LA MEMOIRE, L'OUBLI, SOLITUDE D'ISRAEL

L'enregistrement du débat public à Jérusalem en 2001.

BERNARD-HENRI LEVY, ALAIN FINKIELKRAUT, BENNY LEVY

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Nombre de CDs : 2


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FA5186

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“On ne prend pas conscience comme on veut ! L’autre voie s’offre – l’unique – l’escarpée : aux sources, aux livres anciens, oubliés difficiles, dans une étude dure, laborieuse et sévère.”
Emmanuel Lévinas
 
“Israël étant né à la suite d’un martyre, celui de la Shoah, toute discussion politique, historique ou sociologique risque toujours de raviver la souffrance originelle. Israël, c’est aussi la culture juive, celle qui a enfanté la pensée judéo-chrétienne, celle qui a largement participé à l’histoire de la philosophie, et majoritairement inventé l’introspection.
L’Institut d’études lévinassiennes, qui maintient l’exigence d’une tradition intellectuelle du plus haut niveau de pensée et de savoir – a relevé le défi de poser la question d’Israël d’un point de vue philosophique. Il propose dans ce grand débat devenu historique une réflexion croisée de trois des plus éminents penseurs contemporains : Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut. Né du souffle philosophique d’Emmanuel Lévinas et destiné à en rappeler l’importance, l’Institut – fondé par les trois intervenants de ce débat et dirigé par Benny Lévy jusqu’à sa mort en 2003 – vit aujourd’hui sous l’impulsion de MM. René Lévy, Laurent Touil Tartour et Patrick Fabre.
Il a pour objet de faire revivre la parole, celle qui ne confronte pas les cœurs mais qui se construit de la diversité des pensées et des écoles pour continuer d’actualiser la tradition philosophique dans notre modernité.”
Patrick Frémeaux - l'éditeur

”D’où vient, inattendu, tellement attendu, ce petit peu de fraternité ? Je réponds sans hésiter : du regard paternel entrevu dans le texte d’Emmanuel Lévinas.”
Benny Lévy 

”Que s’instaure […] un espace de pensée menée en commun, voilà qui ressemble à un petit miracle philosophique.”
Bernard-Henri Lévy

“Emmanuel Lévinas […] nous a permis de surmonter nos préjugés mutuels sans pour autant combler la distance qui nous séparait.”
Alain Finkielkraut

Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore.

Droits : Frémeaux & Associés - Collection philosophie de la librairie sonore en accord avec Bernard-Henri Lévy , Léopoldine Lévy, Alain Finkielkraut et l'Institut d'études Lévinassiennes (direction : Patrick Fabre, René Lévy et Laurent Touil-Tartour).
La mémoire, l’oubli, solitude d’Israël

La mémoire, l’oubli, solitude d’Israël
Bernard-Henri Lévy - Benny Lévy - Alain Finkielkraut
L’enregistrement du débat public à Jérusalem, 2001







1er Grand Débat : “La mémoire, l’oubli, solitude d’Israël”
Ce coffret propose l’enregistrement complet* du premier “Grand Débat” de l’Institut d’études lévinassiennes, rendez-vous annuel entre les trois fondateurs Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut, qui se tint le mercredi 14 février 2001, à Jérusalem, autour du thème “La mémoire, l’oubli, solitude d’Israël”. Ce témoignage sonore est le premier d’une série qui doit permettre aux auditeurs de retrouver les grands moments de la vie intellectuelle de l’Institut d’études lévinassiennes, entre Paris et Jérusalem. Ce premier débat revêt à cet égard une importance particulière, car il restitue remarquablement la tonalité et l’enthousiasme singuliers qui marquèrent l’année de sa création. La rencontre fit événement à Jérusalem. Précédée trois jours durant d’une série de séminaires préparatoires qui, en comité restreint, permirent aux fondateurs d’exposer à un public plus averti la problématique des thèses qu’ils allaient confronter, elle fit salle comble et rassembla plus de huit cent personnes, signe d’un indéniable intérêt pour l’œuvre d’Emmanuel Lévinas soudain manifesté par la société israélienne. On peut retrouver la retranscription de ce débat dans le premier numéro des Cahiers d’Études Lévinassiennes.

* NdE : l’adaptation de l’enregistrement intégral au format du coffret double CD a tout de même requis quelques coupes mineures, d’une dizaine de minutes au total.


L’Institut d’études lévinassiennes
Fondé en 2000 à Jérusalem par Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut, l’Institut d’études lévinassiennes fut à l’initiative d’un renouveau des études sur Emmanuel Lévinas, en même temps qu’il proposait un espace unique et précieux pour des affrontements entre des intellectuels juifs, souvent opposés, au grand jour de la philosophie et dans l’ombre des textes juifs. Pendant quatre ans, il fut l’espace d’un dialogue inédit pour les Juifs et les non-Juifs, à Paris comme en Israël. Le 15 octobre 2003, Benny Lévy, son Directeur, décédait à Jérusalem. Son enseignement magistral s’interrompait, qui fut l’âme de l’Institut : l’existence de ce dernier fut ainsi compromise. Aujourd’hui, l’Institut reprend le chemin ouvert par ses fondateurs, sous la direction de René Lévy. Il rassemble des intellectuels, des professeurs et des chercheurs qui poursuivent le travail initié il y a sept ans.

L’Institut d’études lévinassiennes n’est pas un institut universitaire voué à la répétition savante des thèses d’Emmanuel Lévinas. D’emblée, il a été conçu comme le lieu d’une confrontation à l’occasion de sa pensée. C’est la raison pour laquelle les séminaires proposés par l’Institut ne sont pas exclusivement consacrés à l’œuvre de Lévinas, même si les thèmes abordés sont suscités par ses textes et par les problèmes qu’ils posent. L’Institut d’études lévinassiennes voudrait être l’espace où ces problèmes peuvent être déployés en toute liberté, c’est-à-dire avec audace, en dehors des conventions académiques, mais avec la plus grande rigueur.

Le mot des fondateurs
“Il y a quatre ans, Benny Lévy, l’ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre ouvrait à Jérusalem un séminaire doctoral dont l’attention portait sur le rapport de la philosophie et du sensé biblique. Ce séminaire fut attaqué de diverses manières et à la fin de 1999 était menacé de disparition. Pour le défendre, Alain Finkielkraut écrit le 24 janvier 2000 dans le quotidien Libération : “C’est entre la vie de l’esprit et l’extase technique ou multiculturelle qu’il nous incombe maintenant de choisir”. Au même moment, Bernard-Henri Lévy publie Le Siècle de Sartre où il souligne le sens, occulté jusqu’alors dans l’opinion, du dialogue ultime de Sartre et de Benny Lévy. Les trois intellectuels se rencontrent ainsi pour que puisse se poursuivre l’expérience de Jérusalem. Et ils se demandent “Qu’est-ce qui nous a conjoints, par-delà nos différences aiguës ?” Et les trois juifs reconnaissent le nom qui fut cause de leur rencontre de manière décisive : Emmanuel Lévinas. Décision – comme une reconnaissance de dette – est prise de créer un Institut Lévinas à Jérusalem. Car cette rencontre signifie la possibilité d’un lieu, d’une langue où des juifs, déchirés dans leur parti d’existence, peuvent coexister, se disputer, s’entendre, mal entendre sans doute, mais tenter de sauver les conditions de la parole qui tranche. Pour cette fragile chance de difficile unité, nous vous invitons à nous aider.”
Les fondateurs de l’Institut d’études lévinassiennes Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et Benny Lévy

“Égaré, j’avais cru que tout est politique. Noué, la langue sèche, l’esprit vide, je me remettais à lire. Années austères. Et soudain revint le goût de l’eau. Dans l’entente “d’une parole qui rompt et dénoue, une parole prophétique. Faut-il lui faire crédit ? Rien n’est certain, mais une chance s’offre. Tentons la chance ! Faisons crédit ! La signature n’est pas mauvaise”. (Emmanuel Lévinas). On ne me demandait plus de croire, mais de faire crédit : Emmanuel Lévinas venait de m’ouvrir le chemin de Jérusalem. Où, bien avant que je n’y vive, je me liai à Alain Finkielkraut. À Paris, la publication de mes entretiens avec Sartre – premier écho du bouleversement dont Sartre, d’abord témoin, était devenu complice – me jetait dans la fournaise. Mais, dans les rues de l’hôpital, retour du Caire à Paris, mort de Sartre. Alain prend la plume, pour me défendre contre la meute. Nous ne savions pas que vingt ans après, il lui faudrait à nouveau défendre ma parole, menacée à Jérusalem, ou plutôt une “voix venue de l’autre rive”. A Paris, sort, de Bernard-Henri Lévy, Le Siècle de Sartre. Il m’avait imaginé, sans me connaître, en “une sorte de Lénine-philosophe, préparant dans la clandestinité la plus totale, son grand soir de la pensée”. D’où me venait, au moment propice, cette adresse ? Du ciel. De sa tombe, me dit une amie de Tel-Aviv, Sartre est sorti pour te porter secours. Mais pourquoi Bernard avait-il inventé ce personnage : moi ? C’est qu’il allait, lui aussi, de ville en ville, cassant sur son chemin “l’idéologie française”, à la recherche, comme chacun, du feu qui le brûle. “Un point de transcendance”, demandait-il de livre en livre. Devant la ville en flammes, Abraham s’interroge, et lui apparaît le Maître de la ville. Dans l’endurance de cette interrogation, nous nous rencontrons. D’où vient, inattendu, tellement attendu, ce petit peu de fraternité ? Je réponds sans hésiter : du regard paternel entrevu dans le texte d’Emmanuel Lévinas. L’Institut Lévinas, à Jérusalem, vient de naître.”
Benny Lévy

“De l’un, Alain Finkielkraut, me séparent Péguy, les petites nations, l’idéologie française ou non, son romantisme, mon goût de l’esprit moderne et de la technique, Sartre (qu’il n’aime guère), Arendt (que je ne connais pas bien), quelques polémiques locales, quelques autres qui ne le sont pas, ma métaphysique et sa politique, l’inverse, le cas Heidegger. De l’autre, Benny Lévy, me distinguent, encore que de façon infiniment moins décisive, le passé militant, le présent et le futur sionistes, le rapport à Israël et à l’exil, la question Spinoza, la foi, Aqiba (auquel je préfère, et de loin le Maharal de Prague), le nom présumé du Messie (auquel je le soupçonne de songer, parfois, en secret), la part respective, dans nos vies, de l’étude et de l’action, de la prière et du souci du monde. Qu’entre l’un, l’autre et le troisième s’instaure, à dater d’aujourd’hui, non pas un “dialogue”, ou un “débat”, mais un espace de pensée menée en commun, voilà qui ressemble à un petit miracle philosophique. Que ce miracle soit, non seulement possible, mais à l’œuvre, d’ores et déjà à l’œuvre à dater, donc, de cet instant, nous le devons à la présence, en chacun de nous, du nom, du visage, des textes de Lévinas. Qu’est-ce qu’un miracle en philosophie ? C’est la question que, dans l’ombre, justement, de cette œuvre immense, dans la compagnie de notre hôte (double sens du mot hôte, chez Lévinas) de ce soir, il faudra tenter, aussi, d’élucider.”
Bernard-Henri Lévy

“Quand j’ai rencontré Benny Lévy en 1980, il sortait du militantisme et il n’avait pas encore opéré son “retour” au judaïsme orthodoxe. Dans le cadre d’un projet de “reportages d’idées” conçu par Michel Foucault pour le Corriere della Sera, nous sommes allés en Israël et en Égypte enquêter sur la fragile logique de paix mise en œuvre, grâce au voyage de Sadate à Jérusalem, entre les deux pays. Benny Lévy se méfiait un peu de moi. Le Nouveau Désordre amoureux que j’avais écrit avec Pascal Bruckner, me valait dans son réseau l’épithète (flatteuse) de “libidinal”. Et, pour ma part, je me demandais anxieusement dans l’avion ce que j’allais faire avec le chef historique d’une organisation maximaliste et sectaire. L’improbable tandem du libidinal et du psycho-rigide a néanmoins tenu bon. Emmanuel Lévinas que nous aimions déjà l’un et l’autre, que nous lisions avidement et dont nous ne tirions pas tout à fait les mêmes leçons, nous a permis de surmonter nos préjugés mutuels sans pour autant combler la distance qui nous séparait. Celle-ci s’est même accrue avec l’évolution de Benny Lévy. Il étudie les écritures et leurs commentaires ; quel qu’ait pu être, par ailleurs, mon propre parcours, je souscris sans réserve à l’exégèse délicieusement laïque que propose Saul Bellow de l’expression “heureux comme Dieu en France” naguère employée par les Juifs d’Allemagne et d’Europe de l’Est : “Dieu serait parfaitement heureux en France parce qu’il n’y serait pas dérangé par les prières, rites, bénédictions et demandes d’interprétation de délicates questions diététiques. Environné d’incroyants, Lui aussi pourrait se détendre le soir venu, tout comme des milliers de Parisiens dans leur café préféré. Peu de choses sont plus agréables, plus civilisées qu’une terrasse tranquille au crépuscule”. Mais pour des raisons lévinassiennes et non psychologiques, l’amitié a survécu à la distance. La ligne de fracture passe aujourd’hui entre ceux, de plus en plus rares, qui continuent à faire le pari formulé en ces termes par Lévinas : “Ce qu’on dit écrit dans les âmes est d’abord écrit dans les livres”, et ceux, toujours plus nombreux, qui ferment les livres pour philosopher à neuf, ou qui pensent que la science a réponse à tout, ou qui enfin, confortablement installés dans le relativisme, comme d’autres jadis dans le dogme, sacrifient la recherche de la vérité à la reconnaissance des identités et la grande énigme humaine au règne de l’équivalence. Contre l’extase technique ou multiculturelle, il s’agit dans l’Institut d’études lévinassiennes, de contribuer par un dialogue exigeant et sans concession à la vie de l’esprit.”
Alain Finkielkraut

Les Grands Débats
Trois Grands Débats ont réuni les fondateurs de l’Institut d’études lévinassiennes, dont les thèmes ont été les suivants : “La mémoire, l’oubli, solitude d’Israël” (2001),“La question de la laïcité”  (2002) et “La confusion des temps” (2002). Ces dernières années, ils ont été prolongés par des dialogues entre Gilles Hanus et Alain Finkielkraut au cours des séminaires annuels.

Les Cahiers d’Études Lévinassiennes
Chaque année, l’Institut d’études lévinassiennes publie un numéro de sa revue philosophique, les Cahiers d’Études Lévinassiennes. Chaque numéro consacre la réflexion de chercheurs du monde entier à un thème de l’œuvre de Lévinas. En connexion, un texte rare de Lévinas est republié dans chaque numéro, accompagné d’un commentaire. Pour rendre les textes de Lévinas accessibles au public israélien, la revue propose en outre la traduction en hébreu de l’un de ses articles. Chaque numéro inclut une bibliographie des ouvrages parus sur Lévinas au cours de l’année précédente (en français, anglais, allemand, néerlandais, espagnol, italien, hébreu, polonais et japonais), de très nombreuses recensions des plus importants de ces ouvrages, ainsi que les comptes-rendus des colloques consacrés dans l’année à Lévinas. Depuis le troisième numéro, une rubrique “Panorama” permet à l’un des correspondants de l’Institut d’études lévinassiennes de faire le point sur l’état de la recherche lévinassienne dans un pays du monde (Espagne, Japon, Pologne, etc.).
Sept numéros de la revue ont paru à ce jour :
• Lévinas, le temps (n° 1, 2002) ; Le monothéisme (n° 2, 2003) ; Pensée du retour (n° 3, 2004) ; Messianisme (n° 4, 2005) ; Lévinas-Sartre (n° 5, 2006) ; L’universel (n° 6, 2007) ; Hors-série : Benny Lévy (2005).

Parmi les auteurs qui ont contribué à ces numéros des Cahiers d’Études Lévinassiennes à ce jour, on citera notamment : Henri Atlan, David Banon, Thomas Bedorf, Jérôme Benarroch, Robert Bernasconi, Uwe Bernhardt, Elena Bovo, Rodolphe Calin, Catherine Chalier, Fabio Ciaramelli, Richard Cohen, Jacques Colette, Simon Critchley, Pascal Delhom, Jacques Dewitte, Matthieu Dubost, Massimo Durante, Daniel Epstein, Patrick Fabre, Alain Finkielkraut, Marcel Goldmann, Jean Halpérin, Georges Hansel, Gilles Hanus, Pierre Hayat, Alicja Kira, Rony Klein, Robert Legros, Emmanuel Lévinas, Michaël Lévinas, Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy, René Lévy, Salomon Malka, Jan Marejko, Éric Marty, Jens Mattern, Jean-Claude Milner, Stéphane Mosès, Yasuhiko Murakami, Mao Naka, Patricio Peñalver, François Poirié, Franz Rosenzweig, Raphaël Sadin, Jean-Paul Sartre, Eli Schonfeld, Alberto Sucasas, Jacques Taminiaux, Xavier Tiliette, Bernhard Waldenfels, Ruud Welten et Shmuel Wygoda.

Informations pratiques
– Institut d’études lévinassiennes : 
29, avenue Simon Bolivar - 75019 Paris 
E-mail :
info@levinas.fr / Site Internet : www.levinas.fr
– Rédaction des Cahiers d’Études Lévinassiennes :
8, rue de Ridder - 94110 Arcueil
Tél. 06 16 32 80 92 / E-mail :
cahiers@levinas.fr / www.levinas.fr
– À Jérusalem : Rédaction des Cahiers d’Études Lévinassiennes /
43a rue Emek Refaïm - 93141 Jérusalem / Israël
Tél. (972) 2 561 70 51 - Fax (972) 2 563 00 85 /
redaction@levinas.fr /
Pour plus d’informations :
www.levinas.co.il

Frémeaux & Associés
Éditeur du patrimoine sonore
20, rue Robert Giraudineau
94300 Vincennes (France)
Tél. 01 43 74 90 24 / Fax 01 43 65 24 22
www.fremeaux.com

Textes et livret établis par Patrick Fabre pour l’Institut d’études lévinassiennes
© 2007 Frémeaux & Associés

www.levinas.fr : le site Internet de l'Institut d'études lévinassiennes
Le site Internet de l’Institut d’études lévinassiennes présente les activités, les publications et les débats de l’Institut, et offre un lieu d’information et de dialogue autour de la pensée et de l’œuvre de Lévinas. Ce site inclut notamment :
• Un moteur de recherche dans le corpus des textes de Lévinas.
• Une base de données bibliographique (la plus complète au monde) primaire (éditions et rééditions de tous les textes écrits par Lévinas) et secondaire (en français, anglais, allemand, espagnol et autres langues à venir).
• Une biographie de Lévinas.
• Huit forums en ligne.
• Une base de données de toutes les interventions qui se sont déroulées à l’Institut depuis sa création.
• Une médiathèque proposant des documents en ligne extraits des Cahiers d’Études Lévinassiennes et des séminaires animés à l’Institut.
• Une présentation des intervenants de l’Institut.
• Un formulaire d’inscription à la liste de diffusion électronique du bulletin d’information.
• Un kit de presse (images et textes à télécharger).
• Une revue de presse regroupant un certain nombre des articles de presse consacrés à l’Institut.

Ecouter La mémoire, l’oubli, solitude d’Israël par Bernard-Henri Lévy, Benny Lévy, Alain Finkielkraut (L’enregistrement du débat public à Jérusalem, 2001) (livre audio) © Frémeaux & Associés. Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires, dans les fnac et virgin, en VPC chez La librairie sonore, Audio-archives, Livraphone, Lire en tout sens, Livre qui Parle, Mots et Merveilles, Alapage, Amazon, fnac.com, chapitre.com etc.....Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écouté par téléchargement auprès d'Audible (Audio direct - France loisirs) et d'iTunes (iStore d'Apple) et musicaux sur Fnacmusic.com., Virginméga et iTunes.

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PRESSE :

« Nouvelle philosophie… »

Cet édito « Nouvelles littéraires » est l’acte de naissance des « nouveaux philosophes », ainsi nommés par BHL. Ils ont en commun la volonté de faire de leur pensée une arme contre les menaces extrémistes, notamment en réaction à mai 68.
Un mal qui répand la terreur, une punition du ciel sans doute, qui décime les rangs de l’ultragauche, s’est abattue sur Paris et y fait, dit-on,des ravages.[…]. De fins limiers sont sur l’affaire, marxistes incorruptibles, idéologues intransigeants, bien décidés paraît- il à dénoncer l’imposture et à démasquer les coupables. Ils n’avaient aux dernières nouvelles qu’un vague portrait robot. Son nom de code : le « Christo gauchisme ». Bien sûr, ils n’ont pas tout à fait tort. On assiste depuis quelques années à une authentique relève dans le monde de la pensée. Une nouvelle génération de philosophes monte à l’assaut des citadelles d’hier, ébranle leurs assises et fait vaciller leurs certitudes. Une pléiades de jeunes théoriciens fait irruption au beau milieu des débats les plus ronronnants, pour y provoquer de minces ruptures, un jeu subtile de décalages, parfois dans certains cas, de spectaculaires séisme. Comme si les gourous des années soixante n’accédaient à la publique reconnaissance qu’à l’heure où une meute d’iconoclastes vient bruyamment les dénoncer. Avec dix ans de retard comme toujours, nous entrons pour de bon dans l’après Mai. […] Poncif des années soixante, la philosophie est morte, emportée corps et biens dans le naufrage de l’humanisme. Slogan des prochaines années, se faire à nouveau philosophe pour parer à d’autres naufrages assurément plus redoutables. Ce qui est faux en revanche c’est de voir dans ce mouvement, ses écarter de ces fractures, le germe d’une nouvelle « école ».On sait le tort que fit à d’autres la vignette « structuraliste », même chose pour les nouveaux philosophes qui ont sans doute moins de points de rencontre que de terrain de mésentente. […]

Les Nouveaux Philosophes - LES NOUVELLES LITTERAIRES




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Introduction - Itzhak02'25
02 Intervention - Benny01'21
03 Intervention - Benny20'05
04 Intervention - Alain04'36
05 Intervention - Benny04'26
06 Intervention - Bernard-Henri04'18
07 Intervention - Benny03'55
08 Intervention - Alain28'17
09 Intervention - Benny03'02
10 Intervention - Alain04'10
CD 2
01 Intervention - Bernard-Henri05'56
02 Intervention - Alain07'13
03 Intervention - Bernard-Henri26'27
04 Intervention - Benny03'42
05 Intervention - Bernard-Henri00'24
06 Intervention - Alain00'38
07 Intervention - Benny00'57
08 Intervention - Bernard-Henri00'41
09 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy03'25
10 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy00'29
11 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy00'41
12 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy03'02
13 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy00'44
14 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy04'02
15 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy03'07
16 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy00'45
17 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy05'01
18 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy03'20
19 Intervention - alain Finkielkraut, Benny Levy, Bernard-Henri Levy01'59
« Le charme discret du Talmud » par Philosophie Magazine

C’est l’un des courants souterrains de la philosophie contemporaine : nourris par la phénoménologie allemande et marqués par la Shoah, trois penseurs majeurs du XXe siècle, Emmanuel Lévinas, Jacques Derrida et Benny Lévy, ont entretenu, chacun à leur manière, des liens subtils avec le judaïsme. Pour eux, Dieu, c’est d’abord l’Autre inaccessible avant d’être le Tout. Jérusalem a-t-elle remplacé Athènes dans le cœur des penseurs ? Depuis quelques décennies, le judaïsme est redevenu un laboratoire philosophique. Sans parler de « tournant théologique », comme le fit récemment Dominique Janicaud dans un brillant pamphlet, « Le Tournant théologique de la phénoménologie française » (l’Eclat), on relève que des mots et des noms empruntés aux textes sacrés sont venus déranger un discours philosophique traditionnellement agnostique. Lecteur du Talmud, Emmanuel Lévinas a ainsi rapatrié dans le champ philosophique un vocabulaire auparavant réservé aux religions : le saint, la révélation, le prophète. Croisant ses pas, Jacques Derrida, penseur de la déconstruction, et Benny Lévy, ancien dirigeant de la gauche prolétarienne, ont parlé d’Abraham et de Moïse, comme d’autres de Platon. Il s’agit de reprendre la question historique et philosophique du judaïsme. Rédacteur en chef des « Archives de philosophie », Guy Petitdemange revient sur ces trois figures intrigantes dont il fut l’élève, le commentateur et l’ami.
Philosophie Magazine : Comment l’œuvre d’Emmanuel Lévinas est-elle marquée par l’histoire du peuple juif ?
Guy Petitdemange  : Au départ, il y a le traumatisme du nazisme, l’obsession de la destruction du peuple. L’énergie secrète de l’oeuvre, c’est la question du survivant. Pourquoi lui, qui a vécu la Seconde Guerre mondiale comme bûcheron dans un Oflag en Allemagne, a-t-il survécu ? Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Cette survivance a entraîné un sentiment de culpabilité, dont émerge, dans sa pensée, la place reconnue à Autrui et à l’éthique. Autrui n’est pas une question abstraite ou extérieure, c’est une question pour moi. Dans ses premiers textes, Autrui est d’abord face à moi ; progressivement, il lui devient intérieur, il habite dans le même, le fissure et ouvre tout le territoire de l’altérité, y compris divine. Cette responsabilité devant Autrui est une responsabilité hyperbolique, illimitée. C’est elle qui me fait unique, mais sans apothéose ou contentement possible, puisque cette assignation est aussi une accusation.
PM : L’éthique devient-elle alors plus importante que la foi ?
GP : Lévinas était un homme pratiquant, mais sans prosélytisme. Ce qui comptait à ses yeux, à côté de l’Ecriture, c’était le rite. Le rite n’est pas une sacralisation des choses ; c’est suspendre le mouvement de spontanéité naturel – ce que Spinoza appelait le « conatus », c’est-à-dire l’élan du soi, l’occupation de l’espace. Devant tout ce que j’ai à vivre, que ce soit la nourriture, la sexualité, la politique, le rite crée une distance, qui est la condition du respect. Mais en même temps, la religion peut aussi être une éclipse de la responsabilité. Elle reste suspecte dans la mesure où elle met l’accent sur l’intériorité, un oubli de l’autre au bénéfice d’un souci de soi, d’une angoisse pour son propre salut. La tradition biblique est, au contraire, le rappel de cette responsabilité dans les situations les plus concrètes de l’existence : le pardon, la terre, la relation à la femme. La question la plus importante est celle du bien avant d’être celle de Dieu. Moins majestueuse que la seconde, cette question est plus concrète et se suffit à elle-même : « Rendre à autrui son dû, l’aimer dans la justice, voilà l’essence d’une vraie action. » En ce sens, l’éthique conduit à une démystification du religieux. La transcendance que le Nom de Dieu évoque n’a rien d’une domination : « La transcendance de Dieu est son effacement même », écrit Lévinas. Seul cet effacement me met face aux autres. Il y a une soustraction de Dieu qui nous oblige à l’égard des hommes. Mais c’est par Dieu que se fait cette conversion du moi. […]
PM : Cette mémoire ne contredit-elle pas le projet de déconstruction ?
GP : Bien au contraire. La déconstruction veut rouvrir les systèmes pour relancer la parole. Elle est une recherche de la différence féconde, de la distinction, une tentative pour sortir de l’inféodation à un Tout qui serait la fin de la parole. De cette nécessité de la différence, le judaïsme est un rappel de plus, car il est une singularité irréductible. Si Lévinas a été marqué par la figure de Moïse, ce serait plutôt Abraham, la figure tutélaire pour Derrida ; un mouvement de sortie plus que l’obéissance à une loi. Ce qu’il retient du patriarche, c’est la magnifique question du « reste » : Abraham, c’est celui qui a fait surgir du reste, quelque chose qui échappe. C’est la marque même, originaire, d’une différenciation : il quitte son pays, erre dans le désert, au-delà de tout but. On arrive alors à cette vérité impressionnante : de Dieu finalement on ne peut rien dire, sinon qu’il est une « destination ». Il est ce vers quoi l’on marche. D’où ce thème de l’adieu qui est revenu si souvent dans les derniers-écrits de Derrida : je suis à-Dieu. Les « judéités » seraient la mémoire de ce reste, comme un héritage infini et inassimilable. Mais cette résistance juive à toute synthèse est le lot de chacun : le judaïsme est à la fois le reste et ce qui rend attentif tout reste. Cela vaut donc pour les Tibétains ou les Islandais. Résister à la totalité, ce n’est pas un égoïsme supplémentaire, il s’agit au contraire de faire surgir du pluriel. Ce reste est un reste espérant et non de pure survie, c’est un reste qui peut susciter de l’espoir pour tout homme.
PM : Benny Lévy n’est-il pas alors à l’extrême opposé ?
GP : Il y avait chez lui une puissance d’affirmation invraisemblable. Juif laïcisé, Benny Lévy a d’abord connu l’ivresse politique de l’extrême gauche, avant de plonger dans le Talmud et de fonder l’Institut des études lévinassiennes à Jérusalem. Mais si Lévinas a compté pour lui, il n’a fait, selon lui, qu’ouvrir la voie ; il aurait manqué l’essentiel. Chez Benny Lévy, il y a eu tout à coup la découverte de ce qu’il appelle le « révélant ». Ce n’est pas une chose mais plutôt un mouvement, une suscitation, une naissance, qui nous met en présence de ce qui seul suffit. Revenir à ce révélant, c’est revenir à la terre, donc à Jérusalem, et à la lettre. Ce retour marque une différence très forte avec Lévinas et Derrida : pour Lévy, il faut sortir la pensée juive de « l’exil grec » ; alors que chez Lévinas et Derrida, la philosophie garde une place capitale, car elle est le discours commun. L’universel pour Lévy, ce n’est pas l’Un quelconque, mais le « chaque Un ». Ce dont il faut se soucier, c’est de chaque singularité. En ce sens, le juif doit d’abord compter sur lui-même, et seulement par là, il deviendra capable de servir les autres. Ce qui compte, c’est le retour à soi, la conversion vers l’intérieur, vers une espèce de pureté. Et c’est bien là le problème : Benny Lévy fait le désert autour de lui, alors que pour Lévinas et Derrida, la judéité est là pour créer la communauté entre tous.
Philippe CHEVALLIER – PHILOSOPHIE MAGAZINE
Voir : « La Mémoire, L’Oubli, Solitude d’Israël » (enregistrement du débat public à Jérusalem, 2001) de Bernard-Henri Lévy, Benny Lévy, Alain Finkielkraut




"Il s’agit donc à la fois d’un témoignage et d’un mémorial vivant" par Actualités Juives

« C’est le mercredi 14 février 2001, à Jérusalem, que s’est tenue cette rencontre entre les trois protagonistes, pas toujours d’accord, sous l’égide de l’Institut d’études lévinassiennes. Depuis lors, six numéros (semble-t-il) de la revue ont paru, le dernier en 2007. Les enregistrements comportent les interventions distinctes des uns et des autres, et le deuxième CD particulièrement les questions du public aux trois philosophes. Comme telles, ces gravures ont survécu à Benny Lévy, son directeur et aussi son inspirateur, décédé à Jérusalem le 15 octobre 2003. Il s’agit donc à la fois d’un témoignage et d’un mémorial vivant, puisqu’il continue sa mission sur sa lancée.
C’est une réflexion prolongée d’Emmanuel Lévinas qui a inspiré et donné naissance, à la fois à la Techouva du marxiste Benny Lévy, ainsi qu’à cette très forte pensée (à propos du divin) : « Rien n’est certain mais une chance s’offre. Tentons la chance ! Faisons crédit ! La signature n’est pas mauvaise. » Dans une spiritualité différente, est-ce que cela ne ressemble pas un peu à un certain « pari de Pascal » ?
par LIONEL ROCHEMAN - ACTUALITÉS JUIVES




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