LIQUIDER 68?

DANIEL COHN-BENDIT & GEORGES-MARC BENAMOU

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Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA5203

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Que faire de l’héritage de 68 ? Le liquider, répond Nicolas Sarkozy. Il fallait donc s’adresser au principal protagoniste. La tempétueuse éloquence de Daniel Cohn-Bendit fait merveille. Mais les arguments d’un sarkoziste converti, Georges-Marc Benamou, brillant conseiller à la culture à l’Elysée, sont souvent pertinents. Un débat qui dominera l’année 2008, pour le quarantième anniversaire…» 
Laurent Joffrin - Libération

« La radio ou la télévision proposent en général des débats duels, où le formatage du média et le nombre de questions posées empêchent quasi systématiquement les intervenants de développer des idées parfois complexes. Tout l’intérêt du Forum Libération de Grenoble est de proposer un débat sur une seule problématique, qui donne aux interlocuteurs la liberté de s’exprimer totalement, d’approfondir et de donner au public tout l’enjeu intellectuel de la question et parfois même de la réponse. » 
Patrick Frémeaux

Les débats proposés dans ces CDs ont été enregistrés en public, leur qualité sonore est donc inférieure à celle obtenue en studio.

Le grand succès du Forum de Grenoble découle de la qualité des intervenants, plus de cent personnalités venues de tous les horizons pour restaurer la légitimité du débat politique en France. Nous leur exprimons notre gratitude. Mais cet événement n’aurait pas pu avoir lieu sans le dévouement de l’équipe de Libération réunie autour de Max Armanet et sans l’engagement de la rédaction toute entière. Merci aussi à ceux qui, sur place, ont rendu ce Forum possible : la MC2 de Grenoble et la Bifurk, la municipalité dirigée par Michel Destot, le Conseil Général de l’Isère présidé par André Vallini et la Région Rhône-Alpes dirigée par Jean-Jack Queyranne.

Droits : CD enregistré en direct du Forum Libération de Grenoble, sept. 2007. Restauré, masterisé, fabriqué et commercialisé par le Groupe Frémeaux Colombini SAS, en accord avec les ayants-droit (Georges Marc Benhamou & Daniel Cohn-Bendit), pour le compte des coéditions Libération – Frémeaux & Associés.
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Liquider 68 ?

Liquider 68 ?
Daniel Cohn-Bendit & Georges-Marc Benamou








Liquider 68 ?
Daniel Cohn-Bendit et Georges-Marc Benamou
Animé par Annette Lévy-Willard
Liquider 68 ?, par Gérard LEFORT, article paru dans le Libération du 15 septembre 2007 :
Liquider 68 ? C’est le candidat Sarkozy qui au début du mois de mai lançait le « débat » en forme de réquisitoire, Mai 68 et les soixante-huitards étant à ses yeux coupables de bien des maux contemporains : dénigrement de l’identité nationale, haine de la famille, de la société, de l’Etat, de la nation, de la République. Pour Georges-Marc Benamou, conseiller culturel du Président, il faut replacer ces déclarations dans le contexte de la campagne électorale et des polémiques : « Tout n’est pas mauvais dans 68, ne serait-ce que parce que les événements de mai sortaient la société française du puritanisme victorien dans lequel les années de plomb du gaullisme la maintenaient. Mais je refuse la religion de 68 qui a engendré bien des passions totalitaires et le déboulonnage de la méritocratie républicaine. » Daniel Cohn-Bendit pense lui aussi que les attaques de Sarkozy étaient électoralistes : « Tourner la page de 68 ? C’est une évidence. 68, c’est fini. Alors, pourquoi cette hargne ? Il s’agissait de rassurer les électeurs de droite de plus de 60 ans qui ont vécu la peur de leur vie en Mai 68. » Le leader Verts souligne d’ailleurs le paradoxe des attaques contre l’esprit de 68 alors que le projet d’un « Grenelle de l’environnement » cite les fameux accords de Grenelle de mai-juin 1968. Bien plus, il estime que Sarkozy est un parfait enfant de 68 : « Il y a seulement vingt ans, jamais un homme divorcé n’aurait été élu président de la République. » Et Dany le Rouge, très en verve, fait rire la salle quand il assène que Cécilia est elle aussi une parfaite soixante-huitarde : « Il est interdit d’interdire, c’est un peu son slogan quand elle envoie chier une invitation à déjeuner chez les Bush. » Benamou s’engouffre dans cette brèche humoriste mais à sa façon, en précisant qu’avec Sarkozy, il fait « le pari d’un mouvement de fond dans la société française, comparable à celui qui eut lieu il y a près de quarante ans. » C’est sur l’école que l’empoignade a lieu. « Ce n’est pas en invoquant le retour de l’autorité que l’école va assurer sa fonction », estime Cohn-Bendit, selon lui on ferait mieux de réfléchir aux pédagogies innovatrices. On nous dit « travailler plus pour gagner plus. Et s’il s’agissait plutôt de travailler autrement pour vivre autrement ? » Benamou, un rien en boucle, réitère que « la faillite totale » de l’école depuis plus de trente ans, c’est la faute aux gauchistes : « En 1968, j’étais en CM2, et on a supprimé le tableau d’honneur. J’ai la nostalgie de cette promotion par le mérite. » Quant à l’injonction sarkozyste de « remettre de la morale dans la politique », elle fait plus que bondir Cohn-Bendit : « J’espère que Sarkozy est aussi immoral que moi dans son comportement quotidien. » Faut-il liquider 68 ? Une des réponses possibles est venue d’un spectateur dans la salle : « 68 est un héritage sans testament. »
Gérard LEFORT, Libération du 15/09/2007
© 2008 Libération - Frémeaux & Associés

Daniel Cohn-Bendit, Député européen – paru dans Libération, Cahier spécial du 14/09/2007
De toutes les fulgurations du « Grand Timonier » Nicolas, celle de liquider Mai 68 est très certainement la plus minable au plan intellectuel. En mettant la barre à droite pour chatouiller la France la plus conservatrice et réactionnaire, il s’acharne à faire semblant de ne pas être l’un des grands bénéficiaires de la révolution sociétale déclenchée en 68. Le respect et la tolérance des sociétés d’aujourd’hui à l’égard de la liberté individuelle et de l’autonomie des espaces de vie expliquent sans aucun doute le fait que la majorité des Français accepte le spectacle burlesque du couple présidentiel qui s’intègre parfaitement au dogme de la culture élyséenne. Il va sans dire que « Tante » Yvonne de Gaulle doit se retourner dans sa tombe. La haine et l’esprit de revanche ne sont jamais porteurs de bons conseils. 1968, c’est fini ! La société a évolué. Les mythes révolutionnaires communistes, libertaires, totalitaires, ou je ne sais quoi encore, se sont effondrés comme des châteaux de cartes. Reste, cependant, l’intuition libératrice de ce mouvement, l’émancipation des individus par l’action collective, résolument ancrée dans l’égalité et l’autonomie de tout un chacun. Dans les débats qui traversent la société française, « l’esprit de Mai » se retrouve chez toutes celles et ceux qui défendent les idées d’autonomie et d’égalité contre le principe d’autorité verticale. Et ce, qu’il s’agisse de la famille, de l’école, des usines ou de la société. Etre fidèle à 68, c’est donc en accepter les défis, en comprendre les erreurs, dont certaines furent fatales, sans pour autant en renier l’esprit. C’est défendre cet espoir de libération et d’autonomie qui nous a tous animés et marqués quoi que l’on pense et fasse aujourd’hui.
Daniel COHN-BENDIT, Libération, Cahier spécial du 14/09/2007
© 2008 Libération - Frémeaux & Associés

Georges-Marc Benamou, Conseiller du Président pour la culture et l’audiovisuel – paru dans Libération, Cahier spécial du 14/09/2007
Pour moi qui ne suis pas de « la génération », Mai 68 n’est pas un « bloc », comme le prétendait Clemenceau à propos de la Révolution française. Il y a le bon Mai 68 et le mauvais. Le bon ? la libération de la femme, Henri Langlois à la Cinémathèque, la conquête des libertés publiques, les cabinets noirs et l’autoritarisme, le puritanisme presque victorien du régime. Et la conquête des libertés privées, toutefois sans jamais considérer que « jouir sans entraves » puisse servir de viatique à une société. Au crédit de Mai 68 aussi : la lutte contre l’académisme artistique et cinématographique, mais cette révolution-là avait été faite bien avant, par la Nouvelle Vague. Et puis, il y a le reste, les slogans ressassés et - trop - souvent leur fureur assassine et totalitaire, Jean Vilar traité de « fasciste » à Avignon, les garnements singeant contre les « CRS, SS » la Résistance de leur père, les fausses valeurs, et les dangereuses : ces utopies dites révolutionnaires devenues criminelles chez nos voisins allemands et italiens (qui, eux, n’ont pas eu la chance d’avoir des Benny Lévy ou des Daniel Cohn-Bendit). A ne pas oublier, au débit de Mai 68 : le relativisme culturel, cet insupportable « Tout est art, nous sommes tous des artistes », la faillite éducative et universitaire, l’assassinat de la belle méritocratie républicaine, et peut-être même la fin de la recherche de l’excellence, avec symboliquement cette année-là la suppression des savoureux tableaux d’honneur de nos écoles. Au fond, la bonne part de Mai 68 aura été la mise en mouvement d’une société assoupie, engoncée. C’est ce même pari qu’en tant qu’écrivain et homme d’action je tente - avec quelques anciens fameux soixante-huitards - aux côtés de Nicolas Sarkozy. Faire bouger la France et ses élites, saisies par cette étrange maladie que Montesquieu « déjà » nommait « La fatigue de la liberté ».
Georges-Marc BENAMOU, Libération, Cahier spécial du 14/09/2007
© 2008 Libération - Frémeaux & Associés

Ecouter Liquider 68 ? Daniel Cohn-Bendit & Georges-Marc Benamou (livre audio) © Frémeaux & Associés. Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Liquider 68 1 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou02'31
02 Liquider 68 2 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou05'54
03 Liquider 68 3 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou04'12
04 Liquider 68 4 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou03'39
05 Liquider 68 5 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou06'51
06 Liquider 68 6 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou06'01
07 Liquider 68 7 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou05'07
08 Liquider 68 8 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou03'40
09 Liquider 68 9 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou06'05
10 Liquider 68 10 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou05'56
11 Liquider 68 11 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou04'36
12 Liquider 68 12 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou04'18
13 Liquider 68 13 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou04'45
14 Liquider 68 14 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou05'05
15 Liquider 68 15 - Daniel Cohn-Bendit/Georges-Marc Bénamou02'09
« L’héritage insaisissable de Mai 68 » par Daniel Cohn-Bendit

« Dany, ce que tu as réussi est extraordinaire. Mais ne te laisse pas embrigader par ces forces gauchistes qui t’amèneront à détruire tout ce qui, aujourd’hui, peut naître de ce que vous êtes en train de créer. » Quarante ans plus tard, ces mots que m’adressaient le 22 mars Jean Baudrillard restent justes. Au risque de décevoir les fans et ceux que la Révolution démange, je ne suis pas le leader d’une certaine révolution qui se serait produite en 1968. Pire : Forget it ! « 68 », c’est fini ! Cela peut de prime abord déconcerter. Déjà dans mon entretien avec Jean-Paul Sartre publié dans le Nouvel Observateur, je lui expliquait n’être que « le haut-parleur » d’une révolte. 68 marque donc le fin des mythologies révolutionnaires – au profit de mouvement de libération  qui se prolongeront des années 70, jusqu’à aujourd’hui. Premier mouvement d’échelle globale à être relayé par la radio et la télévision, le monde des années 60 est celui d’une diversité de révoltes connectées. La mutation de « 68 » opérait avant tout sur la culture traditionnelle, le moralisme ambiant et le principe d’autorité verticale. Elle touchait la vie en société, la manière d’être, de se parler, d’aimer… Malgré son ampleur, le mouvement s’est tenu à l’écart de la violence pour inaugurer une nouvelle figure de l’agitation. Etudiants, ouvriers et familles avaient leurs propres revendications mais tous dans un même désir d’émancipation. La révolte participait de l’expression politique, mais sa finalité n’était pas la prise de pouvoir. En réalité, sa nature existentielle la rendait « politiquement intraduisible ». Le désir de liberté qui portait le mouvement glissait nécessairement sur tous les archaïsmes de pensée. Les catégories stériles de la tradition politique n’avaient par conséquent aucune prise sur les évènements. En France, à droite comme à gauche, le conservatisme était tel qu’il en ratait même le sens pour se rabattre sur des interprétations révolutionnaires stéréotypées. Quant aux anarchistes, leur utopie de l’autogestion généralisée arrimée à des références historiques périmées apparaissait  tout aussi inappropriée. Du rejet initial des institutions politiques et du parlementarisme, nous avons compris, seulement après-coup, que le défi démocratique réside dans l’investissement d’un espace politique « normalisé ». Face aux anarchistes confinés à leur grammaire politique minimaliste du fameux « élections, pièges à cons » et au Parti communiste dont les idéaux révolutionnaires correspondaient, en fin de compte, à des modèles totalitaires de société, les lendemain de Mai ne pouvaient que « virer au bleu » avec la victoire du général de Gaulle aux élections. L’échec politique fut indéniable. Tout aussi indéniable. Tout aussi indéniable cependant, le séisme produit aux niveaux des conceptions antédiluviennes de la société, de la, morale et de l’état. En s’attaquant à l’autoritarisme, la révolte a induit une déflagration au cœur de la structure du pouvoir bicéphale typiquement française qui alliait un gaullisme dominateur et un parti communiste gestionnaire de la classe ouvrière. La radicalité du bouleversement a donc fini par laisser s’échapper le plaisir de vivre. Evidemment, certains n’ont jamais réussi à surmonter le fin de l’extase de ces cinq semaines de folie et d’allégresse, tandis que d’autres attendent toujours que « 68 » réussisse pour culminer dans on ne sait quel « grand soir ».  J’ai pour ma part assumé depuis longtemps et sans nostalgie le « principe de réalité » - sans pour autant minimiser l’ampleur de ce qui s’est produit. Car 68 fut bel et bien une révolte charnière entre deux époques. Ce moment a fonctionné comme une fêlure dans le carcan du conservatisme et des pensées totalitaires pour laisser s’exprimer le désir d’autonomie et de liberté tant individuelles que collectives. Culturellement, nous avons gagné. Alors, révisiter 68… Oui, mais pour le comprendre, en saisir la portée et en prélever ce qui continue de faire sens aujourd’hui. Mais cette opération n’autorise aucune comparaison hâtive et encore moins l’assimilation du moindre soubresaut contestataire de 68. En quarante ans, le contexte a radicalement changé. Le monde de la guerre froide s’est éteint tout comme les écoles et usines aux allures de casernes, les structures syndicales autoritaires. En lieu et place de ce monde , c’est un monde multilatéral que l’on retrouve avec le sida, le chômage, les crises énergétiques et climatiques, etc. Laissons donc aux nouvelles générations le soin de définir leurs propres batailles et désirs. Lever le rideau sur 68, c’est enfin démasquer l’imposture qui voudrait l’associer à tous les maux de ce monde. Pour avoir écrit sur les murs « il est interdit d’interdire », la génération de 68 serait responsable de la violence dans les banlieues, de l’individualisme exacerbé, de la crise de l’enseignement, des « parachutes dorés », du déclin de l’autorité et, tant qu’on y est, pourquoi pas du réchauffement de la planète ! Daniel COHN-BENDIT © PROJECT SYNDICATE/EUROPE'S WORLD, 2008/LE FIGARO




"Liquider 68?" par La Revue des médiathèques et des collections musicales

Animé par Annette Lévy - Willard. Daniel Cohn-Bendit est député européen et Georges-Marc Benamou, Conseiller du Président pour la culture et l’audiovisuel. C’est Nicolas Sarkozy qui, en mai 2007, lançait le débat, Mai 68 et les soixante-huitards sont-ils coupables des maux de la société contemporaine : dénigrement de l’identité nationale, haine de la famille, de la société, de l’État, de la nation  et de la république ?
Pierre DENUIS - REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




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