LES FORCES FRANCAISES LIBRES 1940-1945

PARCOURS DE FRANCAIS LIBRES

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Livret : 56 PAGES
Nombre de CDs : 3


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Témoignages de résistants sur 3 CD produit par Paroles Images et Sons coédité par Frémeaux & Associés et le Mémorial de Caen accompagné d'un livret de 48 pages.

Les Forces Françaises Libres est le deuxième coffret de témoignages de résistants. Depuis les années 50, des enseignants ont recueilli des témoignages en s’adressant aussi bien à des anonymes qu’à des acteurs incontournables.
Ces enregistrements, morceaux d’histoires vécues, constituent une mémoire orale dont le caractère humain lui confère un statut de document historique vivant. Les auteurs et l’éditeur de cette publication n’ignorent pas qu’un témoignage ne peut être transformé en objet d’histoire qu’à la condition de le croiser avec d’autres informations et de le passer au crible de la critique.
Ces 3 heures d’histoire sonore, montées sous la direction de Pierre Guérin accompagnées d’un livret de 48 pages rédigé par Claude Dumond et coédité avec le Mémorial de Caen,constituent un appareil documentaire de premier plan sur l’histoire des FFL.
Patrick Frémeaux, l’éditeur.

Droits audio : Frémeaux & Associés en accord avec Paroles Images et Sons.

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LES FORCES FRANÇAISES LIBRES

LES FORCES FRANÇAISES LIBRES 1940-1945
PARCOURS DE FRANÇAIS LIBRES 









Les forces françaises libres
par Jacques Belin 
La collecte et l’écoute de témoignages nous permettent de décou­vrir un autre pan de l’Histoire, une vision personnelle, à échelle humaine. Elles nous dévoilent combien nous devons notre liberté, aujourd’hui, soixante ans après les faits, à tous ces anonymes qui ont choisi d’entrer en lutte à l’intérieur même du territoire français ou de partir, pour mieux revenir, dans une France qu’ils auront contribué à libérer… sans y être forcément prédestinés ! Ainsi, si les itinéraires de ces hommes et de ces femmes, très jeunes pour la plupart, sont multiples, la motivation de leur engagement demeure la même : le refus de la défaite et de l’oppression.  Nous nous devons de conserver cette mémoire et de recueillir la parole de celles et ceux qui ont écrit cette période de notre Histoire, les heures sombres comme les victoires de cette Seconde Guerre mondiale.  Cette conservation et cette transmission de l’Histoire orale sont l’une des missions fondamentales que s’est fixées le Mémorial de Caen, à travers le travail des historiens et documentalistes de son pôle scientifique. Ne les oublions pas ! Ce coffret de CD nous incite à garder dans un coin de notre mémoire toutes ses histoires vécues, replacées dans un contexte jalonné par les événements qui ont marqué l’Histoire du XXème siècle. Ce sont toutes ces petites histoires, ces anecdotes qui font les grands récits.
Jacques BELIN
Directeur du Mémorial de Caen 

Présentation
Depuis les années cinquante, des enseignants, mais aussi des enfants et des adolescents “chasseurs de sons”, ont recueilli des témoignages sur des sujets les plus divers en s’adressant aussi bien aux membres de leurs familles, à des voisins, qu’à des acteurs prestigieux de notre Histoire. Une communication véritable s’est établie entre les générations, les jeunes n’ont pas reculé devant les questions “naïves” et personnelles, n’ont pas hésité à demander des précisions sur les points restés obscurs. Nombre de témoins ne pouvant résister à la curiosité de leurs interlocuteurs, se sont laissés entraîner et, ont souvent dévoilé des parts de vérité qui seraient restées tues face à un adulte. A l’émotion se sont ajoutées quelques réalités inédites, indicibles jusque là. Six heures d’entretiens sont présentées en deux coffrets distincts, l’un consacré aux Forces Françaises Libres et l’autre à la Résistance intérieure. Deux aspects d’un même combat contre l’occupant, l’un s’inscrivant dans un immense espace géographique, dans une dimension internationale qui a permis à la France de tenir son rang de puissance victorieuse en 1945, l’autre à l’intérieur d’une France brisée par la défaite, occupée par un ennemi de plus en plus cruel et dans laquelle l’isolement des combattants était une nécessité.  Il n’est pas question de séparer une Résistance intérieure et une France Libre. Nos témoins nous le rappellent, les combattants de l’intérieur étaient suspendus à la radio de Londres, les hommes de la France libre n’avaient qu’une idée, retrouver et libérer le sol de la Patrie. Le général de Gaulle a fédéré les deux formes de lutte. Parmi les “mémoires”, les “souvenirs”, les interviews de journalistes, on peut accorder sans réserve à ces témoignages, validés par leurs auteurs, un réel statut de documents historiques. Mais, les auteurs de cette publication ne l’ignorent pas, l’histoire ne s’écrit pas en ne se fiant qu’aux témoins. Pour être transformés en objets d’histoire, les souvenirs sont bien sûr à croiser avec d’autres informations, issues d’autres documents, et à passer au crible de la critique.

Quelques points d’histoire de la France Libre pour éclairer les documents  
Les effectifs :
Est considéré comme “Français libre” tout individu qui, en signant un engagement valable pour la durée de la guerre, a rejoint, à titre individuel ou en unité constituée volontaire, une unité régulière reconnaissant l’autorité du général de Gaulle ou un mouvement de la Résistance intérieure relevant de son autorité.  Selon les chiffres fournis par la Fondation de la France Libre : 53 800 personnes ont contracté officiellement avant le 31 juillet 1943 (voir encadré), un engagement volontaire. Certains des 20 000 évadés de France par l’Espagne qui ont été reconnus comme FFL doivent y être ajoutés . 50,5 % des “Français libres” sont venus de la métropole, 41 % de l’Empire, 8,5 % de l’étranger. 430 sont des volontaires féminines. 7581 Français libres sont morts au combat. 

Le 31 juillet 1943 l’armée d’Afrique et les Forces de la France Libre ont juridiquement été unifiées après accord entre le général de Gaulle et le général Giraud. Les hommes souhaitant s’engager n’ont théoriquement plus eu à choisir entre “l’armée gaulliste” et “l’armée giraudiste”.  Le gros des évadés de France par l’Espagne étant arrivé après cette date fatidique ne s’est donc pas vu reconnaître le titre de Français libre.  

Il est quasi impossible de déterminer le nombre des Français qui, se trouvant en Angleterre ou ailleurs dans le monde, aurait pu se mettre au service de la France Libre mais l’a refusé. Les ralliements ont été relativement peu nombreux avant 1942.

Exemples de ralliements à la France Libre … et de refus
- Le 1er juillet 1940, le général Béthouart entraîne avec lui dix mille soldats français qui embarquent au Berry-dock de Liverpool pour rejoindre le Maroc. Pour eux, la guerre est finie… Mille sept cent trente deux volontaires sont restés délibérément dans le camp.... 
- Au Liban, dans la région de Tripoli, le capitaine Folliot, commandant la 2ème compagnie du 24ème RIC, chargée de la sécurité de la ville, reçoit un télégramme lui annonçant la cessation des hostilités… Il rassemble alors sa compagnie, le 27 juin à seize heures trente, et lui annonce qu’il veut continuer le combat et partir en Palestine rejoindre l’armée britannique. Sur le champ, toute la compagnie décide de le suivre. 
- A Chypre, des éléments du 24ème RIC avaient été appelés en renfort pour défendre l’île. Cinq cent trente hommes réembarqueront répondant  aux sollicitations du colonel Fonferrier. Trois cent cinquante suivront le capitaine Lorotte dans la résistance et rejoindront Ismaïlia formant le glorieux 1er BIM (Bataillon d’Infanterie de Marine).  
- Sur environ 20 000 marins français se trouvant en Grande-Bretagne avec leurs bâtiments, seuls 400 rallieront le général de Gaulle, alors grand inconnu de la Marine… Trente matelots ont grossi les effectifs (en Égypte) ; ils ont quitté la flotte, ancrée à Alexandrie comme l’ont fait plusieurs officiers de marine, d’Estienne d’Orves, Patou, Auboyneau, Burin des Rosiers, Iehlé et Barberot.
- Au Levant en 1941, sur l’ordre de Vichy, les Français du Levant refusent de traiter avec  les Français Libres… En tout, 35 563 personnes rentrèrent en France… Pendant les combats, les ralliements furent peu nombreux : une cinquantaine de Français, la 3ème Compagnie légère du désert et quatre cents Sénégalais entraînés par le commandant Delange … Après les opérations, 2 600 Européens, 1 100 Nord-Africains et 1 800 coloniaux rejoindront la France Libre.

D’après “Les premiers soldats du général de Gaulle- les origines de la 1ère DFL” du général Saint Hillier, Editions La Bruyère, Paris, 2000.

Les motivations de l’engagement dans les Forces Françaises libres ?
Selon un questionnaire rempli lors de l’engagement
90 % des volontaires semblent avoir été motivés, en premier, par le refus de la défaite
65 % par patriotisme
13 % par effet d’entraînement, quand leur territoire s’est rallié au général de Gaulle
9 % pour des motifs idéologiques (8 % se déclarent plutôt progressistes, 1 % conservateurs)
7 % parce qu’ils ont souffert directement du nazisme
6 % par goût de l’aventure.
Pour la Résistance intérieure, certains historiens distinguent : la Résistance intentionnelle, celle des premiers à “entrer en résistance” et la Résistance fonctionnelle, celle de ceux qui ont été contactés par des réseaux qui avaient besoin d’effectifs et de compétences. Les “Français libres” relèvent pour l’immense majorité, de la première catégorie, celle de la Résistance intentionnelle.  Les raisons qui conditionnent l’engagement apparaissent complexes, elles évoluent dans le temps et sont différentes suivant le milieu géographique et social dans lequel gravitent les individus. Mais pour tous, c’est alors que leur pays a subi des défaites militaires sans précédent, alors qu’une autorité militaire prestigieuse a appelé à cesser le combat, alors que le rapport des forces semblait être définitivement en faveur de l’Allemagne, alors que la situation est la plus dramatique et la plus dangereuse, qu’intervient le refus de la défaite.  

L’origine des Français libres ?
Un quart était des militaires de carrière engagés en 1939. Ils étaient jeunes, 70 % avaient moins de 30 ans (18,5 % moins de 20 ans), célibataires à 70 %, issus de milieux plutôt modestes, d’origine surtout urbaine et 75 % n’avaient pas dépassé le niveau du brevet supérieur ou du bac.  Sur le plan géographique, la Bretagne, l’Alsace-lorraine, l’Afrique du Nord et l’Empire colonial français sont surreprésentés. (La liste des hommes tués au combat du Bataillon de Marche n° 4 - 2ème Brigade, 1ère DFL  communiquée par un de nos témoins montre qu’un peu plus de la moitié sont des “Tirailleurs indigènes”.) 

L’historiographie de la France Libre
Plus de mille titres sur De Gaulle, des livres de “Mémoires”, un ouvrage magistral celui de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, relativement peu de publications d’historiens, en particulier peu de thèses sur les Unités de la France Libre (tandis que une ou plusieurs thèses ont été publiées sur chacune des principales organisations de la Résistance intérieure !) les éditeurs ont, jusqu’à maintenant, négligé l’Histoire des “Français libres”. Beaucoup d’espoir cependant. Alors que les “Français libres” voient leurs rangs s’éclaircir, le Service Historique de l’armée de Terre de Vincennes (Officiers généraux et supérieurs), le Service Historique de l’Armée de l’Air depuis les années 80 et le Mémorial de Caen, depuis 2000 (Les Français du Jour J), ont recueilli et continuent de rassembler les témoignages de Français libres illustres ou moins connus qui constitueront les matériaux des recherches à venir. 

Un immense intérêt éducatif
Pourquoi certains Français ont-ils accepté la soumission à l’occupant et d’autres ont-ils résisté ? Il n’est pas question de juger qui que ce soit mais d’inviter les adolescents à réfléchir sur les grands choix auxquels un individu peut être confronté. L’Histoire et la transmission de la mémoire comme celle des “Français libres” ne peuvent à elles seules prévenir de nouvelles catastrophes mais elles permettent à chacun, et en particulier aux jeunes, de se construire des barrières contre les fascinations totalitaires ou racistes, de comprendre qu’il peut être criminel de rester indifférent quand s’effondrent les valeurs sur lesquelles la vie collective est fondée. 

CHRONOLOGIE 1940
MAI 13 - L’armée allemande enfonce le front français dans les Ardennes.

JUIN 5
 - Charles de Gaulle nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre.
JUIN 17 - Le maréchal Pétain demande un armistice.  
- Le général de Gaulle part à Londres.  
- A Brive, Edmond Michelet publie des tracts dénonçant la demande d’armistice.
JUIN 18 - Appel du Général de Gaulle. 22 - A Rethondes, signature de la convention d’armistice par le maréchal Keitel et le général Huntziger.  
- Création des premiers comités de français libres à l’étranger.
JUIN 24 - Ralliement à la France libre des hommes de l’Île de Sein.
JUIN 27 - Le sous-marin “Narval” est le premier bâtiment de guerre à répondre à l’appel.
JUIN 28 - Churchill reconnaît le général de Gaulle comme chef des FFL
JUIN 30 - L’amiral Muselier se met à Londres sous les ordres du général de Gaulle.

JUILLET 10 - Vote des pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain.
JUILLET 14 - Défilé à Whitehall des soldats ralliés au général de Gaulle.
JUILLET 25 - Le capitaine de Hauteclocque se présente au général de Gaulle sous le nom  de Leclerc.

AOUT 2 - Organisation des premiers réseaux de renseignements de la France Libre.
AOUT 8 - Condamnation à mort par contumace du général de Gaulle.
AOUT 26-30 - Accords Churchill-De Gaulle. Reconnaissance de la Force Française Libre.  
- Ralliement à la France Libre, grâce à Félix Eboué, du Tchad, de Douala  et Brazzaville.  
- Les premiers pilotes français participent à la bataille d’Angleterre.

SEPTEMBRE 2 - Ralliement de la Polynésie.
SEPTEMBRE 24 - Echec des Gaullistes et des Anglais devant Dakar.

OCTOBRE 18 - Ralliement du général Catroux au général de Gaulle.
OCTOBRE 24 - Poignée de main Pétain
- Hitler à Montoire, la France entre  dans la voie de collaboration.  
- Création à Brazzaville par De Gaulle du Conseil de Défense de l’Empire.

NOVEMBRE 7 - Le patrouilleur «Poulnic» saute sur une mine en Manche.
NOVEMBRE 12 - Conquête du Gabon par les Français Libres.
NOVEMBRE 16 - Création de l’Ordre de la Libération.   

CHRONOLOGIE 1941
JANVIER 11 - Raid sur Mourzouk en Libye. Mort du colonel Colonna d’Ornano.
JANVIER 19 - Offensive des Anglais et des Français Libres en Erythrée contre les Italiens.

FEVRIER 6 - Entrée du 1er Bataillon d’Infanterie de Marine des FFL à Benghazi.
FEVRIER 22 - Prise du fort italien de Cub-Cub, 430 prisonniers italiens.

MARS 1er - Prise de Koufra. Leclerc fait serment de combattre jusqu’à la libération  de Strasbourg
MARS 16 - Première opération des Parachutistes Français Libres sur le sol français  dans le Morbihan.

AVRIL 8 - La Brigade Française Libre entre avec les troupes alliées en Erythrée  et enlève Massaoua.

JUIN 21 - Après deux semaines de durs combats les unités de la France Libre et les Anglais entrent à Damas.
JUIN 22 - Opération Barbarossa : offensive allemande contre L’URSS.

SEPTEMBRE 2 - Création des groupes aériens “Lorraine” et “Alsace”.
SEPTEMBRE 16 - Débarquement en Norvège du “commando de l’eau lourde”. par le sous-marin Junon.

OCTOBRE 8 - Création du BCRA (Bureau Central de Renseignement et d’Action).
OCTOBRE 20 - Arrivée de Jean Moulin à Londres.

NOVEMBRE 15 - Création du groupe de chasse “Ile-de-France”.
NOVEMBRE 27 - Prise de Gondar en Ethiopie. 
NOVEMBRE 28 - Le groupe de bombardement “Lorraine” entre en opération en Libye.

DECEMBRE 7 - L’aviation japonaise attaque Pearl Harbour.
DECEMBRE 24 - L’amiral Muselier rallie Saint-Pierre-et-Miquelon.  

CHRONOLOGIE 1942
JANVIER 1er - Création du groupe Bretagne.
JANVIER 26 - La corvette “Roselys” éperonne un U-Boot dans l’Atlantique Nord.

FEVRIER 8 - La corvette “Alysse” est torpillée par un U-Boot.
FEVRIER 19 - Le sous-marin “Surcouf” disparaît devant Panama.

MARS 1er - Leclerc détruit les postes italiens du Fezzan.

AVRIL 16 - Le patrouilleur “Vikings” est torpillé en Méditerranée.

JUIN 9 - La corvette “Mimosa” disparaît dans l’Atlantique Nord torpillée par un U-Boot.
JUIN 11 - Après deux semaines de combats acharnés, la 1ère Brigade Française Libre force l’encerclement à Bir-Hakeim et rejoint les forces alliés.
JUIN 14 - Les Parachutistes Français Libres attaquent des aérodromes en Crète  et Cyrénaïque détruisant 41 avions.

JUILLET 14 - La France libre prend le nom de France combattante.
JUILLET 23 - Rencontre De Gaulle-Eisenhower à Londres.

AOUT 19 - Echec de la tentative de débarquement allié à Dieppe.

SEPTEMBRE 28 - Reconnaissance de la France combattante par l’URSS.

OCTOBRE 24 - Participation des FFL à la victoire d’El-Alamein.

NOVEMBRE 8-11 - Débarquement allié en Afrique du Nord.  - En France, occupation de la “zone libre”.
NOVEMBRE 11 - Départ du groupe “Normandie” pour l’Union soviétique où il sera équipé d’avions de chasse soviétiques “Yak”.
NOVEMBRE 26 - Sabordage de la flotte française à Toulon.  

CHRONOLOGIE 1943
JANVIER 13 - Jonction en Libye de la colonne Leclerc et de la VIIIème Armée britannique.

FEVRIER 1er - Création de la 1ère DFL (Division Française Libre) sous le commandement  du général de Larminat.

MARS 5 - Important succès d’unités de la France Libre sur l’Afrika Korps à Médenine.
MARS 28 - Libération de Gabès par la colonne Leclerc appelée Force L.

AVRIL 30 - Arrivée du général de Gaulle à Alger.

MAI 10 - La 1ère DFL victorieuse à Djebel Garci et Takrouna fait 20 000 prisonniers.
MAI 15 - Création du Conseil National de la Résistance.

JUIN 21 - Arrestation de Jean Moulin à Caluire.

JUILLET 31 - Unification de toutes les forces de la France en guerre. Le général de Gaulle prend la tête du Comité Français de la Libération Nationale. Fin des engagements dans les FFL.

AOUT 27 - Le colonel, René Mouchotte, est abattu au dessus de Saint-Omer.

SEPTEMBRE 8 - Capitulation de l’Italie.

OCTOBRE 4 - Libération complète de la Corse.

NOVEMBRE 9 - Débarquement à Naples des premiers éléments du corps expéditionnaire  français commandé par le général Juin.
NOVEMBRE 28 (02/12) - Conférence de Téhéran  (Roosevelt, Staline, Churchill).  

CHRONOLOGIE 1944
JANVIER 25 - Les forces françaises s’emparent du Belvédère au nord-est de Cassino.
JANVIER 30 - A Brazzaville, discours du général de Gaulle sur la réforme nécessaire du statut des colonies françaises.

MARS 15 - Programme militaire, politique et social du CNR.
MARS 23 - Le général Koenig devient chef des FFI.

AVRIL 13 - Embarquement de la 2ème DB pour l’Angleterre.

JUIN 2 - Le CFLN devient le GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française).
JUIN 5 - Les Parachutistes Français Libres du SAS sont parachutés  en Bretagne, première unité  engagée dans “Overlord”.
JUIN 6 - Débarquement de Normandie : opération Overlord.  - Participation des forces navales  et aériennes françaises  et du commando de marine  “Kieffer”.
JUIN 14 - Discours du général  de Gaulle à Bayeux.
JUIN 15 - En Italie, la 1ère DFL prend Castelgiorgio.
JUIN 18 - Les parachutistes français SAS engagés dans la bataille de Saint-Marcel  dans le Morbihan.

JUILLET 3 - Le corps expéditionnaire français en Italie entre à Sienne.

AOUT 1er - La 2ème DB commandée par Leclerc débarque à Utah-Beach.
AOUT 10 - Durs combats de la 2ème DB dans la région de Mortain-Falaise.
AOUT 15 - La 1ère DFL et des unités américaines débarquent en Provence
AOUT 19-25 - Insurrection et libération de Paris par la 2ème DB.  - Libérations de Marseille, de Toulon et de Cannes par des unités françaises.
AOUT 26 - Descente triomphale des Champs-Elysées par le général de Gaulle.
AOUT 31 - Le Gouvernement Provisoire de la République Française s’installe à Paris.

SEPTEMBRE 3 - Libération de Lyon par des parachutistes SAS et la 1ère DFL.
SEPTEMBRE 12 - Des éléments de la 1ère DFL et de la 2ème DB font leur jonction à Nod-sur-Seine.

OCTOBRE 31 - La 2ème DB entre dans Baccarat.

NOVEMBRE 23 - Libération de Strasbourg par la 2ème DB du général Leclerc.  

CHRONOLOGIE 1945
JANVIER 2 - Eisenhower ordonne l’évacuation de Strasbourg par le 2ème DB.  Le général de Gaulle refuse. Les forces allemandes seront repoussées.

FEVRIER 2 - La 1ère DFL au sein de la 1ère Armée française, commandée par le général  de Lattre, appuyée par un corps américain, participe après de durs combats  à la libération de Colmar.
FEVRIER 4 - Ouverture de la conférence de Yalta.

MARS 15 - La 1ère DFL prend position sur le front des Alpes.
MARS 23 - Les groupes de chasse “Alsace” et “Ile-de-France” appuient le franchissement  du Rhin par les Alliés.

AVRIL 7 - Les parachutistes français des 3ème et 4ème SAS sont parachutés en Hollande.
AVRIL 20 - La 1ère  DFL conquiert le Massif de l’Aution et pénètre en Italie.

MAI 5 - Un régiment FFL du Tchad, à la tête de la 2ème DB, hisse le drapeau français  à Berchtesgaden “nid d’aigle” de Hitler.
MAI 7 - Capitulation allemande sans condition à Reims.
MAI 8 - Capitulation allemande sans condition à Berlin.
Chronologie établie à partir d’une plaquette préparée, sous la responsabilité de M. Georges Caitucoli, par la Fondation de la France Libre.  

Général Alain de BOISSIEU
Enregistrement du 12 - 02 - 1993 - Pierre Guérin, Marie-Claire Roux, Claude Dumond avec la participation d’élèves du Lycée Marcel Pagnol d’Athis-Mons.
Né en 1914, officier d’active prisonnier en 1940, le lieutenant Alain de Boissieu s’évade d’Allemagne en mars 1941 vers l’Union Soviétique où il est emprisonné. L’attaque de Hitler le  22 juin 1941 lui vaut d’être remis aux Anglais, il rallie enfin la France Libre à Londres.  Après un entraînement commando très sévère, il participe à la tentative manquée de débarquement des Canadiens à Dieppe et rejoint l’Etat Major du général de Gaulle. Avec la 2ème DB du général Leclerc, il prend part à la libération de Paris, des Vosges, de l’Alsace et enfin à la conquête du territoire ennemi jusqu’à Bertchesgaden, le nid d’aigle de Hitler.  A la fois directement engagé dans les combats et proche de l’Etat-Major, le capitaine (général en 1964) Alain de Boissieu, devenu fin 1945 gendre du général de Gaulle, est un témoin indispensable pour aider à comprendre l’histoire de la France Libre. 

Compléments
Le 26 août 1944, le général de Gaulle sur les Champs-Elysées.
« Ah ! C’est la mer ! Une foule immense est massée de chaque côté de la chaussée. Peut-être deux millions d’âmes. Les toits aussi sont noirs de monde. A toutes les fenêtres s’entassent des groupes compacts, pêle-mêle avec des drapeaux. Des grappes humaines sont accrochées à des échelles, des mâts, des réverbères. Si loin que porte ma vue, ce n’est qu’une houle vivante, dans le soleil, sous le tricolore. Je vais à pied. Ce n’est pas le jour de passer une revue où brillent les armes et sonnent les fanfares. Il s’agit, aujourd’hui, de rendre à lui-même, par le spectacle de sa joie et l’évidence de sa liberté, un peuple qui fut, hier, écrasé par la défaite et dispersé par la servitude. Puisque chacun de ceux qui sont là a, dans son cœur, choisi Charles de Gaulle comme recours de sa peine et symbole de son espérance, il s’agit qu’il le voie, familier et fraternel, et qu’à cette vue resplendisse l’unité nationale. Il se passe, en ce moment, un de ces miracles de la conscience nationale, un de ces gestes de la France, qui parfois, au long des siècles, viennent illuminer notre Histoire. Dans cette communauté, qui n’est qu’une seule pensée, un seul élan, un seul cri, les différences s’effacent, les individus disparaissent. Innombrables Français dont je m’approche tour à tour, à l’Etoile, au Rond-Point, à la Concorde, devant l’Hôtel de Ville, sur le parvis de la cathédrale, si vous saviez comme vous êtes pareils. Vous, les enfants si pâles qui trépignez et criez de joie, vous, les femmes, portant tant de chagrins, qui me jetez vivats et sourires ; vous, hommes, inondés d’une fierté longtemps oubliée qui me criez votre merci, vous, les vieilles gens qui me faites l’honneur de vos larmes. Ah ! Comme vous vous ressemblez ! Et moi, centre de ce déchaînement, je me sens remplir une fonction qui dépasse de très haut ma personne, servir d’instrument au destin. » CHARLES DE GAULLE, Mémoires de guerre, tome II : “L’Unité” Ed. Plon, 1956 

La 2e DB à Bertchesgaden
Cette prise du refuge de Hitler par la 2ème DB, c’était le dernier tour de force du général Leclerc. Comment expliquer que les Américains aient envoyé la 2ème DB à cet endroit au risque de se voir dépasser par elle ? Il y a, à mon avis, plusieurs explications. D’une part nos alliés ont  cru un moment à la tentative du haut-commandement allemand d’organiser un réduit bavarois englobant une partie du massif alpin, dans cette hypothèse Bertchesgaden et Obersalzbzerg auraient joué un rôle important, il fallait donc s’en saisir. Qui pourrait mieux réussir que la 2ème DB française avec la 101ème division parachutiste américaine ?  D’autre part, il y avait le coup de chapeau des chefs militaires américains à deux grandes unités qui s’étaient brillamment comportées pendant la guerre, l’une en Normandie, à Paris et à Strasbourg, l’autre au débarquement et à Bastogne. La 2ème DB venait de recevoir la citation présidentielle, décoration collective accordée par le Président des Etats-Unis aux personnels d’une unité ayant accompli plusieurs actions d’éclat et la 101ème division parachutiste l’attendait, tout cela se tenait. Mais incontestablement derrière cette décision, il y avait Leclerc, son obstination, son sens de l’action militaire payante pour la France, puis son prestige considérable auprès des Américains. Il ne faut pas oublier cette parole de Patton après Strasbourg : « Ah ! si Leclerc était américain, je lui confierais le commandement d’un corps d’armée à base de blindés et il serait capable d’aller à Berlin avant les Russes. » Le général Leclerc pouvait-il rêver plus belle citation que celle-ci venant de Patton ? Général de Boissieu, Pour combattre avec De Gaulle, Ed. Plon, 1981, p.315 

Distinction décernée par le Président des Etats-Unis à la Deuxième Division Blindée du Général Leclerc
Au nom du président des Etats-Unis et conformément aux prescriptions de la directive n°9 396 qui annule et remplace la directive n°9 075, le Ministère de la Guerre cite, pour les faits de guerre exceptionnels au cours de la période indiquée, en témoignage mérité d’Honneur et de Distinction. 

La 2e Division Blindée de l’Armée Française 
Pour les motifs ci-après : « Ayant reçu la mission, lors de la campagne destinée à libérer Saverne et Strasbourg, d’appuyer le XVème Corps d’Armée Américain dans son attaque contre la double ligne fortifiée établie par l’ennemi dans le massif des Vosges, et d’exploiter toute rupture éventuelle en s’emparant des sorties est de Saverne, a constamment fait preuve, entre le 15 et le 24 novembre 1944, d’esprit d’initiative. » « Au cours d’une action de choc puissante menée avec audace et rapidité, s’est emparée de Badonviller le 17 novembre, réalisant ainsi la percée de la première ligne de défense ennemie la “Vorvosgen Stellung”. » « Poursuivant sans désemparer une attaque conduite avec fougue, a rompu la seconde ligne ennemie, la “Vosgen Stellung”, en franchissant de vive force la Sarre Blanche à Saint-Michel, le 20 novembre, à l’issue d’une manoeuvre habilement exécutée. » « Exploitant l’occasion qu’offrait la prise de Balmont par les troupes américaines, a déclenché, à partir du nord-est, l’attaque contre Saverne. Opérant sur un terrain réputé en majeure partie impraticable aux blindés et contre des positions défensives ennemies soigneusement organisées et fortement tenues, la 2ème Division Blindée Française, par une manoeuvre magistrale, pleine d’audace, de courage exceptionnel et menée à une allure irrésistible, a fait converger vers les sorties est de Saverne ses colonnes venant du nord et du sud. » « Les défenses de Montbronn ayant été rapidement réduites, les fortifications de Phalsbourg neutralisées, la garnison de Saverne faite prisonnière, le débouché par le nord dans la plaine d’Alsace s’est trouvé assuré grâce à la prise, d’une grande importance stratégique, de la porte Saverne.» « Ayant reçu l’ordre d’attaquer Strasbourg, la division, prenant à peine le temps de s’arrêter la nuit, a lancé ses colonnes dès le 22 novembre sur une distance de 50 kilomètres, en une attaque étourdissante de rapidité qui devait aboutir en 48 heures, à la chute de la ville. »  « Au cours de cette magnifique opération, la 2ème Division Blindée Française a mis hors de combat quatre divisions ennemies, ouvert le seuil de la plaine d’Alsace, libéré la capitale alsacienne et contribué au succès des armes Alliées. » 

Robert DUPUY, né en 1924
Enregistrement du 7 mai 1990 - Pierre Guérin, Lucien Buisson, Pierre Chaillou, Pierre Legot.
En 1942, Robert Dupuy poursuit ses études au lycée de Tunis. A l’arrivée des Allemands, en novembre, il s’enfuit avec des soldats français jusqu’à Souk el Arba dans l’Ouest où il se met au service des Anglais dans un dépôt de matériel, sous les bombardements allemands puis... américains.  Engagé dans les FFL, “l’Armée de Gaulle”, et conduit en Tripolitaine, il reçoit dans des conditions matérielles et morales difficiles, une formation très poussée d’opérateur radio. Au Maroc, la 2ème DB s’équipe en matériel américain avant d’être transportée en Angleterre. Débarquement en France après deux ans et demi d’absence, campagne de Normandie très meurtrière, puis libération de Paris. Robert Dupuy est un de ces libérateurs que la population accueille dans un enthousiasme inoubliable.  La guerre n’est pas terminée, campagne des Vosges, libération de Strasbourg et de l’Alsace, le danger guette en permanence les soldats, son half-track échappe de peu aux mines anti-char. En avril 1945, c’est dans une Allemagne complètement dévastée que la 2ème DB progresse jusqu’à Bertchesgaden. 

René L’HELGUEN né en 1923
Enregistrement du 29 novembre 2000 - Pierre et Madeleine Guérin, Claude Dumond, Caroline Milton, avec la participation d’élèves du Lycée Marcel Pagnol d’Athis-Mons
Depuis Quimper, où il a accompagné sa mère, René L’Helguen entend l’appel du 18 juin 1940, il se rend à Douarnenez, monte sur un bateau anglais mais il n’a que 17 ans et demi et est débarqué ! Jeune ouvrier des chemins de fer soupçonné (à juste titre) de sabotage, il est livré aux Allemands par la police française, il n’échappe à la déportation que grâce à la bienveillance d’un jeune soldat allemand francophile. En fuite vers l’Espagne, il est arrêté à Toulouse mais là, la police française lui propose de s’engager dans l’armée de Pétain. Marin en rade de Toulon, il assiste au sabordage de la flotte française et décide de tenter une seconde fois le passage en Espagne. La frontière passée dans des conditions délicates, il fait connaissance avec les prisons espagnoles avant d’être, comme des centaines d’autres, échangé contre du blé et des phosphates. Nouveaux séjours en prison au Maroc puis à Alger où il ne fait pas bon s’afficher partisan de De Gaulle avant de trouver un bateau qui part pour l’Angleterre.  Passage rapide par patriotic school car René L’Helguen, a acquis à Toulon une compétence recherchée à la fois par les Anglais et les Français, il connaît le morse. Radio sur la corvette de la France Libre Roselys, il participe aux missions de protection des convois dans l’Atlantique puis lors du débarquement de Normandie. Il  ne retrouvera le sol français qu’en 1945. 

Compléments :
Les Corvettes type “fleur” 
Constructeur d’origine : Hall à Aberdeen (Ecosse). Mise en service (Angleterre et Canada) : 1939 à 1944. Caractéristiques : Longueur 62,50m; Largeur 10,10m; Tirant d’eau 5m; Déplacement : 925 à 1170 t. A pleine charge : 1200 à 1380 t. Moteurs : Machine à vapeur alternative 4 cylindres,  2 chaudières 2 750 CV. Armement : 1x102. 1x40 AA quadruple, 2x20 AA et 2 mitrailleuses. 2 grenadeurs (60 grenades);  4 mortiers, 1 “hérisson1” (en 1942). Effectif : 70 à 72 hommes. Détection : Asdic et radar. Performances : Vitesse 15 à 16 nœuds. Rayon d’action : 3000 milles à 15 nœuds, 5500 milles à  9 nœuds. Observation : Plus de trois cents corvettes furent construites pendant la guerre sur le modèle des coques de baleiniers d’Aberdeeen. Ce fut le bâtiment ASM escorteur par excellence. Les Forces Navales de la France Libre en reçurent neuf : Mimosa (coulée en 1942), Renoncule, Lobélia, Alysse (coulée en 1943), Aconit, Roselys (ces deux dernières ayant fait les convois de Mourmansk), Commandant Détroyat, Commandant Drogou, Commandant d’Estienne d’Orves. Elles coulèrent plusieurs sous-marins. Jean-Jacques Antier Les grandes batailles navales de la Seconde Guerre mondiale T2 Sur toutes les mers du globe  Edit. Omnibus 2000, p. 1156 1 Le hérisson (hedgedog) est un mortier permettant de lancer sur l’avant jusqu’à 200 mètres, 24 projectiles de 15 kg. Il évite d’avoir à aborder un sous-marin en surface, ce qui est toujours très dangereux. Les grenades ASM se lancent par l’arrière. 

Empêcher les infiltrations ennemies : l’ambiance à Patriotic School
Une grille le long d’un grand parc. Une porte avec une sentinelle : Patriotic school ! Eh bien ! ma foi, nous retombons dans l’ornière prévue. Je commençais à craindre le pire [...] Un peuplement plutôt dense. On pourra bientôt afficher : “complet”. Pas de femme parmi les invités. Foule exclusivement masculine composée, en forte proportion, d’Européens venus des pays envahis par l’Allemagne : de tous ces pays, ou presque. Ces voyageurs sans bagages ont très souvent vécu des aventures invraisemblables. Tel ce Polonais qui, après avoir traversé la Tchécoslovaquie et l’Autriche, puis combattu parmi les maquisards de Mikhailovitch, a rejoint Londres via l’Italie, la France, l’Espagne et Gibraltar, en échappant à toutes les polices de son incroyable parcours. Des espions nazis se cachent sûrement dans cette foule hétéroclite. Quand ils se font prendre, on les évacue sans doute discrètement par une porte de derrière, comme les cadavres d’un hôpital. Et parmi ceux qu’on emmène ainsi, il doit y avoir des résistants injustement soupçonnés. Quand on a été arrêté, comment prouver qu’on n’a pas eu la moindre défaillance, à un moment quelconque ?     Malgré le confort relatif et la gentillesse du personnel, on sent de l’anxiété dans l’air. Ce voisin de table, depuis quand vit-il à Patriotic School ? Trois semaines ? C’est déjà beaucoup... Plus  d’un mois ? C’est qu’on doute de lui... Deux mois ? Diable! On va  bientôt l’évacuer par la porte de derrière... Ne vous liez pas avec ces êtres inquiétants : cela vous rendrait suspect. De malheureux angoissés restent ainsi à l’écart. Ils ne peuvent même pas s’entraider: ils se soupçonnent mutuellement. Regardez-le, celui-là, dans la bibliothèque : il a l’air de lire, mais il ne tourne pas les pages. Son anxiété l’obsède... Mais la raison raisonnante n’empêche pas mon inquiétude de grandir. N’y aurait-il pas une “taupe” à Patriotic School ? Une “taupe” chargée de blanchir les espions nazis, de noircir des alliés sans reproche et d’aider à la destruction des réseaux de résistance ? N’y aurait-il pas - tout simplement - des  imbéciles, comme l’inspecteur de police qui m’a conduit ici? À l’inverse des “taupes”, les imbéciles n’ont rien d’exceptionnel, et leurs dangers, pour moi, seraient à peine moins grands.  Le huitième jour, je fus avisé que mon interrogatoire commencerait le lendemain à neuf heures. La période d’attente se terminait enfin...    Le lendemain, nouvelle éclaircie : mon interrogateur a l’air intelligent et sympathique.     Mon “examen” dura cinq jours, à raison de deux ou trois heures chaque matin et chaque après-midi. On ne m’a jamais autant donné le plaisir de parler de moi... Ni écouté avec une telle attention.     Interrogatoire exhaustif, allant rapidement depuis mon premier biberon jusqu’à la guerre et devenant très serré de juin 1940 à novembre 1942.     André Postel-Vinay, Un fou s’évade, © Editions du Félin, 1997, p.190-196  

Blanche BERGER
Enregistrement du 15-11-2000 et du 09-12-2000 - Pierre et Madeleine Guérin, Marjoline Berger, Claude Dumond, avec la participation d’élèves du Lycée Marcel Pagnol d’Athis-Mons.
Née en 1914 à Paris, dans une famille juive originaire de Russie, Blanche Berger a vu ses parents aider des dizaines de familles qui fuyaient les pogroms.  En 1942, à Paris, Blanche Berger et son mari sont obligés de porter l’étoile jaune, ils obtiennent de leurs employeurs des postes à Lyon encore en zone libre. Un ingénieur de son entreprise aide Blanche à passer la ligne de démarcation.  Son mari, opérateur radio de métier, est une recrue particulièrement intéressante pour les réseaux qui manquent de professionnels pour les contacts radio avec Londres. Sans hésiter, le couple accepte de se lancer dans une action clandestine, épuisante et dangereuse. Il faut passer inaperçu dans la rue (cheveux roux de M. Berger facilement repérables toujours cachés sous un béret), changer chaque jour de lieu, déployer une longue antenne, expédier le message et disparaître aussi vite que possible pour échapper aux voitures gonio de la Gestapo qui traquent les émet­teurs clandestins. Blanche, quand elle n’aide pas directement son mari, assure les liaisons avec les responsables des réseaux.  Plutôt que de former des spécialistes radio en territoire occupé sous la menace constante des Allemands, les responsables de la France Libre décident d’amener le couple en Angleterre pour y instruire leurs agents avant de les parachuter en France. Son mari “enlevé” sur un petit Lysander, Blanche doit attendre un peu pour trouver une place sur un avion dans lequel elle voyage avec le Général de Lattre de Tassigny.  Après le passage obligé à Patriotic school, elle se voit affectée au BCRA pour le travail délicat d’accueil et d’interprétation des messages reçus des différents réseaux implantés en France occupée. C’est ainsi que, jour après jour, elle pressent l’imminence du débarquement de Normandie, mais c’est chez le coiffeur qu’elle apprend la nouvelle !  La vie quotidienne à Londres sous les bombardements, est faite de petits problèmes et d’émotions profondes devant les marques de sympathie des Anglaises envers une jeune française.  Blanche Berger accouche d’un bébé à Londres. Elle retrouve le sol français en 1945 et quitte discrètement l’armée. Une grande partie de sa famille a disparu dans les camps de concentration. 

Complément 
Témoignage de Mme BERGER concernant la période antérieure à la Seconde Guerre mondiale :
Ma famille est originaire de la Russie tsariste, de Bessarabie. Un jour ma grand-mère, sage-femme, a sauvé la mère et l’enfant d’une puissante famille noble. En récompense, elle a obtenu que sa fille soit autorisée à fréquenter une école ce qui était interdit aux Juifs. C’est ainsi que ma mère est devenue institutrice et écrivain publique. On venait de loin pour lui demander d’écrire des lettres personnelles ou de remplir des papiers administratifs. Mon père, lui, pour apprendre à lire avait dû s’inscrire dans l’école qui formait les rabbins, la seule ouverte aux Juifs. Mes deux parents étaient des personnes cultivées et respectées dans leur milieu. Un ami de mon père avait réussi à s’installer aux Etats-Unis. Juste avant la guerre de 1914, il a proposé à mes parents de venir le rejoindre et, pour ce faire, leur a envoyé les papiers nécessaires. Mes parents sont donc partis avec leurs trois enfants (je n’étais pas encore née). Ils se sont arrêtés à Paris puis sont allés au Havre. Là, le service sanitaire les a bloqués en prétendant que ma sœur avait une grave maladie des yeux et qu’il fallait la soigner avant de pouvoir partir. De plus, au moment de la visite médicale on a volé tout ce que mes parents possédaient. La guerre a éclaté rendant leur départ impossible. Ils sont restés en France, mais ils étaient des étrangers qui ne savaient ni parler, ni lire, ni écrire la langue du pays. Il fallait survivre sans argent! Quand je suis née, leur vie était devenue extrêmement difficile. Une de mes tantes était installée à Paris et son mari, ébéniste, possédait une remise. C’est là que mes parents ont habité et mon père a travaillé comme revendeur de meubles usagés, un métier pour lequel il n’avait aucune compétence.  Quand j’étais toute petite, je me souviens du passage de Russes de notre communauté qui fuyaient les pogroms. Ils venaient voir mes parents qui essayaient de résoudre leurs difficultés administratives. Je les ai entendus parler de leur misère, de leurs malheurs. Voir mon père et ma mère les aider m’a profondément marquée et a sans doute contribué à mes engagements futurs. Mes parents ne nous ont jamais appris à parler russe. L’urgence était de s’intégrer, d’aller à l’école ; donc, à la maison, on parlait le Yiddish mais surtout le Français. Ma sœur aînée était déjà trop âgée pour être scolarisée mais les deux suivantes, Fanny et Pauline, sont allées à l’école. Excellentes élèves, elles faisaient l’admiration de tous et ont été bien acceptées et bien aimées. Les institutrices venaient souvent bavarder avec ma mère, bien que celle-ci ne parle pas beaucoup le français. Quand à moi, le jour de ma première rentrée, la maîtresse m’a demandé mon nom :  « - Blanche Beznos  - Ah ! oui Tu as bien les yeux des Beznos ! Comment vont Pauline et Fanny ? Quelles bonnes élèves ! » J’étais aussi une bonne élève. Il m’a fallu une dispense, car j’étais trop jeune, pour passer le Certificat d’études que j’ai obtenu avec mention bien ! J’avais suivi la même scolarité que tous les enfants français. Je suis française. Pourtant, à la fin de l’année du certificat, pour attribuer le “Prix du 14 juillet” à l’élève la plus appréciée de ses camarades, au moment du vote, la nouvelle directrice de l’école m’a fait asseoir sur l’estrade avec une autre de mes camarades, juive comme moi, disant au reste de la classe : “Ne votez pas pour ces deux élèves, elles ne sont pas Françaises !” Eh bien, 7 de mes camarades ont quand même voté pour moi !  Comme mes parents étaient pauvres, mes sœurs n’ont pas pu continuer leurs études, ils avaient dit : “Blanchette, elle, fera des études.”  Fanny est devenue secrétaire et militait avec les suffragettes. Si les femmes votent, c’est grâce aux suffragettes ! Toutes les manifestations étaient interdites. Un jour, Fanny a été arrêtée. Les femmes protestaient dans le commissariat. Un sergent de ville a dit à Fanny : “L’égalité des sexes je vais te montrer que cela n’existera jamais” et il a eu un geste obscène . Fanny lui a donné une gifle. Si la gifle a été remarquée, personne n’a dit avoir vu le geste obscène. On a appelé Papa et il a donné raison à sa fille mineure. Mes parents étaient apatrides. On a immédiatement expulsé Fanny de France. Elle avait 18 ans et on l’a laissée à la frontière de Belgique, plantée là. Ce fut terrible !  Elle a continué sa lutte en Belgique et c’est en militante communiste qu’elle a été arrêtée en 1941 puis envoyée à Ravensbrück en 1942 et c’est à Auschwitz qu’elle est morte. 
Blanche BERGER 

Maurice PAULHIES né en 1923
Enregistrement du 30 avril 1991 Pierre Guérin et Jacques Brunet A Carmaux où il habite, le jeune Maurice Paulhiès et quelques-uns de ses camarades provoquent les autorités en peignant des slogans gaullistes ou en perturbant des cérémonies officielles. Ces adolescents ne se rendent pas compte du danger, un des leurs sera déporté pour de tels faits et décédera à Buchenwald.  Envoyé au lycée de Tunis pour poursuivre sa formation d’élève-maître, il se fait remarquer par son refus d’entrer dans les organisations de jeunesse pétainistes.  En novembre 42, on annonce le débarquement des Américains mais ce sont les Allemands qui arrivent à Tunis, Maurice Paulhiès rejoint alors Béjà à l’ouest de Tunis en même temps que les premiers parachutistes anglais et part à la recherche des Gaullistes.. Mais c’est dans l’armée française obéissant au général Giraud qu’il est mobilisé. Il déserte pour s’engager dans l’armée des Français libres qu’il rejoint à 20 ans, fin mai 1943.  Entraînement en Tripolitaine,  puis la 1ère DFL est engagée à Monte Cassino où elle force le passage au prix de lourdes pertes . Epuisé par une jaunisse, Maurice Paulhiès refuse de rester à l’hôpital et participe au débarquement de Provence du 15 août 1944. Il retrouve enfin le sol de France. La progression de l’armée vers le nord est stoppée en Alsace dans la région de Sélestat et ne reprend qu’au prix de combats extrêmement meurtriers. Au printemps 1945, l’unité de Maurice Paulhiès est chargée de prendre les positions retranchées que les Allemands ont conservées dans le Mercantour (Sud des Alpes). Le 8 mai 1945, c’est la victoire, mais il est le seul sous-officier encore en vie parmi ceux partis avec lui de Tripolitaine.  

Compléments
Le débarquement de Provence
L’opération Anvil Dragoon, constitue sans doute l’une des opérations de débarquement les plus réussies de la Seconde guerre mondiale. Elle a pourtant été à l’origine d’une grave confrontation entre Winston Churchill qui lui était très hostile et Roosevelt qui ne l’imposa que de justesse.  

La conception du projet 
Anvil (enclume) est tout d’abord conçue comme une diversion destinée à détourner une partie des forces allemandes du front principal qu’Overlord devait ouvrir en Normandie. Tout juste envisagée à la conférence anglo-américaine qui s’est tenue à Québec en 1943, l’idée d’un débarquement en Provence simultané avec celui de Normandie est exposée à Staline qui l’approuve immédiatement à la conférence de Téhéran en novembre 1943.  

Les difficultés techniques
Très vite des difficultés techniques apparaissent. La préparation d’Overlord montre que le matériel et les effectifs à engager doivent être plus importants que prévu, 5 divisions au lieu de trois. La pénurie de péniches de débarquement, la difficulté de prélever des troupes sur le front italien semblent interdire de monter les deux opérations simultanément. Le 22 mars 1944, Eisenhower décide d’affecter toutes les péniches de débarquement disponibles à Overlord, Anvil est repoussée au 10 juillet.  

L’hostilité de Churchill
Le débarquement en Provence ne servant plus de diversion, le Premier ministre britannique estime qu’il faut y renoncer et défend ce point de vue avec d’autant plus d’obstination qu’il a de bonnes raisons de privilégier le front italien. Un Anglais, Alexander, a en Italie le commandement suprême et Churchill veut pour lui une grande campagne victorieuse. Au-delà de ces considérations de prestige, les Anglais rêvent d’une percée par Trieste dans le nord de la Yougoslavie, vers la Hongrie et l’Autriche livrées aux Soviétiques.  Pour l’état-major américain, au contraire, il est vital d’avoir en France de grands ports, Marseille et Toulon sont des objectifs essentiels. L’Italie est une sorte d’impasse où les Anglais les ont poussés, la France est un théâtre d’opérations bien plus intéressant. Il faut enfin engager les troupes françaises sur leur propre sol, par souci d’efficacité.  Churchill insiste pour obtenir l’annulation d’Anvil. Roosevelt refuse de céder. La crise entre les deux alliés est la plus sérieuse depuis le début de la guerre. Finalement rebaptisée Dragoon, l’opération est déclenchée le 15 août 1944. 

Le débarquement
La France n’a été en rien associée à la décision stratégique. Celle-ci prise, des Français participent à la préparation technique du projet mais de Lattre qui commande des troupes plus nombreuses que celles de Patch est soumis à l’autorité de ce dernier.  Dans l’action, les premières vagues d’assaut sont presque toutes américaines, à l’exception du “Combat Command 1” du général Sudre. Les Français n’interviennent que sur les ailes du dispositif. 

L’exploitation 
A l’action des troupes régulières, s’ajoute l’appui de la Résistance qui apporte une exceptionnelle connaissance du terrain et des positions allemandes et harcèle l’ennemi. L’armée B de De Lattre, (1ère DB, 1ère DFL, 3ème DIA), joue un rôle prépondérant dans les semaines qui suivent le débarquement, avec les prises de Toulon et de Marseille, dès les 27 et 28 août. Moins d’un mois plus tard, le 12 septembre, à l’issue d’une campagne extrêmement brillante, des unités de Leclerc et de De Lattre font leur jonction à Nod-sur-Seine près de Châtillon-sur-Seine. D’après : Actes du Colloque International LA LIBÉRATION DE LA PROVENCE 
Claude DUMOND
© FREMEAUX & ASSOCIES/GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SA, 2005 

Bibliographie
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WIEVORKA, Olivier, Nous entrerons dans la carrière, Paris, Seuil, 1993. 

DISCOGRAPHIE
CD1
Général Alain de Boissieu 
1- Vers Londres par l’U.R.S.S. 17’35
2- En Angleterre avec la France Libre  13’38
3- Le débarquement de Normandie. De Gaulle et les Alliés 14’49
4- La Libération de Paris 08’08
5- Vers Strasbourg et Bertchesgaden 06’26

CD2
Robert Dupuy, soldat de la 2ème DB
1- La Tunisie en 1942-1943 03’41
2- L’armée Leclerc en Tripolitaine et au Maroc 06’18
3- Radio sur un blindé de la 2ème DB ; Normandie, Paris 06’49
4- Un dur hiver alsacien 04’58

René L’Helguen, marin de la France Libre
5- L’appel du 18 juin. De la difficulté de résister 07’51
6- Vers Liverpool, via Toulon et l’Espagne 13’48
7- Dans la marine de la France Libre 09’56

CD3
Blanche Berger, une Française à Londres
1- Agent de liaison et femme de radio 12’10
2- Des vols nocturnes pour l’Angleterre 08’09
3- Londres, le bureau du B.C.R.A. 10’41

Maurice Paulhiès, soldat de la 1ère D.F.L.
4- Adolescent dans la France de Pétain 04’33
5- Rejoindre l’armée De Gaulle 11’28
6- Sous-officier de la 1ère D.F.L. 05’32 

LE MeMORIAL DE CAEN
L’histoire pour comprendre le monde - La Seconde Guerre mondiale
Comment l’hécatombe de 14-18 a-t-elle pu conduire à des tragédies plus terribles en­core ? Le Mémorial nous permet de voir et de comprendre. Le long d’une descente en spirale, incrustés dans les murs, des écrans diffusent les actualités de l’époque. De Nuremberg, Rethondes et Londres, des voix nous rappellent les années noires de l’Occupation. Le regard des martyrs de la Shoah perce l’obscurité sur notre passage. A côté, la guerre totale fait rage : la technologie fraye un chemin à la Libération. Le Débarquement des Alliés se déroule sur 3 écrans. La bataille de Normandie ra­conte les cent jours de combats acharnés. 

Le monde à l’heure de la Guerre froide
Alors que les Nations engagées dans la Seconde Guerre mondiale pansent leurs plaies et amorcent une lente reconstruction, la planète tout entière va progressivement entrer dans un autre conflit, passif et latent celui-ci, qui durera près de quarante ans :  la Guerre froide. Elle est évoquée par des objets inédits : deux pans du mur de Berlin, un Mig 21, le règlement intérieur d’un camp du goulag, une tête de missile nucléaire français... D’autres temps forts liés à la Guerre froide viennent compléter ce voyage historique : l’émergence du Tiers-Monde et la décolonisation, la construction de l’Union euro­péenne...

Espérance
Le film Espérance, présenté dans un nouvel auditorium, évoque les conflits du XXe siècle et assure le lien entre le Mémorial musée d’histoire et le Mémorial musée pour la Paix. 

Ecouter LES FORCES FRANÇAISES LIBRES 1940-1945 (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Vers Londres par l'URSS17'35
02 En Angleterre avec la France Libre13'38
03 Le débarquement de Normandie14'49
04 La Libération de Paris08'08
05 Vers Strasbourg et Bertchesgaden06'26
CD 2
01 La Tunisie en 1942-194303'40
02 L'armée Leclerc en Tripolitaine et au Maroc06'18
03 Radio sur un blindé de la 2e DB Normandie Paris06'49
04 Un dur hiver Alsacien05'03
05 L'appel du 18 juin de la difficulté de résister07'51
06 Vers Liverpool via Toulon et l'Espagne13'47
07 Dans la marine de la France Libre09'56
CD 3
01 Agent de liaison et femme de radio12'10
02 Des vols nocturnes pour l'Angleterre08'10
03 Londres le bureau du BCRA10'44
04 Adolescent dans la France de Pétain04'32
05 Rejoindre l'armée de Gaulle11'28
06 Sous-officier de la 1ère DLF05'32

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