MARSEILLE

1921 - 1951

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Livret : ENGLISH NOTES
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FA5022

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Toutes les spécialités qui font le charme de Marseille sont ici réunies : la pétanque, le soleil, la mer, le cabanon, les galéjades... Un disque qui fleure bon les parfums de notre Midi, qui sent le pastis, la bouillabaisse, les oursins et l'aïoli... Ça sent Marseille, Marseille mes Amours.
André Bernard.

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS - Le Patrimoine Sonore.

Les ouvrages sonores de Frémeaux & Associés sont produits par les meilleurs spécialistes, bénéficient d’une restauration analogique et numérique reconnue dans le monde entier, font l’objet d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie. La marque Frémeaux & Associés a obtenu plus de 800 distinctions pour son travail muséographique de sauvegarde et de diffusion du patrimoine sonore.

This album, issued by the world-famous publishers, Frémeaux & Associés, has been restored using the latest technological methods. An explanatory booklet of liner notes in English and a guarantee are included."

MARSEILLE 1921-1951 FA 5022

MARSEILLE
1921-1951

Direction Artistique André BERNARD








De toutes les villes de France - si l'on veut bien excepter Paris parce qu'elle demeure à travers le Monde la ville capitale - Marseille demeure sans aucun doute celle qui fût la plus chantée, la plus popularisée grâce à des refrains aux mélodies éternelles, signés pour la plupart Vincent SCOTTO, servis par des interprètes dont l'humour et les voix ensoleillées correspondent à l'image exacte que l'on se fait de la vie à Marseille entre 1920 et 1950.Bien sûr, les auteurs de ces chansons ont forcé le trait sur la nonchalance, la joie de vivre, l'exagération des Marseillais lorsqu'ils se racontent, mais le public, débordant d'enthousiasme, en redemandait et c'était pour eux du pain béni.A Marseille, comme ailleurs, les gens travaillent, et bien souvent très durement, ils luttent et se battent, ils rient et ils pleurent comme dans toutes les grandes cités, mais leur nature optimiste, leur générosité, leur accent, leur bonne humeur, leur colère, leur sensibilité, leur mauvaise foi parfois, font d'eux les êtres les plus attachants qu'on puisse connaître.A la fin des années 20, lorsque Marcel PAGNOL enthousiasma la Capitale avec la création de «MARIUS», au Théâtre de Paris, servi par des comédiens magnifiques (RAIMU - CHARPIN - DULLAC - Alida Rouffe - VILBERT - MAUPI etc), Vincent SCOTTO lui emboîta le pas, avec la complicité de son gendre Henri ALIBERT et de l'auteur-acteur René SARVIL. Profitant de ce vent favorable, ils décidèrent de se lancer à la conquête de Paris avec « LA REVUE MARSEILLAISE », qui annonçait déjà ce qu'allait être la suite…«ZOU ! UN PEU D'AÏOLI» était déjà scandé dans la salle avant d'être repris en chœur par le public et avant d'être repris, peu de temps après, dans leur première opérette «Au PAYS DU SOLEIL» qui obtint un véritable triomphe.Outre ALIBERT et SARVIL, la distribution comptait parmi ses interprètes GORLETT - Jenny HELIA - DELMONT - Henri VILBERT... et au pupitre Georges SELLERS dont l'importance primordiale est bien injustement méconnue du grand public.

Pourtant le nom de cet excellent compositeur mériterait d'occuper la place la plus enviable, immédiatement après Vincent SCOTTO, dans l'Histoire de la Chanson Marseillaise.Georges SELLERS a été l'un des artisans de cette belle aventure, de son origine à son apogée, toujours à la baguette lors des créations de toutes ces opérettes aux titres évocateurs: «UN DE LA CANEBIERE» - «3 DE LA MARINE» - «ZOU ! LE MIDI BOUGE» - «LES GANGSTERS DU CHATEAU D'IF» - «LE ROI DES GALEJEURS» - «LES GAUCHOS DE MARSEILLE» Georges SELLERS fut un Chef d'orchestre prolifique et sa discographie pour la firme GRAMOPHONE - LA VOIX DE SON MAITRE est particulièrement abondante. Il a enfin, et surtout composé, plusieurs opérettes à succès «Au SOLEIL DE MARSEILLE» - «MARSEILLE MES AMOURS» - «MA BELLE MARSEILLAISE» qui ne comptent pas pour rien dans la renommée de cette ville magique. Hommage reconnaissant lui en soit rendu.Bien qu'Arlésien (Arles se situe à 90 km de Marseille), j'ai été bercé dès mon enfance par tous ces refrains que je connais par coeur et qui n'ont cessé d'ensoleiller ma vie à un point tel que j'ai souhaité rencontrer et mieux connaître ces artistes qui symbolisaient à mes yeux cet univers enchanteur où la mer, le soleil et le ciel bleu étaient toujours au rendez-vous.J'ai eu le privilège de réaliser ce rêve de gosse en approchant puis en sympathisant avec la plupart d'entre eux, certains même sont devenus des amis très proches, comme une famille qui, en plus de vous adopter, vous donne la merveilleuse sensation que c'est elle qui vous a choisi… Mon jeune âge (à l'époque ) ne m'a pas permis de rencontrer RAIMU, ni Vincent SCOTTO, mais j'ai tout de même vu ALIBERT sur scène, c'était au Casino Municipal de Nice en novembre 1947, j'avais 13 ans. ALIBERT : son nom restera à jamais numéro 1 du genre, celui qui par lacouleur de sa voix a donné l'accent idéal aux chansons du Midi.

Bien qu'originaire de Carpentras, il a su - sans la moindre vulgarité - populariser bien au-delà de nos frontières Marseille et ses chansons.Du côté des chanteuses, sans la moindre hésitation la palme la plus haute doit être décernée à Andrée TURCY. Elle fût et demeure inégalable dans un style de diseuse réaliste qui n'appartient qu'à Elle, la grande, l'inoubliable TURCY qui a fait rêver son Marseille pendant des décennies et qui occupe toujours une place bien particulière dans le cœur de tous ceux qui partagent cette admiration.C'est à Mireille PONSARD qu'il convient d'attribuer le titre d'Ambassadrice de la Chanson Marseillaise : Brune ravissante et dotée d'une très jolie voix, elle fut l'héroïne de nombreuses opérettes et la partenaire privilégiée à la scène ou à l'écran, d'ALIBERT bien sûr, de REDA CAIRE, de LEMERCIER ou de son grand ami GORLETT…L'histoire veut, et ce n'est pas une légende, que l'Enfant chéri des Marseillais fût un Prince de la Chanson, venu d'Egypte, qui fit courir les foules et remplit les salles de la cité phocéenne pendant une vingtaine d'années, son nom : REDA CAIRE, il réunissait tous les atouts dont peut rêver un chanteur «dit» de charme (mais il était bien plus que cela) : une voix unique, un beau physique, une suprême élégance, une diction admirable, mais surtout l'art et l'intelligence du chant au service d'un répertoire de qualité.DARCELYS, incontournable dès qu'on évoque ce Midi où l'on fait une partie de pétanque en buvant une marque de pastis réputée, dont il fut le premier promoteur, bien avant un certain ministre de l'Intérieur…BERVAL, le beau TONIN, jeune premier des Années 1920/30, qui fit les grands soirs de l'Alcazar avec une autre gloire comique de ce Temple : FORTUNE CADET qui nous dit ici ce que c'est que d'être Marseillais.

ANDREX, à la verve méridionale et à la gouaille parisienne, dont la voix et le talent lui ont permis d'être aussi populaire sur scène qu'au cinéma, et dont la gentillesse légendaire était pure réalité.DREAN, créateur du rôle du PYREE dans «PHI-PHI», est ici particulièrement tonique en claironnant haut et fort «ÇA C'EST MARSEILLE», tandis que dans l'opérette du même titre Lou VILLARD (fille de l'auteur-compositeur marseillais Georges VILLARD) et Albert Bossy (auteur de chansons d'innombrables revues) s'enlacent «SUR LE PONT TRANSBORDEUR».Paul DULLAC, dont la rondeur a été popularisée par le personnage du Capitaine ESCARTEFIGUE, s'essaie ici dans la chanson, tandis que CHARBLAY, grand gaillard pittoresque, dont l'imposante silhouette nous est apparue dans plusieurs films, s'écrie «OH ! BONNE MÈRE»…Marguette WILLY - Madame Raymond VINCY dans la vie - forme avec DARCELYS un excellent duo «TOUT AUTOUR DE LA CORNICHE».JOSSELIN, qui joua les mauvais garçons dans de nombreux films, marseillais d'origine, on le vit jouer les fantaisistes sur plusieurs scènes de la capitale notamment au Casino de Paris.L'Etrange Cora MADOU que Vincent SCOTTO fit débuter chez FYSCHER en 1916, qui l'accompagna très souvent à la guitare et qui compta beaucoup dans sa vie. RELLYS (que les amis de ses débuts avaient surnommé «BRIOCHE» parce qu'il fut apprenti pâtissier dans sa jeunesse), fut un de nos plus grands comédiens atteignant des sommets comiques ou pathétiques dans plusieurs de ses créations.Fernand SARDOU - autre comédien majeur dans la famille des Marseillais - chante ici sa création la plus célèbre «AUJOURD'HUI PEUT-ÊTRE» dans laquelle se résume si bien le plaisir de la sieste à l'ombre d'un pin parasol…LEMERCIER : interprète et producteur de tournées ensoleillées où le rire et les jolies danseuses aux déshabillés généreux étaient toujours au rendez-vous.Et puis le grand, le très grand FERNANDEL qui nous offre sa merveilleuse bouillabaisse et sa bonne humeur contagieuse, et aussi l'impérial Tino Rossi pour lequel Vincent SCOTTO avait composé sa dernière chanson à la gloire de sa ville natale.

Et pour rester dans cette évocation des géants de la scène et de l'écran, il convenait de ne pas omettre le génial RAIMU dans cette scène fameuse, extraite de «MARIUS» de Marcel PAGNOL, où César demande à Monsieur BRUN si Paris est vraiment plus grand que Marseille. Robert VATTIER (M. BRUN), PierreFRESNAY (Marius), Henri VILBERT (Panisse) et MOURIES (Escartefigue) lui donnent la réplique.La partie comique est assurée par le cher GORLETT - originaire du village de Pélissanne auquel il est resté fidèle toute sa vie - véritable nature qui avait un pouvoir incomparable pour mettre le public dans sa poche et le faire rire aux larmes.Ayant eu la joie de jouer des dizaines de fois à ses côtés un sketch de René SARVIL au titre prometteur «CHICHOIS JOUE HERNANI», je peux témoigner de cet impact phénoménal sur les spectateurs, et si son jeu à l'écran date terriblement et ne traduit pas ce don d'improvisations permanentes, sa présence sur scène demeure inoubliable.Il y a aussi DOUMEL, champion des blagues et surnommé «LE ROI DES MENTEURS» qui fit une grande carrière dans la Capitale, où toutes les célébrités venaient l'applaudir dans son restaurant «Chez Doumel» quai de New-York, et dont l'ultime voyage l'amena de PARIS à REILLANNE où il repose.Enfin, le savoureux PRIOR nous fait sourire dans la plus pure tradition des «marseillaiseries»…

Pour compléter ce générique, deux vedettes qui n'ont rien à voir avec Marseille : Yvonne GEORGE très grande interprète des années 20, elle chante «0 MARSEILLE» une œuvre de Jean WIENER accompagnée par celui-ci, et la dramaturgie de cette tragédienne réaliste prend ici une couleur très particulière. Jean SABLON enfin, parce qu'il est l'auteur de cette excellente «Bouillabaisse» et parce qu'il demeure le meilleur crooner français... et puis aussi, ne l'oublions pas, c'est notre savoureuse Milly MATHIS qui lui donne la réplique.Voilà, le décor est planté, ces couplets vont descendre la Canebière pour s'installer sur le Vieux-Port, en imaginant que le Pont-Transbordeur est toujours là, avec une vue imprenable sur Notre-Dame-de-la-Garde, oh ! pardon, «La Bonne-Mère» qui veille sur Marseille... Laissons-nous guider sur la Corniche, avec une pensée émue en passant au-dessus du Vallon des Auffes, vue imprenable sur le Château d'If, avant de rejoindre le Prado où les bancs publics étaient encore nombreux en ce temps-là.Toutes les spécialités qui font le charme de Marseille sont ici réunies : la pétanque, le soleil, la mer, le cabanon, les galéjades...Un disque qui fleure bon les parfums de notre Midi, qui sent le pastis, la bouillabaisse, les oursins et l'aïoli...Ca sent Marseille, Marseille mes Amours.
André Bernard
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2002

Plus sûrement que la Canebière, les chansons de Marseille sont allées et vont encore “au bout de la terre”, c’est-à-dire fortes, simples, naïves, elles sont chargées de soleil, de mer et d’amour, gonflées de tous les rythmes, de toutes les couleurs et de toutes les senteurs méditerranéennes.Bien sûr, chaque province française, et souvent de fort longue date, a su mettre son âme en poème et en musique, et la Provence n’est pas la dernière à l’avoir fait, mais, en dehors de Marseille,aucune autre ville, exceptée Paris, n’a fait de la chanson l’un des attributs les plus puissants de son identité.La beauté du décor naturel, la luminosité d’un ciel qui invite au farniente, l’animation à la bonasse et trépidante d’une ville provençale, certes, mais déjà italienne aussi et déjà orientale, ne suffisent pas à tout expliquer. Au cœur de la chanson marseillaise, comme aurait dit ce bon Monsieur de la Palisse (qui n’était pourtant pas du coin), il y a d’abord le Marseillais. Un Marseillais venu d’ici, d’ailleurs et de partout à la fois. Un être particulièrement doué pour regarder le milieu ambiant, pour en profiter et, surtout, pour s’y mettre en scène en théâtralisant toutes les situations. Un Marseillais à la fois auteur, acteur et spectateur impénitent, à tous les instants de sa vie publiqueet privée. Tantôt croqué, tantôt croqueur sur le vif, c’est lui l’inspirateur et le responsable del’alchimie mystérieuse qui a fait naître, a développé, a mûri, a perfectionné au fil des temps le genre marseillais.Longuement mijoté ce genre a abouti dans les années 1930 à l’exportation triomphale vers la capitale d’une forme de spectacle adaptée au goût du moment.

A l’heure proche des congés payés, ce genre marseillais a ému, amusé, fait rêver le petit peuple. Faisant le sacrifice de la langue (l’accent suffit à l’identification et à l’exotisme) pour être compris de tous, tout en parlant de bonheurs simples, de mélodrames à deux sous et de grosses rigolades, campant des personnages hauts en couleur et forts en gueule, Pagnol et sa trilogie, Scotto, Alibert et Sarvil et leurs opérettesmarseillaises ont connu, sur scène comme au cinéma, un immense succès national, à la mesure de leur savoir-faire, de leur talent, certains ont même dit de leur génie.Typée, typique, avec ses métiers pittoresques, ses personnages originaux, ses siteszeste mystique avec sa Pastorale cent cinquantenaire, mythique à travers l’Alcazar disparu et son public, éternelle avec Scotto et Sarvil, elle chante dans toutes les têtes.Ainsi, plus particulièrement dans les années 1920 à 1950, comme en témoignent ces deux CD amoureusement concoctés par l’ami André Bernard, Marseille a été une merveilleuse machine à créer du rêve, à travers des chansons écrites, composées et chantées par une pléiade d’artistes marseillais de naissance, parfois, et de cœur toujours. Qu’ils soient originaires d’Italie, de Corse, de Toulon, d’Avignon, de Carpentras, d’Anduze, de Paris ou du Caire, comme de la Plaine, de Vauban ou de la Belle de Mai, tous ont chanté Marseille et son art de vivre avec la même ferveur.Paroles savoureuses de Fortuné Cadet, Etienne Recagno, Antonin et Albert Bossy, Marc-Cab, Raymond Vincy… et Jean Sablon ; musiques lumineuses de Charles Helmer, Vincent Telly, Scotto, Sellers, Léo Nègre, Henri Martinet… et Jean Wiener ; monstre sacrés comme Turcy, Alibert, Fernandel, Tino Rossi ou Réda Caire, sans oublier les vrais talents de tous les autres, par dizaines (pour ne pas dire des centaines, de crainte d’être traité de marseillais), Marseille a ri et a pleuré avec eux, elle a brûlé les planches et électrisé les ondes “Tais-toi, Marseille !” Allons-donc ! Il faut plutôt dire, encore et encore, chante, Marseille ! Chante !
Pierre ECHINARD de l’Académie de Marseille
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2002

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Chers auditeurs,
Emporté par l'ambiance des chansons de ce disque et me croyant replongé dans les spectacles et music-halls de ma jeunesse, j'ai failli écrire "chers spectateurs". C'est que la plupart de ces artistes que vous allez entendre, je les ai leur connus, je les ai applaudis, certains même m'ont honoré de leur amitié.Ces voix, ces chansons je viens de les réentendre. Sur les 36 succès que vous écoutez, 22 sont issus de revues ou opérettes marseillaises.Ces revues et opérettes marseillaises avaient l'enthousiasme du public. De tous les publics. Une personne des plus pondérées, des plus sérieuses, des plus sages assistant à l'Opéra à une représentation de Carmen, La Tosca ou Aida, pouvait très bien quelques jours plus tard se transformer et se déchainer jusqu'au délire à l'Alcazar à une représentation avec Berval, Turcy ou Fortuné-Cadet. C'était une métamorphose et cela me rappelle une réflexion de Marcel Pagnol répondant à une question saugrenue d'un journaleux ! Lorsque je suis à l'Académie, je suis à l'Académie ; lorsque je fais une pétanque, je fais une pétanque, mais je ne fais pas une pétanque en habit d'académicien. Comme quoi en fonction des circonstances ou de l'ambiance, une même personne peut être différente suivant les cas.Si ces chansons, ces revues et ces opérettes marseillaises avaient la faveur du public marseillais, on peut dire qu'elles avaient également la faveur de tous les publics et que le parisien savait lui aussi apprécier ces artistes. Fortuné-Cadet triomphait en 1912 et 1913 au Ba-Ta-Clan de Paris. Charblay a été la vedette du Casino de Paris. Lemercier l'a été également au Théâtre Marigny, au Palace et aux Folies-Bergère. Alibert rodait sesopérettes aux Célestins de Lyon et obtenait la consécration à Paris puis les transportait à Marseille.

Josselin comblait de joie les spectateurs de l'Européen, de Bobino et du Concert Pacra, Prior ceux du Petit Casino ou de l'Alhambra, Doumel ceux de l'Empire, de l'A.B.C. ou de l'Olympia et Berval ceux de la Lune Rousse ou du Théâtre des Nouveautés. Quant à Turcy, Dréan, Andrex, Mireille Ponsard, Fernandel, Reda Caire, Fernand Sardou, Darcelys, ils se sont produits dans tous les grands music-halls de Paris, de France, Belgique, Suisse, Afrique du Nord.Ah ! cette ambiance des opérettes et revues marseillaises. Ah ! quels artistes nous avions. Des éclats de rire, des clins d'œil, des mimiques, des appartés, cette communion, cette complicité entre le public et les artistes, cette chaleur communicative qui gagnait les spectateurs dans la salle et les artistes sur la scène était quelque chose d'intraduisible à l'heure actuelle.C'était l'époque où Marseille riait et chantait et les autres spectateurs, où qu'ils se trouvent, à Paris ou ailleurs, étaient eux aussi emportés par ce tourbillon de délire et de gaieté quedispensait la chanson marseillaise.C’est que des salles de spectacle où la chanson était reine ne manquaient pas : l’Alcazar, les Variétés, le Gymnase, l’Odéon, le Théâtre Verdi, le Théâtre Mazenod, le Garden-Park, le Grand Casino, l’Eldorado, le Casino de la Plage. Il y avait aussi de nombreux cabarets artistiques : la Mascotte, l’Aiglon, l’Embassy, Bagatelle, Musique Légère, l’Heure Bleue, Monseigneur, Tabarin et aussi des cabarets de chansonniers. Il y avait également de nombreuses attractions, beaucoup de brasseries et de bars avaient des arrières-salles accueillant des artistes et de plus chaque quartier, chaque banlieue avait une ou deux salles de spectacles.

De tous ces spectacles, de tous ces artistes,il nous reste quelques films, mais surtoutdes disques qui reflètent et restituent cette ambiance, cette gaieté, cette joie de vivre pour les générations futures. A tous ceux qui n'ont pas connu ce joyeux passé, ce disque leurpermettra de revivre l'époque de nos grands artistes marseillais, de notre Marseille où rire et chanson avaient droit de cité. Ah qu'elles ont vibré ces salles de spectacles avec ces artistes et ce public. C'était des rappels sans  fin. C'était l'époque où musique n'était pas boucan, foule n'était pas cohue, diction n'était pas vocifération, parler n'était pas hurler et gauloiserie n'était pas vulgarité.Oui, chers auditeurs de ce disque, savourez ces chansons et leurs interprètes jusque dans les plus petits détails et vous pourrez dire :  «Ah ! les chansons marseillaises, c'était quelque chose».
Adrien Eche
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2002

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MARSEILLES 1921-1951
Excepting Paris, artists have sung about Marseilles more than any other French town. It has been popularised by immortal tunes, the majority of which bear Vincent Scotto’s signature and have been interpreted with humour and sunshine - the two main ingredients which represent Marseilles from 1920 to 1950.Naturally, the writers of these songs underlined the nonchalance, love of life and embroidery of the inhabitants, but the public cried out for more. In Marseilles, as elsewhere, the folk worked and struggled, laughed and cried yet their optimism, generosity, dialect, high spirits, anger, sensitivity and their occasional insincerity all add to their appeal.In the late twenties, when Marcel Pagnol conquered the capital with Marius in the Théâtre de Paris, Vincent Scotto followed suit, joined by his son-in-law, Henri Alibert and the author-cum-actor René Sarvil and won the hearts of the Parisians with La Revue Marseillaise. Zou ! Un peu d’Aïoli wasalready favoured by the punters before it reappeared in their first operetta, Au Pays du Soleil, which triumphed. Apart from Alibert and Sarvil, the artists included Gorlett, Jenny Helia, Delmont, Henri Vilbert who were led by the excellent composer Georges Sellers, who also holds a place of honour in the history of the songs from Marseilles.Georges Sellers forever held the baton during operettas such as Un de la Canebière, 3 de la Marine, Zou ! Le Midi bouge, Les Gangsters du Château d’If, Le Roi des Galejeurs and Les Gauchosde Marseille, and his discography with Gramophone is impressive. He also composed severalsuccessful operettas - Au Soleil de Marseille, Marseille mes Amours and Ma Belle Marseillaise.

As far as the ladies are concerned, the unforgettable Andrée Turcy shared her admiration for Marseilles over several decades, whereas Mireille Ponsard should be awarded with the title as Ambassadress of Marseilles’ song. This ravishing brunette was the heroine of numerous operettas and was the choice partner of Alibert, Reda Caire, Lemercier and Gorlett. Originally from Egypt, Reda Caire attracted the crowds from Marseilles for some twenty years.He had everything necessary and more to be a crooner - an incomparable voice, good looks,elegance, worthy diction and a repertoire of quality.  Darcelys is another name which immediately springs to mind when speaking of the Midi. Berval, the handsome Tonin, gave memorable performances in the Alcazar with another acclaimed name associated with this Temple - Fortuné Cadet, who tells us how it feels to be from Marseilles.Andrex, with his meridional spirit and Parisian banter, was popular on both stage and screen and is particularly remembered for his kind nature. Drean, the creator of the role of Pyrée in Phi-Phi is particularly refreshing in Ca c’est Marseille, whereas in the operetta bearing the same title, Lou Villard and Albert Bossy  team up in Sur le Pont transbordeur.Paul Dullac, better known in the role as Captain Escartefigue, also tried his hand as a songster, while the imposing Charblay, who appeared in several films, cries, "Oh ! Bonne Mère". Marguette Willy joins Darcelys for an excellent duo in Tout autour de la Corniche  Josselin, of Marseilles origin, played the part of the bad boy in many films and also performed on several Parisian stages.

The strange Cora Madou debuted in the cabaret, Chez Fyscher in 1916, thanks to Vincent Scotto and held an important role in his life. Rellys (nicknamed ‘Brioche’) was a great artist whoappeared in several of his creations.Another big name from the Marseilles tribe was Fernand Sardou, his most celebrated creation being Aujourd’hui peut-être, included here. Lemercier is known as an interpreter and producer of tours filled with laughter.And naturally, the mighty Fernandel invites us to share his wonderful bouillabaisse and contagious sense of humour while Tino Rossi also holds a place of honour.While on the subject of the giants, one must not forget Raimu in his famous scene taken from Marcel Pagnol’s Marius where César asks Mr. Brun if Paris is really bigger than Marseilles. He is joined by Robert Vattier, Pierre Fresnay, Henri Vilbert and Mouries. Gorlett, originally from Pélissanne, can be thanked for the comical aspect.Doumel was another highly-rated comedian and celebrities all went to his restaurant, ‘Chez Doumel’ in the capital. The humorist Prior also brought smiles to our lips with his traditional Marseilles humour.Finally, two artists are included who are not associated with Marseilles. Yvonne Georges, an excellent realist artist of the twenties, sings O Marseille and Jean Sablon, who wrote the marvellous Boullabaisse and who was the best French crooner.  Here, he is joined by the worthy Milly Mathis.Now the decor is in place, we can amble down the Canebière to sit in the old port and appreciate the wonderful view of Notre-Dame-de-la-Garde, or rather, ‘La Bonne Mère’ which watches over Marseilles.All of the town’s specialities are reunited - its pétanque, sunshine, sea, seaside huts and exaggeration. In this disc, we may discover the various fragrances of the Midi with its pastis, bouillabaisse, sea urchins and aioli. 

All these flavours evoke Marseilles.All of Marseilles’ songs are down-to-earth - they are sound, simple and naive, filled with sun, sea and love and include all types of rhythm, colours and Mediterranean fragrances.Of course, every French province has expressed its soul through poetry and music, but Marseilles has upheld its identity through song more than any other town excepting Paris. It is true that it boasts natural beauty, a certain luminosity and the simplicity of a Provençal town, but more than this, there are the Marseillais. The Marseilles inhabitant is an unerring author, actor and spectator in each and every moment of his public and private life.  He is both the inspiring force and theperson responsible for this mysterious alchemy which gave birth to the genre marseillais.The genre finally came forward in the thirties and triumphed in the French capital by means of shows adapted for the tastes of the period.  Paid vacation was not far off, and the Marseilles genre moved and amused the throngs. Using their distinctive and exotic accent, they spoke of simplepleasures, created melodramas from nothing and were overtly comical, represented by colourful and loud-mouthed characters.  Pagnol and his trilogy, Scotto, Alibert and Sarvil and their Marseilles operettas were immensely successful on a national scale, both on stage as on the screen.With its individuality, picturesque trades, original characters, dialect and popular spirit, songs from Marseilles are still universal, and they, as the town itself, have forever been influenced by Corsica, Italy, Spain, Gypsies, Greece and Africa. They illustrate a metropolis with its light and shade, itstraditions, clichés and exaggeration as well as its discretion, secrets and  everyday inventions.As these two discs demonstrate, Marseilles created dreams, particularly in the 1920-’50 period, through songs written, composed and sung by a host of artists. 

Some were of Marseilles origin, but all held the city close to their hearts. Whether they came from Italy, Corsica, Toulon, Avignon, Carpentras, Anduze, Paris, Cairo or elsewhere, they all sang about Marseilles and its style of living with the same enthusiasm.With delightful words by Fortuné Cadet, Etienne Rocagno, Antonin and Albert Bossy, Marc Cab, Raymond Viney and Jean Sablon, resplendent music by Charles Helmer, Vincent Telly, Scotto, Sellers, Léo Nègre, Henri Mertinet and Jean Wiener and giants such as Turcy, Alibert, Fernandel, Tino Rossi and Réda Caire, not forgetting the true talent of so many others, Marseilles laughed, cried and vibrated. Twenty-two of the thirty-six titles selected here come from Marseilles’ revues or operettas.They were appreciated by all alike. The most serious could attend an opera by Carmen to then go, a few days later, to the Alcazar and let their hair down with a show with Berval, Turcy or Fortuné Cadet. As Marcel Pagnol once put it, ‘When I’m at the Academy, I’m at the Academy ; when I play bowls, I play bowls, but I don’t play bowls dressed as an academician’.  These songs, shows and operettas from Marseilles appealed to Marseilles’ punters, but everyone appreciated these artists, even the Parisians. In 1912 and 1913, Fortuné-Cadet triuphed in Paris’ Ba-Ta-Clan.  Charblay starred in the Casino de Paris.  Lemercier was billed in the Théâtre Marigny, the Palace and the Folies-Bergère.  Alibert first tried his operettas in Lyon’s Célestins before going on to Paris and then taking them back to Marseilles. Josselin captivated the crowds in the Européen, Bobino and the Concert Pacra, Prior achieved the same in the Petit Casino and the Alhambra, Doumel in the Empire, the A.B.C. and Olympia and Berval won the hearts of the public in the Lune Rousse and the Théâtre des Nouveautés.

As for Tury, Dréan, Andrex, Mireille Ponsard, Fernandel, Reda Caire, Fernand Sardou and Darcelys, they appeared in all the big music halls of Paris, France, Belgium, Switzerland and Northern Africa.These operettas and shows generated an atmosphere and a complicity between the artists and audience that is inconceivable nowadays. This was the period when Marseille laughed and sang and the audience was drawn into the whirlwind of merriment thus created.Song was the major feature of numerous music halls - the Alcazar, the Variété, the Gymnase, the Odéon, the Théâtre Verdi, the Théâtre Mazenod, the Garden-park, the Grand Casino, the Eldorado, the Casino de la Plage. There were also many artistic cabarets - the Mascotte, the Aiglon, the Embassy, Bagatelle, Musique Légère, the Heure Bleue, Monseigneur and Tabarin.  Many brasseries and bars also welcomed artists in a back room and each district had one or two concert halls.From all these shows and all these artists, we are left with a few films and, in particular, discs which demonstrate and restore the ambience and gaiety for future generations. For those who never knew the elation of these days of old when song and laughter ruled in Marseilles, they may relive certain precious moments through this album. This was when music was not simply noise, a crowd was not a mob, diction wasn’t  vociferation, speaking wasn’t shouting and a little spice wasn’t vulgar.Listen to every detail of these titles and their interpreters and you too will prize the songs from Marseilles.
English adaptation by Laure WRIGHT

CD1
1. Bonjour, bonsoir, adieu Marseille                3’25
(G.SELLERS/R.VINCY-P.LORIOL)          ALIBERT accompagné par Georges SELLERS et son Jazz Marseillais - PATHE PA1289/CPT 346413 Octobre 1937

2. Marseille                 3’01
(G.SELLERS) de l'Opérette "QUAND L'AMOUR VIENT"ANDREE TURCY accompagnée par André VALSIEN et son Orchestre - ODEON 23888 1/KI 4681Septembre 1931

3. Être marseillais               2’32
(Fortuné CADET) - MonologueFORTUNE CADET - GRAMOPHONE K Il 12/21984 U - 15 Février 1921

4. Ça c’est Marseille                2’23
(LEARSY/V.TELLY) de la Revue "CA C'EST MARSEILLE"DREAN - Orchestre Direction Louis Pasquier - IDEAL 13273/CPT 3041 - 18 Décembre 1936

5. Ô Marseille              2’39
(J.WIENER) de l'Opérette "LE VILLAGE BLANC"YVONNE GEORGE accompagnée par Jean WIENER - COLUMBIA D 6239/397-1 - Mars 1927

6. Tout autour de la Corniche                  2’55
(V.SCOTTO/R.SARVIL) de l'Opérette "LES GANGSTERS DU CHATEAU D'IF"DARCELYS & MARGUETTE WILLY Orchestre Direction André VALSIEN - ODEON 281 141/KI 7862 Décembre 1936

7. Zou ! Un peu d’aïoli             3’05
(V.SCOTTO/R.SARVIL) de l'Opérette "AU PAYS DU SOLEIL"ANDREX accompagné par l'Orchestre A. CARRARA - POLYDOR-JAP522 459/5788 BKP - Oct. 1932

8. Entre Marseille et Toulon       3’14
(BOREL-CLERC/V.TELLY) de la Revue du Casino de Paris "PARADE DE FRANCE"MIREILLE PONSARD accompagnée par l'Orchestre A. CARRARA - POLYDOR-JAP522 983/1409 WPP 9 Octobre 1934

9. Ce qu’on entend !!! où : à Marseille      3’04
(Prior) - PRIOR accompagnement d'Orchestre - PATHE X 94 168/203 367 - Janvier 1932

10. Sur le pont Transbordeur              2’20
(LEARSY/V.TELLY) de la Revue "CA C'EST MARSEILLE"LOU VILLARD & ALBERT BOSSY Orchestre Direction Louis Pasquier - IDEAL 13274/CPT 3042 18 Décembre 1936

11. Le Plaisir de la pêche              2’52
(V.SCOTTO/R.SARVIL) de l'Opérette "LES GANGSTERS DU CHATEAU D'IF"BERVAL accompagné par l'Orchestre RICHARDET- POLYDOR-JAP 512 778/3078 HPP25 Novembre 1936

12. Sur le port de Marseille                  2’47
(V.SCOTTO-G.SELLERS/G.KOGER)CORA MADOU - Orchestre Direction BERVILY - GRAMOPHONE K 7487/OLA 401 - 29 Mars 1935

13. A Marseille un soir        3’04
(G.SELLERS /R.SARVIL) du film "UN SOIR A MARSEILLE"ALIBERT accompagné par Georges SELLERS et son Jazz Marseillais - PATHE PA 1370/CPT 362615 Décembre 1937

14. Angèle         2’45
(R. SARVIL) - Extrait de "LA REVUE MARSEILLAISE"PAUL DULLAC - Orchestre Direction A.MESSIER - PERFECTAPHONE 3583/028 PE - Juin 1932

15. Le retour de Monsieur Brun 3’12
(M. PAGNOL)  - Extrait de "MARIUS" Acte 1RAIMU-ROBERT VATTIER-PIERRE FRESNAY-HENRI VILBERT-MOURIES - COLUMBIA BF 15/CL 4557-1 fin Novembre 1933

16. La chanson du cabanon         2’43
(HELMER/FORTUNE CADET) - (Document enregistrement acoustique)ANDREE TURCY - Accompagnement d'Orchestre - GRAMOPHONE K 1115/219124 - 17 Fév. 1921

17. La Bouillabaisse (H.GIRAUD/R.LUCCHESI//J.SABLON)     3’11
JEAN SABLON & MILLY MATHIS Orchestre Direction Paul BARON - LA VOIX DE SON MAITRE SG 213/OLA 5709 - 4 Janvier 1950

18. Cane… Cane… Canebière  2’55
(V.SCOTTO/R.SARVIL) de l'Opérette "UN DE LA CANEBIERE" GEORGES SELLERS et son Jazz Marseillais - Refrain chanté par RELLYSGRAMOPHONE K 1606/OLA 725 - 21 Novembre 1935

CD2
1. La Bouillabaisse            2’52
(H.GIRAUD / R.LUCCHESI - J.SABLON)        FERNANDEL Arr. musical et dir. d'orchestre Raymond LEGRANDDECCA MF 20949/P 551 AI - Avril 1950

2. Mimosa fleur de Marseille            2’24
(G.SELLERS/AUDIFFRED-MARC CAB-TUTELIER) de l'Opérette "MA BELLE MARSEILLAISE"MIREILLE PONSARD accompagnée par les Jeunes du Prado - Direction Henri MARTINETPATHE PA 1332/CPT 3580 - 29 Novembre 1937

3. Sur le vieux port           2’43
(L.BAISSE/J.MARIE-L.BAISSE)ALIBERT accompagné par Georges SELLERS et son Jazz MarseillaisPATHE PA 1702/CPT 4583 - 4 Janvier 1939

4. Tartarinades                     2’36
(DOUMEL) DOUMEL avec accompagnement d'OrchestreCOLUMBIA D 19196/Ll443-1 - 7 Février 1929

5. Une partie de Pétanque               2’33
JOSSELIN (L.NEGRE-A.MONTAGARD/A.MONTAGARD) POLYDOR JAP 512 939 - 14 Septembre 1937

6. Youpi ou la valse du Racati                 3’03
(V.SCOTTO/R.SARVIL) de l'Opérette "LES GANGSTERS DU CHATEAU D'IF"DARCELYS - Orchestre direction André VALSIEN - ODEON 281 141/KI 7862 - Décembre 1936

7. Dans ma petite calanque            3’00
GEORGES SELLERS et son Jazz Marseillais - Refrain chanté par RELLYSGRAMOPHONE K 7605/OLA 723 - 2l Novembre 1937

8. Oh ! Bonne mère      2’33
(CHARBLAY) CHARBLAY accompagné par Freddo GARDONIPATHE PA 289/CPTI322 - 2 Juillet 1934

9. Sous le soleil          3’02
(V.SCOTTO/R.SARVIL) de l'Opérette "AU PAYS DU SOLEIL"XAVIER LEMERCIER - Accompagnement d'orchestre direction André VALSIENODEON 250 427/Kl 5922 - Fin Mars 1933

10. La partie de Pêche 
                  2’44
(V.SCOTTO/R.SARVIL) de l'Opérette "AU PAYS DU SOLEIL"ALIBERT - GILLES & GORLETT - Scène comique chantée et jouée avec accompagnement d'orchestrePATHE X 94272/203 875 - Novembre 1932

11. Aujourd’hui peut-être          3’13
(P.DURAND/M.SICARD) FERNAND SARDOU accompagné par Paul DURAND et son OrchestrePOLYDOR 590 212/0.162-1 2ACP - 8 Avril 1948

12. C’est moi Tonin             2’50
(G.SELLERS) de l'Opérette "DU SOLEIL DANS LA LUNE"ANTONIN BERVAL accompagné par l'orchestre RICHARDETPOLYDOR JAP 512 769/3042 HPP - Novembre 1936

13. La Chanson de Marseille      2’40
(G.SELLERS) de l'Opérette " ROSE DE MARSEILLE"ANDREE TURCY - orchestre direction Georges SELLERSPATHE PA 1264/CPT 3415 - 10 Septembre 1937

14. Sur les bancs du Prado   2’44
(V.SCOTTO/G.KOGER-E.RECAGNO) REDA CAIRE orchestre direction Paul MISRAKIPATHE PA 762/CPT 2351 - 20 Novembre 1935

15. Ma Belle Marseillaise          2’55
(G.SELLERS/AUDIFFRED-MARC CAB-TUTELIER) de l'Opérette "MA BELLE MARSEILLAISE"ALIBERT ET MIREILLE PONSARD accompagnés par Georges SELLERS et son Jazz MarseillaisPATHE PA 19 1 O/CPT 5075 - 29 Février 1940

16. Un Pastis bien frais         2’59
(R.MARBOT-A.MONTAGARD/A.MONTAGARD)DARCELYS accompagnement d'orchestre direction Jean FAUSTINODEON 281 947/Kl 10318 - Juin 1948

17. Marseille… Mon pays          2’49
(V.SCOTTO/R-SARVIL)  du film "AU PAYS DU SOLEIL"TINO ROSSI orchestre direction Daniel WHITE - COLUMBIA GF 1027/CL 9102-21 29 Novembre 1951

18. Marseille Mes Amours           2’42
(G.SELLERS/AUDIFFRED-MARC CAB-TUTELIER) de l'Opérette "MARSEILLE, MES AMOURS"MIREILLE PONSARD orchestre direction Georges SELLERS PATHE PA 1620/CPT 4414-1 - 13 Octobre 1938

CD Marseille 1921 - 1951 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 BONJOUR BONSOIR ADIEU MARSEILLE - ALIBERT03'27
02 MARSEILLE - TURCY03'02
03 ETRE MARSEILLAIS (MONOLOGUE) - TURCY02'33
04 CA C EST MARSEILLE - DREAN02'24
05 O MARSEILLE - GEORGE02'40
06 TOUT AUTOUR DE LA CORNICHE - DARCELYS02'57
07 ZOU UN PEU D AIOLI - ANDREX03'06
08 ENTRE MARSEILLE ET TOULON - PONSARD03'15
09 CE QU ON ENTEND OU A MARSEILLE - PRIOR03'06
10 SUR LE PONT TRANSBORDEUR - VILLARD02'21
11 LE PLAISIR DE LA PECHE - BERVAL02'53
12 SUR LE PORT DE MARSEILLE - CORA02'48
13 A MARSEILLE UN SOIR - ALIBERT03'05
14 ANGELE - DULLAC02'46
15 LE RETOUR DE MONSIEUR BRUN - RAIMU03'14
16 LA CHANSON DU CABANON - TURCY02'44
17 LA BOUILLABAISSE - SABLON03'13
18 CANE CANE CANEBIERE - SELLERS02'55
CD 2
01 LA BOUILLABAISSE - FERNANDEL02'54
02 MIMOSA FLEUR DE MARSEILLE - PONSARD02'25
03 SUR LE VIEUX PORT - ALIBERT02'45
04 TARTARINADES - DOUMEL02'37
05 UNE PARTIE DE PETANQUE - JOSSELIN02'34
06 YOUPI OU LA VALSE DU RACATI - DARCELYS03'05
07 DANS MA PETITE CALANQUE - SELLERS03'02
08 OH BONNE MERE - CHARBLAY02'35
09 SOUS LE SOLEIL - LEMERCIER03'03
10 LA PARTIE DE PECHE - ALIBERT02'46
11 AUJOURD HUI PEUT ETRE - SARDOU03'14
12 C EST MOI TONIN - BERVAL02'51
13 LA CHANSON DE MARSEILLE - TURCY02'42
14 SUR LES BANCS DU PRADO - CAIRE02'46
15 MA BELLE MARSEILLAISE - ALIBERT02'57
16 UN PASTIS BIEN FRAIS - DARCELYS03'00
17 MARSEILLE MON PAYS - ROSSI02'50
18 MARSEILLE MES AMOURS - PONSARD02'41
"Marseille" par Le Monde

“Marseille fut l’une des capitales du music-hall européen des années 1930. Un public attaché au bel canto et à l’opérette, d’une exigence qui faisait trembler les meilleurs, une saveur particulière ont façonné les contours d’une chanson typiquement marseillaise dont le modèle fut ensuite exporté dans la capitale. Chansons célébrissimes, extraits d’opérettes, de revues donnent les clés de la nouvelle scène marseillaise.” Véronique MORTAIGNE, LE MONDE




"Marseille" par Ecouter Voir

"En tout, trente six « plages », qui couvrent les plus significatives des chansons et des opérettes du répertoire marseillais, avec des noms aussi célèbres et omniprésents que Vincent Scotto ou d’autres, moins connus, comme celui de Georges Sellers, compositeur et chef d’orchestre. Avec en prime, un portrait en creux de Marseille, auquel Paris sert en quelque sorte de repoussoir, dans la légendaire scène de Marius de Marcel Pagnol, qui permet de réentendre les voix de Raimu, Robert Vattier et consorts : « Alors, Monsieur Brun, ce Paris, ça vaut vraiment la peine d’être vu ?" Michel SINEUX – ECOUTER VOIR

COUP DE CŒUR
« Marseille change de peau et le fait savoir. Pour s’en convaincre, il suffit de comptabiliser les « unes » des magazines qui consacrent d’innombrables reportages à sa rénovation urbaine, à son attraction immobilière, TGV oblige. Pour nombre de ses quartiers, entre autres celui, historique, de Belzunce, la ville sera méconnaissable d’ici 2005. Et, pour notre « petite histoire », une BMVR remplacera l’Alcazar, dont la « marquise » aura été néanmoins conservée.
Quant à l’image sonore et musicale de la ville, elle n’avait pas attendu ce branle-bas de combat urbanistique pour évoluer, assez radicalement d’ailleurs, avec Akhenaton et autres Massilia Sound System, au point de recouvrir définitivement, comme ces vestiges antiques précisément redécouvert sous le chantier de la BMVR, tout un folklore de la première moitié du vingtième siècle, indissociable de cet Alcazar, et qui, le temps passant, se mue en patrimoine.
Saluons donc la parution chez Frémeaux & Associés du coffret de deux CD consacré à la (bonne) veine chansonnière (les Marseillais apprécieront ce calembour de garçon de bains !) des années 1921 à 1951. Le pèlerinage en a été concocté par l’un des meilleurs spécialistes du sujet, André Bernard, infatigable collectionneur d’images et de sons et de surcroît témoin oculaire et ami de la plupart des gloires locales ou nationales au programme de cette rétrospective. Certaines sont montées à Paris, où elles ont fait carrière, au music-hall et/ou au cinéma, comme Andrex, Réda Caire, (l’Egyptien de Marseille) ou Fernand Sardou, sans oublier l’incontournable Fernandel de Carry-le-Rouet ou le Corse le plus célèbre après Napoléon : Tino Rossi.
D’autres, pour avoir été surtout des vedettes locales, sont tout autant et même parfois plus représentatives de l’esprit et du « genre » marseillais. Ainsi de Fortuné Cadet, d’Andrée Turcy, de Mireille Ponsard, de Gorlett et de bien d’autres. En tout, trente six « plages », qui couvrent les plus significatives des chansons et des opérettes du répertoire marseillais, avec des noms aussi célèbres et omniprésents que Vincent Scotto ou d’autres, moins connus, comme celui de Georges Sellers, compositeur et chef d’orchestre. Avec en prime, un portrait en creux de Marseille, auquel Paris sert en quelque sorte de repoussoir, dans la légendaire scène de Marius de Marcel Pagnol, qui permet de réentendre les voix de Raimu, Robert Vattier et consorts : « Alors, Monsieur Brun, ce Paris, ça vaut vraiment la peine d’être vu ? » Michel SINEUX – ECOUTER VOIR





"Les mélodies éternelles" par TV Hebdo

Loin des galéjades sur la cité phocéenne, ce coffret célèbre une des villes les plus chantées, notamment sur les mélodies éternelles de Vincent Scotto. On y déguste entre autres les morceaux choisis de la fameuses Revue Marseillaise, qui fit la conquète de Paris après que les premiers films de Marcel Pagnol eurent conquis le grand public. Il faut redécouvrir un Hymne comme Zou! Un peu d'aïoli, interprété par Andrex. Bien sûr, la célébration de Marseille ne serait pas complète sans les antiennes de Reda Caire, Tino Rossi - Marseille...Mon pays - ou encore Darcelys. En prime, un livret illustré fait un rappel historique de ce patrimoine sonore. TV HEBDO




"La joie de vivre" par Je chante!

En l'espace d'une dixaine d'années, Frémeaux et Associés s'est imposé comme l'un des plus importants éditeurs phonographiques du patrimoine enregistré. Ses coffrets, confiés à des spécialistes, sont devenus des modèles de réédition et lui ont valu de nombreux prix (dont celui de l'Académie Charles Cros, l'année dernière). Le Midi est à l'honneur avec "Marseille", 36 titres enregistés entre 1921 et 1951, André Bernard prévient : "Bien sûr, les auteurs de ces chansons ont forcé le trait sur la nonchalance, la joie de vivre , l'exagération des marseillais lorsqu'ils se racontent, mais le public, débordant d'enthousiasme, en redemandait et c'était pour eux du pain bénit". L'apéritif (Un pastis bien frais), la "bouffe" (La bouillabaisse, Zou! Un peu d'aïoli), les plaisirs de la pèche, de la pétanque et du farniente (Aujourd'hui peut être de Fernand Sardou) reviennent souvent dans ces chansons interprétées par Alibert, Andrex, Fernandel, Réda Caire, Darcellys, Tino Rossi, mais aussi Andrée Turcy, Cora Madou, Mireille Ponsard... Cette compilation est l'occasion d'entendre la voix du fameux Prior, dans la troupe duquel Charles Aznavour et sa soeur Aïda ont fait leurs classes au milieu des années 30 (Ce qu'on entend !!!). JE CHANTE!




"Un bouquet de raretés" par Phonoscopies

Malgré les déclarations lénifiantes des édiles, Marseille est aujourd'hui une ville dégradée, championne de France des conflits sociaux. Certes, l'opérette marseillaise des années 30 enjoliva quelque peu un art de vivre bien réel cependant... Ah! la partie de boules sous l'ombrage frais des platanes, accompagnée du chant des cigales et des effluves de pastis!... qui n'a jamais connu cela n'a jamais connu la joie de vivre... Sans parler de la gastronomie : aïl, tomate, poivron, huile d'olive, poisson, vin... Qu'es aco? c'est pourtant bien eux qui l'ont inventé le fameux "régime crétois"! Retournous donc vite dans le Marseille d'antan, cette "machine à créer du rêve" (P.Echinard) avec : Alibert, Turcy, Rellys, Berval, Doumel, Josselin, Charblay. Un bouquet de raretés. PHONOSCOPIES




« 3 décennies de ritournelles vantant les mérites de la métropole méditerranéenne » par Routard.com

« Avec Paris, Marseille est certainement la ville française qui a été la plus chantée. Cette anthologie, sortie des presses de la généreuse maison Frémeaux & Associés (trente-six titres, livret de quarante-huit pages), couvre trois décennies de ritournelles vantant les mérites de la métropole méditerranéenne – ils datent majoritairement des années 1930. Ces chansons accumulent tous les clichés : Canebière, bouillabaisse, pastis, farniente, cabanon… Zou ! On s’en fout ! Car c’est précisément ça que l’on attend de ce double cd. On y trouve des vignettes au charme naïf, comme on savait les esquisser dans ces années durant lesquelles le music-hall marseillais était florissant. Qu’elles aient été écrites et interprétées avec sincérité ou non, cela a peu d’importance. Les anciens verseront une larme et les jeunes générations pourront fantasmer sur un temps révolu. On comprend pourquoi les membres du collectif raggapastaga Massilia Sound System puisent une bonne part de leur inspiration dans ce répertoire populaire. Certes, la part « étrangère » de Marseille est ignorée dans les chansons de ce genre, tout comme le sont les grands – et même les petits ! – problèmes de la ville. Tout ce que, justement, Massilia ou les rappers d’IAM mettent en valeur. Il faut donc baisser sa garde et, l’oeil rivé sur Notre-Dame, profiter des bons airs marrants qui soufflent de ces disques vers nos oreilles indolentes. »
Par Michel BISSOT – ROUTARD.COM