MANU DIBANGO - AFRICAN WOODOO - 17 TITRES INEDITS

DE ET PAR MANU DIBANGO

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FA502

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Avec African Woodoo, Manu Dibango offre une sélection personnelle de 17 de ses titres initialement enregistrés entre 1971 et 1975 à Paris et à New York. Destinés à des illustrations sonores professionnelles pour le cinéma, la télévision ou la publicité, ces oeuvres n’ont jamais été pro posées au public sous forme de disque et sont donc largement inédites. Ces enregistrements d’époque conservent la générosité de ces années et la chaleur de l’enregistrement analogique que nous avons pris soin de conserver lors du transfert numérique. Ecrits, composés, interprétés et dirigés par Manu Dibango, ces titres démontrent l’extraordinaire fusion culturelle et artistique du compositeur, son intemporalité et sa maîtrise de ses deux instruments d’expression favoris : le saxophone et la direction d’orchestre.
Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux

La documentation manque malheureusement sur ces titres. Manu Dibango se rappelle que son orchestre parisien comprenait alors : Jacques Bolognesi, Ivan Julien, François Jeanneau, Slim Pezin. Sur les faces enregistrées à New York, on peut entendre des invités de prestige comme Buster Williams et Cedar Walton (“Lea’s Love Theme”), et même Tony Williams.
 
"Un très bon groove du grand Manu Dibango!"
Radio Popolare Roma (Italie)

Droits audio : Frémeaux & Associés en accord avec Soul Makossa - Renaldo Cerri et Manu Dibango. (African voodoo ou African vaudou)

Management booking concert : Blue Line Productions 05 65 27 15 15
MANU DIBANGO

Manu  Dibango 
African Woodoo 









Quand il signe “Soul Makossa”, le natif de Douala a quarante ans. C’est-à-dire assez de recul pour que cet incroyable succès ne lui fasse pas tourner la tête. Manu Dibango garde donc les pieds sur terre, même si sa carrière s’envole vers la cime des charts. D’autant que “Soul Makossa” ne fait que concrétiser les expériences élaborées depuis le milieu des années soixante. Curieux de toutes les musiques, ce jazzman de formation s’est converti à ce que l’on nommera bientôt le “rare groove”, une bande-son entre soul jazz et afro funk, le tout relevé de ce qu’il faut de “clave” latine. Ce dont témoigne justement le bien-nommé “Woodoo”, qui compile des séances réalisées à Paris en 1971 et à New York en 1975. Soit avant et après le fameux “Soul Makossa”. D’ailleurs, comme pour ce titre, logé sur une obscure face B, il y est  question de boucles obsédantes, de solos décapants, de rythmiques enivrantes. En clair, une transe de notes qui, sous ses faux airs légers et ses traits d’humour, annonce le changement radical de perspectives pour les musiques urbaines estampillées  “africaines”. Mieux, en 2008, ces thèmes s’avèrent ne pas avoir pris une ride avec le temps, gagnant même en notoriété auprès de la confrérie des chercheurs de pépites sonores. Tel un formidable retour vers le futur, ce document devrait pouvoir les  rassasier, ou du moins leur mettre l’eau à la bouche, et leur faire dresser l’ouïe, puisque ceci n’est qu’un début, selon le vieux Lion au sourire légendaire. 

Au milieu des années 60, tu es l’un des tout premiers à t’adapter au groove qui débarque en France…

Oui, je venais de jouer six mois comme pianiste pour Dick Rivers, et je jouais à La Bohème, une boîte de la rue d’Odessa, non loin de Bobino. Ce lieu appartenait à la femme de Bud Powell, connue sous le nom de “Buttercup”. Quand je suis rentré d’Afrique, un copain antillais, un sax baryton qui tenait l’orchestre maison, plutôt rhythm’n’blues, m’a proposé de le remplacer. C’est comme ça que tout a commencé, parce que cette boîte était fréquentée principalement par des militaires américains en garnisons autour de Paris. C’était un gros avantage ! Ils apportaient tous les samedis leurs disques et les mettaient dans le juke-box. Pas le jazz que l’on avait dans “Jazz Magazine” ou “Jazz Hot”, non, celui des consommateurs d’origine ! Et c’est ainsi qu’on a découvert James Brown ou Otis Redding avant tout le monde ici. Pour nous, les musiciens,  c’était la révolution : on passait du ternaire au binaire. Le jeu de batterie changeait, tout comme le jeu aux claviers, où la référence jusqu’alors était l’organiste jazz-funk Jimmy Smith. Et là tout d’un coup, tu découvrais Booker T & The MG’s, avec une tout autre relation de la Leslie et de la cabine. La musique était souvent plus modale, avec bien moins d’accords complexes. Sans parler des tonalités, qui n’étaient plus du tout celles pratiquées dans le jazz : les musiciens de soul se basaient sur la guitare, comme le mi, le si, le la… Quand tu écoutes King Curtis, tu entends bien que ce n’est pas Charlie Parker ! De même leurs approches harmoniques n’étaient en rien classiques, ils jouaient des notes très haut dont on se demandait bien comment ils allaient les chercher. En fait, ils rejoignaient d’une certaine façon l’Afrique avec une musique qui créait de l’envoûtement, tournée vers la danse. Et nous, il nous a bien fallu nous adapter.  

Justement, ça a été difficile ?
C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de cadavres en route. Moi, j’y retrouvais des sonorités d’Église, de gospel, la musique protestante dans laquelle j’avais grandi. On ne parle d’ailleurs jamais assez de la filière protestante, l’école baptiste, dans la musique : du Sud des Etats-Unis à l’Afrique du Sud, en passant par le Ghana ou le Cameroun. Nos enterrements sont exactement les mêmes que ceux qui se déroulent à La Nouvelle Orléans. Je n’ai donc eu aucune difficulté, ni aucun mérite, à piger ce qui se passait. Au milieu des années 60, j’étais le seul à avoir un orchestre qui faisait des instrumentaux dans une veine soul et afro. Et puis j’ai été connu pour mes arrangements, ayant travaillé comme organiste puis directeur musical pour Nino Ferrer pendant quatre ans, mais aussi parce que j’ai bossé pour toutes les premières vedettes africaines qui débarquaient à Paris : des Sénégalais, Congolais, Ivoiriens… J’ai même arrangé pour l’un des deux orchestres du Lido, celui dédié à la danse, le Satoumba ! En fait, de 1965 à 1970, j’étais le “Quincy Jones du coin”, entre guillemets. Ça m’a beaucoup servi par la suite, lorsque je suis reparti en Afrique. Les portes étaient déjà ouvertes.  

Le succès phénoménal de “Soul Makossa”, en 1973, est le point d’orgue de cette  histoire-là ?
Oui, c’est mon histoire, c’est un morceau afro-européen, un pur mélange. C’est surtout un conte de fée, qui commence en 1967. A l’époque,  j’avais enregistré un 45-tours : “Soul Pop-Corn”, connu sous le nom de “Dikalo”. J’étais sous contrat Philips, mais pour l’export. Mes disques sortaient en Afrique, mais pas en France. Une des nombreuses contradictions de ce pays… Toujours est-il que j’avais un copain qui bossait chez le disquaire Symphonia, l’enseigne qui a précédé Lido Musique sur les Champs-Elysées. Quand le disque est sorti, j’en ai eu un exemplaire, que je lui ai passé. Dès qu’il a joué “Soul Pop-Corn”, ça a accroché ! En une semaine, je deviens numéro un devant James Brown et compagnie ! Seulement voilà, avec mon contrat, il n’y avait pas de disques disponibles sur le marché français, sauf dans les boutiques “communautaires”. Gérard Davoust, qui dirigeait alors Philips Afrique, a donc fait en sorte de le convertir pour la France. Cela a pris un mois pour que le disque sorte avec une nouvelle pochette et un nouveau titre. Trop tard, les gens étaient déjà passés à autre chose. Mais  c’était déjà un coup de semonce ! J’étais déjà dans l’anti-chambre de “Soul Makossa”. D’ailleurs, quand on m’a commandé l’hymne pour l’équipe du Cameroun à la CAN qui était organisé à Yaoundé, j’ai mis en face B ce morceau qu’on répétait. Je me suis dit : de toute façon, il n’y a pas match ! Effectivement, il n’y avait pas match. And the winner is… (rires) On perd la coupe, on casse les radios, on ne parle plus de ce 45-tours, jusqu’à ce que des Afro-Américains branchés Black Is Beautiful viennent à Paris se connecter avec les musiques d’Afrique. Et là ils prennent tout un lot de disques, dont celui-là. Un mois plus tard, je reçois un appel à quatre heures du matin : “C’est vous “Soul Makossa” ?” ça s’énerve, des avocats sont sur l’histoire. Bon, du coup, je suis allé réécouter de quoi il retournait, pour savoir pourquoi ils s’excitaient ! Ertegun est même venu me voir à Paris, où je jouais aux Chevaliers du Temple. Dix jours plus tard, j’étais à l’Apollo d’Harlem ! J’étais arrivé, j’avais la limousine comme tous les autres. J’étais aux côtés des Temptations, de tous ceux que j’admirais. A partir de là, j’ai aussi beaucoup tourné avec la Fania All Stars : à New York, mais aussi à Porto-Rico et au Venezuela. La morale de cette histoire c’est qu’aux Etats-Unis, la réussite n’a pas de couleurs. 

Trente-cinq ans plus tard, l’ironie de l’histoire, ou plutôt la farce, est que ces faces B de 45-tours deviennent désormais très  prisées des amateurs et collectionneurs…
Les gens ont redécouvert récemment toutes ces faces : eh oui, j’avais aussi fait cela ! Certains morceaux étaient sortis sur des compilations, réalisées souvent par des jeunes passionnés. Et puis de là, ils ont voulu savoir s’il y avait d’autres thèmes dans le même style. Moi, j’en ai des  bandes ! Et donc j’ai fouillé dans ma mémoire, et mes archives. Et ce n’est qu’un début : il y a des titres enregistrés à New York avec des cordes, avec des sections de vents et de cuivres, avec des gens de chez Count Basie. Mais aussi des expériences à Paris, comme par exemple avec la sœur d’Aretha Franklin… En fait, le matériel qui  compose “Woodoo”, c’est de la mood music un peu épicée, pour illustrer des émissions ou  autres sur l’Afrique. Ces enregistrements n’étaient pas du tout destinés au marché “normal”. Il  s’agissait de musique libre, c’est-à-dire ne répondant à aucune contrainte, contrairement aux disques de danse. On te demandait juste d’enregistrer des “trucs colorés”. Libre à toi de faire  ce qui te passait par la tête, d’ouvrir ton imagination ! Alors, tu osais des choses que tu n’aurais pas faites pas “normalement”. Ces disques-là,  j’appelle cela des délires. 

D’ailleurs, il suffit de lire les titres pour imaginer de quoi il s’agit : “Coconut”, “Aphrodite Shake”, “Go Slow Streets”,  “Ba-Kuba”, “Groovy Flute”…
“Groovy Flute”, par exemple, servait en fait comme générique de pub pour vendre du poulet de Bresse ! Il y a même “Bush” avant la lettre. Les titres répondaient à la loi du hasard, ils s’écrivaient sur le moment. Ça n’avait aucune espèce d’importance. Comme lorsque j’ai répondu au magazine “Rolling Stone”, qui voulait savoir quelle était ma musique. J’ai dit que je faisais de “l’afro somethin”, que je trouvais être une définition assez juste de ma musique. Eh bien c’est resté après. Comme un genre en soi, repris dans d’autres colonnes !  

Et ton groupe, c’était aussi de “l’afro somethin” ?
Oui, comme d’hab’, un groupe afro-franco-antillais. Sur ces séances enregistrées à Paris, en 1971, les musiciens qui m’accompagnaient étaient ceux qui faisaient partie de mon groupe régulier, ce n’était pas un casting de circonstance. Il faut dire qu’à partir de 1967, j’ai été le premier à avoir un orchestre régulier pour la télévision, Pulsations, une émission produite par Jesipe Legitimus, l’oncle de Pascal Légitimus. Il y avait du monde : Jacques Bolognesi, Ivan Julien, François Jeanneau… La plupart se retrouvent sur les bandes enregistrées à Paris, avec évidemment Slim Pezin à la guitare qui, depuis, a fait son chemin, chez CloClo et puis ailleurs, tout comme les autres. Tous ces gars-là pouvaient jouer aussi bien rhythm’n’blues que jazz, ou latino. Et moi je joue de pas mal d’instruments là-dessus : saxophone, marimba, vibraphone, piano, orgue… Tout comme ceux qui m’entourent en 1975 quand je vivais à New York. Là encore, j’avais constitué un groupe régulier, mais il y a aussi sur des titres des invités de prestige comme Buster Williams et Cedar Walton sur “Lea’s Love Theme”. Il y a même Tony Williams ! 

Il existe une évolution entre 1971 et 1975, des différences d’approche entre Paris et New York ?
Oui, déjà à l’écoute, tu perçois bien que les sensibilités des musiciens ne sont pas les mêmes. Un arrangement que tu donnes à des New-Yorkais  ne sonnera pas pareil que le même avec des Français. Le langage, l’interprétation, et l’environnement ne sont pas les mêmes. La façon de jouer ensemble diffère. J’ai eu la même sensation quelques années plus tard en travaillant avec des Jamaïcains et des Américains 

Pour ces “délires”, il y a quand même un travail de composition spécifique ? 
Il s’agissait de commandes. Tout est écrit, les tutti et compagnie, hormis les solos. Donc cela allait assez vite pour les jouer. A l’époque, on allait en studio, en l’occurrence ceux de Pathé-Marconi du Pont de Sèvres, pour poser le morceau, qui était sur le pupitre. Bien sûr, on pouvait faire des suggestions, mais rien à voir avec ce qui se passe désormais.  

Il y a aussi un son, une production, la chaleur des années soixante-dix qui sonne “drôlement” moderne…
Parce que je n’avais pas à répondre à des impératifs du style faire un truc africain ! Je n’étais pas prisonnier d’un modèle très cadré. J’ai toujours bien aimé casser les boussoles. Là, j’ai eu la chance de réaliser ce qui me passait par la tête, et il se trouve que le résultat est en phase avec aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que rien n’était prémédité ! Ce sont des documents très intéressants pour entendre et comprendre une époque. Après, le marché va changer et les musiques dites du Tiers-Monde vont trouver peu à peu une place, au-delà de la simple catégorie dite “folklorique”. Au début des années 80, des radios sont à l’écoute des musiques urbaines africaines, Sunny Adé et Fela passent en concert, des producteurs, principalement francs-tireurs venant du free jazz, s’occupent de ces musiques. Mais en même temps, les maisons de disques ont tendance à moins signer de contrat avec les artistes sur le long terme, se positionnant de plus en plus dans une logique de coup. Les orchestres maisons vont donc avoir tendance à disparaître. Et puis surtout, à partir des années 80, les gens n’écoutent plus la musique, ils la voient. Les yeux deviennent tes oreilles, le support va changer, et avec lui le rapport à l’objet, qui devient moins sensuel. 
Propos recueillis par Jacques Denis
© 2008 Frémeaux & Associés 

Titres produits et sélectionnés par Manu Dibango Concerts : blueline.fr 
“Merci à tous mes amis de plus de trente ans  (ils se reconnaîtront)  qui m’ont suivi dans cette aventure.” Manu Dibango

english notes
The Douala-born artist was forty when he brought out “Soul Makossa”.  In other words, he was mature enough to remain level-headed despite its incredible success.  Manu Dibango remained down-to-earth although his career was climbing to the summits.  Moreover ‘Soul Makoss’ was merely reinforcing his experimen­tation which began in the mid-sixties.  The jazzman, interested in all genres, was converting to what was to be soon called “rare groove”, somewhere between soul jazz and Afro-funk with a hint of Latin Clave, as portrayed in his well-named “Woodoo” with its sessions held in Paris in 1971 and New York in 1975.  In other words, before and after the famous “Soul Makossa”.  And in a title on a B side, we find obsessive loops, scorching solos and giddy rhythms.  A trance of notes with falsely light tunes and a pinch of humour which veiled the radical change of outlook concerning urban music labelled as ‘African’.  In 2008, these tunes have not aged at all and have even been upgraded by the gold-diggers.  This album, a wonderful return to the future, should satisfy their needs, or at least make their mouths water.  And watch out, as there’s more to come. These titles were recorded between 1971 and 1975 by Manu Dibango for the Soul Paris Records Label in Paris and New York and were intended for professional sound illustration for the cinema, television or advertising.  They have never been released on disc and are therefore exclusive.  Unfortunately, information is missing but Manu Dibango remembers that his Parisian band then comprised:  Jacques Bolognesi, Ivan Julien, François Jeanneau and Slim Pezin.  On the sides cut in New York, we can appreciate prestigious guests such as Buster Williams and Cedar Walton (“Lea’s Love Theme”) and even Tony Williams.
Adapted in English by Laure Wright from the French text of Jacques Denis
© 2008 Frémeaux & Associés 

AFRICAN WOODOO - 17 titres inédits sélectionnés par Manu Dibango
01/ LAGOS GO SLOW (MANU DIBANGO-EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 3’48
02/ DU BUSH A BUSH (MANU DIBANGO-EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 4’54
03/ WALKING TO WAZA (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - EDITIONS SOUL MAKOSSA - CREASOUND),  enregistré en 1972 : 4’05
04/ BLOWIN WESTERN MIND (MANU DIBANGO - EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 6’11
05/ MOTAPO (MANU DIBANGO - EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 5’24
06/ GROOVY FLUTE (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - EDITIONS SOUL MAKOSSA - CREASOUND),  enregistré en 1971 : 2’35
07/ AFRICAN POP SESSION (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - EDITIONS SOUL MAKOSSA - CREASOUND),  enregistré en 1971 : 2’54
08/ COCO IN CENTRAL PARK (MANU DIBANGO - EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 6’33
09/ BA-KUBA (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - ED. SOUL MAKOSSA - CREASOUND), enregistré en 1972 : 3’57
10/ PONDA MALOKO (MANU DIBANGO - EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 4’17
11/ ZOOM 2000 (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - ED. SOUL MAKOSSA - CREASOUND), enregistré en 1972 : 3’59
12/ COCONUT (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - ED. SOUL MAKOSSA - CREASOUND), enregistré en 1972 : 2’15
13/ APHRODITE SHAKE (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - EDITIONS SOUL MAKOSSA - CREASOUND),  enregistré en 1972 : 3’26
14/ NEW YORK SUMMER 75 (MANU DIBANGO - EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 4’27
15/ JUNGLE RIDERS (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - EDITIONS SOUL MAKOSSA - CREASOUND),  enregistré en 1972 : 3’01
16/ MOULEMA NA MOUDI (MANU DIBANGO - EDITIONS SOUL MAKOSSA), enregistré en 1975 : 3’33
17/ IRON WOOD (MANU DIBANGO-PEPE LUIZ - ED. SOUL MAKOSSA - CREASOUND), enregistré en 1971 : 2’46

Ces titres ont été enregistrés entre 1971 et 1975 par Manu Dibango, pour le Label Soul Paris Records, à Paris et à New York et étaient destinés à des illustrations sonores  professionnelles pour le cinéma, la télévision ou la publicité. Ils n’ont jamais été proposés au public sous forme de disque et sont donc largement inédits. La documentation manque  malheureusement sur ces titres. Manu Dibango se rappelle que son orchestre parisien comprenait alors : Jacques  Bolognesi, Ivan Julien, François Jeanneau, Slim Pezin. Sur les faces enregistrées à New York, on peut entendre des invités de prestige comme Buster Williams et Cedar Walton (“Lea’s Love Theme”), et même Tony Williams.  

CD AFRICAN VOODOO, MANU DIBANGO © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Lagos Go Slow - Manu03'50
02 Du Bush A Bush - Manu04'55
03 Walking To Waza - Manu04'07
04 Blowing Western Mind - Manu06'13
05 Motapo - Manu05'26
06 Groovy Flute - Manu02'37
07 African Pop Session - Manu02'55
08 Coco In Central Park - Manu06'35
09 Ba Kuba - Manu03'59
10 Ponda Maloko - Manu04'19
11 Zoom 2000 - Manu04'00
12 Coconut - Manu02'17
13 Aphrodite Shake - Manu03'28
14 New York Summer 75 - Manu04'28
15 Jungle Riders - Manu03'02
16 Moulena Na Moudi - Manu03'34
17 Iron Wood - Manu02'46
"La musique aussi appelle le conte de fées" par Christian Larrède

"L’histoire de la malle pleine à ras bord de bandes magnétiques, et redécouverte inopinément, est trop belle pour qu’on la mette en doute : la musique aussi appelle le conte de fées.
African Woodoo est donc constitué de deux sessions distinctes, qui se sont déroulées entre 1971 et 1975, à Paris et New York. La sélection a été opérée par le saxophoniste, et chef d’orchestre africain le plus célèbre au monde qui, passé à la question, se souvient qu’il était, en France, accompagné par le tromboniste Jacques Bolognesi, Slim Pezin, l’un des guitaristes de la variété française le plus réclamé, le trompettiste Ivan Julien – qu’on a connu derrière Johnny Hallyday – et le saxophoniste François Jeanneau, qui peut évaluer le chemin parcouru depuis le groupe Triangle.
Quant aux sessions états-uniennes, elles accueillirent quelques prestigieux invités, tels le pianiste Cedar Walton, déjà à l’époque fasciné par le funk, Buster Williams, dont la contrebasse croisait alors rien moins qu’Herbie Hancock ou Mary Lou Williams, ou même le jeune batteur prodige Tony Williams. Mais loin d’un rendez-vous guindé de stars du genre, l’album offre des plages instrumentales d’une grande liberté, liée à sa fonction même.
Les dix-sept pièces sont en effet autant de commandes pour le cinéma, la télévision (et la mythique émission Pulsations), voire la publicité (on s’en voudrait de passer sous silence l’illustration sonore vantant le…poulet de Bresse !). Tout est donc interprété dans une totale décontraction, sans les contraintes d’une musique à l’usage exclusif des discothèques, et dans un axe afro-funk, au choix, torride de sensualité, ou frénétique dans ses appels à la danse. Certains morceaux ne dénatureraient pas les albums du Santana (un peu méchant, et très transpirant) de l’époque, d’autres instants renvoient aux merveilles nigérianes de Fela Anikulapo Kuti.
Cha cha cha, rumba congolaise, et, bien naturellement, makossa, déclinent ce qu’on est en droit de considérer comme du bonheur en musique. Il semblerait que Manu Dibango (qui nous gratifie ici en bonus de moments exaltants à l’orgue, ou à la flûte) dispose de bien d’autres merveilles, entre autres enregistrées en compagnie de sidemen de Count basie. Alors, ça vient ?"
par CHRISTIAN LARREDE MUSIC STORY / LES INROCKUPTIBLES




"Dix-sept inédits somptueux"

"De l’immense production de ce musicien visionnaire qui fusionna la musique africaine et jazz-rock européenne, Frémeaux & Associés et lui viennent de ressortir des tiroirs dix-sept inédits somptueux. Il s’agit pour la plupart de musiques de commande écrites ente 71 et 75 pour la télévision, le cinéma ou de la publicité. Œuvres parcellaires enregistrées entre Paris et New-York, elles n’ont de ce fait pas eu l’occasion d’être enregistrées sur disque. Pourtant les musiciens qui jouent sur ces versions sont ceux de l’orchestre de Count Basie, Tony Williams, Cedar Walton, Ivan Julien qui montera plus tard son big band, François Jeanneau, Slim Pezin, Jacques Bolognesi… Excusez du peu : Tous des jazz-men de pointe mais aussi des requins de studio et de tournées de variétés. Manu Dibango fut également longtemps le complice de Nino Ferrer. Il y a dans les sonorités de ces morceaux une identité très marquée années seventies avec des sons de Hammond B3 à la E.L.P. (« Blowin western mind », des guitares saturées (« Walking to Waza », des soli de flûtes rock à la Jethro Tull. Pour un peu on se croirait dans un épisode de Starsky et Hutch ! Et bien sûr ce piment si particulier dont Manu Dibango saupoudre ces musiques et qui en font toute la saveur. Ce son de sax chaleureux, ce pouls dont le cœur bat au Cameroun. Ces instrumentaux composés librement, car raconte Manu Dibango dans le livret, ils étaient destinés à des illustrations de films documentaires ou des émissions, pour une sorte de mood music ou « musique pour ascenseur » qui sous ses doigts et sous sa direction devient un champ d’expérimentations assez inouïes pour l‘époque. Tel ce « Groovy flute » qui opère des variations de type baroque sur un fond rock. Ces expériences de fusion afro, latino, jazz, rock, rhythm’n’blues qu’il mène de manière underground depuis les années 60 sourdent ici de toutes les notes.
Autre intérêt de cette production, le travail de masterisation qui su conserver la chaleur du son des bandes magnétiques analogiques des années prénumériques. Le son de guitare basse, d’orgue est à ce sujet étonnant. Comme d’habitude, les livrets de chez Frémeaux & Associés apportent des infos utiles, intéressantes. Ici, il s’agit d’une interview du musicien/compositeur qui nous livre de très prolixes et passionnants commentaires sur la vie musicale européenne et américaine de cette époque."
par ALBI BOP - BIBLIONLINE




"L’atmosphère désinvolte et avant-gardiste de cette époque" par Citizenjazz

"Superbe initiative que cette sélection de dix-sept titres pour la plupart inédits, réalisée par Manu Dibango lui-même. Au travers ces morceaux initialement écrits et enregistrés entre 1971 et 1975 pour le cinéma, la publicité ou la télévision, c’est à un véritable voyage dans le temps que l’auditeur est convié.
Groove binaire, percussions latines, orgue omniprésent : si le son lui-même évoque immédiatement les années soixante-dix, les compositions ne sont pas datées et conservent toute leur énergie originelle, issue de l’Afrique et des Etats-Unis.
A ne pas manquer non plus : l’entretien avec Dibango figurant dans le livret, qui restitue à merveille l’atmosphère désinvolte et avant-gardiste de cette époque."
par ARNAUD STEFANI - CITIZENJAZZ




« Pépites sonores à déguster! » par L’Alsace

Lorsqu’il donne le fameux Soul Makossa, Manu Dibango a 40 ans et sa carrière s’envole vers les cimes des charts. Ce tube vient concrétiser les expériences élaborées dans les années 60 par le fils de Douala. Avec African Woodoo, qui compile 17 titres inédits enregistrés dans des séances à Paris en 1971 et à New York en 1975, on dispose d’un intéressant témoignage sur le travail de ce jazz-man de formation, curieux de toutes les musiques et converti à ce que l’on nommera le « rare groove », un son afro funk, relevé d’un brin de « clave » latine. Pépites sonores à déguster! L’ALSACE




"Tout est bon dans cet African Woodoo inespéré" par Olivier Cachin

"Pendant les années 60, Manu jouait dans l’orchestre de Nino Ferrer. Et dans les années 70, il a conçu un des instrumentaux les plus cruciaux de la soul music, « Soul Makossa », outrageusement pompé en 1982 par Michael Jackson dans « Wanna Be Startin’ Something ».
Avec cette compilation précieuse sortie sur Frémeaux & Associés (le label qui déterre les chef-d’œuvres cachés), c’est en pur territoire groove que l’on retrouve Manu, génial concepteur de ces 17 tracks instrumentaux conçus pour des illustrations télévisées, des publicités et des supports obsolètes depuis longtemps. Il se trouve que ces compositions étaient restées inédites depuis leur utilisation éphémère, et en ces temps de recyclage, elle sont plus que les bienvenues car elles contiennent tout ce qui fait de Manu Dibango un des plus importants musiciens africains depuis près de 40 ans. Il suffit d’une écoute de « Groovy Flute » (écrit en 1971 pour la pub du poulet de Bresse !) pour comprendre la valeur de ces jams dont il ne reste souvent que les titres : Manu lui-même n’est plus tout à fait sûr de qui y participait, mais on y entend vraisemblablement Slim Pezin, Jacques Bolognesi et quelques autres pointures (Tony Williams, Cedar Walton). Le king du swing est de retour : de « Lagos Go Slow » à « New Wood », tout est bon dans cet African Woodoo inespéré."
© Olivier CACHIN pour www.Hitmusemag.com




"A revolutionary blend of Africa and psychedelic funk" by The Times

"These 17 tracks were recorded in the first half of the 1970s, when the Cameroonian saxophonist was hoping to score money by providing music for adverts, films and television. Although the perfectly titled Groovy Flute was used to sell chicken, the progressive jazz-rock of Du Bush, A Bush was unlikely to shift much soap powder: Dibango was too far ahead of the game. Just as his 1960s recordings were a revolutionary blend of Africa and psychedelic funk, he was now pre-empting the disco explosion by five years and the trippy electro of Air et al by 25. And all the while remaining rooted true to the nightclub maxim that if you don't get people dancing, you don't get paid."
by DAVID HUTCHEON - THE TIMES




« 17 illustrations sonores » par Mondomix

Pas complètement récent, ce nouveau Manu Dibango réunit 17 titres jamais gravés, enregistrés à Paris en 1971 et à New York en 1975, 17 illustrations sonores composées pour le cinéma, la télé ou la pub. Nous voici donc en pleine période (avant et après) Soul Mokassa, tube qui a métamorphosé le saxophoniste en légende de la musique afro-américaine. 17 titres entêtants, ronds, chauds. 17 titres qui soignent l’art de la boucle parfaite, avant même que la production binaire ne se charge de «looper» le beat. Mais tous n’ont pas la force de Soul Makossa, mais tous donnent une idée de la puissance de cette époque, de l’émergence d’une scène féconde. Mention  spéciale au livret qui, au fil des réponses de Manu, nous permet d’approcher le Dibango de ces années-là. SQUAALY - MONDOMIX




« Musique Pub » par Marianne

Grand spécialiste de l’exhumation sonore, l’éditeur Frémeaux et Associés vient de produire une réjouissante galette : 17 titres inédits de Manu Dibango, enregistrés en 1971 et 1975 à Paris et à New York ; Ces morceaux fleurent bon la saveur d’une époque, mais, surtout, ils en disent long sur la débordantes créativité de Dibango. Fruits de commandes passées au maestro camerounais pour le compte de la publicité, de la télévision et du cinéma, ces instrumentaux défient les illustrations sonores d’aujourd’hui, formatées et insipides. Ils révèlent le formidable terrain d’expérimentation que pouvait alors représenter le travail de commande. « On te demandait juste d’enregistres de ‘trucs colorés’. Libre à toi de faire ce qui te passait par la tête, d’ouvrir ton imagination ! Ces disques-là, j’appelle ça des délires », conflit Manu Dibango dans le livret accompagnant l’album. Des « délires » qui n’ont pas pris une ride. Le saxo et la flûte de ce grand monsieur vagabondent au milieu de nappes de clavier et de guitares saturées. Un groove afro-funk énergique pour vanter un poulet de Bresse, on en redemande !
Frédérique BRIARD - MARIANNE




« Manu Dibango » par Jazzman

Ces enregistrements se situent dans la période qui précède et poursuit le succès mondial du tube Soul Makossa (1973). Sans prétentions expérimentale, destinée à la télévision, au cinéma et à la publicité, c’est probablement la musique la plus créative et la plus libre jamais signée par Dibango qui était alors très recherché par les studios. La moitié fut écrite avec son alter ego Pepe Luiz. Sans contrainte stylistique, Dibango n’était pas obligé de jouer l’Africain de service, et pouvait donner libre cours à ses envies de groover, utilisant son ample background de jazz, latin music, soul et funk. Des séances joyeuses et enfumées, parfois délirantes, aux quelles ont participé, probablement, François Jeanneau… à Paris. Puis, a New York, Buster Williams, Tony Williams, Cedar Walton… (Malheureusement, l’éditeur n’est pas en mesure d’apporter plus de précisions). Deux prises de son bien distances soulignent la différence entre les morceaux enregistrés à Paris et ceux graves à New York. Question de culture frasques ultérieures sur TF1.
Francisco CRUZ – JAZZMAN




« A la recherche du groove original » par L’Express

Ah! les vraies batteries, les salves de cuivres, l’orgue Hammond, les percussions, bref, le groove original et analogique, le pont incontournable entre la pulsion africaine et le funk made in USA, érigé à cette épique époque où  la musique du monde se résumait, dans l’esprit de bien des gens, à une poignée de noms : Myriam Mabeka, Bob Marley et … Manu Dibango, l’auteur des 17 tranches de soul instrumentale gravées entre Paris et New York, entre 1971 et 1975 (l’age d’or, quoi !), et qui dormaient sur les tablettes du principal intéressé jusqu’à ce que la maison Frémeaux & Associés ait l’excellente idée de les rendre disponibles sous le titre African Woodoo. Le plus curieux dans cette histoire c’est que la plupart des thèmes n’étaient aucunement destinés à une existence discographique, ayant été composés tantôt pour des émissions de télé, tantôt pour des publicités. Mais qu’importe, au fond, puisque la preuve est dans le groove, et que le groove est carrément irrésistible : plus relax que les exercices de James Brown, empruntant à part égales dans la musique latino-américaine de l’époque (le boogaloo de ses copains les Fania All Stars) et, pourquoi pas, les lascives mais diablement efficaces bande-son des pornos de l’époque. Et partout, on retrouve des échos de son fameux Soul Makossa, qui fera de lui une star internationale en 1973, c’est-à-dire en plein cœur de la période faste. L’EXPRESS




"Dibango at his artistic peak" by Dirty linen

A cofounder of an innovative Zairean band African jazz in 1960, Cameroonian flutist, saxophone player, and vocalist Manu Dibango went on to open the floodgates of disco with is dance-inspiring hit “Soul Makossa” in 1972. Dibangoo’s soul-jazz-meets-Afro-funk melodies became part of the soundtrack of the 1970s. Recorded beetween 1971 and 1975 (before and after “Soul Makossa”), that were originally heard in TV commercials and film soundtracks. They capture Dibango at his artistic peak. Tunes recorded in Paris with French session players are balanced by tracks from sessions in New York with top-notch jazz musicians, including bassist Buster Williams, pianist Cedar Walton, and drummer Tony Williams. CH – DIRTY LINEN




« Manu Dibango – African Woodoo » par Trad Mag

Dix-sept titres inédits de Manu Dibango enregistrés entre 1971 et 1975 à Paris et à New York. Quand on les écoute, il faut bien dire qu’on comprend pourquoi ils sont inédits. Ils n’apportent rien à la discographie de ce grand musicien et ne sont pas d’un intérêt majeur, même si certains sont agréables à écouter. Toutes ces musiques ont été composées pour illustrer des publicités, des films ou des émissions de TV. Dibango a fait tellement mieux ! Etienne BOURS – TRAD MAG




« One of the fisrt ‘world music’ stars » by Rock’n’reel

Cameroonian saxophonist Manu Dibango was one of the fisrt ‘world music’ stars, with his « Soul Makoussa » a huge international hit in 1972, and covered by many other artists - although it was originally the B-side of a single praising Cameroon’s football team. The title hints at its crossover potential, and these recordings, made between 1971 and 1975 in Paris and New York, contain that same kind of fusion. They were not originally intended for issue ; they were made for « professional sound illustration for the cinema, television or advertising » ; that is to say, if you had a African scene or something similar, these tracks are the kind of thing you would hear behind it. They still sound good though, largely instrumentals with an occasional hint (or more) of Shaft, Motown’s saxman Junior Walker or contemporary Stevie Wonder, with percussion-heavy backing tracks and a dollop of Afro-beat or psychedelic soul, a little Carribean flavour and the occasional Latin influence. In the notes, Manu defines his style as « afro-somethin » - it fits this music perfectly. Norman DARWEN-ROCK’N’REEL




« Excellent, very varied and surprisingly accessible set » By Blues News

« Cameroonian sax veteran Manu Dibango who had a huge R&B hit with « Soul Makossa » in 1972, was at Ronnie Scott’s Club in central London late in February. This appearance coincided with the release of his album « African Woodoo » an excellent, very varied and surprisingly accessible set containing previously unissued material recorded in both Paris and New York between 1971 and 1975. African and American elements are blended so skillfully that it is often difficult to see the join, and some highly names of American jazz help out on several titles.»
By BLUES NEWS




"Le saxo de Manu Dibango va enflammer Wambrechies" par Nord-Eclair

"Les organisateurs du Festival Afriques de Wambrechies ont eu la bonne idée d'inviter Manu Dibango, ce soir. Les amateurs du genre et les amoureux du funk afro ne manqueront pas de retrouver sur scène le créateur de « Soul Makossa ». Son nom est devenu un véritable étendard de la musique africaine en Europe, et tout particulièrement en France. Manu Dibango, après avoir fait ses premières armes dans L'African Jazz , a connu un succès international avec Soul Makossa, un titre de son album O Boso , enregistré en 1972. Depuis, ce saxophoniste aussi hyper actif que ses riffs sont addictifs enchaîne les albums et les scènes aux quatre coins du monde. Plutôt que de se contenter de creuser un sillon déjà balisé, de répéter à l'envi la recette qui avait donné naissance à son plus gros tube, Manu Dibango, musicien d'exception et saxophoniste virtuose, n'a de cesse que de se réinventer. Son dernier album, African Woodoo (2008, chez Frémeaux et Associés) en est l'exemple parfait. Manu Dibango y explore les chemins de la musique électronique, bifurque à 180° vers les racines des musiques traditionnelles africaines et entame un pas de danse déhanché sur un funk endiablé. En cette année de célébration du cinquantième anniversaire des indépendances africaines, c'est sans nul doute au soleil de la musique de Papa Groove qu'il fera bon se dorer..."
par NORD-ECLAIR




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