LES CHANSONS DU TROTTOIR

ANTHOLOGIE DE LA CHANSON FRANCAISE RELATIVE A LA PROSTITUTION

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Livret : 40 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


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FA5026

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Cette anthologie unique explore un répertoire révélateur de la chanson réaliste, à savoir l’hommage aux filles de la rue, par les plus grandes interprètes de la chanson française. Mais pour le coup ces rengaines qui mettent les filles du trottoir “sous la lumière froide” nous racontent en même temps, comme en filigrane, l’histoire d’une époque étonnante, prise en étau entre deux apocalypses.
André Tillieu

André Bernard, grand spécialiste de la chanson française présente au travers de ces 36 titres accompagné d'un livret de 40 pages une histoire de l'entre deux guerres dans le prisme de la prostitution.
Patrick Frémeaux

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS - Le Patrimoine Sonore."

LES CHANSONS DU TROTTOIR FA 5026

LES CHANSONS DU TROTTOIR
1931 - 1950









Les Chansons du Trottoir
à «la Grosse Margot» que François Villon a immortalisée
Monsieur de la Palice n'en a pas fait un secret : c'est le plus vieux métier du monde !Ajoutant même, au cas où on se poserait des questions : parce que le désir est un instinct impétueux qui remonte à la plus haute antiquité.Bref, l'instinct de tout temps a précédé l'intelligence. Ca se remarque quotidiennement dans la rue, et même à la télévision.ça fait donc une paye que nous voilà avec ces dames sur les bras “qui font boutique de leur devant” selon Robert Merle et sont destinées à éteindre le feu de la concupiscence chez qui le cochon en a fini de sommeiller.Nous n'irons pas scruter leurs états d'âme dans la Grèce des courtisanes (ni des éphèbes), ni dans le quartier romain de Suburre (où les légionnaires propagent la rumeur que César est le mari de toutes les femmes et la femme de tous les maris), ni dans les bourdeaux chers à Villon, encore moins dans le monde actuel où la bagnole, l'informatique et le bois de Boulogne ont brouillé les cartes et trafiqué la donne.Nous nous bornerons à ces dames galantes qui chantent les charmes et l'ingratitude de leur destin au cours de l'entre-deux guerres, en faisant l'une ou l'autre incursion dans l'époque de l'Occupation où se perpétue, mais sous haute surveillance, l'exercice des vices et des vertus d'antan.Beaucoup de ces chansons – où il n'y a pas que des chefs-d'oeuvre – n'étaient pas ar­rivées jusqu'à nous.A défaut d'être bégueule, l'époque était vouée à un conformisme béat, et de bonnes âmes la régentaient.Ce disque comble donc un vide culturel...La prostitution est une sorte de “légion étrangère” du bitume : elle se pare, à travers la geste chansonnière, d'un romantisme plutôt décoratif où le désespoir fait partie du pittoresque.
“La fille de joie est belle
“Au coin de la rue Labat
“Elle a une clientèle
“Qui lui remplit son bas


clame Piaf au sommet de l'exaltation.Le décor est planté : la rue qui sert de vitrine à la fille, les chalands, l'amour qui se négocie en espèces sonnantes et trébuchantes. La nuit, l'ombre, et volontiers la brume favorisent l'éclosion et l'exercice de ce coupable métier (que la religion condamne).Un rien suffit à sublimer l'atmosphère : une enseigne lumineuse qui en jette, une cigarette qu'on roule entre deux passes et qui grise, un air d'accordéon... Le flou romanesque est une composante de la rengaine, rarement gaie. La misère de la condition y est flétrie plus qu'à son tour, la mélancolie comme la nostalgie y sont monnaie courante.La fille regrette fréquemment que la pauvreté lui ait ouvert les portes d'un tel destin.Alphonse Boudard, qui était du bâtiment, a fait justice de cet alibi. Le confort et le profit ne sont souvent pas étrangers à cette option sociale qui conduit sur le ruban (le trottoir): il est plus facile de se mettre sur le dos que d'aller pointer à l'usine ou dans une grande surface. Et ça rapporte plus gros.Il n'empêche...La carrière de pute s'avère aussi éphémère que celle du joueur de football. Avec un peu de chance, si on est un petit “prix de Diane”, on débute au “Chabanais”, puis, après un détour par la rue, on termine fatalement dans une taule d'abattage (rue de Fourcy par exemple) où les passes quotidiennes se comptent par dizaines. Il est rare, dans la profession, que l'âge et ses outrages bénéficient de quelque promotion. Le paradis précède souvent l'enfer.La chanson est plutôt muette à cet endroit.Paradoxalement, dirait-on, ces filles de joie de la rengaine ne révèlent leurs dessous qu'avec parcimonie. Entendons-nous bien : les dessous du métier.La fille de joie, chantée par Piaf, a de quoi clamer son bonheur : elle en pince pour un accordéonniste qui, de son côté, semble l'avoir à la bonne. Bravo!

Pourtant, quel que soit son talent, ce serait plutôt étonnant que ce musico ne passe pas négligemment à la caisse pour partager les chatoyants écus dont sa favorite a rempli son bas.Le pognon, la joncaille, l'oseille... (comme on voudra) n'occupe qu'une place très secondaire dans la romance des “filles du trottoir”. Si on en parle, c'est en passant. La vocation de maquereau (dérivé de maquignon, comme nous le rappelle ce cher Boudard) n'est jamais évoquée. Doux Jésus-la-Caille! Pourtant, en ces temps bénis, chaque gagneuse a son hareng. Il arrive même -– et ce n'est pas rare – que d'aucuns “attellent à deux”, voire à trois, c'est-à-dire qu'ils envoient deux ou trois ponettes aux asperges pour arrondir leurs émoluments. L'égalité des chances ne figure pas au programme du mitan !“L'accordéon qui tant est tendre” (selon Carco) est l'instrument fétiche de cette société où l'émotion et le sordide s'inter­pénètrent.Faut-il ajouter que tous les joueurs de biniou ne sont pas pour autant des souteneurs? Loin s'en faut.Aristide Bruant a abordé ce monde-là avec autrement de réalisme, où perce souvent le sarcasme et même une ironie qui vire parfois à la cruauté.Celui qui a célébré les filles de joie avec le plus de justesse, sans faillir à la cordialité, c'est-à-dire en imaginant les affres de leur condition pour ainsi dire “de l'intérieur”, c'est sans conteste Georges Brassens. Chez lui, l'humour, cette poésie qui rigole, est le verso exact de la tendresse. Il met le doigt sur un autre tabou (un “non-dit”, comme on jargonne en Sorbonne) de l'artisanat des grues d'avant les technologies
“Elles sont méprisées du public,
“Elles sont bousculées par les flics,
“Et menacées de la vérole
“Parole, parole.


Le mot est lâché, celui de tous les dangers, le cas de le dire.Bien entendu, alors, le sida – ce mal qui a pris délibérément le parti de la morale bien pensante, en condamnant à mort le pécheur malchanceux – le sida donc attend encore son heure médiatique.Mais le coup de pied de Vénus fait déjà des ravages dans le bas clergé (1) comme dans les tranches plus séculières de la population.Pour autant, la vérole n'a pas cours nommément dans la geste des filles du trottoir. A peine l'une d'elles hasarde-t-elle un mot à propos de sa “blessure”, ce qui paraît bien vague, une autre évoque-t-elle l'hôpital sans insister sur les motifs de cette destination.On est en droit de s'étonner, attendu qu'un monarque – François Ier – et quelques “passants considérables” : Chamfort, Restif de la Bretonne, Baudelaire, Maupassant, tous officiellement plombés, auraient dû conférer à la maladie ses lettres de noblesse. Eh bien ! non, rien (ou guère).N'accusons pas trop vite les chantres et les filles. Ces silences sont imputables à une manière de bienséance dont l'époque, hypocrite à souhait, est soucieuse au plus haut point. Même les plus déshérités s'y conforment. Il arrive, ça s'est vu, que certains mots, dès qu'ils sont prononcés, multiplient le mal qu'ils désignent. On ne les dit donc pas...Ce double disque nous invite à nous balader à travers le pittoresque et les décors des filles du trottoir. On y redécouvrira quelques voix : Fréhel, Damia, Lys Gauty, Lucienne Boyer, Lucienne Delyle (secondée par son mari : Aimé Barelli)... qui en valent bien d'autres, d'aventure plus tapageuses.Ce document date, comme on dit.Certes! Ainsi que dateront dans vingt ans, et peut-être plus, la plupart des succès actuels que l'obsession des médias périme prématurément.Mais pour le coup ces rengaines qui mettent les filles du trottoir “sous la lumière froide” nous racontent en même temps, comme en filigrane, l'histoire d'une époque étonnante, prise en étau entre deux apocalypses.Grâce en soient rendues à André Bernard, toujours, prompt à remonter “le boulevarddu temps qui passe”!
André Tillieu
23.02.2001
(1) l'expression « s'abattre comme la vérole sur le bas clergé » !

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2001

Sur ce thème des “ Chansons du Trottoir ”, la chanson réaliste atteint son sommet.Dès que j’ai entendu ce 78 Tours de Mirane Esbly interprétant “Ecoute donc, chéri”, j’ai été saisi par l’originalité et par la vérité de son interprétation, et surtout par le climat qu’elle faisait naître... J’ignore absolument tout de cette chanteuse, dont le nom m’est totalement inconnu, je n’ai jamais vu de photo d’elle et je ne sais pas si elle a enregistré d’autre disque... Ce dont je suis certain pourtant, c’est que Mirane Esbly m’a donné l’envie, à partir de ce titre, d’orienter mes recherches pour réunir autour de ce thème quelques-unes des chansons qui ont traité la prostitution sous ses différents aspects, des trottoirs de Pigale à l’univers feutré des maisons closes.Certaines chanteuses se sont spécialisées plus que d’autres dans ce répertoire difficile et souvent outrancier, c’est le cas de Nitta-Jo notamment, dont j’ai choisi quatre titres dans son répertoire qui en compte quelques autres sur ce sujet... La mystérieuse Nitta-Jo  dont on ne possède, pour elle aussi, que très peu d’éléments biographiques, malgré une intéressante discographie.Germaine Lix n’a rien à lui envier, quatre titres pour elle également, dont une version très peu connue de “C’est mon Gigolo”.Fréhel n’est pas en reste sur la question... Elle y va de sa voix unique pour nous raconter ces filles qui la nuit... et l’amour des hommes, mais aussi pour apporter à ces aventures souvent glauques un clin d’œil plus souriant en nous confiant ce qui se passe “sous le pont noir”... il faut savoir que Fréhel a fréquenté toute sa vie les prostituées, dont elle était l’idole et l’amie et dont elle préférait la compagnie à celle de n’importe qui..

La grande Damia, la plus belle des tragédiennes de la chanson, accentue de ses sanglots longs et pathétiques, l’atmosphère de la vie “ en maison ”,tandis que Lys Gauty, qui compte indiscutablement parmi les meilleures chanteuses réalistes, nous fait frissonner un soir d’hiver tard... sous l’enseigne lumineuse.Berthe Sylva, incontournable dès qu’il s’agit de raconter la misère, les malheurs ou la détresse de ces poupées de minuit.Lucienne Delyle qui ne se prostitue pas sur le trottoir, mais joue les poules de luxe entretenues, tout comme Nila Cara pour cent mille francs par mois...D’autres Vedettes dont la Môme Piaf avec une chanson plus que noire, Lucienne Boyer, Andrée Turcy, Renée Lebas, Suzy Solidor...D’autres chanteuses moins célèbres : Renée Lamy, Lyne Marlys, Maguy Fred... ou d’autres quasi-inconnues : Georgette Kerlor, Maria Ouessant ou Yvette Netter, mais toutes dans la tonalité exacte de cet univers cher à Guy de Maupassant, à Francis Carco, à Pierre Mac-Orlan, à Alphonse Boudard et à tous ceux qui ont su ressuciter avec génie le monde de la prostitution.Face à ces “Dames”, Maurice Chevalier, notre Prosper International nous vante les mérites de sa régulière... tandis qu’Andrex, qui a joué si souvent les souteneurs au Cinéma, nous apparaît, tel Monsieur Jo, pour nous raconter, juste avant l’entr’acte, l’histoire de cette rue de Lappe telle que Francis Lemarque l’a vécue dès sa prime jeunesse...Que les héroïnes de ces histoires, dramatiques ou cocasses, professent sur le macadam ou dans un appartement de luxe, dans les boîtes à matelots ou dans quelque chambre d’hôtel borgne, elles témoignent d’une époque révolue, mais éternelle à la fois, où ces Dames arpantaient le bitume sans que leurs clients puissent songer à utiliser leur minitel pour entrer en contact avec les messageries roses...     
André BERNARD
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2001

discographie
CD1
01. Écoute donc, chéri Mirane Esbly          2’42
02. En maison Damia       2’46
03. Du feu Nitta-Jo      3’14
04. Sous l’enseigne lumineuse Lys Gauty    3’10
05. Les filles ont une âme Germaine Lix         3’05
06. Le tango des filles Lucienne Boyer        3’17
07. Les filles qui la nuit Fréhel         3’09
08. Prosper (yop la boum) Maurice Chevalier  3’03
09. L’hôtel des amours faciles Andrée Turcy    2’52
10. Du gris Berthe Sylva      3’03
11. A la dérive Georgette Kerlor    3’21
12. Chez Johnny Lucienne Delyle   2’58
13. La boîte à matelots Maria Ouessant     3’09
14. L’accordéoniste Renée Lebas        3’21
15. C’est mon gigolo Germaine Lix      2’47
16. Si tu me veux Nitta-Jo     3’11
17. Sous le pont noir Fréhel         3’04
18. Rue de Lappe Andrex   2’37 

CD2
01. L’amour des hommes Fréhel          2’55
02. Amours banales Renée Lamy        3’05
03. Je vends de l’amour Germaine Lix    2’55
04. Fleur de joie Nitta-Jo 3’02
05. Ce n’est pas toujours drôle Line Marlys        2’35
06. La rue de la joie Damia          3’15
07. Monsieur Jo Andrex      3’42
08. Quand même La Môme Piaf          3’17
09. La catin du village Yvette Netter  3’15
10. La fille des bars Suzy Solidor         3’07
11. Pour cent mille francs par mois Nila Cara  3’20
12. ça lasse Maguy Fred     3’00
13. Je ne suis pas une énervée Lucienne Delyle          2’38
14. Ma régulière Maurice Chevalier     2’27
15. Les gueuses Nitta-Jo    3’18
16. Maison louche Germaine Lix    2’53
17. Un soir d’hiver... tard Lys Gauty      3’09
18. Les poupées de minuit Berthe Sylva          3’09

CD TITRE, ARTISTE © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 ECOUTE DONC CHERI - ESBLY02'44
02 EN MAISON - DAMIA02'47
03 DU FEU - NITTA03'15
04 SOUS L ENSEIGNE LUMINEUSE - GAUTY03'11
05 LES FILLES ONT UNE AME - LIX03'06
06 LE TANGO DES FILLES - BOYER03'18
07 LES FILLES QUI LA NUIT - FREHEL03'10
08 PROSPER (YOP LA BOUM) - CHEVALIER03'05
09 L HOTEL DES AMOURS FACILES - TURCY02'53
10 DU GRIS - SYLVA03'04
11 A LA DERIVE - KERLOR03'23
12 CHEZ JOHNNY - DELYLE02'59
13 LA BOITE A MATELOTS - OUESSANT03'10
14 L ACCORDEONISTE - LEBAS03'22
15 C EST MON GIGOLO - LIX02'49
16 SI TU ME VEUX - NITTA03'13
17 SOUS LE PONT NOIR - FREHEL03'06
18 RUE DE LAPPE - ANDREX02'37
CD 2
01 L AMOUR DES HOMMES - FREHEL02'57
02 AMOURS BANALES - LAMY03'06
03 JE VENDS DE L AMOUR - LIX02'57
04 FLEUR DE JOIE - NITTA03'03
05 CE N EST PAS TOUJOURS DROLE - MARLYS02'36
06 LA RUE DE LA JOIE - DAMIA03'16
07 MONSIEUR JO - ANDREX03'43
08 QUAND MEME - PIAF03'19
09 LA CATIN DU VILLAGE - NETTER03'17
10 LA FILLE DES BARS - SOLIDOR03'09
11 POUR CENT MILLE FRANCS PAR MOIS - CARA03'22
12 CA LASSE - FRED03'01
13 JE NE SUIS PAS UNE ENERVEE - DELYLE02'39
14 MA REGULIERE - CHEVALIER02'29
15 LES GUEUSES - NITTA03'20
16 MAISON LOUCHE - LIX02'54
17 UN SOIR D HIVERS TARD - GAUTY03'10
18 LES POUPEES DE MINUIT - SYLVA03'09
"Les Chansons du Trottoir" par Le Monde

“En trente six chansons puisés dans le répertoire réaliste de la première moitié du XXème siècle, André Bernard rétablit la vérité sur la condition des filles de joie. Livret richement illustré.” Valérie MORTAIGNE, LE MONDE




"Les Chansons du Trottoir" par Le Monde de la Musique

“Une compilation thématique qui, en même temps amuse et fait froid dans le dos. Un document passionnant.” Bertrand DICALE, LE MONDE DE LA MUSIQUE




"Les Chansons du Trottoir" par Ecouter Voir

“André Bernard fait ainsi à sa manière oeuvre d’historien d’un phénomène que la chanson naturaliste ou mélodramatique a magnifiquement « phonographié ». Transferts excellents de Christophe Hénault.” Yves Alix ECOUTER VOIR




"Única en su género" par Tango Reporter

Esta antología que recopila canciones francesas que hablan de mujeres de la calle, no sólo es única en su género sino que luce como una indagación social sobre lo ingrato de su sino puesto al descubierto a través de temas escritos y cantados por figuras sobresalientes de la canción popular francesa. Valoriza este álbum doble el hecho de que muchas de las canciones, por distintos motivos culturales, han sido poco difundidas en su momento y ahora salen a la luz como testigo de una época entre dos guerras más el período de la ocupación nazi. Canciones melancólicas, destilando tristeza de destinos miserables, y penas de una lucha por la supervivencia. Y si bien hubo cantantes que se especializaron en este tipo de canciones, muchos de renombre las incluyeron en sus repertorios. Entre los intérpretes que sobresalen en este selección son de destacar Damia (En maison, La rue de la joie), Lucienne Boyer (Le tango des filles), Nitta-jo (Du feu, Si tu me veux), Lucienne Delyle (Chez Johnny, Je ne suis pas une énervée), Germaine Lix (Les filles ont une âme, Je vends de l’amour), Berthe Sylva (Du gris, Les poupées de minuit), Fréhel (Les filles qui la nuit, Sous le pont noir) y entre otros Maurice Chevalier (Prosper, Ma régulière) y Andrex (Rue de Lappe, Monsieur Jo). Calles, bares de marineros, lugares de diversión, lujosos departamentos o miserables habitaciones de hoteles sirven de escenarios al mundo de estas mujeres de la calle, sus gigolós y sus clientes pintado todo en las 36 canciones que contiene este dramático y nostálgico álbum doble.
Par TANGO REPORTER





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