis qu’un ressort passe dessous. Ce dernier engendre un signal électrique quand les cordes vibrent. Ce signal est transmis à l’amplificateur extérieur qui décuple sa puissance et le restitue par un haut-parleur" (in : Tony Bacon, The Ultimate guitar book). Il s’agit de la "poêle à frire", premier modèle de guitare électrique.Au départ, cette guitare électrique est difficile à manier, peu fiable, de résultats intermittents. Elle est d’abord uniquement utilisée par les guitaristes à la façon hawaïenne. Mais c’est le steel-guitariste de l’orchestre de Milton Brown, Bob Dunn qui donne ses premières lettres de noblesse à la guitare électrique en enregistrant de façon continue des solos étonnants dès janvier 1935.

Pendant quelques années, l’utilisation de la guitare électrique est l’apanage exclusif des solistes des orchestres de musique hawaïenne ou bien de western swing. Il faudra attendre 1937 avec Eddie Durham pour que la guitare électrique soit véritablement uti­lisée dans le jazz.Les musiciens de country music vont ainsi être pendant très longtemps les principaux pionniers de la guitare électrique. Un autre pas décisif est franchi par Les Paul qui avait, dès 1928, (à l’âge de 12 ans) amplifié sa guitare pour se faire entendre des clients d’un fast-food où il jouait. Les avait tout simplement intégré le micro d’un gramophone au corps de sa guitare acoustique; le micro d’un téléphone sous ses cordes et branché le tout sur un poste de radio qui faisait office d’amplificateur! Les Paul ne cesse de bricoler des guitares et met au point en 1940 une guitare électrique à corps entier, sans rosace : la Log dont des modèles dérivés (la Les Paul en 1952) seront fabriqués par Gibson, Fender ou Bigsby (ce dernier avec l’aide de Merle Travis). Ce type de guitare sera progressivement adopté par presque tous les musiciens dans tous les genres et servira de base pour tous les autres modèles de ce qu’on nomme aujourd’hui "guitare jazz". Dans les années qui concernent ce coffret, Les Paul a surtout enregistré des morceaux de Variétés. Lorsqu’il a gravé des disques de country music, sous le sobriquet de Rhubarb Red, il tient surtout le fiddle, un instrument dont il est tout aussi expert. Aussi n’avons-nous pas pu faire figurer de titres de ce grand innovateur de la guitare électrique dans cette anthologie.

L’immédiate après-guerre voit l’arrivée d’une quantité de remarquables guitaristes de country music qui sont désormais les principaux solistes vedettes des orchestres électriques, de Californie jusqu’aux Appalaches : Merle Travis bien entendu, Chet Atkins mais aussi Arthur Smith, Hank Garland, Jimmy Bryant et des dizaines d’autres, formidables stylistes, remarquables innovateurs, étonnants techniciens dont on peut ici admirer les débuts flamboyants.Les styles des guitaristes électriques de la country music des années 40 et 50 se situent tous dans la mouvance du jazz New Orleans ou Swing. Et leur virtuosité et leur invention ont fort influencé les guitaristes des autres genres, blues, jazz ou rockEn effet, les principaux guitaristes solistes des "Pionniers du Rock’n’Roll" sont pratiquement tous des guitaristes de country music qui ont déjà une carrière importante derrière eux (Chet Atkins, Merle Travis, Joe Maphis, Hank Garland). Ou bien ils sont issus du même terreau country mais saisissent l’occasion du rockabilly (avec la prééminence absolue des solos de guitare) pour émerger (Carl Perkins, James Burton, Scotty Moore, Duane Eddy, Cliff Gallup). Mais cette histoire appartient à une autre anthologie!

LES GUITARISTES
Anglin Brothers : Les trois frères Anglin (Red : 1910-75; Jim : 1913-87; Jack : 1916-63) ont contribué à faire sortir la musique Appalachienne de l’Old Time pour l’amener vers des rivages plus commerciaux, notamment en arrangeant et interprétant de nombreux thèmes issus du théâtre de Vaudeville ainsi que beaucoup de blues et de pièces de jug bands. Leur musique est dominée par des harmonies vocales délicates avec un sens du rythme issu de la musique noire ainsi que l’utilisation notable de blue-notes à la guitare. Jack, un guitariste au fingerpicking très virevoltant, a été fort influencé par Sam McGee.

Chet Atkins : Adulé par les uns, haï par les autres, encensé pour ses talents de guitariste en fingerpicking, décrié pour la main lourde de producteur qu’il a exercée avec fermeté et obstination dans le Nashville de l’après-guerre... Chet Atkins (né en 1924) est un personnage complexe aux facettes multiples et souvent contradictoires. En tant que guitariste, Chet a grappillé des idées chez Les Paul, George Barnes, Lonnie Johnson, Eddie Lang, Django Reinhardt... Mais celui qui le marque le plus est Merle Travis que Chet réussit assez vite à imiter. Mais là où Travis joue avec deux doigts, Chet en utilise quatre, un des très rares exemples de fingerpicking de cette nature. En 1942, Chet Atkins réussit à obtenir son premier emploi de musicien professionnel : la participation à la célèbre émission de radio Merry Go Round à Knoxville, un important centre du Tennessee. Il est chargé de jouer un air différent de guitare au début de chaque programme quotidien. Cela force Chet à élargir considérablement son répertoire et à puiser bien au-delà de la country music : il interprète Merle Travis, Riley Puckett mais aussi Django Reinhardt, Charlie Christian et Segovia! Cela l’amène à participer brièvement à un orchestre local de jazz, les Dixieland Swingsters. En quelques mois, Chet se familiarise encore davantage avec les accords et les progressions harmoniques du jazz. A partir d’août 1947, Chet enregistre une série de disques, chantant (assez mal) et jouant remarquablement, dans un style copiant ouvertement Merle Travis. Cependant, les talents personnels de Chet éclatent dans des chefs-d’oeuvre comme les exceptionnels Dizzy strings ou Galloping on the guitar, qui sera le premier vrai succès commercial pour Atkins et que nous présentons ici.

Gene Autry : Cow-boy, acteur, chanteur, bluesman, guitariste, homme d’affaires et guide moral de toute une génération... l’influence de Gene Autry (1907-1998) est considérable, non seulement sur le cours de la country music mais aussi sur l’évolution de la mentalité américaine! Fils d’un éleveur et négociant de chevaux et d’une mère guitariste et violoniste, Gene joue très jeune de la guitare et se fait embaucher par le medicine show des Fields Brothers en 1925. Il gagne New York et rencontre Jimmie Rodgers qui restera une importante source d’inspiration. Il réussit aussi à enregistrer à partir de 1929 sous une grande variété de pseudonymes. Cette première œuvre révèle un chanteur entre charme et terroir, un fort bon guitariste, un compositeur et un interprète très versatile, convaincant dans les ballades sentimentales, les airs pop, les thèmes du folklore américain, les chansons de cow-boy, les pièces de jug bands et surtout les blues à la Jimmie Rodgers, un genre qu’affectionne alors particulièrement Autry (comme sur le présent Do right daddy dans lequel Roy Smeck tient la guitare leader). Il est ensuite embauché pour animer l’émission de radio WLS National Barn Dance à Chicago. Là aussi, la réponse du public est massive. WLS est la propriété de Sears & Roebuck, le principal catalogue de vente par correspondance des Etats-Unis, qui décide d’utiliser largement Autry pour sa publicité. Gene vend par correspondance des milliers de disques, partitions, méthodes et bientôt une guitare "Roundup" bon marché, façonnée par Gene et où l’on retrouve sur le manche son portrait et sa signature. Cette guitare et sa méthode, achetées par des millions d’apprentis guitaristes, Blancs et Noirs, dans le Sud et l’Ouest est certainement une des causes essentielles de la vaste popularité de la guitare dans le monde d’aujourd’hui!

Junior Barnard : Lester Barnard (1920-1951) a été un des grands guitaristes de western swing. Il figure dans divers orchestres dont les célèbres Texas Playboys, la formation de Bob Wills, à partir de la fin des années 30. Un guitariste mariant jazz et country avec bonheur, Barnard a réussi de nombreux solos si mémorables (comme sur Fat boy rag) qu’ils ont été ensuite recopiés note pour note aussi bien dans la country music que le Rock’n’Roll.

Jimmy Bryant : Jimmy (1925-1980) apprend la guitare dans l’armée en 1943 en écoutant les disques de Django Reinhardt qui restera une de ses grandes influences. Lorsqu’il est démobilisé en 1946, Jimmy est déjà un remarquable guitariste et il n’a pas de mal à trouver des engagements à Los Angeles où il est venu tenter sa chance. Le chanteur Tex Williams l’embauche et, abasourdi par sa technique, le recommande chaudement à son label Capitol. Pendant quelques années, Bryant accompagne de nombreux artistes et groupes hollywoodiens, notamment les Sons of the Pioneers et Roy Rogers dans une douzaine de westerns. Mais c’est sa rencontre avec le steel-guitariste Speedy West en 1950 qui change vraiment le cours de la country music à la guitare. Le courant passe instantanément entre les deux musiciens qui partagent le même goût pour l’innovation, l’audace, le jazz revu et corrigé à la façon country et une passion pour l’utilisation musicale des possibilités offertes par la technologie. Ensemble, ils forment un duo exceptionnel qui éclate dès leur première séance d’enregistrement (septembre 1950) avec Bryant’s boogie et Red headed polka. Bryant va dès lors largement enregistrer soit avec Speedy West sous leurs noms associés, soit encore davantage derrière de très nombreux artistes californiens. Durant les années 50, il participait à une moyenne de trois séances par jour dans la région de Los Angeles! Bryant est un des guitaristes solistes les plus brillants de son époque. Il a un incroyable toucher précis, concis, évocateur, vibrant, lyrique. L’influence de Bryant sera énorme sur les guitaristes de country et de rock américain jusqu’à aujourd’hui.

Carter Family : Les disques de la version originale de la Carter Family réalisés entre 1927 et 1941 ont eu un impact considérable sur le cours de la country music. Ils ont aussi largement contribué à populariser la guitare grâce au jeu de Maybelle Carter (1909-1978) qu’elle a appris auprès de son voisin noir Lesley Riddle. La musique des Carter est souvent basée sur le jeu de guitare de Maybelle qui maintient un fort rythme sur les cordes basses de sa guitare tout en décrivant les arpèges du morceau. Elle utilise aussi une guitare en métal et fréquemment des accords ouverts. Sara qui chante avec passion double aussi assez souvent Maybelle à la guitare comme sur ce Carter’s blues, un grand succès de la Carter Family dérivé d’un titre composé par Riddle.

Leonard Copeland : Originaire de Beckley en Virginie Occidentale, Leonard Copeland était un ami de Roy Harvey qui l’a encouragé à venir enregistrer avec lui toute une série de superbes duos de guitares parmi les tout premiers de l’histoire de la country music. Copeland s’y révèle dans Just picking présenté ici ainsi que dans les autres titres qu’il a gravés avec Harvey comme un splendide soliste qui aurait dû faire une plus grande carrière.

Darby & Tarlton : La première country music a engendré plusieurs duos guitare/steel guitare importants. Mais les 84 titres enregistrés par Tom Darby (1890-1971) et Jimmie Tarlton (1892-1979) entre 1927 et 1934 les placent, par leur incroyable qualité artistique, feeling, émotion, subtilité hors de portée de leurs concurrents contemporains. Darby est un guitariste solide, utilisant toujours des accords ouverts, avec un rythme impeccable; Tarlton est le premier artiste hillbilly à utiliser la steel-guitare, très influencé par les musiciens noirs et hawaïens mais innovant cependant largement avec une immanquable touche hillbilly qui va demeurer une des caractéristiques de la country music sur cet instrument. Cela donne une musique pleine de swing, une sorte de ballade bluesy appalachienne qui conserve encore aujourd’hui la fraîcheur et la sensualité des chefs-d’oeuvre intemporels.

Delmore Brothers : Les frères Delmore (Alton : 1908-1964 et Rabon : 1916-1952) ont commencé leur carrière musicale dès le début des années 30 dans un style de duo montagnard : harmonies vocales mêlant falsettos, yodels, influences du gospel sur un répertoire de vieilles ballades appalachiennes et de pièces religieuses. Ils se sont imposés très rapidement comme un des meilleurs groupes de ce genre en se démarquant de leurs concurrents par leur utilisation de deux guitares (celle de Rabon à quatre cordes) là où les autres mariaient mandoline et guitare. Dès le début, ils ont un sens du swing, un feeling terrien irrésistibles. Après la guerre, ils s’associent avec l’harmoniciste Wayne Raney, modernisent leur musique et deviennent des spécialistes du country boogie (cf. Country Boogie FA 160). Leur musique préfigure souvent très exactement le futur rockabilly. Cela ne les dispense pas d’enregistrer encore des duos montagnards comme la délicate version du spiritual This train que nous proposons ici.

John Dilleshaw : Dilleshaw a pratiqué plusieurs instruments et enregistré sous la forme de string-bands. Dans la très belle version présentée ici de Spanish Fandango exécutée en quatre temps au lieu des trois temps habituels à ce morceau, la partie leader est jouée de toute évidence par "The String Marvel", un remarquable guitariste anonyme en fingerpicking qui pourrait être Pink Lindsey.

Dixon Brothers : C’est sous l’influence de Darby & Tarlton que les Dixon Brothers (Dorsey : 1897-1968, Howard : 1903-1961) adoptent la formule d’un duo guitare/steel-guitare. Et le mariage de leurs guitares et encore plus de leurs voix, brut et terrien, est aux antipodes des subtilités harmoniques des Delmore Brothers. Fils de manœuvres dans l’industrie textile de la région de Richmond, Dorsey y travaille dès l’âge de huit ans, suivi par son jeune frère Howard qui est embauché lorsqu’il atteint les dix ans. Les deux frères commencent à jouer et chanter après le travail et, les conditions étant tellement dures, s’essayent à vivre de leur musique. Bars ouvriers minables, boîtes de nuit sordides sont longtemps leur lot. Mais, en 1934, ils obtiennent l’animation d’un programme radiophonique de Charlotte, le Crazy Barn Dance. C’est ainsi qu’ils sont remarqués par Eli Oberstein, un producteur du label Victor, particulièrement impressionné par leurs compositions, souvent des évocations émouvantes et puissantes des terribles conditions de vie des ouvriers textiles. Intoxicated rat que nous proposons ici est devenu un petit standard du folk, largement repris dans les années 60.

Vander Everidge : Il a été le guitariste d’un orchestre à cordes de Macon (Georgie), les South Georgia Highballers. Ils n’ont enregistré que deux titres, l’un dominé par les fiddles et ce fascinant Bluegrass Twist, une belle pièce de guitare qui fait, là aussi, regretter que Vander Everidge n’ait pas eu davantage d’occasions d’immortaliser ses talents de guitariste.

Karl Farr : Le guitariste texan Karl Marx Farr (1909-1961), pilier du groupe Sons of the Pioneers, s’est vite démarqué de la guitare country de son temps en admirant les instrumentistes de jazz comme Eddie Lang puis Django Reinhardt. Les duos de Karl avec son frère Hugh font largement songer par leur swing, avec une immanquable touche terrienne supplémentaire, aux meilleurs moments des associations Eddie Lang/Joe Venuti et Reinhardt/Grapelli.

Lester Flatt & Earl Scruggs : Lester Flatt, guitariste rythmique original (connu pour son attaque spéciale sur l’accord de Sol) et chanteur à l’accent nasal qui trahit sans peine ses origines de paysan du Tennessee, commence sa carrière avec Charlie Monroe avant d’être engagé dans les Bluegrass Boys par Bill Monroe en 1944 en même temps que Earl Scruggs, un formidable banjoïste. Après quelques superbes séances avec Monroe, Flatt et Scruggs quittent leur leader avec lequel ils s’entendaient mal afin de former leur propre orchestre, les Foggy Mountain Boys en 1948. Ils joueront ensemble jusqu’en 1969, enregistrant de façon massive une œuvre de très haut niveau qui comprend certains des plus grands classiques du Bluegrass. Earl Scruggs a presque toujours enregistré des pièces de gospel à la guitare jouée en fingerpicking, un instrument et une technique qu’il maîtrise aussi bien que le banjo.

David Fletcher : Un ouvrier des usines textiles de Caroline du Nord, David Fletcher a tenté sa chance dans la musique professionnelle, faisant un moment équipe avec Gwen Foster sous le nom de Carolina Twins. La plupart de leurs titres présentent des duos guitare-harmonica mais Red Rose rag est joué en sol à deux guitares.

Gwen Foster : Il est l’harmoniciste très virtuose de Dock Walsh, des Carolina Tar-Heels, de David Fletcher et de Clarence Ashley avec qui il enregistre des dizaines de titres. On ne connaît pas grand chose de sa vie mais son influence sur tous les autres harmonicistes de country, de folk et même de blues est importante. Il a aussi enregistré quelques titres à la guitare dans lesquels il démontre une virtuosité analogue.

Hank Garland : Hank (né en 1930) est un des plus remarquables guitaristes américains, magnifique technicien, grand innovateur. Ses talents outrepassent largement le domaine de la country music pour s’aventurer sur les rivages du jazz et du Rock’n’Roll. A travers les innombrables solos qu’il a enregistrés sous son nom ou surtout derrière d’autres artistes, son influence a été très grande sur les autres guitaristes de la country music. Hank débute au sein de l’orchestre de western swing de Paul Howard et développe sa technique swinguante, ultra-rapide et précise, qui attirent les applaudissements et l’admiration de ses collègues musiciens. Il enregistre avec Howard puis, considéré par les producteurs comme un guitariste phénoménal, s’installe en Californie et devient musicien de studio. En 1949, lors d’une séance pour le médiocre chanteur Earl Cross, Garland est autorisé à graver en vedette un extraordinaire instrumental inspiré d’Arthur Smith, Sugarfoot boogie, sorte de breakdown au fiddle adapté à la guitare avec un swing, une rapidité et une précision d’exécution tout-à-fait étonnants. Ce morceau permet à Garland de récidiver quelques mois plus tard avec Sugarfoot rag, une pièce encore plus audacieuse! Là, le succès commercial est au rendez-vous. Hank "Sugarfoot" Garland grave, entre 1950 et 1957, une série de brillants instrumentaux tout en se rapprochant de plus en plus du jazz d’un Barry Galbraith avec qui il est d’ailleurs très lié. Victime d’un grave accident de la route en 1961, Hank n’a jamais réussi à retrouver la coordination suffisante de ses mouvements pour rejouer de la guitare en professionnel.

Roy Harvey : Roy Harvey (1892-1958) est surtout connu en tant que guitariste et parfois chanteur de Charlie Poole et ses North Carolina Ramblers, un des string bands les plus populaires de la country music des 20’s. A la mort de Poole en 1931, Roy Harvey continue à diriger le groupe tout en enregistrant de nombreux titres sous son nom, en particulier une série de duos à la guitare avec Leonard Copeland et Jess Johnson, largement repris et imités à travers les années et qui sont considérés comme des chefs-d’œuvre du genre.

Roy Hogsed : Roy (1919-1978), fils de musiciens itinérants se produisant dans des spectacles sous chapiteau, joue professionnellement dès l’âge de 11 ans. Il gagne la Californie peu avant la guerre et participe à divers orchestres de western swing avant de former le Hogsed Trio en 1947 avec Rusty Nitz à la contrebasse et Jean Dewez à l’accordéon. L’œuvre enregistrée de Hogsed, un excellent guitariste swinguant, annonce souvent le futur rockabilly. Mais Hogsed ne saura pas émarger au Rock’n’Roll et il doit survivre de divers petits boulots. Oublié de tous, il se suicide en 1978.

Frank Hutchison : Fils de mineur, Hutchison (1897-1945) fuit le carreau en embrassant une carrière de musicien itinérant. Véritable homme-orchestre (il savait jouer de douze instruments différents), raconteur d’histoires, bonimenteur et camelot, Hutchison joue dans tout le Sud : bars, associations (de mineurs, de policiers!), écoles, cinémas muets, medicine shows... Hutchison est un chanteur puissant et passionné, à la façon des bluesmen noirs, et un remarquable guitariste.

Jess Johnson : Ce musicien (1898-1952) originaire de Wolf Pen (WV) est avant tout connu pour son jeu de fiddle, extrêmement bluesy, qu’il a copieusement enregistré. Mais Johnson ou Johnston (selon les sources) était aussi un guitariste très accompli, adepte d’un jeu aux doigts comme au slide, la guitare tenue en position "normale". C’est ainsi qu’il interprète ici une formidable version du Guitar rag de Sylvester Weaver qui marquera le steel-guitariste de Bob Wills, Leon McAuliffe.

Dick Justice : (vers 1905-vers 1954) est un remarquable chanteur et guitariste de Logan County en Virginie. D’évidence très influencé par les bluesmen noirs, il a enregistré dix titres en 1929 dont les classiques Old Black dog; Brown skin blues et Cocaine qui deviendra un des standards du folk.

Grady Martin : (1929) est le plus modeste des grands guitaristes de Nashville, connu surtout des amateurs chevronnés. Mais son aisance sur tous les styles de guitare - fingerpicking, jeu au mediator et même usage de la distorsion qu’il a été le premier à utiliser (sur Don’t worry en 1961 derrière Marty Robbins) - en a fait un des guitaristes les plus recherchés des studios de Nashville. Il est présent sur d’innombrables enregistrements depuis 1946 dans tous les genres de la country music, du bluegrass à la country moderne (avec Willie Nelson) en passant par le rockabilly et le Nashville Sound. Nous le présentons ici sur le classique Hillbilly fever de son leader Little Jimmy Dickens.

Sam McGee : Un vétéran des string-bands de la première country music, Sam McGee (1894-1975) a été un des pionniers de la guitare en fingerpicking. Sam est le fils d’un propriétaire de bazar rural situé sur un embranchement de chemin de fer et violoniste à ses heures. D’abord un fiddler et un banjoïste, Sam obtient une guitare d’un des nombreux travailleurs noirs du chemin de fer qui fréquentent la boutique de son père. Pendant un certain temps, le jeune Sam écoute assidûment les guitaristes noirs locaux. Il apprend un grand nombre de techniques des folk songs et du blues, adapte à la guitare le jeu de banjo à deux ou trois doigts des vallées voisines ainsi que les techniques des pianistes de ragtime des bars de Franklin. Sam a enregistré en avril 1926 deux instrumentaux à la guitare : Buck dancer’s choice, une pièce de danse et The Franklin blues qui demeurent des exercices obligés pour les aspirants guitaristes du monde entier! Sam a joué sur scène et enregistré jusqu’en 1975 lorsque, octogénaire toujours alerte, il meurt d’un accident de tracteur. L’influence de McGee a été très importante sur des générations de guitaristes, depuis les Delmore Brothers jusqu’à Merle Travis et Doc Watson.

David Miller : On ne connaît pas grand’chose sur ce guitariste, David ou Davey Miller, sans doute originaire de Virginie Occidentale, qui a enregistré une poignée de titres sous le sobriquet de "The Blind Soldier" dont ce délicat Jailhouse rag qui révèle un guitariste plus sophistiqué que la plupart de ses pairs de la même période.

Riley Puckett : Riley (1894-1946), un guitariste aveugle de naissance, a fortement marqué l’histoire de la country music, autant par ses talents de chanteur - un parfait yodel et un timbre velouté qui lui vaudra le sobriquet de "Caruso des Montagnes" - que par son jeu de guitare idosyncratique, staccatos de basses appuyées et arpèges, un fingerpicking souvent exécuté sur une double ligne de violons tout-à-fait caractéristique qui restera comme un des premiers modèles pour de nombreux guitaristes à travers les années, des Delmore Brothers à Doc Watson et chez d’innombrables guitaristes de bluegrass. Il a enregistré sous son nom et en compagnie des Skillet Lickers une œuvre très importante. Il crédite la version de John Henry jouée au slide que nous présentons ici à une rencontre dans les rues d’Atlanta avec Blind Willie McTell.

Eldon Shamblin : (1909-1998) est un des grands pionniers de la guitare électrique. Natif de l’Oklahoma, il a fait partie des Texas Playboys de Bob Wills dès 1936 et orné de sa guitare sobre, élégante et jazzy des centaines de titres. Il a continué de se produire sporadiquement avec des orchestres de vétérans du western swing jusqu’à sa mort. Il est présent sur la plupart des disques de Bob Wills et a enregistré aussi plusieurs albums avec des grands noms du premier jazz, en particulier un délicieux duo avec Joe Venuti.

Roy Smeck : Cet étonnant homme-orchestre et virtuose new-yorkais laisse une œuvre à la fois copieuse et brillante. Touche-à-tout de génie, Roy a surtout émargé à la Pop de son époque mais il est surtout révéré aujourd’hui pour ses formidables instrumentaux de guitare, soit à la guitare hawaïenne qu’il a appris après avoir vu Sol Hoopii en concert (cf. Hawaiian Music, FA 035), soit à la guitare standard comme l’époustouflant Slippery fingers que nous présentons dans ce coffret. Bien qu’il ne soit pas véritablement un artiste de country music, Roy a enregistré avec de nombreux artistes de ce genre comme Gene Autry. C’est sans doute pour cela que son influence sur les guitaristes de country music a été importante.

Arthur Smith : Ce chanteur et multi-instrumentiste né en Caroline du Nord (en 1921) est surtout célèbre pour son Guitar boogie, gravé en 1945 pour le petit label Superdisc (cf. Rock’n’Roll, 1938-46 FA 352) La carrière d’Arthur "Guitar boogie" Smith ne se limite certainement pas à ce tube et s’étend du milieu des années 30 aux années 80. Extrêmement influencé par le jazz Swing, Smith a participé dès la fin des années 30 à des string-bands, a enregistré quantité d’instrumentaux, swinguants et virtuoses qui ont fait sa réputation. Nous en avons présenté trois dans Country Boogie (FA 160) et nous incluons encore l’excellent Express boogie dans ce coffret.

Merle Travis : Ecrivain, dessinateur de B.D., acteur de cinéma, compositeur prolifique, chanteur et guitariste, Merle Travis (1917-1983) est certainement un des artistes les plus importants de la musique populaire américaine. Merle a créé un fingerpicking à deux doigts qui, adapté à la guitare électrique, est extraordinairement précis, véloce, swinguant et inventif. A partir de 1944 en Californie, il enregistre des centaines de titres dans un contexte de Honky Tonk orchestral ainsi que des pièces plus folk à la guitare acoustique. Ce sont ces deux facettes de son exceptionnel talent que nous présentons ici avec Guitar rag et Lost John.

Zeb et Zeke Turner : Zeb Turner (1915-1978) est un des guitaristes parmi les meilleurs et les plus influents de la country music des années 40 et 50. A partir de 1938, il figure sur d’innombrables séances soit sous son nom soit derrière des artistes aussi divers que Paul Howard, Roy Acuff ou Hank Williams. Zeb est souvent confondu avec son frère Zeke, lui aussi un excellent guitariste avec lequel il a enregistré plusieurs duos.
Gérard HERZHAFT
Auteur (avec Jacques Brémond) du "Guide de la Country Music et du Folk" (Fayard)

Avec nos remerciements à Jacques Spiry et Jean-Pierre Fray pour leur aide dans la réalisation de ce coffret.

SOURCES :
BACON (Tony) & DAY (Paul) - The Ultimate guitar book - Dorling, London : 1991.
HERZHAFT (Gérard) - La Country Music - PUF, Paris : 1995.
LOUPIEN (Serge), Ed - Les Incontournables de la Country - Filipacchi, Paris : 1995.
McCLOUD (Barry), Ed. - Definitive Country - Perigee Books, New York : 1995.
ROSE (Michel) - Pionniers du Rock’n’Roll - Albin Michel, Paris : 1981.

MAGAZINES : Divers numéros de Frets, Guitar Player, Guitarist, Guitar World, Guitare & Claviers, Hillbilly Researcher, Journal of Country Music, Rock & Folk et, bien sûr, l’indispensable Cri du Coyote (BP 48 - 26170 Buis les Baronnies).
Notes de livrets et pochettes par Robert Fleder, Ed Kahn, Rich Kienzle, Tony Russell, Charles K. Wolfe.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2001.

english notes
The guitar was present right from when the first small string bands began to play country music, but it had to wait a while before becoming a solo instrument.  Yet in the very first records of the genre, great guitar soloists can be perceived.  From the forties onwards, through the electric guitar and the jazz influence, it became an indispensable instrument in country music.  Despite their innovating determination and virtuosity, country music guitarists have always been less known than their contemporaries in jazz or blues.  Nevertheless, they also added to the nobility of the instrument and participated in the first recordings of Rock’n’Roll and strongly inspired rock guitarists.

The Guitar’s Introduction in American Music
The guitar made a late entry in the United States, except for in Texas, a region taken from the Mexicans in 1836, but where many natives remained.  The instrument was then used by Mexican vaqueros.  The American cotton planters settled in the east of Texas after 1850, bringing black slaves with them.  It was undoubtedly then, or after the War of Secession that certain black Texans picked up the guitar.  It was then played by the poor, the ’latinos’ on the bottom rung of the social ladder, and was scorned by ’true musicians’.  Even around the time of the First World War when string bands were very popular, there was still reluctance to accept the guitar’s presence next to ’noble’ instruments such as violins, mandolins and banjos.The guitar truly started appearing in the southern states from Washington to Alabama after 1900.  Two explanations are possible.  Either the Texan influence began to spread over the rest of the land, or, and this is most plausible, American soldiers brought guitars back after the Cuban war.The guitar was also present amongst the lower middle class on the East Coast, essentially to enable young girls without pianist ability to still participate in simple ‘chamber’ music.  Towards the end of the 19th century, many simplified compositions were written for this purpose, the most successful being Wild Rose Medley, Midnight Fire Alarm, Siege of Sebastopol and Spanish Fandango.  The methods employed, with basic right-hand strumming most certainly helped the guitar’s development in the States.However, the guitar first obtained its glorious reputation through Hawaiian music. Before 1925, more discs of Hawaiian guitar music were sold than any other genre!  Marvellous artists such as Sol Hoopii, Frank Ferera and King Benny Nawahi adapted their playing to American music, encouraging country music adepts to adopt the instrument.

The Mountain Guitar
In the southern states, mainly on the foothills of the Appalachians (Carolina, Virginia), a completely original technique began to develop.  Musicians started to play alone, with no orchestral backing, having to provide both melody and rhythm - a style which would later be known as fingerpicking.  This fingerpicking, using two, three or four fingers was also called ragtime guitar as it inspired the pianists of the period.  The technique most certainly originated from the banjo style, also using several fingers, which began in the 19th century in the Appalachian valleys.At the same time, the solo guitarist made an apprehensive debut in jazz.  The unsung artists Sam Moore and Nick Lucas cut guitar solos in the early twenties, but Lonnie Johnson and Eddie Lang officially raised the (non-Hawaiian) guitar to high realms in 1927-28.  Eddie Lang, son of an Italian immigrant, actually made his name as one of the major pioneers of guitar jazz in the twenties.  His teaming up with violinist Joe Venuti had a tremendous influence on country music musicians, particularly in western swing.By the end of the decade, the guitar was very popular in North America and could be found in string-bands, jazz and variety orchestras.  And musicians from the south, whatever their colour or style, adopted the instrument more and more.

The Guitar In Hillbilly Music
The first country music - Hillbilly music - included a number of guitarists, though their rhythm was screened behind other instruments.  However, there were certain solo guitarists such as Frank Hutchison, Dick Justice, Riley Puckett, Roy Harvey and Jimmie Rodgers, whose success largely contributed to the increasing use of the guitar in country music.  Sam Mc Gee, one of the first fingerpicking virtuosos and the first artist to cut country guitar solos in 1926, also influenced numerous guitarists.Maybelle Carter, the mainstay of the famous Carter Family trio, adopted a two-digit fingerpicking style, later known as Carter picking.  This technique was adopted by countless country music and folk guitarists including Woody Guthrie and Joan Baez.But the incredible success of singing Westerns, featuring the starring cowboy forever ready to strum a ballad, which gave the guitar its true status, rendering it obligatory for the singing celebrities of country music.  Indeed, the most famed cowboy of the thirties, Gene Autry marketed his guitar method (How to Play like Gene Autry) which sold like hot cakes, particularly in the rural southern regions.

Country Jazz And The Guitar
During the twenties and thirties, the popularity of jazz, representative of dancing, freedom and improvisation, was to influence hillbilly bands.  Country music string bands were then traditional, leaving no space for improvisation.  Certain hillbilly musicians then decided to adopt the basic ideas of jazz, while still respecting the customary country music instruments and themes.  These innovators, mainly from Texas, were motivated by the sounds of Eddie Lang, his duos with Joe Venuti, Texan Jack Teagarden and shortly after by Django Reinhardt’s records.These new set-ups, named ’Hot Dance Hillbilly’, which were to become western swing bands in the early forties, were essentially from the south-western states.  Each number interpreted included a series of solos - piano and particularly violin and guitar - either Hawaiian or standard.  Here, we may appreciate two of the most famed ’standard’ guitarists of western swing in Bob Wills’ orchestra - Junior Barnard and Eldon Shamblin.  This genre cleared the way for many other original and brilliant guitarists.

The Electric Guitar
In an orchestra, the guitar had always suffered from its low volume of sound.  In the late twenties, this was partially amended by the microphone, but two families in particular, the Dopeyras and the Rickenbackers, set on improving the audible quality of the guitar, an instrument which was so rapidly gaining recognition.  As from 1925, the first amplification systems were invented and the ’frying-pan’, the first electric guitar was born.At first, the instrument was unreliable and was only used by Hawaiian-style guitarists.  In 1935 Bob Dunn, steel-guitarist from Milton Brown’s orchestra cut some astonishing solos with the electric guitar.  For several years, the instrument was exclusively played by Hawaiian music or western swing soloists, before Eddie Durham used it for jazz purposes in 1937.Country music artists were thus the first pioneers of the electric guitar.  Another important step was taken in 1928 by 12-year-old Les Paul, who played his D.I.Y. amplified guitar for the customers of a fast-food joint.  Les continued in his experimentation until 1940 when he perfected a model without a soundhole - the Log.  This kind of guitar was slowly taken on by musicians of all genres and was used as the model for what is now known as guitar jazz.  Unfortunately, this great innovator has not been included in the present anthology as during the period covered, Les was mainly recording variety numbers and when he cut country music discs, he played the fiddle.Immediately after the war, many remarkable country music guitarists appeared on the scene, who were then soloists in electric orchestras.  In the long list of innovating artists, we may find Merle Travis, Chet Atkins, Arthur Smith, Hank Garland and Jimmy Bryant. 

During the forties and fifties, the electric guitarists of country music were all involved in New Orleans jazz or Swing.  Their genius had great bearing on guitarists of other styles such as blues, jazz and rock.In fact, the principle solo guitarists belonging to the ’Pioneers of Rock’n’Roll’ are almost all country music guitarists with an impressive past history (Chet Atkins, Merle Travis, Joe Maphis, Hank Garland), or are from the same country background, but only truly appeared with the advent of hillbilly (Carl Perkins, James Burton, Scotty Moore, Duane Eddy, Cliff Gallup).  But this story will be revealed in another anthology!

THE GUITARISTS
Anglin Brothers :  The three Anglin brothers, Red, Jim and Jack helped to bring a commercial aspect to Old Time Appalachian music.  Their music is dominated by delicate vocal harmonies with a black-derived rhythmic backing.

Chet Atkins :  A talented (four-digit) fingerpicking guitarist, Chet  was influenced by a number of artists, particularly Merle Travis.  His professional debut in 1942 on Knoxville’s Merry Go Round radio programme led him to extend his repertoire way beyond country music.  He cut a series of discs but his talent is truly reflected in master-pieces such as Dizzy Strings and Galloping On The Guitar.

Gene Autry :  The influence of this multi-talented artist (1907-1998) stirred not only country music but also the American mentality.  Gene learnt to play the guitar when young and was hired in the Fields Brothers’ medicine show in 1925.  He then left for New York and encountered the inspiring Jimmie Rodgers.  He began recording in 1929 using various pseudonyms, proving to be worthy singer, guitarist and composer, whose versatility led him to interpret numerous styles of music.  He then became a successful compere of Chicago’s WLS radio show, National Barn Dance.  WLS belonged to Sears & Roebuck, the main mail order catalogue in the States and the latter decided to used Autry for advertising purposes.  Gene consequently sold thousands of records, sheet music, methods and a ’Roundup’ guitar bearing Gene’s portrait and signature.  His guitar and method are largely responsible for the guitar’s world-wide popularity today.

Junior Barnard : Lester Barnard (1920-1951) was a remarkable western swing guitarist.  He played in various orchestras such as the Texas Playboys, Bob Will’s band from the late thirties onwards.  He successfully combined jazz and country and recorded some memorable solos (such as Fat Boy Rag).

Jimmy Bryant : Jimmy (1925-1980) learnt the guitar while in the army in 1943, inspired by Django Reinhardt.  He then left for Los Angeles where he was hired by Tex Williams.  For many years he accompanied numerous artists, including the Sons of the Pioneers and Roy Rogers in some of his westerns.  In 1950 he teamed up with steel-guitarist Speedy West to form an exceptional duo.  Bryant was one of the most brilliant solo guitarists of his day and still has a strong influence on American country and rock.

Carter Family : The Carter Family’s recordings from 1927 to 1941 had strong bearing on country music.  Maybelle Carter’s (1909-1978) playing technique helped spread the guitar’s popularity.  One of their big hits was Carter’s Blues, where singer Sara is also on the guitar.

Leonard Copeland : Leonard Copeland was encouraged by Roy Harvey to cut a series of superb guitar duos.  In Just Picking as in the other recordings made with Harvey he demonstrated his talents as a soloist.

Darby & Tarlton : The first country music comprised a large number of guitar /steel guitar duos, the best being Tom Darby (1890-1971) and Jimmie Tarlton (1892-1979).  Their music is swinging with a bluesy Appalachian touch.

Delmore Brothers : Alton (1908-1964) and Rabon (1916-1952) debuted in the early thirties with a mountain style, and were shortly recognised as one of the best duos of the genre, using two guitars rather than a guitar and a mandolin.  After the war they teamed up with harmonica player Wayne Rany, modernised their style and specialised in country boogie.  Their music often foreshadows the future rockabilly.

John Dilleshaw : Dilleshaw played several instruments and recorded with string-bands.  In the beautiful version of Spanish Fandango, the leading party is obviously ’The String Marvel’, a remarkable anonymous fingerpicking guitarist who could well be Pink Lindsey.

Dixon Brothers : Dorsy (1897-1968) and his brother Howard (1903-1961) adopted the guitar/steel-guitar formula, influenced by Darby & Tarlton.  For a long while they played in shady bars and night-clubs before compering the radio show, the Crazy Barn Dance.  They were then spotted by Victor label’s Eli Oberstein, impressed by their compositions which often evoked the terrible working conditions in the textile industry.  Intoxicated Rat was to become a folk standard.

Vander Everidge :
Everidge was the guitarist in a string-band, the South Georgia Highballers.  They cut but two sides, one being the fascinating Bluegrass Twist.

Karl Farr : Texas guitarist Karl Farr (1909-1961) highly admired jazz instrumentalists such as Eddie Lang and Django Reinhardt.  His swinging duos with brother Hugh are reminiscent of the Eddie Lang/Joe Venuti and Reinhardt/Grappelli teamwork.

Lester Flatt & Earl Scruggs : Lester Flatt, an original rhythmic guitarist and nasal vocalist debuted with Charlie Monroe before joining the Bluegrass Boys in 1944, at the same time as banjo player Earl Scruggs.  In 1948 Flatt and Scruggs left to set up their own band, the Foggy Mountain Boys and stayed together until 1969.  In almost all their recordings, Scruggs played gospel on the guitar.

David Fletcher : An ex-factory worker, David Fletcher teamed up with Gwen Foster for a while under the name of Carolina Twins.  Whereas most of their titles consisted of guitar-harmonica duos, Red Rose Rag is played on two guitars.

Gwen Foster : He was the inspired harmonica played with Dock Walsh, the Carolina Tar-Heels, David Fletcher and Clarence Ashley.  Little is known about him, but he influenced all other harmonica players in country, folk and blues.  He was also a proficient guitarist.

Hank Garland : Born in 1930, Hank is one of America’s most outstanding guitarists.  His talents go beyond country music, venturing into the realms of jazz and rock’n’roll.  He debuted in Paul Howard’s western swing orchestra, then went on to become a studio musician.  In 1949, during a session with singer Earl Cross, Garland had the opportunity of cutting the extraordinary instrumental number Sugarfoot Boogie.  Several months later he came out with the even more audacious Sugarfoot Rag.  His success was tremendous and from 1950 to 1957 he recorded a series or brilliants instrumental pieces.  His professional career ended in 1961 when Hank was the victim of a road accident and after which he lost much of his co-ordination.

Roy Harvey : Harvey (1892-1958) was mainly known as guitarist and occasional singer with Charlie Poole and his North Carolina Ramblers, one of the most popular country music string bands of the twenties.  Following Poole’s death in 1931, Harvey took over as band leader and at the same time cut many titles in his name as well as a series of guitar duos with Leonard Copeland and Jess Johnson.

Roy Hogsed : Roy (1919-1978) debuted professionally at the age of eleven.  Just before the war he left for California where he played in various western swing bands before setting up the Hogsed Trio in 1947 with Rusty Nitz on the bass and Jean Dewez on the accordion.

Frank Hutchison : Hutchison (1807-1945) played twelve different instruments travelling throughout the south and was a powerful singer and a remarkable guitarist.

Jess Johnson : Johnson (1898-1952) is better known for his bluesy fiddle playing, but was also an accomplished guitarist.  Here, we may appreciate his wonderful version of Sylvester Weaver’s Guitar Rag.

Dick Justice : A remarkable singer and guitarist from Logan County in Virginia.  Influenced by black bluesmen, he cut ten sides in 1929 including classics Old Black Dog, Brown Skin Blues and Cocaine which were to become folk standards.

Grady Martin : (1929) Was the most modest of all Nashville top guitarists.  He played all guitar styles with ease, and was much sought after by the Nashville studios.  After 1946 he participated in numerous recordings adopting all types of country music.  Here, we find him in the classical Hillbilly Fever.

Sam McGee : A veteran of string-bands in the debuting country music, Sam McGee (1894-1975) was one of the fingerpicking pioneers.  He was initially a fiddle and banjo player before turning to the guitar.  In 1926 he cut two instrumental pieces - Buck Dancer’s Choice and The Franklin Blues - which remain two essential exercises for budding guitarists.  Mc Gee strongly influenced several generations of guitarists.

David Miller : Little is known about David or Davey Miller, who cut a handful of titles using the name ’The Blind Soldier’.  This delicate Jailhouse Rag reveals his sophisticated touch.

Riley Puckett : This blind singer and guitarist (1894-1946), otherwise nicknamed ‘Caruso of the Mountains’, was a major inspiring source for many guitarists, from the Delmore Brothers to Doc Watson and for many bluegrass guitarists.  Along with Skillet Lickers he recorded in abundance.

Eldon Shamblin : (1909-1998) was one of the great pioneers of the electric guitar.  Originally from Oklahoma, he was a member of the Texas Playboys as from 1936, and then played sporadically in bands of the veterans of western swing until his death.

Roy Smeck : This astounding one-man band left a vast and brilliant set of works.  His genius is particularly apparent in his guitar music - both the Hawaiian guitar and the standard one, which he used in Slippery Fingers, selected here.

Arthur Smith : This Northern Carolina-born singer and multi-instrumentalist is usually associated with his Guitar Boogie, cut in 1945.  Yet his career began in the mid-thirties and continued until the eighties.  In this boxed set we have included the excellent Express Boogie.

Merle Travis : This writer, cartoonist, actor, composer, singer and guitarist (1917-1983) was of great importance in American popular music and he created a form of two-digit fingerpicking which he adapted to the electric guitar.  As from 1944 he recorded hundreds of titles, interpreting both orchestral Honky Tonk and folk music on the acoustic guitar.  The two facets of his talent are represented here by Guitar Rag and Lost John.

Zeb and Zeke Turner : Zeb Turner (1915-1978) was an excellent and influential country music guitarist in the forties and fifties.  As from 1938 he participated in a quantity of sessions, either in his name or behind a variety of other artists such as Paul Howard, Roy Acuff and Hank Williams.  His brother Zeke was also a remarkable guitarist and they cut several duos together.
Adapted by Laure WRIGHT from the French text of Gérard HERZHAFT
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2001.

CD 1
01. ROY HARVEY & LEONARD COPELAND: Just picking  (Harvey/Copeland)   2’55
02. SAM McGEE: Buck dancer's choice  (Trad.)          2’55
03. RILEY PUCKETT: John Henry (Darkey's wail)  (Trad.)          2’53
04. DAVID FLETCHER & GWEN FOSTER: Red Rose rag  (Trad.)      2’28
05. SAM McGEE: The Franklin blues  (McGee)          2’50
06. FRANK HUTCHISON: K.C. Blues  (Hutchison)      3’03
07. DICK JUSTICE: Old black dog  (Trad.)        2’57
08. VANDER EVERIDGE: Bluegrass Twist  (Everidge)      2’48
09. CARTER FAMILY: Carter's blues  (A.P. Carter)        2’57
10. DARBY & TARLTON: Birmingham rag  (Darby/Tarlton)          2’57
11. JOHN DILLESHAW & THE STRING MARVEL: Spanish Fandango  (Trad.)        3’11
12. DAVID MILLER: Jailhouse rag  (Miller)       2’42
13. GENE AUTRY with ROY SMECK: Do right daddy blues  (Autry)    2’45
14. ROY SMECK: Slippery fingers  (Smeck)    2’32
15. ROY HARVEY & JESS JOHNSON: Guitar rag  (S. Weaver)    3’19
16. DIXON BROTHERS: Intoxicated rat  (Dixon)      2’34
17. ANGLIN BROTHERS: Southern whoopee song  (Anglin)  2’24
18. DELMORE BROTHERS: This Train  (Trad.)        2’47

(1) Roy Harvey, g; Leonard Copeland, g. Johnson City, Tn. 22 octobre 1929
(2)(5) Sam McGee, g; Uncle Dave Macon, commentaires. New York City, 14 avril 1926
(3) Riley Puckett, g/commentaires. Atlanta, Ga. 2 avril 1927
(4) David Fletcher, g; Gwen Foster, g. Atlanta, Ga. 29 novembre 1929
(6) Frank Hutchison, g/commentaires. New York City, 9 juillet 1929
(7) Dick Justice, vcl/g. Chicago, Ill. 20 mai 1929
(8) South Georgia Highballers: Vander Everidge, g. Melgie Ward & Albert Everidge, commentaires. Atlanta, Ga. 5 octobre 1927
(9) Sara Carter, vcl/g; Maybelle Carter, g; A.P. Carter, g. Atlanta, Ga. 23 novembre 1929
(10) Tom Darby, g; Jimmie Tarlton, st-g. Atlanta, Ga. 15 avril 1929
(11) John Dilleshaw, g; The String Marvel (Pink Lindsay), g. Atlanta, Ga. 22 mars 1929
(12) David Miller, g. New York City, 23 janvier 1931
(13) Gene Autry, vcl/g; Roy Smeck, g. New York City, 13 avril 1931
(14) Roy Smeck, g; g. New York City, juin 1937
(15) Roy Harvey, g; Jess Johnson, g. Richmond, In. 4 décembre 1930
(16) Dorsey Dixon, vcl/g; Howard Dixon, vcl/s-g. Charlotte, NC. 12 février 1936
(17) Jack Anglin, vcl/g; Red Anglin, vcl/g; Jim Anglin, vcl/bs. Columbia, SC. 12 novembre 1938
(18) Alton Delmore, vcl/g; Rabon Delmore, vcl/g. Cincinnati, Oh. octobre 1947.

CD 2
01. KARL FARR & HUGH FARR: Dance of the doggies  (Farr) 1’26
02. BOB WILLS (with JUNIOR BARNARD): Fat Boy rag  (Wills/Barnard)          2’49
03. BOB WILLS (with ELDON SHAMBLIN): Three Guitars special  (Wills/Shamblin)          2’18
04. MERLE TRAVIS: Lost John  (Trad.)        1’54
05. CHET ATKINS: Dizzy strings  (Atkins)          2’41
06. MERLE TRAVIS: Guitar rag  (Travis)      2’25
07. CHET ATKINS: Galloping on the guitar  (Atkins)     2’27
08. ARTHUR SMITH: Guitar artistry  (A. Smith)     2’50
09. EARL SCRUGGS & LESTER FLATT: So happy I'll be  (Scruggs/Flatt)      2’29
10. ARTHUR SMITH: Express boogie  (A. Smith)          2’38
11. HANK PENNY with ZEKE TURNER: Hillbilly jump  (Turner/Penny)          2’34
12. ZEB TURNER: Boogie Woogie Lou  (Turner)     2’36
13. HANK GARLAND: Sugarfoot rag  (Garland)          2’41
14. ROY HOGSED: Lets' go dancin'  (Hogsed)     2’39
15. HANK GARLAND: Sugarfoot boogie  (Garland)  2’31
16. LITTLE JIMMY DICKENS with GRADY MARTIN: Hillbilly fever  (Dickens) 2’54
17. JIMMY BRYANT: Bryant's boogie  (Bryant)         2’34
18. JIMMY BRYANT: Red headed polka  (Bryant/O'Dell/Blair)  2’30

(1) Karl Marx Farr, g; Hugh Farr, fdl; Lloyd Perryman, g; Pat Brady, bs. Hollywood, Ca. 1940
(2) Bob Wills, leader/fdl/commentaires; Junior Barnard, g; Jesse Ashlock, fdl; Joe Holley, fdl; Herb Remington, st-g; Tiny Moore, mdln; Jimmy Widener, bjo; Millard Kelso, pno; Billy Jack Wills, bs; Johnny Cuviello, dms. Hollywood, Ca. 6 septembre 1946
(3) Bob Wills, leader/fdl/commentaires; Eldon Shamblin, g; Louis Tierney, fdl; Herb Remington, st-g; Tiny Moore, mdln; Ocie Stockard, bjo; Millard Kelso, pno; Billy Jack Wills, bs; Johnny Cuviello, dms. Hollywood, Ca. 30 mai 1947
(4) Merle Travis, vcl/g. Hollywood, Ca; 7 décembre 1945
(5) Chet Atkins, g; Jimmy Atkins, g; Joe Biviano, acc.; Buck Lambert, fdl; Charles Grean, bs. New York City, 19 novembre 1947
(6) Merle Travis, vcl/g;
(7) Chet Atkins, g; Homer Haynes, g; Jethro Burns, mdln; Charles Grean, bs. Atlanta, Ga. 3 février 1949
(8) Arthur Smith, g; Quartet. Charlotte, NC. 1947
(9) Earl Scruggs, vcl/g; Lester Flatt, vcl/g; Curly Seckler, vcl/mdln; Howard Watts, vcl/bs. Cincinnati, Oh. 11 décembre 1949
(10) Arthur Smith, g; prob. Don Reno, g; bs; batterie. Charlotte, NC. c. fin 1949
(11) Hank Penny, commentaires/leader; Zeke Turner, g; orchestre. Nashville, Tn. novembre 1947
(12) Zeb Turner, vcl/g; Jerry Byrd, st-g; orchestre. Cincinnati, Oh. 28 octobre 1949
(13) Hank Garland, g; Jack Shook, g; Don David, st-g; Tommy Jackson, fdl; Owen Bradley, pno; Ernie Newton, bs; Farris Coursey, dms. Nashville, Tn. 25 août 1949
(14) Roy Hogsed, vcl/g; Jean Dewez, acc; Rusty Nitz, bs. Hollywood, Ca. 20 juillet 1949
(15) Hank Garland, g; Billy Byrd, g; Don Davis, st-g; Elbert Mc Ewen, acc; bs. Nashville, Tn. 2 mai 1949
(16) Little Jimmy Dickens, vcl/g; Grady Martin, g; Jabbo Arrington, g; Walter Haynes, st-g; Red Taylor, fdl; Bob Moore, bs. Nashville, Tn. 11 avril 1949
(17)(18) Jimmy Bryant, g; Speedy West, st-g; Eddie Kirk, g; Harold Hensley, fdl; Billy Liebert, acc; Paul Sells, pno; Cliffie Stone, bs; Muddy Berry, dms. Hollywood, Ca. 25 septembre 1950.

CD Guitare Country 1926 - 1950 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 JUST PICKING - HARVEY02'57
02 BUCK DANCER S CHOICE - MC GEE02'57
03 JOHN HENRY - PUCKETT02'55
04 RED ROSE RAG - FLETCHER02'30
05 THE FRANKLIN BLUES - MC GEE02'52
06 K C BLUES - HUTCHISON03'04
07 OLD BLACK DOG - JUSTICE02'58
08 BLUEGRASS TWIST - EVERIDGE02'50
09 CARTER S BLUES - CARTER02'58
10 BIRMINGHAM RAG - DARBY02'58
11 SPANISH FANDANGO - DILLESHAW03'12
12 JAILHOUSE RAG - MILLER02'43
13 DO RIGHT DADDY BLUES - AUTRY02'46
14 SLIPPERY FINGERS - SMECK02'33
15 GUITAR RAG - HARVEY03'21
16 INTOXICATED RAT - DIXON BROTHERS02'35
17 SOUTHERN WHOOPEE SONG - ANGLIN02'26
18 THIS TRAIN - DELMORE02'47
CD 2
01 DANCE OF THE DOGGIES - FARR01'28
02 FAT BOY RAG - WILLS02'51
03 THREE GUITARS SPECIAL - WILLS02'20
04 LOST JOHN - TRAVIS01'56
05 DIZZY STRINGS - ATKINS02'42
06 GUITAR RAG - TRAVIS02'27
07 GALLOPING ON THE GUITAR - ATKINS02'29
08 GUITAR ARTISTRY - SMITH02'52
09 SO HAPPY I LL BE - SCRUGGS02'30
10 EXPRESS BOOGIE - SMITH02'39
11 HILLBILLY JUMP - PENNY02'35
12 BOOGIE WOOGIE LOU - TURNER02'38
13 SUGARFOOT RAG - GARLAND02'43
14 LET S GO DANCIN - HOGSED02'40
15 SUGARFOOT BOOGIE - GARLAND02'33
16 HILLBILLY FEVER - DICKENS02'55
17 BRYANT S BOOGIE - BRYANT02'35
18 RED HEADED POLKA - BRYANT02'30
"Guitar Country" par Jazz Magazine

“La sélection est de premier ordre et mériterait un détour attentif des familiers du jazz et du blues qu’arrête net le mot country.” Philippe BAS RABERIN, JAZZ MAGAZINE




"Guitar Country" par Ecouter Voir

“Un beau document.” Brice SOMENZI, ÉCOUTER VOIR




"Guitar Country" par Centre Presse

Les meilleurs disques de la saison 2001-2002 PAYSANS DU SUD DES USA "Là, pas de doutes : avec les guitaristes country pur et dur, nous sommes bien chez « hillbilies », les « bouzeux » du fin-fond du Sud des USA, chez les descendants des premiers pionniers !" Christophe DESHOULIERES – CENTRE PRESSE

Les meilleurs disques de la saison 2001-2002 PAYSANS DU SUD DES USA;  Là, pas de doutes : avec les guitaristes country pur et dur, nous sommes bien chez « hillbilies », les « bouzeux » du fin-fond du Sud des USA, chez les descendants des premiers pionniers ! Cette musique est tellement liée au folklore des blancs qu’on s’étonne du titre du coffret, en 1950, les guitaristes de country tendent davantage vers les prémisses du rock’n’roll que vers un jazz que la plupart d’entre eux ignorent – comme du reste toute la culture urbaine.
En revanche, malgré le racisme et tout ça, on est surpris de voir comment le blues (discrètement) bouscule ou ralentit, syncope les vieux rythmes européens de ces paysans nostalgiques et virtuoses.»
Christophe DESHOULIERES – CENTRE PRESSE




* * * * Blues & Co

« Une excellente compilation, sur la guitare country, de 1926 à 1950, nous est proposée dans un bien beau coffret de 2 CD, sur lesquels figurent 31 musiciens guitaristes, et parmi les plus grands virtuoses de la guitare-country. (…) » Harry PATRICK – BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * Blues & Co


« Une excellente compilation, sur la guitare country, de 1926 à 1950, nous est proposée dans un bien beau coffret de 2 CD, sur lesquels figurent 31 musiciens guitaristes, et parmi les plus grands virtuoses de la guitare-country. (…) Cette compilation a pour but de nous faire découvrir l’évolution entre trois décennies, mais aussi les grandes similitudes entre country, jazz, blues et country-blues. Comme à son habitude, la maison Frémeaux & Associés a bien fait les choses, car en plus de la belle présentation, le petit livret à l’intérieur du coffret est fort bien détaillé, avec en plus, de magnifiques photos, que les vrais amateurs de country music pourront apprécier. » Harry PATRICK – BLUES & CO. Ce disque a reçu la distinction * * * * Blues & Co




Sélection Jazz Hot

« Frémeaux & Associés à travers une production très pédagogique nous invitent à découvrir avec ce double CD, l’influence de la musique afro-américaine sur ce qui correspond à la représentation musicale américaine la plus caractéristique : la country.... » Michel MAESTRACCI – JAZZ HOT. Ce disque a reçu la distinction Sélection Jazz Hot


« Frémeaux & Associés à travers une production très pédagogique nous invitent à découvrir avec ce double CD, l’influence de la musique afro-américaine sur ce qui correspond à la représentation musicale américaine la plus caractéristique : la country. A la lecture de l’excellent livret, on se rend compte que l’explosion de ce style musical est due en partie à la référence à de grands noms de la guitare blues et jazz, Eddie Lang, Django Reinhardt. Nous retrouvons fortement ces influences chez les Anglin Brothers, qui utilisent à merveille les blue notes, ("Southern Whoopee Song") ou les Delmore Brothers, qui eux s’en servent comme support à leur magnifiques harmonies vocales, ("This Train"). Un autre musicien sort du lot dans cette compilation, il s’agit de Roy Smeck à l’immense feeling et au phrasé guitaristique audacieux ("Slippery Fingers"). Le deuxième disque nous présente les vedettes de la country : Chet Atkins, qui vint de nous quitter, Merle Travis ou encore Hank Garland. Mentionnons aussi Karl et Hugh Farr qui puisent aux sources des duos mythiques que furent Grappelli et Django ou Lang et Venuti ("Dance of  the Doggies"). Enfin, Arthur Smith, le créateur de "Guitar Boogie", est présenté ici avec un "Guitar Artistry" très marqué par le swing. » Michel MAESTRACCI – JAZZ HOT. Ce disque a reçu la distinction Sélection Jazz Hot




Recommandé par Répertoire

« Frémeaux offre une nouvelle occasion d’entrevoir les nombreux rôles joués par la dame à six cordes dans les musiques américaines du deuxième quart du XX ème siècle. Avec les deux CD et le copieux livret concoctés par Gérard Herzhaft, c’est un festin princier qui nous est servi. ... » Etienne BOURS – REPERTOIRE


« Frémeaux offre une nouvelle occasion d’entrevoir les nombreux rôles joués par la dame à six cordes dans les musiques américaines du deuxième quart du XX ème siècle. Avec les deux CD et le copieux livret concoctés par Gérard Herzhaft, c’est un festin princier qui nous est servi. Eh oui, la guitare semble bien être l’instrument roi de ces musiques qu’on appeler globalement country – comme elle l’est, en grande partie, pour le blues. C’est d’ailleurs le territoire du Sud, avec cette façon de jouer très « bleue » des années 20, qui ouvre le premier CD, où les musiciens donnent souvent le titre de blues à leurs compositions. Musiques noires et blanches ont alors bien des points communs ; elles vont être écartelées petit à petit par le marché du disque et ses « race records ». Mais la guitare est bluesy avant d’être country. Il suffit d’écouter Sam McGee, Riley Puckett, Frank Hutchison, Darby & Tarlton et même Maybelle Carter (tel que présenté ici) pour s’en convaincre… et pour apprécier. Le finger-picking, jeu à plusieurs doigts, se développe, puisant son inspiration dans le ragtime, puis dans le jazz, et le jeu des guitaristes blancs va s’acheminer vers une plus grande virtuosité. La musique old time, sa poussière des fermes du Sud, son jeu sec et pourtant magnifique, feront place à un catalogue immense de techniques et de rythmiques. L’influence d’Hawaii est grande, notamment pour le jeu en slide, avec un goulot de bouteille enfoncé sur un doigt de la main gauche, puis viendra la musique dite Western Swing avec des groupes plus importants et un mélange d’influences diverses. La guitare hawaiienne y évolue à l’aise. Mais le boogie n’est pas loin, encore un jeu de piano adapté, les instruments s’électrifient et l’on sent venir les prémices du rockabilly et du rock’n’roll. Ca bouge, ça swingue, ça… rocke. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce voyage à travers l’Amérique des musiques blanches évoluant parallèlement aux musiques noires, avec leurs particularités, leurs façons parfois si proches, parfois si différentes. Le second CD nous rappelle l’importance de Bob Wills, Merle Travis, Chet Atkins évidemment, Hank Garland, Jimmy Bryant. Une partie de plaisirs. » Etienne BOURS – REPERTOIRE