A MONK'S DREAM

BIG BAND DE LAUSANNE / JOHNNY GRIFFIN

Plus de détails

Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

EL2218

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+2 pts fidélité


La rencontre entre le BBL et Johnny Griffin s’est faite en 1989 lors d’une tournée commune. Familier des grandes formations, le saxophoniste n’eut aucun mal à s’intégrer au groupe et c’est tout naturellement qu’un disque fut enregistré pour parachever dans la durée l’expérience. Un disque qui se remarque par sa cohérence et son unité grâce à un choix de thèmes particulièrement pertinent que détaille et décrit Yvan Ischer. Autour de trois compositions de Griffin s’articulent des morceaux de répertoire, en particulier ellingtonnien, peu souvent joués ainsi qu’une très belle composition d’esprit sud-africain de François Buttet, le tout servi par des arrangements originaux pour la plupart.
Et puis, à côté des superbes improvisations du Little Giant, plusieurs solistes de l’orchestre effectuent de pertinentes interventions. Ampleur, moelleux, raffinement, précision, puissance (sans agressivité), swing et surtout sens de la mélodie et du chant qui transparaissent toujours au travers des arrangements, voilà quelques-unes des qualités du Big Band de Lausanne qui signait de la plus belle manière, en 1990, son entrée dans le monde du disque.
Jean Buzelin

"Une séance exemplaire"
Jazz Notes

Droits : Frémeaux & Associés sous enseigne Eléphant et sous licence de Plaimisphare
PisteTitre / Artiste(s)Durée
07 THE JAMFS ARE COMIN - GRIFFIN07'58
08 SWEET AND SLOW - GRIFFIN05'53
09 FIFTY SIX - GRIFFIN06'49
10 ISFAHAN - GRIFFIN06'24
11 ROCK SKIPPIN AT THE BLUE NOTE - GRIFFIN06'22
12 SISTER - GRIFFIN07'58
13 A MONK S DREAM - GRIFFIN07'30
14 MOONLIGHT SERENADE - BIG BAND DE LAUSANNE03'57
"A Monk's Dream" Big Band de Lausanne par Jazz Notes

Cette formation aux accents moelleux, raffinés, aux ampleurs sonores majestueuses donne le meilleur de lui-même. Parmi des solistes conséquents, notre invité s’emploie à faire apprécier son imagination et sa virtuosité. Une séance exemplaire. »
JAZZ NOTES


“Fondé en 1982, ce grand orchestre comprend une vingtaine de musiciens sous la direction de Christian Gavillet. Il enregistre ce premier CD en 1989, avec, en vedette, le célèbre Johnny Griffin qui, en outre, propose trois de ses compositions. Cette formation aux accents moelleux, raffinés, aux ampleurs sonores majestueuses donne le meilleur de lui-même. Parmi des solistes conséquents, notre invité s’emploie à faire apprécier son imagination et sa virtuosité. Une séance exemplaire. »
JAZZ NOTES




« Une grâce peu commune » par Jazz Hot

Pour signer son premier enregistrement, le Big Band de Lausanne (BBL) s’est offert un invité de rêve. Des Jazz Messengers au Big Soul Band en passant par les mains de Thelonious Monk, quand Johnny Griffin pose son sax quelque part, il est plutôt du genre à donner des ailes à la formation en question. Á l’époque de Monk, c’est lui qui prend son envol. Et quel envol ! Aujourd’hui, si Johnny Griffin engage son ténor dans un projet, c’est une fameuse caution pour les musiciens qui l’entourent et une sacrés source d’inspiration. Créé en 1982, le BBL, dirigé par le saxophoniste (as, bs) et arrangeur Christian Gavillet, s’est rapidement fait un place sur la scène jazz de Suisse et de Navarre. Des musiciens chevronnés, un répertoire original basé sur des standards réarrangés et des compositions de certains membres de l’orchestre, un immense respect pour la musique de leurs prédécesseurs allié à un profond désir d’aller de l’avant, les bases sont saines et l’édifice qui s’y construit plutôt séduisant. Ce premier disque est davantage qu’un indice. La mécanique est parfaitement huilée – les grands orchestres afro-américains ne sont pas loin -, les différentes sections presque trop bien réglées. Mais les solistes étayent généreusement le discours et le parsèment de l’indispensable suspense qui fait le bonheur de l’auditeur. En tête de file, Johnny Griffin, évidemment, qui mérite toujours plus son surnom de Little Giant (petit par la taille !). Chacune de ses prises de parole est une aventure. Tout à son bonheur sur les tempos les plus fous (belle démonstration notamment dans « A Monk’s Dream »), l’acrobate bondit d’une croche à l’autre avec une grâce peu commune et sans le moindre filet. Il attaque toujours aussi ferme, mais n’oublie jamais de terminer sur une happy end. Reprendre « Isfahan » (Billy Strayhorn/arr. Christian Gavillet) et succéder à Johnny Hodges à l’alto est un défi de taille que le soliste Yvan Ischer relève honorablement, guère plus. Quand François Buttet est au piano et que, de surcroît, il interprète l’une de ses compositions, « Sister » en l’occurrence, l’atmosphère est littéralement renouvelée. L’artiste se décrit volontairement comme « engagé » (notamment contre l’Apartheid) et son jeu, son approche ne sont pas sans évoquer la musique d’Abdullah Ibrahim. La flûte acidulée de Michel Weber rafraîchit l’ensemble qui, par moments, s’appesantirai presque à force de bien rouler. La reprise du « Moonlight », de Glenn Miller, dont Christian Gavillet signe les arrangements, prend un ton définitivement malicieux qui semblerait presque annoncer le travail parodique de l’un de ses confrères multi-instrumentiste quelque treize années plus tard.
Lorraine SOLIMAN – JAZZ HOT