VICES OU VERTUS ?

16 PHILOSOPHES CONTEMPORAINS

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Longtemps la distinction entre le bien et le mal, les vertus et les vices, s'est présentée comme absolue, tranchée par la volonté de Dieu, l'ordre de la Nature, le cours de l'Histoire ou encore l'essence de  l'Homme.
Aujourd'hui, le désenchantement du monde, l'évolution des techno-sciences, la libéralisation des mœurs et les horreurs historiques du dernier siècle semblent avoir irrésistiblement brouillé les notions mêmes du bien et du mal, la frontière entre elles devenant toute relative jusqu'au fond des consciences auxquelles on intime maintenant de « ne surtout pas juger.
Il est donc urgent de penser à nouveaux frais " les vices et les vertus", dans leur distinction et leur articulation, si l'on veut échapper aux violences de la décivilisation collective et de la démoralisation personnelle.
C'est ce que proposent ces seize études philosophiques, selon des démarches et des thèses sans doute différentes mais surtout complémentaires.
Stéphane Vendé & Joël Gaubert

Amour,
par Arnaud Saint-Pol • Chasteté, par Yves Texier • Don, par Franck Robert • Sous « X », par Raphaël Picon • Bonne volonté, par Jean-Luc Nativelle • Gourmandise, par André Guigot • Jalousie, par Jean-Claude Dumoncel • Paresse, par Pascal Taranto • Force, par Joël Gaubert • Interdit, par Jacques Ricot • Obstination, par Angélique Thébert • Harmonie, par Roland Depierre • Tentation, par David Lebreton • Libertinage, par Jean-Marie Frey • Vice, par Denis Mousset • Suicide, par Lucien Guirlinger.

Droits - Production : Association M-éditer et Groupe Frémeaux Colombini - La Librairie Sonore - Rubrique philosophie de Frémeaux & Associés.

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Vices ou Vertus?

Vices ou Vertus?
ÉTUDES CRITIQUES PAR 16 PHILOSOPHES CONTEMPORAINS








CD 1 : Amour, Chasteté, Don, Sous "X"
Titre 1 : Amour, par Arnaud Saint-Pol
1. I. L’amour-passion figure de la vertu ou du vice ? (3’38) / 2. II. L’émotion amoureuse est-elle vertu ? (5’52) / 3. III. Le sentiment d’amour comme possible vertu (6’31) / 4. IV. Conclusion (1’47)
Biographie : Arnaud Saint-Pol est né en 1965. Il a suivi un double cursus de lettres et de philosophie : DEA de lettres modernes avec Julia Kristeva, DEA de philosophie avec François Laruelle. Il est aujourd’hui professeur agrégé de philosophie et enseigne en classes préparatoires aux grandes écoles : filière scientifique (lycée Camille Guérin, Poitiers) et filière économique et commerciale (lycée Aliénor d’Aquitaine, Poitiers). Il est chargé de cours au département de philosophie de l’Université de Nantes depuis une dizaine d’années.
Bibliographie : Amour, dans Vices ou Vertus?, Vallet, M-Editer, à paraître en 2008.
Résumé : Si la vertu est une disposition à bien agir, et si l’amour est selon Platon le médiateur privilégié de l’élévation de l’âme du sensible à l’intelligible, on peut se demander s’il ne serait pas possible de faire de l’amour une vertu et même, peut-être, la vertu par excellence. Pour ce faire nous examinons trois figures classiques, mais parfois mal distinguées : l’amour-passion, l’amour comme émotion et l’amour comme sentiment. La première apparaît comme la forme privilégiée dans les représentations communes de l’amour. Il n’en reste pas moins qu’elle se révèle plus apparentée à un vice qu’à une vertu. La seconde inscrit l’amour dans une dimension physio-psychologique qui nous conduit à y voir plutôt une forme qui se situe en deçà des vices et des vertus. La troisième seule a un rapport avec la vertu, en tant que le sentiment entretient des liens étroits avec l’ensemble de la vie morale (jugement, volonté). C’est donc par ce biais qu’il nous semble possible de voir l’amour comme partie prenante de la question du vice et de la vertu dans le cadre d’une conception plus déontologique que téléologique du bien.

Titre 2 : Chasteté, par Yves Texier
5. I. Une vertu périmée mais une stigmatisation révélatrice (5’26) / 6. II. D’une conception historiquement répressive... (4’14) / 7. III. ... à un réductionnisme abusif (2’46) / 8. IV. Une valeur à réhabiliter ? (3’05) / 9. V. Conclusion (0’49)
Biographie : Yves Texier est né en 1941. Études supérieures de lettres classiques et de philosophie (Diplôme d’Études Supérieures en 1966 sur Descartes aux yeux de Jacques Maritain). Agrégation de grammaire en 1976. Doctorat d’études latines en 1993 (thèse sur la question disputée de l’emplacement de la Gergovie des Arvernes : Gergovie, essai historique et critique sur l’identification du site). Enseignement des lettres classiques en collège et en lycée (1968-1995). Maître de conférences de latin à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux III (1995-2004). 
Bibliographie : Linguistique et enseignement du français les Cahiers pédagogiques, 1977; Grammaire et linguistique, les Cahiers pédagogiques, 1979 ; La Grammaire par l’illustration, les Cahiers pédagogiques, 1980 ; “E regione”, une locution problématique ?, Bulletin du Comité de l’oppidum des Côtes, 1984 ; Joc Partit à Gergovi, Revue auvergnate La Galipote, 1994 ; Est-il possible de s’orienter à Gergovie ? Le texte et le terrain, ALMA, Annales Latini Montium Aruernorum, Clermont-Ferrand, 1995 ; La Question de Gergovie: essai sur un problème de localisation, Latomus, Bruxelles, 1999 ; Aux origines de Nantes : Rezé gallo-romain, dans Nantes dans l’histoire de la France, Ouest-Éditions, 1991 ; Nantes et l’Armorique, dans Nantes et la Bretagne, Skol Vreihz, 1996 ; Espérance, dans Croire?, Vallet, M-Editer, 2005. 
Résumé : La chasteté apparaît comme une espèce de vertu quasiment disparue. Témoin, son traitement dans l’Encyclopædia Universalis, qui ne parle d’elle que comme d’un agent de l’équilibre démographique de l’âge classique de la civilisation rurale dans le système du « mariage tardif accompagné de chasteté préconjugale » ; un procédé, difficile à entendre en notre « époque de relâchement », qui s’appuyait sur la valorisation religieuse d’une «éthi­que de renoncement aux joies de ce monde». Mais que notre époque, qui est en passe de devenir sadienne, ne comprenne pas l’esprit de la chasteté, c’est un fait qui ne témoigne d’abord que de l’air du temps. Certes, on peut contester l’ascétisme de la tradition judéo-chrétienne, tout en reconnaissant que celui-ci ne la résume pas tout entière. Quant à la chasteté des Anciens, qui ne fut pas seulement celle des vierges et des matrones, on ne saurait la réduire aux diverses contraintes de la condition féminine. Si la sexualité, pas plus que toute autre activité, n’échappe à la question de sa modération, la chasteté pourrait encore garder sa place dans la vertu cardinale de tempérance comme nécessaire régulation des désirs et des plaisirs.

Titre 3 : don, par Franck Robert
10. I. Donnant donnant (2’44) / 11. II. Générosité (3’42) / 12. III. Interpellation (5’13) / 13. IV. Finitude (6’38) / 14. V. Ambivalence (2’39)
Biographie : Franck Robert. Professeur agrégé de philosophie au lycée André Honnorat de Barcelonnette. Docteur en philosophie - Thèse intitulée : « Phénoménologie et ontologie, Merleau-Ponty lecteur de Husserl et Heidegger », soutenue à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, le 23 novembre 2002. Autres travaux universitaires : DEA de philosophie : «Le problème de l’expression dans la philosophie de Merleau-Ponty» ; Maîtrise de philosophie : « Pensée et pratique du langage dans la philosophie d’Emmanuel Levinas» ; Maîtrise de lettres modernes : «Poésie et révolution, Tristan Tzara surréaliste, 1929-1935». 
Bibliographie : Thèse de doctorat, «Phénoménologie et ontologie, Merleau-Ponty lecteur de Husserl et Heidegger» ; Transcription, présentation et publication d’un inédit de Merleau-Ponty : Notes de cours sur L’Origine de la géométrie de Husserl, paru dans Notes de cours sur L’Origine de la géométrie de Husserl, suivi de Recherches sur la phénoménologie de Merleau-Ponty, sous la direction de R. Barbaras, Paris, P.U.F., 1998. Article Fondement et fondation, paru dans  Chiasmi International 2, Milan, Mimesis ; University of Memphis ; Paris, Vrin, 2000. Article Proust phénoménologue ? Merleau-Ponty lecteur de Proust, paru dans le Bulletin Marcel Proust, n°53, Société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray, 2003. Article à paraître dans Chiasmi International, n°8, Milan, Mimesis, University of Memphis, Paris, Vrin, 2007, intitulé : Whitehead et la phénoménologie. Une lecture croisée du dernier Merleau-Ponty et du Whitehead de Process and Reality. Article à paraître, dans la collection « Chromatiques whiteheadiennes », Actes des journées d’études de Louvain-La-Neuve, 2003, intitulé Merleau-Ponty, lecteur de Whitehead, Le concept de nature, socle d'une pensée renouvelée de l'Être. Phénoménologie et ontologie, Merleau-Ponty lecteur de Husserl et Heidegger, Paris, L’Harmattan ; Y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?, dans Croire ?, Vallet, M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005.
Résumé : L’expression donnant donnant cristallise les ambiguïtés même du don : de l’ordre de l’échange, il relève à la fois de l’égalité, de l’équilibre et de la violence. Vertueux, le don serait le socle de toute justice : la générosité, le fait de savoir bien donner, en serait l’excellence. Mais le don peut être plus radical : il est, paradoxalement, ce que l’autre me donne lorsque, m’interpellant, il exige que je réponde à son appel. Sur le don repose alors la relation éthique. Mais le don n’est peut-être pas aussi pur que l’on aimerait le croire : le don de l’être fini le confronte à sa propre violence, à ce que lui-même peut exiger, désirer : le don n’est alors pas si éloigné du vice qu’on le voudrait. 

Titre 4 : Sous « X », par Raphaël Picon
15. I. Les vagabonds des origines (2’32) / 16. II. Le sous X de toute naissance (2’55) 
Biographie : Raphaël Picon (né en 1968) est professeur de théologie à la Faculté libre de Théologie protestante de Paris. Il est rédacteur en chef du mensuel Évangile et liberté.
Bibliographie : Il est l’auteur de Tous théologiens, Paris, Van Dieren éditeur, 2001 ; Le Christ à la croisée des religions, Paris, Van Dieren éditeur, 2003 ; Le Protestantisme, la foi insoumise, Paris, Flammarion, collection Champs, 2005 (avec Laurent Gagnebin) ;  La mort, le deuil, la promesse (direction d’ouvrage), Lyon, Olivetan, 2005 ; Le mal de vivre, pourquoi ?, Paris, Éditions de l’Atelier, 2007 (avec A. Braconnier et P. Lassus).  
Résumé : Si la grande vertu du « sous X » est de résister aux diktats de la transparence totale, de reconnaître en chacun le lieu d’une énigme, une part imprenable, son grand vice serait de manipuler et de permettre tous les coups… Ambigu, le « sous X » empêche la transmission du malheur et déleste d’un héritage trop écrasant, mais fait des enfants de X des errants permanents, des vagabonds des origines. Mais toute naissance, dans son mi­racle même, n’est-elle pas placée sous un X qui la protège de toute instrumentalisation ? 

CD 2 : Bonne volonté, Gourmandise, Jalousie, Paresse
Titre 1 : Bonne volonté, par Jean-Luc Nativelle
1. I. Introduction (2’26) / 2. II. Impératifs techniques / impératif catégorique (4’38) / 3. III. L’expérience de l’indignation (5’34) / 4. IV. La liberté morale (3’40) / 5. V. Dignité et devoir-être de l’humain (2’15) / 6. VI. Conclusion (2’35)
Biographie : Jean-Luc Nativelle. Né en 1963, Jean-Luc Nativelle est agrégé de philosophie. Il enseigne au lycée Jules Verne et en classe préparatoire au lycée Carcouët, à Nantes.  
Bibliographie : D’une figure l’autre, éditions Les 2 encres, 2001 ; La bêtise, dans Prétextes à philosopher, ouvrage collectif, éditions Sophia, 2002 ; Long dimanche, dans Le Centième titre, ouvrage collectif, éditions Les 2 encres, 2005 ; Par humanité, Éditions Le Petit Pavé, 2007 ; La bêtise, dans Prétextes à philosopher, ouvrage collectif, éditions Sophia, 2002 ; Opinion, dans Croire ?, M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005 ; Jeunisme, dans Penser la crise, M-Editer, Vallet, 2007.
Résumé : La volonté peut déterminer l’homme à agir par la représentation d’une fin, lui permettant d’envisager son acte comme utile, nécessaire à l’accomplissement de cette fin. Elle est alors bonne par son efficacité. Mais pour qu’elle soit ce qui peut « sans restriction être tenu pour bon », il faut qu’elle puisse lui imposer d’accomplir des actes qui ne visent qu’eux-mêmes. La volonté n’est donc véritablement bonne que lorsque l’homme agit de manière désintéressée, obéissant alors à ce que Kant appelle « l’impératif catégorique », celui-ci définit un comportement qui a une valeur universelle, en tant que c’est celui que tout autre, à sa place, devrait se faire également une obligation d’adopter. Pour autant, c’est en cela que consiste l’expérience la plus authentique de la liberté, puisque c’est en cette occasion que l’on s’impose d’agir indépendamment de toute inclination, de tout intérêt, qui en temps ordinaire décident à notre place. Sans doute, la nature de l’homme l’empêche-t-elle de réaliser cette dimension morale de son être dans le monde empirique, mais du moins sa raison, en tant qu’elle est pratique, lui enjoint-elle de tendre vers l’accomplissement de cette dimension. C’est là toute la dignité de l’être humain, de se soumettre à cette « bonne volonté », de tendre au développement de ses dispositions morales au-delà de ses intérêts sensibles toujours présents. 

Titre 2 : Gourmandise, par André Guigot
7. I. Le projet gourmand… (7’03) / 8. II. Les quatre principes de la morale gourmande (5’10)
Biographie : André Guigot a fait des études de philosophie et de droit à Brest. Licence et Maîtrise de philosophie à Nantes, DEA de philosophie juridique à Caen, Diplôme du Collège International de Philosophie à Paris (dir. M. Badiou), Doctorat de philosophie à Paris I-Sorbonne : «L’ontologie politique de Jean-Paul Sartre» (dir. : M. Stanguennec et Mme Védrine), Édition Presse Universitaire du Septentrion, 2000. Il est chargé de cours à l’Université de Nantes (Philosophie morale et politique) et professeur au lycée Appert à Orvault.
Bibliographie : Sartre et l’existentialisme, Collection « Essentiels Milan », 2001 ; Marx face à l’Histoire, Collection « Essentiels Milan », 2002 ; L’engagement des intellectuels au XXème siècle, Collection « Essentiels Milan », 2003 ; Michel Foucault, le philosophe archéologue, Collection « Essentiels Milan », 2006 ; Philosophie de la passion amoureuse, Collection « Pause philo » Milan, 2005 ; La sagesse des jours, Collection «Pause philo» Milan, 2006 ; Petite philosophie des arts martiaux, Collection « Pause philo » Milan, 2006 ; Sartre, Liberté et Histoire, Vrin, 2007. « L’histoire et la structure du signe selon Sartre et Foucault », Expérience et Herméneutique (dir. G. Deniau et A. Stanguennec), Colloque de Nantes, 2005 ; « Flaubert : un objet de compréhension ? », Le cercle herméneutique, Collection Phéno., 2006 ; « Le statut du corps dans la pensée juridique moderne », Le corps (Éd. STH), (dir. F. Noudelmann), 1993 ; Sartre, Liberté et Histoire, Vrin, 2007 ; Le monde des amis (roman), éditions Amalthée, 2007 ; Petite philosophie du travail et de l'effort, Milan, 2007 ; Le sens de la responsabilité (à paraître). Néant, dans Penser la crise, M-Editer, Vallet, 2007.
Résumé : Quand la philosophie se mêle comme ici de gourmandise, elle décrit la psychologie du gourmand, la portée existentielle, le sens « profond » de son attitude. Il ne faut pas s’attendre pour autant à trop de « sérieux », tant les mots se rendent complices de ce délicieux péché : quand décrire peut donner faim… Quels sont les plaisirs si particuliers du gourmand ? À quelles intentions sa conduite nous renvoie-t-elle ? L’analyse montre simplement, et dans une forme quasi-ludique, que la gourmandise ne s’active que dans une « morale » certes un peu étrange et méconnue, mais nécessaire. Ce sont quelques significations pratiques de la gourmandise qui sont ici « croquées ». 

Titre 3 : Jalousie, par Jean-Claude Dumoncel
9. I. Introduction (0’55) / 10. II. L'Éthique de la jalousie selon Spinoza (2’32) / 11. III. La Psychologie de la jalousie à partir de Russell (analyse de la jalousie d'Othello) (9’52) / 12. IV. La Logique de la jalousie selon Deleuze commentateur de Proust (le "flag" et la filature infinie) (4’27) / 13. V. Conclusion (2’31)
Biographie : Jean-Claude Dumoncel, docteur en philosophie avec une thèse consacrée au système de Whitehead et à la Philosophie Analytique, est membre de l'équipe Academos aux Archives Henri Poincaré, et enseigne la Logique de la Religion au Centre d'Études Théologiques de Caen après avoir été chargé de cours en Logique et en Histoire des Mathématiques à l'Université de Caen.
Bibliographie : Le jeu de Wittgenstein, P.U.F., 1991 ; Le Symbole d'Hécate, Philosophie deleuzienne & roman proustien, HYX, 1996 ; Les 7 mots de Whitehead, L'Unebévue, 1998 ; La tradition de la Mathesis Universalis. Platon, Leibniz, Russell, L'Unebévue, 2002 ; Philosophie des Mathématiques, Ellipses, 2002 ;  La philosophie telle quelle, suivie de la Conversation apocryphe entre Bergson & Russell, Pétra, 2005 ; Raison (La raison tonne en son cratère), dans Croire ?, Éditions M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005.
Résumé : L’objet Jalousie, pris au prisme de la philosophie, se trouve diffracté en trois composantes spectrales, respectivement  éthique, psychologique et logique.  
• L’éthique de Spinoza est une sélection écartant les passions tristes pour les passions joyeuses. Puisque la jalousie est triste, elle est à terrasser en cultivant les passions joyeuses.
• La psychologie de la jalousie peut se concentrer sur la jalousie d’Othello. Elle part de la relation « Othello croit faussement que Desdémone aime Cassio » analysée chez Russell. Puis, par adjonctions successives, elle parvient en passant par Peirce et en respectant par là tout ce que nous apprend son ontologie des relations, à la proposition qui révèle toute la complexité du phénomène : Othello souffre de croire que Desdémone donne à Cassio l’amour dû à Othello.
• La logique de la jalousie, décelée par Deleuze, oscille entre une enquête sans fin allant de signe en signe et une quête de la « chose » même en un « flagrant délit ».
L’inspiration de Shakespeare chez Russell et celle de Proust chez Deleuze finissent alors par se renconter, dans l’élément du paradoxe.

Titre 4 : paresse, par Pascal Taranto
14. I. La paresse, mère de tous les vices ? (3’58) / 15. II. De l’acédie à la paresse (8’31) / 16. III. Éloge de la paresse en mère des vertus (6’10) / 17. IV. La paresse, mère de tous les vices ? (1’05)
Biographie : Pascal Taranto est Maître de conférences en Philosophie à l'Université de Nantes, spécialiste de la philosophie anglaise.
Bibliographie : Il est notamment l’auteur de Du déisme à l'athéisme, la libre-pensée d'Anthony Collins, Paris, H. Champion, 2000, et de Kamikaze, dans Croire ? (4 CD-audio), Frémeaux et M-Editer, 2005. 
Résumé : La paresse est-elle la mère de tous les vices ? Jusqu’à la fin du Moyen-Âge c’est l’acédie, sorte de négligence de ses devoirs par le moine désœuvré, qui en tient lieu. En effet, même si la condamnation morale de la fainéantise remonte au moins jusqu’à Hésiode, c’est plus en raison de ses mauvais effets qu’en principe, car le travail est alors un signe de servitude. C’est avec le renversement de cette valorisation par le capitalisme naissant que la paresse devient vraiment un péché... capital.

CD 3 : Force, Interdit, Obstination, Harmonie
Titre 1 : force, par Joël Gaubert
1. I. Introduction (3’17) / 2. II. La force relève d'une violence qu’il faut éradiquer comme étant le vice ou le mal suprême (7’02) / 3. III. Pourtant, la force ne présente-t-elle pas quelque vertu technique et politique, voire éthique, à cultiver comme telle ? (6’11) / 4. IV. Mais ce n'est que sous la condition d'une mise en forme symbolique que la force peut être sublimée en une vertu qui contribue à la sagesse et à la justice (5’19) 
Biographie : Joël Gaubert est professeur agrégé de philosophie en classe préparatoire littéraire (khâgne) au lycée G. Clemenceau de Nantes, Vice-président de la Société Nantaise de Philosophie (dont il rédige les synthèses des conférences-débats, disponibles sur
http://www.societe
nantaisedephilosophie.com) et Secrétaire de l'association Philosophia.
Bibliographie : Traducteur (en collaboration) et commentateur des œuvres d’Ernst Cassirer (1874-1945), il a notamment publié :  Le tournant communicationnel de l’école, dans « Le Messager européen » (n° 4), Paris, Gallimard, 1990 ; Fondation critique ou fondation herméneutique des sciences de la culture ?, en présentation de Logique des sciences de la culture, E. Cassirer, Paris, Cerf, 1991 ; Une éthique de l’élan vital est-elle possible ?, dans « Regards sur Henri Bergson » (collectif), Angers, Hérault, 1992 ; La science politique d’Ernst Cassirer. Pour une refondation symbolique de la raison pratique contre le mythe politique contemporain, Paris, Kimé, 1996 ; Un éloge critique de la métaphysique contre le néo-positivisme contemporain, en présentation de Axel Hägerström. Une étude de la philosophie suédoise contemporaine, E. Cassirer, Paris, Cerf, 1996 ; Le réalisme pratique en débat : la réception de la pensée d’Axel Hägerström par Ernst Cassirer, dans « Droit et littérature dans le contexte suédois » (Colloque de Cerisy-la-Salle, 1997), Paris, Flies France, 2000 ; L’École républicaine : chronique d’une mort annoncée (1989-1999), Nantes, Pleins Feux, 1999 ; Quelle crise de la culture ?, Pleins Feux, 2001 ; Penser le mal totalitaire pour en combattre le retour, dans La politique, vol. 1, Vallet, M-Editer, 2004 ; Faut-il vouloir la paix à tout prix ?, dans La politique, vol. 3, M-Editer, 2005 ; « Quelle fondation pour les sciences de l’homme ? », dans Actes du XXXème Congrès de l’A.S.P.L.F. (« L’homme et la réflexion », Nantes, août 2004), Revue des Sciences philosophiques et théologiques, tome 90, Vrin, 2006 ; Persuasion, dans Croire ?, M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005 ; La crise de la représentation en politique, dans Le populisme aujourd'hui, M-Editer, 2007 ; Culture (Crise de la...), dans Penser la crise, M-Editer, Vallet, 2007.
Résumé : La force semble bien, tout d’abord, relever d’un vice, d’une violence physique et morale que les hommes s’infligent mutuellement, et même constituer le mal suprême, à éradiquer comme tel pour fonder une vie bonne. Pourtant, la nécessaire reconnaissance de la finitude inhérente à la condition humaine ne peut et doit-elle pas nous conduire à accorder à la force quelque droit de cité, au nom de l’efficacité technique et politique, et même de la dignité éthique ? Mais, si l’on ne veut pas reconduire l’humanité à la guerre de tous contre tous, ce n’est que sous la condition d’une mise en forme symbolique que la force peut être sublimée en vertu, pour contribuer à la recivilisation collective et à la remoralisation personnelle de nos existences aujourd’hui menacées par un nihilisme grandissant.

Titre 2 : interdit, par Jacques Ricot
5. I. L’interdit n’est pas aimable.  Il est l’envers d’une permission (5’23) / 6. II. Les interdits de la violence et du vol (3’15) / 7. III. L’interdit du mensonge (1’00) / 8. IV. L’interdit de l’inceste (4’06) / 9. V. La transgression. Antigone et ses émules contemporains (6’55)
Biographie : Jacques Ricot, agrégé de philosophie, est professeur honoraire en classes préparatoires scientifiques au lycée Clemenceau de Nantes, chargé de cours à l’Université de Nantes.
Bibliographie : Leçon sur « La perception du changement » de Henri Bergson, PUF, 1998 ; Leçon sur savoir et ignorer, PUF, 1999 ; Peut-on tout pardonner ?, Pleins Feux, réimpression 2001 ; Leçon sur l’«Éthique à Nicomaque». Livres sur l’amitié, PUF, 2001 ; Leçon sur la paix, PUF, 2002 ; Philosophie et fin de vie, ENSP, 2003 ; Dignité et euthanasie, Pleins Feux, 2003 ; Étude sur l’humain et l’inhumain, Pleins Feux, réimpression 2004 ; La dignité humaine en question, Édition de l’Emmanuel, 2004 ; La Tentation de l’euthanasie, DDB, 2004, en collaboration avec Patrick Verspieren et Marie-Sylvie Richard ; Confiance, dans Croire ?, M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005 ; Autorité, dans Penser la crise, M-Editer, Vallet, 2007.
Résumé : La vie humaine n’est possible que parce que nous acceptons et décidons que nous avons besoin de prohibitions. La face négative de l’interdit renvoie à sa justification positive : il proscrit pour permettre comme le montrent les quatre prohibitions classiquement répertoriées : la violence, le vol, le mensonge, l’inceste. Ainsi sont rendues possibles, la liberté, la sécurité, la confiance, l’ouverture à autrui. Interdire, cependant, n’est pas empêcher, et c’est ce que veut montrer Antigone qui transgresse les lois de la cité. Mais il importe de ne pas confondre la transgression de la loi avec sa négation selon une fâcheuse tendance contemporaine.

Titre 3 : Obstination, par Angélique Thébert
10. I. Qu’est-ce qu’une vertu/un vice intellectuels ? (3’54) / 11. II. Locke et l’éducation de l’esprit - III. L’analyse lockienne de l’obstination intellectuelle (9’07) / 12. IV. Conclusion (2’51)
Biographie : Angélique Thébert est née en 1979 et a effectué ses études de philosophie à l’Université de Rennes 1. Elle obtient l’agrégation en 2002. Après avoir enseigné une année au lycée Europe à Cholet, elle enseigne au département de philosophie de l’Université de Nantes depuis 2004. Elle prépare une thèse de philosophie, intitulée « Portée de la connaissance de base et limites de la pratique justificative : une solution reidienne au problème du scepticisme ».
Bibliographie : « La portée des principes premiers : Reid critique de Locke », colloque « Croyance et Rationalité », organisé à Nantes, en collaboration avec les Universités de St Andrews (Écosse) et de King’s College (Londres) ; « Why immediate perceptual judgments are knowledge and not true beliefs », colloque « The Value of Knowledge », organisé à l’Université Vrije d’Amsterdam. 
Résumé : Pour satisfaire notre désir de connaître, nous devons adopter des réactions émotionnelles appropriées aux circonstances épistémiques dans lesquelles nous nous trouvons. Nous devons éduquer nos émotions cognitives, développer de bonnes dispositions intellectuelles, de telle sorte que nous ne nous braquions pas dès qu’une critique nous est faite, ou que nous ne nous découragions pas face à une difficulté. Ces bonnes dispositions sont des vertus intellectuelles. Une vertu intellectuelle est une disposition acquise, sur la base d’une capacité naturelle, qui permet d’optimiser nos chances de connaître comme il faut. L’objet de l’analyse est d’étudier les conditions d’acquisition et d’exercice d’une vertu intellectuelle particulière : l’obstination. Si l’obstination semble être une vertu intellectuelle dans la mesure où elle nous engage à poursuivre notre recherche, même en cas d’échecs répétés, elle peut aussi être un vice et se transformer en entêtement, en obsession vaine. La question de savoir quelles sont les habitudes que nous devons cultiver pour faire de l’obstination une vertu intellectuelle est traitée à partir de l’analyse de textes de Locke.

Titre 4 : harmonie, par Roland Depierre
13. I. Introduction (0’59) / 14. II. Les Cinq dysharmonies (8’54) / 15. III. Grande et Petite Harmonie (6’22) / 16. IV. Harmonie et rite (2’10)
Biographie : Roland Depierre est professeur de philosophie retraité, ayant exercé en lycée, à l’IUFM des Pays de la Loire ainsi qu’à l’étranger (Algérie, Chine : Shanghai, Canton). Chargé de cours de civilisation chinoise aux Universités de Nantes et d’Angers. Participe à l’équipe de recherche ‘Éducation Civique et Modernité’ de l’IUFM de Nantes et au réseau de recherches d’anthropologie interculturelle du Centre  Interculturel sino-français de l’Université des Études Étrangères de Canton (Guangwai) et Sorbonne (Paris 5).
Bibliographie : Le débat public en héritage ; la dimension politique du débat ; la parole démocratique des jeunes, dans Débattre, pratiques scolaires et démarches éducatives, dir. P. Billouet, L’Harmattan, 2007 ; La pénétration de la Cité interdite (Loti, Segalen, Malraux). Réflexion sur l’exotisme littéraire à la Belle Époque, dans Zheng Lihua, Yang Xiaomin, dir., 2007 ; France-Chine, Migrations de pensées et de technologies, L’Harmattan ; Yin/Yang, dans Penser la crise, M-Editer, Vallet, 2007.
Résumé : Ni comme vertu ni comme valeur, l’harmonie ne fait plus l’accord entre nous. Comme critère de beauté, elle réfère à l’académisme ; comme vertu morale, elle sent le moisi conformiste, et comme idéal politique, noyau de l’illusion totalitaire d’une Société-État transparente, elle est tenue désormais pour le mal radical. Mais en Chine, elle redevient une notion mère du discours politique : faut-il y voir un recyclage de l’autoritarisme impérial, la cape vertueuse du despotisme oriental ? Ou la récupération d’une catégorie confucéenne qui permette de penser la complexité du rapport entre la norme et l’action que la notion maoïste de contradiction ne pouvait saisir ? Après un rappel du débat qui divise la sinologie française sur ‘un impensable politique’, nous interrogerons les effets de la notion de Hexié  (harmonie) dans la cosmologie et la stratégie politique chinoises anciennes.

CD 4 : Tentation, Libertinage, Vice, Suicide
Titre 1 : tentation, par David Lebreton
1. I. Premier présupposé : la positivité du mal (6’24) / 2. II. Deuxième présupposé : l'ambiguïté de la nature humaine (5’21) / 3. III. Troisième présupposé : l'existence du libre arbitre (5’16) / 4. IV. Conclusion (0’50)
Biographie : David Lebreton est né en 1980 à Angers. Agrégé de philosophie, il enseigne actuellement au lycée François Rabelais de Chinon (Indre-et-Loire). 
Bibliographie : Tentation, dans Vices ou vertus?, Vallet, M-Editer, à paraître en 2008.
Résumé : Nous interprétons assez spontanément les dilemmes moraux auxquels nous nous trouvons confrontés au moyen du concept de tentation. Mais ce faisant, nous prenons implicitement position sur trois grands problèmes philosophiques.
D’abord : quelle est la nature du mal ? Est-il capable de se rendre désirable ? Ensuite : la nature humaine est-elle ambiguë ? Est-on partagé entre ce qui en soi tente de résister et ce qui, au contraire, veut succomber ? Enfin : l’homme est-il doué de libre arbitre ? Le choix de céder à la tentation ou d’y résister est-il vraiment ouvert ?
Derrière le mot trop familier se cachent donc des manières de penser plus épineuses qu’il n’y paraît et qu’il est d’autant plus nécessaire d’examiner que la tentation est stratégiquement située à la frontière entre bien et mal.

Titre 2 : libertinage, par Jean-Marie Frey
5. I. La figure du libertin (9’11) / 6. II. Un « isolisme » injuste et contradictoire (6’52) / 7. III. La liberté des amants (2’42)
Biographie : Agrégé de philosophie, Jean-Marie Frey (1961) est professeur en classes préparatoires aux Grandes Écoles. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages portant sur le corps et sur l'antinomie de la liberté et du bonheur.
Bibliographie : “L'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté"(Rousseau), Pleins Feux, coll. "Variations", 2001 ; Le corps peut-il nous rendre heureux ?, Pleins Feux, coll. "Lundi Philo", 2002 ; "Le moi n'est pas maître dans sa propre maison" (Freud), Pleins Feux, coll. "Variations" 2004 ; L’ordre établi, dans La Politique vol. 2, M-Editer, 2004 ; Le corps épris, Pleins Feux, 2005 ; Utopie dans Croire ?, M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005 ; La pudeur, dans Les figures de l'amour, Pleins Feux, 2006.
Résumé : Pour le matérialisme, le corps épuise notre être tout entier, et, par conséquent, l’amour n’est qu’une agitation d’éléments corporels. En adhérant à cette doctrine, le libertin s’engage dans la voie d’un « isolisme ». En effet, son intention est de se tenir au-dessus des autres. Il prétend les maîtriser. Les surplomber. Il ne veut pas éprouver un tendre sentiment. À l'évidence, son dessein est moralement contestable. Mais le libertin s’accorde-t-il au moins avec ses propres principes ? Au fond de lui-même, ne souhaite-t-il pas être un esprit échappant à la corporéité ? 

Titre 3 : vice, par Denis Mousset
8. I. Esquisse d’une déconstruction de cette dichotomie basée sur l’étude historique des concepts : Aristote (5’26) / 9. II. Paul et Augustin (5’16) / 10. III. La rétractation de la sphère morale (4’20) / 11. IV. Les atouts et les faiblesses de la dichotomie des vices et des vertus (5’21)
Biographie : Denis Mousset est Agrégé de philosophie. Il est enseignant au lycée
Dautet de La Rochelle.
Bibliographie : Jouer, dans Croire ?, Vallet, M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005 ; Vice, dans Vices ou vertus?, Vallet, M-Editer, à paraître en 2008.
Résumé : La notion de vice est le fruit d’une très ancienne élaboration dont la paternité principale est attribuée à Aristote. Les présupposés métaphysiques et anthropologiques de cette notion, lorsqu’ils sont oubliés, nous condamnent à une répulsion systématique et sans nuance vis-à-vis de cette notion. Le vice n’est pourtant que la défaillance qui se mue ensuite en résistance dans l’accomplissement de notre vocation objective à l’excellence. Être « quelqu’un de bien », ni plus ni moins, sans ostentation. Cette élaboration conceptuelle solidaire de l’idéal de sagesse fut historiquement combattue par la structure conceptuelle du christianisme. Le christianisme, au moins occidental, serait moins le promoteur du couple conceptuel vertu / vice, que son fossoyeur, au profit d’une nouvelle structure conceptuelle centrée sur les notions d’humilité, de grâce et de reconnaissance. La modernité, en deuil de l’espérance de la grâce, et héritière du rejet chrétien du couple conceptuel vertu / vice, se trouve privée d’une anthropologie cohérente pour assumer la responsabilité morale. Faut-il réhabiliter les notions de vice et de vertu ?

Titre 4 : suicide, par Lucien Guirlinger
12. I. Introduction : La pure négativité du suicide comme une exception culturelle occidentale (4’14) / 13. II. Malédiction mystique, objectivation scientifique et médicalisation psychiatrique du suicide (5’30) / 14. III. La profonde humanité de l'acte suicidaire (3’21) / 15. IV. La portée ontologique du suicide : révélation et risque de la liberté humaine, fondatrice du sens et de la valeur (6’01) 
Biographie : Lucien Guirlinger est né le 24 août 1927, à Vaudreaching en Moselle. Agrégé de philosophie, il a enseigné aux lycées David d'Angers, Bergson et Chevrollier à Angers, notamment en Classes Préparatoires H.E.C. (1970-1990). Il a été chargé de cours à la Faculté des Lettres d'Angers, de Conférences à l'Institut Municipal d'Angers, à la Faculté de Médecine d'Angers et de Conférences pour la préparation des Diplômes Universitaires sur les Conduites Suicidaires à la Faculté de Médecine d'Angers et de Nantes. Il est le Président fondateur de la Société Angevine de Philosophie.
Bibliographie : Voyages de philosophes et philosophies du voyage, Nantes, Éditions Pleins Feux, 1998 ; De l'Ironie à l'Humour: un parcours philosophique, Pleins Feux, 1999 ; Éloge des Cyniques, Pleins Feux, 1999 ; Le suicide et la mort libre, Pleins Feux, 2000 ; Vieillir : art ou destin ?, Pleins Feux, 2001 ; Hérésie, dans Croire ?, Vallet, M-Editer, livre et 4 CD-audio (Frémeaux), 2005 ; L'adieu à l'écriture ?, Éditions de la Société Angevine de Philosophie. 
Résumé : Le seul mot de "suicide" suscite toujours un recul horrifié. Ce "meurtre de soi" fut longtemps sanctionné moralement et juridiquement dans la société occidentale. Objet, successivement, d'une malédiction mystique chrétienne, d'une objec-­tivation scientifique et d'une médicalisation psychiatrique, le suicide s'est vu dénié, en Occident toute signification positive. Pourtant, ni pervers, ni irresponsable, l'acte suicidaire témoigne, dans sa subjectivité même, d'une profonde humanité. Non pas  nécessairement irrationnel, insensé ou indigne, ne nous révèle-t-il pas à nous-mêmes, comme radicalement libres, exposés et responsables de notre projet de vie ?
© 2008 M-Editer - Frémeaux & Associés

Les origines du projet
L'association Philosophia de Nantes, en partenariat avec la Société Nantaise de Philosophie et les éditions M-Editer, organise chaque année, au Lieu Unique et en écho aux "folles journées" de la musique, trois journées philosophiques consécutives, qui visent à proposer au public de la région, et au-delà, diverses formes (conférences, débats, tables rondes, lectures publiques, films, ateliers pour enfants...) susceptibles de satisfaire à sa demande de réflexion, mais aussi à l’exigence de la philosophie de s’inscrire dans la vie de la cité. Durant ces journées se déroule un "abécédaire", qui invite les acteurs de la scène philosophique nantaise, mais aussi nationale, à proposer leur réflexion selon la succession de mini-conférences durant 20 minutes chacune et portant sur le thème de ces journées. Le but de cet exercice collectif est de diversifier les perspectives critiques, afin de rendre la richesse du thème général plus explicite encore pour les auditeurs. Les entrées choisies sont celles des lettres de l'alphabet, dont chacune est associée à un mot qui se rapporte à ce thème et qui l'éclaire à sa façon. Ces interventions ouvrent alors des perspectives dialogales suggestives, leurs auteurs proposant à chaque fois une démarche personnelle susceptible d'être partagée en ce qu'elle fait primer le travail de la pensée sur la communication de résultats tout faits.  Ces différentes interventions sont enregistrées et font ensuite l'objet d'une édition sur tous les supports possibles (livre papier ou numérique, compact disque audio, visio-conférence en ligne sur Internet ...), afin de rendre plus lisible et encore plus visible la réflexion philosophique contemporaine. Ainsi, outre le texte écrit diffusé par les P.U.F. (Presses Universitaires de France), les éditeurs ont voulu permettre au public de découvrir l'ensemble de cette réflexion critique par la parole incarnée de leurs auteurs.
Stéphane VENDE et Joël GAUBERT
 
CD1
 PLAGES 1 à 4  Amour, par Arnaud Saint-Pol
 PLAGES 5 à 9  Chasteté, par Yves Texier
 PLAGES 10 à 14  Don, par Franck Robert
 PLAGES 15 et 16  Sous « X », par Raphaël Picon

CD2
 PLAGES 1 à 6  Bonne volonté, par Jean-Luc Nativelle
 PLAGES 7 et 8  Gourmandise, par André Guigot
 PLAGES 9 à 13  Jalousie, par Jean-Claude Dumoncel
 PLAGES 14 à 17  Paresse, par Pascal Taranto

CD3
 PLAGES 1 à 4  Force, par Joël Gaubert
 PLAGES 5 à 9  Interdit, par Jacques Ricot
 PLAGES 10 à 12  Obstination, par Angélique Thébert
 PLAGES 13 à 16  Harmonie, par Roland Depierre

CD4
 PLAGES 1 à 4  Tentation, par David Lebreton
 PLAGES 5 à 7  Libertinage, par Jean-Marie Frey
 PLAGES 8 à 11  Vice, par Denis Mousset
 PLAGES 12 à 15  Suicide, par Lucien Guirlinger

Ecouter Vices ou Vertus ?  (livre audio) © Frémeaux & Associés. Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore est partenaire de Radio France, Radio France Internationale, L’Institut National de l’Audiovisuel, l’Assemblée Nationale, l’Historial de la Grande Guerre, le Mémorial de Caen et assure l’édition sonore d’ouvrages en accord avec les ayants droit ou les successions ainsi que les grands éditeurs (les éditions Gallimard, Grasset, Plon, Le Seuil,…). Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires, dans les fnac et virgin, en VPC chez La Librairie Sonore, Audio-archives, Livraphone, Lire en tout sens, Livre qui Parle, Mots et Merveilles, Alapage, Amazon, fnac.com, chapitre.com etc.....Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écouter par téléchargement auprès d'Audible (Audio direct - France loisirs) et d'iTunes (iStore d'Apple) et musicaux sur Fnacmusic.com, Virginméga et iTunes.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 L' amour-passion, Figure de la vertu - Arnaud Saint-Pol03'40
02 L' émotion amoureuse est-elle vertu? - Arnaud Saint-Pol05'55
03 Le sentiment d'amour comme possible vertu - Arnaud Saint-Pol06'32
04 Conclusion - Arnaud Saint-Pol01'51
05 Une vertu périmée - Yves Texier05'29
06 D'une conception historiquement répressive - Yves Texier04'17
07 A un réductionnisme abusif - Yves Texier02'49
08 Une valeur à réhabiliter - Yves Texier03'07
09 Conclusion 2 - Yves Texier00'53
10 Donnant, donnant - Franck Robert02'47
11 Générosité - Franck Robert03'45
12 Interpellation - Franck Robert05'16
13 Finitude - Franck Robert06'40
14 Ambivalence - Franck Robert02'42
15 Les vagabonds des origines - Raphaël Picon02'34
16 Le sous-X de toute naissance - Raphaël Picon02'55
CD 2
01 Introduction - Jean-Luc Nativelle02'21
02 Impératifs techniques, imperatif catégorique - Jean-Luc Nativelle04'40
03 L' experience de l'indignation - Jean-Luc Nativelle05'36
04 La Liberté morale - Jean-Luc Nativelle03'40
05 Dignité et devoir-être de l'humain - Jean-Luc Nativelle02'17
06 Conclusion 3 - Jean-Luc Nativelle02'39
07 Le projet gourmand - André Guigot07'05
08 Les quatre principes de la morale gourmande - André Guigot05'13
09 Introduction 2 - Jean-Claude Dumoncel00'56
10 L'éthique de la jalousie selon Spinoza - Jean-Claude Dumoncel02'32
11 La psychologie de la jalousie - Jean-Claude Dumoncel09'53
12 La logique de la jalousie - Jean-Claude Dumoncel04'29
13 Conclusion 4 - Jean-Claude Dumoncel02'35
14 La paresse, mère de tous les vices - Pascal Taranto03'59
15 De l'acédie à la paresse - Pascal Taranto08'31
16 Eloge de la paresse - Pascal Taranto06'12
17 La paresse, mère de tous les vices - Pascal Taranto01'06
CD 3
01 Introduction 3 - Joël Gaubert03'16
02 La force relève d'une violence - Joël Gaubert07'02
03 Pourtant la force ne présente-t-elle pas quelque vertu… - Joël Gaubert06'13
04 Mais ce n'est que sous la condition d'une mise en forme symbolique… - Joël Gaubert05'22
05 L'interdit n'est pas aimable - Jacques Ricot05'24
06 Les interdits de la violence et du vol - Jacques Ricot03'15
07 L'interdit du mensonge - Jacques Ricot01'00
08 L'interdit de l'inceste - Jacques Ricot04'08
09 La transgression - Jacques Ricot06'58
10 Qu'est-ce qu'une vertu? - Angélique Thébert03'54
11 Locke et l'éducation de l'esprit - Angélique Thébert09'08
12 Conclusion 5 - Angélique Thébert02'53
13 Introduction 4 - Roland Depierre01'00
14 Les cinq dysharmonies - Roland Depierre08'53
15 Grande et petite harmonie - Roland Depierre06'24
16 Harmonie et rite - Roland Depierre02'11
CD 4
01 Premier présupposé - David Lebreton06'24
02 Deuxième présupposé - David Lebreton05'23
03 Troisième présupposé - David Lebreton05'18
04 Conclusion 6 - David Lebreton00'54
05 La figure du libertin - Jean-Marie Frey09'11
06 Un isolisme injuste et contradictoire - Jean-Marie Frey06'54
07 La liberté des amants - Jean-Marie Frey02'46
08 Esquisse d'une déconstruction - Denis Mousset05'29
09 Paul et Augustin - Denis Mousset05'19
10 La rétractation de la sphère morale - Denis Mousset04'22
11 Les atouts et les faiblesses - Denis Mousset05'24
12 Introduction: la pure négativité du suicide - Lucien Guirlinger04'17
13 Malédiction mystique - Lucien Guirlinger05'33
14 Profonde humanité - Lucien Guirlinger03'24
15 La portée ontologique du suicide - Lucien Guirlinger06'02
« Du devoir-être » par CulturesFrance (Ministère des Affaires étrangères)

C’est l’enregistrement sonore de conférences organisées à Nantes sur le thème « Vices ou vertus ? ». Du point de vue de la morale, donc du devoir-être, la distinction entre les valeurs comme le bien et le mal, les vices et les vertus, est non seulement admise, mais revendiquée comme absolue et universelle. La volonté de Dieu, l’ordre de la nature, le cours de l’Histoire, ou bien encore l’essence de l’homme, tranchaient entre elles. Mais aujourd’hui dans un monde livré à la barbarie et aux techno-sciences, le point de vue de la morale ne s’impose plus vraiment aux consciences. Il était donc temps, sinon urgent, de réexaminer l’articulation entre les vices et les vertus alors même que la frontière entre le bien et le mal est brouillée au point qu’au fond des consciences un nouvel ordre s’est presque substitué à l’ancien : celui de ne « surtout pas juger ». Loin du traité des vertus de Jankélévitch, comme à l’écart du kantisme, comment agir selon le bien et à quelle maxime de la volonté pouvons-nous désormais conformer nos actions ? Et surtout, subsiste-il encore quelque chose comme des critères ou des repères pour nous guider dans nos conduites ? C’est à ces questions d’ordre pratique, dans toutes leurs variations, que sont consacrées ces études philosophiques. Rappelons à cette occasion tous les mérites de ces CD de « La Librairie sonore » édités depuis plus de quinze ans par Frémeaux, dont le catalogue (148 pages) est impressionnant et qui touche à de multiples domaines (sports, voyages, musique, littérature, politique, sciences, théâtre, ambiance des milieux naturels, etc.). C’est l’ensemble du patrimoine musical, historique, politique, littéraire, philosophique, radiophonique (les grandes voix) qui est mis à disposition du public, des médiathèques et des établissements scolaires dans plus de trente-deux pays du monde. Frémeaux se trouve ainsi être en première ligne pour contribuer à constituer notre mémoire collective, socle de notre culture commune. G.S.-CULTURESFRANCE (MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES)




« Un outil précieux » par Publication Médecine (Masson)

Dans ces quatre CD, vous allez accéder à seize conférences d’environ vingt minutes chacune. Chaque orateur, tous philosophes contemporains, traite un sujet en le replaçant dans la tradition philosophique. Ainsi pourrez-vous entendre Arnaud Saint Pol aborder la question de l’Amour, Yves Texier traiter de la chasteté, Franck Robert du don, Raphaël Picon de la question du « sous X » dans le premier volume. Dans le second volume Jean-Luc Nativelle traite de la bonne volonté, André Guigot de la gourmandise, Jean-Claude Dumoncel de la jalousie, Pascal Taranto de la paresse. Dans le troisième volume, Joël Gaubert aborde la question de la force, Jacques Ricot celle de l’interdit, Angélique Thébert celle de l’obstination, Roland Depierre celle de l’harmonie. Enfin, dans le quatrième volume David Lebreton s’intéresse à la tentation, Jean-Marie Prey au libertinage, Denis Mousset au vice et Lucien Guirlinger au suicide. Plusieurs de ces conférences traitent des sujets qui touchent de près les questions auxquelles nous sommes confrontées, régulièrement dans nos exercices quotidiens. La réflexion sur l’interdit, sur le suicide, la force, l’obstination, le don, la volonté mérite que l’on s’arrête à écouter ces documents sonores facilement accessibles. Cette publication est à conseiller également à l’ensemble des étudiants des divers enseignements dans lesquels nous intervenons. Un outil précieux enrichi d’un petit livret qui prépare l’auditeur à bénéficier au mieux de son écoute… M.L. VIALLARD – PUBLICATION MEDECINE (MASSON)




"De la bonne philosophie" par Jean-Paul Selongey

"Tout à fait intéressant ce titre, qui pourrait sembler désuet et dépassé. Pas du tout on s'aperçoit au contraire de la modernité du sujet qui reste des plus important aujourd'hui. Certains textes sont traités avec une profondeur qui épate (L'acte moral en rapport avec Kant est un petit chef-d'œuvre), un humour très actuel (Eloge de la paresse, irrésistible) et avec émotion comme le dernier sujet qui laisse beaucoup à réfléchir. En tout cas un titre qui ne devrait pas laisser indifférent les étudiants en philo et les passionnés de philo."
par JEAN-PAUL SELONGEY




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