LATCHO DROM - LA LEGENDE DU SWING MANOUCHE

INTEGRALE 1994-1997

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Nombre de CDs : 3


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FA5206

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"Latcho Drom représente à n’en pas douter un important jalon dans l’histoire des musiques symbolisées par Django Reinhardt.
Tout en reposant sur un héritage clairement revendiqué du génial manouche, Christophe Lartilleux a toujours affirmé avec intelligence et exigence le devoir de moderniser le swing manouche à l’écoute des musiques actuelles et du jazz américain en particulier. Manouche de par sa mère, né dans la famille du cirque Hart-Goujon, Christophe Lartilleux est un passeur privilégié des cultures et des expériences. Dès le début des années 1990, il fonde le désormais mythique Latcho Drom, qui sillonne l’Europe et le Monde pour promouvoir ce swing manouche qui n’était pas encore à la mode. Véritable ambassadeur de la Tziganie, à l’égal d’un Bireli Lagrène ou un Raphaël Fays, il croise les meilleurs musiciens, et affirme sa place d’exception dans le paysage musical français.
Les éditions Frémeaux & Associés sont fières de remettre à la disposition du public dans un seul coffret les trois premiers disques de Latcho Drom de 1994 à 1997 (La Verdine, La Sorcière et Live in Madrid), qui ont placé Christophe Lartilleux et ses acolytes parmi les grands noms du jazz et du swing manouche.” 
Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux

"Réédition des 3 premiers disques de Latcho Drom, sortis entre 94 et 97, à une époque où le swing manouche ne cartonnait pas encore comme maintenant. Sur le premier disque, « La Sorcière », le groupe se compose de C. Lartilleux (guitare solo), J-F Ruiz (guitare d’accompagnement), J. Trolonge (contrebasse) et C. Roman (violon). Ils « envoient », comme on dit beaucoup d’énergie – c’est même parfois un peu speed ! – et de joie de jouer, et se positionnent d’emblée comme des clients sérieux dans le panorama du swing manouche des années 90. En 96, « La Verdine » propose moitié de compos personnelles témoignant d’une belle fraîcheur d’inspiration; le 3e disque est un concert enregistré à Madrid en 1997, avec un nouveau venu au violon, le fougueux Malik Richeux. Le répertoire est ici plus convenu, mais la différence se fait dans l’énergie, les arrangements et les impros : une musique chaude, propulsée par des musiciens passionnés à la technique accomplie. Le groupe va énormément tourner, notamment à l’étranger, et y connaître un immense succès, puis des changements incessants de personnel nuiront quelque peu à son identité. Frémeaux a bien fait de ressortir ces 3 disques d’un ensemble qui a largement contribué à diffuser la bonne parole."
Francis Couvreux – Trad Magazine

“Latcho Drom stands as an important landmark in the history of the music symbolized by Django Reinhardt.
Gleaning from the heritage claimed by the inspired Manouche, Christophe Lartilleux has always maintained the need to modernize Gypsy swing, listening to today’s music, American jazz in particular. With his Manouche mother and born in the Hart-Goujon circus family, Christophe Lartilleux conveys other forms of cultures and experience. 
In the early 1990s, he founded the now legendary Latcho Drom which toured Europe and the rest of the world to promote Gypsy swing when it was not yet fashionable.  A veritable ambassador of Tsigania, on a par with Bireli Lagrène and Raphaël Fays, he has encountered the best musicians and taken pride of place in the French musical landscape.
Editions Frémeaux & Associés are proud to present a boxed set with the first three albums made by Latcho Drom from 1994 to 1997 (La Verdine, La Sorcière and Live in Madrid) which ranked Christophe Lartilleux and his accomplices among the great names of jazz and Gypsy swing.”

Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux

Management concert : Opus 31
Cessionnaire des droits : Frémeaux & Associés en accord avec Christophe Lartilleux - Latcho Drom.

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Latcho Drom

Latcho Drom

La légende du Swing Manouche – Intégrale 1994-1997








Latcho Drom
CD1 La Sorcière
J’habite une ville sans prétention, quoiqu’on y a réservé une place aux Gitans, près d’une usine où pas un ne sévit. On trouve aussi le Chiffonnier d’Egypte dans les décharges municipales. Et le Manouche avec sa couleur d’Indien s’en va du côté de chez les visages pâles. Chez les premiers, on dirait qu’il y a les images en l’air du monde, depuis le début. Chez eux, les plus jeunes s’accrochent aux vieilles branches. Ils sont fidèles aux mouvements ; s’arrêtent dans une expérience du partage. Alors la musique est témoignage du passage à l’âme. Après la route. Les premières notes, elles viennent de là où on les entend : passent la cheminée de la roulotte, traversent les nuages qui passent eux aussi. Arrivé derrière l’atmosphère, par exemple, le Chant gitan peut retrouver le vieux Chopin dans son fa dièse majeur et nocturne (opus 15, n° 2). Depuis les rives des cours d’eau, depuis les terrains vagues de la zone, ils prennent les chemins de la cité, au fil des mœurs à adoucir, flirtent, aiment. Ils jouent pour les notables (à ouïe dire, qu’elle prétention que ce vocable) comme autrefois les troubadours transformaient les guerriers en seigneurs accouplés. Depuis ce début, ils ont produit une musique qui leur ressemble. Avec les plus vieux instruments que l’on puisse trouver. De vieilles choses qui n’ont pas de cesse d’agir à nouveau… les couleurs de l’habit, les saisons de la nature au plus près, l’amitié. On sait que Django a joué plus qu’il n’était triste, plus avec ses proches qu’avec un programme. Mais pour l’esthète bourgeois, il reste un bonhomme “fermé”. Pour l’univers musical, c’est l’enfant : provocateur, libre, et seul dans son besoin de répondre à toutes les visites quotidiennes. Sa musique est violente en partie. Il faut de la force pour soutenir, accompagner ces notes, ces harmonies passées par le filtre du Chant des Nomades. Jean-François “Fala” Ruiz, s’y est engagé depuis qu’il a bu les paroles tziganes dans la guitare de Challain Ferret, lui-même accompagnateur de Django dans le Paris de l’après-guerre. La roulotte ancestrale, la guitare du père, la musique de cirque… des instants qui ont aidé sans doute Christophe Lartilleux à peindre justement : sensibilité et aisance peuvent troubler, comme une ressemblance avec le maître verbe de Django : Jouer. Et les dialogues sont authentiques - l’écoute - faudrait-il dire : autant Charles Roman dont les chorus mémorisent, avec la guitare soliste, l’esprit des formations de jazz à cordes, qu’avec Joël Trolonge, contrebassiste savant et intuitif à la fois. La musique à entendre sur ces plages témoigne du passage marquant de Django Reinhardt. Parce que les musiciens de ce quartette inédit (!) ont eux-mêmes la richesse d’un cheminement original. Parce qu’ils se sont trouvés d’emblée, chacun irremplaçable, pour ce premier enregistrement.
Laurent POIMIROO
© 1994 Latcho Drom 2008 Groupe Frémeaux Colombini SAS

Remerciements : Mingo - Pierre Lebouc - Matthieu Mauroy - Véronique Lartilleux - Laurent Poïmiroo - Nicolas Jaubet - Olivier Rousseau - David Petit - Philippe Larguier - Jeannette Hart-Goujon-Molitor - Latcho Drom Jeannette…

 1. After you’ve gone (Creamer & Layton) 3’08
 2. Porto Cabello (Django Reinhardt) 4’02
 3. De Moscou à Odessa (Boulou Ferret) 3’08
 4. Minor Swing (D. Reinhardt - S. Grappelli) 2’38
 5. Claudine (Jean Tordo) 3’51
 6. Swing Guitare (D. Reinhardt) 3’17
 7. Lulu Swing (Lousson Reinhardt) 3’42
 8. Confessin’ (that I love you) (Neiburg & Dougherty & Reynolds) 4’06
 9. The World is waiting for the Sunrise (Lockhart & Seitz) 2’28
10. Douce ambiance (D. Reinhardt) 3’14
11. La Sorcière (Maurice Vittenet) 3’46
12. Cherokee (Ray Noble) 2’27

Avec : Christophe LARTILLEUX : guitare solo
Jean-François RUIZ : guitare rythmique
Joël TROLONGE : contrebasse
Charles ROMAN : violon
Photo de couverture originale : David Petit
Enregistré en prise directe au studio AURORE Montauban par Michel Jausserand, le 02/12/1993

CD2 La Verdine
On a tous au cœur le sanglot étouffé d’un violon tzigane qui pleure à notre place un chagrin d’amour. On garde tous un accord de guitare de Django qui nous remet en mémoire l’éclat d’un sourire ou d’un regard. Le jazz manouche a cette faculté d’ouvrir tout grand les vannes aux souvenirs, heureux ou tristes, souvent les deux à la fois. C’est sans doute pour cela qu’il plait tant à ceux qui ont des cicatrices à l’âme. Et tout le monde en a. Pourquoi a-t-il, plus que d’autres musiques, ce pouvoir d’évocation ? Parce qu’il est notre culture à nous, profondément enracinée dans le tréfonds de nos sentiments. Face à une trahison sentimentale, des voisins pénibles, des amis décevants, une famille collante, nous nous sommes tous retrouvés, rêvant d’être des Gitans, des Roms, des Tsiganes, des gens de nulle part et de partout, coupant les ponts de “l’Europe aux anciens parapets”, comme disait Arthur, “pressant violemment la voile” comme disait Rimbaud. Christophe Lartilleux, lui, manouche, il l’est, le veinard, par sa mère. La roulotte, la verdine, en manouche, il y a vécu son enfance et son adolescence. Sa famille y vit toujours. Il en garde la nostalgie et a composé “la verdine” précisément là-dessus. Ce nouveau disque, à la différence du premier CD, comprend des compositions originales, et la famille, qui est la grande racine de ces déracinés volontaires, en est la grande inspiratrice. La grand-mère de Christophe Lartilleux, “la sorcière” comme l’appelaient les “salauds de braves gens” qui masquent derrière le quolibet leur propre pusillanimité, il l’avait mise sur la pochette de son premier CD. Aujourd’hui, il lui consacre un solo de guitare (Babo, en manouche, cela veut dire grand-mère). Pour la famille également, Nathalina (second prénom de l’épouse de Christophe), une pudique et tendre déclaration d’amour. Les autres musiciens du groupe ne sont manouches que d’adoption. Mais quelle belle intégration ! Ainsi, Jean-François Ruiz, le guitariste qui aujourd’hui “fait la pompe” chez Latcho Drom, après des années chez Challain Ferret, a écrit Blanca, un portrait virtuose à l’espagnole et un Todo Modo que ne désavouerait pas un Raphaël Faÿs. On devine où vont les admirations de Charles Roman, le violoniste, gadjo lui aussi, mais tellement imprégné d’esprit manouche : Mosse the Stuff dit assez clairement son goût pour Charlie Parker (Moose the Mooche), et pour Stuff Smith. Celles de Joël Trolonge, le basssite, vont à Oscar Petitford (Merci Mr O.P.) et le duo contrebasse pizzicati de violon qu’il nous offre ainsi est une réussite, de même que La Poule au rythme très gallinacé jusqu’à la fuite effarouchée finale. Tous les quatre s’y sont mis, enfin, pour rendre un hommage appuyé à l’un des “membres” apparentés de la famille de Christophe, la chienne Lili, bénéficiaire d’une jolie dédicace sur un rythme endiablé (Blues for Lili). On retrouve aussi sur ce disque leurs grandes admirations communes : Django Reinhardt, bien sûr, le grand frère mythique dont il faut cultiver le souvenir et le faire vivre à notre époque, en le modifiant, en le trahissant, pour mieux lui être fidèle. Alors, on a Mademoiselle de Bucarest, Manoir de mes rêves, Troublant Boléro et aussi Rythme Futur, dans lequel Django lui-même avait ouvert des pistes pour sa succession. Mais aussi les sources françaises (Balajo), le jazz américain, celui qu’aimait Django, d’où I Can’t Give You Anything But Love et Night in Tunisia. Latcho Drom, c’est la fidélité à l’esprit manouche, sans s’enfermer dans une tradition qui serait à la longue sclérosante. C’est l’esprit manouche d’aujourd’hui avec des voitures au lieu de chevaux pour tirer leurs caravanes, avec le frigo et la télévision au lieu du feu de bois, mais toujours la même liberté, le même désir de l’ailleurs, le même sens de la famille. Leur musique, elle s’aère au vent d’aujourd’hui, mais elle parle toujours des amours, des passions, de la tendresse, du malheur et du plaisir. Elle parle de nous. C’est pour cela qu’elle nous parle.
Michel BEDIN - Jazz Hot
© 1996 Latcho Drom 2008 Groupe Frémeaux Colombini SAS

Présentation du groupe, par Laurent Poïmiroo
Jean-François RUIZ
Issu du conservatoire de Toulouse où il obtient, entre autre, son premier prix de guitare. Ecoutant infatigablement des musiques du silence, des terres violentes et lumineuses, l’oreille relative s’est construite dans l’attraction de la terre, dans la marche sur le granit, du luth arabe à Ohana. Lorsqu’il accompagne, adolescent, Challain Ferret (sur le fil de Django), sa culture musicale il l’avait déjà cueillie autour du bassin méditerranéen. Lieu de naissance : Casablanca. De sa retenue naturelle, on peut dire qu’elle est un don pour nourrir les individualités de Latcho Drom, à travers ce choix pioché dans le jazz : section rythmique, donc harmonique puisque manouche…

Joël Trolonge
Signe particulier : contrebassiste, influences : moult ! Plats préférés : les poissons (mer ou rivière), le lapin à l’étouffée. Qualité : ne ronfle pas. Défaut : ne sais pas danser la valse !! Historique : après avoir essayé la réparation de pianos, l’agriculture, l’enseignement, opte finalement pour la contrebasse au grand dam de ses voisins. De rencontre en jam sessions, de clubs en festivals, il succombe à l’attrait des standards du répertoire américain. La rencontre avec C. Lartilleux, J.F. Ruiz et C. Roman lui offre l’occasion de découvrir Django Reinhardt, et l’existence d’un répertoire plus proche de ses racines. Un malheur n’arrivant jamais seul, il réussit à caser des compositions dans le deuxième CD de Latcho Drom.

Charles Roman
Né à Casablanca, il fut bercé par des mélopées orientales, des chansons françaises et du folklore espagnol. “Rapatrié”, il étudie la musique classique au conservatoire d’où il ressort avec une passion intense pour le jazz noir-américain et ses improvisateurs !!! Vînt alors le jour de gagner sa vie. Il s’engage à 5 ans comme guitariste dans l’univers du bal, mais l’appel du violon est plus fort et il trouve avec joie sa place dans de violoniste dans un orchestre Afro-Cubain. Quand Christophe Lartilleux l’appelle, c’est avec émoi qu’il relève le défi de jouer ce jazz si pur et si troublant, cette musique où le cœur doit parler, celle du génie de Django Reinhardt…

Christophe Lartilleux
Le gitan blanc (les manouches l’appelaient ainsi) c’est Yvon, mon père et professeur. Issu d’une famille de musiciens, il m’a donné l’amour de la musique. Josette, ma mère, vient d’une famille manouche, grande famille de cirque du début du siècle : Hart & Goujon. Le cirque tient une grande place dans ma vie, surtout le cirque Pinder Jean Richard, avec qui j’ai connu les sensations du voyage, de la liberté. Ce mélange de racines et de cultures m’a véritablement construit et m’imprègne à tout jamais. Les notes manouches rythment ma vie, bien sûr je me suis tourné vers d’autres styles musicaux, tels que le jazz fusion, bop, flamenco… mais c’est avec les notes du maître Django que tout prend un sens, et je me dis que là sont mes racines, et que là est ma vérité.
© 1996 Latcho Drom 2008 Groupe Frémeaux Colombini SAS

Remerciements : Alain Hakoun - Michel Bedin - Mingo - Laurent Poïmiroo - Loïc Borlies - David Petit (photos C.V.) - Mathieu & Christelle / Sans oublier tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à cet album !

 1. Blanca (J.F. Ruiz) 2’18
 2. Night in Tunisia (D. Gillespie) 3’25
 3. La Verdine (C. Lartilleux) 3’57
 4. Moose the Stuff (C. Roman) 3’02
 5. Troublant Boléro (D. Reinhardt) 4’10
 6. Blues for Lili (Latcho Drom) 2’38
 7. Merci Mr O.P. (J. Trolonge) 2’40
 8. Rythme Futur (D. Reinhardt) 2’35
 9. I Can’t Give You Anything But Love (Mc Hugh - Fields) 4’00
10. Balajo (Jo Privat) 3’08
11. Natalina (C. Lartilleux) 6’15
12. La Poule (J. Trolonge) 3’24
13. Todo Modo (J.F. Ruiz) 3’22
14. Manoir de mes rêves (D. Reinhardt) 4’42
15. Mademoiselle de Bucarest (Traditionnel) 4’30
16. Babo (C. Lartilleux) 2’38

Avec : Christophe Lartilleux : Guitare solo, Selmer, Favino
Jean-François Ruiz : Guitare rythmique, Dupont, Castelluccia
Joël Trolonge : Contrebasse, Nogaro
Charle Roman : Violon
Invité : Alain Hakoun : Guitare Selmer sur 4, 9 et 14.
Enregistré et mixé en Janvier 1996 au studio 2JL - Montauban - par Mingo Josserant
Maquette graphique d’origine : M. Mauroy

CD3 Live in Madrid
Imprévu, ce troisième album est le fruit de rencontres uniques et inoubliables… Avec Malik Richeux, le nouveau venu, virtuose du violon et du plaisir de jouer, tout de suite en osmose avec le groupe : Christophe Lartilleux, guitariste élégant et novateur, Alain Hakoun, rythmicien précis et précieux, et Joël Trolonge, contrebassiste, dont le groove n’a d’égal que les solos, pleine d’humour et de musicalité. Avec Denis Morand, Parisien devenu Madrilène, producteur de disques, et Alexis Andral, ami musicien, à l’origine de ce projet. Avec toute l’équipe du Café Central, club de Jazz qui propose des concerts tous les soirs depuis 15 ans ! Lieu magnifique, ambiance et accueil chaleureux. Résultat : une musique enthousiaste, chaude, passionnée… “A tout petit pas de loup”, vieille chanson française, arrangée avec tout le swing qu’il faut, les incontournables standards, de “Out of Nowhere” à “Undecided”, “Caravan”, Arabe, Tzigane et Universelle, un célèbre chorus de Django, repris à l’unisson, violon-guitare (“I’ll see you in my dreams”), improvisation Flamenca d’un soir pour l’intro de “Bossa Dorado”, “Manoir de mes rêves”, où les solistes rivalisent de finesse musicale (sur la plage de Copacabana…), “Rythme futur” (plus futuriste que jamais !), “Night Trane” (composition de Christophe), et pour finir “Mademoiselle de Bucarest” (et son intro en forme de chasse aux moustiques…). Nouvelle étape dans leur carrière, ce premier live caractérise parfaitement les musiciens de Latcho Drom : énergie, talent, musicalité, humour et surtout une formidable envie de jouer, de donner, d’offrir leur musique au public.
Hervé BILLERIT
© 1997 Latcho Drom 2008 Groupe Frémeaux Colombini SAS

Note du coproducteur : C’est au moment où s’établit la communication, où la peau se hérisse, où l’imagination s’envole, que l’on comprend dans toute son ampleur ce qui se produit lorsque quatre musiciens enthousiastes s’embarquent vraiment avec le public. A travers leur plaisir de partager (tellement familier et proche), ils nous entraînent dans leur monde fait de joies. Denis et Isabel

 1. A tout petit pas de loup (Dupuy/Womey/Wise/Weisman) 4’28
 2. Undecided (Shavers/Robin) 2’46
 3. Caravan (J. Tizol/D. Ellington) 9’18
 4. Confessin’ (Daugherty/Reynolds) 3’47
 5. Out of Nowhere (J.W. Green/Heyman) 4’58
 6. I’ll see you in my dreams (Jones/Kahn) 2’16
 7. Bossa Dorado (D. Schmitt) 7’12
 8. Clair de Lune (D. Reinhardt) 3’38
 9. All of me (Simons/Marks) 2’20
10. La Gitane (Tchan Tchou Vidal) 2’56
11. Rythme Futur (D. Reinhardt) 2’47
12. Manoir de mes rêves (D. Reinhardt) 4’31
13. Night Trane (C. Lartilleux) 5’03
14. Mademoiselle de Bucarest (Traditionnel) 10’18

Avec : Christophe Lartilleux : Guitare solo - Alain Hakoun : Guitare rythmique - Malik Richeux : Violon - Joël Trolonge : Contrebasse / Enregistré au Café Central à Madrid les 25, 27 et 28 juin 1997 par Jose Egea Gutierrez. Mixé par Mingo Josserand à Toulouse en juillet 1997. / Produit par Globali Productions et Musique du Soleil - Licence éditions Célia / Cessionnaire 2008 Groupe Frémeaux Colombini SAS

CD Latcho Drom © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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« Un beau monument en hommage au jazz manouche » par The Lion
Appartenant à la génération, en voie de disparition, (celle de Franck Ténot) qui a découvert le jazz aux débuts des années 40, j’ai eu le bonheur de voir et écouter, vivants, sur scène, Django Reinhardt et son mythique quintette. Ceci explique le plaisir, souvent exprimé ici, d’assister à la résurgence et au renouveau du jazz manouche en France. Grâce aux Bireli, Lagrene, Rafael Fays, Stochelo Rosenberg, aux frères Ferré et de nombreux autres guitaristes de talent, non seulement l’héritage de Django n’est pas perdu, mais il nous est transmis avec brio, intact en son esprit et enrichi par l’apport de leur personnalité et de leur génie propre. Le guitariste Christophe Lartilleux, manouche par sa mère est un de ces héritiers à la fois bourré de talent et respectueux du patrimoine légué par le maître. En 1990, il a crée « Latcho Drom », un quintette avec lequel il a sillonné le monde. Les trois CD de ce coffret prestigieux contiennent les trois premiers disques enregistrés par Latcho Drom entre 1994 et 1997 avec Christophe Lartilleux, deux guitaristes rythmiques, un contrebassiste et le violoniste Charles Roman. Intitulés respectivement « La Verdin », « La Sorcière » et « Live in Madrid », ils contiennent de nombreux thèmes de Django Reinhardt, des standards issus du répertoire du quintette du HCF et quelques compositions originales. Si le souvenir et l’âme de Django et de Stéphane Grappelli planent sur cette merveilleuse musique, son style et son inspiration portent, néanmoins et sans ambiguïté, la marque et la signature de l’immense talent de Christophe Lartilleux et de ses complices. Un beau monument en hommage au jazz manouche. A ne manquer sous aucun prétexte.
Pierre SCHAVEY – THE LION




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 After You'Ve Gone - Latcho Drom03'11
02 Porto Cabello - Latcho Drom04'07
03 De Moscou à Odessa - Latcho Drom03'14
04 Minor Swing - Latcho Drom02'43
05 Claudine - Latcho Drom03'57
06 Swing Guitare - Latcho Drom03'19
07 Lulu Swing - Latcho Drom03'43
08 Confessin' That I Love You - Latcho Drom04'08
09 The World Is Waiting For The Sunrise - Latcho Drom02'31
10 Douce Ambiance - Latcho Drom03'18
11 La Sorcière - Latcho Drom03'51
12 Cherokee - Latcho Drom02'30
CD 2
01 Blanca - Latcho Drom02'17
02 Night In Tunisia - Latcho Drom03'27
03 La Verdine - Latcho Drom04'00
04 Moose The Stuff - Latcho Drom03'07
05 Troublant Boléro - Latcho Drom04'18
06 Blues For Lili - Latcho Drom02'44
07 Merci Mr Op - Latcho Drom02'48
08 Rythme Futur - Latcho Drom02'40
09 I Can'T Give You Anything But Love - Latcho Drom04'07
10 Balajo - Latcho Drom03'13
11 Natalina - Latcho Drom06'18
12 La Poule - Latcho Drom03'25
13 Todo Modo - Latcho Drom03'24
14 Manoir de mes Rêves - Latcho Drom04'40
15 Mademoiselle de Bucarest - Latcho Drom04'30
16 Babo - Latcho Drom02'39
CD 3
01 A Tout Petit Pas de Loup - Latcho Drom04'56
02 Undecided - Latcho Drom03'00
03 Caravan - Latcho Drom09'29
04 Confessin' That I Love You - Latcho Drom03'59
05 Out Of Nowhere - Latcho Drom05'18
06 I'll See You In My Dreams - Latcho Drom02'19
07 Bossa Dorado - Latcho Drom07'54
08 Clair de Lune - Latcho Drom03'52
09 All Of Me - Latcho Drom02'32
10 La Gitane - Latcho Drom03'05
11 Rythme Futur - Latcho Drom03'02
12 Manoir de mes Rêves - Latcho Drom04'40
13 Night Trane - Latcho Drom05'13
14 Mademoiselle de Bucarest - Latcho Drom10'49
"La musicalité et l'énergie sont bien présents" par Djangostation

"Les éditions Frémeaux & Associés proposent un coffret comprenant les trois premiers disques du groupe Latcho Drom mené par Christophe Lartilleux. On y trouve « La sorcière » premier CD très énergique du groupe qui portait sur la pochette une photo de la grand-mère du guitariste. Sorti en 1994 Christophe y est accompagné de Jean-François Ruiz à la guitare rythmique, Joël Trolonge à la basse, et de Charles Roman au violon. Il est composé de reprises assez classiques dans le style mais envoyés à un tempo d’enfer le tout enregistré en une prise. Le second CD « La Verdine » est paru en 1996. On y retrouve pratiquement la même équipe mais agrémenté d‘un guitariste invité « Alain Hakoun ». Même la grand-mère est présente avec un titre « Babo » qui lui est dédié. Mais cette fois- ci en plus de quelques reprises, plusieurs compositions apparaissent de chacun des musiciens du groupe. Le dernier CD est un concert « Live in Marid » enregistré au Café central les 25, 27 et 28 juin 1997. Alain Hakoun a pris la rythmique et Malik Richeux le violon. Les morceaux sont assez classiques mais la musicalité et l’énergie sont bien présents. Trois CD qui résument bien le début de carrière de ce guitariste trop souvent oublié qui tente d’ouvrir vers d’autres voix ce qu’on appelle aujourd’hui le jazz manouche... et ça depuis le début, la preuve." par Cristof - DJANGOSTATION




« Une fête manouche » par L’Alsace

Parce qu’il a un extraordinaire pouvoir d’évocation, le jazz manouche ouvre en grand les vannes du souvenir, triste ou heureux. Grâce aux éditions Frémeaux, éditeur de l’intégrale de Django Reinhardt, on peut se régaler d’un bel et triple album dû à Latcho Drom, en l’occurrence le guitariste Christophe Lartilleux et sa bande de sacrés musiciens. Héritiers des musiques de Django, Lartilleux s’est fait un devoir de moderniser, avec exigence et intelligence, le swing manouche. On retrouve Latcho Drom, avec dans le même coffret, ses trois premiers albums enregistrés entre 1994 et 97. Et on vibre d’aise. L’ALSACE




« A suivre assurément » par Trad Mag

Le jazz manouche a le vent en poupe : pas un mois sans un nouvel enregistrement, pour faire vivre encore et toujours l’œuvre de Django Reinhardt. Certes ce nouveau CD, (le premier d’un groupe de la région de Toulouse composé de quatre musiciens d’horizons différents) ne révolutionne pas le genre; mais il a l’immense mérite d’avoir été enregistré en prise directe, et là ça ne triche pas. Le soliste, Christophe Lartilleux a des doigts, comme on dit ; il n’en fait pas trop et est assez inventif, même si le tempo de certains morceaux est parfois un peu trop rapide. Bien soutenu par Jean-François Ruiz, guitariste d’accompagnement qui a notamment travaillé avec Challain Ferret père, ancien accompagnateur de Django, et par Joël Trolonge à la contrebasse et Charles Roman au violon, deux musiciens qui je l’avoue sont des inconnus pour moi dans le milieu (ce qui n’enlèvent rien à leurs qualités d’instrumentistes). Christophe Lartilleux nous invite à un voyage de qualité au pays du jazz manouche, dans la plus pure tradition. A signaler la judicieuse reprise du magnifique thème de Boulou Ferré « De Moscou à Odessa ». Un nouveau groupe à suivre assurément Cho Drom ! Francis COUVREUX – TRAD MAG




« Parfaitement inimitable » par Jazz Magazine

Non, ce n’est pas Django! Non, ce n’est pas Stéphane! Mais ces jeunes gens en ont cueilli l’âme. Sur ce rythme manouche inflexible, rebondissant et, pour tout dire, parfaitement inimitable, Christophe Lartilleux et Charles Roman, avec l’aide de Jean-François Ruiz et Joël Trolonge, égrènent des notes qui ont l’odeur d’un feu de bois dans une clairière secrète. Ils vous y invitent. Ne refusez pas ! Ecoutez plutôt Claudine, une valse gitane qui fera danser vos rêves. Michel LAVERDURE – JAZZ MAGAZINE




« Latcho Drom - Laverdine » par Etudes Tziganes

Il fût un temps où la parution sur disque d’un ensemble à cordes s’inspirant du Quintette du Hot Club de France aurait été un événement en soi. Mais, depuis le retour en force de la musique manouche et du swing musette, dont les disques sont légion (réjouissons-nous en !), il n’est guère de groupes musicaux « branchés », chanteur de variété ou de rock, qui n’incluent dans leur instrumentation une guitare manouche, un violon tzigane, voire un accordéon (si méprisé, il y a peu !)… « World music » banalisant tout, à l’éclectisme suspect rimant trop souvent avec opportunisme ou exotisme, où tout s’emprunte et se pille sans vergogne – folklores, traditions instrumentales, look – sous couvert de fraternel  métissage et qui masque en fait des préoccupations commerciales assez étrangères au rapprochement des peuples… Rien de tout cela avec ce nouveau disque de Latcho Drom, un quartette à cordes maintenant bien familier des festivals de jazz et dont les membres sont à l’évidence des pures. Leur langage commun est, on l’aura compris, issu du fameux style manouche de l’école Django Reinhardt/Stéphane Grappelli, et décidemment (par rapport à leur premier CD, « La Sorcière » déjà très attachant ), ils en manient la syntaxe avec de plus en plus de sûreté et de nuance. Et, c’est en cela que ce bel album constitue un réel événement : sans nullement copier les clichés et tournures de leurs idoles - comme tant d’épigones trop serviles- les musiciens de « Latcho Drom » ont miraculeusement saisi l’esprit d’un idiome si particulier en l’exprimant avec un grand naturel. Il est vrai que le guitariste soliste Christophe Lartilleux a lui-même baigné toute sa jeunesse dans le milieu des « gens du voyage », dont il est issu, tandis que Jean-François Ruiz, la seconde guitare, accompagna très longtemps un ex pilier du Quintette du Hot Club de France : le gitan Challain Ferret. Quant au violoniste Charles Roman, ses origines quelque peu slaves ne sont certainement pas étrangères à la parfaite adéquation de son jeu. Toujours est-il que ce qui frappe l’écoute de ce disque c’est l’exceptionnelle cohésion du groupe qui joue moins sur les contrastes de personnalités souvent néfastes au feeling général - que sur un son d’ensemble dans lequel se font une section rythmique exemplaire de swing (chose plus rare qu’il n’y paraît dans ce contexte) à laquelle participe activement le contrebasse de Joël Trolonge. Avec « Blanca » l’album s’ouvre sur un thème original à l’étrangeté assez proche de celle des compositions de Joseph Reinhardt dont « Latcho Drom » semble avoir la prédilection (cf. « Blues for Lili »), et d’emblée le quartette manifeste un drive dévastateur, poursuivant par un « Night in Tunisia » non moins fulgurant. Au phrasé staccato très varié de la guitare de Christophe Lartilleux (single note, octaves et accords), s’oppose le discours plus linéaire du violon de Charles Roman qui, cependant, sait à l’occasion se faire plus âpre : ainsi dans « Moose the Stuff », manifestement dédié à Stuff Smith (l’autre voix/voie du violon jazz). Atmosphère résolument swing , aux improvisations pleine de verve, qui règne également sur « I Can’t Give You Anything But Love », « La Poule » ou « Todo Modo », contrastant avec le caractère rhapsodisant de « La Verdine » ou « Mademoiselle de Bucarest » d’obédience nettement plus tzigane où l’archet de Ch. Roman évoque l’expressivité des cadences magyares. C’est assez dire la diversité du répertoire et des climats proposés ici, puisque cela va de la valse swing au boléro ! Des valses, telle « Blajo », exposée en harmoniques ( une difficile technique inaugurée par Django et que Christophe maîtrise étonnement), ou « Merci Mr O.P. » (hommage à Oscar Pettiford sans doute) structurellement assez proche de « Flambée montalbanaise » et à l’alliage sonore violon/basse, pizzicati inusité. Quant aux boléros, outre le nonchalant « Natalina » à la belle musicalité, le quartet aborde avec beaucoup de respect le célèbre « Troublant Boléro » et nos deux solistes retrouvent comme par miracle, la complémentarité fusionnelle de tandem Reinhardt/Grappelli : un délicat équilibre sonore qu’illustre également une très poétique version de « Manoir de mes rêves » (exposée en duo, avant que la section rythmique n’intervienne) et où Ch. Lartilleux révèle, par son sens de l’arabesque et du développement un talent architectural certain. Bref, un album si plaisant, et d’une telle richesse d’invention, que l’on aimerait faire tout découvrir à l’éventuel acquéreur. Afin de la convaincre (si ce n’est déjà fait !), citons donc encore « Dabo », un solo intégral de guitare, démontrant les mêmes qualités de construction et - cerise sur le gâteau - « Rythme futur », cette œuvre intrigante d’un Django Reinhardt manifestement sensible aux compositeurs de son temps (Honneger, Bartok, Ravel), morceau de bravoure que le quartette exécute note pour note avec une belle humilité devant la partition. Mais gageons que Latcho Drom n’en restera pas là, et qu’il nous réserve encore bien des futurs rythmes ! Alain ANTONIETTO - ETUDES TZIGANES




« Authentic gypsy virtuosity" by Just Jazz Guitar

Before I get accused of featuring only Gypsy jazz in my reviews, I must draw your attention to Latcho Drom, a Hot Club like band from France. Latcho Drom were on the bill at the 1995 Django Reinhardt Festival and played a storming set gaining one of the week end’s best responses from the highly critical audience. This CD, while sounding sometimes sterile by comparison to the live set, still brims with original and authentic gypsy virtuosity lacking is so many bands of this type around today. The program is varied mixing Reinhardt favorites with good ol’ American standards like After You’ve Gone and Cheerokee (written in tact by an Englishman!). For lovers of Django style guitars, search this CD out, because unlike a lot of modem groups these guys are the real thing. French Gypsy music played by a French virtuoso guitarist. JUST JAZZ GUITAR




« Une savoureuse complicité » par French Guitare

La meilleure façon de parler de Latcho Drom est de préciser, d’abord, qu’il s’agit d’un groupe au sens le plus complet du terme, un vrai groupe qui se sent bien sur scène et qui respire le swing et le bonne humeur. C’est ce qu’on ressent à l’écoute de cette album live, enregistré « sans filet ». Le répertoire de Latcho Drom est un mélange de standards de Jazz, de compositions de Monsieur Reinhardt, de valses manouches, de traditionnels tziganes et de compositions originales. Des titres que l’on connaît dans d’autres versions et qu’on redécouvre ici dans des arrangements insolites. Savoureuse complicité de la guitare de Christophe Lartilleux et du violon cajolé par Malik Richeux. La rythmique est en de bonnes mains, celles de Joël Trolonge à la contrebasse et d’Alain Hakoun à la guitare rythmique. Retenez ce nom : Latcho Drom… il vous dit quelque chose ? Mais oui, c’est aussi le titre du film de Tony Gatlif sorti en 1993. Ca veut dire « bonne route » en rom. Fred LOIZEAU – FRENCH GUITAR




« L’esprit manouche » par Best

Ben oui, Latcho Drom fait du jazz manouche, c’est à dire du Django, puisque le talentueux bonhomme possède selon toute évidence l’apanage du style. Difficile donc d’être foncièrement original dans le genre, en jouant sur les mêmes grattes que Django, en foutant des plans violons à la Grappelli partout et en ne reniant nullement de surcroît, les influences suscitées… Passons outre, donc, cette source d’inspiration quasi intarissable – il n’y a qu’un seul Django, mais il a beaucoup d’enfants – pour nous intéresser aux compos proprement dites. La Verdine est un album qui s’écoute du début à la fin avec un égal sourire : les standards sont exécutés on ne peut mieux, et les titres personnels montrent sans contestation possible des musiciens créatifs, compétents, qui ont chopé l’esprit manouche comme on chope un cancer, c’est à dire de façon définitive et profonde ! L’amateur du genre un tant soit peu tolérant ne pourra détester cette réunion de chenapants, qui vous baladent les oreilles au travers de mélodies au swing aussi efficace qu’un tremblement de terre. Charles LEGRAVERAND-BEST




« Latcho Drom – Live in Madrid » par Hot Club

Mit einem lauten Bravoruf aus dem Publikum beginnt dieser Live-Mitschnitt der Gruppe Latcho Drom aus Toulouse. Diese VorschuBlorbeeren sind absolut gerechtfertigt, hört man sich die darauffolgeneden, gut 70 Minuten an. Die Aufnahmen wurden im Juni dieses Jahres im Café Central in Madrid gemacht. Malik Richeux an der. Geige und Alain Hakoun an der Rhythmusicguitarre sind neu in der Gruppe. Die Umbesetzung an diesen Instrumenten hat der Musik von Latcho Drom noch einmal einen Schub an Intensïtat und Power gegeben. Vor allem Richeux an der Geige spielt so erfrischend differenziert und aus-drucksstark, daB es eine wahre Freude ist. Sologitarrist Christophe Lartilleux verstecht es sein technisch hervorragendes Speil in den Dienst seiner Emotionen zu stellen und liefert traumhafte Chorusse ab. Die Tatsache, dab die ganze Gruppen, auch der Bassist Joël Trologe swingt was das Zeug hält, sehr nahe am Publikum agiert, durch Zrufe aus demselben angefeuert wird und sich auch unterreinander aufmuntert, lassen auch auf CD eine einmalige Liveatmosphäre entstehen. Die Titel, allé hervor-ragend arrangiert und interessant gestaltet, sind Standards des Zigeuner-Swing. Einen davon besonders herauszuheben fält schwer. Auffälig sind jedoch Bossa Dorado, einmal nicht das 0815-Arrangement, Caravan, oder I’ll see you in my dreams. Gitarre un Geige spielen den Django-Chorus unisono. Virtuos und kraftvoll gespielter Zigeuner-Swing ind zudem noch intelligent arrangiert. Ein MuB ! HOT CLUB





« Beaucoup d’audace » par Jazz Magazine

En pleine crise du disque, alors que l’on croule sous une production manouche pléthorique, l’éditeur de la fabuleuse intégrale Django Reinhardt réédite avec beaucoup d’audace l’intégrale des trois disques enregistrés par le groupe Latcho Drom entre 1994 et 1997. Et rappelle que le guitariste Christophe Lartilleux n’est finalement pas des moindres. F.B. –JAZZ MAGAZINE




"Exceptionnelles qualités esthétiques du guitariste" par Claude Oberg

« C’est mon regretté ami et confrère Michel Laverdure (disparu en 2006) qui me fit découvrir Latcho Drom, par le biais d’une cassette audio (le groupe n’avait pas encore enregistré son premier  album) qu’il m’envoya pour me demander mon avis. L’enthousiasme que je manifestais fût au moins égal au sien !  Depuis, au fil d’une discographie jamais décevante, j’ai eu l’occasion d’écrire tout le bien que je pense de Christophe Lartilleux et de ses musiciens, qui comptent parmi les meilleurs continuateurs d’une esthétique manouche, d’un jazz gitan dont Django fût le fondateur, et dont il demeure l’incontournable référence. D’où l’importance de cette intégrale qui, au travers des trois premiers albums de Latcho Drom (1994-1997), reflète, de fidèle et enthousiasmante façon, les exceptionnelles qualités esthétiques du guitariste leader (inspiration, musicalité, lyrisme, virtuosité), et l’admirable talent de ses partenaires. Bref, sur un chemin jusqu’ici jalonné de succès, à tous : Latcho Drom ! »
par Claude OBERG (ex Jazz Magazine)




« Un fougue sans faille » par Jazz Classique

Quinze ans à peine et déjà une intégrale… Voici le coffret des trois premiers enregistrements de Latcho Drom, réunis sous le titre assez ambitieux de « La légende du swing manouche ». Trois années, trois disques, et finalement trois moments très différents de cette formation créée et conduite par le guitariste Christophe Lartilleux. 1994 : « La sorcière ». C’était le temps de la tradition pure et dure. Le jeune quartette faisait bien sûr référence au mythique Quintette, à commencer par le violon à la Grappelli de Charles Roman. La filiation se voulait pourtant sans plagiat car, si l’esprit, les thèmes et les riffs de Django Reinhardt traversent la musique de Latcho Drom, les musiciens (Christophe Lartilleux en tête) en donnaient leur propre interprétation. 1996 : « La verdine ». On prend les mêmes et on ne recommence pas. Charles Roman, Jean-François Ruiz(g) et Joël Trolonge (b) sont toujours là mais, si le titre de l’album indique clairement la référence à la tradition manouche, ce sont leur origines et leurs influences musicales qui se rencontrent dans ce second : musette, bop, latin, musique d’Europe de l’est, hommage aux maîtres et compositions originales tracent la route à cette « Verdine », sans renier le moins du monde la pompe manouche et le swing au coin du feu (de camp). Un disque plus personnel donc, où l’on se soucie de la mélodie et de l’émotion, où l’on oublie pas la lettre et l’esprit de Django (témoin ce Rythme futur joué dans les règles de l’art). 1997 : « Live in Madrid ». Du Latcho Drom historique, seuls Lartilleux et Trolonge ont fait le voyage. A leurs côtés, Alain Hakoun (guitare rythmique) et Malik Richeux (violon). Est-ce l’Espagne et ses parfums gitans (la longue introduction de Bossa Dorado en est imprégnée) ? Est-ce le public chaleureux du Café Central de Madrid ? Est-ce la présence de ce formidable violoniste ? Toujours est-il que la musique s’électrise soudain, que les doigts de Lartilleux trouve cette étincelle qui court les codes des plus grands guitaristes manouches… Malik Richeux enflamme les standards avec une inspiration et une fougue sans faille… Il se passe quelque chose lors de ce concert, qui dépasse le talent et le professionnalisme, comme parfois lors des concerts, comme parfois dans un récent enregistrement de jazz… 2008 : on referme le coffret avec l’impression d’avoir pas mal voyagé pendant presque trois heures… La signification de « Latcho Drom » ? Bonne route… Dominique PERICHON – JAZZ CLASSIQUE





"Équilibré, festif et joyeux" par Le Journal de Montreal

"À ne pas confondre avec la trame sonore du film de Tony Gatlif, Latcho Drom qui raconte à sa façon l’univers, ce triplé est une autre vision du jazz manouche. Comme il n’est pas dans notre intention de vous faire un cours d’histoire sur ce style musical qui remonte à la nuit des temps (avec quelques variantes), le guitariste Christophe Lartilleux et son groupe Latcho Drom le font à notre place. Un achat un peu onéreux, mais oh combien essentiel à la compréhension du jazz et de la musique du monde. Équilibré, festif et joyeux, ce coffret représente un fort beau cadeau."
par Christophe RODRIGUEZ - JOURNAL DE MONTRÉAL




« Among the great names of jazz and Gypsy swing » by Dirty Linen

This boxed set gathers together three early albums by the Gypsy band Latcho Drom (meaning « have a good journey » in the Gypsy language) led by Christophe Lartilleux, who was brought up in the Hart-Goujon travelling circus, run by Gypsy performers. Lartilleux is a phenomenal guitarist who gathered this group to fullfill a dream : to recreate the Hot Club de France sound of Stephane Grappelli and Django Reinhardt’s famous quintet. Though the music speaks of a myriad of musical influences – from jazz fusion to bop, flamenco to hard rock – it is the thrilling sound of accoustic Gypsy-swing guitar that drives the ensemble. Using the famous Selmer guitars, it has recaptured the sounds of a bygone era and to tremendous succes : The group has recorded seven albums and performs all over the world. Editions Frémeaux & Associés have gathered the first three album made by Latchop Drom from 1994 to 1997 – La Verdine, La Sorcière, and the extremely hot Live in Madrid – into this tree-CD box with liner notes in French and superb sound. If you are unfamiliar with Latchop Drom, then treat yourself to this collection to understand why it is among the great names of jazz and Gypsy swing. LB – DIRTY LINEN




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