PAROLES DE GUEULES NOIRES

TEMOIGNAGES DE MINEURS

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Livret : 56 PAGES
Nombre de CDs : 3


29,99 € TTC

FA5075

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Témoignages de mineurs enregistrés dans un coffret de 3 CD accompgné d'un livret de 56 pages.

“Dans ces galeries, vous savez, on a l’impression d’être enterré vivant"'...

« Paroles de Gueules Noires » est l’unique témoignage sonore de mineurs et de leurs femmes, pour que la mémoire d’un métier, d’une culture, d’une collectivité ne s’efface pas.
Ces témoignages nous font entrer de plain-pied dans l’aventure humaine de la France industrielle du XXe siècle.
Patrick Frémeaux

“Les chevaux comptaient les wagonnets... Vous en mettiez neuf au lieu de huit, ils s’arrêtaient...” »

Corproduction : Ateliers de création de Radio France - Frémeaux & Associés avec le soutien du Centre historique minier de Lewarde (Remerciements à André Dubuc).

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PAROLES DE GUEULES NOIRES

PAROLES DE GUEULES NOIRES 
Témoignages de mineurs

Enregistrés par les Ateliers de Création de Radio France
sous la direction de Janine Marc-Pezet et
avec le soutien du Centre Historique Minier 





Avant-propos
Ce recueil de paroles de gueules noires constitue à l’évidence un véritable exploit. En effet, dans notre région du nord de la France, qui a compté jusqu’à 250 000 mineurs lors de la nationalisation des houillères en 1946, nous employons  volontiers le  terme  de “taiseux” pour désigner celui qui ne parle pas. Le Nord n’a jamais été bavard, ni particulièrement loquace, non plus que volubile, et les mineurs plus que les autres encore, sont des “taiseux”.  Il y a plusieurs raisons à ce silence sourd des mineurs. D’abord, leurs conditions de travail les isolaient totalement les uns des autres ; les postes étaient distants de plusieurs mètres, le bruit, l’obscurité et la poussière achevaient cet isolement. Seul le court moment du briquet les rassemblait mais les bouches étaient occupées à autre chose qu’au bavardage. Ensuite, de génération en génération, les mineurs avaient pris l’habitude de taire la dure réalité de leurs conditions de travail ; ils n’étaient pas hommes à se plaindre et surtout, ils veillaient tendrement à ne pas inquiéter leurs mères, femmes ou enfants. Beaucoup d’épouses d’anciens mineurs sont fortement émues lorsqu’elles découvrent, à l’occasion de la visite de notre circuit minier, cette pénible réalité du travail de leurs “hommes”, fils ou maris. Enfin, des siècles de luttes sociales ont instauré une véritable défiance vis-à-vis de l’entreprise, les “zouillères” comme ils l’appelaient, et la crainte de déplaire, voire de perdre des avantages matériels durement acquis, comme la mise à disposition du logement, nouent encore aujourd’hui les langues, même plusieurs années après la fin de l’activité minière. J’ai donc envie de dire que le monde du silence, c’est aussi le monde souterrain. 

Il fallait pourtant que la parole se libère pour ne pas perdre la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui, à force de courage et d’abnégation, ont permis le développement industriel de notre pays, inscrit aujourd’hui au rang des pays les plus riches de la planète. Ce recueil donc, avec ses vérités mais aussi ses doutes, ses joies mais aussi ses chagrins, ses voix mais aussi ses silences, ce recueil comme un bel hommage rendu à la grande humanité des gueules noires.
André DUBUC - Directeur Général du Centre Historique Minier  

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L’histoire du temps présent est désormais une discipline à part entière, dont plus personne ne conteste l’intérêt ni la néces­sité. Cette histoire ne pourrait être connue et gardée en mémoire sans les archives orales qui en constituent la matière première irremplaçable : témoignages oraux apportés par les acteurs ou les témoins de leur vivant. Ce nouveau statut accordé aux archives orales, et qui leur a été longtemps refusé, est aujourd’hui clairement affirmé par les Pouvoirs Publics. L’avis rendu le 10 janvier 2001 par le Conseil Économique et Social dans le cadre d’une mission confiée à l’historienne Georgette Elgey, démontre sans ambiguïté le caractère patrimonial des archives orales et propose des mesures pour en organiser la collecte, l’utilisation, la conservation et la valorisation. Frémeaux & Associés, rempli de cette conviction depuis des années, n’a pas attendu cette prise de conscience pour entreprendre un véritable travail de mémoire et de vulgarisation. Il est aujourd’hui le seul éditeur francophone à financer des équipes de militants comme l’association «Paroles Images et Sons» qui s’est fixé pour but de rendre ses archives accessibles au public. Le support sonore, dont l’authenticité est maintenant reconnue, présente par rapport à l’écrit une plus-value inestimable : celle de la création dans l’instant. Plusieurs générations d’historiens oralistes ont mené leurs travaux dans de nombreux pays depuis la fin de la seconde guerre mondiale, notamment aux USA et en Amérique latine. Visant d’abord à recueillir les secrets de dirigeants, d’élites politiques ou d’acteurs de l’ombre pour éclairer les historiens du futur, ces démarches se sont ensuite orientées vers la collecte de témoignages auprès des «peuples sans Histoire» : minorités, oubliés, exclus, illettrés... En Grande-Bretagne, l’historien et sociologue Paul Thompson met en route les «History Workshop» destinés à la classe ouvrière. Ainsi prend naissance une «contre-Histoire», une autre version de notre passé qui ne se limite pas aux faits des grands personnages historiques mais qui donne la parole aux «gens de peu».

A l’occasion de la parution des coffrets «Crime contre l’humanité» et «La déportation», Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur et producteur radiophonique, avait réuni sur France Inter : Serge Klarsfeld (qui avait préfacé la notice de l’ouvrage), Henry Rousso (historien, directeur de l’Institut de l’Histoire du Temps Présent) et Patrick Frémeaux (concepteur de l’ouvrage avec Jean-Marc Turine et l’INA). Le service public de Radio France marquait ainsi la reconnaissance d’un ouvrage de vulgarisation de notre histoire orale comme source documentaire participant à la relecture historiographique universitaire. Ce serait une erreur en effet d’accumuler des archives orales sans les mettre à la disposition du public pour permettre à chacun d’élargir son champ du savoir, de s’identifier à un groupe en s’appropriant sa culture, d’exercer un esprit critique sur les choix des acteurs politiques. Dans ce travail de réhabilitation de la culture orale, notre pays est  en retard par rapport aux anglo-saxons. C’est pourquoi Frémeaux & Associés a choisi de consacrer une part majeure de ses investissements à la publication de documents oraux issus de collections privées ou du fonds, très important par sa diversité, de l’Institut National de l’Audiovisuel et d’apporter un soutien à Radio France pour la mise à disposition du public de tous les enregistrements participant à cette démarche sociale. Il espère ainsi contribuer à la valorisation d’un secteur né­gligé de l’industrie phonographique, celui de l’édition des archives populaires.    
Claude COLOMBINI - Directrice des collections

De la Haute Antiquité à notre Moyen-Age, il y a toujours eu des hommes pour “récolter  le charbon de terre”! Les mineurs, les fosses, les mines des régions françaises ont fabriqué l’histoire de la République. Mais l’histoire de la mine commence vraiment en 1801. Quand les ouvriers mineurs d’Aniche créent la première Caisse de secours. Ils sont comme ça les mineurs; leur métier est si dur, les risques si grands qu’ils ont dû inventer un style de vie : la solidarité. Des générations d’entre eux, sous terre, ont travaillé dans d’effroyables conditions. On a peine à croire que des hommes aient pu vivre pareil métier. Au panthéon des archives photographiques ou cinématographiques, notre mémoire collective conserve l’image du corps des mineurs. Des clichés qui inquiétaient, impressionneront toujours les enfants et les hommes. Bras nus, torses mâchurés, ils surgissaient du fond. Epuisés, blessés parfois, morts aussi. Il fallait les paroles des dernières “Gueules noires” pour que les souvenirs de la mine ne s’effacent jamais. Bien avant l’industrie automobile, en même temps que les fonderies, les laminoirs, la corporation des gens de mines naissait avec l’industrie métallurgique, les aciéries. Encore actifs, survivants, retraités, ces ouvriers n’oublient rien tant la culture minière est puissante, vivace. Une façon d’être dont les artistes, les écrivains, avec Zola, le cinéma, avec John Ford, allaient rendre compte. Donner du sens à la raison d’être de la classe ouvrière française. Les mineurs, ou l’aristocratie du prolétariat. Qu’ils “fassent grève”, manifestent, souffrent, luttent, meurent dans les catastrophes, le peuple des travailleurs grognait partout, s’ébranlait avec eux, occupait les rues des villes en solidarité.

Ecoutez-les parler de leur enfance d’apprenti galibot, des manifs, du grisou, des maîtres-porions, des peines et de leurs efforts : entendez la fierté. Ecoutez leurs femmes, veuves souvent, vanter l’honneur de leurs hommes, ces seigneurs. Elles confient combien les heures étaient longues à les attendre “remonter”. Dans la hantise que la sirène mu­gisse. Le pire. Combien elles redoutaient que leurs petits choisissent à leur tour le métier de leurs pères, ces bagnards. Notre équipe a travaillé dans l’émotion. Pour donner à entendre ces voix admirables, avant qu’elles ne s’éteignent. Les langues chaleureuses, savantes, gorgées des accents de toutes les provinces, de l’écho des parlers d’Europe et du monde. Abatteurs, boute-feu, cafus, gaziers, kercheux, haveurs, hercheurs, houilleurs, m’neux d’bidets (conducteurs des chevaux au fond), moulineurs, piqueurs… Leurs métiers, leurs talents soutiendront longtemps l’histoire de notre société. Il fallait la radio, et le disque maintenant, pour que les souvenirs, les joies, la fraternité et l’humour des “Gueules noires” demeurent. L’histoire des Français. Nous n’offrons pas un travail d’historien ou de sociologue mais des tranches de vie de ceux qui ont vécu la mine comme autant d’histoires différentes. 
Alain DUGRAND

LE SECTEUR CHARBONNIER
Les témoignages publiés ici s’inscrivent dans la période la plus dramatique de l’histoire des houillères françaises et des mineurs. Elle s’étend de 1946, date de la nationalisation des mines, de la création des Charbonnages de France (chargés de la coordination du secteur, qui regroupe 9 bassins et exploitations) jusqu’au début de l’année 2003 quand les mines de Gardanne ont été fermées par anticipation. C’est aussi en 1946 que les mineurs (de toute catégorie) ont été dotés d’un statut qui déterminait leurs conditions de travail et de vie puisqu’il s’accompagnait de l’organisation de la sécurité sociale minière. Au cours du demi-siècle évoqué les charbonnages ont dans un premier temps battu leur record de production en 1958 (60 millions de tonnes), mobilisé le maximum de main d’œuvre en 1947 et engagé les premières réformes pour moderniser les exploitations et économiser de la main d’œuvre. Dans un second temps les houillères ont subi les effets de la politique de récession de la production et de réduction des effectifs imposés par des plans successifs employés par les gouvernements et les exigences de la C.E.CA – à partir de sa création. Leur mise en œuvre, malgré la résistance des mineurs aboutira à la liquidation totale et définitive du secteur houiller début 2003. Les mineurs interviewés évoquent le drame qu’ils ont vécu au cours de ces années, les luttes qu’ils ont engagées contre les effets néfastes de leurs conditions de vie et de travail, de cette politique baptisée en 1960 “d’adaptation aux conditions de concurrence entre les diverses formes d’énergie offertes sur le marché international 

La politique ainsi définie était accompagnée des directives données en juillet 1960 aux Charbonnages : “La production des houillères de bassin ne doit désormais être déterminée tant par les perspectives offertes par la consommation prévisible que par les coûts de production des charbons, compte tenu des prix des charbons étrangers susceptibles d’être importés et du prix des combustibles directement concurrents.” Ces directives et l’esprit qui les inspire ont été dictées par l’analyse du secteur énergétique français. En 1960, l’énergie utilisée en France est fournie pour 57,6 % par le charbon (dont 12,4 % est im­porté), 13,6 % par de l’électricité hydraulique, 3% du gaz naturel et 26,1% des produits pétroliers. La France est dépendante du marché pour 36,2%. Cette donnée fondamentale atteindra son maximum d’effet avec la croissance de l’usage du pétrole (et du fuel) en 1974. L’énergie importée à cette date  représente 74% de nos besoins. Le charbon en plein recul n’en couvre plus que 19,8%. Son usage est en pleine régression, celui du pétrole au contraire est en croissance : 59,4%. Une énergie nouvelle est apparue : le nucléaire 1,9%, celle du gaz s’élève à 11% et l’électri­cité hydraulique a reculé : 7,9%. La dépendance du marché n’est pas nouvelle en raison de l’insuffisance de la production française qui n’a jamais couvert plus des deux tiers des besoins. Ce qui est nouveau en 1960, c’est l’état du marché et le fait qu’il soit pris comme référence pour déterminer les conditions des exploitations françaises. Ces données expriment  les choix et les orientations de la politique énergétique à partir de 1960, sous l’autorité contraignante de la C.E.C.A.
(1) – sur le marché mondial, dominé par les prix et les fluctuations du pétrole et du dollar, les aléas de la politique étrangère (guerre) et des crises, la France va essayer d’être compétitive pour se maintenir sur le marché.
(2) – sur le marché français, elle va à la fois tenter d’abaisser les coûts de production du charbon dans des mines en activité et pour affirmer son indépendance vis-à-vis du marché rechercher des énergies de substitution dont elle a  la maîtrise. La production de l’énergie atomique et de l’électricité hydraulique sont en priorité soutenues après 1983, tandis qu’est accélérée la fermeture des mines dont le prix de revient reste trop élevé.

De toute façon cette politique supposait l’abaissement des coûts de production qui représente l’essentiel du prix de revient et  mettait  directement en cause l’activité et le comportement du personnel minier. En effet les coûts de production, dans les mines françaises difficiles d’exploitation, est déterminé par le poids de la main d’œuvre. Les salaires et leurs charges représentent depuis un siècle entre 60 et 66% du prix de revient. En 1952, le taux était de 60,6%. Donc, pour rendre le prix de vente du charbon compétitif, il fallait abaisser ce taux jusqu’au niveau de celui des produits concurrents. Tel est l’objectif des différents plans charbonniers dits “d’adaptation”. Quels sont les moyens employés ? En premier lieu : Elever la “productivité” des mineurs et diminuer leur nombre. D’où la modernisation, c’est à dire la mécanisation de toutes les activités de fond et de surface. En second lieu : Fermer les  mines où l’exploitation difficile ne permet pas de dégager les économies exigées. En troisième lieu : Rechercher des énergies de substitution utilisant peu de main d’œuvre. Ce qui fait que la France, tout en défendant le secteur houiller, le condamne en lui créant de nouveaux concurrents. Enfin, choix d’une politique contraignante sur les salaires et certains “avantages acquis” qui coûtent trop chers et élèvent le prix de revient. L’ensemble de cette politique met donc en cause le travail des mineurs et leur condition de vie.
- Au travail dans les mines encore en activité, les ouvriers doivent fournir un effort supplémentaire pour élever la “productivité” et s’adapter à la conduite des machines. De nouveaux métiers apparaissent et de nouvelles qualifications.
- La confrontation avec les concurrents étrangers et le danger de fermeture pèse sur eux en permanence et sur leur avenir. La mise en retraite anticipée et le chômage les menacent tandis que l’avenir de leurs enfants est incertain.
- Les conditions mêmes de leur retraite sont remises en cause ainsi que les garanties de la sécurité sociale minière

Tout cela explique leur hostilité et leurs luttes contre l’application des plans. Le plan charbonnier en 1994 tentera de répondre à toutes ces craintes. Cette politique a entraîné par ailleurs la restructuration du secteur houiller tout entier. L’autorité des Charbonnages a été renforcée sur les anciens bassins refondus en trois groupes d’exploitation et deviennent : le GROUPE CDF qui coiffe toutes les activités qui découlent directement de la houille, son extraction (les mines) et les usages industriels du charbon traités comme matière première. Le groupe de la Chimie est le plus puissant mais les Cokeries (gaz), les centrales thermiques sont aussi développées sur les sites miniers. C’est cet ensemble qui affrontera les problèmes posés par la fermeture de l’exploitation charbonnière que les mineurs – trop souvent divisés- ne pourront empêcher. Leurs luttes ralentiront seulement le mouvement. Leur amertume sera d’autant plus grande que le charbon qui reste nécessaire à l’activité de notre pays est désormais importé – mais au meilleur prix,  selon le souhait du gouvernement en 1981. Cela soulage d’autant le budget qui versait de grosses subventions, car le prix de revient est toujours resté trop élevé par rapport au prix de vente européen. La politique charbonnière du gouvernement a donc été  un échec. Les premiers a en payer les frais sont les ouvriers mineurs qui ont été mis, dans le meilleur des cas, à la retraite anticipée  (à 45 ans parfois) ou devenus chômeurs. Les Charbonnages de France s’étaient engagés à les aider à rechercher de nouveaux emplois. Ce qu’ils ont largement fait. Cependant, les anciens bassins miniers restent encore à l’heure actuelle des zones où le chômage des jeunes est très élevé en raison des échecs partiels de reconversion. Aujourd’hui, ils sont animés par les mineurs retraités, très mobilisés et regroupés pour la défense des avantages acquis par le statut de mineur : niveau de retraite, logement gratuit, sécurité sociale minière, défense des veuves, etc. D’autre part, certains d’entre eux ont utilisé  les possibilités des anciennes installations pour créer des Centres de loisirs (comme dans le Nord Pas de Calais). A Carmaux les “découvertes” (exploitations à ciel ouvert) ont été transformées en “Cap’loisirs”.
Rolande TREMPÉ - Anciennement Professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université de Toulouse-le-Mirail. 

Petit lexique de termes miniers
Abattage : action d’extraire le charbon du massif. Ou Dépilage  (Bassin Centre Midi / Houillères de Blanzy) 
About : les “mineurs d’about” ou abouts sont les ouvriers affectés aux travaux dans les puits. de son creusement, de son entretien  et sa sécurité. ou Schachthauer (Bassin de Lorraine) ou Godailleur (Bassin du Centre et du Midi /Houillères de Blanzy) 
Aérage : ensemble de processus et dispositifs servant à transporter au fond des galeries l’air frais nécessaire, à diluer et évacuer l’air vicié et à rafraîchir l’atmosphère. 
Affûtage : opération de remplacement des pics sur les tambours d’abattage. 
Antidéflagrant : se dit d’un appareil électrique conçu pour fonctionner en toute sécurité dans une atmosphère gazeuse inflammable, comme le grisou.
Avancement : désigne la progression du chantier d’exploitation dans le gisement de charbon  ou Vorrichtung (Bassin de Lorraine)
Barrette : chapeau rond en cuir bouilli du mineur, remplacé à partir des années 50 par un casque (Bassin du Nord Pas de Calais)  ou casque du mineur  (Bassin de Lorraine) 
Bassin : ensemble des exploitations charbonnières nationales rassemblées en E.P.IC (établissement public industriel et commercial) (Houillères du Bassin Nord Pas de Calais - Houillères du Bassin de Lorraine – Houillères du Bassin du Centre et du Midi)
Berline : wagonnet servant à l’évacuation de la production des chantiers vers le jour.
Boisage : opération de mise en place du soutènement pour assurer la tenue des terrains du fond. 
Boiseur : personne chargé du boisage des galeries. 
Boutefeu : ouvrier mineur chargé de l’exécution des tirs à l’explosif.  ou Schiessmann (Bassin de Lorraine) 
Bowette : galerie de grande section creusée dans la roche, soit pour accéder soit pour y rechercher une veine de charbon  et pour assurer la communication entre les puits et les chantiers. ou Richstrecke (Bassin de Lorraine) ou Galerie de roulage ou Travers banc (Bassin du Centre et du Midi ) 
Bowetteur : mineur occupé au percement d’une galerie. Ou Traverbaniste (Bassin du Centre et du Midi/Bassin des Cévennes  ) 
Briquet : terme désignant le casse- croûte du mineur et par extension la pause casse-croûte. Ou cabas (Bassin du Centre et du Midi /Bassin des Cévennes) Ou Casse croûte (Bassin du Centre et du Midi -Bassin Aquitaine /Groupe Tarn-Aveyron) Ou Portion (Bassin du Centre et du Midi /Bassin de la Loire) Ou Le pain (Bassin du Centre Midi / Houillères de Blanzy)) 
Cabas : sac en “toile de mine” servant à transporter le casse croûte (Bassin du Centre et du Midi /Bassin des Cévennes) 
Cafut ou Mahut : femme ou jeune fille chargée de trier les pierres non combustibles dans le charbon remonté de la mine. (Bassin Nord Pas de Calais) Ou Placière (Bassin Cévennes)  Ou Clapeuse (Bassin de la Loire) Ou Trieuse (Bassin du Centre et du  Midi) 
Cage : sorte d’ascenseur circulant dans le puits, servant à la descente et remontée du personnel et du matériel.
Calotte ou Béguin : coiffe en tissu que le mineur porte sous son casque.  - Bonnet de toile et par extension fichu ou carré de tissu qui protège les cheveux des mineurs ou des trieuses. (Bassin du Nord Pas de Calais) 
Captation ou captage de grisou : opération qui consiste à récupérer par dépression au moyen de tuyauteries, une partie du grisou contenu dans le charbon. 
Carotte : échantillon de terrain recueilli lors d’un sondage, permettant de connaître la nature des terrains traversés. 
Carreau : terrain sur lequel est installé une fosse. Par extension, ensemble des installations de surface de cette fosse (Bassin Nord Pas de Calais - Bassin de Lorraine - Bassin du Centre et du Midi) Ou Plâtre (Bassin du Centre et du Midi /Bassin de la Loire) 
Chantier: désigne l’endroit où se font les opérations d’exploitation ou de creusement ou Abbau (Bassin de Lorraine) 
Chariot : wagonnet plat servant au transport de matériel. ou Truck à Merlebach ou Edechse à Forbach (Bassin de Lorraine) ou Train ou Bagnole (Bassin Centre Midi / Houillères de Blanzy) 
Cheminée : voie creusée en suivant la ligne par la plus grande pente. - Galerie inclinée ménagée sur l’emplacement d’une veine déhouillée et consacrée à l’aérage ou au passage des ouvriers (Bassin du Nord Pas de Calais) 
Chique :  -Tabac roulé en boule, mâché par les mineurs. Le tabac à priser faisait éternuer et ainsi éliminait les poussières. (la cigarette étant bien entendu interdite au fond).  ou Carotte (Bassin du Centre et du Midi)  
Convoyeur à bande : installation de transport de charbon constituée d’une bande de caoutchouc circulant sur des rouleaux. Ou bande  (Bassin du Centre et du Midi) 
Coup de grisou : explosion résultant de l’inflammation de grisou (teneur explo­sive comprise entre 5 et 15%). 
Coup de poussière : explosion des fines poussières de charbon suspendues dans l’air (le coup de grisou peut entraîner un coup de poussières. Ou coup de poussier (Bassin de Centre et du Midi) 
Crassier :  Lieu où l’on dépose les stériles (schistes) et les déchets du lavage du charbon  Ou Terril (Bassin du Nord Pas de Calais – Bassin du Centre et du Midi)) 
Crézieu : lampe à feu nu (Bassin de la Loire) Ou Lampe à rave (Bassin du Centre et du Midi / Bassin Aquitaine) Ou Poulet (Bassin du Centre et du Midi) 
Criblage ou triage : opération de séparation du charbon et des pierres. 
Cuffat : sorte de grand seau permettant le transport du personnel ou des produits pendant le creusement d’un puits. 
Cuvelage : Revêtement intérieur d’un puits, en métal, bois , pierre de taille ou béton. 
Déboisage : opération qui consiste à retirer le soutènement. 
Dégazage : assainissement par apport d’air frais d’un chantier pollué par le gaz 
Eboulement: effondrement de terrains dans un chantier ou une galerie. ou Nachfall (Bassin de Lorraine) ou Ecrasée  (Bassin du Centre et du Midi / Houillères de Blanzy)) 
Etai : morceau de bois servant à soutenir les terrains. ou Stempel  (Bassin de Lorraine)
Escofine :  scie à main (Bassin du Centre et du Midi / Bassin Aquitaine et Bassin de la Loire) 
Etançons : éléments de soutènement métalliques servant à maintenir le toit. Ils peuvent être à friction ou hydrauliques. 
Extraction : transport des produits du fond au jour. 
Faille : accident géologique dissociant les couches de charbon en les décalant vers le haut ou vers le bas. 
Feu de mine : incendie du charbon en couche. Peut être consécutif à un échauffement. 
Fonçage : creusement ou approfondissement d’un puits. 
Fond : galeries et chantiers souterrains où travaillent les mineurs 
Foration : opération de creusement de trous destinés à recevoir des cartouches d’explosifs ou des boulons d’ancrage. 
Fosse : comprend le puits et les bâtiments  ou siège  (Bassin de Lorraine et Bassin du Centre et du Midi) 
Foudroyage : procédé consistant à effondrer, ou laisser s’effondrer naturellement, les terrains derrière la taille après enlèvement du charbon. 
Galerie : nom général désignant toute voie de communication souterraine. ou Strecke (Bassin de Lorraine) 
Galerie principale : désigne une galerie creusée au rocher suivant une direction sensiblement parallèle à la direction des veines. ou Rischstrecke  (Bassin de Lorraine) ou Travers banc  (Bassin du Centre et du Midi )
Galibot : Jeune apprenti ouvrier mineur. On pouvait être galibot à partir de 14 ans après avoir été reconnu bon pour le fond” par le docteur de la mine. (Bassin du Nord Pas de Calais) Ou Mousse ou Gamin ((Bassin du Centre et du Midi/ Bassin des Cévennes ) 
Géomètre : technicien procédant à des opérations de levers de plans dans les travaux du fonds. ou Markscheider  (Bassin de Lorraine) 
Grisou : le grisou est le gaz inflammable contenu dans certains charbons. Il est essentiellement composé de méthane (CH4). ou Schlagwetter (Bassin de Lorraine) 
Grisoumètre : appareil permettant de mesurer la teneur de grisou dans l’air. 
Groupe d’exploitation : division du bassin en groupes (dans le Nord Pas de Calais, neuf sont crées ayant chacun à sa tête un  Directeur délégué)
Havage : abattage du charbon à l’aide d’une machine ou manuellement. 
Haver : Action de pratiquer une saignée dans la veine  de charbon suivant la pente. 
Haveur : ouvrier qui have au pic ou à la rivelaine ou fait marcher la haveuse  
Haveuse : machine servant à abattre du charbon au moyen de tambours armés de pics. ou Schrämmaschine (Bassin de Lorraine) 
Hercheur : le hercheur évacue le charbon abattu et le charge sur les berlines (Bassin du Nord Pas de Calais)) Ou Rouleur (Bassin du Centre et du Midi / Bassin Cévennes) 
Injection : opération consistant à injecter sous pression des résines ou des coulis de ciment dans les terrains pour les consolider. 
Jour : ensemble des installations de surface (par opposition au fond). Au fond se trouvent les mineurs, au jour les ouvriers.
Lampe à chapeau : éclairage individuel fixé au casque des mineurs. ou kaplampe (Bassin de Lorraine) 
Lampe à flamme : lampe de sécurité alimentée en essence (benzine) permettant de déceler le grisou.  
Lampisterie : lieu de stockage et d’entretien des lampes de mineurs. 
Minage : mise en place des cartouches d’explosifs dans les trous de mine. 
Mine grisouteuse : mine à fort dégagement de grisou. 
Mineur : Ouvrier qui travaille dans une mine ou  qui travaille aux roches  
Moulinage : ne concerne que l’étage supérieur d’un puits où l’on reçoit les produits et le personnel. (Bassin du Nord Pas de Calais) 
Moulineur : préposé habilité à faire manœuvrer les cages dans les puits. ou Anschläger  (Bassin de Lorraine) ou machiniste ou receveur (Bassin du Centre et du Midi) 
Musette : sac du mineur servant à transporter son casse-croûte ou “briquet”. Sachon ou fargine  (Bassin du Centre et du Midi/Bassin de la Loire) 
Pendage : inclinaison des couches. 
Pic : instrument composé d’un fer pointu légèrement courbé, ajusté à un manche pour creuser le charbon. 
Picou ou rivelaine : Pic à deux pointes. (Bassin du Centre et du Midi / Bassin des Cévennes et Bassin de la Loire) 
Piqueur : ouvrier mineur abattant le charbon au pic. ou Hauer (Bassin de Lorraine)
Porion : agent de maîtrise du fond, contremaître. ou Steiger (Bassin de Lorraine) ou Gouverneur (Bassin de la Loire) ou chef de poste ou maître mineur (Bassin du Centre et du Midi) 
Portion : casse croûte pris au fond en milieu de poste. Ou Casse croûte ou pain (Bassin du Centre et du Midi) Ou briquet (Bassin de Nord Pas de Calais) 
Poste : journée de travail du mineur. ou Schicht (Bassin de Lorraine) 
Puisard : Fond de puits où se concentrent les eaux de ruissellement. 
Puits : orifice vertical débouchant au jour et reliant les différents étages de la mine. Le puits d’extraction sert à évacuer le charbon, le puits de service aux autres usages (personnel, matériel, terre).  
Puits de retour d’air : sert à aspirer l’air des galeries. 
Rabot : engin mécanisé d’abattage du charbon, hérissé de dents, se déplaçant parallèlement à la base de la couche de charbon. Ou “blindé” ou “panzer” (Bassin du Centre et du Midi / Bassin des Cévennes et Tarn-Aveyron) 
Recette : installations situées aux abords du puits, à chaque étage. On distingue la recette jour, en surface, de celle du fond  Ou Moulinage (Bassin du Nord Pas de Calais) 
Remblayage : opération consistant à combler au moyen de terre ou de sable ou de schistes les vides laissés par l’exploitation du charbon. 
Ripage : avancement des piles de soutènement d’un convoyeur dans un chantier de production.  
Roulage : transport des produits par voie ferrée au fond d’une mine. 
Salle des pendus : Vestiaire bain-douches collectifs.  Très grande et haute pièce où dès son arrivée le mineur se change avant de descendre faire sa journée. Il accroche ses vêtements à un crochet ou panier et le monte au plafond. A son retour il quitte ses vêtements et se douche. Auparavant les mineurs rentraient chez eux sales, d’où leurs noms “Gueules noires” Ou Lavabo ou Douches (Bassin du Centre et du Midi) 
Schiste : roche sédimentaire, susceptible de se débiter en feuilles, alternant avec les couches de charbon. 
Schistification : opération qui consiste à épandre de la poussière calcaire sur les parois des galeries, pour éviter les “coups de poussières” au fond. 
Scola : fil de cuivre double isolé de petit diamètre reliant le détonateur à l’amorce, souvent récupéré par les mineurs après les tirs pour effectuer de petits bricolages. (Bassin du Centre et du Midi/ Bassin Cévennes)
Silo : ouvrage minier qui sert au stockage intermédiaire des produits Ou Trémie (Bassin du Centre et du Midi) 
Skip : benne de grande capacité, mue par un treuil, remontant le charbon dans le puits. Son vidage s’effectue par basculement ou par ouverture du fond.  
Sondage : creusement de trous à l’aide d’une sondeuse pour connaître la nature des terrains traversés. 
Sondeuse : foreuse utilisée principalement pour creuser des trous de sondage (carottage). 
Soutènement : dispositif de soutien des parois soit par appui (bois, étançons, cintres métalliques, piles) soit par suspension (boulons). Désigne aussi l’opération de mise en place de ces dispositifs. 
Stau de protection : volume des terrains entourant le puits dans lequel on n’effectue aucun travail pour garantir la stabilité du puits et des installations de surface 
Taille : désigne la zone d’abattage du charbon. 
Terril : aire de stockage des stériles après leur séparation du charbon au lavoir.(Bassin du Nord Pas de Calais) Ou crassier (Bassin du Centre et du Midi) 
Tir : opération de mise à feu de la charge explosive. 
Travaux de préparation ou tra­çages : réalisation des creusements des voies qui subdivisent les veines en panneaux d’exploitation. Ou Vorrichtingsarbeiten (Bassin de Lorraine)
Travers-bancs : galerie qui recoupe perpendiculairement les couches de terrains stériles et les veines de charbon.  Ou Galerie principale (Bassin du Centre et du Midi / Bassin de la Loire) 
Trémie : dispositif placé à la base d’un silo pour faciliter le chargement des produits. 
Veine : terme général pour désigner la couche de charbon. ou Flöz (Bassin de Lorraine) 
Voie : nom général désignant tout ouvrage de communication souterrain, quelle que soit son inclinaison. ou Strecke (Bassin de Lorraine)   
Lexique élaboré par Janine MARC-PEZET à partir de l’ouvrage du groupe Charbonnages de France “Du charbon et des hommes” 

LES BASSINS 
BASSIN DU NORD PAS DE CALAIS
Groupes d’exploitation
Groupe d’Auchel-Bruay/ Groupe de Béthune/ Groupe de Douai/ Groupe d’Hénin-Liétard  Groupe Lens Liévin / Groupe d’Oignies / Groupe de Valenciennes)
Puits : Arenberg, Barrois, Courrières, 11/19 de Lens, 10 d’Oignies  

BASSIN DE LORRAINE 
Sièges d’extraction des Houillères du Bassin de Lorraine :
Vuillemin/ St Charles/ Wendel/ Petite Rosselle/ Simon/ Marienau/ Reumaux / Vouters/ Merlebach/ Cuvelette/ Sainte Fontaine/ La Houve/ Folschviller / Faulquemont    

BASSIN DU CENTRE ET DU MIDI  

1/ ex BASSIN AQUITAINE
Carmaux/ Blaye/ Cagnac / Decazeville/ Aubin/ Cransac /Firmi
GROUPE TARN-AVEYRON
Puits du Carmoisin : la Tronquié/ Ste Marie / La Grillatié
Puits du Decazevillois : Bourran/ Banel/ Campagnac/ du Fraysse/  Decazes/  St Eugène  

2/ ex BASSIN DE BLANZY
Blanzy/ Montceau les Mines
Puits : Saint Claude/ Darcy/ les Alouettes 

3/ ex BASSIN DE LA LOIRE 
Saint-Etienne/ Firmini/  Roche la Molière / Rive de Gier
Puits : Couriot/ Pigeot/ Combélibert/ Charles  

4/ ex BASSIN des CEVENNES 
Alès/La Grand’Combe / Bessèges/ Saint-Florent-sur-Auzonnet)
Puits :  Ricard /Destival / Saint Florent-sur-Auzonnet / des Oules  

5/ ex BASSIN DE PROVENCE
Gardanne/ Meyreuil 
Puits : Boyer/ Courrau/ Gérard/ Yvon Morandat/ “Z”/ P.H.O.  

6/ ex BASSIN DU DAUPHINE
La Mure/ Susville/ Prunières
Puits : du Villaret/ des Rioux    


REMERCIEMENTS 

Mesdames : Rolande Trempé / Marie-Josèphe Devoix / Virginie Debrabant / Muriel Jacquemond.  

Messieurs : Nespoulous / Claude Mallebiau / Philippe Cauffet / Alfred Olszak / Mr Janniaud / Guy Bonnet /  Jean-Paul Bezes / André Dubuc. 

Crédit Photos : Messieurs : Lucien Mazars / Joseph Assenat / Toto et Yéton Garcia / Jean Coutouly.   



L’Atelier de Création du Grand Est présente

PAROLES DE GUEULES NOIRES

Une production de l’Atelier de l’Est
Producteur : Michèle Oster
Auteur - concepteur : Janine Marc-Pezet
Texte original : Alain Dugrand
Musique originale : Guilhèm Pezet – Aymeric Weistrich – Frank Fleismaher
Reportages :  Valérie Alamo, Mylène Baganas, Nelly Bouveret, Olivier Chaumelle,  Frédéric Lamasse, Janine Marc-Pezet, Laurent Pilloni. Prise de son et mixage : Guy Senaux, Benjamin Vignal
Réalisation : Elisabeth Miro.


Paroles de mineurs : Les artisans de la série.
Cette série consacrée à la parole et la mémoire des gens de la mine est le fruit d’un long travail de recherches, de rencontres, de passion partagée. Le “maître-artisan” en est certainement Janine Marc-Pezet. On l’a vue du côté de Carmaux, de Cransac ou de Decazeville aller recueillir de la parole vivante, à la rencontre de mineurs et de leurs femmes, et puis aussi, creusant la “mine” de l’INA et de ses archives… Avec sa proche collaboratrice, Elisabeth Miro, qui signe la mise en ondes de cette matière sonore, elle a tout écouté, trié, partagé.

Janine Marc-Pezet, en quelques mots :
Responsable de “l’Atelier Mémoire” au sein de Radio France, Janine Marc-Pezet est conseiller auprès des chaînes de Radio France pour la valorisation et l’exploitation du patrimoine sonore. En 2001, elle est à l’initiative de nombreuses réalisations à l’occasion des hommages à Georges Brassens, dont L’Exposition à Radio France.
Elle est l’auteur d’une “anthologie du XXème siècle par la radio” co-édition Radio France / Frémeaux & Associés. Avec Alain Poulanges elle a produit la série “Promenades Prévert” diffusée par France Inter, série lauréate du “Prix de l’Académie Charles Cros”. Elle a co-signé deux livres “Boby Lapointe” et “Le Théâtre des Trois Baudets” aux Editions Dumay. avec la participation  du Centre Historique Minier de Lewarde. 

Les reportages :
D’autres témoignages ont été recueillis par les reporters de France Bleu : Laurent Pilloni pour les bassins de Lorraine, Olivier Chaumelle (France Culture) pour les bassins du Nord et du Pas-de-Calais, Nelly Bouveret pour les Cévennes, Valérie Alamo du côté de Montceaux, Mylène Baganas pour le puits Couriaux et la région de Saint Etienne, Frédéric Lamasse pour Gardanne. Janine Marc-Pezet pour les bassins de Carmaux - Decazeville. 

Le texte :
Le texte de la série est d’Alain Dugrand. Il dit avoir été très touché par la parole de ces hommes et de ces femmes, par les accents, par leur dignité et leur chaleur humaine.
Journaliste, membre fondateur de “Libération” il y a travaillé de 1979 à 1981. Depuis, il collabore régulièrement à Vogue, Géo, Grands reportages, Epok, Gault Millau, etc.
Romancier, il est l’auteur de très nombreux romans, souvent primés : Pour n’en citer que quelques-uns : “Les Barcelonnettes” (avec Anne Vallaeys) chez Lattès, “Le 14ème Zouave” (Seuil) prix Louis Guilloux et prix Paul-Léautaud en 92, “Les Craven de l’oncle Ho” chez Grasset, (sélectionné par l’Académie Goncourt), “Rhum Limonade” chez Fayard, etc.
Il est aussi l’auteur de “Trostky”, deux films de 56 minutes réalisés  pour La Sept-Océaniques 1er prix du documentaire au FIPA de Cannes en 89.
Fondateur et animateur de la revue américaine “Gang”, fondateur et directeur littéraire du festival le “Carrefour des Littératures Européennes de Strasbourg” ainsi que du très célèbre festival “Etonnants Voyageurs” de Saint-Malo.
Co-rédacteur en chef de la revue “Gulliver” avec Michel Le Bris et Olivier Cohen.

Michèle OSTER  


DISCOGRAPHIE

Paroles de mineurs : Les épisodes et
les témoignages.
 

CD1

1/ Première descente.
Avec les témoignages de Serge Lestienne, Roger Vaillant, Jean Jedrejewski, Kazimierz Kozakiewicz, Jean Stablinski, Bruno Fauchon, Jean Ostrowski, Jean Terendji, Lucien Mazars, Eugène Garcia, Jean Wisniewski, Joanny Da Silva, Edouard Bnojek, Wladislas Janusko et Monsieur Nespoulous. 

2/ Les taupes humaines.
Avec les témoignages de Edouard Krawczik, Wladislas Janusko, Jacques Courtès, Claude Mallebuau, Edouard Bnojek, Lucien Mazars, Eugène Garcia, Jean Wisniewski, Louis Bembenek, Roger Dessagne et Monsieur Nespoulous. 

3/ Au fond.
Avec les témoignages de Bruno Fauchon, Serge Waucquier, René Gumez, Claude Cherrier, Jean Stablinski, Fernand Fraisse, Saïd Bouchachia, André Ostrowski, Rigobert Mininger, Jean Simonet et Robert Michelet. 

4/ Une épopée fabuleuse.
Avec les témoignages de Jean Wisniewski, Edouard Bnojek, Roger Dessagne, Robert Deles, Lucien Bonnefoi, Jean-Claude Martelli et Monsieur Nespoulous. 

5/ Le pain des Français.
Avec le témoignage de Jean Jedrejewski, Stan Wiezniak, Jean Wisniewski, Edmond Oszczak, Jean Guirado, Bernard Bousch, Mohamed Aït Ifrane, François Dosso, Michel Vlaminck, Rigobert Mininger, Claude Mallebuau, Eugène Garcia et Lucien Bonnefoi. 

6/ Le mal du mineur.
Avec les témoignages de Stan Wiezniak, Roger Vaillant, Richard Schranowski, Bernard Lewandoski, Jean Jedrejewski, Kazimierz Kozakiewicz, Jean Stablinski, Bernard Bousch, Fernand Fraisse, Marcel Barrois, Wladislas Janusko, Roger Dessagne et Joanny Da Silva. 

7/ Un métier de bagnard
Avec les témoignages de Serge Waucquier, Roger Vaillant, René Gumez, Kazimirerz Kozakiewicz, Mauice Roche, Michel Philippi, Andé Ostrowski, Edouard Krawczyk, Raymond Galabrun et Claude Mallebuau.  


CD 2

1/ Femmes de mineurs, femmes de seigneurs.
Avec les témoignages de Mmes Roger Vaillant, Danièle Dorado, Marie Walkowitz, Jeanine Frontczak, Anne Kubieki, Colette Rigaux, Jankowski, Guirado, Szczepanski, Bouchachia, Galabrun, Arias, Aubaret, Messieurs Claude Cherrier et Bruno Archangioli. 

2/ Solidaires malgré tout.
Avec les témoignages de Jean Coutouly, Lucien Mazars, Joseph Assenat, Patrick Houdelette, Daniel Francke, Jean-Marie Lempereur, Louis Bembenek, Marcel Barrois, Joanny Da Silva, Wladislas Janusko, Edouard Bnojek, Lucien Bonnefoi et Guy Bonnet. 

3/ La grève du savon.
Avec les témoignages de Angel et Eugène Garcia, Bruno Archangioli, Marcel Barrois, Serge Lestienne, Jean Guirado, Basil Stachurka, Messieurs Victor et Nespoulous. 

4/ Au fond, on est tous noirs.
Avec les témoignages de Roger Vaillant, René Gumez, Jean Jedrejewski, Fernand Fraisse, Maurice Roche, Bruno Fauchon, Saïd Bouchachia, Jacques Courtès, Roland Arias, Bruno Archangioli, Messieurs Victor et Nespoulous.  

5/ Grèves et réquisitions.
Avec les témoignages de  Basil Stachurka, Bruno Archangioli, Jean Guirado, Edmond Szymanski, Claude Mallebuau, Lucien Bonnefoi, Eugène Garcia, Olivier Kourchid, Paul Bar, Maurice Andrieu et Guy Bonnet.

6/ Le coup de grisou.
Avec les témoignages de Jean Guirado, Jean Simonet, Robert Michelet, Raymond Galabrun, Lucien Mazars, l’abbé Gomichon, Messieurs Mouysset et Nespoulous. 

7/ Le chant du bois.
Avec les témoignages de Fernand Fraisse, Jean Guirado, Raymond Galabrun, Saïd Bouchachia, Jacques Courtès, Eugène Garcia, Edouard Bnojek, Joanny Da Silva. et Guy Bonnet.  


CD 3

1/ La cité-ghetto.

Avec les témoignages de Serge Waucquier, Roger Dessagne, Serge Lestienne, Jean Jedrejewski, Jacques Courtès, Roland Arias, Robert Michelet, Jean Simonet, Wladislas Janusko, et Monsieur Victor. 

2/ Le camarade délégué.
Avec les témoignages de Stan Wiezniak, Raymond Galabrun, Claude Mallebuau, Bruno Archangioli, Lucien Bonnefoi, Messieurs Jankowski et Nespoulous. 

3/ Le statut du mineur.
Avec les témoignages de Roger Vaillant, Serge Lestienne, Jean Jedrejewski, Lucien Bonnefoi, Jean Simonet, Louis Bembenek, Joanny Da Silva, Roger Dessagne, Wladislas Janusko, Messieurs Victor et Nespoulous. 

4/ Fanfares et bistouilles.
Avec les témoignages de Fernand Fraisse, Edouard Krawczyk, Thierry Tempez, Serge Waucquier, René Gumez, Jean Stablinski, Maurice Roche, Roge Bossaert, Lucien Bonnefoi et Monsieur Nespoulous. 

5/ Sainte-Barbe.
Avec les témoignages de Roger Vaillant, Fernand Fraisse, Jean Simonet, Robert Michelet, Roland Arias, Wladislas Janusko, Roger Dessagne, Madame Bouchachia, Messieurs Jankowski et Nespoulous.  

6/ Le silence des mines.
Avec les témoignages de Madame Lagarrigue, Jean Stablinski, Jean Jedrejewski, Bernard Bousch, Claude Cherrier, Claude Mallebuau, Saïd Bouchachia, Bruno Fauchon, Robert Mininger, Jean Wisniewski, Olivier Kourchid, Robert Deles, Francis Radojewski, Daniel Francke et Monsieur Nespoulous.  


LE CENTRE HISTORIQUE MINIER 

LA CREATION  DU CENTRE HISTORIQUE MINIER

La fosse Delloye, de l’ancienne Compagnie des Mines d’Aniche, a commencé son activité en 1931. Cette année-là ont été extraites 18 634 tonnes de charbon. Le record de tonnage a été atteint en 1963, avec 1 218 tonnes extraites par jour. Néanmoins, le gisement sera épuisé en 1971, et entraîne donc l’arrêt de l’exploitation.

A la même époque, la direction des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais était déjà persuadée de l’importance de la création d’un centre historique minier qui apporterait aux générations suivantes le témoignage de près de trois siècles d’activité minière, industrielle et  sociale dans le bassin minier du Nord/Pas-de-Calais. A l’instigation du Secrétaire Général des Houillères, ce projet fut validé par le Conseil d’Administration en 1973 et c’est la fosse Delloye à Lewarde, en instance de démantèlement, qui fut choisie pour créer le Centre Historique Minier.

Les raisons du choix tenaient au charme de ce lieu, à sa situation proche du réseau autoroutier, à sa position au centre du bassin minier et à son caractère représentatif puisque cette fosse avait participé à la production charbonnière de l’entre-deux-guerres.

Dès lors, matériels et documents affluèrent des autres fosses du bassin minier vers la fosse Delloye, au fur et à mesure de leur fermeture.

Enfin, c’est en 1982 que fut créée l’Association du Centre Historique Minier, avec la participation de l’Etat (Ministère de la Culture), du Conseil Régional du Nord/Pas-de-Calais, du Conseil Général du Nord et des Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais, pour une ouverture au public en mai 1984.

Aujourd’hui, véritable conservatoire de la mémoire de la mine dans le Nord/Pas-de-Calais, le Centre Historique Minier comprend trois structures : le musée de la mine, un centre d’archives et un centre de culture scientifique de l’énergie. 

LE MUSEE DE LA MINE

Le Centre Historique Minier est le plus important musée de la mine en France, le deuxième en Europe et le musée de site le plus fréquenté de la région Nord/Pas-de-Calais puisqu’il accueille plus de 160 000 visiteurs chaque année.

Il a également obtenu le Trophée Diamaillon 1994 décerné par le Comité Régional de Tourisme du Nord/Pas-de-Calais pour l’accueil du jeune public, le Trophée Régional EDF du Tourisme Industriel et Technique à deux reprises en 1997 et 1999 pour la qualité de l’accueil et des visites, le Trophée National EDF du Tourisme Industriel et Technique en juin 1999, le Mitcom 2002 et enfin le label Pays de France décerné par la chaîne Odyssée en 2002.  

La visite du circuit minier

Le Centre Historique Minier propose au public la visite du circuit minier, pendant une heure trente, qui s’effectue sous la conduite de guides, tous anciens mineurs.

Le visiteur est ainsi accueilli par un guide-mineur à la salle des bains-douches, aussi dénommée “salle des pendus”; c’est là qu’un millier de mineurs se douchaient et se changeaient. Un crochet numéroté était attribué à chacun d’entre eux pour y placer ses vêtements, son savon, son peigne et son miroir.

Puis le visiteur se rend à la lampisterie où le mineur recevait sa lampe en échange de son jeton numéroté, il  emprunte le train de mine qui l’emmène au pied du puits n° 2. Il découvre le triage-criblage et le moulinage, avant de descendre dans les 450 mètres de galeries pour pénétrer dans les dix chantiers d’extraction du charbon, reconstitués avec des matériaux authentiques et des machines en fonctionnement. Le guide-mineur y explique l’évolution du travail au fond dans le bassin minier, des origines à nos jours.

Le visiteur peut ensuite parcourir le bâtiment de la machine d’extraction et découvrir les expositions en accès libre. 

LES EXPOSITIONS

Une collection de plus de 15 000 objets complète cette immersion dans le monde de la mine. Les machines, les outils, mais aussi les objets de la vie quotidienne sont présentés soit en situation (dans les galeries) soit dans dix expositions thématiques :

- La quinzaine évoque l’atmosphère fébrile d’un jour de paie dans le cadre de la reconstitution d’un bureau comptable de fosse en 1935, avec ses objets d’époque et ses documents d’archives ; on peut y écouter des dialogues en patois.

- Les trois âges de la mine proposent un parcours chronologique à travers trois siècles d’histoire des mines du Nord/Pas-de-Calais, du XVIIIe siècle jusqu’à la fermeture du dernier puits en 1990. Ce parcours s’articule autour d’une série de maquettes originales de sites miniers à différentes époques, réalisées à partir de plans conservés dans les collections, complétées par de nombreux documents d’archives, des photographies et des films issus du fonds du Centre Historique Minier, ainsi qu’une sélection d’objets et d’œuvres d’art.
Par ailleurs, une vaste fresque chronologique associant des textes et des documents iconographiques retrace la  découverte et l’exploitation du charbon, l’évolution des conditions de travail et des transports, le développement de l’industrie, la montée en puissance des compagnies, l’émergence des mouvements ouvriers, l’histoire économique et sociale du bassin minier du Nord/Pas-de-Calais. Cette exposition occupe une partie des anciennes salles de bains du personnel de la fosse Delloye, dans lesquelles des travaux de restructuration ont permis de retrouver la structure d’origine, présentée par là-même au public.

- Le charbon, une aventure de 345 millions d’années illustre les conditions de la formation du charbon grâce à une sélection des plus beaux fossiles végétaux (lépidodendron, sigillaire...) et animaux (libellules, blattes, araignées, coquillages...) conservés au Centre Historique Minier, à la reconstitution d’une lagune houillère et aux  panneaux explicatifs. 

- La vie quotidienne du mineur présente la vie sociale, les logements construits par les compagnies minières, le rôle des femmes (préparation du « briquet » -casse-croûte du mineur-, lavage des « loques ed’fosse »), ou encore la naissance du syndicalisme à travers la reconstitution d’un estaminet, lieu de détente mais aussi de discussion où de nombreuses grèves sont nées.

- Énergies : hier, aujourd’hui, demain, permet de comprendre les problématiques et les enjeux liés à l’énergie : la recherche énergétique pour répondre à une demande croissante de la population avec une consommation inégalement répartie dans le monde, la préservation de l’environnement et la lutte contre l’effet de serre, les différentes sources d’énergie et leur utilisation en fonction de leur caractère non renouvelable (nucléaire, charbon, gaz naturel, pétrole...) ou renouvelable (solaire, éolienne, hydraulique, géothermie, biomasse...), les autres solutions et les options pour demain.

- La Machine, installée à l’occasion de la restauration du bâtiment et de la remise en fonctionnement de la machine d’extraction du puits n° 2, présente l’évolution des systèmes d’extraction de l’origine des puits à leur récente fermeture.

- Galibots et cafus restitue le triage-criblage des années 50 où, dans le bruit et la poussière, à des cadences élevées, femmes et enfants séparaient les pierres du charbon.

- Le cheval et la mine permet, grâce à la restauration de l’écurie de la fosse Delloye, de mieux comprendre la part prise par le cheval dans le travail du mineur, et la complicité qui existait entre l’homme et l’animal.

- Histoire de la fosse Delloye aide les visiteurs à se rendre compte de la physionomie du carreau des années 30 aux années 50 et, grâce à une douzaine de bornes associant un texte historique et des photographies, à comprendre à quoi servaient le parc à bois, le réseau ferré, la passerelle du  personnel ou celle de mise à stock.

- L’odyssée de la vie sur Terre est une échelle des temps géante de 455 mètres consacrée à la géologie ; les visiteurs effectuent ainsi un voyage de 4,5 milliards d’années en traversant seize étapes essentielles de l’évolution de la Terre et de la vie.  Enfin, de nombreuses expositions temporaires et manifestations (Rencontres patoisantes, Fête de la Musique, Festivole, cycles de conférences...) sont organisées chaque année. 

LE CENTRE D’ARCHIVES

Le Centre Historique Minier dispose d’un centre de ressources documentaires qui propose aux chercheurs (universitaires et étudiants de toutes disciplines) mais aussi écrivains, scénaristes, producteurs... : ses 2 500 m linéaires d’archives des anciennes Compagnies minières et des Houillères, une bibliothèque de plus de 7 000 ouvrages, une cinémathèque d’environ 1 000 films, une vidéothèque de 600 cassettes, une photothèque qui renferme environ 500 000 diapositives et négatifs.

Le Centre a notamment apporté son concours au réalisateur Claude Berri pour la préparation du tournage de son film Germinal. 

LE CENTRE DE CULTURE SCIENTIFIQUE DE L’ENERGIE

Le Centre de Culture Scientifique de l’Energie a pour objectif de présenter au public les enjeux historiques de l’activité minière et toutes les données concernant les énergies d’aujourd’hui et de demain. Par le biais d’expositions, de conférences, de publications, il permet d’amorcer une réflexion sur le rôle de l’énergie dans le développement des sociétés contemporaines.  

LES PUBLICATIONS

Enfin, le Centre Historique Minier édite chaque année une publication sur différents thèmes liés à la mine : l’habitat, la colombophilie, la Sainte Barbe, le patois, le travail et la vie quotidienne des femmes à la mine, la bande dessinée... La liste de ces ouvrages est consultable sur le site  internet du Centre Historique Minier :  
www.chm-lewarde.com.  

CENTRE HISTORIQUE MINIER
Fosse Delloye - BP 39
59287 LEWARDE
Tél. : 03.27.95.82.82
Fax : 03.27.95.82.92
Internet :
www.chm-lewarde.com


Ecouter PAROLES DE GUEULES NOIRES par LES ATELIERS DE CRÉATION DE RADIO FRANCE/JEANINE MARC-PEZET ET LE CENTRE HISTORIQUE MINIER (livre audio)
© Frémeaux & Associés
Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Première descente10'07
02 Les taupes humaines11'25
03 Au fond09'37
04 Une épopée fabuleuse10'51
05 Le pain des français10'06
06 Le mal du mineur09'28
07 Un métier de bagnard10'55
CD 2
01 Femmes de mineurs, femmes de seigneurs11'07
02 Solidaires malgré tout10'17
03 La grève du savon10'01
04 Au fond, on est tous noirs09'39
05 Grèves et réquisitions09'42
06 Le coup de grisou11'19
07 Le chant du bois11'17
CD 3
01 La cité ghetto10'09
02 Le camarade délégué09'39
03 Le statut du mineur10'56
04 Fanfares et bistouilles10'29
05 Sainte-barbe09'58
06 Le silence des mines12'20
"Paroles de Gueules Noires" par La Voix Du Nord

“Les chevaux comptaient les wagonnets... Vous en mettiez neuf au lieu de huit, ils s’arrêtaient...”
“Pour que chacun s’approprie cette mémoire.“ LA VOIX DU NORD




"Paroles de Gueules Noires" par Radio France

"Ici sont représentés tous les bassins miniers de France. Document d'une qualité exceptionnelle."  
© LES CAHIERS MULTIMEDIAS RADIO FRANCE



"Coffret de 3 CD + un livret de 56 pages entièrement consacré au monde de la Mine. Témoignage sonore de mineurs et de leurs femmes, pour que la mémoire d'un métier, d'une culture, d'une collectivité ne s'efface pas. Ici sont représentés tous les bassins miniers de France. Document d'une qualité exceptionnelle."  
© LES CAHIERS MULTIMEDIAS RADIO FRANCE






« Paroles de gueules noires » par le Journal des Instituteurs

Témoignages de mineurs, France Bleu, Frémeaux & Associés et le Centre Historique Minier.
Sur trois cédés, des témoignages de mineurs restituent la période la plus émouvante de l’histoire des Houillères françaises et de leurs acteurs : celles qui va de 1946, date de nationalisation des mines, jusqu’à la fermeture des mines de Gardanne.
Françoise PICOT – JOURNAL DES INSTITUTEURS




« La voix des mineurs à lewarde » par La voix du Nord

Radio France va léguer lundi au centre historique minier de Lewarde des témoignages de mineurs et de familles de mineurs collectés dans différentes régions françaises de décembre 2000 à mai 2001 par les stations locales. La centaine de témoignages évoquent l’histoire des mines de charbons depuis 1946, année de leur nationalisation, jusqu’à la fermeture de Gardanne dont l’exploitation a cessé en février de cette année. En outre, un coffret de 3 CD rassemblant plus de trois heures de témoignages et baptisé Parole de gueules noires est co-édité par France Bleu, centre de Lewarde et les éditions Frémeaux.
LA VOIX DU NORD




« Bagnards magnifiques » par Enseignement Catholique

Les mineurs de Paroles de gueules noires, et Aurelie Filippetti dans les derniers jours de la classe ouvrière, nous invitent à transmettre l’histoire d’un « monde qui meurt ». Il suffit d’un micro, d’une main pour le tendre, et la radio dessine le monde de la mine. Avec des bouts de vies, des bouts de bruits enregistrés en Lorraine, dans le Nord, en Aquitaine, dans les Cévennes…Partout où des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants  on vécut au rythme des puits. À Arenberg, Vouters, Carmaux, Firmini… Ceux qui parlent dans ces enregistrements réalisé par les Ateliers de création de Radio France sont « les derniers des Mohicans, témoins d’un monde qui meurt ». Ainsi s’achève l’histoire d’une "aristocratie du prolétariat" qui s’est construit un mythe à la hauteur de ses souffrances. Pour qu’on sache et qu’on n’oublie pas. Écoutez-les, ces « taupes humaines », dire les 40 degrés dans l’obscurité où il fallait  travailler pratiquement nu. En cas d’accident grave, on reconnaissait l’homme à « [sa] lampe c’était la seul pièce d’identité du mineur au fond » - parce qu’elle portait un numéro… Dans les maisons, tout tourne autour des hommes. Leurs épouses, « Femmes de seigneurs » font « tout ce qu’il y a à faire » et puis elles attendent «  le retour des mineurs, ces personnages ! ». Eux n’aiment pas qu’elles travaillent. C’est vrai que, comparée à celles des autres ouvriers, leur paye est confortable. Mais racontent-ils à leurs proches ce qu’il faut faire pour la gagner ? «  Même les bagnards travaillent pas comme ça ! ». Bagnard. Le mot revient souvent. Et on comprend qu’il n’est pas trop fort : « Quand vous voyez un père qui s’étouffe, vous priez pour qu’il meure. » Ce fils, impuissant face à la silicose, est peut-être, comme bien d’autres, descendu à son tour. Soit parce que le père l’y a poussé, soit parce qu’ « ici on n’a rien fait pour implanter des collèges, des lycées ». « Ici », c’était une cité minière où la hiérarchie n’était pas un vain mot. On vivait dans « la rue des mineurs, la rue des employés, la rue des ingénieurs ». Ils s’appelaient (s’appellent) : André Ostrowski, Bruno Archanglioli, Joanny Da Silva, Stan Wiesnak…, tous ces déracinés qui s’enfoncèrent si loin sous terre. Avec Serge Lestienne, Robert Michelet…, ils « ont fait l’Europe ». Si l’on ajoute Saïd Bouchachia, Mohamed Aït Irfrane…, ils ont presque fait le monde.
René TROIN ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE




« Paroles de Gueules Noires » par La Nouvelle Vie Ouvrière

La mémoire du travail, collectée et mise en forme par journalistes historiens et chercheurs, est  au centre du coffret de trois CD, « Paroles de gueule noires ». André Dubuc, directeur du centre historique minier de Lewarde considère ce recueil comme «  un bel hommage rendu à la grande humanité des gueules noires ». Il est vrai que tout au long du développement thématique  de ces trois CD, les témoignages regorgent de paroles évoquant la solidarité parmi la rudesse d’un métier particulièrement pénible et dangereux. Dans le labeur, dans le mélange des cultures qui firent des centres miniers des hauts lieux d’immigration, dans la difficulté (accident, grèves, maladie) dans les fêtes et les fanfares, dans la cité minière et dans les gestes quotidiens, apparaît un prenant récit d’une fraternité de travail qui s’est fort raréfiée. Pour coordonner, trier et faire émerger les témoignages collectés, Janine Marc-Pezet, responsable de l’atelier Mémoire à Radio France a accompli un formidable travail. De Cramaux à Montceau-les-Mines, de Saint-Etienne à Gradanne, de Decaze-ville aux Cévennes sans oublier le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine, elle a fait émerger ses accents rocailleux ou chantants. Près de ce chtimi connu de tous. Alain Dugrand, journaliste émérite, romancier, fondateur de festival et de revues a écrit un texte simple et clair pour relayer la parole des « taiseux » arrachant au sol le charbon qui fut si précieux dans la mutation industrielle de la France. Un coffret de qualité, qui s’écoute avec intérêt et pourrait fort bien constituer un fort beau cadeau de Noël.
Dee BROOKS – LA NOUVELLE VIE OUVRIERE




« Ce métier de bagnard » par Notes Bibliographiques

Après paroles de Poilus voici Paroles de gueules Noires qui obéit à la même démarche : faire mémoire à partir de documents oraux et d'archives populaires, la dernière mine ayant fermé en 2003. Ces témoignages ouvrent les années suivant la nationalisation (1947) Mais quelques mineurs évoquent un passé plus lointain. Ils décrivent la vie au fond, le travail épuisant dans une chaleur et poussière suffocantes, les différents aspects de l’extraction et les spécialités de chacun, les conditions périlleuses de ce « métier de bagnard » dont ils célèbrent pourtant la dignité et la fierté. Parole est donnée aux mineurs de toutes nationalités – du Maroc à l’Oural – qui, par vagues successives, ont constitué de petites communautés jalouses de leur spécificité mais d’une totale solidarité au fond de la mine. Ne sont pas oublié la silicose, le grisou, les grèves, le statut de mineur… Ce sujet austère est éclairé par les accents colorés des intervenants, français du terroir ou étrangers. La même musique lancinante souligne le fatalisme émouvant de ces hommes (livret avec historique, lexique, discographie).
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




« L’unique témoignage sonore de mineurs » par Le Journal du Médecin

« Paroles  de gueules noires est l’unique  témoignage sonore de mineurs et de leurs femmes, pour que la mémoire d’un métier, d’une culture, d’une collectivité  ne s’effacent pas. Dans ce coffret 3 CD, des mineurs racontent leur travail et les conditions au fond. “Dans ces galeries, vous savez, on a l’impression d’être enterré vivant”, confie l’un. Et un autre d’évoquer ses autres compagnons  de labeur : “Les chevaux comptaient les wagonnets… Vous en mettiez neuf au lieu de huit, ils s’arrêtaient…” Des voix dans le noir… anthracite. »
Par B.R. – Le Journal du Médecin





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