ETUDE CRITIQUE DE LA CROYANCE PAR 16 PHILOSOPHES CONTEMPORAINS

CROIRE ?

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Croire, ce serait adhérer, affirmer et même soutenir sans preuve ni réflexion. Philosopher, ce serait ne pas croire mais questionner, examiner et juger en raisonnant. Pourtant, n’avons-nous pas besoin de croire à quelque chose pour agir et créer, vivre et aimer, et même pour penser vraiment ? Cette réflexion critique, incarnée par seize philosophes contemporains, propose de reconsidérer la croyance dans nos rapports au monde et aux autres, pour mieux comprendre son rôle mais aussi en percevoir les limites.
Stéphane Vendé (M-Editer) & Patrick Frémeaux (La Librairie Sonore)

Droits audio : Frémeaux & Associés

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CROIRE? ÉTUDE CRITIQUE DE LA CROYANCE

CROIRE? 
ÉTUDE CRITIQUE DE LA CROYANCE PAR 16 PHILOSOPHES CONTEMPORAINS 










CROIRE? - ÉTUDE CRITIQUE DE LA CROYANCE par 16 philosophes contemporains  
CD 1 :  Alice - Kamikaze - Témoin - Zarathoustra 
Titre 1 : Alice, par Philippe Forest
1. Il était une fois disent en commençant tous les contes (1’05) /
2. Quelle est cette “fois” par laquelle commencent tous les contes ? (2’30) /
3. La formidable homonymie aléatoire qu’a rendu possible la langue française dans son histoire permet une ambiguïté qu’ignorent les autres parlers : l’anglais avec son “once upon a time”, le japonais avec son “mukashi mukashi” (1’51) /
4. En quoi faut-il accepter d’avoir la foi pour s’en revenir vers l’“il était une fois” de l’enfance ? (2’48) /
5. Rien n’interdit non plus de donner un tour plus savant à la démonstration (0’58) /
6. La fiction n’est pas la foi, bien sûr. On pourrait même hasarder qu’elle en constitue l’antidote. Elle la suscite puis la suppose et enfin la suspend (1’41) /
7. Le pari d’Alice est préférable à celui de Pascal (2’32) /
8. Let’s pretend (1’58) /
9. Il faut croire aux livres. Seuls, ils sont dignes de confiance (3’09)
L’auteur : Né en 1962 à Paris, Philippe Forest est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et docteur ès lettres. Il a enseigné dans de nombreuses universités en Grande-Bretagne (Edimbourg, St-Andrews, Cambridge, Londres) et est aujourd’hui professeur de littérature française à l’Université de Nantes. Spécialiste de l’histoire des avant-gardes (du surréalisme au structuralisme), auteur notamment de Histoire de Tel Quel (Seuil, 1995), il collabore à l’édition des œuvres d’Aragon dans la Pléïade et est l’auteur de nombreux essais consacrés à des écrivains (Philippe Sollers, Seuil, 1992) ou des artistes (Raymond Hains, uns romans, Gallimard 2004). Critique, il collabore depuis une dizaine d’années au magazine Art Press.
Bibliographie : Sous le titre d’Allaphbed, les éditions Cécile Defaut publient la collection de ses articles et études: un premier volume recueillant ses textes sur la littérature japonaise a paru en 2005 : La Beauté du contresens. Il est l’auteur de trois romans publiés aux éditions Gallimard : L’Enfant éternel (Prix Femina du Premier Roman 1997), Toute la nuit (1999), Sarinagara (Prix Décembre 2004). Son œuvre critique ou romanesque est traduite ou en cours de traduction dans les langues suivantes : anglais, chinois, japonais, italien, turc.
Résumé : La formule traditionnelle par laquelle commencent les contes de fées - “Il était une fois”- nous fait pénétrer dans un univers où, selon la célèbre formule de Coleridge, il convient de “suspendre toute incroyance”. Il en va exemplairement ainsi dans les grands livres de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, A travers le miroir, dont Louis Aragon, dans La Mise à mort, avait souligné qu’ils contiennent un enseignement de toute première importance sur les pouvoirs de la fiction. Comme les jeux d’enfants dont elle procède et hérite, la littérature est une sorte de “make-believe” : on y simule une croyance à l’impossible, à l’irréel à seule fin de se soustraire au règne de la doxa, de la religion, de l’idéologie et de produire la possibilité d’un savoir supérieur sur le monde et la vie. 

Titre 2 : Kamikaze, par Pascal Taranto
10. Introduction (1’30) /
11. Le Kamikaze est-il fou ? (1’35) /
12. Le Kamikaze est-il nihiliste ? (1’43) /
13. Quelle croyance autoriserait ce type d’acte ? (6’07) /
14. Le faible contre le fort (4’27) /
15. Conclusion (1’53)
L’auteur : Pascal Taranto est maître de conférences en Philosophie à l’Université de Nantes, spécialiste de la philosophie anglaise. 
Bibliographie : Il est notamment l’auteur de Du déisme à l’athéisme, la libre-pensée d’Anthony Collins, Paris, H. Champion, 2000. 
Résumé : En raison du scandale moral que constitue l’acte kamikaze, il est difficile, voire tabou, de lui chercher une rationalité qui semblerait une justification. Mais si l’on ne comprend pas les raisons, on ne peut combattre les effets. C’est pourquoi il faut se demander quelle est la rationalité propre de l’acte kamikaze, qu’il est trop simple de réduire à une forme aiguë du fanatisme religieux ou patriotique, alors que ces représentations ne sont qu’un élément dans un vaste processus de conditionnement par lequel des hommes très ordinaires sont transformés en armes dans des guerres où les forces sont inégales. 

Titre 3 : Témoin, par Nathalie Labrousse
16. Introduction : mise en évidence du statut problématique du témoin dans la pensée moderne (3’03) /
17. I. 1. Les raisons traditionnelles de la disqualification du témoin comme source de connaissances fiables. (première partie) (5’04) /
18. I. 2. Les raisons traditionnelles de la disqualification du témoin comme source de connaissances  fiables. (deuxieme partie) (4’36) /
19. II. Tentative de revalorisation du rôle et de la crédibilité du témoin dans la constitution  et la transmission de croyances efficaces (5’26) /
20. Conclusion : une croyance quasi a priori... (3’34)
L’auteur : Née en 1967 ; classe préparatoire HKS / KS (lettres/maths/sciences sociales) au lycée Montaigne à Bordeaux ; Licence de lettres modernes en 1988 ; Licence (1989) et maîtrise (1990) de philosophie - maîtrise sur Jean-Baptiste Vico ; elle est agrégée de philosophie en 1991, professeur au lycée des Bourdonnières, chargée de cours à l’IUFM. 
Bibliographie : Les dragons dans les œuvres de l’imaginaire humain, nooSFere, mai 2000 ; Les chats dans les littératures de l’imaginaire (SF, fantasy, fantastique), nooSFere, juin 2000 ; Science-Fiction et Philosophie, Analyse des rapports entre deux disciplines moins éloignées qu’on pourrait le croire, 1er festival international de SF de Nantes, octobre 2000 ; Dossier Laurent Kloetzer, Faëries n°6, hiver 2001-2002 ; Dossier Michel Pagel, Faëries n°6, hiver 2001-2002 ; Les dragons dans les œuvres de l’imaginaire humain, rubrique Le passeur de mémoire, revue Asphodale n°1, octobre 2002 ; Dossier Terry Pratchett, revue Asphodale n°2, février 2003 ; Les platines de la nuit (de Terry Pratchett) (Turntables of the Night - 1989), traduction Terry Pratchett : Une tortue, quatre éléphants et (pour l’instant), pas de ratons laveurs (par Nathalie Labrousse) ; “Il doit y avoir un dieu pour les traducteurs...” : Entretien avec Patrick Couton ; Vous voulez des frites avec ça ? : Entretien avec Terry Pratchett ; La fantasy, un rôle sur mesure pour le maître étalon, rubrique Le passeur de mémoire, revue Faëries n°2 ; En cours de rédaction : une trentaine d’articles pour la future encyclopédie des littératures de l’imaginaire.
Résumé : La figure du témoin, largement décriée dans la philosophie et dans l’épistémologie classique, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt, notamment dans la pensée anglo-saxonne. Loin de n’être que des “connaissances inadéquates” ou “de simples opinions dans notre esprit”, comme le pensaient Spinoza ou Locke, les idées qui nous viennent d’autrui bénéficieraient d’une présomption de vérité que la pensée critique aurait bien tort d’assimiler à de la simple crédulité. Le cerveau humain, façonné par l’évolution comme tout autre organe, aurait sélectionné la croyance au témoin comme un mode de connaissance efficace, notamment dans le rapport au danger. Mais ne faut-il pas voir dans cette revalorisation du témoin la porte ouverte à toutes les aberrations ? Les pseudo-sciences ne peuvent-elles pas brandir infiniment plus de témoignages que les sciences reconnues, qui traquent un invisible dont nul ne peut attester ? Le statut épistémologique du témoignage mérite donc plus ample réflexion. 

Titre 4 : Zarathoustra,  par Blaise Benoit 
21. Introduction : Zarathoustra “lui-même” ; le “Zarathoustra de Nietzsche” (1’30) / 
22. I. Ainsi parlait Zarathoustra (2’46) /
23. II. Zarathoustra et la question de Dieu (5’25) /
24. III. Le problème du nihilisme (0’34) /
25. IV. Zarathoustra, prophète de Dionysos (2’39) /
26. V. Zarathoustra, héraut d’une croyance sans morale (2’45) /
27. Conclusion, “croire” : risquer l’affirmation (1’39)
L’auteur : Blaise Benoit est agrégé de philosophie, en poste au lycée Clemenceau de Nantes, et doctorant en philosophie, avec un sujet sur “La justice selon Nietzsche” à l’Université Panthéon-Sorbonne, sous la direction du Pr. Eric Blondel. Il est chargé de cours à l’UFR de philosophie de l’Université de Nantes (depuis 1998) ; chargé de conférences d’agrégation à l’UFR de philosophie de l’Université de Panthéon-Sorbonne (octobre 2001, janvier 2003, décembre 2003, novembre 2004). 
Bibliographie : 
- Ouvrages : Bellicisme ou La guerre selon Nietzsche, Nantes, Editions M-Editer, 2005, La Politique vol. 3, 5-27 
- Conférences prononcées au séminaire de l’Ecole doctorale de l’UFR de philosophie de l’Université de Nantes (“Philosophies de l’expérience”, sous la direction du Pr. André Stanguennec) : “Nietzsche, la justice et la loi” (18 avril 2001) ; “Nietzsche, la forme et le sens” (24 avril 2002) ; “La réalité selon Nietzsche” (5 février 2003).
- Nombreuses recensions d’ouvrages pour  le compte de La revue philosophique de  la France et de l’étranger : n°3/2000 ; n°4/2001 ; n°1/2003.  - Article paru dans les Nietzsche-Studien n°32, Walter de Gruyter, Berlin-New York, 2003, p. 1-28 : “Le quatrième livre du Gai Savoir et l’éternel retour”. 
A paraître en 2005 
- Numéro spécial de “La revue philosophique de la France et de l’étranger” consacré à Nietzsche, co-dirigé avec le Pr. Eric Blondel.  Contribution à ce numéro :  a) un article sur “La réalité selon Nietzsche” b) traduction avec le Pr. Eric Blondel d’un article de Wolfgang Müller-Lauter : Das Problem des Gegensatzes in der Philosophie Nietzsches, in : Über Werden und Wille zur Macht, Walter de Gruyter, Berlin-New York, 1999, p. 1-24 c) recensions d’ouvrages consacrés à la pensée de Nietzsche 
- Article intitulé : “L’empire : une politique de la volonté de puissance ? Nietzsche, la grandeur et le tragique” (les actes du colloque du 10-11 mars 2004 sur “L’idée d’empire” organisé à Grenoble par Thierry Ménissier sont à paraître). 
- Article intitulé : “La généalogie : une réflexion du corps” (les actes du congrès de l’ASPLF 2004 consacré à “La réflexion” sont à paraître chez Vrin). 
Résumé : L’œuvre la plus célèbre de Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, met en scène un curieux prophète apparemment héraut  de l’athéisme, voire adversaire de toute croyance. Mais que signifient vraiment “Dieu” et “mort de Dieu” pour un Nietzsche qui tient le nihilisme pour le problème crucial de notre civilisation ? “Zarathoustra le sans-Dieu” (Généalogie de la morale, II, § 25) est en réalité le prophète de Dionysos, étrange divinité qui permet de mieux revenir au sensible, c’est-à-dire de célébrer la réalité comme volonté de puissance et éternel retour. Dionysos est alors le nom d’un nouveau type de croyance, qui dit “oui” à la vie dans l’ordre de la prise de risques, aux antipodes de la morale comme condamnation de l’ici-bas. Zarathoustra incarne en ce sens un “croire” nietzschéen atypique. 

CD 2 :  Dogme - Hérésie - Idéologie - Utopie 
Titre 1 : Dogme, par Philippe Cormier
1. I. Les mots : dogme, dogmatisme, dogmatique (1’52) /
2. II. La crise moderne (1’50) /
3. III. Le dogme de l’infaillibilité de l’Église (8’54) /
4. IV. Dogmatique et liberté (2’04)
L’auteur : Né en 1948. Elève de Khâgne au lycée Lakanal en 1967-68 (professeur de philosophie : Serge Boucheron) puis au lycée Henri IV en 1968-69 (professeur de philosophie : André Bloch). Etudes de philosophie à la Sorbonne. Mémoire de maîtrise : traduction du De æternitate mundi contra murmurantes de Thomas d’Aquin. 25 ans de collaboration à la revue internationale Communio animée par Jean-Luc Marion, Rémi Brague, Olivier Boulnois, Vincent Carraud. Professeur de philosophie en école normale d’instituteurs (1973-1977), au Maroc (1977-1985), à l’école normale puis à l’IUFM de Nantes (depuis 1985). Chargé de mission responsable du Centre de formation pour l’adaptation et l’intégration scolaires de 1994 à 2005. 
Bibliographie : Les douze livres d’Héliopolis (1983-1991) ; Généalogie de personne, Paris, Critérion, 1994 ; “La personne humaine du Christ”, 1996 ; “Remoto scandalo. Des exclus dans l’église ? La question des divorcés remariés”, 2001 ; “Jésus et les Evangiles”, in Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, dir. M. Canto-Sperber, Paris, PUF, 2001 ; Dieu en personnes, Société Nantaise de Philosophie, Nantes 2002 ; La chair, Escales philosophiques, Nantes, 2004 ; Questions philosophiques à la famille, Université de Nantes / Peuple et culture 44, Nantes 1999 ; Le rapport à la loi dans une société multiculturelle, 2004 (conférence au CFEJE) ; Articles “Chair et corps” et “Personne et corps”, in Dictionnaire du corps, dir. M. Marzano, Paris, PUF (à paraître).
Résumé : Au-delà de son sens originel, le DOGME suscite la méfiance. Mais l’individu supposé penser par lui-même est-il davantage capable de vérité qu’une autorité chargée de transmettre une doctrine de vérité ? Certes, on sait bien que derrière une autorité (ici celle de l’Eglise) se cache un pouvoir, voire une volonté de domination. Il n’y a pas de vérité sans travail critique et il est bon de savoir que ce travail ne saurait faire l’économie du conflit entre raison et autorité, toute autorité cherchant naturellement à s’imposer. Mais au-delà, derrière méfiance et conflit inévitables et pour ainsi dire normaux, se loge depuis les temps modernes une crise philosophique et théologique qui est celle de la vérité même. Face à une conception traditionnelle de la vérité, la revendication d’autonomie de la raison humaine a conduit au relativisme qui fait dépendre la vérité des simples capacités humaines. En réaction, l’Eglise a été amenée à proclamer son infaillibilité par un nouveau dogme, afin que le contenu de vérité de foi révélée dont elle s’estime dépositaire ne soit pas entraîné dans un tel relativisme. Cela ne doit pas susciter un nouveau dogmatisme et faire oublier l’historicité des formulations dogmatiques. 

Titre 2 : Hérésie, par Lucien Guirlinger
5. I. L’invention de l’hérésie c’est d’abord l’histoire d’un mot (5’18) /
6. II. L’hérésie et le dogme sont à la fois incompatibles et indissociables (4’17) /
7. III. L’hérésie et le pouvoir politique ont partie liée (3’17) /
8. IV. Comment en finir avec l’exclusion et la répression des hérésies ? (5’32)
L’auteur : Né le 24 août 1927, à Vaudreaching en Moselle, il est agrégé de Philosophie aux lycées David d’Angers et Bergson (1962-1990) ; chaire ministérielle en Classes Préparatoires H.E.C dans les lycées David d’Angers, H.Bergson et Chevrollier d’Angers (1970-1990) ; chargé de cours à la Faculté de Lettres d’Angers (1981-1997) ; chargé de conférences à l’Institut Municipal d’Angers (1967-2000) ; chargé de cours à la Faculté de Médecine d’Angers (1992-1996) ; chargé de conférences pour la préparation des Diplômes Universitaires sur les Conduites Suicidaires, Faculté de Médecine d’Angers et de Nantes (1996-1998 et 2000-2002). Président Fondateur de la Société Angevine de Philosophie depuis 1993. Officier des Palmes Académiques.
Bibliographie : Récemment Voyages de philosophes et philosophies du voyage, Editions Pleins Feux, 1998 ; De l’Ironie à l’Humour : un parcours philosophique, Editions Pleins Feux, 1999 ; Eloge des Cyniques, Editions Pleins Feux, 1999 ; Le suicide et la mort libre, Editions Pleins Feux, 2000 ; Vieillir : art ou destin ?, Editions Pleins Feux, 2001 ; La Philosophie et la Paix : La paix indésirable, XXVIIIème Congrès A.S.P.L.F, Vrin, 2002 ; La représentation de la Mort : La mort ou la représentation de l’Irreprésentable, Presses Universitaires de Rennes, 2002 ; L’adieu à l’écriture, Editions de la Société Angevine de Philosophie , 2003 ; Avenir de la Raison : Les lumière et la gloire de la raison baroque, XXIXème Congrès A.S.P.L.F., Vrin, 2004 ; Ecriture et Maladie : La révélation nietzschéenne de la sagesse du corps, Auzas, Imago, 2003.
Résumé : L’hérésie ! La résonance historique lointaine du mot risque de nous cacher la pérennité de la chose. Dans la culture gréco-latine le mot ne renvoie qu’aux différences entre des écoles de pensée. Il ne stigmatisera par un anathème des doctrines prétendues erronées et pernicieuses qu’aux premiers siècles de la chrétienté. Pour supplanter les modèles antiques concurrents de sagesse, l’Eglise naissante les excommuniera. Et nous retrouvons dans les grandes idéologies politiques contemporaines cette peur et cette volonté d’éradication des différences qui menacent leur expansion. Au principe : le dogmatisme, croyance en des vérités absolues, définitives, exhaustives, exclusives. Dogme et hérésie sont à la fois inconciliables et inséparables. Une hérésie n’ébranle une orthodoxie que pour en susciter une nouvelle, l’une et l’autre procédant de l’ignorance ou de la négation de l’historicité ou relativité des croyances. C’est que le ressort inavoué de leurs conflits récurrents réside dans la quête du Pouvoir, dans une volonté de domination spirituelle et temporelle. Pourtant, Pascal déjà observait que la véracité des articles d’une foi est souvent duelle et non monolithique, équivoque et non univoque, l’erreur de l’hérétique consistant seulement à rejeter certaines interprétations qu’il croit incompatibles. Plus radicalement, un recours au doute philosophique, à un questionnement critique préalable des limites de nos facultés, à une confrontation argumentée des convictions antagonistes, peut fonder en raison une tolérance réfléchie, et vider ainsi de son sens l’idée même d’hérésie. 

Titre 3 : Idéologie, par Yvon Quiniou
9. Introduction (0’28) /
10. I. Le plan théorique (5’17) /
11. II. Le plan pratique (7’34) /
12. III. L’idéologie comme phénomène inconscient (3’44) /
13. IV. Une société sans idéologie est impossible (5’27) /
14. Conclusion (0’36)
L’auteur : Yvon Quiniou est professeur de philosophie au lycée P. Mendès-France de La Roche-sur-Yon où il enseigne en terminale et en classe préparatoire scientifique ; Doctorat de philosophie à l’Université de Nanterre en 1992 sur “Nietzsche ou l’impossible immoralisme. Lecture matérialiste”. Il est membre de la rédaction de la revue “Actuel Marx”.
Bibliographie : Problèmes du matérialisme, Méridiens-Klincksieck, 1987 ; Nietzsche ou l’impossible immoralisme, Kimé, 1993 ; Figures de la déraison politique, Kimé, 1995 ; Etudes matérialistes sur la morale, Kimé, 2002.
Résumé : L’idéologie est une réalité à laquelle nous ne pouvons échapper. Envisagée théoriquement, elle désigne des idées pré-scientifiques que la science détruit progressivement, mais les limites de celle-ci l’alimentent en permanence et elle peut même se déguiser en conception scientifique. Au niveau pratique, ce concept élaboré par Marx nous indique que l’idéologie dépend de l’histoire et de la société et qu’elle y joue un rôle essentiel. Dans tous les cas elle constitue un phénomène largement inconscient et il faut refuser d’y voir un simple instrument que nous manipulerions à notre guise. Elle constitue donc une dimension irréductible de l’existence humaine : l’homme, cet animal idéologique. 

Titre 4 : Utopie, par Jean-Marie Frey
15. Le meilleur des mondes (9’49) /
16. II. Le projet révolutionnaire (4’59) /
17. III. Le conversatisme (4’20) /
18. Conclusion (1’43)
L’auteur : Agrégé de philosophie, Jean-Marie Frey (né en 1961) est professeur en classes préparatoires aux Grandes Écoles. Il a enseigné les sciences politiques à l’U.C.O. et il est chargé de cours à la Faculté de Pharmacie d’Angers. 
Bibliographie : “L’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté” (Rousseau), Pleins Feux, 2001 ; Le corps peut-il nous rendre heureux ?, Pleins Feux, 2002 ; “Le moi n’est pas maître dans sa propre maison” (Freud), Pleins Feux, 2004 ; L’ordre établi, in La politique, vol. 2, Editions M-EDITER, 2005 ; Le corps épris, Pleins Feux, 2005.
Résumé : Le monde est imparfait. Pour cette raison, il nous semble moral de travailler à sa transformation. Faut-il alors croire dans la valeur d’une utopie ? Faut-il adhérer à un programme “altermondialiste” de transformation de l’état des choses en invoquant un autre monde possible ? Les partisans du changement radical opposent un volontarisme révolutionnaire à ceux qui considèrent l’utopie comme une fable obscurcissant notre perception de la réalité. Or après la grande Révolution, après l’incarnation dans les faits d’un État fondé sur l’homme, et non sur la nature ou sur la volonté d’un dieu, l’au-delà n’est-il pas devenu problématique ? Ne devons-nous pas dorénavant rester attachés à la République, et donc conserver un modèle politique incarné ?  

CD 3 :  Opinion - Persuasion - Questionner - Raison 
Titre 1 : Opinion, par Jean-Luc Nativelle
1. I. Caractères constitutifs de l’opinion (3’53) /
2. II. La puissance de bien juger (2’06) /
3. III. Le rôle du désir et de la sensibilité (4’49) /
4. IV. L’opinion sans recul : le fanatisme (4’31) /
5. V. Penser avec les autres (1’27) /
6. VI. Un devoir de vigilence (1’23)
L’auteur : Jean-Luc Nativelle est né en 1963 à Condé-sur-Vire, dans la Manche. Agrégé de philosophie, il a enseigné pendant une quinzaine d’années au lycée Renaudeau à Cholet. Il est aujourd’hui professeur au lycée Jules Verne à Nantes, et chargé de cours à la faculté de Droit de Nantes.
Bibliographie : D’une figure l’autre, éditions Les 2 encres, 2001 ; La bêtise, in Prétextes  à philosopher, ouvrage collectif, éditions Sophia, 2002 ; Long dimanche, in Le Centième titre, ouvrage collectif, éditions Les 2 encres, 2005 ; A paraître en 2006 : “La beauté n’a de valeur que pour les hommes”, éditions Pleins feux, collection “Variations”.
Résumé : L’opinion n’est pas un objet comme les autres pour le philosophe : elle est souvent le point de départ d’une philosophie en devenir. La comprendre, c’est mieux connaître le travail à faire pour réformer notre manière de penser. Car au-delà de notre naïveté première, c’est notre “puissance de bien juger”, comme dit Descartes en parlant de la raison, qui dans son exercice même nous amène à croire que nous jugeons bien. Pourtant nos opinions sont par définition imparfaites : elles nous viennent souvent des autres et traduisent une subjectivité difficile à dépasser. Sans compter les efforts que cela exige pour sortir d’une passivité confortable. Kant s’élèvera contre cette “paresse” dont les hommes font preuve quand il s’agit de penser. C’est sur elle que le pouvoir s’installe le plus solidement, lorsque des hommes se targuent de penser à la place des autres. Et comme le désir joue aussi un rôle dans notre manière de juger, la tutelle peut se transformer en endoctrinement, et transformer le naïf en fanatique. Celui-ci ne peut plus rien entendre, parce qu’il a toutes les réponses qui lui conviennent. D’où cette idée que l’imperfection de nos opinions est positive lorsqu’elle nous pousse à les confronter à celles des autres. Elle est la base sur laquelle doit s’établir, selon Aristote, une véritable communauté politique, afin d’échapper au repli sur ses propres certitudes. La démocratie, à ce titre, n’est pas tant le régime de la liberté que celui de la diversité. Encore faut-il se faire un devoir de penser avec les autres, et d’admettre qu’on ne peut “penser ce qu’on veut”, ce qui revient souvent à penser n’importe quoi. Le problème de l’opinion n’est donc pas tant de la réformer elle-même, que de rester vigilant sur l’attitude qu’on adopte vis-à-vis d’elle. 

Titre 2 : Persuasion, par Joël Gaubert
7. I. La persuasion ne relève-t-elle pas d’une simple opinion ou encore d’une croyance subjective qui se prend elle-même pour la réalite objective ? (3’13) /
8. II. La persuasion est aussi et surtout l’action d’un sujet visant à faire adhérer un autre sujet aux représentations du monde qu’il lui adresse (1’58) /
9. III. Ne faut-il pas alors soumettre à l’examen critique, à la fois épistemologique et éthique, une telle entreprise de persua­sion ? (2’58) /
10. IV. Mais la critique de la persuasion risque bien de se révéler non seulement inefficace techniquement mais aussi et surtout illégitime éthiquement et politiquement (2’32) /
11. V. En effet, la critique de la persuasion par la raison ne relève-t-elle pas elle-même d’une persuasion de second degré ? (1’31) /
12. VI. Ne vaudrait-il pas mieux alors laisser la persuasion à elle-même et les persuadés à leurs croyances respectives ? (1’51) /
13. VII. Certes la finitude de l’homme peut légitimer l’intime persuasion et déboute donc sa critique par une raison dogmatique (1’47) /
14. VIII. Mais le dogmatisme voire le fanatisme intrinsèques à la persuasion nécessitent son examen par une raison critique et autocritique (1’45) /
15. IX. Il faut donc soumettre la persuasion entêtée comme la conviction arrêtée à une réflexion continue, comme Socrate nous y appelle (3’09)
L’auteur : Professeur agrégé de philosophie en classe préparatoire littéraire (khâgne) au lycée G. Clemenceau de Nantes, Joël Gaubert est vice-président de la Société Nantaise de Philosophie (dont il rédige les synthèses des conférences-débats)
Bibliographie : Traducteur (en collaboration) et commentateur des œuvres d’Ernst Cassirer (1874-1945), il a notamment publié : Le tournant communicationnel de l’école, dans “Le Messager européen” (n° 4), Paris, Gallimard, 1990 ; Fondation critique ou fondation herméneutique des sciences de la culture ?, en présentation de Logique des sciences de la culture, E. Cassirer, Paris, Cerf, 1991 ; Une éthique de l’élan vital est-elle possible ?, dans “Regards sur Henri Bergson” (collectif), Angers, Hérault, 1992 ; La science politique d’Ernst Cassirer. Pour une refondation symbolique de la raison pratique contre le mythe politique contemporain, Paris, KIME, 1996 ; Un éloge critique de la métaphysique contre le néo-positivisme contemporain, en présentation de Axel Hägerström. Une étude de la philosophie suédoise contemporaine, E. Cassirer, Paris, Cerf, 1996 ; Le réalisme pratique en débat : la réception de la pensée d’Axel Hägerström par Ernst Cassirer, dans “Droit et littérature dans le contexte suédois” (Colloque de Cerisy-la-Salle, 1997), Paris, Flies France, 2000 ; L’École républicaine : chronique d’une mort annoncée (1989-1999), Nantes, Pleins feux, 1999 ; Quelle crise de la culture ?, Nantes, Pleins Feux, 2001 ; Penser le mal totalitaire pour en combattre le retour, dans La politique, vol. 1, Nantes, M-EDITER, 2004 ; Faut-il vouloir la paix à tout prix ?, dans La politique, vol. 3, Nantes, M-EDITER, 2005 ; à paraître : “Quelle fondation pour les sciences de l’homme ?”, actes du XXXème Congrès de l’A.S.P.L.F. (“L’homme et la réflexion”, Nantes, août 2004), Vrin, 2006.
Résumé : Si la persuasion est le fait pour l’esprit humain d’adhérer à ses propres représentations en accordant à sa croyance subjective le statut d’une quasi-vérité objective, il semble bien qu’elle doive faire l’objet d’un examen critique qui en montre l’illusion et même la démasque comme manipulation lorsqu’elle relève d’une entreprise de domination rhétorique de certains hommes sur d’autres. Cependant, ce même examen révèle à la fois la positivité existentielle de croyances qui résistent à toute critique et l’illusoire prétention d’une raison visant dogmatiquement à leur substituer une science définitive. Mais si telle ou telle forme de persuasion témoigne bien de vertus éventuelles et donc d’une légitimité potentielle, la persuasion n’en comporte pas moins des limites intrinsèques que la raison critique et auto-critique doit aussi mettre en évidence pour dépasser le double écueil d’une persuasion entêtée et d’une conviction arrêtée, par l’exercice d’une réflexion continuée. Le Socrate du Gorgias ne témoigne-t-il pas d’une telle tâche en opposant résolument la réflexion dialectique à la persuasion rhétorique, ce qui s’avère urgent à notre époque de manipulation généralisée des esprits au nom de la déesse communication ? 

Titre 3 : Questionner,  par Jean-Michel Vienne
16. Introduction (2’56) /
17. I. Questionner (9’20) /
18. II. Croire (7’47)
L’auteur : Né en 1940, il est successivement enseignant de philosophie en lycée, à l’Université de Lille III puis à l’Université de Nantes. Actuellement retraité. Il travaille sur l’empirisme britannique.
Bibliographie : Expérience et raison ; Philosophie analytique et histoire de la philosophie (actes de colloque) ; Locke, Essai sur l’entendement humain (traduction). Ces ouvrages sont édités chez Vrin, Paris.
Résumé : Questionner un savoir c’est apparemment le soumettre à la critique jusqu’à l’obtention d’une connaissance objective. Mais tous les savoirs ne se prêtent pas à ce jeu, ni à la problématisation objectivante ; la véritable question, à la différence du problème, porte sur ce qui me concerne - et en ce domaine je ne questionne que dans la mesure où je suis moi-même questionné. Questionner suppose un milieu social qui suscite le questionnement. 

Titre 4 : Raison,  par Jean-Claude Dumoncel
19. I. Position du problème de la raison : transcendance et immanence (1’09) /
20. II. Le cratère de la raison (3’03) /
21. III. La quadruple racine du principe de raison suffisante (2’00) /
22. IV. Le territoire transcendental et ses prétendants (8’22) /
23. V. Le plan d’immanence du carré d’Apulée (1’50) /
24. VI. La raison : maximaliste et optimaliste (3’11)
L’auteur : Docteur en philosophie avec une thèse consacrée au système de Whitehead et à la Philosophie analytique, il enseigne la logique de la religion au Centre d’Etudes Théologiques de Caen après avoir été chargé de cours en logique et en histoire des mathématiques à l’Université de Caen.
Bibliographie : Il a publié principalement, outre de nombreux articles, Le jeu de Wittgenstein (PUF, 1991) ; Le Symbole d’Hécate. Philosophie deleuzienne & roman proustien (HYX, 1996) ; Les 7 mots de Whitehead (L’Unebévue, 1998) ; Le pendule du Dr Deleuze (L’Unebévue, 1999) ; La tradition de la Mathesis Universalis. Platon, Leibniz, Russell (L’Unebévue, 2002) ; Philosophie des Mathématiques (Ellipses, 2002) ; La philosophie telle quelle, suivie de la Conversation apocryphe entre Bergson & Russell (Pétra, 2005). En préparation : Tractatus theologico-philosophicus, Cavaillès & Lautman, Connaissance de Claudel, Le cas Claudel, et Philosophie de la Rencontre.
Résumé : Le rapport entre la Raison et la Foi est pensé par Deleuze à partir du rapport entre Immanence et Transcendance. C’est sur ce fond que “la raison tonne en son cratère”. Cette image s’intègre au schématisme bergsonien où le cône de l’Inconscient devient schème de l’Etre et son “8” schème de la Pensée et de l’Action. Ainsi la méthode de l’intuition peut embrasser tous les transcendentaux du territoire dont la religion et la philosophie sont les prétendants : l’Etre, le Vrai et le Bien. Chacun relève d’une des “racines” de la raison suffisante distinguées par Schopenhauer : raison d’être, de penser et d’agir. Ce triple rôle de la raison suffit à faire la différence entre religion et philosophie, sur un plan d’immanence assuré par la logique symbolique. Mais le Logos johannique est un autre visage de la Raison. Entre ce minimalisme et ce maximalisme, un optimalisme rationnel est définissable.  

CD 4 :  Confiance - Faut-il parier sur l’existence de Dieu ? 
Jouer - Y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? 
Titre 1 : Confiance, par Jacques Ricot
1. Introduction (2’51) /
2. I. La confiance originaire (8’37) /
3. II. L’impossible méfiance originaire (2’39) /
4. Conclusion (4’35)
Biographie : Jacques Ricot, agrégé de philosophie, est professeur en classes préparatoires scientifiques au lycée Clemenceau de Nantes.
Bibliographie : Leçon sur “La perception du changement” de Henri Bergson, PUF, 1998 ; Leçon sur savoir et ignorer, PUF, 1999 ; Peut-on tout pardonner ?, Pleins Feux, réimpression 2001 ; Leçon sur l’“Éthique à Nicomaque”. Livres sur l’amitié, PUF, 2001 ; Leçon sur la paix, PUF, 2002 ; Philosophie et fin de vie, ENSP, 2003 ; Dignité et euthanasie, Pleins Feux, 2003 ; Étude sur l’humain et l’inhumain, Pleins Feux, réimpression 2004 ; La dignité humaine en question, Édition de l’Emmanuel, 2004 ; Ouvrage collectif La Tentation de l’euthanasie, DDB, 2004, en collaboration avec Patrick Verspieren et Marie-Sylvie Richard.
Résumé : La méfiance paraît être notre premier mouvement et cela dans tous les secteurs de l’activité humaine. La nature, marâtre plutôt que mère, n’échappe pas à la suspicion : elle ne représente plus un abri protecteur, mais une menace. L’homme politique n’est souvent considéré que comme un être corrompu en puissance. Les rapports humains eux-mêmes sont marqués du sceau de la méfiance : le marché des alarmes est prospère. Et pourtant, ce n’est pas la méfiance qui est originaire, c’est la confiance. Cette confiance n’est pas une version déguisée de la naïveté, elle n’est pas une décision prise une fois puis éventuellement renouvelée, elle n’appartient pas à la série des actes de confiance qu’il nous arrive de poser dans l’existence, elle est la condition de chacun de ces actes. Elle est la toile de fond à partir de laquelle, au demeurant, l’on peut choisir la méfiance, aussi bien que la confiance. La vie serait tout simplement impossible s’il fallait vérifier la vérité et la véracité de chaque parole entendue, autrement dit si, sur fond de défiance généralisée et originaire, il fallait à chaque fois qu’elles sont prononcées, repérer les paroles éventuellement dignes de confiance. 

Titre 2 : Faut-il parier sur  l’existence de Dieu ?, par Denis Moreau
5. Introduction : le pari de Pascal (3’03) /
6. I. Quel est ton intérêt ? (3’53) /
7. II. Sur quoi parie-t-on (1’31) /
8. III. Puis-je ne pas parier ? (1’14) /
9. IV. L’insatisfaisante démonstration de l’existence de Dieu (3’39) /
10. V. L’efficacité de la croyance (3’14) /
11. Conclusion (0’45)
L’auteur : Denis Moreau enseigne la philosophie à l’Université de Nantes
Bibliographie : 
- Ouvrages : Deux cartésiens. La polémique entre Antoine Arnauld et Nicolas Malebranche, Paris,Vrin, 1999 ; Malebranche, Paris, Vrin, 2004 ; “Je pense donc je suis” (Descartes), Nantes, Pleins-feux, 2004.
 - Editions et traductions : Lettre-préface des Principes de la Philosophie de Descartes, avec un choix de textes, Paris, Garnier-Flammarion, 1996 ; Livre IV de la Somme contre les Gentils de Thomas d’Aquin, Paris, Garnier-Flammarion, 1999. Discours de la méthode de Descartes, avec un choix de textes et un dossier, Paris, Le Livre de Poche, 2000 ; Textes philosophiques d’Antoine Arnauld, PUF, collection Epiméthée, 2001 (édition d’après des manuscrits inédits ; préface ; introductions, notes ; bibliographie arnaldienne).
Résumé : Cette intervention présente rapidement l’argument dit du “pari de Pascal”, puis propose quelques perspectives et réflexions à ce sujet. 

Titre 3 : Jouer, par Denis Mousset 
12. I. Le jeu comme parenthèse de la vie (7’12) /
13. II. L’esprit du jeu comme attitude nihiliste (4’47) /
14. III. L’esprit du jeu fondement d’une communauté éthique du style (4’36) /
15. Conclusion (1’28)
L’auteur : Denis Mousset, né le 13 juillet 1964 à Paris, est professeur de philosophie. Etudes scientifiques et techniques menant à un D.U.T. de génie électrique à Grenoble, suivi de 2 années d’activité dans ce secteur. Poursuit en parallèle des études de philosophie à Grenoble, Reims et Paris 1, Sorbonne. D.E.A. d’histoire et de philosophie des sciences sous la direction de Jacques Bouveresse. Agrégé de Philosophie enseignant au lycée Dautet de La Rochelle. Poursuit actuellement une thèse dans le domaine de la philosophie de l’esprit.
Résumé : Le jeu, dont l’archétype est le jeu collectif réglé, tend à faire émerger une  communauté de joueur. Cette communauté  se caractérise, à rebours des organisations fonctionnelles centrée sur l’efficacité, par l’émergence d’une sensibilité partagée à l’excellence de la belle prestation. 

Titre 4 : Y a-t-il quelque chose  plutôt que rien ?, par Franck Robert
16. Une étrange question (4’40) /
17. II. Y a-t-il vraiment quelque chose ? (2’46) /
18. III. Il y a quelque chose : l’être positif (3’52) /
19. IV. L’être est, le néant n’est pas (3’39) /
20. V. Il y a : rien et quelque chose (4’56)
L’auteur : Professeur agrégé de philosophie au lycée André Honnorat de Barcelonnette.  Docteur en philosophie - Thèse intitulée : “Phénoménologie et ontologie, Merleau-Ponty lecteur de Husserl et Heidegger”, soutenue à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, le 23 novembre 2002. Autres travaux universitaires : DEA de philosophie : “Le problème de l’expression dans la philosophie de Merleau-Ponty” ; Maîtrise de philosophie : “Pensée et pratique du langage dans la philosophie d’Emmanuel Lévinas” ; Maîtrise de lettres modernes : “Poésie et révolution, Tristan Tzara surréaliste, 1929-1935”. 
Bibliographie : Thèse de doctorat, “Phénoménologie et ontologie, Merleau-Ponty lecteur de Husserl et Heidegger” ; Transcription, présentation et publication d’un inédit de Merleau-Ponty : Notes de cours sur L’Origine de la géométrie de Husserl, paru dans Notes de cours sur L’Origine de la géométrie de Husserl, suivi de Recherches sur la phénoménologie de Merleau-Ponty, sous la direction de R. Barbaras, Paris, P.U.F., 1998. Article Fondement et fondation, paru dans Chiasmi International 2, Milan, Mimesis ; University of Memphis ; Paris, Vrin, 2000. Article Proust phénoménologue ? Merleau-Ponty lecteur de Proust, paru dans le Bulletin Marcel Proust, n°53, Société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray, 2003. Article à paraître dans Chiasmi International, n°8, Milan, Mimesis ; University of Memphis ; Paris, Vrin, 2007, intitulé : Whitehead et la phénoménologie. Une lecture croisée du dernier Merleau-Ponty et du Whitehead de Process and Reality. Article à paraître, dans la collection “Chromatiques whiteheadiennes”, Actes des journées d’études de Louvain-La-Neuve, 2003, intitulé Merleau-Ponty, lecteur de Whitehead, Le concept de nature, socle d’une pensée renouvelée de l’Etre. Phénoménologie et ontologie, Merleau-Ponty lecteur de Husserl et Heidegger, Paris, L’Harmattan.
Résumé : Y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Ce serait là une étrange question, question de philosophe, non du sens commun, qui ne doute pas qu’il y ait quelque chose plutôt que rien, qui croit bien qu’il y a quelque chose. Mais sommes-nous sûr de ce qu’il y a ? La question renvoie à une exigence de certitude : qu’est-ce qui est vraiment ? Pour être vraiment, il faudrait pouvoir résister à tout néant : ce qui est est pleinement positif - la pensée, Dieu, les essences par exemple -, et est également à l’origine de ce qui est. Telle serait la réponse assurée à la question métaphysique la plus radicale : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Mais cette question ne renvoie-t-elle pas à un faux problème, si, comme le montre Bergson, la pensée du néant est une pensée impossible, s’il n’y a que de l’être ? Refusera-t-on pour autant toute idée de néant ? Doit-on affirmer, avec Parménide, que l’être est et le néant n’est pas ? N’y aurait-il d’être véritable que dans un ciel intelligible, monde des idées, des essences, comme le penserait Platon ? Il faudrait alors critiquer l’opinion, l’expérience sensible, qui se fient aux apparences, qui croient aux apparences, et qui croit dans l’être de ce qui n’est pas vraiment : le sensible, les apparences. A moins qu’il y ait aussi une vérité de l’opinion, de la doxa comme la nomme les Grecs : une vérité première, qui serait celle d’une foi primordiale, comme la nomme Merleau-Ponty, et qui découvrirait un Etre en lequel le néant serait incorporé. Il y a quelque chose sans doute, mais ce quelque chose n’est ce qu’il est que parce qu’en lui s’insinue le rien, le néant.
© 2006  

Les origines du projet
L’association Philosophia de Nantes, en partenariat avec la Société Nantaise de Philosophie et les éditions M-EDITER, organise chaque année, au Lieu Unique et en écho aux “folles journées” de la musique, trois journées philosophiques consécutives, qui visent à proposer au public de la région, et au-delà, diverses formes (conférences, débats, tables rondes, lectures publiques, films, ateliers pour enfants...) susceptibles de satisfaire à sa demande de réflexion, mais aussi à l’exigence de la philosophie de s’inscrire dans la vie de la cité. Durant ces journées se déroule un “abécédaire”, qui invite les acteurs de la scène philosophique nantaise, mais aussi nationale, à proposer leur réflexion selon la succession de mini-conférences durant 20 minutes chacune et portant sur le thème de ces journées. Le but de cet exercice collectif est de diversifier les perspectives critiques, afin de rendre la richesse du thème général plus explicite encore pour les auditeurs. Les entrées choisies sont celles des lettres de l’alphabet, dont chacune est associée à un mot qui se rapporte à ce thème et qui l’éclaire à sa façon. Ces interventions ouvrent alors des perspectives dialogales suggestives, leurs auteurs proposant à chaque fois une démarche personnelle susceptible d’être partagée en ce qu’elle fait primer le travail de la pensée sur la communication de résultats tout faits. Ces différentes interventions sont enregistrées et font ensuite l’objet d’une édition sur tous les supports possibles (livre papier ou numérique, compact disque audio, visio-conférence en ligne sur Internet...), afin de rendre plus lisible et encore plus visible la réflexion philosophique contemporaine. Ainsi, outre le texte écrit diffusé par les P.U.F. (Presses Universitaires de France), les éditeurs ont voulu permettre au public de découvrir l’ensemble  de cette réflexion critique par la parole incarnée de leurs auteurs.  
Stéphane Vendé et Joël Gaubert  

DISCOGRAPHIE
CD  1 - Alice - Kamikaze - Témoin - Zarathoustra 
Titre 1 : Alice, par Philippe Forest 
Il était une fois disent en commençant tous les contes (1’05) 
Quelle est cette “fois” par laquelle commen­cent tous les contes ? (2’30) 
La formidable homonymie aléatoire qu’a rendu possible la langue française dans son histoire permet une ambiguïté qu’ignorent les autres parlers : l’anglais avec son “once upon a time”, le japonais avec son “mukashi mukashi” (1’51) 
En quoi faut-il accepter d’avoir la foi pour s’en revenir vers l’“il était une fois” de l’enfance ?    (2’48) 
Rien n’interdit non plus de donner un tour plus savant à la démonstration (0’58) 
La fiction n’est pas la foi, bien sûr. On pourrait même hasarder qu’elle en constitue l’antidote. Elle la suscite puis la suppose et enfin la  suspend (1’41) 
Le pari d’alice est préférable à celui de Pascal   (2’32) 
Let’s pretend (1’58) 
Il faut croire aux livres. Seuls, ils sont dignes de confiance (3’09)

Titre 2 : Kamikaze, par Pascal Taranto 
Introduction (1’30) 
Le Kamikaze est-il fou ? (1’35) 
Le Kamikaze est-il nihiliste ? (1’43) 
Quelle croyance autoriserait ce type d’acte ?   (6’07) 
Le faible contre le fort (4’27) 
Conclusion (1’53)

Titre 3 : Témoin, par Nathalie Labrousse 
Introduction : mise en évidence du statut problématique du temoin dans la pensée moderne   (3’03) 
I. 1. Les raisons traditionnelles de la disqualification du temoin comme source de connaissances fiables. (premiere partie) (5’04) 
I. 2. Les raisons traditionnelles de la disqualification du temoin comme source de connaissances fiables. (deuxieme partie) (4’36) 
II. Tentative de revalorisation du rôle et de la crédibilite du temoin dans la constitution et la transmission de croyances efficaces (5’26) 
Conclusion : une croyance quasi a priori...   (3’34)

Titre 4 : Zarathoustra, par Blaise Benoit 
Introduction : Zarathoustra “lui-même” ; le “zarathoustra de nietzsche” (1’30) 
I. Ainsi parlait Zarathoustra (2’46) 
II. Zarathoustra et la question de Dieu (5’25) 
III. Le problème du nihilisme (0’34) 
IV. Zarathoustra, prophète de Dionysos (2’39) 
V. Zarathoustra, héraut d’une croyance sans morale (2’45) 
Conclusion, “croire” : risquer l’affirmation   (1’39) 

CD  2 - Dogme - Hérésie - Idéologie - Utopie 
Titre 1 : Dogme, par Philippe Cormier 
I. Les mots : dogme, dogmatisme, dogmatique    (1’52) 
II. La crise moderne (1’50) 
III. Le dogme de l’infaillibilité de l’Église (8’54) 
IV. Dogmatique et liberté (2’04)

Titre 2 : Hérésie, par Lucien Guirlinger 
I. L’invention de l’hérésie c’est d’abord l’histoire d’un mot (5’18) 
II. L’hérésie et le dogme sont à la fois incompatibles et indissociables (4’17) 
III. L’hérésie et le pouvoir politique ont partie liée (3’17) 
IV. Comment en finir avec l’exclusion et la répression des hérésies ? (5’32)

Titre 3 : Idéologie, par Yvon Quiniou 
Introduction (0’28) 
I. Le plan théorique (5’17) 
II. Le plan pratique (7’34) 
III. L’idéologie comme phénomène in­conscient (3’44) 
IV. Une société sans idéologie est impossible  (5’27) 
Conclusion (0’36)

Titre 4 : Utopie, par Jean-Marie Frey 
Le meilleur des mondes (9’49) 
II. Le projet révolutionnaire (4’59) 
III. Le conversatisme (4’20) 
Conclusion (1’43) 

CD  3 - Opinion - Persuasion - Questionner - Raison 
Titre 1 : Opinion, par Jean-Luc Nativelle 
I. Caractères constitutifs de l’opinion (3’53) 
II. La puissance de bien juger (2’06) 
III. Le rôle du désir et de la sensibilité (4’49) 
IV. L’opinion sans recul : le fanatisme (4’31) 
V. Penser avec les autres (1’27) 
VI. Un devoir de vigilence (1’23)

Titre 2 : Persuasion, par Joël Gaubert 
I. La persuasion ne relève-t-elle pas d’une  simple opinion ou encore d’une croyance subjective qui se prend elle-même pour la réalite objective ? (3’13) 
II. La persuasion est aussi et surtout l’action d’un sujet visant à faire adhérer un autre sujet aux représentations du monde qu’il lui adresse   (1’58) 
III. Ne faut-il pas alors soumettre à l’examen critique, à la fois épistemologique et éthique, une telle entreprise de persuasion ? (2’58) 
IV. Mais la critique de la persuasion risque bien de se révéler non seulement inefficace techniquement mais aussi et surtout illégitime éthiquement et politiquement (2’32) 
V. En effet, la critique de la persuasion par la raison ne relève-t-elle pas elle-même d’une persuasion de second degre ? (1’31) 
VI. Ne vaudrait-il pas mieux alors laisser la persuasion à elle-même et les persuadés à leurs croyances respectives ? (1’51) 
VII. Certes la finitude de l’homme peut légitimer l’intime persuasion et déboute donc sa critique par une raison dogmatique (1’47) 
VIII. Mais le dogmatisme voire le fanatisme intrinsèques à la persuasion necessitent son examen par une raison critique et autocritique   (1’45) 
IX. Il faut donc soumettre la persuasion  entêtée comme la conviction arrêtée à une réflexion continue, comme Socrate nous y appelle (3’09)

Titre 3 : Questionner, par Jean-Michel Vienne 
Introduction (2’56) 
I. Questionner (9’20) 
II. Croire (7’47)

Titre 4 : Raison, par Jean-Claude Dumoncel 
I. Position du problème de la raison : transcendance et immanence (1’09) 
II. Le cratère de la raison (3’03) 
III. La quadruple racine du principe de raison suffisante (2’00) 
IV. Le territoire transcendental et ses prétendants (8’22) 
V. Le plan d’immanence du carré d’Apulée   (1’50) 
VI. La raison : maximaliste et optimaliste   (3’11) 

CD  4 - Confiance - Faut-il parier sur l’existence de Dieu ? Jouer - Y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? 
Titre 1 : Confiance, par Jacques Ricot  Introduction (2’51) 
I. La confiance originaire (8’37) 
II. L’impossible méfiance originaire (2’39) 
Conclusion (4’35)

Titre 2 : Faut-il parier sur l’existence  de Dieu ?, par Denis Moreau 
Introduction : le pari de Pascal (3’03) 
I. Quel est ton intérêt ? (3’53) 
II. Sur quoi parie-t-on (1’31) 
III. Puis-je ne pas parier ? (1’14) 
IV. L’insatisfaisante démonstration de l’existence de Dieu (3’39) 
V. L’efficacité de la croyance (3’14)  Conclusion (0’45) 

Titre 3 : Jouer, par Denis Mousset 
I. Le jeu comme parenthèse de la vie (7’12) 
II. L’esprit du jeu comme attitude nihiliste   (4’47) 
III. L’esprit du jeu fondement d’une communauté éthique du style (4’36) 
Conclusion (1’28)

Titre 4 : Y a-t-il quelque chose plutôt  que rien ?, par Franck Robert 
Une étrange question (4’40) 
II. Y a-t-il vraiment quelque chose ? (2’46) 
III. Il y a quelque chose : l’être positif (3’52) 
IV. L’être est, le néant n’est pas (3’39) 
V. Il y a : rien et quelque chose (4’56)

Ecouter CROIRE?  ÉTUDE CRITIQUE DE LA CROYANCE PAR 16 PHILOSOPHES CONTEMPORAINS (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Alice - Il était une fois disent en commencant tous les contes - Philippe Forest01'05
02 Alice - Quelle est cette fois par laquelle commencent les contes? - Philippe Forest02'30
03 Alice - La formidable homonymie aléatoire - Philippe Forest01'51
04 Alice - En quoi faut-il accepter d'avoir la foi? - Philippe Forest02'48
05 Alice - Rien n'interdit non plus de donner - Philippe Forest00'58
06 Alice - La fiction n'est pas la foi - Philippe Forest01'41
07 Alice - Le pari d'Alice est préférable à celui de Pascal - Philippe Forest02'32
08 Alice - Let's pretend - Philippe Forest01'58
09 Alice - Il faut croire aux livres - Philippe Forest03'09
10 Kamikaze - Introduction - Pascal Taranto01'30
11 Kamikaze - Le kamikaze est-il fou? - Pascal Taranto01'35
12 Kamikaze - Le kamikaze est-il nihiliste? - Pascal Taranto01'43
13 Kamikaze - Quelle croyance autoriserait ce type d'acte? - Pascal Taranto06'07
14 Kamikaze - Le faible contre le fort - Pascal Taranto04'27
15 Kamikaze - Conclusion - Pascal Taranto01'53
16 Témoin - Introduction - Nathalie Labrousse03'03
17 Témoin - Les raisons traditionnelles de la disqualification - Nathalie Labrousse05'04
18 Témoin - Les raisons traditionnelles de la disqualification (suite) - Nathalie Labrousse04'36
19 Témoin - Tentative de revalorisation du rôle - Nathalie Labrousse05'26
20 Témoin - Conclusion - Nathalie Labrousse03'34
21 Zarathoustra - Introduction - Benoît Blaise01'30
22 Zarathoustra - Ainsi parlait Zarathoustra - Benoît Blaise02'46
23 Zarathoustra - Zarathoustra et la question de Dieu - Benoît Blaise05'25
24 Zarathoustra - Le problème du nihilisme - Benoît Blaise00'34
25 Zarathoustra - Zarathoustra prophète de Dionysos - Benoît Blaise02'39
26 Zarathoustra - Zarathoustra héraut d'une croyance sans morale - Benoît Blaise02'45
27 Zarathoustra - Conclusion: croire, risquer l'affirmation - Benoît Blaise01'39
CD 2
01 Dogme - Les mots dogme, dogmatisme, dogmatique - Philippe Cornier01'52
02 Dogme - La crise moderne - Philippe Cornier01'50
03 Dogme - Le dogme de l'infaillibilité de l'église - Philippe Cornier08'54
04 Dogme - Dogmatique et liberté - Philippe Cornier02'04
05 Hérésie - L'invention de l'hérésie - Lucien Guirlinger05'18
06 Hérésie - L'hérésie et le dogme - Lucien Guirlinger04'17
07 Hérésie - L'hétésie et le pouvoir - Lucien Guirlinger03'17
08 Hérésie - Comment en finir avec l'exlusion - Lucien Guirlinger05'32
09 Idéologie - Introduction - Yvon Quiniou00'28
10 Idéologie - Le plan théorique - Yvon Quiniou05'17
11 Idéologie - Le plan pratique - Yvon Quiniou07'34
12 Idéologie - L'déologie comme phénomène inconscient - Yvon Quiniou04'44
13 Idéologie - Une société sans idéologie est impossible - Yvon Quiniou05'27
14 Idéologie - Conclusion - Yvon Quiniou05'27
15 Utopie - Le meilleur des mondes - Jean-Marie Frey09'49
16 Utopie - Le projet révolutionnaire - Jean-Marie Frey04'59
17 Utopie - Le conservatisme - Jean-Marie Frey04'20
18 Utopie - Conclusion - Jean-Marie Frey01'43
CD 3
01 Opinion - Caractère constitutif de l'opinion - Jean-Luc Nativelle03'53
02 Opinion - La puissance de bien juger - Jean-Luc Nativelle02'06
03 Opinion - Le rôle du désir et de la sensibilité - Jean-Luc Nativelle04'49
04 Opinion - L'opinion sans recul: le fanatisme - Jean-Luc Nativelle04'31
05 Opinion - Penser avec les autres - Jean-Luc Nativelle01'27
06 Opinion - Un devoir de vigilence - Jean-Luc Nativelle01'23
07 Persuasion - La persuasion ne relève t-elle pas d'une simple opinion? - Joël Gaubert03'13
08 Persuasion - La persuasion est l'action d'un sujet visant à faire adhérer un autre sujet à ses représentations - Joël Gaubert01'58
09 Persuasion - Ne faut-il pas alors soumettre à l'examen critique une telle entreprise de persuasion? - Joël Gaubert02'58
10 Persuasion - Mais la critique de persuasion risque de se révéler inéficace et illégitime - Joël Gaubert02'32
11 Persuasion - En effet la critique de la persuasion par la raison ne rélève-t-elle pas d'une persuasion du second degré? - Joël Gaubert01'31
12 Persuasion - Ne vaudrait il pas mieux alors laisser la persuasion à elle-même? - Joël Gaubert01'51
13 Persuasion - Certes la finitude de l'homme peut legitimer l'intime persuasion - Joël Gaubert01'47
14 Persuasion - Le dogmatime, voire le fanatisme intrinsèque à la persuasion - Joël Gaubert01'45
15 Persuasion - Il faut donc soumettre la persuasion - Joël Gaubert03'09
16 Questionner - Introduction - Jean-Michel Vienne02'56
17 Questionner - Questionner - Jean-Michel Vienne09'20
18 Questionner - Croire - Jean-Michel Vienne07'47
19 Raison - Position du problème de la raison - Jean-Claude Dumoncel01'09
20 Raison - Le cratère de la raison - Jean-Claude Dumoncel03'03
21 Raison - La quadruple racine du principe de raison suffisante - Jean-Claude Dumoncel02'00
22 Raison - Le territoire transcendental et ses prétendants - Jean-Claude Dumoncel08'22
23 Raison - Le plan d'immanence du carré d'Apulée - Jean-Claude Dumoncel01'50
24 Raison - La raison maximaliste et optimaliste - Jean-Claude Dumoncel03'11
CD 4
01 Confiance - Introduction - Jacques Ricot02'51
02 Confiance - La confiance originaire - Jacques Ricot08'37
03 Confiance - L'impossible méfiance originaire - Jacques Ricot02'39
04 Confiance - Conclusion - Jacques Ricot04'35
05 Faut-il parier sur l'existence de Dieu? - Introduction: le pari de Pascal - Denis Moreau03'03
06 Faut-il parier sur l'existence de Dieu? - Quel est ton intérêt? - Denis Moreau03'53
07 Faut-il parier sur l'existence de Dieu? - Sur quoi parie t-on? - Denis Moreau01'31
08 Faut-il parier sur l'existence de Dieu? - Puis-je ne pas parier? - Denis Moreau01'14
09 Faut-il parier sur l'existence de Dieu? - L'insatisfaisante démonstration de l'existence de Dieu - Denis Moreau03'39
10 Faut-il parier sur l'existence de Dieu? - L'efficacité de la croyance - Denis Moreau03'14
11 Faut-il parier sur l'existence de Dieu? - Conclusion - Denis Moreau00'45
12 Jouer - Le jeu comme parenthèse de la vie - Denis Mousset07'12
13 Jouer - L'esprit du jeu comme attitude nihiliste - Denis Mousset04'47
14 Jouer - L'esprit du jeu, fondement d'une communauté - Denis Mousset04'36
15 Jouer - Conclusion - Denis Mousset01'28
16 Y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Une étrange question - Franck Robert04'40
17 Y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Y a-t-il quelque chose plutôt que rien? - Franck Robert02'46
18 Y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Il y a quelque chose: l'être positif - Franck Robert03'52
19 Y a-t-il quelque chose plutôt que rien? L'être est, le néant n'est pas - Franck Robert03'39
20 Y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Il y a rien et quelque chose - Franck Robert04'56
"Reconsidérer la croyance dans nos rapports au monde et aux autres" par Ouest-France

"Les éditions M-Editer de Vallet publient, en cette fin d'année, un livre de 185 pages. Parmi les seize auteurs, cinq pointures nationales y apportent leur réflexion autour du thème « 'Croire', étude critique de la croyance ». Le document est disponible, également, en CD audio.
M-Editer a seulement un an demi d'existence et déjà une belle activité littéraire. Le premier ouvrage en trois tomes traitait de politique. Cette fois, il s'agit d'une étude critique de la croyance, sur le thème de « Croire », par seize philosophes contemporains. « N'avons-nous pas besoin de croire à quelque chose pour agir et créer, vivre et aimer, et même pour penser vraiment ? » interroge Stéphane Vendé, directeur éditorial. « Ce lexique propose de reconsidérer la croyance dans nos rapports au monde et aux autres. Pour mieux comprendre son rôle, mais aussi apercevoir ses limites », précise-t-il. Stéphane Vendé est Valletais et professeur de philosophie au lycée Europe de Cholet.
Les éditions M-Editer sont partenaires de l'association Philosophia qui organise, au Lieu Unique, trois journées philosophiques chaque année. Au cours de ce rendez-vous culturel, un « abécédaire » invite les acteurs de la scène philosophique nantaise, mais aussi nationale, à proposer leur réflexion. « Ces interventions ouvrent des perspectives suggestives. Leurs auteurs proposent à chaque fois une démarche personnelle », ajoute Stéphane Vendé. (...)
De manière très originale, en coédition avec la librairie parisienne Frémeaux et associés, les éditions M-Editer ont aussi compilé ces réflexions en livre sonore sous la forme d'un coffret quatre CD audios." par OUEST-FRANCE




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