CHARLES AZNAVOUR ET SES PREMIERS INTERPRETES

CHARLES AZNAVOUR

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Nombre de CDs : 2


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Dès le début des années 1950, Charles Aznavour, déjà reconnu en tant qu’interprète, est courtisé par les plus grandes vedettes, qui lui réclament les textes de ses chansons à succès.
Son duo avec Pierre Roche, son amitié avec Edith Piaf, les créations de ses chansons par Eddie Constantine, Lucienne Delyle, Georges Ulmer, Gilbert Bécaud et tant d’autres… André Bernard, avec le soutien de Gérard Davoust, fait revivre la genèse du mythe Aznavour dans ces deux CDs accompagnés d’un livret 36 pages richement illustré.
Claude Colombini Frémeaux

"Lorsqu’il me prend l’idée de feuilleter le livre de mon passé, je me rends compte à quel point est vraie la phrase « en France tout commence et tout fini par des chansons ».
Ma tête résonne de mots et de notes portés par des voix qui souvent se sont tues mais qui malgré tout nous restent familières. Je me surprends à fredonner un air et une question me vient alors : « qui le chantait ? De qui peut bien être cette chanson » ? Et parfois, à ma grande surprise, elle est  de moi !!
Me voici aujourd’hui  avec en main deux CD dus aux recherches d’André Bernard professeur es-refrains de toutes époques !  Grâce à son travail nous naviguons dans un passé d’où nous reviennent des voix, des talents, des airs, des paroles, que nous avons aimés  et qui sont enfouis dans nos mémoires, mais qui peuvent revivre, en un instant, réveillant tout à coup des bonheurs oubliés." Tout comme les fleurs qui se fanent  et meurent, les chansons ne vivent que si elles nous restent en mémoire.
En les retrouvant avec leurs interprètes notre cœur les emmènera faire un nouveau tour de piste dans la belle lumière de nos souvenirs.
Quant à moi ces retrouvailles me procurent plaisir  et émotion en ravivant mes joies d’antan !... Puisse-t-il en être de même pour vous !"
Charles Aznavour

Production : André Bernard pour Frémeaux & Associés avec le soutien de Gérard Davoust et Charles Aznavour.
Droits : Groupe Frémeaux Colombini SAS.

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aznavour

aznavouR et ses premiers interprètes

Préface : Charles Aznavour
Direction artistique : André Bernard





Lorsqu’il me prend l’idée de feuilleter le livre de mon passé, je me rends compte à quel point est vraie la phrase « en France tout commence et tout fini par des chansons ». Ma tête résonne de mots et de notes portés par des voix qui souvent se sont tues mais qui malgré tout nous restent familières. Je me surprends à fredonner un air et une question me vient alors : « qui le chantait ? De qui peut bien être cette chanson » ? Et parfois, à ma grande surprise, elle est  de moi !! Me voici aujourd’hui  avec en main deux CD dus aux recherches d’André BERNARD professeur es-refrains de toutes époques! Grâce à son travail nous naviguons dans un passé d’où nous reviennent des voix, des talents, des airs, des paroles, que nous avons aimés et qui sont enfouis dans nos mémoires, mais qui peuvent revivre, en un instant, réveillant tout à coup des bonheurs oubliés. Tout comme les fleurs qui se fanent  et meurent, les chansons ne vivent que si elles nous restent en mémoire. En les retrouvant avec leurs interprètes  notre cœur les emmènera faire un nouveau tour de piste dans la belle lu­mière de nos souvenirs. Quant à moi ces retrouvailles me procurent plaisir et émotion en ravivant mes joies d’antan !... Puisse-t-il en être de même pour vous !
Charles AZNAVOUR

Tout, dans la vie de Charles Aznavour, semble avoir été conçu, ciselé, préparé dans les moindres détails, pour être un jour raconté comme une légende. Un conte destiné à ceux qui savent aimer, écouter, par­tager… Même son nom, imprononçable à ses débuts, est à lui seul une carte de vi­site dont les deux premières lettres annoncent la couleur : il connaît la vie et la chanson de A à Z. Lui, Aznavour, toujours tourné vers l’avenir n’a rien oublié de son passé. Il sait par cœur la chanson et son his­toire. Il sait tout de ses auteurs, de ses compositeurs et de ses inter­prètes. Et l’on sent, dès qu’il les évoque, qu’il les aime et les respecte. Il est la mémoire et l’honneur de son métier. Un exemple de volonté, de ténacité, de travail et de rigueur. Né à Paris le 22 Mai 1924, de parents arméniens, Charles Aznavour est, comme Maurice Chevalier en son temps et peut-être plus encore, l’Artiste français le plus reconnu et le plus aimé à travers le Monde. Tous deux ont su imposer leur personnalité à l’écran. Ils firent aussi partie des précurseurs qui choisirent de présenter leur Tour de chant sous forme de Récital, c’est-à-dire seul en scène pendant deux heures. Chevalier et Aznavour sont devenus tous deux des Stars internationales, mais ils préfèrent à ce label glorieux, le titre plus simple d’«Artisan de la Chanson ». Ce parallèle entre ces deux artistes est d’autant plus troublant que c’est précisément en écoutant un disque 78 Tours de Maurice Chevalier chantant « Donnez-moi la main Mam’zelle » qu’Aznavour décida de son avenir et qu’un jour lui aussi serait chanteur.

En 1933, il fait ses débuts de comédien au Studio des Champs Elysées dans la  pièce « Emile et les détec­tives »  et en 1935, il est sur la scène du Théâtre Marigny avec Yvonne Printemps et Pierre Fresnay dans « Margot » d’Edouard Bourdet. En 1937, il rejoint sa sœur Aïda, de 14 mois son aînée, dans la troupe du chanteur méridional Prior qui, avec ses « Cigalounettes », se produit dans les villes et les villages de Provence. Il va ainsi connaître et apprendre la scène avec ses entrées, ses sorties, ses coulisses… Il en arrive même à prendre l’accent marseillais !... Peu de temps après, grâce à cette boulimie qui l’anime, il auditionne devant Henri Varna qui l’engage à l’Alcazar de Paris pour la revue « Vive Marseille ! » dont Berval est la ve­dette. Au début des années 40, sa rencontre au « Club de la Chanson » avec Pierre Roche, pianiste et compositeur de talent, sera capitale pour leur car­rière respective. Charles, très inspiré, écrit des textes d’une grande originalité, Pierre en compose la musique. Le duo « Roche et Aznavour » est né. En 1945 au sortir de la guerre, ils font les beaux soirs des cabarets de Pigalle et en 1946, Georges Ulmer, un des meilleurs auteurs-interprètes de son époque, leur enregistre chez Columbia « J’ai bu » qui va devenir leur premier succès et leur vaudra le « Grand prix du disque ». Cette même année, un autre événement essentiel va compter dans la vie de Charles Aznavour : lors d’une émission de radio réalisée en public, il ren­contre Edith Piaf et Charles Trenet. Au cours de l’enregistrement, Piaf, ex­perte en la ma­tière, s’enthousiasme pour Charles Aznavour et souhaite le revoir… Ce vœu a été exaucé puisque de 1946 à 1954, Edith et Charles ne vont plus se quitter, sans qu’il puisse y avoir la moindre équivoque sur cette relation purement amicale forgée sur une grande admiration réciproque. Piaf enregistrera plusieurs de ses titres qui deviendront des « standards », dont « Jézebel ».

En 1948, le duo Roche et Aznavour, enregistre quatre disques 78 Tours pour la firme Polydor et leur réputation d’auteurs-compositeurs va grandissant auprès de nombreux artistes qui leur demandent toujours plus de chansons. Toujours dans le sillage de Piaf, mais sans Pierre Roche, Aznavour poursuit seul son chemin et enchaîne tournée après tournée, avec une Edith au sommet de sa gloire. J’en viens à évoquer ici un souvenir personnel : le 7 août 1951 dans les Arènes d’Arles j’assiste à un grand gala de variétés, dont Edith Piaf est la ve­dette, avec en première partie le Chanteur sans Nom (Roland Avellys), Charles Aznavour, Micheline Dax et Jacques Bodoin. Je n’avais pas 17 ans, mais aujour­d’hui encore, la voix de Piaf dans ce vaste amphithéâtre est toujours aussi intense dans ma mémoire… Inconsciemment, je sentais que je vivais ce soir-là un événement privilégié mais je n’imaginais pas en entendant Aznavour que le chanteur, programmé avant l’en­tracte, occuperait un jour une place aussi impor­tante que celle de Piaf dans le cœur du Public. Le souvenir de ce choc est d’autant plus fort qu’une semaine plus tard, le 14 août 1951, j’apprends par la radio qu’à quelques kilomètres d’Arles, entre les Baux-de-Provence et Tarascon, un terrible accident de voiture a failli coûter la vie à Aznavour. Il restera très longtemps handicapé après ce dramatique carambolage. Parmi les premières interprètes féminines d’Aznavour, il faut citer Jacqueline François qui, depuis le « Club de la Chanson », défendra ce répertoire qui semble être écrit sur mesure pour elle. Autre grande dame, Juliette Gréco, muse à vie de Saint-Germain-des-Prés et symbole de l’existentialisme, connu un de ses premiers triomphes avec « Je hais les dimanches ». Lorsque j’ai revu Aznavour sur une scène, c’était au cours de l’Eté 1955, à Marseille, lors de la finale de la Coupe de la Chanson organisée par « Le Provençal ». Il passait alors en « ve­dette américaine », c’est-à-dire en fin de première partie, et l’on pouvait mesurer la hausse de sa popularité auprès du grand public qui connaissait déjà son répertoire et lui réclamait la plupart de ses titres. On sentait arriver à grands pas son statut de « tête d’af­fiche ». Marjane passait en vedette de cette soirée. Elle aussi avait dans son tour de chant plusieurs chansons d’Aznavour dont « Je veux te dire adieu » qu’il venait d'écrire avec Gilbert Bécaud. En préparant ce disque, il m’a paru intéressant de faire se succéder, par une femme puis par un homme, ce titre qui demeure une de leurs plus belles chansons, un cri d’amour à l’heure de la rupture.

Dès 1953, Charles Aznavour (auteur) et Gilbert Bécaud (compositeur) ont formé un tandem, avec un ton réso­lument neuf qui va déchaîner l’enthousiasme de la jeunesse. On ne peut oublier la compétition qui va naître entre ces deux grands ar­tistes qui se partagent déjà la tête du box-office, rivalisant d’invention et d’originalité dans leur inspiration respective. Evoquons ici celles qui furent aussi parmi les meilleures de ses inter­prètes : Amalia Rodriguez en tête, avec laquelle nulle ne pourra rivaliser lorsqu’elle chante « Ay ! Mourir pour toi »… Lucienne Delyle, la voix des faubourgs, vraie chanteuse populaire comme on les aime, ici accompagnée à la trompette par son mari, l’irremplaçable Aimé Barelli… Anny Gould, dont Charles Trenet a dit un jour : « elle chante comme une négresse blanche ». Avec Patachou, l’intelligence au service de la chanson… Et puis la famille : sa sœur Aïda d’abord, avec ce timbre envoûtant, sensuel et si particulier qui caractérise les Aznavour, et plus tard celui de sa fille Seda, digne héritière de la dynastie… et aussi les amies de toujours : Annie Cordy, fidèle, tonique, vraie… Ginette Garcin, du temps où elle chantait avec Zappy Max chez Jacques Hélian, le premier orchestre à avoir enregistré de l’Aznavour… Et chez les chanteurs : Les Compagnons de la Chanson avec l’inséparable Fred Mella, Jacques Pills qui fut le mari d’Edith, Paul Péri qui fut celui de la grande Marguerite Monnot, Francis Linel avec lequel on le confondait parfois à ses débuts…

Puis tous ces acteurs-chanteurs qui eux aussi se sont fait un nom dans le monde de la chanson et dans l’univers du cinéma : l’immense Philippe Clay, Eddie Constantine crooner parmi les plus grands, Dario Moreno débordant de rythme, Jean-Claude Pascal qui débuta avec ce titre sa carrière de chanteur et aussi Marcel Amont, Andrex et Jean Bretonnière… Tous, avec la richesse de leur talent, ont donné une nouvelle dimension aux œuvres par la grâce de leur interpré­tation. Sans oublier Reda Caire qui au crépuscule de sa vie, détaillait sa « Jeunesse » avec cet art du chant qui était le sien. A découvrir enfin bien d’autres ar­tistes : Guylaine Guy, Eliane Embrun, Paulette Rollin, Dany Dauberson, Lisette Jambel, Marie-José, Claude Goaty, Maria Vincent, Jean Bertola, Jean-Louis Tristan qui ont fait le bon choix, il y a plus de 50 ans, d’être parmi les premiers à chanter Charles Aznavour. Il est évident lorsqu’on écoute Aznavour que l’Amour, sous toutes ses formes, est à la base de son inspiration et qu’il a su valoriser ce thème comme aucun auteur de chanson n’avait su le faire avant lui. Son apport à la Chanson française est majeur et son œuvre est à son image : géné­reuse et intemporelle.
André BERNARD
© 2008 Groupe Frémeaux Colombini SAS

english notes:
When I decide to dip into the book of my past, I realise the truth of the saying “in France all begins and ends with song”. My head rings with the words and music of voices which remain familiar though many are now silent. I sometimes find myself humming a tune and then ask myself, “Who sang it?  Whose song was it?”  And occasionally, to my great surprise, it’s my own! The two CDs I hold today are the fruit of the research of André Bernard, a song specialist of all epochs!  Thanks to his work we can step back to days gone by to find voices, talent, tunes, words that we loved and have been buried in our memory, but which can immediately spring to life, rousing forgotten moments of happiness. As flowers wilt and die, songs only live if they are kept in mind.  Hearing them sung by their interpreters, our heart rejoices under the bright light of our golden years. These discs have brought me pleasure and emotion, sparking the joy of years past!  I hope you will appreciate them just as much!
Charles AZNAVOUR

Everything in the life of Charles Aznavour seems to have been planned and pre-conceived in every way, to be later told as a legend.  A tale for those who know how to love, listen and share. Even his name, impossible to pronounce at first, became his personal visiting card and his initials alone proved how he knew the A to Z of life and song.  Aznavour always looked ahead without forgetting his past for so much.  He knew about his Writers, his Composers and his Interpreters.  As soon as he mentioned their names, he expressed his love and respect for them.  He is a Master of improvisation when he sings, extemporising like the best jazzmen and yet is a true professional who leaves nothing to chance.  An example of willpower, tenacity, work and rigour. Born in Paris on 22 May 1924 to Armenian parents, Charles Aznavour is, in the same way as Maurice Chevalier in his time, and maybe even more so, the most recognised and loved French Artist in the world.

Both boasted charisma on the screens and they were among the forerunners with their recital style of singing, able to hold the stage alone for two hours. Chevalier and Aznavour became international stars, but they preferred being labelled simply as ‘artists of song’. The similarity between the two men seems stranger still when one considers the fact that Aznavour decided upon his future career as a singer when listening to a 78 disc of Maurice Chevalier singing “Donnez-moi la main Mam’zelle”. In 1933, he debuted in the “Studio des Champs Elysées” in a play entitled “Emile et les detectives” and in 1935 was billed at the Theatre Marigny with Yvonne Printemps and Pierre Fresnay in Edouard Bourdet’s “Margot”. In 1937 he joined his elder sister Aïda in the troupe led by the meridional singer Prior who, with his “Cigalounettes” toured in the towns and villages of Provence.  He thus learnt about the stage with its entrances, exits and backstage.  He could even adopt the Marseilles accent! Shortly after, he auditioned for Henri Varna who hired him in the Paris Alcazar for the show “Vive Marseille!” starring Berval. In the early forties, he met pianist and talented composer Pierre Roche in the “Club de la Chanson” and this encounter was of great importance for their respective careers. The highly inspired Charles wrote very original lyrics and Pierre composed the accompanying music.  The duo “Roche et Aznavour” was born.  In 1945, at the end of the war, they performed in Pigalle cabarets and in 1946, Georges Ulmer, one of the best song-writers of the period, recorded for Columbia their “J’ai bu” which was to be their first hit for which they were awarded the ‘Grand prix du disque’. The same year was marked by another major event, during a radio show when he met Edith Piaf and Charles Trenet.  During the recording, Piaf was not indifferent to Charles Aznavour and wanted to see him again.  Her wish was granted as from 1946 to 1954 Edith and Charles were inseparable as close friends based on reciprocal admiration. Piaf recorded several of his titles which were to become standards, one of which was “Jézebel”.

In 1948, the Roche and Aznavour duo cut four 78s for the Polydor label and their reputation as song-writers grew and numerous artists demanded their songs. Still following Piaf, Aznavour pursued his own path, participating in numerous tours, while Edith was at her summit. I would like to go back in time to 7 August 1951 in the Arles Arenas when I attended a big variety music gala starring Edith Piaf and with le Chanteur sans Nom (Roland Avellys), Charles Aznavour, Micheline Dax and Jacques Bodoin billed in the first part of the show. I was not yet seventeen, but to this day Piaf’s voice in the vast amphitheatre still rings in my head.  Without realising it, I felt I was living something very special, but had no idea, listening to Aznavour, that the singer would one day be ranked as high as Piaf in the hearts of the general public.  I was shocked a week later when, on 14 August 1951, I heard on the radio that just a few kilometres away from Arles, between Baux-de-Provence and Tarascon, Aznavour was involved in a terrible car accident which almost killed him.  He was physically disabled for a long time after this dramatic crash. Among Aznavour’s first lady interpreters, we have to mention Jacqueline François who, in the ‘Club de la Chanson’, sang his repertory which suited her perfectly. Another great lady, Juliette Gréco, the eternal muse of Saint-Germain-des-Prés and symbol of existentialism, sang “Je hais les dimanches”, which became one of her biggest hits.

The next time I saw Aznavour on stage was in summer 1955 in Marseilles during the final round of the Coupe de la Chanson organised by “Le Provençal”.  He was billed as a support artist, but his growing popularity was evident as the audience knew his repertoire and demanded most of his songs.  It was obvious he was to soon top the bill.  Marjane was the main star of that night and she sang several of Aznavour’s songs including ‘Je veux te dire adieu’, a title he had just written with Gilbert Bécaud.  In this album I have included this tune sung first by a woman then by a man, as it is one of their most beautiful pieces, a cry of love and separation. In 1953, Charles Aznavour (lyrics) and Gilbert Bécaud (composer) teamed up as a duo, using a decidedly new tone which sparked tremendous enthusiasm of the younger generation.  Competition was naturally in store between these two artists, both topping the bill, with rivalry of invention and originality in their individual forms of inspiration. Among the best ladies to interpret his works were Amalia Rodriguez, in first position – no-one could outdo her when she sang “Ay!  Mourir pour toi”, Lucienne Delyle, the voice of the suburbs, a true popular singer, accompanied on the trumpet in this selection by her husband, the irreplaceable Aimé Barelli and Anny Gould who, as Charles Trenet once said ‘sings like a white negress’,  Then there was Patachou who used her intelligence in song.  And we must not forget the family:  his sister Aïda, with her bewitching timbre, both sensual and unusual, an Aznavour trait, and later his daughter Seda, the rightful heiress of the dynasty.  There were also his close friends:  Annie Cordy, faithful, dynamic, true, Ginette Garcin in the days when she sang with Zappy Max with Jacques Hélian, the first orchestra to record Aznavour.  Among the men, we find Les Compagnons de la Chanson with the inseparable Fred Mella, Jacques Pills, Edith’s husband, Paul Péri, married to Marguerite Monnot and Francis Linel who was some­times mistaken for him in the early days.

There were also the actor cum singers who made their name in both song and cinema:  the mighty Philippe Clay, the great crooner Eddie Constantine, Dario Moreno with his overflowing rhythm, Jean-Claude Pascal, Marcel Amont, Andrex and Jean Bretonnière. Through their rich talent and personal interpretation, they all gave a different dimension to the pieces.  Without forgetting Reda Caire who described his youth, or “Jeunesse” using his own particular singing style. Many other artists are to be discovered:  Guylaine Guy, Eliane Embrun, Paulette Rollin, Dany Dauberson, Lisette Jambel, Marie-José, Claude Coaty, Maria Vincent, Jean Bertola and Jean-Louis Tristan made the right choice some fifty years ago in being among the first to sing Charles Aznavour. When we listen to Aznavour, it is obvious that Love, in every aspect, is behind his inspiration and he made use of the theme like no other songwriter before him.  His contribution to French Song has been considerable and his works match his image – they are generous and timeless.
Adapted in English by Laure WRIGHT from the French text of André BERNARD
© 2008 Groupe Frémeaux Colombini SAS

Notre profonde gratitude à Charles Aznavour pour sa chaleureuse préface. Notre reconnaissance et nos plus vifs remerciements à Gérard Davoust, aux Editions Raoul Breton et aux Editions Djanik. Un très grand merci à Dany Lallemand pour son inlassable collaboration, ainsi qu’à Maurice Barrier. Merci aussi à Marie-Flore Bernard, à Laurent Cartron, à Christophe Hénault et à Gérard Roig.
André BERNARD & Patrick FREMEAUX

Discographie
CD1
1. Roche et Aznavour - Voyez, c'est le Printemps
(P. Roche / Ch. Aznavour) avec le Quintet Henri Leca / POLYDOR 0.174-2 ACP/560.071 1948
2. Jacqueline François - On ne sait jamais
(Ch. Aznavour) avec Michel Legrand et Les Bastringuos / POLYDOR 3889-ACP/560.507 1955
3. Georges Ulmer - J’ai bu
(P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jo Boyer Au piano Jean Valz / COLUMBIA CL 8189/DF 3042 1946
4. Lucienne Delyle - C'est un gars
(P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Aimé Barelli - Arrgt. Mario Bua / COLUMBIA CL 8679/BF 190 1949
5. Francis Linel - L’amour a fait de moi
(P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jacques-Henry Rys / COLUMBIA CL 8872/DF 3371 1956
6. Edith Piaf - Une enfant
(Ch. Aznavour-R. Chauvigny / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Robert Chauvigny / avec les Chœurs R. Saint-Paul
COLUMBIA CL 9007/BF 386 1951
07. Philippe clay - Le noyé assassiné
(F. Véran / Ch. Aznavour) avec Michel Legrand et son Orchestre / PHILIPS 3.003-2ACP/72.190 H 1953
08. Aïda Aznavour - Sarah
(J. Plante / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Tito Fuggi / 45 T EP Ducretet-Thomson 460 V 334 1957
09. Jacques Hélian et son Orch. - Chant : Zappy Max et Ginette Garcin - Départ express
(P. Roche / Ch. Aznavour) COLUMBIA CL 8421/DF 3223 1947
10. Jean-Louis Tristan - Sosthène
(P. Roche / Ch. Aznavour) accompagné par Marius Coste et son Orch. / PACIFIC AL1055/2322 1949
11. Lisette Jambel - Premier verre de champagne
(P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Marius Coste / PATHE CPT 6921/PA 2572 1948
12. Jacques Pills - Viens
(G. Bécaud / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Robert Chauvigny / COLUMBIA CL 9.243/BF 513 1952
13. Marie-José - Il me reste encore mon cœur
(P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jean Faustin / ODEON KI 10.094/281 849 1947
14. Dario Moréno - Mé-qué...Mé-qué…
(G. Bécaud / Ch. Aznavour) avec Michel Legrand et son orchestre / PHILIPS 2.790-ACP/72.180 H 1953
15. Dany Dauberson - Bal du faubourg
(P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jerry Mengo / PACIFIC AI 1316/2458 1950
16. Eddie Constantine - Je t'aime comme ça
(J. Davis / Ch. Aznavour) Orch. Herman Garst / MERCURY P.23.049/4278 1954
17. Anny Gould - Sur ma vie
(Ch. Aznavour) Orch. Dir. Pierre Guillermin / EP PATHE MARCONI EG 173 1955
18. Jean Bretonnière - Et bailler, et dormir
(J. Davis / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jacques-Henry Rys / COLUMBIA CL 9.419/BF 553 1953
19. Juliette Gréco - Je hais les dimanches
(F. Véran / Ch. Aznavour) Accompagnée par André Grassi / PHILIPS 1564-5 ACP/72.014 H 1951
20. Gilbert Bécaud - Donne-moi
(G. Bécaud / Ch. Aznavour) accompagné par Jacques Metehen et son Orchestre / LA VOIX DE SON MAITRE OLA 6492/SG 568 /  1953
21. Patachou - Plus bleu que tes yeux
(Ch. Aznavour) avec Léo Clarens et son Orchestre / PHILIPS 1.793-4ACP/72.050 H 1951
21. Charles Aznavour - J’aime paris au mois de mai
(Ch. Aznavour-P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jean Leccia / DUCRETET-THOMSON 1956

CD2
1. Charles Aznavour - Poker
(Ch. Aznavour-P. Roche / Ch. Aznavour) avec le Quintet Henri Leca / DUCRETET THOMPSON SEL 579/Y 8400 1951
2. Patachou - “Parce que”
(G. Wagenheim / Ch. Aznavour) accomp. Par Joss Baselli et son Orchestre / PHILIPS 2.964-2ACP/72.202 1954
3. Paul Péri - Jézebel
(W. Shanklin / Ch. Aznavour) accomp. Bernard Hilda et son Orchestre / DECCA P1109/MF 21588 1951
4. Thama - Il y avait trois jeunes garçons
(P. Roche / Ch. Aznavour) accomp. d'Orchestre Raymond Legrand / DECCA FO 2401/MB 20650 1948
5. Jean Bertola - Vens au creux de mon épaule
(Ch. Aznavour) Orch. Dir. Franck Pourcel / COLUMBIA CL 9.762/BF 625 1954
06. Guylaine Guy - Ca
(G. Bécaud / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jo Boyer / RCA 130.029 1955
07. Andrex - L’objet (the thing)
(Ch. Grean / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jacques-Henry Rys / PATHE 8096/PG 476 1951
08. Claude Goaty - Si je n’avais plus
(Ch. Aznavour) accomp. Par Gérard Calvi et son Orchestre / VOGUE EPL 7439 1957
09. Eddie Constantine et Paulette Rollin - Deux pour aimer
(Ch. Aznavour / J. Plante) accompagnés par l'Orchestre Jo Boyer / MERCURY P.17.599/4212 1953
10. Marjane - Je veux te dire adieu
(G. Bécaud / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Wal-Berg / PATHE CPT 11036/PG 877 1954
11. Gilbert Bécaud - Je veux te dire adieu
(G. Bécaud / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Wal-Berg / LA VOIX DE SON MAITRE OLA 6924/SG 621 /  1954
12. Maria Vincent - Aïe, je t’aime
(Ch. Aznavour) Orch. & Arrgt. Franck Pourcel / DUCRETET-THOMSON SEL 1451/Y 8887 1953
13. Jean-Claude Pascal  - Je voudrais
(P. Roche / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Franck Pourcel / LA VOIX DE SON MAITRE OLA 7199/SG 714 /  1955
14. Annie Cordy - La bagarre
(Louiguy / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jerry Mengo / COLUMBIA CL 9.247/BF 679 1954
15. Les Compagnons de la Chanson - Cinq filles à marier
(P. Roche / Ch. Aznavour) Arrangement Marc Herrand / COLUMBIA CL 8570/DF 3259 1948
16. Eliane Embrun - Sans ton amour (Because of you)
(A. Hammerstein-D. Wilkinson / Ch. Aznavour) Orch. Dir. Daniel White / LA VOIX DE SON MAITRE OLA 6271/SG 442 /  1952
17. Marcel Amont - Sur la table
(Ch. Aznavour) rch. Claude Romat / POLYDOR 45 EP 20721 1956
18. Séda Aznavour - Les marins
(Ch. Aznavour) Accomp. d Orchestre Karl Schafer © Editions Musicales Djanik / FTC Productions 177 002 
19. Réda Caire - Sa jeunesse
(Ch. Aznavour) Accomp. par Paul Durand et son Quartet / Document enregistré lors d'un récital public  1957
20. Amalia Rodriguez - Ay !... mourir pour toi
(Ch. Aznavour) Orch. Dir. Fernando de Carvalho - Ducretet-Thomson 45 EP 460 V 391 1957
21. Charles Aznavour - Après l’amour
(Ch. Aznavour) Orch. Dir. Jo Moutet / EP DUCRETET-THOMSON 460 V 172 1955

CD Charles Aznavour et ses premiers interprètes © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Voyez, c'est le printemps02'48
02 On ne sait jamais02'45
03 J'ai bu03'26
04 C'est un gars03'07
05 L'amour a fait de moi02'13
06 Un enfant prodige03'23
07 Le noyé assassiné02'02
08 Sarah02'42
09 Départ express03'22
10 Sosthène02'41
11 Premier verre de champgne02'42
12 Viens03'16
13 Il me reste encore mon coeur02'34
14 Me-que, me-que02'51
15 Bal du faubourg02'21
16 Je t'aime comme ça02'43
17 Sur ma vie02'59
18 Et bailler et dormir03'39
19 Je hais les dimanches03'41
20 Donnes moi03'38
21 Plus bleu que tes yeux02'45
22 J'aime Paris au mois de Mai02'36
CD 2
01 Poker02'27
02 Parce que02'23
03 Jezebel02'50
04 Il y avait trois jeunes garçons03'18
05 Viens au creux de mon épaule03'23
06 Ca02'02
07 L'objet02'22
08 Si je n'avais plus03'17
09 Deux pour aimer02'35
10 Je veux te dire adieu03'15
11 Je veux te dire adieu 202'56
12 Aïe je t'aime02'55
13 Je voudrais03'23
14 La bagarre02'18
15 Cinq filles à marier02'42
16 Sana ton amour because of you03'11
17 Sur la table02'17
18 Les marins03'25
19 Sa jeunese03'16
20 Ay mourir pour toi02'57
21 Après l'amour02'44
« Star au long cours » par Alsace

Star au long cours de la chanson française, Charles Aznavour était reconnu comme interprète dès les années 1950. Et il fut vite courtisé par les grandes vedettes de la chanson qui réclamaient les textes de ses chansons à succès. Chez Frémeaux & Associés, André Bernard fait revivre l’époque à travers des titres d’Aznavour chantés par Piaf, Juliette Gréco, Patachou, Dario Moreno ou Philippe Clay.
ALSACE




« Un parolier hors pair » par La Revue des Médiathèques et des Collections musicales

On oublie souvent que le talentueux crooner à la voix chevrotante, qui balade son succès depuis les années cinquante est aussi un parolier hors pair qui n’hésite pas à laisser entonner par d’autres ses plus grands succès. Jugez un peu. Juliette Gréco : Je hais les dimanches. Gilbert Bécaud : Donne-moi. Edith Piaf : Une enfant. Annie Cordy : La Bagarre. Marcel Amont : Sur la table. Reda Caire : Ma jeunesse. Etc… 43 titres plus ou moins rares interprétés par des artistes plus ou moins connus font de ce coffret de deux CDs un petit objet musical fort sympathique Lucas FALCHERO - LA REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« Le Grand Charles » par Regards

En ce début des années cinquante, déjà reconnu, à défaut d’occuper les devants de la scène, Charles Aznavour s’avère une des plus prometteuses plumes, et donc les plus recherchées, de la chanson française. D’Edith Piaf à Eddie Constantine, en passant évidemment par Juliette Gréco, tous et toutes viennent s’abreuver à la source intarissable de son rafraîchissant talent. Ce double CD rassemble donc cette charmante et enjouée cohorte des premiers interprètes du jeune et presque grand Charles, avec ses légendes et ses fantômes du music-hall. MARTOV - REGARDS




« Les premiers accords d’Aznavour » par Marianne

J’ai reçu par la poste un album illustré portant le titre ronflant d’Histoire de la chanson française. J’y ai cherché un début, quelque chose comme « nos ancêtres les Gaulois… » Pourtant, dès les premières pages, il semblait clair que tout commençait dans les années 60, avec la vague yé-yé. A peine un bref chapitre d’introduction évoquait-il une poignée de précurseurs : Brel, Brassens ou Edith Piaf, quelques statues plantées dans le désert du passé. Quant à Charles Aznavour, il faisait ici figure de « crooner à la française », - comme si la dernière grande figure internationale du music-hall parisien ne pouvait être qu’une déclinaison locale de Dean Martin ou Frank Sinatra ! Autant l’avouer : j’ai bazardé cette anthologie orwellienne pour me pencher, avec davantage de profit, sur le nouveau trésor fourni par l’excellent label Frémeaux et Associés : un double CD intitulé Aznavour et ses premiers interprètes. Ce choix de chansons rassemblées par l’érudit collectionneur André Bernard est préfacé par l’artiste lui-même. On y comprend d’abord en quoi Charles Aznavour est un enfant de la chanson d’avant-guerre, celle de Maurice Chevalier qui lui donna envie de se lancer dans le métier quand il découvrit son 78-tours Donnez-moi la main, mam’zelle. Inspiré par ce maître, le jeune Charles pratiquera tous les petits métiers de la scène, des plateaux de cinéma aux revues de l’Alcazar. Cet apprentissage très concret explique, pour une part, l’aisance qu’il montrera bientôt, comme auteur, dans la chanson brillante faite pour le music hall : il en concocte pour Edith Piaf (Jézébel) et quantité d’autres vedettes aujourd’hui trop oubliées : Jacqueline François, Marjane, Patachou, Philippe Clay et son Noyé Assassiné. Ce don naturel se déploie également dans les refrains qu’il cosigne avec Gilbert Bécaud pour Dario Moréno (Me que, Me que) ou pour Bécaud lui-même. Dans les années 1946-1956, avant même d’accéder à la gloire d’interprète, Charles Aznavour devient ainsi l’un des auteurs-compositeurs les plus recherchés, aussi bien par le vieux Réda Caire que par le jeune Marcel Amont, ou par la reine du fado Amalia Rodriguez. Mais ce coffret nous rappelle également combien Aznavour a aimé l’autre grande lignée de la chanson d’avant-guerre : le style « swing » incarné par Charles Trenet. Le duo qu’il forme en 1948 avec Pierre Roche, sous le nom de « Roche et Aznavour » rappelle d’ailleurs, par son ton gamin et loufoque, celui constitué dans les années 30 par Charles Trenet et Johnny Hess. Ils gravent ensemble quelques perles à redécouvrir, comme Voyez, c’est le printemps, et en écrivent d’autres pour l’élégant Georges Ulmer – poète danois de la chanson française qui vaut à Charles Aznavour son premier succès avec J’ai bu, en 1946. Tour à tour poétique et divertissant, ce coffret vaut autant pour le plaisir musical que pour « la belle lumière de nos souvenirs » évoquée par le grand Charles à propos de ce temps où Paris, avec New York, était la seule capitale de la chanson ! Benoît DUTEURTRE - MARIANNE




« Charles Aznavour et ses premiers interprètes » par Phonoscopies

Auteurs-compositeurs-interprètes exceptés, a qui revient le succès d’une chanson ? Quelle est la part de Delanoè et Amade dans le succès de Bécaud ? Jusqu’au milieu des années 50, Aznavour était essentiellement un auteur-interprète, ses musiques étant signées Pierre Roche, Puis Gilbert Bécaud. Quelle forte impression ressentie, en 1955, à l’écoute de « Terre nouvelle » et du « Palais de nos chimères » !… Certes, la voix de celui de Jacques Chazot avait surnommé « Divin petit chanteur à la voix de bois », faisait débat… La carrière de cet artiste, commencer durant la guerre est d’autant plus admirable qu’il est un autodidacte. Ce florilège de 43 chansons est interprété par Jacqueline François, Piaf, Anny Gould, Constantine, Marie-José, Tohama, Marjane, L. Delyle… PHONOSCOPIES




« Non, je n’ai rien oublié » par Philosophie Magazine

Deux anciens amoureux se croisent. Ils ont été séparés dans leur jeunesse par le père de la jeune fille. « Non, je n’ai rien oublié… », déclare l’homme : j’ai écouté cette chanson d’Aznavour bien avant de m’intéresser à la philosophie de Walter Benjamin. Pourtant, le lien entre cette chanson qui date de 1971 et les idées développées par Benjamin dans ses thèses « sur le concept d’histoire » en 1940 m’est apparu de façon nette. La voix du chanteur, qui raconte un échec sentimental, et celle du philosophe juif allemand fuyant le nazisme et pris dans la tourmente de l’Histoire, bousculent, chacune dans son langage propre, la vision linéaire du temps. Devant la femme aimée, le héros ordinaire de la chanson comprend que contrairement à ce qu’il pensait, tout ne meurt pas « avec le temps que passe ». « Les souvenirs foisonnent » : la séparation obligée de jadis, ce que Benjamin nommerait le « passé opprimé », resurgit. Pour le philosophe, si le passé, objet de lutte et de conflits, incite souvent à une reproduction conformiste des choses, il peut aussi se transformer en étincelle d’émancipation. Mais pour Benjamin, le cours du monde est pourtant bel et bien socialement contraint. Chez Aznavour, l’oppression est incarnée par le père, garant des normes sociales et qui a pour sa fille « un mari choisi pour sa situation ». Benjamin nous invite à aller chercher dans le passé les voix recouvertes et oubliées des « vaincus », ces possibles émancipateurs perdus en chemin, afin d’ouvrir un autre avenir. « Et mon passé revient du fond de sa défaite », lance en écho Aznavour. Chez le chanteur, au moment exact où les anciens amants se rencontrent, le temps s’arrête. Ce moment « à-présent » est « arrêt et blocage du temps », selon les formules de Benjamin. La machine-temps, le « cours homogène de l’histoire », l’histoire reproduite, socialement conservatrice, est enrayée. Cette seconde où tout semble s’immobilisé contient la « chance révolutionnaire ». La brèche ouverte dans le temps répétitif de l’oppression ouvre un nouvel avenir. Il n’est donc pas question de faire un simple plongeon nostalgique dans un passé mort, mais bel et bien de saisir une opportunité pour imaginer un autre futur ensemble. « Si tu en as envie, si tu es disponible… » Propos recueillis auprès de Philippe CORCUFF par Elise NEBOUT / © PHILOSOPHIE MAGAZINE
Philippe Corcuff, sociologue et philosophe, proche de l’extrême-gauche, il enseigne à Science-Po Lyon et à l’université populaire de Lyon. Il a récemment publié Les Nouvelles Sociologiques (Armand Colin, 2007)





« Aznavour et ses premiers interprètes » par Tango Reporter

Habiendo debutado en teatro en 1933, cuenta la leyenda que Charles Aznavour se decidio a cantar despues de haber escuchado cantar a Maurice Chevalier la cancion Donnez-moi la main Man’zelle. En la década siguiente, al connocer al pianista Pierre Roche comenzo a escribirle las metras para sus canciones, fornando asi el duo « Roche et Aznavour ». Terminada la seconda Guerra, la amistad de Aznavour con Edith Piaf fue decisiva en su carrera al comenzar ella a imponer sus canciones. A la Piaf le siguieron las grandes figuras de la cancion francesa que incorporaron a su repertorio las composiciones que Aznavour les iba componiendo. Jacqueline François, Juliette Gréco, Gilbert Bécaud, Georges Ulmer, Lucienne Delyle, Eddie Constantine, Patachou, Marjane, Jean-Claude Pascal y muchos otros se sumaron a la lista de interpretes, todos incluidos en esta caja doble. Son de primera las versiones de C’est un gars, L’amour a fait de moi, Viens, Bal du faubourg, Je t’aime comme ça, Si je n’avais plus, Je voudrais, Sur la table, Mourir pour toi y las tres unicas cantadas por el mismo Aznavour : J’aime Paris au moi de mai, Poker y Après l’amour. Todo aquel que haya disfrutada las canciones de Aznavour, no puede dejar de tener este CD doble conteniendo 43 de sus tems cantados por los mejores interpretes de la cancion francesca, mas un folleto biografico profusamente ilustrado. TANGO REPORTER




"Un retour sur les débuts" par Radio Club

"Charles Aznavour est actuellement le grand et le plus ancien représentant de la chanson française dans le monde. Ce double CD fait un retour sur les débuts et surtout sur les artistes qui ont demandé des chansons à Charles Aznavour à une époque où il lui était difficile de s’imposer. Et le premier à l’avoir fait est Georges Ulmer avec « J’ai bu », chanson écrite avec Pierre Roche. Quelques mois plus tard ce seront Jacques Hélian (un autre Arménien) et Marie-José qui donneront des idées à Edith Piaf, aux Compagnons de la Chanson, à Lucienne Delyle, ou Gilbert Bécaud. Avec Bécaud, Aznavour va aller beaucoup plus loin, puisqu’ils écriront de nombreuses chansons ensemble. Ce CD regroupe 43 chansons signées Aznavour pour les paroles ou la musique et interprétées par des noms prestigieux comme Juliette Gréco, Patachou, Eddie Constantine, Jean-Claude Pascal, Marcel Amont ou Amalia Rodriguez."
par Alain STIEVENARD - RADIO CLUB




« Aznavour et ses premiers interprètes » par Le Magazine des livres

Il est parfois frustrant d’écouter les poètes de la chanson interprétés par d’autres. Souvent, les airs qu’on a aimés ne dégagent pas la même écume, le même parfum. Une voix différente, quelles que soient ses qualités, ne remplace pas l’original. Que Barbara entonne La complainte des filles de joie, et les mots n’ont pas le même sens. La chanson créée par Brassens a du charme pourtant, mais pour l’aimer il faut de multiples écoutes. Les éditions Frémeaux s’évertuent, depuis des années, à rendre disponible les enregistrements originaux, tombés dans le domaine public, d’artistes majeurs. Après l’intégrale Trenet, qui a permis de redécouvrir des succès d’avant-guerre du fou chantant et ses duos avec Johnny Hess, Charles « Aznavour et ses premiers interprètes » par Le Magazine des livres Aznavour est à son tour à l’honneur. Un double album rassemble 43 chansons interprétées par les gloires de l’après-guerre. Par la grâce d’un travail de recherche entrepris par André Bernard, Messire Charles se voit ainsi encadré par Juliette Gréco (troublant Je hais les dimanches, 1951), Philippe Clay (Le noyé assassiné, 1953), Patachou (Parce que, 1954), Gilbert Bécaud (Donne-moi, 1953). Jean Bertola, qui enregistra avec talent les chansons posthumes de Brassens, est à découvrir ici dans sa dégaine de crooner. La première chanson qu’écrivit Aznavour sur une musique de Pierre Roche, complice depuis 1942 et le « Club de la chanson », s’intitulait J’ai bu. Jusque-là le duo interprétait Piaf, Trenet, George Ulmer. Les jeunes gens eurent envie de mélodies plus swing. J’ai bu précéda de nombreux autres titres. Ulmer, justement l’enregistra en 1946, l’année de son plus grand succès, Pigalle. Le duo Roche et Aznavour se maintint jusqu’en 1950. Paradoxe : Aznavour l’autodidacte se sentait des ailes de poète, Roche le bachelier était, quant à lui, incapable d’aligner deux phrases. Il resta à la composition. A écouter le duo interpréter Voyez, c’est le printemps (1948), on constate que Ray Ventura et ses collégiens ne sont pas loin. Les années 50 voient percer derrière le parolier le musicien. Dès lors que le duo se défait – Roche, ayant épousé une chanteuse québécoise qui connaîtra le succès sous le nom d’Aglaé, décide de rester vivre à Montréal – Aznavour se découvre des talents de musicien. Il n’est du reste pleinement lui-même que lorsqu’il compose des mélodies. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter sa sœur Aïda chanter le superbe Sarah ou sa fille Seda entonner Les marins. Jean-Daniel BELFOND – LE MAGAZINE DES LIVRES




« Une affiche impressionnante ! » par Je Chante

« Tout comme les fleurs qui se fanent et meurent, les chansons ne vivent que si elles nous restent en mémoire. En les retrouvant avec leurs interprètes, notre cœur les emmènera faire un nouveau tour de piste dans la belle lumière de nos souvenirs », écrit Charles Aznavour en préface à cette compilation de ses premiers interprètes. Belle idée d’André Bernard que de rassembler sur un double CD 43 chansons d’Aznavour enregistrées par celles et ceux qui contribuèrent à faire sa renommée, l’interprète Aznavour ayant eu du mal à se faire accepter à ses débuts… André Bernard fait l’impasse sur les tout premiers interprètes d’Aznavour (Jacques Normand et Monique Leyrac au Québec, à la fin des années quarante) et axe son programme sur la « scène française » des années cinquante, si riche en talents singuliers. Côté dames : Edith Piaf, bien sûr, mais aussi Patachou, Juliette Gréco, Jacqueline François, Anny Gould, Dany Dauberson, Marie-José, Lisette Jambel, Lucienne Delyle, Tohama, Guylaine Guy (Ca), Claude Goaty (Si je n’avais plus), Léo Marjane, Maria Vincent (Aïe, je t’aime), Annie Cordy (La bagarre), Eliane Embrun (Sans ton amour), Amalia Rodriguez…  Séda (Les marins, enregistré en 1974) et Aïda Aznavour (Sarah). Côté messieurs : Jacques Hélian et son orchestre, Les Compagnons de la chanson, Georges Ulmer, Francis Linel (L’amour a fait de moi), Philippe Clay, Jean-Louis Tristan (Sosthène), Jacques Pills, Dario Moréno, Eddie Constantine et Paulette Rolin (Deux pour aimer), Jean Bretonnière, Gilbert Bécaud, Paul Péri (Jezebel), Jean Bertola (Viens au creux de mon épaule), Andrex, Jean-Claude Pascal, Marcel Amont (Sur la table), Réda Caire (Sa jeunesse)…Une affiche impressionnante ! Des enregistrements connus, mais aussi des raretés, disponibles en CD pour la première fois. Double CD Frémeaux. Livret avec texte d’André Bernard, reproductions de partitions et « trombinoscopes » des artistes. JE CHANTE




« Un morceau d’histoire de la chanson » par Chorus

Les premiers pas d’Aznavour de 1946 à 1958, avec ou sans Pierre Roche et surtout pour divers interprètes, sont imprégnés du swing qui déferle sur la France à la Libération. Dans l’écriture, on sent un air de famille avec les chansons de Chevalier ou de Trenet. Mais il est intéressant de voir comment, partant du prêt-à-porter pour les répertoires un peu convenus, il arrive peu à peu à faire de l’Aznavour. C’est un morceau d’histoire de la chanson, avec les voix de Piaf, Gréco, Patachou, Clay, Marcel Amont ou celles moins attendues de Dario Moreno, Annie Cordy, Georges Ulmer, Amalia Rodrigues et tant d’autres. Ce coffret 2CD (43 titres, Frémeaux & Associés) nous offre aussi quelques déjà fort belles chansons comme « Sur ma vie », « Jezebel » ou « Sarah » par Aïda Aznavour, la sœur de Charles.
Par M.T. - CHORUS




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