LUIS MARIANO LE PRINCE DE L'OPERETTE

1939-1952

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Nombre de CDs : 2


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FA5171

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Le chanteur de Mexico, La Belle de Cadix, Acapulco... ont été des joyaux d’un exotisme à la française dont Luis Mariano fut l’ambassadeur d’après-guerre. Dany Lallemand présente 42 titres, accompagnés d’un livret illustré de 32 pages, du Prince de l’Opérette, qui utilisa la chanson d’amour pour nous sensibiliser à une mondialisation culturelle déjà en marche. 

Patrick Frémeaux

Le Chanteur de Mexico, La Belle de Cadix and Acapulco launched an exotic movement headed by Luis Mariano in the post-war period. Dany Lallemand presents 42 titles, accompanied by an illustrated booklet of liner notes, by the Prince of Operetta who used love songs to open our eyes to cultural globalization.
Patrick Frémeaux

Olvidame • Mayoumba • Oublie-moi (Olvidar) • Lima (Rumba de Lima) • La Belle de Cadix (Opérette “La Belle de Cadix)  • Le rendez-vous au clair de lune (Op. “La Belle de Cadix”) En duo avec France AUBERT • Maria-Luisa (Opérette “La Belle de Cadix”) • Je n’ai besoin que d’un amour • Rien que toi (Film “Histoire de chanter”) • Aucune importance • Vous! mon beau souvenir • Ma chérie • Argentine (Film “Sous le ciel d’Argentine”) • Andalousie (Opérette “Andalousie”) • Je veux t’aimer (Opérette “Andalousie”) • Le marchand d’alcarazas (Opérette “Andalousie”) • Olé Torero (Opérette  “Andalousie”) • Musique de la pluie (Film “Fandango”) • Illusion (Film “Fandango”) • De votre cœur jusqu’à mon cœur (De corazon a corazon) • Dans tous mes rêves (Tu felicidad) • Mélodie pour toi (Film “Cargaison clandestine”) • Je fais tout pour vous plaire (La storia di tutti) • Le printemps et moi • Argentine • Acercate mas (Chanté en espagnol) • La mer m’a chanté (Ti voglio baciar) • Un cœur de femme (Film “Je n’aime que toi”) • Je n’aime que toi (Film “Je n’aime que toi”) • Boumgali (Film “Je n’aime que toi”) • Nuits (Film “Pas de week-end pour notre amour”) • La chanson de la mer et des vagues • Jeu dangereux • Je te dis merci, Paris (Film “Paris chante toujours”) • Acapulco (Opérette “Le Chanteur de Mexico”) • Mexico (Opérette “Le Chanteur de Mexico”) • Rossignol de mes amours (Opérette “Le Chanteur de Mexico“) • La tequila (Opérette “Le Chanteur de Mexico”) • Biarritz (Film “Au Pays Basque”) • L’amour est un bouquet de violettes (Film ”Violettes Impériales“) • Jeanne la cancanière • Le charme de Dolorès.

Production : Frémeaux & Associés.
Droits : Groupe Frémeaux Colombini SAS.

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LUIS MARIANO

LUIS MARIANO
LE PRINCE DE L’OPÉRETTE 1939 – 1952










Si aujourd’hui encore un chanteur peut être considéré comme étant “le roi de l’opé­rette”, c’est incontestablement à Luis MARIANO que revient ce titre, jamais contesté et moins encore usurpé. Très souvent appelé “le prince de l’opérette”, je me suis souvent posé la question : ”Quel est donc le roi ?” et jusqu’à ce jour la réponse ne m’a pas été donnée. Luis MA­RIANO ne fut-il pas en effet dès le lendemain de la Libération celui qui fit la gloire de Francis Lopez. De ce dernier, si l’on excepte quelques opérettes dont Georges Guétary fit le succès (“Pour Don Carlos” au Châtelet en 1950, l’extraordinaire triomphe de “La route fleurie” à l’A.B.C durant quatre ans) et deux spectacles dont l’inoubliable Tino Rossi fut la vedette (“Méditerranée” et “Le temps des guitares”) la liste des opérettes nées de la complicité Luis Mariano-Francis Lopez est particulièrement impressionnante. Plusieurs générations de fervents passionnés d’opérettes à grand spectacle, conquis par la présence scénique et surtout par la magie qu’exerçait la voix d’or de Luis MA­RIANO, furent les spectateurs comblés de “La Belle de Cadix” (1945), “Andalousie” (1947), “Le Chanteur de Mexico” (1951), “Le secret de Marco Polo” (1959), “Visa pour l’amour” (1961), “Le Prince de Madrid”(1967) et “ La caravelle d’or” (1970). A cette liste prestigieuse d’opérettes, où chaque représentation fut un triomphe, vint s’ajouter une vingtaine de films où, exception faite des trois premiers, le rôle essentiel lui fut confié dans une filmographie sur laquelle nous aurons le plaisir de revenir plus loin lors de l’évocation chronologique de l’exceptionnelle mais hélas trop brève carrière de Luis MARIANO.

C’est à Irun, petit village du Pays Basque espagnol, situé à la frontière franco-espagnole près d’Hendaye, qu’est né le 13 août 1914, Luis, Mariano, Eusebio, Gonzalez Garcia, mais très superstitieuse sa mère, Grégoria, ne le déclarera que le 12 ; il est le deuxième enfant de la famille, une sœur baptisée Maria-Luisa étant née un an plus tôt. Le père, quant à lui est garagiste, agent Citroën et loue des voitures à ses clients. Le jeune Mariano, gratifié du diminutif de Marianin, chante à la chorale du pays, à la messe du dimanche, débute laborieusement l’étude du violon et pratique différents sports dont la course à pied, le saut, la pelote basque et la natation. Pourtant sa véritable vocation semble être le dessin qui peut-être lui permettrait de devenir architecte-décorateur. En 1936, durant la guerre civile d’Espagne, la maison familiale est incendiée, aussi ses parents doivent-ils se réfugier à Hendaye, puis à Bordeaux où ils exercent différents petits métiers. C’est à cette époque que, membre d’une grande chorale basque de 200 chanteurs, le jeune Mariano parcourt l’Europe et en 1937, toujours au sein de cette même chorale, il participe à Sare au tournage du film “Ramuntcho” de René Barberis avec Louis Jouvet et Françoise Rosay. En 1938, il s’installe à Bordeaux où toujours passionné par le dessin, il est élève à l’Ecole des Beaux-Arts, en même temps qu’il chante tous les soirs au cabaret “Le Caveau” que dirige le chef d’orchestre Fred Adison ; il se produit également avec le célèbre orchestre de tangos Raphaël Canaro avec lequel pour les disques Columbia et sous le seul nom de MARIANO,   le 3 juillet 1939, il enregistre en espagnol les refrains de “Callecita de mi novia” et “Olvidame”. En décembre de la même année, alors que la France est entrée en guerre avec l’Allemagne, Luis MARIANO s’inscrit dans la classe de chant au Conservatoire de Bordeaux, décidé à se consacrer uniquement et très sérieusement à cette dure discipline, dans l’espoir de devenir un grand ténor d’opéra. Il travaille alors les grands airs : Paillasse, Carmen, Werther… et passe son premier concours devant la canta­trice Janine Michaud. C’est à cette époque aussi et toujours à Bordeaux qu’il rencontre Jeanne Lagiscarde, vendeuse et collectionneuse de disques et qui amicalement et très attentivement va veiller sur les débuts prometteurs du jeune Mariano. Elle le persuade de tenter sa chance à Paris où il va suivre les cours du célèbre ténor Miguel Fontecha et ceux d’interprétation théâtrale de Maurice Escande.

Pour gagner sa vie, il participe à des spectacles publicitaires et sur les recommandations de Carmen Torres, il se produit à l’Armorial, au Moulin de la Galette et fait une apparition dans le film “L’escalier sans fin” (1943) de Georges Lacombe avant d’être auditionné et retenu en décembre 1943 pour le rôle d’Ernesto dans “Don Pasquale” de Donizetti avec Vina Bovy, Gilbert Moryn et Charles Cotta sur la scène du Palais de Chaillot. Dans le même rôle et avec les mêmes partenaires, il sera aux Variétés durant deux semaines en avril 1944. De ce spectacle dont les critiques lui seront favorables, quatre faces seront enregistrées chez Gramophone, mais, hélas, restées longtemps inédites. Fortement encouragé par le succès remporté dans “Don Pasquale”, Luis MARIANO auditionne à l’Opéra-Comique dans trois airs de bel canto. La réponse tardant à venir et après avoir chanté pour les troupes du Général de Lattre de Tassigny et les Alliés, il décide de s’orienter vers la chanson, encouragé en cela par Saint-Granier qui le présente à Jean-Jacques Vital et à Mitty Goldin, directeur de l’A.B.C. Dans cette salle, il est engagé pour “La revue de la Victoire” avec Françoise Rosay et un peu plus tard il enregistre ses premiers disques en vedette : “Mayoumba”, “Aucune importance” et “Oublie-moi”, trois gros succès du moment, et “Ma belle au bois dormant”, cette dernière écrite tout spécialement par le compositeur Francis Lopez, déjà rencontré en 1938 au Pays Basque. Une opérette promise antérieurement par ce dernier, enfin écrite et montée, doit être créée le 24 décembre 1945 au Casino Montparnasse, rue de la Gaîté. Initialement intitulée “La Belle de Budapest” puis “Mariage gitan”, cette opérette, dont Luis MARIANO est la tête d’affiche, voit finalement le jour, après trois semaines de répétitions, sous le titre “La Belle de Cadix” avec France Aubert et les fantaisistes Roger Lacoste et Jacky Flint. Malgré les restrictions des lendemains de la Libération, les conditions atmosphériques et le manque de confort des lieux, le succès est immédiat, salué par une presse unanime pour louanger la voix exceptionnelle du nouveau ténor déjà promis à une immense carrière internationale. L’orchestre de ce spectacle est placé sous la direction de Jacques-Henry Rys qui, malgré des premiers rapports difficiles avec Luis MARIANO, sera jusqu’à sa mort le plus fidèle complice musical du chanteur. Signalons que “La Belle de Cadix” fut reprise à l’Empire en 1946 et plus tard encore à l’occasion des fêtes de Noël en 1949 mais avec Lina Dachary dans le rôle de Maria-Luisa et l’adjonction de quelques chansons. La fulgurante ascension de notre jeune premier d’opérette ne va pas laisser indifférents les gens du cinéma et en 1946 Gilles Grangier réalise “Histoire de chanter” film où, par d’étranges concours de circonstances, Luis MARIANO parle avec la voix de titi du comédien Carette, lequel a hérité des cordes vocales du célèbre ténor (!!!). Tourné à Nice avec aussi dans la distribution Arlette Merry, Noël Roquevert … le film fut assez bien accueilli par la critique. Il permettait aussi d’entendre de nouvelles chansons créées par le valeureux ténor : “Rien que toi” et “Je chante pour toi que j’aime”.

Aidé de Raymond Vincy et d’Albert Willemetz pour le livret, Francis Lopez travaille déjà à l’écriture d’une nouvelle opérette “Andalousie” qui sera créée le 25 octobre 1947 et jouée pendant huit mois à la Gaîté-Lyrique avec Marina Hotine, Gise Mey, Maurice Baquet et O’ Brady. Luis MARIANO, une fois de plus, fera chavirer les cœurs en interprétant “Santa Maria”, “La fête à Séville”, l’increvable paso-doble “Olé Toréro !” etc… huit chansons toutes enregistrées sous l’étiquette “La Voix de son Maître”. Malgré les nombreuses représentations d’Andalousie, tant à Paris qu’en province, Luis MARIANO tourne durant l’été 1947 “Cargaison clandestine” sous la direction d’Alfred Rode. Ce dernier, à la tête de son grand orchestre tzigane et uniquement dans la bande sonore du film, accompagne notre ténor dans plusieurs titres jamais gravés sur disque : “Les yeux noirs”, “la troïka”… Seule “Mélodie pour toi” sera enregistrée en studio le 28 octobre 1948 avec un orchestre dirigé par Jacques-Henry Rys. La ravissante Claudine Dupuis, Kate de Nagy, Junie Astor, Jean-Jacques Delbo font partie de la distribution de cette intrigue se dénouant dans un état imaginaire d’Amérique Centrale ; le film sortira dans les salles à Paris en avril 1948. Avant de reprendre pour deux mois en­core “Andalousie”, et bien que l’action se situe au Pays Basque, Luis MARIANO tourne aux studios de la Victorine à Nice et dans sa région “Fandango” réalisé par le metteur en scène allemand Emile-Edwin Reinert. Il gardera un excellent souvenir de ce tournage et de ses partenaires : la danseuse Ludmilla Tchérina, Jean Tissier et le sympathique couple Annette Poivre – Raymond Bussières. Les quatre chansons évidemment composées pour la circonstance par Francis Lopez et dont nous aurons l’occasion de reparler plus loin, furent d’énormes succès souvent repris par les orchestres de danse. L’année 1949 est marquée par le tournage de deux films réalisés par Pierre Montazel : “Je n’aime que toi” et “Pas de week-end pour notre amour”. Dans “Je n’aime que toi” Luis MARIANO a pour partenaire Martine Carol, plus éclatante que jamais, mais n’étant pas encore à l’époque au faîte de la gloire ; en effet “Caroline chérie” et la suite que l’on sait ne seront tournés qu’à partir de l’année suivante. Durant le tournage,une liaison passionnée va s’installer entre les deux vedettes du film. La rencontre de ces deux artistes chevronnés va ainsi défrayer la chronique pendant plus d’un an en faisant les beaux jours d’une certaine presse. Pour quelles mystérieuses raisons les quatre chansons de ce film furent-elles exceptionnellement gravées sous l’étiquette Pathé, l’intégralité de la carrière discographique de MARIANO s’étant réalisée sur le légendaire label du chien à l’écoute d’un gramophone. La même année, et toujours sous la direction de Pierre Montazel, Luis MARIANO tourne “Pas de week-end pour notre amour”, où exceptionnellement les chansons sont signées Roger Lucchesi et  dont le scénario est inspiré des réelles difficultés rencontrées par le chanteur avec ses admiratrices et surtout avec les plus enthousiastes voire fanatiques, en particulier lors de ses sorties de scène. A l’époque, le club de ses admiratrices pour lesquelles fut inventé le vocable de “marianistes”, comprenait déjà plus de 6.000 adhérentes. L’idolâtrie est telle qu’il doit répondre à ses admiratrices dans “le courrier des lecteurs”, une rubrique hebdomadaire où les passions se déchaînent et publiée dans le magazine Cinémonde. Martine Carol n’est pas au générique de “Pas week-end pour notre amour” bien qu’étant une sorte d’autobiographie du chanteur ; le premier rôle féminin est assuré par Maria Mauban entourée de Jules Berry, Denise Grey et… Louis de Funès incarnant un personnage secondaire. La même année encore, une tournée conduit Luis MARIANO aux U.S.A et au Canada où à Montréal il est la vedette du cabaret “His Majesty”,  les Sœurs Etienne et Francis Linel complétant le programme. L’année 1950 est particulièrement chargée pour Luis MARIANO , en effet, après la reprise de “La Belle de Cadix” à l’Empire, il tourne dans une réalisation de Robert Vernay une version filmée de l’opérette “Andalousie” (créée en 1947, rappelons-le). Le personnage de Dolorès, incarné à la création par Marina Hotine, est interprété à l’écran par Carmen Sevilla, superbe chanteuse, danseuse et comédienne espagnole avec laquelle le beau ténor va vivre un magnifique roman d’amour dont une presse que l’on dit spécialisée va aussi s’emparer. Tourné à Séville, “Andalousie” reste l’un des plus heureux souvenirs de Luis MARIANO, il est vrai que la complicité fut totale avec le fantaisiste Maurice Baquet, sans parler de la présence de Carmen Sevilla, du soleil sur la terre d’Espagne, de la musique de Francis Lopez…

De retour à Paris, c’est sous la direction de Richard Pottier que Luis MARIANO enchaîne au cinéma avec “Rendez-vous à Grenade” avec Nicole Maurey, Marthe Mercadier et Jean Tissier ; les chansons créées dans ce film, pourtant signées Francis Lopez, ne connurent qu’une timide audience. Avec l’opérette “Le Chanteur de Mexico”, musique de Francis Lopez sur un livret de Félix Gandéra et Raymond Vincy, créée à la fin de 1951 au Châtelet encore dirigé et pour la dernière fois par Maurice Lehmann, Luis MARIANO est à l’apogée de sa carrière. Les chansons incluses dans ce spectacle et considérées comme les plus populaires de  son répertoire sont encore dans toutes les mémoires, indissociables du nom de leur prestigieux créateur. “Le Chanteur de Mexico” imposait à sa vedette un changement de quatorze costumes de scène, dans des temps à la limite des records ; quant aux difficultés vocales à surmonter, tant par le nombre de chansons que par leur tessiture et la rapi­dité des enchaînements, elles entraînaient une grosse dépense physique encore accrue par la multiplicité des représentations. Toujours à propos du “Chanteur de Mexico”, rappelons que l’action se passe en 1911 à Saint-Jean-de-Luz, Luis MARIANO incarnant un jeune basque doté d’une magnifique voix de ténor et rêvant de tenter sa chance à Paris. Dans la capitale, après avoir exercé différents petits métiers, il gagne un concours de chant suivi d’un contrat au Mexique où il est le sosie du plus illustre chanteur de Mexico. Une belle aventure sentimentale vient évidemment pigmenter le scé­nario en se terminant pour le mieux au marché aux fleurs de Mexico. Il s’agit là aussi de la première prestation de Luis MARIANO au Châtelet et de la deuxième opérette de Francis Lopez présentée dans cette salle prestigieuse, la première étant “Pour Don Carlos” en 1950 avec Georges Guétary. Dans “Le Chanteur de Mexico”, Luis MARIANO est entouré de Lilo dans le rôle de Cri-Cri (par la suite remplacée par Doris Marnier), Pierjac (Bilou), Robert Jysor et… Dario Moreno alors jeune débutant mais déjà comique exubérant dans le rôle de Achichicacacho. Débutée le 15 décembre 1951, cette opérette a battu tous les records avec mille représentations au Châtelet durant trois années consécutives. Le fidèle Pierre Montazel accueille une fois encore notre ténor le temps d’une chanson “Je te dis merci, Paris” pour son film “Paris chante toujours”, un long métrage prétexte à nous présenter les plus grandes vedettes de la chanson de l’époque.

Durant l’été 1952, pendant la fermeture du Châtelet pour un mois de congé dû à chaque artiste du “Chanteur de Mexico”, Luis MARIANO tourne à Grenade en Espagne les extérieurs du film de Richard Pottier “Violettes impériales”, inspiré d’un roman d’Henry Roussel et précédemment exploité en forme de film (avec Raquel Meller en 1925) et d’opérette en 1949 à Mogador, musique de Vincent Scotto et avec Marcel Merkès et Lina Walls dans les deux principaux rôles. Sur un scénario entièrement remanié pour confier le premier rôle à Luis MARIANO, Francis Lopez fut chargé d’écrire  de nouvelles chansons pour les différents plans du film. L’immortelle valse “L’amour est un bouquet de violettes”, paroles de Mireille Brocey et chanson principale de la production, fut écrite par Lopez en un temps record ainsi que les trois autres : “Gitane”, “Miracle de Paris” et “Plus loin”. Le rôle de Violetta est tenu par sa grande amie Carmen Sevilla, tandis que Simone Valère incarne Eugénie de Montijo avec tout le talent qui est le sien. 1953 – Luis MARIANO effectue de nombreuses tournées à travers le monde : l’Italie, les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, Montevideo, Buenos Aires… De retour en France, il est aussitôt appelé pour le tournage d’une version cinématographique de “La Belle de Cadix” réalisée par Raymond Bernard avec, ô joie ! , Carmen Sevilla et Jean Tissier, Pierjac, Gisèle Robert. Pourtant les relations entre les deux vedettes du film vont commencer à se dégrader progressivement au fil des prises de vues, jusqu’à une brouille qui devait durer trois ans. Quant au film, il n’est pas à compter parmi les meilleurs de Luis MARIANO, en raison surtout d’une mise en scène souvent laborieuse. Ce film quelque peu raté en comparaison du succès remporté auparavant dans l’opérette, sera suivi, toujours en 1953 de “L’Aventurier de Séville” réalisé en Technicolor et tourné en Andalousie par Ladislas Vadja, une adaptation franco-espagnole mélangeant avec une grande liberté “Barbier de Séville” et “Mariage de Figaro”. Francis Lopez et J. Quintero se partagèrent l’écriture de la partition musicale et Luis MARIANO, dans le rôle de Figaro l’illustre barbier de Séville, portait évidemment la perruque et l’habit de soirée, entouré de Lolita Sevilla (à ne pas confondre avec sa chère et inoubliable Carmen), Danielle Godet, Pierre Cour… Il devait aussi pratiquer l’escrime et réaliser de véritables exploits sportifs, mais les chansons interprétées dans le film dans leurs versions françaises ou espagnoles n’eurent pas un succès retentissant. Une fois de plus le cinéma fait encore appel à Luis MARIANO qui, exceptionnellement doit renoncer mais non sans une certaine joie, aux espagnolades pour aborder dans la langue de Goethe une œuvre vocalement plus difficile “Le Tzarevitch” de Franz Lehar, proche d’un opéra-comique et créé en 1927 à Berlin par Richard Tauber. La même année, en 1954, il est retenu par Sacha Guitry pour incarner le chanteur basque Pedro Garat dans son film “Napoléon”, lequel fut présenté à l’Opéra en première mondiale le 10 mars 1955 devant René Coty, Président de la République et le Tout-Paris des Arts et des Lettres.

Postérieure aux enregistrements de Luis MARIANO réunis dans ce coffret, la suite de sa carrière ne sera que brièvement retracée ici. En 1955, Luis MARIANO tourne sous la direction d’André Berthomieu “Quatre jours à Paris”, d’après l’opérette de Raymond Vincy et Francis Lopez  précédemment créée avec Andrex en 1948 à Bobino. Jane Sourza, Geneviève Kervine, Darry Cowl et Roger Nicolas complètent la distribution de ce film présenté en Technicolor et dont la plupart des extérieurs furent tournés à Paris. En raison de cette reprise cinématographique, la populaire “Samba brésilienne” que personne n’avait oubliée fut à nouveau sur toutes les lèvres. La même année, sur la scène de la Gaîté- Lyrique dirigée par Germaine Roger, il incarne un lieutenant de vaisseau dans l’opérette “Chevalier du ciel”, un spectacle proche de la comédie musicale et dont il a écrit en partie les lyrics avec Paul Colline, la musique étant exceptionnellement signée Henri Bourtayre, un ami de longue date et basque de surcroît. Ses deux partenaires féminines sont Claudine Céréda et Lucie Dolène, tandis que Francis Blanche de son grand professionnalisme assure les interventions comiques. En 1956, Luis MARIANO tourne une version cinématographique de l’opé­rette créée en 1951 au Châtelet “Le Chanteur de Mexico”. Il y retrouve Richard Pottier qui fut le metteur en scène de “Violettes Impériales” et dans la distribution Annie Cordy reprend le rôle de Cri-Cri tenu précédemment par Lilo, Bourvil succède à Pierjac (Bilou), quant à Tilda Thamar, superbe blonde et “bombe argentine”, elle incarne Eva Miller. Une telle affiche permet au film de remporter un énorme succès commercial, battant tous les records de recette, d’autant qu’il reprend toutes les chansons de l’opérette, les plus célèbres et préférées du public, indissociables du nom de leur créateur alors à l’apogée de sa gloire. L’année 1957 est marquée par une tournée de neuf mois sous le chapiteau du cirque Pinder, le tour de chant occupant toute la seconde partie du spectacle, une formule déjà adoptée par les plus grands du music-hall : Tino Rossi, Les Compagnons de la Chanson, Jacques Hélian et son orchestre et un peu plus tard par Gloria Lasso. Devant le succès remporté par la version filmée du “Chanteur de Mexico”, grande est la tentation de renouveler l’exploit, aussi la société Lyrica- Films décide-t-elle de porter à l’écran l’opérette “A la Jamaïque” créée en 1954 au Théâtre de la Porte Saint-#Martin par Maria Candido et Jacques de Mersan. Sous la direction d’André Berthomieu, entouré de Paquita Rico, Jane Sourza et Fernand Sardou, Luis MARIANO va reprendre les belles mélodies de Francis Lopez chantées à la scène par Maria Candido : “Un petit nuage”, “Qu’ici, qu’ici”… En 1958, à son retour d’une tournée en France et d’un séjour de huit mois à Madrid où il a triomphé dans “La Cancion del Amor mio”, Luis MARIANO est engagé pour le tournage de “Sérénade au Texas” de Richard Pottier où il retrouve Bourvil et Sonja Ziemann sa parte­naire du “Tzarevitch”. A la fin de cette même année, il va remporter un succès retentissant durant trois semaines à l’Olympia et enchaîner à New-York avec l’Ed Sullivan Show, puis le Canada. Il serait long et fastidieux d’évoquer dans le détail la suite de l’exceptionnelle carrière de Luis MARIANO. Signalons rapidement en décembre 1959 la création au Châtelet de l’opérette “Le secret de Marco Polo”, de “Visa pour l’amour” à la Gaîté-Lyrique en décembre 1961 avec Annie Cordy, la reprise en tournée de la même opérette ainsi que “La Belle de Cadix” et “Le Chanteur de Mexico”. Le 16 mars 1967 est créée au Châtelet “Le Prince de Madrid”, toujours de Francis Lopez avec Maria Murano, Lucien Lupi, Maurice Baquet… et durant deux saisons triomphales. Après deux années de tournées en France, en Belgique, au Canada pour la reprise de ses meilleurs spectacles, Luis MARIANO retrouve la scène du Châtelet le 12 janvier 1970 pour la création de “La Caravelle d’or”, évidemment de Francis Lopez pour la musique et de Jacques Plante pour les lyrics. Le spectacle est fastueux (2 actes et 38 tableaux) mais impose une énergie exceptionnelle, ne serait-ce que les vingt changements de costumes de Luis MARIANO. Au fil des jours des représentations son état de santé se dégrade : fatigué, les traits tirés, souffrant d’une hépatite virale consécutive à une grippe non soignée, on doit lui faire des piqûres avant d’entrer en scène. Le 18 mai 1970, il s’écroule dans “Soleil” la chanson d’entrée de l’opérette et ne reprendra jamais le spectacle. Pendant sa convalescence, il est invité à l’Elysée par le Président de la République Georges Pompidou pour une réception des Arts et des Lettres, ce fut là sa dernière apparition publique. Après un court séjour dans sa propriété à Arcangues, Luis MARIANO tombe dans le coma à la clinique d’Urt dans les Pyrénées-Atlantiques. Transporté à Paris par avion sanitaire, Luis MARIANO sans avoir repris connaissance devait décéder à l’Hôpital de la Salpêtrière le 14 juillet 1970 à 23 heures 50. En même temps qu’il entrait dans la légende, l’opérette surtout, mais aussi le music-hall et le cinéma venait de perdre le ténor lyrique le plus populaire et un artiste à la carrière exemplaire. Depuis le 18 juillet 1970, Luis MARIANO repose dans le petit cimetière d’Arcangues où, durant toute l’année sa tombe couverte de fleurs fait l’objet de visites organisées incluses dans les circuits du tourisme basque. Francis Lopez, l’irremplaçable compositeur de la quasi-totalité de ses opérettes et son ami de toujours, s’en est allé le rejoindre au paradis des musiciens le 4 janvier 1995.

LES CHANSONS DE LUIS MARIANO
A l’instar de la plupart des chanteurs et chanteuses de sa génération, Luis MARIANO fit ses premières armes en interprétant quelques refrains avec un orchestre de danse. A ce propos, nous avons tous le souvenir d’André Dassary ténorisant parmi les Collégiens de Ray Ventura, de Tino Rossi avec l’orchestre de tangos d’Orlando, de Georges Guétary (encore Lambros Worloou) chez Jo Bouillon, d’André Claveau plus ténor que baryton avec l’accordéoniste Deprince, sans oublier Charles et Johnny swinguant “Tout est au duc” avec les musiciens de Fred Adison, une liste impossible à dresser exhaustivement ici. C’est avec le célèbre orchestre de tangos de Raphaël Canaro que notre ténor, sous le seul nom de MARIANO, a enregistré en espagnol et pour les disques Columbia le 3 juillet 1939 “Olvidame” (CD1-N°1). Rappelons que Canaro et ses musiciens dont Luis MARIANO se produisaient à l’époque au Caveau de Bordeaux et s’embarquèrent au Havre sur le Pasteur à destination de Buenos Aires ; mais consécutivement à la déclaration de guerre avec l’Allemagne, le bateau fut contraint de regagner son port d’attache. Après avoir gravé en 1944 pour l’étiquette Gramophone quatre faces de l’opéra Don Pasquale de Donizetti restées inédites à l’époque et avant de triompher dans “La Belle de Cadix”, Luis MARIANO a enregistré quelques chansons teintées d’exotisme telles : “Mayoumba” (CD1-N°2) superbe mélodie et création exclusive, “Oublie-moi” (Olvidar) (CD1-N°3) un énorme succès sur tempo de rumba, repris par tous les orchestres et curieusement chanté ici sur un rythme de slow- fox ou encore “Lima” (CD1-N°4) de Francis Blanche et Michel Emer, intitulé à juste raison “Rumba de Lima” sur le petit format des éditions Masspacher. Un choix étant toujours arbitraire, il nous fut difficile de choisir les chansons représentatives extraites de “La Belle de Cadix”. L’immortelle valse au titre éponyme était  incontournable (CD1-N°5), de même que “Maria-Luisa” (CD1-N°7), prénom de la sœur de Luis MARIANO, mais aussi celui porté dans l’opérette par la chanteuse France Aubert dont on a trop peu parlé. Pour tenter de réparer en partie cette injustice, nous avons retenu “Le rendez-vous au clair de lune” (CD1-N°6) superbe duo rarement diffusé en radio, de sa création à nos jours et de façon inexplicable. “Rien que toi” (CD1-9) valse de Georges Van Parys, d’une élégante étendue lyrique, est l’une des chansons du film de Gilles Grangier “Histoire de chanter”, premier long métrage tourné par Luis MARIANO en 1946, consécutivement à sa grande popularité rapidement acquise avec “La Belle de Cadix”. N’appar­tenant à aucune opérette ou autre spectacle “Aucune importance” (CD1-N°10) une rumba signée Henri Contet sur une musique de Luis Gody, pianiste-compositeur spécialiste des rythmes latinos, fut aussi un énorme succès repris par tous les orchestres. Sur le même rythme, il n’est pas interdit de danser sur “Vous ! mon beau souvenir” (CD1-N°11) dont le succès fut moindre à sa création. “Ma chérie” (CD1-N°12) de par sa mélodie large, met tout particulièrement en valeur les étonnantes qualités vocales de Luis MARIANO. “Argentine” (CD1-N°13) l’un des thèmes musicaux du film “Down Argentina way” (Sous le ciel d’Argentine) (1940) avec Betty Grable et Carmen Miranda, est ici adroitement orchestré sur un rythme de rumba, un tempo qui à coup sûr semble avoir toutes les faveurs de notre ténor.

L’opérette “Andalousie” en 2 actes et 22 tableaux, créée le 27 octobre 1947 à la Gaîté-Lyrique comprenait autour de Mariano une brillante distribution : Marina Hotine (Madame Maurice Yvain à la ville) dans le rôle de la belle Dolorès, Gise Mey, Maurice Baquet, O’Brady… Ce spectacle serait paraît-il, et de toutes ses compositions, l’opérette préférée de Francis Lopez. Parmi les huit chansons gravées sur disques, nous avons sélectionné la valse “Andalousie” (CD1-N°14), “Je veux t’aimer” (CD1-N°15), “Le marchand d’alcarazas” (CD1-N°16) et l’inoubliable paso-doble “Olé Torero” (CD1-N°17). Pour mémoire, rappelons les quatre autres chansons de cette opérette : “Santa Maria” (l’inévitable prière chère à Lopez !), “Dans mon château” (chanté en duo avec Marina  Hotine), “Le chant du Sereno” et le superbe final avec “La fête à Séville”, toutes richement orchestrées par Jacques-Henry Rys, le fidèle complice jusqu’à sa disparition. Le film “Fandango” tourné durant l’été 1948 fut aussi le prétexte à l’interprétation de quatre chansons qui, toutes et une fois encore signées Francis Lopez connurent rapidement le succès : “Musique de la pluie” (CD1-N°18) et, chantée en français et en espagnol : “Illusion” (CD1-N°19), les deux autres étant : “Fandango du Pays Basque” et “Angelica sérénade”. Ce premier CD se termine avec deux adaptations de chansons espagnoles “De votre cœur jusqu’à mon coeur” (CD1-N°20) musique de Gabriel Ruiz (le compositeur d’Amor, amor) et “Dans tous mes rêves” (CD1-N°21) paroles de Francis Blanche sur “Tu felicidad”, une rumba du chef d’orchestre-compositeur René Touzet. C’est avec la seule chanson enregistrée sur disque extraite du film “Cargaison clandestine” que débute le second CD. Il s’agit en effet de “Mélodie pour toi” (CD2-N°1) entièrement écrite par Alfred Rode, décidément homme à tout faire dans cette production en y cumulant les fonctions de réalisateur, producteur, chef d’orchestre, compositeur, acteur et… futur mari de la  jeune première Claudine Dupuis. “Cargaison clandestine” nous fait découvrir Luis MARIANO dans un répertoire inhabituel, accompagné par le grand orchestre des tziganes d’Alfred Rode et interprétant “Les yeux noirs” et autres mélodies du folklore russe, mais aussi la célèbre valse de Johann Strauss “Aimer, boire et chanter”. Pour quelques instants seulement Luis MARIANO renonce aux espagnolades de Francis Lopez pour interpréter deux mélodies du compositeur italien Mascheroni : “Je fais tout pour vous plaire” (CD2-N°2) et “La mer m’a chanté” (CD2-N°6) dans laquelle les paroles de Louis Amade viennent s’imbriquer sur une sérénade flirtant avec le tango haba­nera. La samba “Argentine” (CD2-N°4) à ne pas confondre avec le titre retenu sur le CD1-N°13, n’est pas chantée, mais interprétée orchestralement dans le film “L’Ange Rouge” réalisé en 1948 par Jacques Daniel-Norman. La chanson est encore dans toutes les mémoires en raison surtout de son couplet récitatif, morceau d’anthologie s’il en fut dans le répertoire de Mariano. “Acercate mas” (CD2-N°5) entièrement chanté en espagnol est l’un des innombrables boléros composés par Osvaldo Farrès et repris à travers le monde par les plus grands dont Nat King Cole .

Trois chansons du film “Je n’aime que toi” (1949) tourné durant l’hiver particulièrement rigoureux cette année-là et dans lequel Luis MARIANO a pour partenaires : Martine Carol, Robert Dhéry, Annette Poivre, Raymond Bussières, André Le Gall… Notre choix s’est porté sur : “Un cœur de femme” (CD2-N°7), “Je n’aime que toi” (CD2-N°8) et “Boumgali” (CD2-N°9), la quatrième chanson, absente de cette sélection, étant “La vie en chantant”. Réalisé en 1949 par Pierre Montazel, le film “Pas de week-end pour notre amour” témoigne des difficultés rencontrées par un chanteur – vedette adulé et confronté à l’admiration excessive d’un grand nombre de ses admiratrices. Luis MARIANO y interprète “Nuits” (CD2-N°10) encore une rumba, de Roger Lucchesi celle-là, chantée en espagnol et en français ; un petit litige s’installe quant aux paroles espagnoles signées Luis Mariano sur le petit format et l’étiquette du disque, mais attribuées à un certain Jesus-Maria de Arozamena, grand auteur ibérique paraît-il (?) à en croire Daniel Ringold, le plus sérieux semble-t-il des biographes de Luis MARIANO. On retrouve sensiblement le même climat dans “La chanson de la mer et des vagues” (CD2-N°11) où les claves viennent, d’un rythme de rumba, colorer la mélodie chantante et évocatrice de lointains et merveilleux souvenirs. “Jeu dangereux” (CD2-N°12) est évidemment une chanson d’amour adroitement écrite par Albert Bossy et Marcel Dubel, l’un et l’autre peu connus dans le monde des auteurs et compositeurs en ce début des années 50 ; la mélodie permet de belles envolées à son interprète, avec toute la puissance de sa voix, d’autres au contraire et dans la même tessiture sont chantées en demi-teinte. La chanson réservée à Luis MARIANO dans le film “Paris chante toujours” de Pierre Montazel est intitulée “Je te dis merci, Paris” (CD2-N°13) chantée au pied de la Tour Eiffel, entouré de guitaristes après qu’il soit descendu de sa Cadillac décapotable. Les chansons créées dans l’opérette “Le Chanteur de Mexico” ne sont plus à présenter ; plus encore que celles de “La Belle de Cadix” elles confirmèrent  la gloire de Mariano tant elles furent aussi diffusées par toutes les radios. Vous retrouverez ici les incontournables “Mexico” (CD2-N°15) et “Rossignol de mes amours” (CD2-N°16) mais aussi “Acapulco” (CD2-N°14) et la moins connue peut-être de tout le spectacle “La tequila” (CD2-N°17), une samba très rythmée signée Raymond Vincy et Francis Lopez comme toutes celles de l’opé­rette. Francis Lopez, toujours lui, nous fait vi­siter “Biarritz” (CD2-N°18) interprétée dans le court métrage “Au pays Basque” (1952) les deux autres ayant pour titres : “Le plus joli pays du monde” et “Adieu Saint-Jean-de-Luz”. “L’amour est un bouquet de violettes” (CD2-N°19) est aussi à compter parmi les chansons les plus représentatives du répertoire de Mariano ; elle fut pourtant composée par Lopez en un temps record pour les besoins du film “Violettes Impériales”, Luis MARIANO ne pouvant chanter dans son registre de ténor les chansons composées précédemment par Vincent Scotto pour le baryton Marcel Merkès, vedette de l’opérette éponyme créée à Mogador en janvier 1948. Deux “typiques” viennent clore cette sélection : un mambo “Jeanne la cancanière” (CD2-N°20), une création exclusive de Luis MARIANO et “Le charme de Dolorès” (CD2-N°21) un superbe boléro du compositeur allemand Michaël Jary (!) ayant aussi été chanté et enregistré par Marie José, Jean Marco avec l’orchestre de Jacques Hélian, Raymond Girerd et joué par les meilleurs orchestres de danse de tous styles confondus.
DANY LALLEMAND
© 2007 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS

Cette anthologie a été réalisée sur l’initiative et dans un choix de mon ami Eric Rémy, qu’il en soit ici remercié, ainsi que Madame Ida Quicray, pour sa disponibilité et sa patience devant l’ordinateur. / 78 tours originaux et photos : Collection Dany Lallemand.

LUIS MARIANO - “Le prince de l’opérette” 1939-1952
DISQUE / DISC 1
01. Olvidame (H. Bucino)  2’40
Raphaël CANARO et son orchestre / Refrain chanté par MARIANO Columbia DF 2680 CL 7132-1) 3/07/1939
02. Mayoumba (Jacques Larue / Rolf Marbot) 3’16
Orch. Direction Marius Coste Gramophone K 8653 OLA 4361-1 17/05/1945
03. Oublie-moi (Olvidar) (Max François / Pueca) 3’16
Orch. Direction Gaston Lapeyronnie Gramophone K 8667 OLA 4414-1 27/09/1945
04. Lima (Rumba de Lima) (M. Emer, Francis Blanche / Michel Emer) 2’47
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone DA 4989 OLA 4521-1 4/04/1946
05. La Belle de Cadix (Opérette “La Belle de Cadix”) (Maurice Vandair / Francis Lopez) 2’37
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone K 8739 OLA 4545-1 26/04/1946
06. Le rendez-vous au clair de lune (Op. “La Belle de Cadix”) (Maurice Vandair / Francis Lopez) 3’27
En duo avec France AUBERT / Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone DA 4985 OLA 4520-1 4/04/1946
07. Maria-Luisa (Opérette “La Belle de Cadix”) (Maurice Vandair / Francis Lopez) 2’36
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone K 8738 OLA 4546-1 26/04/1946
08. Je n’ai besoin que d’un amour (Raymond Souplex, Marc Cab / Paul Durand) 2’48
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone DA 4989 OLA 4547-1 26/04/1946
09. Rien que toi (Film “Histoire de chanter”) (André Hornez / Georges Van Parys) 3’06
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone K 8711 OLA 4551-1 7/05/1946
10. Aucune importance (Henri Contet / Luis Gody) 3’24
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone K 8730 OLA 4554-1 7/05/1946
11. Vous ! mon beau souvenir (Bertal - Maubon / Jacques-Henry Rys) 2’41
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone K 8792 OLA 4760-1 31/10/1946
12. Ma chérie (Maurice Ygor / Georges Ghestem, D.Letellier) 3’06
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone  K 8810 OLA 4814-1 21/01/1947
13. Argentine (Film “Sous le ciel d’Argentine”) (André Tabet, R. Bernstein / Harry Warren) 2’57
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Gramophone  K 8787 OLA 4816-1 23/01/1947
14. Andalousie (Opérette “Andalousie”) (A. Willemetz, Raymond Vincy / Francis Lopez) 3’10
Orch. Direction Jacques- Henry Rys Voix de son Maître K 8834 OLA 5121-3 8/11/1947
15. Je veux t’aimer (Opérette “Andalousie”) (A. Willemetz, Raymond Vincy / Francis Lopez) 2’55
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître K 8834 OLA 5120-4 8/11/1947
16. Le marchand d’alcarazas (Opérette “Andalousie”)
(A. Willemetz, Raymond Vincy / Francis Lopez) 2’49 / Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître K 8841 OLA 5137-1 18/12/1947
17. Olé Torero (Opérette “Andalousie”) (A.Willemetz, Raymond Vincy / Francis Lopez) 3’07
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître K 8842 OLA 5138-1 18/12/1947
18. Musique de la pluie (Film “Fandango”) (André Tabet, Gérard Carlier / Francis Lopez) 3’25
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 68 OLA 5291-1 3/06/1948
19. Illusion (Film “Fandango”) (A. Tabet, G. Carlier, L. Mariano / Francis Lopez) 2’59
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 68 OLA 5292-1 3/06/1948
20. De votre cœur jusqu’à mon cœur (De corazon a corazon) (Jacques Larue / Gabriel Ruiz) 2’44
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 59 OLA 5395-1 28/10/1948
21. Dans tous mes rêves (Tu felicidad) (Francis Blanche / René Touzet) 2’39
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 102 OLA 5397-1 28/10/1948

DISQUE / DISC 2
01. Mélodie pour toi (Film “Cargaison clandestine”) (Alfred Rode) 3’19
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 102 OLA 5399-1 28/10/1948
02. Je fais tout pour vous plaire (La storia di tutti) (Jacques Larue / Mascheroni) 3’10
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 59 OLA 5400-1 4/11/1948
03. Le printemps et moi (André Hornez / Jacques-Henry Rys) 3’11
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 88 OLA 5401-1 4/11/1948
04. Argentine (J. Daniel - Norman / Francis Lopez) 2’52
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 88 OLA 5402-2 4/11/1948
05. Acercate mas (Chanté en espagnol) (Osvaldo Farrès) 3’00
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 171 OLA 5403-1 4/11/1948
06. La mer m’a chanté (Ti voglio baciar) (Louis Amade / Mascheroni) 2’57
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 105 OLA 5529-1 17/05/1949
07. Un cœur de femme (Film “Je n’aime que toi”) (Raymond Vincy / Francis Lopez) 2’40
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Pathé PG 316 CPT 7138-1 7/11/1949
08. Je n’aime que toi (Film “Je n’aime que toi”) (Albert Willemetz / Francis Lopez) 2’41
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Pathé PG 315 CPT 7141 7/11/1949
09. Boumgali (Film “Je n’aime que toi”) (Raymond Vincy / Francis Lopez) 2’45
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Pathé PG 315 CPT 7144-1 7/11/1949
10. Nuits (Film “Pas de week-end pour notre amour”)
(Mireille Brocey, Luis Mariano / Roger Lucchesi) 2’57 / Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 182 OLA 5635-1 10/11/1949
11. La chanson de la mer et des vagues (Francis Blanche / L. Unia ) 3’22
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 212 OLA 5723 12/11/1949
12. Jeu dangereux (Albert Bossy / Marcel Dubal) 3’09
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 220 OLA 5748 1/03/1950
13. Je te dis merci, Paris (Film “Paris chante toujours”) (Mireille Brocey / Tomas Garbizu) 2’58
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 292 OLA 5750-1 1/03/1950
14. Acapulco (Opérette “Le Chanteur de Mexico”) (Raymond Vincy / Francis Lopez) 3’16
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 374      OLA 6148-21 26/11/1951
15. Mexico (Opérette “Le Chanteur de Mexico”) (Raymond Vincy / Francis Lopez)  3’31
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 373      OLA 6173-21 29/11/1951
16. Rossignol de mes amours (Opérette “Le Chanteur de Mexico“)
(Raymond Vincy / Francis Lopez) 3’21 / Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 395      OLA 6208-21 30/01/1952
17. La tequila (Opérette “Le Chanteur de Mexico”) (Raymond Vincy / Francis Lopez) 2’52
Orch. Dir. Jacques-Henry Rys et Choeurs R. Saint- Paul Voix de son Maître SG 396      OLA 6210-21 30/01/1952
18. Biarritz (Film “Au Pays Basque”) (Pierre Apesteguy / Francis Lopez) 3’00
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 408      OLA 6250-21 4/03/1952
19. L’amour est un bouquet de violettes (Film ”Violettes Impériales“)
(Mireille Brocey / Francis Lopez) 3’24 / Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 476      OLA 6414-21 21/10/1952
20. Jeanne la cancanière (Mireille Brocey / Numidia Vaillant) 2’26
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 483 / OLA 6438-21 4/11/1952
21. Le charme de Dolorès (Jacques Larue / Michaël Jary) 3’30
Orch. Direction Jacques-Henry Rys Voix de son Maître SG 483 / OLA 6440-21 4/11/1952

english notes
Luis Mariano, often called the ‘Prince of Operetta’, could indeed be proclaimed as the ‘King’, a well-deserved title as the list of operettas created by the complicity of Mariano and Francis Lopez is extremely impressive.  Several generations of ope­retta-lovers have been enthralled by the magical voice of Luis Mariano in “La Belle de Cadix” (1945), “Andalousie” (1947”, “Le Chanteur de Mexico” (1951), “Le secret de Marco Polo” (1959), “Visa pour l’Amour” (1961), “Le Prince de Madrid” (1967) and “La caravelle d’or” (1970).  In addition to these highly successful ope­rettas we can add some twenty movies in which (excepting the first three) Luis Mariano holds the leading role. On the border between France and Spain, in the small Spanish Basque village called Irun, Luis, Mariano, Eusebio, Gonzalez Garcia was born on 13 August 1914, but his superstitious mother offi­cially declared his date of birth as being the 12th.  The young Mariano, tagged Marianin, sang in the local choir, studied the violin and practiced a variety of sports, but leant towards the arts, hoping to become an architect/decorator.  In 1936, during the Spanish Civil War, his home was burnt down and his parents moved to Hendaye, then to Bordeaux.  During this period, Mariano was travelling around Europe with the Basque choir and, as part of the ensemble, appeared in the shooting of “Ramuntcho” starring Louis Jouvet and Françoise Rosay.  In 1938, he settled in Bordeaux and studied at the Ecole des Beaux-Arts, while still singing in the cabaret “Le Caveau”, run by band leader Fred Adison and also performed with the celebrated tango orchestra Raphaël Canaro with whom he recorded in Spanish for the Columbia label.  In December of the same year, Luis Mariano took lessons in the Bordeaux music academy, hoping to be­come an opera singer.  In Bordeaux he met record seller and collector Jeanne Lagiscarde who persuaded Mariano to try his luck in Paris where he was coached by the famous tenor Miguel Fontecha and the theatrical interpretation specialist Maurice Escande.

To earn his living, he appeared in advertising shows and, recommended by Carmen Torres, was billed in the Armorial and Le Moulin de la Galette and also appeared in the movie “L’escalier sans fin” (1943) by Georges Lacombe before auditioning and obtaining the role of Ernesto in “Don Pasquale” with Vina Bovy, Gilbert Moryn and Charles Cotta in the Palais de Chaillot.  Playing the same role and next to the same partners, he was at Les Variétés for a fortnight in April 1944, and four titles from the show were recorded for the Gramophone label.  Turning towards song, Mariano was hired for “La revue de la Victoire” at the A.B.C. and shortly after recorded his debut discs as a star:  “Mayoumba”, “Aucune importance”, “Oublie-moi” and “Ma belle au bois dormant”.  The latter title was written by composer Francis Lopez who also created the operetta initially entitled “La Belle de Budapest” and which then became “Mariage gitan” and finally “La Belle de Cadix”.  Luis Mariano had succeeded in heading the bill for this operetta at the Casino Montparnasse.  The critics unanimously praised the new tenor with his exceptional voice.  Despite this newfound glory, Luis continued with his screen career and starred in the 1946 film “Histoire de chanter” which featured some new songs:  “Rien que toi” and “Je chante pour toi que j’aime”. Assisted by Raymond Vincy and Albert Willemetz, Francis Lopez was already working on a new operetta “Andalousie” which began an eight-month run at the Gaîté-Lyrique in October 1947.  Luis Mariano struck again, singing eight songs including “Santa Maria”, “La fête à Séville” and “Olé Toréro”.  In addition, he worked on a new movie in summer 1947, “Cargaison clandestine” and several titles were recorded – “Les yeux noirs”, “Le troika” – but only “Mélodie pour toi” was cut in a studio in October 1948, backed by a band led by Jacques-Henry Rys. The film “Fandango” included four highly successful songs signed by Francis Lopez which were to often appear in the repertory of dance bands.  Two more films were made in 1949 – “Pas de week-end pour notre amour” and “Je n’aime que toi” in which Mariano starred with Martine Carol and couple fell in love.  The movie’s four songs were recorded for Pathé instead of the usual label, His Master’s Voice.  Luis’ fan club was constantly growing and a tour led him to the USA and Canada where he starred in the cabaret “His Majesty”.  1950 was a particularly busy year as “La Belle de Cadix” was again performed at the Empire and he appeared in a filmed version of the operetta “Andalousie”.  The tenor again made the headlines due to his romance with his screen partner, Carmen Sevilla.

When back in Paris, Luis Mariano accepted a role in the film “Rendez-vous à Grenade” and the operetta “Le Chanteur de Mexico”, billed at Châtelet in late 1951 marked the peak of his career.  The show’s songs are considered as his most celebrated and the operetta ran for three successive years.  In Pierre Montazel’s movie “Paris chante toujours”, our tenor came out with another song, “Je te dis merci, Paris”. In summer 1952, when the team of “Le Chanteur de Mexico” had a month’s break, Luis Mariano set off for Grenada in Spain for the shooting of “Violettes imperials” with Carmen Sevilla and Simone Valère.  Francis Lopez wrote the new songs including the immortal waltz “L’amour est un bouquet de violettes” and “Gitane”, “Miracle de Paris” and “Plus loin”. In 1953 Mariano’s tours took him to Italy, the United States, Canada, Mexico, Montevideo and Buenos Aires.  Upon his return to France, he was called for the film version of “La Belle de Cadix” starring Carmen Sevilla, Jean Tissier, Pierjac and Gisèle Robert.  The movie, not among his best, was followed in 1953 by “L’Aventurier de Séville” filmed in Andalusia.  Luis Mariano held the role of Figaro and had to tackle some fencing for the part, but the songs were not overly successful.  Mariano was again demanded for Franz Lehar’s film “Le Tzarevitch”, a comic opera created in Berlin in 1927 by Richard Tauber.  Still in 1954, Sacha Guitry chose him for the role of the Basque singer Pedro Garat in his movie “Napoléon” which opened at the Paris Opera in March 1955 before a grand audience including the French President René Coty. The singer’s remaining career is only briefly covered in this album.  In 1955, Luis starred in the filmed version of the operetta “Quatre jours à Paris” and the popular song “Samba brésilienne” came to life once again.  In the same year on the Gaîté-Lyrique stage, he was billed in “Chevalier du ciel”.  1956 saw the screen version of the operetta “Le Chanteur de Mexico”.  With the superb cast including Annie Cordy, Bourvil and Tilda Thamar, the film was a huge success.  In 1957 Mariano participated in a nine-month tour with the Pinder circus, also billing Tino Rossi, Les Compagnons de la Chanson, Jacques Hélian and his orchestra and, shortly after, Gloria Lasso.  Lyrica-Films decided to make a screen version of the operetta “A la Jamaïque” in which Luis Mariano sang some of Francis Lopez’ beautiful tunes such as “Un petit nuage” and “Qu’ici, qu’ici”.  In 1958, after a French tour and an eight-month stay in Madrid where he triumphed in “La Cancion del Amor mio”, Mariano started work on the movie “Sérénade au Texas”.  In late 1958, he again triumphed for three weeks in the Olympia in Paris before going to New York for the Ed Sullivan Show, followed by a trip to Canada.  His exceptional career was such that it would be fastidious to mention every detail, but we must add that he starred in the operetta “Le secret de Marco Polo” in 1959, “Visa pour l’Amour” in 1961 and “Le Prince de Madrid” in 1967 which ran for two seasons.  After a tour lasting two years, Luis Mariano returned to the Châtelet stage in January 1970 for “La Caravelle d’or” in which the singer had to change costume twenty times.  His health was failing and, suffering from hepatitis, he collapsed in the opening song, “Soleil” on 18 May 1970 and never returned on stage.  After a short stay at his home in Arcangues, Luis Mariano fell in a coma and, having been transported to Paris, died in hospital on 14 July 1970.  The operetta, music-hall and cinema had lost their most popular tenor. Luis Mariano was buried on 18 July 1970 in Arcangues and Francis Lopez, the composer of almost all his operettas, left us to join him on 4 January 1995.

The Songs
Like most singers of his generation, Luis Mariano debuted in a dance orchestra.  Using the name ‘Mariano’, our tenor recorded “Olvidame” (CD1-N° 1) in Spanish with the famous tango band led by Raphaël Canaro in July 1939.  Between the opera “Don Pasquale” and “La Belle de Cadix”, Luis Mariano cut a few exotic songs such as “Mayoumba” (CD1-N°2), “Oublie-moi” (Olvidar) (CD1-N°3) and “Lima” (CD1-N°4).  From “La Belle de Cadix”, we have selected its eponymous title (CD1-N°5), “Maria-Luisa” (CD1-N°7) and the superb duo with France Aubert “Le rendez-vous au clair de lune” (CD1-N°6).  “Rien que toi” (CD1-N°9) is a waltz taken from the movie “Histoire de chanter” in 1946 whereas “Aucune importance” (CD1-N°10) was a successful rumba, though was not featured in a film or show.  “Vous!  Mon beau souvenir” (CD1-N°11) follows the same rhythm and “Ma chérie” (CD1-N°12) is a fine illustration of Mariano’s vocal talent. “Argentine” (CD1-N°13) is a tune from the movie “Down Argentina way” (1940) with Betty Grable and Carmen Miranda. “Andalousie” created in 1947 was in all evidence Francis Lopez’ favourite operetta and among the eight recorded songs, we have selected “Andalousie” (CD1-N°14), “Je veux t’aimer” (CD1-N°15), “Le marchand d’alcarazas” (CD1-N°16) and the unforgettable paso doble “Olé Torero” (CD1-N°17).  The four songs in “Fandango” were all signed by Francis Lopez and all became hits.  Here, we can appreciate “Musique de la pluie” (CD1-N°18) and “Illusion” (CD1-N°19).  The first disc closes with two adaptations of Spanish songs – “De votre cœur jusqu’à mon cœur” (CD1-N°20) and “Dans tous mes rêves” (CD1-N°21). CD 2 opens with the only song recorded on disc from the movie “Cargaison clandestine”, “Mélodie pour toi” ‘CD2-N° 1). Very briefly Luis Mariano left Francis Lopez to interpret two tunes by the Italian composer Mascheroni:  “”Je fais tout pour vous plaire” (CD2-N°2) and “La mer m’a chanté” (CD2-N°6).  The samba “Argentine” (CD2-N°4), not to be confused with the title in CD1, was played by an orchestra in the film “L’Ange Rouge” in 1948.  “Acercate mas” (CD2-N°5), sung in Spanish is one of the numerous boleros composed by Osvaldo Farrès and was tucked into the repertoires of many great artists, including Nat King Cole. We have chosen three songs from the movie “Je n’aime que toi” (1949): “Un Coeur de femme” (CD2-N°7), “Je n’aime que toi” (CD2-N°8) and “Boumgali” (CD2-N°9).  In the 1949 film “Pas de week-end pour notre amour”, Luis Mariano interprets “Nuits” (CD2-N°10), a rumba.  On the same rhythm, we find the tenor in “La chanson de la mer et des vagues” (CD2-N°11).  “Jeu dangereux” is a love song signed by Albert Bossy and Marcel Dubel.  In the film “Paris chante toujours”, Luis Mariano sings “Je te dis merci, Paris” (CD2-13) at the foot of the Eiffel Tower. From the glorious operetta “Le Chanteur de Mexico” we have included the well-loved “Mexico” (CD2-N°15), “Rossignol de mes amours” (CD2-N°16), “Acapulco” (CD2-N°14) and the least-known title from the show, “La tequila” (CD2-N°17).  Again signed by Francis Lopez, “Biarritz” (CD2-N°18) is from the short-length film “Au pays Basque” (1952). “L’amour est un bouquet de violettes” (CD2-N°19) is another fine example of Mariano’s repertory and was composed by Lopez for the film “Violettes Impériales”.  Two ‘typical’ songs close this selection.  A mambo “Jeanne la cancanière” (CD2-N°20), a Luis Mariano creation and “Le charme de Dolorès”, a superb bolero by the German composer Michaël Jary.
Adapted in English by Laure WRIGHT from the French text of Dany LALLEMAND
© 2007 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS

CD LUIS MARIANO -
LE PRINCE DE L’OPÉRETTE 1939 – 1952 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Olvidame02'41
02 Mayoumba03'18
03 Oublie-moi03'17
04 Lima02'48
05 La belle de cadix02'39
06 Le rendez-vous au clair de lune03'29
07 Maria Luisa02'37
08 Je n'ai besoin que d'un amour02'50
09 Rien que toi03'08
10 Aucune importance03'26
11 Vous mon beau souvenir02'42
12 Ma chérie03'28
13 Argentine02'59
14 Andalousie03'12
15 Je veux t'aimer02'57
16 Le marchand d'Alcarazas02'50
17 Ole torero03'09
18 Musique de la pluie03'27
19 Illusion03'00
20 De votre coeur jusqu'à mon coeur02'45
21 Dans tous mes rêves02'38
CD 2
01 Mélodie pour toi03'21
02 Je fais tout pour vous plaire03'11
03 Le printemps et moi03'12
04 Argentine02'53
05 Acercate mas03'02
06 La mer m'a chanté02'58
07 Un coeur de femme02'42
08 Je n'aime que toi02'42
09 Boumgali02'46
10 Nuits02'58
11 La chanson de la mer et des vagues03'23
12 Jeux dangereux03'10
13 Je te dis merci Paris03'00
14 Acapulco03'18
15 Mexico03'33
16 Rossignol de mes amours03'23
17 La tequila02'54
18 Biarritz03'01
19 L'amour est un bouquet de violettes03'26
20 Jeanne la Cancanière02'27
21 Le charme de Dolorès03'29
« Luis Mariano le prince de l’opérette » par La Revue des médiathèques et collections musicales

Un coffret de deux CDs accompagnés d’un livret de 32 pages pour présenter 42 titres du Chanteur de Mexico, ambassadeur de l’exotisme à la française dans l’après guerre. Luis Mariano, son nom évoque la chanson d’amour, le voyage en carte postale, le métissage en marche, l’accroche-cœur huilé… Et toute une mécanique de la chanson de séduction  rodée et efficace, préfigurant  peut être les formes de doucereuses que prend la pop française du moment, la voix en plus. Un coffret nostalgique sans être suranné.
Jeanne – Marie BELLEDEJOUR - LA REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« Le Prince de l’opérette » par Phonoscopies

Indiscutable Prince de l’opérette, dont il est de bon ton de se moquer aujourd’hui, mais qui apportait cette part d’évasion et de rêve qui manque tant à notre époque, il fut aussi ne l’oublions pas, une des plus belles voix de ténor du siècle dernier. On peut aussi se gausser de cette mode qui, alors qu’on ne pouvait voyager qu’en imagination, ignora la misère de l’Amérique latine pour chanter un exotisme de carton-pâte pour amoureux : Acapulco, Bahia, Lima, Mexico, Argentine… PHONOSCOPIES




« Luis Mariano : Le Prince de l’opérette, 1939-1952 » par Tango Reporter

Apodado el « Principe de la Opereta », Luis Mariano nacio en una paquena ciudad de la parte vasca de Espana y al radicarse en Paris comenzo una fructifera carrera en los escenarios, el cine y las salas de grabacion. Dotado de un particular encanto personal y una distinguida voz, Luis Mariano debuto, como la mayoria de los cantantes de su generacion, en orquestras de baile, como lo mustra el tema de apertuar del compacto, el tango Olvidame grabado con la orquestra de Rafael Canaro. Las operetas mas difundidas en las que intervino fueron « La Bella de Cadiz » (1945), « Andalucoa » (1947), « El Cantor de Mexico » (1951), « El Secreto de Marco Polo » (1959) y entre otrs mas « El principe de Madrid » (1967). El gran exito de Mariano en el cine se produjo en 1952 al protagonizar « Violentas Imperiales » junto a Carmen Sevilla y Simone Valere, pelicula para la cual Francis Lopez, autor de la mayoria de las operetas en las que intervino Mariano, compuso L’amour est un bouquet de violettes (incluida en este CD), Gitane, Miracle de Paris, Plus loin y la que lleva el titulo del film, temas que representaron resonantes exitos internacionales del cantante. Los dos discos de esta caja recopilan 42 canciones, principalmente de sus peliculas y de la operetas nombradas, destacandose sus peliculas y de las operetas nombradas, destancandose sus versiones de Maria Luisa, Aucune importance. Illusion, Argentine, Mélodie pour toi, Nuits, Je te dis merci Paris, Acapulco, Rossignol de mes amours, Le charme de Dolores, y otras. TANGO REPORTER




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