MINYO DU JAPON

ENSEMBLE SAKURA

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L’Ensemble Sakura, composé de trois voix de femmes et d’instruments traditionnels du Japon, interprète 18 minyō et shin minyō (nouveaux minyō), les chants folkloriques du Japon. Héritées de la tradition, ces œuvres sont en perpétuelle re-création, et sont enrichies au cours des âges par les interprétations successives. Ce va-et-vient entre patrimoine et innovation rend ces chants intemporels, et leur simplicité mélodique en fait des œuvres universelles.
Patrick Frémeaux

The Sakura Ensemble, comprising three singers and traditional Japanese instruments, plays 18 minyo and shin minyo (new minyo), Japanese folk songs. These traditional pieces are constantly being re-fashioned and, over the years, have been embellished through the successive interpretations.
The songs are now timeless due to this exchange between heritage and innovation, and with their melodic simplicity they can be ranked as universal works of art.
Patrick Frémeaux

Awa odori (Danse d’Awa) • Owase bushi (Air d’Owase) • Saitara bushi (Air de Saitara) • O-Edo Nippon bashi (Le pont du Japon d’Edo) • Kaigara bushi (Air des coquillages) • Chakkiri bushi (Air des coupeurs de feuilles de thé) • Itsuki no komoriuta (Berceuse du village d’Itsuki) • Aizu Bandai-san (Le mont Bandai en Aizu) • Kuroda bushi (Air de Kuroda) • Gion kouta (Ballade de Gion) • Yosakoi bushi (Air de « Venez ce soir ») • Soran okiage ondo (Chant des pêcheurs de haute mer) • Kokiriko (Les bâtons de bambou) • Miyazu bushi (Air de Miyazu) • Otemoyan (Petite madame Otemo) • Yagi bushi (Air de Yagi) • Shin Takeda no komoriuta (Nouvelle berceuse de Takeda) • Tokyo ondo (Chant de Tokyo).

Droits : Frémeaux & Associés - Musique et chants populaires traditionnels du Japon.
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ENSEMBLE SAKURA - MINYO DU JAPON

Ensemble SAKURA - Minyo du Japon
Musique et chants populaires traditionnels




 





L’Ensemble Sakura
Trois voix de femmes japonaises, un shamisen, un koto, un taiko, un mokkin, un uchiwa-daiko et d’autres percussions. C’est l’Ensemble Sakura, un trio constitué en 2003 de la rencontre fortuite, quelques années plus tôt, à… Paris, de Nobuko Matsumiya, joueuse de koto, et d’Emiko Ota, percussionniste. Sakura interprète les plus populaires des miny-o et des shin miny-o (nouveaux miny-o), les chants folkloriques du Japon. Les miny-o sont des œuvres qui appartiennent à une tradition vivante, totalement libre et en constante évolution, ceci en contraste saisissant avec la rigidité des codes des arts japonais traditionnels, notamment les autres genres musicaux et les arts de scène. La plupart des miny-o et des shin miny-o sont des chants pour exprimer la joie, danser, faire la fête ou se donner du courage pour travailler. Certains sont humoristiques. Un concert de l’Ensemble Sakura, c’est un joyeux voyage musical à travers toutes les régions du Japon. Malgré leurs sonorités très exotiques, la simplicité mélodique des miny-o en fait des œuvres universelles, facilement mémorisables et que tout un chacun peut donc fredonner dès la première écoute. Depuis sa création, l’Ensemble Sakura se produit sur les scènes européennes, souvent accompagné de danses : Musée national des arts asiatiques - Guimet (Paris), Palais des Congrès (Paris), Opéra national de Lyon, médiathèques (France), nombreux festivals en France, Belgique, Allemagne, Espagne, Norvège, etc. Sakura a publié en 2004 un premier CD destiné au jeune public (quartet avec shakuhachi, voix d’homme et chœur d’enfants) : JAPON, Rondes, comptines et berceuses, Ed. ARB, Paris, coll. « Terres d’enfance ». of japan Traditional music and popular songs

Fumie HIHARA – Shamisen
Fumie Hihara commence à étudier le koto à 9 ans, puis le shamisen. En 1998, elle sort diplômée de l’Université des beaux-arts et de la musique de T-oky-o. Elle entame aussitôt après sa carrière professionnelle dans divers domaines musicaux, notamment la composition, l’improvisation et l’arrangement. Elle enseigne le koto et le shamisen tant en France qu’au Japon.

Nobuko MATSUMIYA – Koto
Nobuko Matsumiya étudie le piano dès 6 ans. Ensuite, pour l’étude du koto et du shamisen, elle sera l’élève de maître Keiko Iwahori, de Ky-oto. Elle a joué sur de nombreuses scènes d’Europe, d’Afrique et dans plusieurs émissions de radio et TV, occidentales et coréenne. Autres références : Ambassade du Japon, Unesco, Assemblée nationale, Sénat, plusieurs scènes nationales, etc.

Emiko OTA – Taiko, mokkin et autres percussions
Emiko Ota débute l’étude du piano et du chant classique à 5 ans. Depuis 1982, elle crée et collabore à la batterie avec d’autres artistes de la scène pop-rock japonaise. Puis elle s’installe à Paris où elle étudie la percussion classique. Aujourd’hui, elle fait partie de plusieurs ensembles et effectue de nombreuses tournées et enregistrements en France et à l’étranger.

Explication des chants
1. Awa odori (Danse d’Awa) — Awa odori est un miny-o de la région de Tokushima (île de Shikoku). La danse elle-même est aussi appelée Kichigai odori (Danse des fous), notamment à cause de la façon désarticulée de danser des hommes. Awa odori aurait été créé en 1587 à la demande d’un seigneur féodal pour célébrer la construction de son château. On dit que les invités dansaient ivres sur le chemin qui conduisait à la réception. Une fois dégrisés, ils auraient décidé de faire de leur danse un événement annuel. De nos jours, le festival d’O-Bon qui, chaque année, se tient à la mi-août dans la ville de Tokushima perpétue la tradition. Il est l’un des plus fameux du genre. Par sa forme, le nombre de groupes (ren) en compétition et son ambiance... délirante, on peut le comparer au carnaval de Rio. On y vient de tout le Japon et du monde entier. A Tokushima, il existe aussi une salle de spectacles nommée Awa odori Kaikan où, toute l’année, se produisent différents ren qui ne jouent et dansent que ce titre.
Voici le refrain d’Awa odori :
– Odoru ah-o ni miru ah-o,
onaji ah-o nara odoranya son son !
– Aara erai yacha, erai yacha
Yoi yoi yoi yoi !
Et sa traduction :
– Il y a des idiots qui dansent et des idiots qui les regardent,
si on est tous des idiots, vous n’avez rien à perdre à danser !
– Ouah ! qu’est-ce qu’il est futé, qu’est-ce qu’il est futé !
Yoi yoi yoi yoi !

2. Owase bushi (Air d’Owase) — Owase bushi (anciennement Nasho mama bushi, litt. « Pourquoi ne peut-on faire ce qu’on veut ? ») est un miny-o qui daterait, pour ses paroles actuelles, de la fin de l’époque d’Edo (1603-1868). A l’origine, il était chanté dans le port d’Owase (préfecture de Mie, centre de Honsh-u). On a commencé à le nommer Owase bushi en 1923.

3. Saitara bushi (Air de Saitara) — Saitara bushi est un chant de rameurs de la région de Miyagi (nord de Honsh-u). Ce miny-o s’appelle aussi Tairy-o utaikomi, litt. : « Chant pour une bonne pêche ».

4. O-Edo Nipponbashi (Le pont du Japon d’Edo) — O-Edo Nipponbashi est un chant de voyage qui a probablement été composé en 1831. Ce miny-o évoque différentes stations de la route du T-okaid-o qui reliait Edo (T-oky-o) à Ky-oto, dont le pont du Japon d’Edo qui lui a donné son titre car il en est le point de départ.

5. Kaigara bushi (Air des coquillages) — Kaigara bushi est un miny-o de ramasseurs de coquillages (région de Tottori, ouest de Honsh-u). Les paroles évoquent un samurai qui s’éprend d’une jeune fille dont le travail consiste à couper les ligaments des coquillages. Pour vivre auprès d’elle, l’homme se défait de son statut et devient ramasseur de coquillages. Bien que se plaignant de la dureté de la tâche il se dit heureux de sa nouvelle vie.

6. Chakkiri bushi (Air des coupeurs de feuilles de thé) — Chakkiri bushi est un chant de travail de la région de Shizuoka (centre de Honsh-u). C’est un shin-miny-o (nouveau miny-o) composé en 1927 par Kash-o Machita. Les paroles sont de Hakush-u Kitahara et s’inspirent en partie d’un haïku de Bash-o (XVIIe siècle). Le mot chakkiri est l’onomatopée du bruit des ciseaux qui coupent les feuilles de thé. De plus, chakkiri est un jeu de mots car cha signifie « thé » et kiri est une forme du présent de l’infinitif kiru qui signifie « couper ».

7. Itsuki no komoriuta (Berceuse du village d’Itsuki) — Itsuki no komoriuta est un miny-o de la région de Kumamoto (île de Ky-ush-u). Itsuki est le nom d’un village. Les paroles de cette berceuse ne sont pas particulièrement destinées à endormir l’enfant, c’est sa mélodie qui doit y parvenir. Une nourrice y exprime la tristesse de sa propre condition, notamment sa pauvreté, sa solitude et son arrachement à ses racines familiales : « Si je meurs, dit-elle, qui va pleurer sur moi ? » Dans un couplet ultérieur, elle croit reconnaître les pleurs de sa jeune sœur dans le chant des cigales.

8. Aizu Bandai-san (Le mont Bandai en Aizu) — Aizu Bandai-san est un miny-o de la région de Fukushima (nord-est de Honsh-u) aux paroles très riches. Il est chanté à la mi-août à l’occasion des fêtes d’O-Bon qui célèbrent le retour annuel des morts parmi les vivants. A cause de sa forme conique, le mont Bandai est considéré depuis toujours par les habitants de l’ancien fief d’Aizu comme leur « petit mont Fuji ». Le texte évoque différents aspects de la vie quotidienne à cette époque, mais non sans manquer de vision poétique : « Habillons la montagne Bandai d’un furisode et marions-la au Grand Bouddha de Nara ! » Le furisode est un kimono aux manches très longues et qui n’est porté que par les jeunes filles. Le refrain, parlé, est moqueur envers un homme jugé paresseux.

9. Kuroda bushi (Air de Kuroda) — Kuroda bushi est un chant de samurai de la région de Fukuoka (île de Ky-ush-u). Les paroles de ce miny-o, dans le genre poétique dit imay-o (litt. « style de maintenant », versification 7-5-7-5-7-5-7-5), sont d’un samurai du fief de Kuroda qui vivait à l’époque d’Edo (1603-1868). La mélodie dérive du gagaku Etenraku qui date du début de l’époque de Heian (794-1192). Les gagaku sont la musique de cour. Le mot signifie littéralement « musique élégante ».

10. Gion kouta (Ballade de Gion) — Gion kouta n’est pas un miny-o. C’est un ry-uk-oka (litt. : « Chanson à la mode ») qui a été composé en 1910 par K-oka Sasa. Les paroles, un très beau poème de Mikihiko Nagata, évoquent le chagrin d’amour d’une geisha de Gion, le quartier des plaisirs de Ky-oto, ainsi que la beauté des quatre saisons dans l’ancienne capitale impériale.

11. Yosakoi bushi (Air de « Venez ce soir ») — Yosakoi bushi est un miny-o jadis destiné aux banquets. Il est chanté dans la région de K-ochi (île de Shikoku), ancien fief de Tosa. On s’y moque d’un moine amoureux qui a été surpris en train d’acheter une parure pour les cheveux alors qu’il a la tête rasée... Il est possible qu’à l’origine ce miny-o ait été un chant de travail. La danse de Yosakoi a été créée en 1954 dans la ville de K-ochi comme une réplique moderne d’Awa odori. Aujourd’hui, ce style de danse est répandu dans tout le Japon. Dans l’ancien dialecte local, Yosakoi signifiait « Venez ce soir ».

12. S-oran okiage ondo (Chant des pêcheurs de haute mer) — S-oran okiage ondo est un miny-o de pêcheurs de harengs du nord-ouest de l’île de Hokkaid-o. Il a été composé vers 1850. Il est aussi connu sous le titre de S-oran bushi. A l’origine, on le chantait a capella. Michio Miyagi (1894-1956), le « père » de la musique japonaise moderne, l’a arrangé pour le koto en le titrant Hokkai miny-o-ch-o. Refrain et couplets sont des encouragements à hisser les filets sur le pont du bateau.

13. Kokiriko (Les bâtons de bambou) — Kokiriko est un chant votif shint-o de la région de Toyama (centre de Honsh-u). Il daterait du VIIe siècle et serait le plus ancien des miny-o.

14. Miyazu bushi (Air de Miyazu) — Miyazu bushi est un miny-o du nord-ouest de la préfecture de Ky-oto. Miyazu est un port situé sur la presqu’île de Tango (Tango Hant-o). Autrefois, il était apprécié des hommes pour son quartier chaud calqué sur le modèle de Yoshiwara à Edo (T-oky-o). Les paroles de ce chant sont équivoques car elles jouent sur un double sens possible. Elles évoquent un homme qui se retrouve sans le sou ; mais on peut aussi comprendre qu’il éprouve… certaines raideurs de sa condition d’homme. Tango no Miyazu de pin to dashita signifie littéralement : « A Miyazu, en Tango, [ma bourse] s’est retrouvée vide ». Mais pinto signifie « tendu » et pin est une onomatopée évoquant quelque chose qui se dresse…

15. Otemoyan (Petite madame Otemo) — Otemoyan est un miny-o humoristique de la région de Kumamoto (île de Ky-ush-u). Il est consacré à une jeune mariée. Celle-ci se plaint de la laideur de son mari dont le visage est grêlé par la petite vérole. Elle en a tellement honte qu’elle n’ose pas faire part de leur mariage. Elle avoue cependant aimer son homme. Ce que la chanson ne dit pas mais que le prénom de la jeune femme (Otemo) sous-entend, c’est qu’elle-même serait loin d’être une beauté… Cette interprétation du titre, qui date de 1960, est de Kenji Asano, musicologue.

16. Yagi bushi (Air de Yagi) — Yagi bushi est un miny-o de la région de Gunma (est de Honsh-u). Cette chanson s’appelait autrefois Shimbo K-odai-ji kuzushi, litt. : Se dévoyer au temple K-odai de Shimbo. Sous ce titre, elle servait à faire la cour à une femme. La version de Yagi bushi interprétée ici par l’Ensemble Sakura est instrumentale. Ce miny-o est chanté pendant la période d’O-Bon durant laquelle, chaque année à la mi-août, est fêté le retour des morts parmi les vivants. Telles qu’elles nous sont parvenues, les paroles de Yagi bushi évoquent un bandit au grand cœur qui était aussi un joueur invétéré. Ce qui semble être une originalité des miny-o, c’est que leurs thèmes paraissent n’avoir souvent que très peu de rapport avec la nature des fêtes durant lesquelles ils sont chantés… Les Japonais s’en justifient en disant qu’à O-Bon, on danse avec les morts, et donc que les thèmes peuvent être très variés et même triviaux dès lors que les morts ont été des vivants et quelquefois de bons vivants.

17. Shin Takeda no komoriuta (Nouvelle berceuse de Takeda, précédée d’Okoshi daiko) Shin Takeda no komoriuta est un arrangement contemporain de Takeda no komoriuta, un miny-o de la région de Ky-oto. Takeda est le nom d’un village. Comme Itsuki no komoriuta (titre n° 7), cette berceuse exprime surtout les sentiments d’une nourrice sur son propre sort, moins des paroles apaisantes pour l’enfant. On l’y entend d’ailleurs chanter : « Le bébé qui dort est mignon, mais quand il est réveillé et qu’il pleure, qu’il est moche »…

18. T-oky-o ondo (Chant de T-oky-o) — T-oky-o ondo est un chant de danse composé en 1933 par Shimpei Nakayama. Les paroles sont de Yaso Saij-o. C’est un shin-miny-o (nouveau miny-o). Le texte glorifie notamment T-oky-o et l’Empereur Sh-owa (Hirohito) qui y réside.
Textes : Philippe Costa di Costanzo, auteur
Documentation : Philippe Costa di Costanzo et Nobuko Matsumiya

© 2008 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

Photos : Philippe Costa di Costanzo et Alain Scherer (pour Emiko Ota)

L’ensemble Sakura souhaite remercier, pour leur soutien :
Thierry Bongarts Lebbe, directeur de production pour l’agence Intermèdes &
Carthago (Paris)
Jacques Desallangre, député-maire de Tergnier (02), président de la communauté de communes de Chauny-Tergnier, vice-président du Groupe d’amitié France-Japon à l’Assemblée nationale
Masako Inoue, danseuse de l’Ensemble Sakura, professeur de danse classique
Keiko Iwahori, professeur au Sawai Koto Academy of Music (T-oky-o) et au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou
Marcel Jiollent, directeur de cabinet de M. le député-maire de Tergnier

Hubert Laot, directeur artistique de l’auditorium du Musée national des arts
asiatiques – Guimet (Paris)

Kazuo Ogura, président de Japan Foundation (T-oky-o), ex-ambassadeur du Japon en France
François Postaire, directeur de l’amphithéâtre de l’Opéra national de Lyon
Mariko Wada, chorégraphe, danseuse de l’Ensemble Sakura ainsi que de but-o,
professeur de danse contemporaine (Paris
)

ENGLISH NOTES
Minyo of japan
Traditional music and popular songs

Sakura Ensemble
Three Japanese singers, all ladies, a shamisen, a koto, a taiko, a mokkin, an uchiwa-daiko and other percussion instruments. This is the Sakura Ensemble, a trio founded in 2003, a few years after Nobuko Matsumiya, a koto player, met percussionist Emiko Ota... in Paris.

Sakura interprets the most popular folk songs from Japan, called miny-o and shin-miny-o (new miny-o). Miny-o are works which belong to a living tradition, totally free and which evolve constantly, in startling contrast with the strict rules concerning traditional Japanese art, particularly other musical genres and the theatre. Most miny-o and shin miny-o express joy, are made for dancing, amusement or encourage work. Some are funny. A Sakura Ensemble concert is an enjoyable musical journey across Japan.

Despite their very exotic sounds, the melodic simplicity of the miny-o makes them universal works of art, easy to remember and which everyone can hum after hearing them just once.

Since it was founded, the Sakura Ensemble has been billed in concert halls across Europe, often accompanied by dances: The National Museum of Asiatic Art – Guimet (Paris), Palais des Congrès (Paris), Lyon’s National Opera House, mediatheques (France), numerous festivals in France,
Belgium, Germany, Spain, Norway, etc.

In 2004, Sakura released their debut CD for younger listeners (quartet with shakuhachi, male voice and choir of children): Japon, Rondes, comptines et berceuses, Ed ARB, Paris, coll. ‘Terres d’enfance’.

The Titles
1. Awa odori (Dance of Awa) — Awa odori is a miny-o from the Tokushima region. It was created in 1587, as demanded by a lord to celebrate the building of his castle. Today, the O-Bon festival is held every year in August in Tokushima City. It is one of the most famous festivals. With the number of competing groups (ren) and its extravagant atmosphere, it can be compared to the Rio Carnival. People come from the world over. Tokushima City also has a theatre hall called  Awa odori Kaikan where, all year round, various ren perform who only play this title.

2. Owase bushi (Tune of Owase) — Owase bushi is a miny-o which dates back to the end of the Edo period (1603-1868). It was originally sung in the port of Owase. Its name was changed from Nasho mama bushi to Owase bushi in 1923.

3. Saitara bushi (Tune of Saitara) — Saitara bushi is a rowing song from the Miyagi region (north of Honsh-u). This miny-o is also called Tairy-o utaikomi (Song for a Good Fishing Trip).

4. O-Edo Nipponbashi (The Edo Bridge of Japan) — O-Edo Nipponbashi is a travelling song, probably composed in 1831. This miny-o speaks of various places on the T-okaid-o  road which linked Edo (T-oky-o) to Ky-oto, including the Edo Bridge of Japan, its starting point.

5. Kaigara bushi (Shell Tune) — Kaigara bushi is a miny-o for the shell collectors in the Tottori region. It is about a samurai who falls in love with a young lady who works with seafood.

6. Chakkiri bushi (Tune of the Tea Leave Cutters) — Chakkiri bushi is a working song from the Shizuoka region. It is a shin-miny-o composed in 1927 by Kash-o Machida with lyrics by Hakush-u Kitahara.

7. Itsuki no komoriuta (Lullaby of the Village of Itsuki) — Itsuki no komoriuta is a miny-o from the Kumamoto region. Itsuki is the name of a village. The melody is intended as a lullaby but the song tells of the sadness and poverty of a nursemaid.

8. Aizu Bandai-san (Mount Bandai in Aizu) — Aizu Bandai-san is a miny-o from the region of Fukushima and is sung in mid-August during the O-Bon festivities. The lyrics depict various aspects of daily life.

9. Kuroda bushi (Tune of Kuroda) — Kuroda bushi is a samurai song from the Fukuoka region.

10. Gion kouta (Gion Ballad) — Gion kouta is not a miny-o but a ry-uk-oka (literally ‘fashionable song’) composed in 1910 by Koka Sasa. The beautiful words, signed by Mikihiko Nagata, speak of a geisha with a broken heart, the pleasure district in Ky-oto and the beauty in the old imperial capital.

11. Yosakoi bushi (The ‘Come Tonight’ Song) — Yosakoi bushi is a miny-o once played in banquets. It is sung in the region of  K-ochi.

12. S-oran okiage ondo (Song of the Fishermen of the High Seas) — S-oran okiage ondo is a miny-o of the herring fishermen from the North-East of Hokkaid-o island, composed around 1850. It is also known as S-oran bushi.

13. Kokiriko (Bamboo Sticks) — Kokiriko s a song from the Toyama region which goes back to the 7th century and is the oldest miny-o.

14. Miyazu bushi (Tune of Miyazu) — Miyazu bushi is a miny-o from the region of North-East Ky-oto. Miyazu is a port and used to be appreciated for its ‘red light’ district and includes some risqué wordplay about a penniless man, but we can also understand that he does not feel penis less....

15. Otemoyan (Little Lady Otemo) — Otemoyan is a humorous miny-o from the region of Kumamoto. It tells the tale of a young bride who complains about the ugliness of her husband. She even feels ashamed to be seen with him; Yet she loves her man. What is not said but only hinted through the girl’s name (Otemo), is that the girl is far from being a beauty herself.

16. Yagi bushi (Tune of Yagi) — Yagi bushi is a miny-o from the Gunma region and used to be called Shimbo K-odai-ji kuzushi. This version is instrumental. The miny-o is sung during the O-Bon period to celebrate the return of the dead among the living.

17. Shin Takeda no komoriuta (New Takeda Lullaby, preceded by Okoshi Daiko)
Shin Takeda no komoriuta is a contemporary arrangement of Takeda no komoriuta, a miny-o from the Ky-oto region. Takeda is the name of a village.

18. T-oky-o ondo (Song of T-oky-o) — T-oky-o ondo is a dance song composed in 1933 by Shimpei Nakayama with lyrics by Yaso Saij-o. It is a shin-miny-o (new miny-o). The words are about the might of T-oky-o and Emperor Sh-owa.
Adapted in English by Laure Wright from the French text of Philippe Costa di Costanzo
© 2008 Frémeaux & Associés

Ensemble Sakura - Minyo du Japon
Musique et chants populaires traditionnels
Liste des titres
01. Awa odori (Danse d’Awa) (Trad. ; Arr. E. Ota) 3’09
02. Owase bushi (Air d’Owase) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 3’28
03. Saitara bushi (Air de Saitara) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 2’40
04. O-Edo Nipponbashi (Le pont du Japon d’Edo) (Trad. ; Arr. F. Hihara) 2’12
05. Kaigara bushi (Air des coquillages) (Trad. - J-oy-oshi Matsumoto ; Arr. E. Ota) 3’57
06. Chakkiri bushi (Air des coupeurs de feuilles de thé)  
(Kash-o Machida - Hakush-u Kitahara ; Arr. N. Matsumiya) 4’07
07. Itsuki no komoriuta (Berceuse du village d’Itsuki) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 2’44
08. Aizu Bandai-san (Le mont Bandai en Aizu) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 4’30
09. Kuroda bushi (Air de Kuroda) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 3’00
10. Gion kouta (Ballade de Gion) (K-oka Sasa - Mikihiko Nagata ; Arr. N. Matsumiya) 4’09
11. Yosakoi bushi (Air de « Venez ce soir ») (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 3’13
12. S-oran okiage ondo (Chant des pêcheurs de haute mer) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 3’15
13. Kokiriko (Les bâtons de bambou) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 3’18
14. Miyazu bushi (Air de Miyazu) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 3’10
15. Otemoyan (Petite madame Otemo) (Trad. ; Arr. E. Ota) 3’24
16. Yagi bushi (Air de Yagi) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 1’43
17. Shin Takeda no komoriuta (Nouvelle Berceuse de Takeda) (Trad. ; Arr. N. Matsumiya) 3’42
18. T-oky-o ondo (Chant de T-oky-o) (Shimpei Nakayama - Yaso Saij-o ; Arr. E Ota) 2’43

Enregistrement et mixage avril-mai 2008 : Keltia Nevez Studio par Tomaz Boucherifi-Kadiou
Mastering juin 2008 : Studio Aston, par Sacha Ciaratto
CD ENSEMBLE SAKURA, MINYO DU JAPON © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Awa odori, danse d'Awa - Ensemble03'08
02 Owase bushi, air d'Owase - Ensemble03'27
03 Saitara bushi, air de Saitara - Ensemble02'40
04 O edo nipponbashi, le pont du Japon d'Edo - Ensemble02'12
05 Kaigara bushi, air des coquillages - Ensemble03'56
06 Chakkiri bushi, air des coupeurs de feuilles de thé - Ensemble04'07
07 Itsuki no komoriuta, berceuse du village d'Itsuki - Ensemble02'44
08 Aizu bandai san, le mont Bandai en Aizu - Ensemble04'30
09 Kuroda bushi, air de Kuroda - Ensemble02'59
10 Gion kouta, ballade de Gion - Ensemble04'08
11 Yosakoi bushi, air de Venez ce soir - Ensemble03'15
12 Soran okiage ondo, chant des pêcheurs de haute mer - Ensemble03'14
13 Kokiriko, les batons de bambou - Ensemble03'18
14 Miyazu bushi, air de Miyazu - Ensemble03'10
15 Otemoyan, petite madame Otemo - Ensemble03'23
16 Yagi bushi, air de Yagi - Ensemble01'42
17 Shin Takeda no komoriuta, nouvelle berceuse de Takeda - Ensemble03'41
18 Tokyo ondo, chant de Tokyo - Ensemble02'42
« Des chants traditionnels en constante évolution » par Trad Mag

L’ensemble Sakura est un trio, constitué en 2003 à Paris, de la joueuse de koto Nobuko Matsumiya et de la percussionniste Emiko Ota auxquelles s’est adjointe la joueuse de luth shamisen Fumie Hihara. Elles interprètent ici des shin Minyo (« nouveaux Minyos ») qui sont des chants traditionnels en constante évolutions (en contraste avec la rigidité des arts japonais traditionnels) et d’une grande simplicité mélodique. Venus de toutes les régions du Japon, certains datent du XVIe siècle et d’autres sont contemporains. Souvent pleins d’allégresse ou carrément humoristiques, ce sont parfois des chants votifs ou des guerriers samouraï. Qu’ils expriment la joie de danser et de faire la fête, le courage ou la tristesse, qu’ils accompagnent le travail et la vie quotidienne, c’est tout un condensé des différents sentiments humains qui est interprété ici avec brio. Frantz-Minh RAIMBOURG – TRAD MAG




« Un joyeux voyage musical » Jipango (Japon Tendance)

Composé de trois voix de femmes et d’instruments traditionnels japonais, l’ensemble Sakura interprète dans ce CD dix-huit minyo et shin minyo (nouveaux minyo), les chants folkloriques du Japon : un joyeux voyage musical à travers tout l’archipel. JIPANGO (JAPON TENDANCE)




« Magique » par La Revue des médiathèques et des collections musicales

L’ensemble Sakura est composé des trois voix de femmes et d’instruments traditionnels de Japon. Il interprète 18 minyo : les chants folkloriques de Japon. Ces œuvres, héritées de la tradition, sont en perpétuelle re-création, et sont enrichies au cours des âges par leurs interprétations successives. Ecouter ces dix-huit titres plonge l’auditeur dans un univers quasi-inaccessible à l’Occidental : on sent la féodalité, l’honneur, le respect, la douleur, sans comprendre le sens. C’est emphatique et magique. Pierre DENUIS - REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« Une réelle fraîcheur » Mondomix

La musique nippone se fait rare dans nos contrées et pour cause, son apparente austérité la réserve à un public d’initiés qui seuls en comprennent le sens et en captent les subtilités. Qu’à cela ne tienne, l’Ensemble Sakura, né de la rencontre de trois musiciennes japonaises, interprète et modernise les plus populaires de ses minyo, joyeux chants folkloriques. En nette rupture avec les musiques « savantes », rigides et traditionalistes, ces ritournelles populaires de fête ou de travail ont traversé les époques et les régions du Japon en évoluant constamment. L’on retrouve ainsi des litanies de pêcheurs, cueilleurs de thé, samouraïs et autres histoire de famille. Véritables miroirs de la culture locale, les minyo reflètent avec une réelle fraîcheur ses différents aspects. F.M. – MONDOMIX




« Voyager en musique » par Zeitung

« Voyager en musique, c’est ce que nous propose Frémeaux & Associés, avec la collection «Musiques traditionnelles du monde». Sur le CD Ensemble Sakura, Minyô du Japon, l’ensemble Sakura, composé de trois voix de femmes et d’instruments traditionnels du Japon, interprète 18 minyô et shin minyô, chants folkloriques du Japon. Héritées de la tradition japonaise, ces œuvres sont en perpétuelle re-création, et sont enrichies au cours des âges par les interprétations successives. Ce va-et-vient entre patrimoine et innovation rend ces chants intemporels, et leur simplicité mélodique en fait des œuvres universelles. »
Par ZEITUNG




« Sonorités exotiques, mais passionnantes » Par Kultur - Luxembourg Wort

« Enchanteur et coloré, le concert donné par l’ensemble « Sakura » était riche en émotions, en sonorités et rythmes. Organisé par l’ambassade du Japon, il permit d’apprécier les mélodies dynamiques ou dramatiques des différentes régions de ce pays. La musique « minyo » et « shin minjo » apportait la gamme expressive, proche de la vie, qui est propre aux musiques populaires traditionnelles. Le trio d’artistes, Nabuko Matsumiya – Koto, Emika Ota – Taiko et Hideaki Tsuji – Shamisen, tous d’excellents musiciens, étaient d’une justesse remarquable ; ils brillaient par une technique virtuose un jeu d’ensemble animé et dynamique. Sonorités exotiques, mais passionnantes : le koto, instrument à cordes pincées très expressif, originaire de Chine, fut introduit au Japon entre le VIIe et le VIIIe siècle ; on remarqua le plectre triangulaire (Bachi) avec lequel on joue le Shamisen d’une frappe forte, incisive et impressionnante ; puis le Taiko traditionnel, grand tambour à maillet en forme de tonneau dont les résonances profondes avaient une qualité exceptionnelle. Emiko Ota joua d’ailleurs de plusieurs autres instruments à percussion ; une clochette douce et rêveuse accompagnait les deux berceuses. Il y avait des chants de fête, des chants de danse, des chants qui accompagnent le travail, des chansons humoristiques aussi. On retrouve le thème du travail dans « Saitara bushi », un chant des rameurs, on écoute une histoire d’amour qui parle des ramasseurs de coquillages, un air des coupeurs de feuilles de thé… on a aimé  « Itsuki no komoriuta », une berceuse du village d’Itsuki à mélodie tendre, où la voix de Nabuko Matsumiya se faisait caressante et légère sur un accompagnement poétique au koto. Le son du tambour, si profond et éloquent, si impressionnant avec ses rythmes binaires, parfois développés en rythmes composés, étonnait par les nuances des timbres dans  « Miyake-daiko », où les deux musiciennes jouaient d’un même instrument, un vrai dialogue qui se développait avec une vélocité incroyable. Il y eut aussi des récits, comme cette ballade de Gion, où une Geisha raconte ses amours malheureux. Les auditeurs se laissaient entraîner par le rythme de « Tokyo ondo » et frappaient des mains.  Une toute une autre atmosphère se dégageait d’une musique votive shintô, avec claquettes, «  Kokiriko », au rythme doux et régulier, qui présentait un chant précis et soigné. Très amusant, «Otemoyan», l’histoire de la « Petite Madame Otemo » était chantée et mimée avec humour. C’est avec un chant des pêcheurs de la préfecture de Hokkaido, « Soran bushi » que se termina ce concert qui nous a aidé à mieux comprendre et aimer la musique japonaise. »
Par Hilda Van Hell — KULTUR – LUXEMBOURG WORT




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