GUINGUETTES ET CABOULOTS

1934 - 1952

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Livret : 48 PAGES - 45 PHOTOS - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


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FA5068

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L’évocation et l’ambiance des Guinguettes immortalisées par Auguste Renoir et l’univers particulier de ces Caboulots chers à Francis Carco et à Pierre Mac Orlan. André Bernard, grand spécialiste de la chanson française présente au travers de ces 36 titres accompagné d'un livret de 48 pages illustré de 45 photos l'ouvrage historique et ludique sur les guinguettes.
Patrick Frémeaux

The atmosphere of the Guinguettes, as was immortalised by Auguste Renoir and the singular universe of the Caboulots, so dear to Francis Carco and Pierre Mac Orlan.
André Bernard & Patrick Frémeaux

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS - Le Patrimoine Sonore.

Les ouvrages sonores de Frémeaux & Associés sont produits par les meilleurs spécialistes, bénéficient d’une restauration analogique et numérique reconnue dans le monde entier, font l’objet d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie. La marque Frémeaux & Associés a obtenu plus de 800 distinctions pour son travail muséographique de sauvegarde et de diffusion du patrimoine sonore.

This album, issued by the world-famous publishers, Frémeaux & Associés, has been restored using the latest technological methods. An explanatory booklet of liner notes in English and a guarantee are included."

Guinguettes et Caboulots FA5068

GUINGUETTES ET CABOULOTS
1934-1952

Direction artistique André Bernard









Guinguettes et Caboulots, ces deux mots suffisent à faire renaître en nous toute la nostalgie d’un passé récent.

Celui où, sur les bords de la Marne, des hommes en canotier, des élégantes en robe blanche s’abritant sous leurs ombrelles, se donnaient rendez-vous pour une promenade en barque et se trouvaient immortalisés par un peintre de génie nommé Auguste RENOIR.

Il fut sans aucun doute le Peintre le plus inspiré par ces lieux où la nature est reine, avec des personnages, hauts en couleurs, qui témoignent d’un art de vivre.

C’est celui qui fit chanter naguère la plume d’Alain BARRIERE Si l’on pouvait retrouver les guinguettes l’dimanche au bord de l’eau...

L’atmosphère des Caboulots est certes moins légère, des odeurs d’alcool et de tabac, des parfums qui vous montent à la tête, et des filles pulpeuses aux décolletés généreux et des marins superbes comme seuls Pierre Mac ORLAN ou Francis CARCO savaient les ressusciter et nous les raconter.
Guinguettes et Caboulots, deux univers à la fois si proches et si différents...

Ceux qui les fréquentent ont trois passions communes : la danse, celle des bals populaires; la musique, celle des flonflons et des accordéons; les chansons, avec des valses de préférence qui tournent, tournent à vous en faire perdre la tête...

Pourtant, leur clientèle n’est pas la même. Les amoureux de tous les âges qui fréquentent les Guinguettes viennent généralement en fin de semaine pour une promenade au bord de l’eau, un déjeuner sur l’herbe ou un repas servi sous la tonnelle de “Chez Gégène” ou du “Petit Robinson”... Là, après s’être délectés avec les doigts d’une friture de goujon, d’une assiette de frites, d’une bouteille de vin blanc, ils s’enlaceront sur la piste de danse, à l’intérieur ou à l’extérieur selon la saison, oubliant leurs soucis et le reste du monde pour ne se séparer qu’à la nuit tombée.

L’ambiance est totalement différente dans les Caboulots, plus généralement situés à proximité des mers ou des océans, et à deux pas des ports où se côtoient chaque jour des messieurs aux allures de “durs à cuire” et des marins venus de tous les horizons. Mais il ne faut surtout pas confondre ces Caboulots avec les bouges ou les bouis-bouis mal famés, la clientèle n’est pas là pour provoquer la bagarre mais simplement pour danser et rechercher l’amour dans un univers enfumé.

C’est la grande DAMIA, tragique et tonique dans sa façon d’interpréter, incomparable par cette présence qui passe la rampe même sur disques 78 tours... C’est elle qui ouvre le bal et qui referme les volets de cette Guinguette.

Guy BERRY, qui appartient à la famille des grands chanteurs de charme de l’entre-deux guerres, nous propose, Si ça nous chante, de nous montrer le chemin et de nous ouvrir les portes de ce royaume à nul autre pareil.

Avec deux titres FRÉHEL est boulever­sante, parce que plus vraie que nature, par cette gouaille et par cette générosité dans la voix qui la rendent unique.

Tino ROSSI, Tino éternel à la voix magique, nous invite Au Bal de l’Amour, tandis que Germaine SABLON, digne de son frère Jean et du beau nom qu’elle porte, nous propose la plus belle des chansons jamais écrite par Jean TRANCHANT.

Reda CAIRE, l’élégance et l’intelligence du chant, rêve au fil de l’eau et nous confirme qu’il y a toujours du bonheur et des beaux dimanches à Robinson, ce que ne dément pas l’admirable Suzy DELAIR qui à son tour évoque la Valse d’un Dimanche.

Jean GABIN, dont la silhouette est étroitement liée au souvenir de La Belle Equipe – film qui raconte l’histoire de cinq camarades fauchés qui gagnent à la loterie et décident de construire une Guinguette – demeure incontournable dès que l’on évoque les promenades au bord de l’eau.

Quant à Lys GAUTY, goualeuse inoubliable, elle nous confie qu’il y a de l’amour dans son cœur et dans toutes les Guinguettes, mais ausi dans les Caboulots, avant de nous avouer avec humour ça sent la Friture.

Jaime PLANA – qui eut son heure de gloire avant que Luis MARIANO ne vienne damer le pion à tous les chanteurs hispanisants... – rêve d’une Guinguette, une des plus jolies chansons écrites sur ce thème.

Avec beaucoup de fantaisie, LES VAGABONDS PARISIENS reprennent en chœur la Valse des Guinguettes.

Le grand Charles TRENET aimait cet univers et ce n’est pas par hasard s’il avait choisi depuis longtemps et jusqu’à la fin de ses jours de vivre à Nogent sur les bords de Marne.

Nita BERGER nous dit ce qu’est un Bal Champêtre et André DALT clame haut et fort le Retour des Guinguettes.

Line VIALA, la première chanteuse-accordéoniste, nous fait découvrir la Guinguette au Vin, quant à Toni BERT, il cherche une Guinguette pour y passer la nuit avec sa petite amie...

L’accordéoniste DEPRINCE fait chanter le refrain de sa java par Pierre DARAGON, avant que nous le retrouvions un peu plus tard avec l’orchestre de Fernard WARMS pour inviter sa Nénette à danser.

Le cher ANDREX fait merveille avec sa nature ensoleillée lorsqu’il nous entraîne à faire la Fête à la Varenne, et son idole de toujours, Maurice CHEVALIER, nous explique comment ça c’est passé un Dimanche, avec cette voix à nulle autre pareille et légendaire désormais.

Il ne peut y avoir d’histoire de Caboulots sans Francis CARCO et la forte personnalité de Suzy SOLIDOR ajoute encore de la beauté à son petit chef-d’œuvre.

Nous ne sortons pas des Caboulots sans avoir écouté une vedette de la TSF des années 30 : Monsieur Jean CYRANO.

Nouveau bonheur à l’écoute des Beaux Dimanches par Colette MARS, la classe et l’élégance faites femme, et le laisser-aller débonnaire avec Là où y a des Frites par le joyeux MONTY.

La merveilleuse Lucienne BOYER interprète C’est à Robinson, un titre de l’opérette La Belle Saison, un délice !

Monsieur Bourgogne est le titre d’une autre opérette dans laquelle Claude ROBIN nous donne la recette idéale Pour qu’une Guinguette soit une Guinguette.

DARCELYS, à son tour, rend hommage aux Casquettes Blanches, ce couvre-chef qu’il a symbolisé au fil de sa carrière, sur les routes du Tour de France ou sur les scènes de grands Music-Halls.

José RIVERA est là pour une Valse à deux sous bien nostalgique.

Enfin PATACHOU, à laquelle Maurice CHEVALIER, son pygmalion de l’époque, avait fait précéder son nom du titre de LADY, tellement son génie de diseuse, sa distinction naturelle, son originalité dans l’interprétation étaient exceptionnels...

A l’écoute de ce double-album, et si le cœur vous en dit, faites comme votre serviteur, retournez souvent sur les bords de la Marne, du côté de Joinville-le-Pont ou de Nogent, vous retrouverez alors les échos de ce disque et vous aurez la même émotion lorsque vous verrez glisser, sur la Marne, les barques ou les grandes péniches, où chaque passager agitera un bras vers vous pour un salut complice.
André BERNARD
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS, GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2003.

Je remercie tout particulièrement pour leur précieuse collaboration mes amis Dany Lallemand et Gérard Roig toujours disponibles.
Ma reconnaissance à Maurice Barrier et à Adrien Eche toujours attentifs à mes recherches.
Ma gratitude à Marie-Flore Bernard et à Marie-Pierre Vancallement toujours prêtes à m’aider dans mes travaux, sans oublier Christophe Hénault.
Merci enfin à Maurice Larcange et à René Chateau Vidéo.


Afin de l’évoquer en connaissance de cause, j’ai demandé à Maurice Larcange – l’un de nos meilleurs accordéonistes français qui a vécu de l’intérieur la grande époque des Bals Musettes – de nous raconter l’envers du décor de ce milieu très particulier comparé à celui des Guinguettes... J’ai souhaité que son témoignage vous soit livré tel quel, avec ce langage familier que n’auraient pas désavoué Boudard ou Le Breton... A.B.


MA RENCONTRE AVEC LES PREMIERS BALS TYPIQUEMENT MUSETTE
par Maurice LARCANGE (Grand Prix du Disque)

J’ai fait mon apprentissage “Bal musette” à La Boule Rouge, rue de Lappe, face au Balajo et Jo PRIVAT en 1952.

Un enfer pour les musiciens avec un patron (également président des bals parquets de France) qui avait tra­versé toute la période “passez la monnaie”. Les danses ne devaient pas excéder 2 minutes et pour rester en piste il fallait donner un jeton au cri de “passez la monnaie”.

Le patron avait gardé la méthode de travail de l’époque “style garde chiourme”. Enfermé dans une grotte, interdit de parler aux clients, avec au programme musical des séries de 3 pasos, 3 valses, 3 tangos enchaînés. Chaque morceau devait faire 2 minutes et le temps d’arrêt entre les séries n’excédait pas 12 secondes sinon la sonnette d’alarme du garde chiourme fonctionnait et quand vous aviez 3 cartons jaunes vous étiez “viré”. Le temps d’arrêt avait été calculé par rapport au temps que met un piéton pour passer devant la fa­çade de l’établissement sans en­tendre de musique.

Le patron, sans jamais sourire, surveillait (au-dessus de ses lunettes et de ses grosses moustaches) tous les moindres détails, prêt à donner, par un coup de sonnette, l’ordre à 2 grands costauds de jeter à la rue, sans ménagement, tout contrevenant.

Par exemple : un partenaire qui lâche sa cavalière pour la faire virevolter dans un paso ! Viré -.
Quelqu’un qui chantonnait un air connu ! Viré -.  

Comment avait-il perçu derrière sa caisse ce léger bruit ? Il avait la fine oreille (pas musicale bien sûr) et le cœur de marbre.

Le Balajo et Bousca (trottoir d’en face) ouvraient tous les jours à 15 h, nous commencions donc 1/4 d’heure plus tôt à 14 h 45  pour faire 61 heures par semaine.

Le samedi, l’horreur, de 14 h 45 au lendemain 5 h. Toutes les 4 heures : 6 minutes de repos et un petit verre de bière pression (mousse de récupération) dans un verre à moutarde.

Le défoulement c’était 10 minutes trois fois par semaine quand passait un car de touristes pour retrouver les lieux des mauvais garçons. Le patron éteignait sans cesse les lumières pour faire des “flashes” et un videur tirait des coups de feu avec un revolver à bouchons et quand l’engin se bloquait quelquefois, il tapait le sol avec ses talons, l’orchestre jouait “les nocturnes” et il fallait pousser des cris d’horreur, je me défoulais comme un fou en profitant de mêler quelques injures discrètement. C’était mon mai 68. Au début, voulant tellement bien faire, je me défonce, je suis appelé au bureau. “Nous avons engagé un accordéoniste et non un clown ! Ne recommencez pas”. Dur, dur. Le public toujours nombreux, c’était des amoureux de la danse musette, ce n’était pas Vienne ! Les tempos, j’ai mis 15 jours pour les assimiler grâce aux conseils de Louis PEGURI, Jo PRIVAT et les musiciens : pas question de jouer les valses un tantinet plus vite sans s’attirer le courroux des gambilleurs, c’était sur le tas au bal musette que l’on apprenait le métier. Pas en 35 h, ni dans le cocon des stars académiciens ! Par la suite, j’avais l’impression de tourner un Charlot ou un Laurel et Hardy. J’ai tenu 8 mois.

J’ai joué ensuite à La Java à Belleville (Django y a fait ses débuts) le patron était un homme formidable et un admirateur N°1. J’avais acquis à La Boule Rouge mon métier.

Les clients de La Java étaient très pointilleux sur le tempo, mais nous pouvions mettre de l’ambiance. J’ai continué mon expérience Rue Au Maire Chez Guy, La Boule Noire à Pigalle où j’ai vu des filles casser des tabourets sur la tête des mecs !!!

Les grands boulevards furent le déclic, Le Floréal, La Croix de Malte à la suite d’AIMABLE…

J’étais prêt pour me lancer, chez Polydor en 1957, avec le Maître Paul DURAND (Mademoiselle de Paris) à qui je dois ma carrière. J’ai pu alors étant en place me produire dans des guinguettes, c’était des endroits chics et bon enfant, rien à voir avec l’enfer que j’avais connu.

… ET L’AIR PUR DES GUINGUETTES
Les Nostalgiques essaient toujours de faire revivre les guinguettes. Ce n’est pas évident, car l’occupation du terrain idéal au bord de l’eau est oc­cupé par la civilisation d’une part et d’autre part les thés dansants avec repas et les petits bals du sam’di soir ont pallié l’absence des guinguettes. En écoutant les potins de-ci de-là, il paraît qu’après la guerre de 1870, les Parisiens fuyaient les grands travaux avec vacarme dans Paris et partaient à la recherche du calme au son d’un accordéon au bord de la Marne, où, la Musette sortie de la valise des émigrés italiens de Charenton à Nogent, bon chic bon genre, bourgeois et ouvriers mangeaient avec les doigts la friture, l’anguille, le brochet ar­rosé de vins frais. Dès 1904, Le Petit Robinson voit le jour bien avant L’Eldorado du Dimanche de Marcel CARNÉ.

Folle époque où, traverser la Marne à la nage est un exploit, les baigneurs en maillots de bain rayés, jugés choquants, sont refusés par certains restaurateurs. En 1906, la République accorde une journée de repos hebdomadaire. Les Français vont faire les beaux jours pendant un demi-siècle, sur les bords de la Marne, de nombreuses guinguettes. Après la seconde guerre mondiale, les quelques 200 guinguettes ne rouvriront plus leurs volets. Aujourd’hui, il en reste quelques-unes, la Province a suivi le mouvement, mais c’est très difficile de dénicher l’endroit tranquille avec tous les ingrédients nécessaires. La télévision a tué la fraîcheur et l’enthousiasme du populo qui s’amusait avec une queue de ce­rise, c’était une belle époque, mais cela tous les anciens le savent ! S’il n’y a pas de jeunesse pour les faire revivre, les volets resteront clos.
Maurice Larcange

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2003


When we think of the French riverside cafés, or Guinguettes, of a not too distant past, we picture men in boaters meeting elegant ladies in white dresses in the shade of their parasols for a boat ride, as was immortalised by the prominent artist, Auguste Renoir.  Indeed, it was he who was the most inspired by these parts where nature reigns and full-toned personae show how life should be lived.

The atmosphere of the not so picturesque Caboulots was certainly less light-hearted, with the fumes of alcohol and tobacco, heady perfume, fleshy women in revealing garments and sailors. 

Guinguettes and Caboulots were worlds apart and yet were so close.  The regulars of both shared three common interests - popular dancing, music  and song, preferring head-spinning waltzes.  However, the clientele was not the same.  Lovers of all ages generally went to Guinguettes at the weekend for a stroll along the river, a picnic or for lunch served al fresco at ‘Chez Génène’ or the ‘Petit Robinson’.  After an unpretentious meal washed down with a bottle of white wine, they would entwine on the dance floor, either outside or in, according to the season, forgetting their worries and the outside world and stay together until dusk.

The ambience was quite different in the Caboulots, usually near seas or oceans, and just a minute or two away from ports filled with the rough and tough and sailors.  Yet these bars were far from being seedy joints - the patrons did not gather to fight, but just to dance and find love in the smoky atmosphere.

The Artists
The tragic and tonic singer Damia opens the ball and closed the shutters of the Guinguettes in this selection.

Then one of the great crooners of the period between the wars, Guy Berry, shows us how to find this incomparable kingdom.

Fréhel astounds us in two pieces through the irony and generosity in her singing.

Tino Rossi, Tino with his magical voice invites us to the Bal de l’Amour, whereas Germaine Sablon, the meritorious sister of Jean, interprets one of the most beautiful songs ever written by Jean Tranchant.

The elegant Reda Caire dreams in his Je rêve au Fil de l’Eau, telling of the and wonderful Sundays spent in Robinson’s bar and Sundays are again evoked in Suzy Delair’s la Valse d’un Dimanche.
She is followed by Jean Gabin, forever associated with the movie, La Belle Equipe which relates the tale of five friends who win the Lottery and decide to build a Guinguette.

The unforgettable Lys Gauty confides that love is in her heart as in all Guinguettes and Caboulots before laughing about the smell of frying in Ca sent la Friture.

Jaime Plana sings one of the prettiest numbers on the subject, Je rêve d’une Guinguette while Les Vagabonds Parisiens come out with their Valse des Guinguettes.

Charles Trenet continues this journey, as he particularly appreciated this universe and spent much of his life living in Nogent, on the banks of the river Marne.

We can then appreciate Nita Berger in Un Bal Champêtre and André Dalt in Le Retour des Guinguettes.

Line Viala, the first lady to sings and play the accordion enables us to discover La Guinguette au Vin while Toni Bert is searching for a Guinguette to spend the night with his girlfriend.

Pierre Daragon sings the chorus in Deprince’s java and we can find him again later with Fernand Warms’ orchestra when his invites Nenette to the dance floor.

Andrex brings us a ray of his sunlight in C’est La Fête à la Varenne and Maurice Chevalier charms us with his unparalleled voice in Ca c’est passé un Dimanche.

Francis Carco held an important role when it came to Caboulots and Suzy Solidor’s strong personality adds to the beauty of his song.

And of course we cannot leave the Caboulots without hearing the thirties radio star Jean Cyrano.

We may appreciate the elegance of Colette Mars in Beaux Dimanches and the happy-go-lucky style of Monty in Là ou y’a des Frites.

The wonderful Lucienne Boyer sings C’est à Robinson, a piece from the operetta La Belle Saison.

Pour qu’une Guinguette, interpreted by Claude Robin, is from another operetta, Monsieur Bourgogne.

Darcelys pays tribute to the famous French white cap in Casquettes Blanches, then nostalgia sets in with José Rivera singing Cest La Valse à deux Sous.

We may finally enjoy the originality of Patachou, who was given the title of ‘Lady’ by Maurice Chevalier, in Y a tant d’Amour.

Maurice Larcange, one of France’s best accordionists during the era of the Bals Musettes was invited to share his memories of this époque :

My apprenticeship of the Bal Musette began in La Boule Rouge in Rue de Lappe, Paris in 1952.  Following the boss’ orders, we couldn’t speak to the customers and had to follow a musical series of three pasos, three waltzes and three tangos, each piece lasting two minutes, with a maximum pause of 12 seconds between the series otherwise an alarm would ring and if you were booked three times you were ‘fired’.  The boss would be watching every movement.

Across the street, the Balajo and Bousca opened at 3 p.m..  We began at 2.45, fifteen minutes earlier, and were open 61 hours a week.  Saturdays were a nightmare, working from 2.45 until 5 the following morning.  Every four hours we had a six-minute break and a small glass of beer.  Three times a week for ten minutes, everyone let loose when a tourist coach came by to see where the bad guys tended to hang out.  The boss kept switching off the lights and the bouncer would fire his toy gun. The customers, all dance lovers, came flocking in.  It took me a couple of weeks to learn the various tempos, helped by Louis Peguri, Jo Privat and the musicians.  I stayed there for eight months.

I then went on to La Java in Belleville (Django debuted there) where the boss was a wonderful man and a great admirer.  The clients were exacting as regards the tempo but we were allowed to add to the atmosphere.  Afterwards, I played in Chez Guy in Rue au Maire and La Boule Noire in Pigalle where I saw girls break stools on guys’ heads !  Then I went on to the big boulevards - Le Floréal and La Croix de Malte.

In 1957 I felt ready to take the plunge with Polydor, with Paul Durand (Mademoiselle de Paris), to whom I owe my career.  I could then play in Guinguettes, the chic and pleasant places, worlds apart from the hell I’d known previously.

I heard that after the war in 1870, the Parisians escaped from the works going on in the city, looking for tranquillity and accordion music on the banks of the river Marne where the bourgeoisie and workers alike ate whitebait, eels and pike with their fingers, sipping chilled wine.  Le Petit Robinson opened in 1904, well before Marcel Carné’s L’Eldorado du Dimanche.

It was a crazy period when bathers in their striped swimsuits, considered as shocking, were refused admittance by some restaurant proprietors.  In 1906, the Republic authorised one day of rest per week and for half a century, many frequented the numerous guinguettes on the banks of the Marne.  After the second world war, the two hundred-odd guinguettes remained closed.  Today there are still a few.  The Provinces has followed the movement, but it’s very hard to find a calm setting with all the necessary ingredients.  Television has done away with the enthusiasm of folk who didn’t used to need much in order to have fun.  It was a good period and the older generation all know it.  If the youngsters can’t revive what has been lost, the shutters will remain closed.
English adaptation by Laure WRIGHT

DISCOGRAPHIE CD 1
1. C’est la guinguette
(G. Claret/C. François)
DAMIA
Accompagnée par les Chœurs Russes ALFONSKY sous la direction de WAL-BERG
COLUMBIA  DF 1879 CL 5624 28 février 1936

2. ON OUVRE DEMAIN
(R. Revil/L. Poterat)
Guy Berry
Orchestre direction Raymond LEGRAND
PATHÉ PA 1170 CPT 3227 avril 1937

3. Dans une guinguette
(Kito-Laroche/Charlys)
Fréhel
Accompagnement d’Orchestre
direction Roger GUTTINGUER
IDEAL 12551 AN 715 janvier 1934

4. Au bal de l’amour
(H. Himmel/Berias) du film “Lumières de Paris”
Tino Rossi
Orchestre direction Marcel CARIVEN
COLUMBIA DF 2459 CL 6786-3 12 juillet 1938

5. Ici l’on pêche
(J.-H. Tranchant)
Germaine Sablon
Orchestre direction WAL-BERG
GRAMOPHONE 
 K 7740 OLA 1128-1 17 juin 1936

6. Je rêve au fil de l’eau
(G. Chaumette/H. Lemarchand)
Reda Caire
Orchestre direction Raymond LEGRAND
PATHÉ  PA 1033 CPF 2914 20 octobre 1936

7. La valse d’un dimanche
(Zelidor/J. Larue)
Suzy DelairE
Orchestre direction Marcel Cariven
Gramophone 
 K 8601 OLA 4073-1 21 mai 1943

8. Quand on s’promène au bord de l’eau
(M. Yvain/J. Duvivier) du film “La Belle Equipe”
Jean Gabin
Orchestre Musette PIERROT
Columbia DF 1990 CL 5854 15 septembre 1936

9. Y’a d’l’amour dans mon cœur
(F. Gardoni-J. Chavoit/G. Groener)
Lys Gauty
Orchestre direction Marcel Cariven
Columbia  DF 2535 CL 6898 décembre 1938

10. Je rêve d’une guinguette
(G. Chaumette/L.-D. Kerambrun)
Jaime Plana
avec accompagnement d’orchestre
POLYDOR  524 884 64 33-2 SPP 5 juillet 1945

11. La valse des guinguettes
(V. Scotto/G. Koger)
Les vagabonds parisiens
(F. Marty-Brevard-Delsol)
ODÉON  250.110 KI 5112 décembre 1931

12. La romance de Paris
(Ch. Trénet) du film “La Romance de Paris”
CHARLES TRENET
Orchestre direction Jacques METEHEN
COLUMBIA
 DF 2839 CL 74 77-1 16 juillet 1941

13. Un bal champêtre
(J. Sentis/J. Bocquet)
Nita Berger
Orchestre direction Jean FAUSTIN
ODÉON  281.869 KI 10 145 décembre 1947

14. Le retour des guinguettes
(L. Marides/R. Vaysse)
André Dalt
Accompagné par DEPRINCE et son Orchestre
GRAMOPHONE  
 SG 10 OLA 4612 2 avril 1946

15. La guinguette au vin
(Marion Vandel)
Line Viala
Orchestre direction André VALSIEN
ODÉON  281.239 KI 8275 décembre 1937

16. Je cherche une guinguette
(L. Gasté)
Toni Bert
Orchestre direction Marius COSTE
ODÉON  281.564 KI 9439-1 novembre 1942

17. La java des guinguettes
(G. Curti/N. Telliac)
DEPRINCE et son Orchestre Musette
Refrain chanté par Pierre DARAGON
CURTIPHONE  
 427 K 182 février 1934

18. C’est un petit bal musette
(A. Stone/Gabriello)
Fréhel
Orchestre Musette PIERROT
COLUMBIA 
 DF 1994 CL 5852-2 septembre 1936

DISCOGRAPHIE CD 2
1. C’est la fête à La Varenne
(F. Lopez/R. Vincy) de l’opérette
“Le Soleil de Paris”
Andrex
Orchestre direction Jacques-Henry RYS
PATHÉ PG 718 CPT 9666 octobre 1952

2. Une femme, un accordéon, un caboulot
(F. Gardoni-J. Chavoit/Cyrleroy-A. de Bercy)
Lys Gauty
Orchestre direction Marcel CARIVEN
COLUMBIA DF 2535 CL 6899 décembre 1938

3. Ça c’est passé un dimanche
(G. Van Parys/J. Boyer)
Maurice Chevalier
Orchestre direction Marcel CARIVEN
GRAMOPHONE 
 K 8397 OLA 3188-1 7 juillet 1939

4. Le doux caboulot
(Larmanjat/F. Carco)
Suzy Solidor
Accompagnée au piano Pleyel
par M. Léo LAURENT
ODÉON 166.942 KI 7290-2 juin 1935

5. Dans les caboulots
(Cazeaux/Toché)
Jean Cyrano
Avec accompagnement d’accordéon,
banjo et piano
PATHÉ X 94 258 203 639 21 septembre 1932

6. C’est dans un caboulot
(M. Lanjean/J. Hemon)
Damia
Accompagnée par WAL-BERG et son Orchestre
COLUMBIA DF 2375 CL 6646-1 5 avril 1938

7. Si ça vous chante
(L. Ferrari/J. Plante)
Guy Berry
Orchestre direction Marius COSTE
PATHÉ PA 2262 CPT 6187 1er juillet 1946

8. Beaux dimanches
(J.-E. Cremier-Max-Alexys/F. Jacquelin)
Colette Mars
Orchestre direction MAX-ALEXYS
ASTORIA N° 11 PART 6985-12 avril 1949

9. Là où y’a des frites
(L. Daniderff/Dommel)
MONTY
Accompagnement d’Orchestre Musette
APOLLON 50149 AN 1512 novembre 1935

10. Ça sent la friture
(J. Batell/Mareze)
Lys Gauty
Orchestre Michel EMER
POLYDOR 524 112 1978 1/2 HPP
10 septembre 1935

11. Y a du bonheur tous les dimanches
(G. Chaumette-S. Bessière/A. Pioufre)
Reda Caire
Orchestre direction Sylvio MOSSE
PATHÉ PA 1546 CPT 4445-1 
 4 novembre 1938

12. C’est à Robinson
(J. Delettre-Arr. A. Siniavine/J. de Letraz)
de l’opérette “La Belle Saison”
Lucienne Boyer
Chœurs et Orchestre direction WAL-BERG
COLUMBIA 
 DF 2171 CL 6271-1 8 juillet 1937

13. Pour qu’une guinguette
(F. Lopez/R. Vincy-J.-J. Vital)
de l’opérette “Monsieur Bourgogne”
Claude Robin
Orchestre direction Jacques-Henry RYS
PATHÉ PA 2625 CPT 7064-1 25 mai 1949

14. Nénette
(R. Hugues/M. D’Anella)
Fernand Warms et son Orchestre Musette
à l’accordéon DEPRINCE, refrain chanté
EXCELSIOR 
 275 11711 mai 1937

15. Casquettes blanches
(P. Durand/Marc Cab)
Darcelys
Orchestre direction Jean FAUSTIN
ODÉON 281.946 KI 10315-1 juin 1948

16. C’est la valse à deux sous
(G. Magenta/F. Bonifay)
José Rivera
Orchestre et arrangement Franck POURCEL
DUCRETET THOMSON 
 Y 8799 SEL 1264 décembre 1952

17. Y a tant d’amour
(C. Valery/R. Asso)
Patachou
Orchestre direction André GRASSI
POLYDOR 560 262 1077-2 ACP novembre 1950

18. La guinguette a fermé ses volets
(L. Montagné/G. Zwingel)
Damia
Orchestre direction Pierre CHAGNON
COLUMBIA 
 DF 1624 CL 5097-1 15 nov. 1934

L’évocation et l’ambiance des Guinguettes immortalisées par Auguste Renoir et l’univers particulier de ces Caboulots chers à Francis Carco et à Pierre Mac Orlan.

The atmosphere of the Guinguettes, as was immortalised by Auguste Renoir and the singular universe of the Caboulots, so dear to Francis Carco and Pierre Mac Orlan.
CD GUINGUETTES ET CABOULOTS 1934-1952, ARTISTE © Frémeaux & Associés 2003 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 C EST LA GINGUETTE - DAMIA03'12
02 ON OUVRE DEMAIN - BERRY03'14
03 DANS UNE GUINGUETTE - FREHEL02'50
04 AU BAL DE L AMOUR - ROSSI03'08
05 ICI L ON PECHE - SABLON03'07
06 JE REVE AU FIL DE L EAU - CAIRE02'54
07 LA VALSE D UN DIMANCHE - DELAIR03'18
08 QUAND ON S PROMENE AU BORD DE L EAU - GABIN03'17
09 Y A D L AMOUR DANS MON COEUR - GAUTY02'50
10 JE REVE D UNE GUINGUETTE - PLANA03'01
11 LA VALSE DES GUINGUETTES - VAGABONDS PARISIENS02'14
12 LA ROMANCE DE PARIS - TRENET02'52
13 UN BAL CHAMPETRE - BERGER02'53
14 LE RETOUR DES GUINGUETTES - DALT02'08
15 LA GUINGUETTE AU VIN - VIALA02'55
16 JE CHERCHE UNE GUINGUETTE - BERT03'04
17 LA JAVA DES GUINGUETTES - DEPRINCE02'57
18 C EST UN PETIT BAL MUSETTE - FREHEL03'03
CD 2
01 C EST LA FETE A LA VARENNE - ANDREX02'12
02 UNE FEMME UN ACCORDEON UN CABOULOT - GAUTY02'38
03 CA C EST PASSE UN DIMANCHE - CHEVALIER03'10
04 LE DOUX CABOULOT - SOLIDOR01'19
05 DANS LES CABOULOTS - CYRANO02'47
06 C EST DANS UN CABOULOT - DAMIA02'38
07 SI CA VOUS CHANTE - BERRY02'40
08 BEAUX DIMANCHES - MARS02'27
09 LA OU Y A DES FRITES - MONTY02'55
10 CA SENT LA FRITURE - GAUTY03'00
11 Y A DU BONHEUR TOUS LES DIMANCHES - CAIRE03'18
12 C EST A ROBINSON - BOYER03'03
13 POUR QU UNE GUINGUETTE - ROBIN02'38
14 NENETTE - WARMS02'37
15 CASQUETTES BLANCHES - DARCELYS02'39
16 C EST LA VALSE A DEUX SOUS - D RIVERA02'56
17 Y A TANT D AMOUR - PATACHOU03'38
18 LA GUINGUETTE A FERME SES VOLETS - DAMIA02'59
"Guinguettes et Caboulots" par Télérama

“La bande-son des toiles d’Auguste Renoir, pour faire valser les messieurs en canotiers et leurs élégantes avec ombrelles, dans les guinguettes du bord de Marne. Mais aussi l’univers plus popu des caboulots, où les marins oubliaient la solitude de la haute mer avec leurs belles pulpeuses aux décolletés plongeants. Au coeur de ces musiques, les flonflons de l’accordéon pour accompagner rien moins que Damia, Fréhel, Lucienne Boyer, Tino Rossi, Charles Trénet...“ TÉLÉRAMA




"Guinguettes et Caboulots" par Je Chante

“En 36 titres bien choisis, André Bernard nous emmène guincher sur les bords de Marne.” JE CHANTE !




"La vaste anthologie des musiques populaires" par Trad Mag

Ce double-CD est, probablement plus que d'autres volumes (tous passionnants) de la vaste anthologie des musiques populaires entreprise par Frémeaux et Associés. Guinguettes et caboulots, alternative musette du quartier de la Bastoche, sont ici héros et décors de chansons pas forcément si connues que ça mais qui ont peu à peu participé à codifier des genres, des danses, un univers autant rêvé que réel. Les musiques des Auvergnats et des Italiens de Paris sont là un peu partout. Le type de décor semi-végétal de bord de l'eau qui s'est épanoui d'abord autour de la capitale a eu et garde des illustrations dans nos diverses campagnes. On pense à des romans, à des films. Et on peut toujours aller écouter et danser dans ces lieux qui, tant bien que mal, survivent aujourd'hui. Claude RIBOUILLAULT-TRAD MAG 




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