HISTOIRE DU NEGRO SPIRITUAL ET DU GOSPEL


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FA5051

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En novembre 2001, Fayard faisait paraître “Histoire du Negro Spiritual et du Gospel”, magnifique ouvrage de 350 pages établissant pour la première fois en langue française une histoire exhaustive et cohérente de la seule expression artistique religieuse au XXe siècle qui a réussi à s’inscrire comme genre musical majeur. Son auteur, Noël Balen, non seulement replace le Gospel dans sa perspective historique, mais nous présente de manière très documentée et passionnante les liens culturels et cultuels entre le peuple noir des Etats-Unis et son aspiration spirituelle et politique. L’auteur nous donne toutes les clés sociologiques qui aident à comprendre et à aimer cette musique qui sublime l’âme. Frémeaux & Associés, principal producteur de Gospel en Europe, et éditeur du patrimoine sonore, a tenu à saluer la parution de ce livre, en offrant une illustration de toutes les formations présentées dans l’ouvrage de Noël Balen et disponible dans son catalogue. Le premier compact-disque regroupe les grandes formations américaines ou européennes actuelles dont les chorales des Révérends Clay Evans et Bill Morton qui ont toutes les deux représentées des records de vente aux USA ainsi que les artistes défendus par le Festival International de Gospel de Paris. Le second CD se tourne vers l’histoire et présente les faces originales de Mahalia Jackson, Louis Armstrong, Golden Gate Quartet.
Patrick Frémeaux, l’éditeur sonore

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS en accord avec les Ayants droit.

Gospel contemporain : Révérend Morton & Chorale St Stephen : Who’s the one • Story of calvery • Rev Clay Evans : It’s me again • Clyde Wright (from the Golden Gate 4tet) : Oh what a day • Zion Harmonizers : Never alone • Palata : Swing low sweet chariot • Kumbaya lord • Segan’s : Oh when the saints • Polya Jordan : The lord is a busy man • Black & White Gospel Singers : Look to god • The Robert Jackson Singers : Hush • The Johnny Thompson Singers : Wake up know • The New Orleans Spiritualettes : I Believe • The Heavenly Stars : Oh happy day • Down by the riverside • L.A. Gospel Rap - Team Jesus : Don’t you give up. Gospel classique : Monroe Brothers : Will the circle be unbroken ? • Louis Armstrong : Nobody knows the trouble I’ve seen • Jonah and the whale • I Hope Gabriel likes my music • Lawd, you made the night too long • Golden Gate Quartet : Massa’s in the cold ground • When the saints go marching in • Travelin’shoes • Mahalia Jackson : Oh my lord • Walk with me • Marian Anderson : Nobody knows the trouble I’ve seen • Sister Rosetta Tharpe : Just a closer walk with thee • Rock me • Bessie Smith : Moan your moaners • Charioteers : Wade in the water • Georgia Peach : Do lord send me • Elder Charles Beck: Gabriel • Thomas A. Dorsey : If you see my saviour

Negro Spiritual FA5051

Histoire du
Negro spiritual
et du Gospel









Chantez joyeusement à Dieu, notre force ;
Poussez des cris de joie vers le Dieu de Jacob.
Entonnez le cantique, et faites résonner le tambourin,
La harpe agréable, avec le luth.
Sonnez de la trompette à la nouvelle lune,
Au temps fixé, au jour de notre fête.

      Psaume 81, 1-3

J'ai crié vers toi, Eternel ! j'ai dit : Tu es mon refuge,
Ma part dans la terre des vivants.
Sois attentif à mon cri, car je suis très misérable;
Délivre-moi de mes persécuteurs,
Car ils sont plus forts que moi.

      Psaume 142, 5-6


Il y a quelques aventures improbables dont on croit pouvoir venir à bout, des champs d'étude que l'on s'acharne à creuser en vain et certains voyages dont on ne revient jamais intact. S'immerger dans les musiques sacrées noires américaines n'est pas un acte inoffensif, et encore moins innocent. On y plonge corps et âme sans soupçonner tout ce qui peut s'y cacher, puis on s'y engloutit avec la sensation de plus en plus aiguë qu'il faudra du temps avant de saisir l'impalpable, avant de réaliser que cette musique dépasse le travail d'analyse et les tentatives didactiques. Elle est au-delà de l'écriture, des prospections et des connaissances toujours fragiles.
Les hommes et les femmes qui ont façonné, inventé et rêvé les chants religieux du Nouveau Continent ont porté leur croix de douleur avec la foi lumineuse des martyrs. Il fallait croire en soi, en son destin et en son salut, pour croire en Dieu avec autant de ferveur. Tout est affaire de grâce. Une histoire de chagrins et d'éclats de rire, de souffles secrets et de clameurs pathétiques, de loques et de paillettes, de glorieuses névroses, d'exubérantes abnégations, de chasubles et de voilettes, de rivalités et de réconciliations, de sueur et d'humilité, de douloureuse pudeur, de serments partagés, de chapelles et de beuglants, de jeunes filles chancelantes et de vieillards angéliques, de rages, de dogmes et de doutes...
Alors que les negro spirituals et le gospel continuent de connaître une audience toujours plus large, on constate avec étonnement qu'il existe assez peu de littérature sur le sujet. Le blues, le jazz et les nombreux avatars de la musique populaire noire américaine n'en manquent pourtant pas, souvent traités avec un souci d'exégèse et une rigueur presque scientifique. Le matériau religieux étonne, inquiète et bouleverse. L'Invisible est pressenti sans que l'on puisse Le décrypter, Il surgit parfois dans des chemins sonores imprévus et livre Sa puissance jusque dans les silences. Rien n'est acquis, la piété est un mouvement perpétuel. Dans le concert biblique, chaque homme donne sa tonalité, imprime sa marque, trace sa ligne de conduite, témoigne pour sa communauté, porte ses accents pour recréer un langage que les générations précédentes ont transmis. « Le diable reste constant ; Dieu change toujours », disait Stravinsky. La Vérité est une renaissance sans fin, un écho maintes fois répété, fidèle à la diversité des écrits saints et de leurs interprétations. La musique inspirée par les grands symboles de la foi ne peut être mesurée selon quelques modèles normatifs, la démarche de prière et la quête spirituelle sont faites de chair et de sang. Les chants des Noirs américains sont toujours mêlés au contrepoint de leur histoire et de leurs aventures personnelles. L'artiste créateur n'est autre qu'un artisan témoin du Créateur. Il n'envisage pas de musique s'il ne peut établir un dialogue naturel, instantané et nourricier avec le Tout-Puissant. Et cette image de Dieu est avant tout christologique, marquée par le sceau du calvaire. Dieu est vivant, défiguré par la colère, Il proteste contre l'inhumain. Dieu est présent parmi les hommes, Il est là, Il les précède, Il les surprend, Il sait que la condition des Noirs américains est le fruit de l'injustice et de la violence, Il les accompagne dans leur quête, Il les soutient dans leur lutte.

Alors, pourquoi essayer de dire ce qui ne peut être dit, de porter une parole qui échappe et de faire résonner ce qui n'est pas raisonnable ? Parce que l'incapacité à transcrire et à transmettre est porteuse d'enseignement. On doit alors se contenter de faire transpirer quelques fragments d'émotion. On se sent condamné à une forme d'ignorance jubilatoire et d'isolement presque réconfortant. Et quand on s'aperçoit que l'analyse peut paraître vaine, les mots inutiles et les évocations vulnérables, on a le sentiment lourd et dérisoire d'avoir été sacrilège. Paradoxe suprême lorsqu’on veut parler d’une musique qui parle d’elle-même.

Noël Balen
Histoire du Negro Spiritual et du Gospel (Fayard)
© 2001 Fayard


L'avènement du disque compact a permis l'exhumation de centaines d'œuvres que l'on croyait enfouies à jamais dans les archives des spécialistes. Le grand public dispose aujourd'hui de catalogues suffisamment riches en standards incontournables, raretés, morceaux de référence ou pièces inédites, pour se faire une idée juste des productions consacrées aux musiques religieuses noires américaines.

Entre toutes les productions, il convient de signaler le remarquable travail du label Frémeaux & Associés qui propose des coffrets superbement annotés où la sélection discographique n'est jamais prise en défaut. En outre, certains disques du catalogue permettent d'entendre des artistes contemporains dans des productions originales ainsi que des rétrospectives détaillées du Festival de Gospel de Paris.

Noël Balen
© 2001 Fayard


CD 1 - Gospel contemporain

Révérend Morton & Chorale St Stephen

1 - Who’s the one (Joel Britton)
2 - Story of calvary (Thomas Whitfield)

Bishop PAUL SYLVESTER MORTON SR.
À la tête du phénoménal Greater St. Stephen Mass Choir, le pasteur Bishop Morton s'est installé durant quarante-cinq semaines d'affilée dans les charts avec son somptueux album «We Offer Christ». Triomphe in-contesté et reconnaissance méritée pour ce prêcheur exceptionnel débarqué à La Nouvelle-Orléans en 1972. Canadien, né à Windsor, Ontario, le 30 juillet 1950, il a su conquérir le cœur de ses ouailles orléanaises par un dynamisme, une conviction et un talent particulièrement contagieux. Capable de monter en chaire pour quatre offices dominicaux consécutifs, Bishop Morton déborde d'énergie. Porté par une foi inébranlable et aidé de puissantes capacités vocales, il sait galvaniser son public avec une science rare de la retenue, du frisson contrôlé et de la tension paroxystique.
Il faut avoir entendu son interprétation de Story of Calvary (Histoire du calvaire) pour comprendre ce qui peut aujourd'hui se passer sous la coupole des églises du Deep South. Quelques notes égrenées au piano Fender Rhodes et la voix du révérend s'installe, pudique et caressante, un peu plaintive mais sans trop, puis elle gonfle dans le scintillement des accords, s'étend en inflexions douloureuses. Un break de batterie bien étiré relance la plainte, le public applaudit et lui fait signe que le ton est juste, on est sur le chemin de croix, le Sauveur porte la douleur des hommes sur ses épaules, le chœur vient soutenir le leader, on ne sait plus vraiment s'il s'adresse à une compagne lascive ou au Seigneur ensanglanté, « I Love You... I Love You », il n'y a plus de pudeur, le Christ est en souffrance, les fidèles en amour, break final de batterie, voix larmoyante et rauque du pasteur, la rumeur de la foule gronde, les esprits s'échauffent, « Allelluia, Allelluia » et reprise du refrain dans des rubans d'orgue céleste. Ce titre exemplaire de l'art du révérend Bishop Morton est à la fois sobre et riche d'enluminures, un retable savamment construit où aucune des étapes du calvaire ne nous est épargnée. Il est bien difficile de résister et de ne pas accompagner cette ascension vers la croix.

Bishop PAUL S. MORTON SR. & The GREATER ST. STEPHEN
MASS CHOIR We Offer Christ (Frémeaux & Associés FA 404)
L'église baptiste St. Stephen de La Nouvelle-Orléans comme si vous y étiez. Dès les premières mesures, on sent le souffle chaud de toute la communauté rassemblée, le sol vibrer sous ses pieds et les vitraux filtrer la douce lumière du Sud profond. L'office du Révérend Bishop Paul S. Morton, soutenu par huit musiciens redoutables d'efficacité, est un de ces moments rares qui vous donne envie de communier quatre fois par jour. Car, certains dimanches, ce prêcheur infatigable est capable d'enchaîner les messes comme on égrène un chapelet. Ce disque est gorgé d'émotions violentes, d'exigence ou de compassion, d'énergie ou de langueur, et malgré une production très professionnelle où rien n'est laissé au hasard, la musique reste toujours profondément incarnée et spirituellement élevée. Un véritable must.

Révérend Clay Evans

3 - It’s me again (Rev Clay Evans)

Rév. CLAY EVANS
I've Got a Testimony (Frémeaux & Associés FA426)
Longtemps numéro un dans les charts du Billboard, récompensé par deux Stellar Awards, ce disque est davantage qu'une réussite commerciale ayant défrayé les chroniques de l'année 1996. Il s'agit d'un sublime témoignage de la vitalité du gospel contemporain. Le ténébreux Révérend Clay Evans est un « messager divin » qui réussit le pari difficile de réussir une carrière exemplaire, en prise avec son temps, mais sans jamais faire une seule concession, sans s'engluer pour autant dans les facilités du racolage. Une impeccable production, extrêmement homogène, avec un petit faible tout de même pour le titre Its Me Again qui laisse quelques frissons dans le dos lorsque s'élève la voix râpeuse du leader, incontestablement habité par l'esprit saint et le souvenir douloureux de ses aïeux.

RÉVÉREND CLAY EVANS & THE FELLOWSHIP CHOIR

Chicago reste une des places fortes où s'épanouissent les musiques noires américaines. Certes, le blues y règne en maître, mais le gospel n'a jamais cessé d'y être pratiqué avec ferveur depuis que Thomas A. Dorsey a transformé la Cité des Vents en « Vatican du gospel », selon l'expression du spécialiste américain Tony Heilbut. Parmi les grands preachers contemporains, le Révérend Clay Evans s'est incontestablement affirmé comme la voix du salut et de l'union. Né en 1925, dans le Tennessee, il est monté très tôt à Chicago pour chanter dans le groupe local des Lux Singers, auquel appartint un moment James Cleveland. En 1950, Clay Evans fonde la Hickory Grove Baptist Church of Chicago, baptisé plus tard The Fellowship Baptist Church. C'est au sein de cette église qu'il va œuvrer pour la préservation d'un gospel authentique, ouvert aux influences profanes mais jamais englué dans un racolage mercantile. Accompagné par près de deux cents choristes, il entame au début des années 1970, une somptueuse carrière discographique, tout d'abord pour le label Jewel, puis pour la prestigieuse compagnie Savoy. Tous ses albums ont la particularité d'être captés en public dans le giron de la Fellowship Church. La direction de la chorale est assurée par Lou Della Evans Reid, la propre sœur du Révérend qui est aussi surnommée « The Gospel Referee ». Il est vrai que la production constitue une véritable référence en la matière. La masse vocale n'y est jamais pompeuse, harmonisée avec un goût très sûr et modelée pour servir des solistes de haut vol comme June Brown, Felicia Coleman Evans, Loretta Oliver, Valerie Ellis, Lamont Lenox, Reginald McCracken ou le Révérend Milton Bigghain. Outre son travail régulier avec le Fellowship Choir, Clay Evans s'occupe de rassembler différentes chorales des États-Unis, de découvrir de jeunes pousses et de nouer des contacts entre les différents acteurs du chant sacré au sein de l'AARC Mass Choir, une association œcuménique ouverte à toutes les congrégations. Parmi les grandes réussites artistiques du Révérend Clay Evans, l'album « I've Got A Testimony » raflera en 1996 deux Stellar Award après avoir obtenu six nominations. Sur ce disque à la réalisation aboutie, admirable de bout en bout, on retrouve le chant âpre et buriné du maître, son phrasé contrasté fait de moanings déchirants ou de coups d'éclats cinglants. Grâce aux pieuses embardées du Révérend Clay Evans, l'Illinois demeure à jamais une terre sainte.

Clyde Wright (From the Golden Gate quartet)

4 - Oh what a day (Clyde Wright)

CLYDE WRIGHT
Oh, What a day ! (Frémeaux & Associés FA 417)
Chanteur soliste du Golden Gate Quartet pendant quarante ans, Clyde Wright ne s'est pas contenté de ce seul titre de gloire. Parallèlement, il a parcouru des chemins de traverse qui l'ont conduit à se produire sous son nom. Avec la complicité de son fils Mitchell (guitariste et arrangeur), épaulé par les chœurs du Gospel Caravan Quartet et entouré d'une brochette de musiciens français, il a sorti en 1996 un florilège de titres originaux dont l'inspiration n'est jamais prise en défaut. Contrasté avec beaucoup de nuances, baigné dans un climat de spiritualité délicate, cet opus réussit à relever le défi d'ouverture et marque un bel esprit d'éclectisme de la part d'un chanteur dont on pouvait attendre plus d'académisme. Décidément les voix du Seigneur sont tout aussi impénétrables qu'imprévisibles.

Zion harmonizers

5 - Never alone

La profusion des formations vocales qui ont animé la scène durant les années fastes du Gospel Business est telle qu'il est également difficile de détailler chaque formation. Sous peine de lasser le lecteur, nous nous contenterons d'une énumération des principales têtes d'affiche pour en percevoir toute la richesse et l'éclectisme. Nous nous attarderons ensuite sur quelques groupes majeurs dont le style a été déterminant, ou du moins marquant pour l'esprit du grand public, et dont certains membres ont su souvent s'extraire pour établir leur réputation lors de carrières solistes.
Parmi la myriade de vocalistes qui ont illuminé un temps la voie lactée du chant sacré il convient de citer The Zion Harmonizers.

Palata

6 - Swing low, sweet chariot (trad)
7 - Kumbaya Lord (trad)

THE PALATA SINGERS

Swing Low, Sweet Chariot (Frémeaux & Associés FA 415)
Cette formation née en 1977 au sein de l'Église évangélique du Congo s'est ouverte aux influences nord-américaines sans toutefois gommer sa culture africaine. Le mélange est détonnant, libre et universel. Bernard Makambila, Gaspard Mifoundou, Alphonse Nzindou et leur leader Marcel Boungou ont construit leur répertoire en se jouant des esprits de chapelle. Si le quartet s'articule selon une formule classique avec premier et deuxième ténors, baryton et basse, il évolue cependant avec beaucoup d'aisance dans un melting pot alliant spirituals revisités, reggae félin, rythm'n blues langoureux et figures percussives de la terre originelle. La confrontation de la langue anglaise aux dialectes de l'Afrique de l'Ouest est également un des éléments savoureux de ce disque singulier et profond.

Segan’s

8 - Oh when the saints (trad)

Polya Jordan

9 - The Lord is a busy man (R. Allew-J. Joyce)

Black & White Gospel Singers


10 - Look to God (S Y William-E P Djob)

The Robert Jackson Singers

11 - Hush (trad-A L Gordon)

FESTIVAL INTERNATIONAL GOSPEL & NEGRO SPIRITUALS DE PARIS
Paris-janvier 1994. Double CD-Frémeaux & Associés FA 028.
Paris-janvier 1995. Double CD, Frémeaux & Associés FA 403.
Paris-janvier 1996. Double CD, Frémeaux & Associés FA 412.
Paris-janvier 1997. Double CD, Frémeaux & Associés FA 421.
Quatre éditions consécutives de cette manifestation vouée aux diverses expressions du gospel contemporain ont été publiées à ce jour. Il y a incontestablement une différence sensible entre des artistes enregistrés à chaud dans une église et ceux dont on capture l'image sonore au cours d'un concert. Les planches parisiennes sont certes loin de ressembler aux autels de Brooklyn mais il ne faut pas bouder son plaisir. L'originalité du Festival de Gospel de Paris est d'ouvrir la scène à toutes les formes d'expression. Si les artistes afro-américains sont en nombre, une large place est accordée à des interprètes originaires d'Afrique ou des Antilles. Cette dimension est d'importance et contribue à promouvoir une musique de tolérance et de liberté. Dans les différentes programmations établies entre 1994 et 1997, le public a pu ainsi découvrir: Jo Ann Pickens, Reverend Johnny Thompson, The Palata Singers, Melek Habassa & The New Melody, Accord, Segan', Gospel Unity, Psalmody, Brenda Waters, The Robert Jackson Singers, Polya Jordan, Black Harmony, Marcel Boungou, N'Temo Gospel Singers, Manda Djinn, Reverend Bazil Meade & The London Community Gospel Choir, Saint Quentin Gospel, The Kingdom Singers, The Zion Harmonizers...
Comme toujours sur le label Frémeaux & Associés, les livrets bilingues sont bien détaillés et comportent de nombreuses photos.

The Johnny Thompson singers

12 - Wake up now (J. Thompson)

Le Révérend Thompson, né à Philadelphie, est un messager du gospel qui n'hésite pas à reprendre inlassablement son bâton de pèlerin pour parcourir les scènes du monde entier. Sa carrière riche de rencontres prestigieuses, de succès internationaux et d'expériences humaines, l'a amené à écumer les États-Unis, à visiter le Moyen-Orient et à traverser l'Europe d'ouest en est. Sa discographie est importante (près d'une trentaine d'albums) mais cet album dont il signe tous les titres est révélateur de son talentueux prosélytisme. Loin d'être un pharisien dogmatique, il sait s'entourer de jeunes talents qui l'aident à régénérer son art. Les chanteuses Julia Mae Price, Hedreich Nichols et Tracy Shy ainsi que le Révérend Matthew Haye sont des compagnons de voyage à la hauteur de leur guide.

The New Orleans Spiritualettes

13 - I Believe

Le parfait exemple d'un disque totalement immerge dans la tradition du culte baptiste. Basées dans la Cité du Croissant, les Spiritualettes créées et dirigées par Ruby Ray, sont parties intégrantes d'une ville où la musique transpire à chaque coin de rue. Respectueuses des textes bibliques et fidèles à un répertoire classique régénéré par le rhythm'n blues, ces chanteuses s'expriment sans affectation, sans jamais exagérer les effets et sans surcharger les harmonisations. La clé de leur réussite est dans cette fa­culté rare à créer la tension et le vertige tout en gardant une joyeuse décontraction qui s'avère vite contagieuse, une efficacité sereine qui ne cède jamais aux racolages faciles.

The Heavenly Stars


14 - Oh Happy Day (Edwin Hawkins)
15 - Down by the Riverside (trad)

L.A. Gospel Rap - Team Jesus

16 - Don’t you give up

(A. Jones - Jay Williams - M. Thompson)
Los Angeles Gospel Rap (Elephant/Tonga/Frémeaux EL 2008)
Au-delà de l'esthétique musicale, le rap est une attitude, un choix d'expression qui implique ses codes de pensées, ses réflexes comportementaux et ses rituels. À l'intérieur du mouvement il existe des nuances de taille et des options contrastées. Rébellion ou religion, gangster ou prêcheur, clan ou communauté, provocation ou évangiles, certains choisissent la musique de leur âge et la culture de leur ghetto pour la mettre au service de Dieu. La parole du Christ face à la haine et à la violence est ici un combat contre les inégalités, la recherche d'une justice et d'une reconnaissance. Le groupe Team Jesus produit par Barr 9 Productions est constitué d'un chœur d'adolescents de Los Angeles, soutenu par des programmations électroniques aux accents R & B et hip hop. Et s'il n'y est question que d'amour, d'élévation et de joie, les boîtes à rythme claquent, les basses plombent et les synthés crépitent avec force. Ces gamins anonymes de la rue, animés par une foi solide, ont l'énergie et le talent pour séduire au-delà de leurs ghettos.


CD 2 - Gospel classsique

Monroe Brothers

1 - Will the circle be unbroken ? (A P Carter)

Country Gospel-Vol. 2 :     

New York-Atlanta-Nashville/1929-1946    
(Double CD Frémeaux & Associés FA055)

Ce coffret fait écho à un premier volume consacré au genre populaire majeur de la culture blanche américaine qu'est la Country Music (« Country, Nashville-Dallas-Hollywood 1927-1942/FA 015 »). Très bonne idée que d'avoir exploré les sources religieuses de la Country dans une deuxième anthologie et d'avoir développé la thématique religieuse en regroupant l'essentiel des personnages d'un genre musical jugé, à tort, hybride et souvent un peu déconsidéré. La force de ces deux galettes plongées dans le terreau des musiques croisées de l'Amérique profonde est d'élargir le spectre des auditeurs déjà initiés aux chants noirs. Il ne pouvait y avoir de meilleur spécialiste que Gérard Herzhaft pour tenir la main de l'auditeur dans cette pérégrination sur la Terre Promise des pionniers, ce Nouveau Monde bâti à la ma­nière d'une Nouvelle Jérusalem. Livret de 40 pages avec photos.

Louis Armstrong

2 - Nobody knows the trouble I’ve seen (trad) N° 2
3 - Johah and the whale (R McGimsey)
4 - I hope Gabriel likes my music (D Franklin)
5 - Lawd, you made the night too long (S M Lewis - J Young)

Hallelujah! - Gospel 1930-1041    

(Frémeaux & Associés FA001)     
The Good Book (MCA MCDO 1300)

Il est impossible de passer à côté de ce monument sans s'y arrêter. La voix de Satchmo est certes unique et aussitôt identifiable mais elle n'est jamais aussi bouleversante que lorsqu'elle s'élève vers Dieu. Le célébrissime « Good Book » enregistré en 1958 sur des arrangements du brillant Sy Oliver est un de ces albums que l'on peut feuilleter toute une vie sans se lasser. Bien au contraire, on s'y régénère sans cesse à la source même de la musique noire. Tout aussi passionnant est le volume regroupant 17 titres de l'entre-deux-guerres où Louis Armstrong interprète quelques spirituals connus ainsi que plusieurs thèmes inspirés ne relevant pas directement de la tradition religieuse mais qu'il sacralise dès qu'il les touche. Car dès qu'il aborde une mélodie, le génie de Satchmo s'impose et transforme en classique la moindre bluette. Certains de ces gospels modernes entreront d'ailleurs au répertoire d'interprètes religieux très réputés.

Golden Gate Quartet

6 - Massa’s in the cold ground (trad)
7 - When the saints go marching in (trad)
8 - Travelin’shoes (trad)

Gospel 1937-1941     
(Double CD - Frémeaux et Associés FA 002)
Le premier balaie toute la période de légende, de la ge­nèse du groupe jusqu'à son ascension à la reconnaissance. Soit cinq années de création ininterrompue qui révolutionneront le chant évangélique et installeront définitivement le groupe dans la grande histoire des musiques noires. Un livret bilingue, de la plume de Jean Buzelin, fait de cette réédition une excellente initiation au inonde du gospel confronté aux scènes profanes.

Mahalia Jackson

9 - Oh my lord
10 - Walk with me

Une stature impériale et un port de tête majestueux, Mahalia Jackson est, au-delà de son génie vocal, l'incarnation même du gospel, l'image symbolique de la dignité du peuple noir, dans ce qu'il a de plus puissant et de plus noble. Qu'elle apparaisse sphynxiale ou possédée, Mahalia est une icône qui s'est toujours préservée des tentations malignes du mercantilisme artistique.
jusqu'en 1935, elle occupe des emplois d'ouvrière et de domestique, tout en fréquentant assidument le monde musical religieux, et c'est vers 1938 qu'elle change de statut social en épousant Ike Hochenhull et en ouvrant un institut de beauté. Un an auparavant, elle a enregistré pour la compagnie Decca avec sa pianiste habituelle Estelle Allen, quatre titres qui ne défraient pas la chronique : Gods Gonna Separate The Meat From The Tares, Oh My Lord, Keep Me Everyday et God Shall Wipe All Tears Away. Ces séances passent inaperçues, pourtant la quintessence de son art transparaît dans ces faces pleines de vibrations charnelles, de plaintes murmurées, de grondements soufflés et de charge émotionnelle.
Ike, son mari, est conscient des dons phénoménaux de Mahalia et il essaie de la pousser vers une carrière profane qui peut s'avérer rentable. Mahalia Jackson refuse avec fermeté, elle sait que sa vocation est dans le service et le respect de la parole de Dieu. Elle ne dérogera pas à ses convictions : « Quand j'étais jeune, j'ai lavé les assiettes, gratté les parquets, fait la lessive, rien que pour aider ma famille à vivre; je connaissais le blues, mais il y a du désespoir dans le blues; je chantais la musique de Dieu parce qu'elle me donnait l'espérance. J'ai toujours besoin de l'espérance et du bonheur que me donne la musique de Dieu; pour moi, c'est un triomphe personnel sur chaque difficulté, une solution à chaque problème, un petit sentier vers la paix. »

Complète Mahalia Jackson - Vol. 1 - 1937-1946 (Frémeaux & Associés FA 1311)
Indispensable, imparable et inaltérable. Si tout a déjà été dit sur cette femme impériale, il reste maintenant à l'écouter religieusement. Dans la sélection d'albums proposés ci-dessus, il n'y a rien à jeter. Et c'est bien là un des aspects effarants de cette artiste majeure : la perfection. Alors pourquoi se priver ?
En ce qui concerne les disques publiés chez Frémeaux,
il y a comme d'habitude un grand souci d'exégèse et de didactisme éclairé. Sélectionnés et annotés par jean Buzelin dans un livret de 24 pages avec photos, les chefs-d'œuvre de la prêtresse défilent sans avoir pris une seule ride.

Marian Anderson

11 - Nobody knows the trouble I’ve seen (trad)

Negro Spirituals 1924-1949     
(Frémeaux & Associés FA 184)
La grande dame du chant lyrique n'a jamais oublié ni abandonné le répertoire de son peuple. Si elle a interprété tous les grands compositeurs de la musique classique occidentale, elle a cependant toujours entretenu les liens indéfectibles qui l'attachaient aux sources de la musique noire. Toute son humanité, sa lumineuse générosité et sa modestie brillent dans ces negro spirituals précieux et pudiques, reflets de son âme intacte. Marian Anderson est une magicienne.

Sister Rosetta Tharpe

12 - Just a closer walk with thee (trad)
13 - Rock me (T. A. Dorsey)

La grande vedette du show business américain, la prêcheuse canaille et la brûleuse de planches des années 1940 est assurément cette personnalité épicurienne et mystique, pleine de contrastes explosifs et de paradoxes toujours résolus.
On ne sait pas par quel miracle ou quel sortilège elle se retrouve à New York en 1936. Soudain catapultée dans le tourbillon des paillettes et les dorures des music-halls, fraîchement divorcée et l'ambition chevillée au corps, elle trouve un engagement dans le grand orchestre de Cab Calloway, apparaît dans la troupe du luxueux Cotton Club en 1938, enregistre sous son nom pour la compagnie Decca (Rock Me, The Lonesome Road...), se frotte au danseur de music-hall Bill «Bojangles» Robinson, enregistre avec la formation swing de Lucky Millinder en 1941, s'acoquine avec l'orchestre d'Andy Kirk et mène grand train sur les scènes de Broadway. Rosetta Tharpe vit des années de folie et de gloire. Mais les autorités religieuses voient d'un mauvais œil cette femme qui met le feu aux cabarets avec des morceaux de gospel, qui s'amuse en prêchant, abattant les frontières entre profane et sacré, rivalisant d'inventions pour transmettre les Évangiles à un public de fêtards noctambules. Artiste stimulante, brillante guitariste au rythme implacable et aux solos ravageurs, chanteuse à la voix ample, émouvante et espiègle, elle se moque des anathèmes. Rosetta ne se sentira jamais hérétique, elle est en parfait accord avec sa conscience et reste fidèle à sa croyance.
Elle quitte ce monde en 1973, laissant un grand vide dans le milieu du gospel. Son enthousiasme, son attitude extravertie, sa fantaisie naturelle, ses excès de spontanéité, sa gaieté pétulante et son appétit de vivre l'ont peut-être conduite au purgatoire, le temps de rendre quelques comptes sur les hommes qu'elle a croqués à belles dents et les nuits de Harlem qu'elle a traversées sans tabou, mais les portes du Paradis ont dû s'ouvrir dès les premières notes de guitare égrenées.

Sister Rosetta Tharpe
Vol. 1: 1938-1943 (Double CD - Frémeaux & Associés FA 1301)
Vol. 2: 1943-1947 (Double CD - Frémeaux & Associés FA 1302)
Un travail d'orfèvre que cette restitution des premiers enregistrements d'une des divas les plus canailles et inspirées. Jean Buzelin, auteur de la sélection et des notes, a mis en perspective une carrière tout à fait hors du commun, à la fois spirituelle et sulfureuse, sensuelle et mystique, sobre et débraillée. Un beau reflet de la vie quand elle est saisie à bras le corps et remplie de rêves. Entre église et cabaret, tradition et novation, encens et sueur, la Sister nous embarque à bord de la machine à swing de Lucky Millinder, nous envoûte avec une seule guitare ou entourée du piano de Sammy Price, nous fait frémir avec son amie Marie Knight et nous touche toujours droit au cœur. Inégalable dans son genre, cette séductrice enjôleuse est capable de convertir le plus mécréant des auditeurs. Livret bilingue de 24 pages avec photos dans chaque coffret.
Il existe aussi une version plus courte du premier volume de cette intégrale, soit un seul CD compilant les titres phares (chez le même éditeur sous référence FA 017).

Bessie Smith

14 - Moan your moaners (S Williams)
Charioteers
15 - Wade in the water (trad)
Georgia Peach
16 - Do lord send me (Gholston Brock)
Elder Charles Beck
17 - Gabriel (trad)

Vol. 1 : Negro SpirituaIs/Gospel Songs/1926-1942 (Double CD - Frémeaux & Associés FA 008)
Vol. 2 : Gospel Quartets/1921-1942     
(Double CD - Frémeaux & Associés FA 026)
Vol. 3 : Guitar Evangelists & Bluesmen / 1927-1944 (Double CD Frémeaux & Associés FA 044)

Voici les meilleurs travaux jamais réalisés dans le domaine de la rétrospective historique des musiques religieuses noires américaines. Sous l'égide de l'excellent Jean Buzelin, les deux premiers volumes sont respectivement accompagnés de livrets de 16 et 24 pages avec photos.
Un travail irréprochable et brillant, agençant les pièces avec un souci de variation tout en n'oubliant jamais de les ins­crire dans le fil de l'histoire. Tout ici, des prêcheurs aux quartets en passant par les solistes ou les chorales, est parfaitement représentatif de la diversité des courants musicaux qui ont traversé les negro spirituals et les gospel songs durant la première moitié du xxe siècle. On ne peut que recommander chaudement un tel effort et une telle réussite.
Beaucoup plus épais est le livret du troisième volume puisqu'il compte 64 pages avec photos. Mais il fallait au moins cela au spécialiste du blues Gérard Herzhaft pour dresser le portrait des évangélistes itinérants et des bluesmen en repentir. L'éclectisme de ces chanteurs guitaristes que l'on disait alors habités autant par le Seigneur que par le Démon est le meilleur exemple que l'on puisse donner d'une culture complexe où voisinent naturellement le péché et la grâce, le bourbon et la croix, les jupons et la chasuble, les bancs de l'église et le comptoir des cabarets. L'espoir et le réconfort sont au prix de cette recherche éperdue d'identité. Une leçon de musicalité et d'art de vivre.

Thomas A Dorsey (T. A. Dorsey)


18 - If you see my saviour (T.A. Dorsey)

Negro Spirituals, la tradition de concert/1909-1948 (Double CD - Frémeaux & Associés FA 168)
Les voix classiques, les jubilee quartets et les chœurs universitaires qui sont regroupés dans ce coffret par François Xavier Moulé font partie des fondateurs d'une tradition de concert toujours vivace. Si les Fisk University Jubilee Singers, Marian Anderson, Paul Robeson, Roland Hayes ou Dorothy Maynor comptent parmi les plus connus et reconnus, il existe beaucoup d'autres formations chorales ou artistes solistes qui ont alimenté ce genre raffiné et sophistiqué, constituant le fleuron des mélodies classiques de l'Amérique noire. En 36 titres judicieusement choisis, ce diptyque restitue enfin l'importance et le talent de ceux qui ont contribué à la reconnaissance et à la propagation d'un art singulier, né douloureusement dans l'exclusion et accédant peu à peu au statut de patrimoine national. Livret bilingue de 40 pages avec photos.   

Noël Balen
Histoire du Negro Spiritual et du Gospel © 2001 Fayard




En novembre 2001, Fayard faisait paraître “Histoire du Negro Spiritual et du Gospel”, magnifique ouvrage de 350 pages établissant pour la première fois en langue française une histoire exhaustive et cohérente de la seule expression artistique reli­gieuse au XXe siècle qui a réussi à s’inscrire comme genre musical majeur.
Son auteur, Noël Balen, non seulement replace le Gospel dans sa perspective historique, mais nous présente de manière très documentée et passionnante les liens culturels et cultuels entre le peuple noir des Etats-Unis et son aspiration spirituelle et politique. L’auteur nous donne toutes les clés sociologiques qui aident à comprendre et à aimer cette musique qui sublime l’âme.
Frémeaux & Associés, principal producteur de Gospel en Europe, et éditeur du patrimoine sonore, a tenu à saluer la parution de ce livre, en offrant une illustration de toutes les formations présentées dans l’ouvrage de Noël Balen et disponible dans son catalogue.
Le premier compact-disque regroupe les grandes formations américaines ou européennes actuelles dont les chorales des Révérends Clay Evans et Bill Morton qui ont toutes les deux représentées des records de vente aux USA ainsi que les artistes défendus par le Festival International de Gospel de Paris. Le second CD se tourne vers l’histoire et présente les faces originales de Mahalia Jackson, Louis Armstrong, Golden Gate Quartet.
Patrick Frémeaux, l’éditeur sonore


CD 1 (Gospel contemporain) :
Révérend Morton & Chorale St Stephen : 1. Who’s the one 6’01 • 2. Story of calvery 7’11 • Rev Clay Evans : 3. It’s me again 7’39 • Clyde Wright (from the Golden Gate 4tet) : 4. Oh what a day 3’48 • Zion Harmonizers : 5. Never alone 3’30 • Palata : 6. Swing low sweet chariot 4’38 • 7. Kumbaya lord 3’51 • Segan’s : 8. Oh when the saints 3’04 • Polya Jordan : 9. The lord is a busy man 2’03 • Black & White Gospel Singers : 10. Look to god 7’39 • The Robert Jackson Singers : 11. Hush 6’40 • The Johnny Thompson Singers : 12. Wake up know 5’37 • The New Orleans Spiritualettes : 13. I Believe 2’44 • The Heavenly Stars : 14. Oh happy day 3’50 • 15. Down by the riverside 4’24 • L.A. Gospel Rap - Team Jesus : 16. Don’t you give up 4’22.

CD 2 (Gospel classique) :
Monroe Brothers : 1. Will the circle be unbroken ? 2’27 • Louis Armstrong : 2. Nobody knows the trouble I’ve seen 3’09 • 3. Jonah and the whale 2’45 • 4. I Hope Gabriel likes my music 3’14 • 5. Lawd, you made the night too long 3’20 • Golden Gate Quartet : 6. Massa’s in the cold ground 2’47 • 7. When the saints go marching in 2’12 • 8. Travelin’shoes 1’52 • Mahalia Jackson : 9. Oh my lord 2’58 • 10. Walk with me 2’42 • Marian Anderson : 11. Nobody knows the trouble I’ve seen 2’40 • Sister Rosetta Tharpe : 12. Just a closer walk with thee 2’47 • 13. Rock me 2’34 • Bessie Smith : 14. Moan your moaners 3’13 • Charioteers : 15. Wade in the water 2’43 • Georgia Peach : 16. Do lord send me 2’47 • Elder Charles Beck: 17. Gabriel 2’38 • Thomas A. Dorsey : 18. If you see my saviour 2’50.





PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 DON T YOU GIVE UP - TEAM JESUS04'19
02 NOBODY KNOWS THE TROUBLE I VE SEEN - ARMSTRONG03'07
03 LAWD YOU MADE THE NIGHT TOO LONG - ARMSTRONG03'18
04 I HOPE GABRIEL LIKES MY MUSIC - ARMSTRONG03'11
05 JONAH AND THE WHALE - ARMSTRONG02'43
06 IF YOU SEE MY SAVIOUR - DORSEY02'47
07 GABRIEL - BECK02'53
08 MOAN YOU MOANERS - SMITH03'09
09 DO LORD SEND ME - PEACH GEORGIA GOSPEL SINGERS02'45
10 WADE IN THE WATER - CHARIOTEERS02'41
11 WILL THE CIRCLE BE UNBROKEN - MONROE BROTHERS02'27
12 MASSA IN THE COLD COLD GROUND - GOLDEN GATE QUARTET02'45
13 SAINTS GO MARCHING IN - GOLDEN GATE QUARTET02'11
14 TRAVELIN SHOES - GOLDEN GATE QUARTET01'51
15 ROCK ME - THARPE02'33
16 JUST A CLOSER WALK WITH THREE - THARPE02'45
17 OH MY LORD - JACKSON02'56
CD 2
01 1 WALK WITH ME - JACKSON02'48
02 NOBODY KNOWS THE TROUBLE I VE SEEN - ANDERSON02'42
03 WHO S THE ONE - BISHOP MORTON05'55
04 STORY OF CALVARY - BISHOP MORTON07'10
05 LOOK TO GOD - BLACK AND WHITE GOSPEL SINGERS07'35
06 NEVER ALONE - ZION HARMONIZERS03'31
07 OH WHEN THE SAINTS - SEGAN03'04
08 SWING LOW SWEET CHARIOT - THE PALATA SINGERS04'50
09 THE LORD IS A BUSY MAN - JORDAN02'13
10 HUSH - THE ROBERT JACKSON SINGERS06'38
11 KUMBAYA MY LORD - THE PALATA SINGERS03'53
12 OH WHAT A DAY - WRIGHT03'50
13 I BELIEVE - THE NEW ORLEANS SPIRITUALETTES02'45
14 WAKE UP NOW - THOMPSON05'36
15 OH HAPPY DAY - THE HEAVENLY STARS03'47
16 DOWN BY THE RIVERSIDE - THE HEAVENLY STARS04'23
17 IT S ME AGAIN - REV CLAY EVANS07'20
**** Blues Magazine

« Frémeaux a pioché dans les albums gospels déjà édités chez eux pour composer cette compilation dont beaucoup de morceaux sont très bien analysés dans le livret. » Bernard BOYAT – BLUES MAGAZINE. Ce disque a reçu la distinction **** Blues Magazine


« Frémeaux a pioché dans les albums gospels déjà édités chez eux pour composer cette compilation dont beaucoup de morceaux sont très bien analysés dans le livret. Des deux CDs, c’est le second qui est le plus emballant avec, comme curiosités un Lord, you made the rights too long dont la mélodie rappelle beaucoup celle de Minnie the moocher ! Sur le premier, les curiosités sont un Palata, un groupe congolais et les rappeurs du LA Gospel Rap-Team Jesus. Quant au contenu musical (le reste dépendant des convictions religieuses de chacun), les meilleurs moments sont le Oh what a day de Clyde Wright et le Do Lord send me de Georgia peach, très doo-wap. » Bernard BOYAT – BLLUES MAGAZINE. Ce disque a reçu la distinction **** Blues Magazine




"Un superbe coffret" par Jazz Notes

« ... Un excellent travail qui vous fera découvrir le monde habité par Dieu, sans oublier de lire l’Histoire du Negro Spiritual et du Gospel paru chez Fayard en 2001 de notre confrère Noël Balen, grand spécialiste en la matière. » JAZZ NOTES. Ce disque a reçu la distinction Sélection Jazz Notes


« Un superbe coffret qui brosse en 16 plages le gospel contemporain (premier CD). Le Révérend Morton et la chorale St Stephen : étonnant, puis l’Evêque Paul S. Morton, qui vous incite à passer votre vie aux offices, le Révérend Clay Evans, messager divin, Clyde Wright, l’un des chanteurs du Golden Gate Quartet. Ensuite Zion Harmonizers, Palata, Segan’, Polya Jordan, Black & White Gospel Singers, The Robert Jackson Singers, The Johnny Thompson Singers, The New Orleans Spiritualettes, The Heavenly Stars, L. A. Gospel Rap. Le deuxième CD comprend, lui, le gospel classique avec Monroe Brothers, représentant de Country Gospel puis L. Armstrong qui, lui aussi, a célébré Dieu. Le Golden Gate Quartet, M. Jackson, Marian Anderson, Rosetta Tharpe, B. Smith, Charioteers, Georgie Peach, Elder Charles Beck et on termine par Thomas A. Dorsey. Un tour d’horizon qui vous permettra, en lisant la brochure, de vous procurer auprès de Frémeaux celui que vous avez préféré. Un excellent travail qui vous fera découvrir le monde habité par Dieu, sans oublier de lire l’Histoire du Negro Spiritual et du Gospel paru chez Fayard en 2001 de notre confrère Noël Balen, grand spécialiste en la matière. » JAZZ NOTES. Ce disque a reçu la distinction Sélection Jazz Notes




"Une excellente introduction pour le néophyte de bonne volonté" par Répertoire

« Ce double CD est le pendant auditif du livre éponyme de Noël Balen publié chez Fayard. Il ne surprendra pas l’amateur du genre mais constitue, tant par les documents regroupés que par le livret de 24 pages inclus, une excellente introduction pour le néophyte de bonne volonté. » REPERTOIRE




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