POP CULTURE (LES BEATLES, LES ROLLING STONES, CLAUDE FRANCOIS(...)

INTERVIEWS ET REPORTAGES DE FRANCOIS JOUFFA 1964-1970

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Livret : 32 PAGES
Nombre de CDs : 1


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FA5064

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Interviews et reportages de François Jouffa 1964-1970

Ce disque réunit sous forme d’une documentation sonore, les reportages et interviews de François Jouffa réalisés pour Europe n°1 de 1964 à 1970. Accompagné d'un livret 32 pages illustré, François Jouffa, adepte des collectors, en a limité le tirage à 2500 exemplaires pour lequel il reste une fin d'édition disponible. Outre l'intérêt historique de cette époque où la jeunesse a pu prendre la parole, ces enregistrements nous font revivre par la couleur sonore, le rêve de la Pop Culture.
Patrick Frémeaux 

Ces échos sonores de l’âge d’or du yéyé font partie de l’histoire de la radio. Diffusés généralement dans les flashes d’information pendant la cultissime émission “Salut les copains”, ces petits bobinos enregistrés sont pratiquement les seuls témoignages qui nous restent du temps des idoles.
Jacques Barsamian

Les Beatles • Les Rolling Stones • Ray Charles • Johnny Hallyday • Sylvie Vartan • Claude François • Sheila • Lucky Blondo • France Gall • Dick Rivers • Pierre Vassiliu • Ronnie Bird • Salvador Dali • Hector • Brigitte Bardot • Bob Dylan • Jacques Higelin • Antoine • Françoise Hardy • Jacques Dutronc • Richard Anthony• Joan Baez • George Chakiris • Sean Connery...

Droits audio : Europe 1
Droits d'exploitation consenti à Frémeaux & Associés dans la limite de 2500 exemplaires.

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Pop Culture FA5064

POP CULTURE
INTERVIEWS & REPORTAGES DE FRANçOIS JOUFFA 1964-1970










Les années 60 avec François JOUFFA

François Jouffa est entré à Europe n°1 en 1956. Il n’ avait que 13 ans. Avec d’autres préadolescents, il animait une émission qui s’appelait «Europe Jeunesse». Puis, à moins de 20 ans, il est devenu journaliste dans cette station «dans le vent» à partir de l’automne 1963. Jusqu’en 1975, il sera successivement coupeur-trieur-distributeur de dépêches d’agences de presse, monteur de bandes magnétiques, secrétaire de rédaction, flashman, reporter, animateur d’émissions («Campus» en avril 68, «Carré Bleu» en 72...), puis auteur de longues séries hebdomadaires (les fameuses «Beatles Story», «Johnny Story», etc.) qui déboucheront sur les textes de nos nombreux livres encyclopédiques en commun.
En tant que reporter, François était sur tous les fronts : catastrophes, assassinats, conseils des ministres, mariages princiers, voyages officiels avec le général de Gaulle, barricades de mai 68... On le croise aussi bien, en che­mise indienne,  sur les chemins de Kathmandou qu’en blouse blanche avec les astronautes de la Nasa à Cape Kennedy . Mais comme il était, au sein d’un grand média, le seul journaliste du début des années 60 à être branché sur la culture pop, on se souvient surtout des interviews que lui accordaient en exclusivité les chanteurs de sa génération (de Johnny Hallyday à Bob Dylan en passant par John Lennon).
En voici, à la demande des collectionneurs, un best of. Ces échos sonores de l’âge d’or du yéyé font partie de l’histoire de la radio. Ils étaient diffusés, généralement, dans les flashes d’informations de 17 et 18 heures présentés par André Arnaud, pendant la cultissime émission «Salut Les Copains». Comme le reste de l’antenne était en direct, ces petis bobinos enregistrés sont pratiquement les seuls témoignages qui nous restent du temps des idoles.
Après quelques incursions dans le cinéma (il est notamment le réalisateur du film «La Bonzesse» qui fit scandale en 1973), de nombreuses expéditions, en Asie principalement, pour y enregistrer des albums d’ethnomusiques, et après une honorable carrière de producteur-animateur à France-Inter («Jeune, jolie mais seule» dans le cadre de «l’Oreille en coin»), François est revenu à la station de radio de ses débuts. D’abord en 1982 pour l’émission du soir «Radio libre à ...». Enfin, entre 1991 et 1996, il anima «Vinyl Fraise» pour faire revivre, en chansons et par le document sonore, ces fameux «happy days» qui fascinent autant les jeunes d’aujourd’hui que leurs anciens twisteurs de parents et même de grand-parents. Pour toute une génération, le travail de François a été le medium par lequel elle a pu être en osmose avec la vie des métiers du rock, rêves et utopie compris.
Jacques Barsamian


Souvenirs - Souvenirs

A Europe n°1, un jeune reporter devait être généraliste, comme un médecin de campagne. C’est-à-dire que, le matin avant 9 heures, puis en début d’après-midi, lors des conférences de rédaction qui réunissaient tous les journalistes autour des rédacteurs en chef, avec souvent la présence  respectée du big boss Maurice Siegel, on pouvait me désigner aussi bien pour l’arrivée d’une étape du Tour de France, que pour aller faire le pied de grue dans la cour de l’Elysée, ou pour planquer dans les parages d’un fait divers sanglant. Comme j’avais fait quelques études aux Etats-Unis, à l’Université de Washington, et que j’étais l’un des rares à bien parler anglais, j’avais droit d’office à l’actualité de la Grande Bretagne : ce qui, dans ces swinging sixties, signifiait surtout Carnaby street et pop music. J’étais le plus jeune des reporters et le seul à m’intéresser vraiment à ces nouveaux groupes de Liverpool, Manchester et Londres et, comme la station de radio qui m’employait était la seule à diffuser des informations sur cette nouvelle culture, je me suis retrouvé, souvent, le seul journaliste français sur la route avec ces monstres devenus légendaires. Mon image est, définitivement, liée à cette époque. Le nom de Jouffa, pour le public des ménagères de moins de 60 ans, maintenant, évoque les Beatles ou Hallyday. Peu importe mes animations-productions à Radio France dans les années 70, ma direction des programmes de FIP dans les années 80, mes scénarios et réalisations de films pour la télé et le cinéma, on se souvient seulement que j’ai été le premier à interviewer John, Paul et George. Peu importe ma couverture de tournées présidentielles avec de Gaulle en Vendée-Bretagne, on ne me parle que du seul sourire de tout le séjour de Bob Dylan à Paris à mon égard. J’ai enregistré et réalisé une quarantaine de 33 tours et de CD, du Pérou au Viêt-nam, du Maroc au Sri Lanka, mais c’est de l’ironie blessante de Brian Jones envers Mick Jagger, à mon micro, qu’on se rappelle. J’ai écrit des articles et effectué des reportages pour à peu près toute la grande presse, de Libération au Figaro, du Nouvel Obs à V.S.D., mais l’on me demande fréquemment si c’est bien le même Jouffa qui signait dans le mensuel Rock & Folk et l’hebdo Pop Music. J’étais présent à la Nasa quand des hommes marchaient sur la lune et, même là-bas à Houston, Texas, un Américain m’a dit avoir été frappé, de passage en France,  par mon entretien avec Ray Charles. Alors j’assume.  Et cela me fait bien plaisir de ressortir ces photos sonores, ces petits moments de bonheur, d’un temps heureux  d’avant le chômage et le sida. Pour faire le journaliste sérieux, je les vouvoyais mes copains chanteurs. Mais comme le ton de ma radio était «persifleur», j’ai l’impression, en réécoutant ces vieux documents, que mes questions n’étaient pas toujours très gentilles. A vrai dire, pour que mes reportages soient acceptés par mes chefs, j’avoue aujourd’hui avoir légèrement sacrifié à la causticité ambiante vis-à-vis de cette contre-culture dont j’étais pourtant l’un des chantres. Les dates indiquées sont celles des passages à l’antenne et non celles des enregistrements, souvent la veille au soir. Je remercie feu Paul Bai d’avoir alors consciencieusement collecté ces «bobinos» et de les avoir consignés dans un agenda noir, puis à Chantal Dumas et enfin à Margaret Verbeke d’être restées les gardiennes du temple. Ceci n’est qu’un échantillon, il en reste des dizaines à la magnétothèque d’Europe 1.
François Jouffa


Commentaires des plages du CD

1 - Les Beatles. Cela paraît de la préhistoire quand je raconte cette anecdote à un jeune auditoire. A l’époque, on allait chercher les personnalités à la descente d’avion. D’ailleurs, les grandes agences de presses avaient un bureau à Orly. Là, le mardi 14 janvier 1964, on est au Bourget. L’avion, un  Comet 4B est à hélices. On y accède par l’arrière avec une passerelle-échelle. Les passagers sont descendus sauf trois des quatre Beatles qui m’attendent à l’intérieur. Quand je branche mon magnétophone Nagra 3 à bandes magnétiques, je leur demande en anglais de bien vouloir répondre à mes questions... en français. J’avais écris pour eux, phonétiquement, les réponses que j’attendais, des phrases brèves qu’ils avaient prononcées pour la presse de leur pays. No problem. Et c’est ainsi que, le lendemain, les auditeurs de S.L.C. on pu entendre les Beatles leur parler en français, avant leur spectacle de trois semaines à l’Olympia au même programme que Trini Lopez et Sylvie Vartan. Dans l’ordre d’intervention : John Lennon, Paul McCartney et George Harrison.
15 janvier 1964 - 35”

2 - George Chakiris. Je ne suis plus reporter depuis quelques semaines et je suis malheureux d’avoir été assigné, le soir et la nuit, au secrétariat de rédaction pour préparer le travail de  mes camarades du petit matin. Je crois que ma carrière est déjà finie. Ce soir-là,  j’entend dire qu’il y a du vacarme sur les Champs-Elysées. Je prends l’initiative d’aller voir, un magnéto à l’épaule. C’est le beau danseur George Chakiris qui est accueilli par les fans qui fêtent la troisième année d’exclusivité parisienne de la comédie musicale filmée West Side Story dans la même salle George V. J’avais bien fait : pour me récompenser, Jacques Paoli me réintègrera parmi les reporters.
3 mars 1964 - 1’10”

3 - Sheila. Après une opération dont son producteur et mentor Claude Carrère tenait à garder les détails secrets, Sheila va abandonner la scène pour de nombreuses années. Le journaliste Gérard de Villiers, pas encore auteur à succès des SAS, avait méchamment insinué dans un hebdo à scandales que «la petite fille de Français moyen» était un garçon.  Pour faire taire ces rumeurs malveillantes, qui la peinent encore aujourd’hui, Sheila donne une réception dans un des pavillons des jardins des Champs-Elysées.
22 mai 1964 - 45”

4 - Ray Charles. Dans sa loge de l’Olympia, l’artiste qui a fait basculer la musique religieuse noire vers le rhythm ’n’ blues et qui, de ce fait historique, est l’un des pères du rock ’n’ roll, évoque son travail et surtout prône l’égalité raciale. Entre deux reniflements dûs à des narines... très encombrées. Quand je reverrai Ray, dans sa chambre du Ritz à Paris, 32 ans plus tard, il éclatera de rire en écoutant ce vieux document.
6 août 1964 - 1’09”

5 - Lucky Blondo. Il est alors la plus belle voix des sixties, en dehors de Richard Anthony. Quand je découvre, par une dépêche, qu’il est inculpé pour outrages à agent et qu’il va être jugé, je cours au Palais de justice. Lucky y est seul, sans défenseur, sûr de son bon droit. Je lui conseille de prendre un avocat, mais il n’en connaît aucun. Je vais alors mettre un petit mot dans la poche de la robe noire de mon père Maître Yves Jouffa, au vestiaire des avocats. Il viendra plaider in extremis mais je ne me souviens plus du résultat.
24 septembre 1964 - 1’16”

6 - Les Rolling Stones. Aujourd’hui, il est impossible d’approcher une vedette qui est, dès ses débuts, entourée d’un rempart de producteurs, secrétaires, assistants, attachés de presse et autres gardes du corps. Pour moi, c’était facile, j’étais le seul à interviewer pour la radio les rock et pop stars. De plus, aucune émission de télévision ne s’y intéressait en France. Je frappais à une porte des loges de l’Olympia, sans demander aucune permission, entrais, me présentais et mettais en marche mon Nagra. Les Stones Bill Wyman (bassiste) et Charlie Watts (batteur) sont impassibles pendant que leurs fans cassent les vitrines du boulevard des Capucines. Il y aura 150 arrestations après le concert. Il est à noter que,  pour moi, alors, un Stone est un Stone : un membre à part égale du groupe qui allait devenir le plus grand de l’his­toire du rock ’n’ roll. Bill et Charlie, pour une interview, valaient bien Mick, Keith ou Brian.
20 octobre 1964 - 1’13”

7 - Claude François. Cloclo était facile à interroger. Après une première question, il enchaînait tout seul sans s’arrêter, passionné et survolté. Le problème était au montage pour tenter de le couper, de le résumer, de le formater sans trahir sa pensée. Il m’explique au téléphone (pas très bonnes les lignes des PTT, mais c’est ça aussi le son sixties, surtout diffusé sur Grandes Ondes !) le premier de sa longue liste d’accidents : chute dans une fosse d’orchestre, nez cassés avant d’être opérés, bombe dans un hôtel, etc., avant son geste malheureux et fatal de mars 1978 qui lui coûtera la vie dans sa baignoire.    4 décembre 1964 - 57”

8 - Sean Connery. Quand l’agent 007, le premier, le vrai, donne une conférence de presse à Paris, il fait grande impression : la classe ! L’humour anglais de cet acteur écossais imprégné de la violence des premières aventures cinématographiques de James Bond teintées d’érotisme, c’est aussi l’actualité des sixties.
18 février 1965 - 1’16”

9 - France Gall. Trois semaines avant de remporter l’Eurovision à Naples avec «Poupée de cire, poupée de son» de Serge Gainsbourg, sous les couleurs du Luxembourg, elle reçoit le show business au Top Ten (ex et futur Mimi Pinson). Parmi les invités, l’écrivain aventurier Henri de Monfreid me dit être plus à l’aise parmi les trafiquants de haschisch et autres marchands d’esclaves que dans une discothèque parisienne.
2 mars 1965 - 1’25”

10 - Les Rolling Stones. Cette fois-ci, pour leur retour à l’Olympia, Bruno Coquatrix a fait visser les fauteuils. Au bar de leur hôtel, Mick Jagger se fait charrier par Brian Jones qui trouve dégoûtantes les célèbres lèvres du chanteur. Rivalité entre la future star de la jet-set et celui qui a créé ce groupe de blues anglais et la fameuse coiffure «à la Stone». Je n’avais alors pas traduit l’insulte de Brian à Mick : «Je lui pisse à la raie.»
16 avril 1965 - 1’43”

11 - Dick Rivers. L’ancien chanteur des Chats Sauvages épouse Micheline Davis-Boyer, qui était son chauffeur, à l’église de Saint-Cloud, douze jours après le mariage de Johnny et Sylvie. Sur une péniche de la Seine, ils reçoivent leurs amis dont Guy Bedos avec Sophie Daumier et Roger Pierre. Ils auront un fils. Micheline travaille aujourd’hui avec sa mère détentrice des droits des fameux scopitones.
24 avril 1965 - 1’ 55”

12 - Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. Le jeune couple, de retour de leur voyage de noce aux Canaries, défait ses valises dans l’appartement de la place Winston Churchill à Neuilly-sur-Seine, et se raconte.
26 avril 1965 - 1’25”

13 - Les Beatles. Alors qu’ils vont donner deux concerts au Palais des Sports de Paris, les Beatles se détendent sur la terrasse de leur suite qui donne sur la cour de l’hôtel George V. Malheureusement, le photographe Patrick Ullman a égaré les photos où l’animateur Hubert Wayaffe («Dans le vent») et moi, on se livrait avec eux à une bataille d’oreillers sur un lit. Dans l’ordre d’interventions : George, Paul, John et Ringo avec beaucoup d’humour.
20 juin 1965 - 58”

14 - Help. J’étais l’envoyé spécial à Picadilly Circus pour couvrir la première de «Help», le second film des Beatles réalisé par Richard Lester. Le reportage, que j’avais construit comme un petit documentaire sonore, nous replonge dans l’ambiance hystérique et joyeuse qui régnait à chaque fois que les Fab Four de Liverpool apparaissaient en public. Sans dormir, j’ai monté toutes ces interviews pendant la nuit, sur une banquette de l’aéroport de Londres. Malheureusement, j’ai perdu la bande originale des cris des fans, un document qui serait en soi aujourd’hui un «collector». Mixé en rentrant à la station, ce sera diffusé dans Europe midi, après quand même vingt minutes d’hésitation de mon patron Jean Gorini qui trouvait que c’était un peu long et que je n’avais pas le ton détaché d’un reporter classique. J’ai eu l’impression qu’il me faisait une fleur en acceptant ce reportage. Pourtant, ces sons ont marqué les imaginations à une époque où la télé (unique chaîne gouvernementale en noir et blanc) ne se déplaçait pas pour de telles fadaises.
26 juillet 1965 - 5’

15 - Johnny Hallyday. L’idole n’a pas tout à fait terminé son service militaire qu’il reprend déjà les concerts. A quelques jours de la quille, il chante en plein air pour la fête de la bière à Colmar. C’était la première fois que je le voyais devant un immense public. Hypnotisé par la bête de scène, j’ai tout bonnement laissé passer le temps sans réaliser ce qu’on attendait de moi à Paris, c’est-à-dire un documentaire sonore du type «Help». Je me contenterai d’enregistrer le chanteur, qui fait le point sur sa carrière, dans sa loge-caravane. Je me suis fait réprimander en rentrant à la radio avec une phrase du genre : «Ce n’était pas la peine de se déplacer pour une simple interview de Johnny, il est tous les jours dans Salut les Copains».
5 août 1965 - 2’17”

16 - Pierre Vassiliu. Cet ancien jockey réussit à faire applaudir ses chansons amusantes pleines de sensibilité, quand ses copains des tournées reçoivent des tomates dans les concerts de rock. Il montre, ici, une autre facette de son chaleureux personnage en ouvrant une boutique de pulls à Saint-Germain-des-Prés.
6 octobre 1965 - 1’12”

17 - Sylvie Vartan. Après une tournée mondiale, puis son mariage avec Johnny, elle chante au Palladium de Londres devant la famille royale. Pour l’heure, elle présente sa collection de mode au Bilboquet, rue Saint-Benoît. Johnny est à ses côtés. Les prix indiqués sont, bien sûr, en anciens francs.
8 octobre 1965 - 1’08”

18 - Ronnie Bird. Le Bus Palladium, temple du jerk lancé par James Arch, rue Fontaine à Pigalle, est inauguré avec les passages sur la petite scène de Vince Taylor et de Ronnie Bird. Ronnie, coiffé et habillé comme un Mod anglais, est pourtant le chanteur préféré des rockers français. Ses enregistrements en super 45 tours sont maintenant des disques cultes.
10 octobre 1965 - 1’32”

19 - Salvador Dali. Au bras de la jeune Amanda Lear, le grand artiste surréaliste fraye avec les beatniks au Bus Palladium, comme le Tout-Paris qui transpire sur la piste de danse. Pour me remercier de toutes mes interviews, il m’offrira une de ses affiches dédicacées.
10 novembre 1965 - 1’29”

20 - Hector. Celui que l’on appelait «le Chopin du twist» est le président du Club des cheveux longs qui organise un grand prix au Bus Palladium. Le baron de Lyma, artiste-peintre et figure emblématique des jeunes beatniks parisiens, fait office d’huissier et Jean-Bernard Hébey anime le concours.
23 novembre 1965 - 1’26”

21 - Johnny Hallyday. Avant sa quatrième série de concerts à l’Olympia, Johnny essaie son nouveau bolide : une Iso Griffo Lamborghini. Je n’en menais pas large; la ceinture de sécurité n’étant pas encore obligatoire, elle n’existait pas sur ce modèle de course.
27 octobre 1965 - 2’28”

22 - Brigitte Bardot. Une vedette qui prend l’avion, c’est un évènement médiatique, surtout si elle part pour l’Amérique. A Orly, BB donne une petite conférence de presse avant son départ pour les Etats-Unis où elle va présenter son dernier film, «Viva Maria» de Louis Malle. Première victime mondiale des paparazzi, elle souhaite quand même un joyeux Noël aux photographes.
16 décembre 1965 - 1’09”

23 - Johnny Hallyday, sa femme Sylvie Vartan, le couple Chantal Goya-Jean-Jacques Debout, l’acteur-parolier Roger Dumas et le secrétaire-chanteur Carlos partagent un châlet à Méribel, dans les Alpes. Les idoles de la chanson, en vacances de neige, ont-elles une vie comme tout le monde ? Cela mérite, pour vérifier, un envoyé spécial en moon boots.
17 janvier 1966 - 2’23”

24 - Johnny Hallyday. Alors que «Cheveux longs, idées courtes» est numéro un, chanson réponse aux «Elucubrations» du chevelu Antoine qui voulait «le mettre en cage» au cirque Médrano, Johnny et sa troupe rentre d’Afrique. L’idole des jeunes est déjà confrontée à une nouvelle génération.
19 mai 1966 - 1’36”

25 - Bob Dylan. Lors de la légendaire conférence de presse à l’hôtel George V, la veille de son concert à l’Olympia qui sera sujet de controverses, Dylan n’a pas du tout envie de délivrer un message. Tous ces journalistes lui semblent bien vieux. Je n’en reconnais aucun, sauf les photographes Tony Frank et Jean-Louis Rancurel. La star du folk rock me sourit, de connivence, malgré mes réflexions réacs destinées (je l’avoue maintenant) à flatter mon chef de service afin qu’il diffuse ce reportage. Aujourd’hui, à la réécoute, je me sens un peu collabo, moi qui me flattais de vivre avec l’esprit beatnik tout en adoptant la pensée unique de la grande presse. Enregistré dans l’après-midi, monté à toute vitesse, diffusé pendant l’émission «Salut les Copains». Durée du témoignage : une minute réglementaire. Mais où sont passées les quinze autres, me demandent régulièrement par écrit des universitaires dylanologues distingués qui savent que j’ai été le seul à enregistrer la voix de leur maître ? Réponse : dans la poubelle de la cabine de montage d’Europe n° 1. Conseil aux reporters débutants : gardez une copie de tout ce que vous enregistrez, un jour ça fera peut-être partie de l’histoire.
23 mai 1966 - 1’02”

26 - Jacques Higelin. La future idole du rock français, à partir de la fin des années 70, chante alors du Boris Vian en costume-cravate. Higelin vient d’être découvert par Jacques Canetti et, en compagnie de Marie-Josée Casanova, il donne un récital au Bilboquet.
1er juin 1966 - 33”

27 - Johnny Hallyday. Après un tour du monde, il vient de se produire dans les pays de l’Est, derrière le Rideau de fer, vingt ans avant la Perestroïka. Je l’interroge à Orly, dès sa descente d’avion.
8 juillet 1966 - 1’57”

28 - Harold Wilson à la Cavern. Le premier ministre anglais assiste à la réouverture de la fameuse cave de Liverpool où les Beatles ont débuté. Sa femme est député de la ville et il l’avait promis pendant sa campagne électorale. C’est la première fois que j’entendais l’expression «Pop culture». Notons que, pendant ce temps-là, Michel Debré n’est jamais allé au Golf Drouot pas plus que Georges Pompidou au Bus Palladium. Le document original inclut des morceaux de chansons que, pour des questions de droits, nous avons dû supprimer sur ce CD.
24 juillet 1966 - 2’06”

29 - Antoine. Le barde aux «chemises à fleurs alors que les votres n’ont que des boutons», est arrêté à Juan-les-Pins. Le contestataire garde son humour, en ces années où tout est prétexte à embarquer les jeunes, deux ans avant Mai 68. Cela ne méritait pas un flash spécial, mais un néophone enregistré.
29 juillet 1966 - 50”

30 - Françoise Hardy. La Grande analyse avec humilité son succès international, son look aidant à faire connaître ses chansons. Elle me reçoit, chez elle, dans l’Ile Saint-Louis où elle est la voisine de Georges Moustaki.
30 décembre 1966 - 2’

31 - Jacques Dutronc. Dans sa loge d’un cabaret du quartier de l’Opéra, le playboy me répond du tac-au-tac. Celui qui chante «J’aime les filles» a-t-il lu Marcel Proust ? Je n’ai toujours pas la réponse.
23 novembre 1967 - 2’

32 - Richard Anthony. Le pépé du rock qui revient au sommet des hit-parades avec «Aranjuez mon amour», fait le point sur son embonpoint.
19 mai 1967 - 2’10”

33 - Mariage hippie. Cette union conjugale sans maire ni curé, mais avec des clochettes et de l’encens, est célébrée au Bois de Boulogne que les premiers hippies français rêvent de transformer en l’équivalent du Golden Gate park de San Francisco. Il n’y a qu’un journaliste : moi. Dans le dernier numéro (décembre 1967) du mensuel Bande à part, je donnerai des détails. Le gourou était Robert Merle, disciple de Timothy Leary. Le marié, George Hill, avait été guitariste chez les Yardbirds et pour Screamin’ Lord Sutch. La mariée, Danielle Hugo, avait été coiffeuse à Saint-Tropez. L’un des témoins était le jeune comédien Dominique Boistel («Le cheval endormi», pièce de Françoise Sagan). Si cela vous paraît bizarre d’entendre, ici, évoquer François Mitterrand, sachez qu’en cette période de censure, rien que de prononcer ce nom, et surtout de le diffuser, était une provocation. Aujourd’hui, je peux révéler que la princesse qui passe était Madame de Faucigny-Lucinge. Baba cool, non ?
    30 octobre 1967 - 2’21”

34 - Maharishi Mahesh Yogi. Il était le gourou de diverses pop stars, à commencer par les Beach Boys et surtout les Beatles qui étaient allés méditer dans son ashram en Inde. Interview transcendentale dans une suite d’un palace de la rue de Rivoli, bien loin des eaux sacrées du Gange. L’irrévérence du reporter fait partie du jeu, mais j’avoue que, sans ce yogi, jamais le Beatle George Harrison ne m’aurait ouvert les portes de la perception.    18 décembre 1967 - 1’46”

35 - Joan Baez. Au festival de l’ile de Wight, un demi-million de beautiful people a eu la chance d’écouter, dans la paix et l’amour, pendant quatre jours et trois nuits, Donovan, Leonard Cohen, Richie Havens, Les Moody Blues, Jethro Tull, Jimi Hendrix, les Doors de Jim Morrison, etc. Les Maos français, deux ans après Mai 68, obtiennent que le dernier jour (dimanche 30 août) de la fête soit gratuit. Joan Baez, la madone de la non-violence, nous parle de cette génération en colère, tout en me caressant gentiment la joue.    31 août 1970 - 2’05”

François Jouffa

Merci à Michel Brillié, Martin Brisac, Bruno Dalle, Jacques Lehn, Jérôme Bellay qui ont permis les éditions en 33 tours puis en CD de ces documents d’archives de la magnétothèque d’Europe 1.

Photothèque : Jean-Louis Rancurel.



Ce disque réunit sous forme d’une documentation sonore, les reportages et interviews de François Jouffa réalisés pour Europe n°1 de 1964 à 1970.
Cet ouvrage sonore consacré à la Pop Culture fait l’objet d’un tirage limité à 2500 exemplaires sous le label Frémeaux & Associés
Ces échos sonores de l’âge d’or du yéyé font partie de l’histoire de la radio.
Diffusés généralement dans les flashes d’information pendant la cultissime émission “Salut les copains”, ces petits bobinos enregistrés sont pratiquement les seuls témoignages qui nous restent du temps des idoles.
Jacques Barsamian

Les Beatles n Les Rolling Stones n Ray Charles n Johnny Hallyday n Sylvie Vartan Claude François n Sheila n Lucky Blondo n France Gall n Dick Rivers
Pierre Vassiliu n Ronnie Bird n Salvador Dali n Hector n Brigitte Bardot
Bob Dylan n Jacques Higelin n Antoine n Françoise Hardy n Jacques Dutronc
Richard Anthony n Joan Baez n George Chakiris n Sean Connery...





PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 TITRE 1 LES BEATLES 1 - JOUFFA00'35
02 TITRE 2 GEORGE CHAKIRIS - JOUFFA01'10
03 TITRE 3 SHEILA - JOUFFA00'45
04 TITRE 4 RAY CHARLES - JOUFFA01'09
05 TITRE 5 LUCKY BLONDO - JOUFFA01'16
06 TITRE 6 LES ROLLING STONES 1 - JOUFFA01'13
07 TITRE 7 CLAUDE FRANCOIS - JOUFFA00'57
08 TITRE 8 SEAN CONNERY - JOUFFA01'16
09 TITRE 9 FRANCE GALL - JOUFFA01'25
10 TITRE 10 LES ROLLING STONES 2 - JOUFFA01'43
11 TITRE 11 DICK RIVERS - JOUFFA01'55
12 TITRE 12 JOHNNY HALLYDAY ET SYLVIE VARTAN - JOUFFA01'25
13 TITRE 13 LES BEATLES 2 - JOUFFA00'58
14 TITRE 14 HELP - JOUFFA05'00
15 TITRE 15 JOHNNY HALLYDAY 1 - JOUFFA02'17
16 TITRE 16 PIERRE VASSILIU - JOUFFA01'12
17 TITRE 17 SYLVIE VARTAN - JOUFFA01'08
18 TITRE 18 RONNIE BIRD - JOUFFA01'32
19 TITRE 19 SALVADOR DALI - JOUFFA01'29
20 HECTOR - JOUFFA01'26
21 TITRE 21 JOHNNY HALLYDAY 2 - JOUFFA02'28
22 TITRE 22 BRIGITTE BARDOT - JOUFFA01'09
23 EBOUT DUMAS CARLOS - JOUFFA02'23
24 TITRE 24 JOHNNY HALLYDAY 3 - JOUFFA01'36
25 TITRE 25 BOB DYLAN - JOUFFA01'02
26 TITRE 26 JACQUES HIGELIN - JOUFFA00'33
27 TITRE 27 JOHNNY HALLYDAY 4 - JOUFFA01'57
28 TITRE 28 HAROLD WILSON - JOUFFA02'06
29 TITRE 29 ANTOINE - JOUFFA00'50
30 TITRE 30 FRANCOISE HARDY - JOUFFA02'00
31 TITRE 31 JACQUES DUTRONC - JOUFFA02'00
32 TITRE 32 RICHARD ANTHONY - JOUFFA02'10
33 TITRE 33 MARIAGE HIPPIE - JOUFFA02'21
34 TITRE 34 MAHARISHI MAHESH YOGI - JOUFFA01'46
35 TITRE 35 JOAN BAEZ - JOUFFA02'05
"Pop Culture" par Ecouter Voir

“Avec une voix proche de celle de Jean-Pierre Léaud dans Baisers Volés, François Jouffa signait dans l’émission culte Salut Les Copains, une collection tout à fait remarquable d’entrevues prises sur le vif. Distrayant, nostalgique et intéressant.“ Lucas Falchero, ÉCOUTER VOIR




"Cette désuète élégance dont on n'a plus idée aujourd'hui" par Numa Sadoul

"Ce qui me frappe, c'est la "diction". Johnny (plusieurs fois), mais aussi les filles et pas mal d'autres, tous s'expriment avec cette désuète élégance dont on n'a plus idée aujourd'hui où les stars parlent chewing-gum davantage que français. Un bain de passé, très roboratif  !"
Numa Sadoul, auteur-metteur en scène, 2009.




« Véritable témoin des plus grands moments musicaux en France » par L’Arche

« Animateur de radio sur Europe n°1 à l’époque, François Jouffa a été le premier à présenter Bob Dylan aux auditeurs français. Il témoigne. « Revenu de mes études aux Etats-Unis en 1963, je travaillais comme reporter à la radio Europe n°1. J’étais le seul à parler l’anglais et à vingt ans je me suis retrouvé à interviewer toutes les personnalités politiques et culturelles du monde anglophone. J’étais aussi quasiment le seul à m’intéresser aux chanteurs de rock, ainsi je fus le premier en France à interviewer Bob Dylan. Des chanteurs jusque-là absents  des radios concurrentes. On me demandait à chaque fois des sujets d’environ une minute. C’est pour cela que l’extrait de ma séquence avec Dylan présenté à l’exposition est si court. Les vingt minutes d’enregistrement n’ont malheureusement pas été conservées par la radio.  Pour l’anecdote, on m’a également imposé d’interviewer les Beatles en français. Avant l’enregistrement, j’ai posé mes questions en anglais et traduit leur réponse en français. J’ai ensuite demandé au groupe de lire ces réponses. C’était mémorable ! » Véritable témoin des plus grands moments musicaux en France, François Jouffa a publié de nombreux ouvrages dont l’incontournable « Histoire du rock » chez Tallandier (2008). A écouter le disque « Pop Culture », interviews  et reportages de François Jouffa, 1964-1970 édité par Frémeaux & Associés. »
Par Steve KRIEF – L’ARCHE 




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