LA RECONSTRUCTION DE LA GAUCHE ?

LAURENT FABIUS & ALAIN FINKIELKRAUT

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Nombre de CDs : 2


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En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Laurent Fabius défend les fondamentaux du socialisme, parmi lesquels figure en bonne place la croyance au progrès. Un progrès qu’Alain Finkielkraut juge destructeur et déshumanisant. L’ancien Premier ministre  mitterrandien et le philosophe du déclin de la culture explorent les voies d’un avenir peu radieux. A moins que...
Laurent Joffrin - Libération

La radio ou la télévision proposent en général des débats duels, où le formatage du média et le nombre de questions posées empêchent quasi systématiquement les intervenants de développer des idées parfois complexes. Tout l’intérêt du Forum Libération de Grenoble est de proposer un débat sur une seule problématique, qui donne aux interlocuteurs la liberté de s’exprimer totalement, d’approfondir et de donner au public tout l’enjeu intellectuel de la question et parfois même de la réponse.
Patrick Frémeaux

Les débats proposés dans ces CDs ont été enregistrés en public, leur qualité sonore est donc inférieure à celle obtenue en studio.

Le grand succès du Forum de Grenoble découle de la qualité des intervenants, plus de cent personnalités venues de tous les horizons pour restaurer la légitimité du débat politique en France. Nous leur exprimons notre gratitude. Mais cet événement n’aurait pas pu avoir lieu sans le dévouement de l’équipe de Libération réunie autour de Max Armanet et sans l’engagement de la rédaction toute entière. Merci aussi à ceux qui, sur place, ont rendu ce Forum possible : la MC2 de Grenoble et la Bifurk, la municipalité dirigée par Michel Destot, le Conseil Général de l’Isère présidé par André Vallini et la Région Rhône-Alpes dirigée par Jean-Jack Queyranne. Remerciements de Groupe Frémeaux Colombini à Vittorio de Filippis.

Droits : Coffret 2 CDs – enregistré en direct du Forum Libération de Grenoble, sept. 2007. Restauré, masterisé, fabriqué et commercialisé par le Groupe Frémeaux Colombini SAS, en accord avec les ayants-droit (Laurent Fabius du Parti Socialiste &  Alain Finkielkraut Philosophe), pour le compte des coéditions Libération – Frémeaux & Associés.
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La reconstruction de la gauche ?

La reconstruction de la gauche ?
Laurent Fabius et Alain Finkielkraut
Animé par Laurent Joffrin







Gauche, droite, que le débat commence, article de Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération et modérateur du présent débat. Paru dans le Cahier spécial de Libération du 13 septembre 2007 : « L’élection présidentielle a bouleversé la donne politique. La majorité expérimente sa recette de révolution conservatrice face à une opposition en voie de reconstruction. Quelle droite, quelle gauche ? Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, ces questions simples sont devenues à la fois indécises et cruciales. Le 6 mai, on le sait, a marqué un tournant dans la vie politique du pays. La donne classique est chamboulée : à droite, l’ambiguïté des premières mesures prises comme l’ouverture spectaculaire du gouvernement à des personnalités d’opposition ont brouillé les repères et rendu malaisée la définition du sarkozysme ; à gauche, l’échec du PS, la décimation de la gauche radicale et la guerre des chefs ouvrent une longue crise d’identité et de direction. Quelle droite nous gouverne ? Quelle gauche va se reconstruire ? A côté de débats culturels, philosophiques ou économiques, ces deux questions clés domineront le forum que Libération organise à partir d’aujourd’hui et pour trois jours à la MC2 de Grenoble avec le soutien de la ville, du département de l’Isère et de la région Rhône-Alpes. Rendez-vous essentiel de la rentrée politique, lieu d’une discussion ouverte, tolérante et approfondie, ce forum permettra à une pléiade de personnalités politiques, syndicales, associatives, littéraires et universitaires de confronter leurs analyses, de comprendre le nouveau paysage national et de découvrir les voies de l’avenir. Mais il faudra, pour cela, répondre aux deux questions. 

Quelle droite ? Au début, tout était simple. Il y a un an, Nicolas Sarkozy était un candidat que la gauche croyait à sa portée. Libéral-conservateur, incarnation française de la «révolution conservatrice» qui a transformé le monde anglo-saxon avant de gagner la planète, le rival de Chirac et Villepin était décentré sur l’échiquier politique français. Ami des patrons et des people, activiste de la réforme droitière, apôtre de la rupture libérale, il prêtait le flanc à une contre-offensive sociale. Que la gauche se dote d’un discours sur la sécurité et la nation qui empêche le chef de l’UMP de faire valoir ses atouts maîtres, et elle pourrait alors opposer au candidat libéral un projet social qui ferait la différence, dans un pays anxieux que la mondialisation libérale rendait avide de protection. Nicolas Sarkozy a manifestement vu la faille. Ses réflexions de politique pragmatique, sans cesse en éveil, sa rencontre avec Henri Guaino, ancien démiurge du chiraquisme social, l’ont convaincu que son bagage libéral serait un sac de pierres sur le dos dans la course qui s’ouvrait. Pendant l’hiver, juste avant le sprint final, son discours changeait de nature, mettant le travail au coeur de la campagne, agitant les symboles de Jaurès et de Blum, s’adressant aux plus défavorisés par un discours direct et sans apprêt. Une inflexion à gauche ? Pas vraiment, puisqu’il s’agissait de remettre en cause, justement, le discours classique de la gauche, et de promettre, pour plus d’argent, plus de travail. Une inflexion patriote et populaire, en tout cas. Dominant par nature le débat sur la sécurité, exploitant contre le FN le thème de l’identité nationale, Nicolas Sarkozy venait aussi, avec ses propres armes, sur le terrain de l’adversaire de gauche, et l’empêchait de capitaliser sur son point fort traditionnel, le social. On a imputé sa victoire aux erreurs de Ségolène Royal et aux retards idéologiques et pratiques du PS. On a oublié de souligner le rôle de ce virage idéologique pris en milieu de campagne et incarné par le discours du 14 janvier à Paris, à la suite duquel Nicolas Sarkozy creusa dans l’opinion un écart que sa rivale ne put jamais rattraper. Dès le premier jour, le nouveau président confirmait la volonté du candidat. Chaque réforme libérale ou conservatrice fut dotée d’un pendant social ; le discours continua à manier les symboles de la gauche, à commencer par l’exaltation de la mémoire de Guy Môquet pour continuer par la nomination de personnalités issues de l’immigration à des postes que la gauche n’avait jamais songé à leur offrir. L’ouverture à gauche, surtout, réalisée à un niveau inédit depuis 1958, achevait de déconcerter l’opposition et de séduire l’opinion. Quelle droite nous gouverne, donc ? Une droite décidée à moderniser la France par-delà les clivages partisans, disent les amis de Nicolas Sarkozy. Une droite libérale-conservatrice dure, qui se cache derrière un rideau de tolérance, dit une partie de l’opposition. Une droite bonapartiste, dit une autre, où la concentration du pouvoir s’allie avec un activisme réformateur et un discours d’autorité et d’action s’adressant directement au peuple, par-dessus toutes les instances représentatives. Certains s’inquiètent de cette rupture qu’ils jugent trop brutale pendant que d’autres, remarquant le caractère hybride des emblèmes brandis, doutent que de vraies réformes libérales puissent être menées à bien avec un président aussi pragmatique et décidé à plaire. Mais, entre ces trois solutions, il faudra bien choisir, faute de quoi on ne saurait comprendre les évolutions futures et encore moins y réagir.

Quelle gauche ? La déconfiture de l’opposition est à la mesure de l’optimisme sarkozien. Elle est transitoire (quoique certaines transitions durent longtemps). Toute démocratie comporte une opposition ; la mondialisation est suffisamment dure aux faibles pour qu’un parti de la justice sociale joue son rôle, déterminé à corriger avec vigueur les failles de l’économie sans s’en remettre platement au seul marché, décidé à proposer aux individus des choix de vie qui ne se résument pas à la logique unidimensionnelle de la marchandise. Encore faut-il traduire ces impératifs dans un langage et un projet contemporains. La majorité des chefs de file de la gauche qui se sont exprimés sur la question sont d’accord sur un point : la rénovation est à l’ordre du jour. C’est un progrès après l’immobilité des années récentes. Mais cette rénovation est-elle neuve ? L’ancienne majorité du PS se prononce avec des nuances pour un aggiornamento réaliste - social-démocrate ou blairiste - de la doctrine socialiste. Acceptation du marché, réforme de l’Etat, vision plus positive de la mondialisation, adoption d’une ligne plus ferme en matière de sécurité : les coups de boutoir portés par Ségolène Royal à l’héritage idéologique du PS, qui expliquent son succès initial, sont ratifiés par ses camarades, quoi qu’ils en disent, ainsi que par une grande partie de l’électorat de gauche, comme l’a montré hier le sondage LH2-Libération. L’ancienne minorité, celle de Fabius ou celle d’Emmanuelli, résiste à l’air du temps, campée solidement sur les piliers du classicisme socialiste, Etat fort, républicanisme intransigeant, interventionnisme fiscal et social, défense des acquis. Quant à la gauche radicale, elle ne manquera pas de dénoncer dans tout effort de rénovation socialiste une «dérive sociale-libérale», restant arc-boutée sur l’anticapitalisme et cherchant le salut dans une difficile réforme de ses structures partisanes. Tout cela, soyons francs, ne nous rajeunit guère. Entre la première gauche et la deuxième, entre les radicaux et les réformistes, la discussion tourne autour de ces thèmes depuis des lustres. La discussion est légitime et inévitable. C’est en présentant la mondialisation comme un défi et non comme une menace que Nicolas Sarkozy l’a emporté. L’opinion, donc, demandait un élan plus qu’une protection. La gauche ne pourra l’ignorer. Son rapport à la société d’aujourd’hui doit évoluer. Jusqu’à présent, elle avait choisi l’orthodoxie dans l’opposition pour se rallier plus ou moins honteusement au réalisme une fois au pouvoir. Si cette fois l’on répond différemment aux mêmes questions, il y aura changement. Mais, au-delà du yin et du yang et de la première et de la deuxième gauche, il faudra aussi inventer autre chose. Une stratégie pour la planète qui dépasse l’opposition entre inconscience béate du côté des industrialistes et malthusianisme déprimant parmi les écologistes de tous les partis ; une politique des minorités culturelles qui sorte du conservatisme républicain sans verser dans le relativisme sans principes ; une conception à la fois positive et critique de l’entreprise, loin de la soumission libérale et de la dénonciation conservatrice et catastrophiste de la gauche radicale : autant de thèmes qui demandent imagination et discussion serrée. Libération en est le réceptacle naturel et l’acteur. C’est le sens du forum de Grenoble où se retrouveront les militants de la pensée libre. Que le débat commence. »
Laurent  JOFFRIN – Libération, Cahier spécial du 13/09/2007
© 2008 Libération - Frémeaux & Associés

Laurent Fabius, Député (PS) de Seine-Maritime, ancien Premier ministre 
(paru dans Libération, Cahier spécial du 15/09/2007)
Evitons les procès, les caricatures et allons à l’essentiel : cela fait vingt ans que le Parti socialiste n’a pas remporté une élection présidentielle et dix qu’il n’a pas gagné des législatives. Pour repartir et pour bien rebâtir, il faut réfléchir. Cela demande du sérieux, une réelle passion des idées, une volonté de reconquête. Cela exige aussi du courage. Et des lieux pour débattre : le forum Libération en est un. Reconstruire la gauche plutôt que seulement la «rénover», c’est d’abord une nécessité pour la démocratie. Car l’omni-présidence actuelle n’aura les coudées franches que si la gauche est molle dans son opposition, confuse dans ses propositions, déchirée dans son organisation. Les valeurs de la gauche sont actuelles, ses propositions doivent évoluer. C’est par le projet que passe la reconstruction. La gauche a besoin de points cardinaux : pour l’environnement, face au vieillissement, sur le développement, en matière de financement aussi. Face au capitalisme financier, indifférent au long terme et à l’humain, la gauche française dans sa diversité et la gauche européenne ont besoin d’un nouvel horizon mobilisateur : reprendre la route du progrès, fixer certaines limites au marché pour assurer la survie de la planète, la santé, l’éducation. Revendiquons nos valeurs, actualisons nos réponses. Sans jamais perdre de vue que moderniser ne signifie pas droitiser.
Laurent FABIUS, Libération, Cahier spécial du 15/09/2007
© 2008 Libération - Frémeaux & Associés

Alain Finkielkraut, Philosophe
(paru dans Libération, Cahier spécial du 15/09/2007)
La gauche, c’est le parti du mouvement. Mais le mouvement, de nos jours, ne résulte plus d’une décision, il vit sa vie, automatique et autonome. Il n’est plus maîtrisé, il est compulsif. Le progrès n’est plus un arrachement à la tradition, il est notre tradition même. Nous sommes soumis à la loi du changement comme nos ancêtres peuvent l’être à la loi immuable. La gauche, c’est le parti de l’égalité. Mais voici que ce principe se dédouble. George Steiner a cette belle définition des professeurs : «Ils sont, dit-il, les courriers de l’essentiel.» Mais ceux qui, au nom de l’égalité, affirment que tout le monde a droit à l’essentiel, se voient rétorquer, avec un sourire dédaigneux : «Qui vous autorise à rejeter certaines pratiques, certaines musiques, certains textes dans l’inessentiel ?» Cette idée-là de l’égalité dénonce dans toute hiérarchie, une intolérable discrimination. Ainsi s’effacent peu à peu les différences entre l’adulte et l’enfant, la culture et l’inculture, la pensée et l’opinion, les belles choses et le n’importe quoi. Ainsi l’élève, devenu l’acteur de sa propre éducation, est-il privé du bonheur d’apprendre et jeté dans la souffrance d’avoir à tout construire par lui-même. Ainsi meurt l’école. La gauche politique, médiatique, intellectuelle, peut-elle se refonder et combattre le mouvement vers l’indifférenciation, qui s’autorise aujourd’hui, de ses valeurs ? Pour le moment, en tout cas, elle n’a rien de plus pressé que de renvoyer dans l’enfer de la réaction les rares personnes qui osent lui adresser ce conseil fraternel.
Alain FINKIELKRAUT, Libération, Cahier spécial du 15/09/2007
© 2008 Libération - Frémeaux & Associés

Ecouter La Reconstruction de la gauche ? - Laurent Fabius & Alain Finkielkraut (livre audio) © Frémeaux & Associés. Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore est partenaire de Radio France, Radio France Internationale, L’Institut National de l’Audiovisuel, l’Assemblée Nationale, l’Historial de la Grande Guerre, le Mémorial de Caen et assure l’édition sonore d’ouvrages en accord avec les ayants droit ou les successions ainsi que les grands éditeurs (les éditions Gallimard, Grasset, Plon, Le Seuil,…). Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires, dans les fnac et virgin, en VPC chez La Librairie Sonore, Audio-archives, Livraphone, Lire en tout sens, Livre qui Parle, Mots et Merveilles, Alapage, Amazon, fnac.com, chapitre.com etc.....Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écouter par téléchargement auprès d'Audible (Audio direct - France loisirs) et d'iTunes (iStore d'Apple) et musicaux sur Fnacmusic.com, Virginméga et iTunes.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 La Reconstruction de la Gauche 1 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut03'44
02 La Reconstruction de la Gauche 2 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut06'31
03 La Reconstruction de la Gauche 3 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut05'06
04 La Reconstruction de la Gauche 4 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut02'42
05 La Reconstruction de la Gauche 5 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'58
06 La Reconstruction de la Gauche 6 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'34
07 La Reconstruction de la Gauche 7 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'14
08 La Reconstruction de la Gauche 8 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut03'27
09 La Reconstruction de la Gauche 9 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'43
10 La Reconstruction de la Gauche 10 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'12
11 La Reconstruction de la Gauche 11 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'12
12 La Reconstruction de la Gauche 12 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'08
13 La Reconstruction de la Gauche 13 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'40
14 La Reconstruction de la Gauche 14 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut05'42
CD 2
01 La Reconstruction de la Gauche 15 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut03'51
02 La Reconstruction de la Gauche 16 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'24
03 La Reconstruction de la Gauche 17 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut05'51
04 La Reconstruction de la Gauche 18 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'12
05 La Reconstruction de la Gauche 19 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut02'50
06 La Reconstruction de la Gauche 20 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut08'29
07 La Reconstruction de la Gauche 21 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut05'08
08 La Reconstruction de la Gauche 22 - Laurent Fabius / Alain Finkielkraut04'28
« Changer le monde ? » par Lire

Nous sommes en Septembre 2007. Le Forum libération de Grenoble réunit Laurent Fabius et Alain Finkielkraut pour débattre de la question de la reconstruction de la gauche. Alain Finkielkraut va droit à l’essentiel. C’est en tant qu’héritier de 68 qu’il est là. Pas du mai parisien, précise t-il, mais du printemps de Prague. C’est sur ce dernier qu’il faut revenir et réfléchir si l’on veut reconstruire la gauche en renouant avec les valeurs qui la fondèrent et la justifièrent. « Modernité », « émancipation », « liberté », « égalité », « tradition », « transmission », autant de mots qui sont devenus des slogans à force d’être maniés par une pensée empêtrée dans des oppositions binaires. Changer le monde ? Il faut aller plus loin : le sauver, empêcher qu’il se défasse, pour reprendre l’injonction de Camus. Mais cette injonction qui attire habituellement, à gauche, les foudres de la mauvaise foi et de la bonne conscience, Laurent Fabius peut-il l’entendre ?
J.S. - LIRE