LE THEATRE OPERA DE PINGYAO - CHINE

THE OPERA THEATRE OF PINGYAO - CHINA

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"L’ancienne cité de Pingyao est le modèle le plus proche de ce que pouvait être une petite ville sous les dynasties Ming et Qing en Chine (principalement XIV-XIXè siècles). A cette époque, lorsque la cité constituait une forme d’empire  financier, le très luxueux et élégant “hall” de l’Opéra était l’un des lieux majeurs de distraction et d’amusements, connu pour la qualité des artistes qui s’y produisaient. Inscrite en 1997 au Patrimoine mondial de l’Unesco au titre de l’Héritage culturel mondial, la ville a restauré son grand Opéra et fait revivre sa tradition d’excellence.
François Jouffa nous permet d’en apprécier la qualité dans ce CD qui propose plus d’une heure de morceaux traditionnels collectés à l’Opéra de Pingyao. Ce faisant, il nous permet de découvrir une histoire déjà partiellement effacée d’une Chine toute tournée vers son avenir – et parfois peu soucieuse de préserver la richesse de son patrimoine archéologique, historique et culturel."
Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux

"Pingyao Ancient City is the most complete model of ancient county towns of China of the periods of Ming and Qing Dynasties.
Its long history, the cultural relics and historic sites kept complete make the ancient city a historic live sample for studying the political, economic, cultural and artistic development of China.
In 1997, Pingyao Ancient City was formally inscribed by UN Education Science and Cultural Organization as “World is Cultural legend”. To make people vividly experience the past splendid view Jin merchants had, and feel the social intercourse and amusement of the rich and powerful people of Ming and Qing Dynasties, Pingyao large Opera Hall was repaired to the initial condition as time demanded.
François Jouffa’s in situ’s recordings allow us to discover the outstanding tradition of China’s purest musicians."

Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux

Enregistrement sonore in situ - Direction : François Jouffa

Droits : Frémeaux & Associés - François Jouffa.
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LE THÉÂTRE OPÉRA DE PINGYAO

LE THÉÂTRE OPÉRA DE PINGYAO 
Enregistrement sonore in situ - Chine 

THE OPERA THEATRE  OF PINGYAO - China 







Le Théâtre Opéra de Pingyao
L’ancienne cité de Pingyao est le modèle le plus proche de ce que pouvait être une petite ville sous les dynasties Ming et Qing en Chine. La ville, qui est riche de 2700 ans d’histoire, commença à être bâtie sous le règne du roi Xuan (827 - 782 avant J.-C.) appartenant à la dynastie des Zhou de l’Ouest. Son ancienneté, les reliques cultuelles et les sites historiques qu’elle abrite font de Pingyao un exemple à la fois historique et animé, à même d’aider notre connaissance sur les développements politique, économique et culturel de notre pays. Située dans la province de Shanxi, en un point stratégique sur la route commerciale entre Beijing et Xi’an, Pingyao devint un centre marchand. À partir du XVIe siècle, Pingyao était un port stratégique d’importance pour le Nord de la Chine. Au XIXe siècle, la ville connut son apogée lorsque les marchands de Shanxi (appelés “marchands de Jin”) en firent le lieu central de l’industrie financière. Là, se dessinèrent les ébauches des premières banques, originellement appelées “Piao Hao”, lesquelles côtoyaient de nombreux commerces et agences proposant des services d’escortes armées. À l’est du Palais académique et Temple de Confucius, se tenait un lieu stratégique. Il ne s’agissait pas d’une banque à proprement parler bien que les propriétaires de tels établissements aimaient à s’y retrouver, il ne s’agissait pas non plus d’un commerce à proprement dit, bien que personne ne sache combien de transactions ont pu être passées en ce lieu. Il s’agissait juste du grand “hall” de l’Opéra, dont l’histoire remonte à près de 300 ans, et que l’on avait usage d’appeler l’Assemblée des marchands de Jin. Aux époques Ming et Qing, lorsque la cité de Pingyao constituait une forme d’empire financier, où les grands et riches marchands affluaient en grand nombre, le très luxueux et élégant “hall” de Pingyao, à l’apparence extérieure simple mais très richement décoré à l’intérieur, devint un des lieux majeurs de leurs distractions et amusements. Là, ils assistaient à des opéras, ils sirotaient du thé, ils discutaient affaires, et ils en profitaient pour resserrer les liens de leurs amitiés et, parfois même, ils y résolvaient leurs disputes d’ordre commercial. Il s’agissait, en somme, à la fois d’un club et d’un lieu de travail. À la fin du XIXe siècle, alors que l’histoire de la Chine était en constante mutation, la renommée des marchands de Jin déclina petit à petit et le grand Opéra, autrefois animé par le venue incessante de véhicules et illuminé de milles feux, vit sa cour intérieure désertée et son éclat disparaître. Après que l’ancienne cité de Pingyao ait été, en 1997, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco au titre de l’Héritage culturel mondial, l’histoire passée refit surface, ébranlant à nouveau les esprits dans le pays. Afin que l’on puisse redécouvrir ce que purent voir les marchands de Jin et imaginer l’atmosphère en ce lieu sous les dynasties Ming et Qing, le grand Opéra fut  restauré à sa condition initiale, ainsi que l’exigeaient les dommages du temps. Malgré cela, il paraît néanmoins impossible de faire revivre la prospérité passée et de rivaliser avec les talents d’autrefois. L’Opéra de Pingyao, qui se tient près de l’ancien rempart, à l’est de la ville, jouxte le Temple de Confucius à l’ouest. Au-devant, se tient le Mur aux Neuf Dragons, l’un des trois rares spécimens subsistant de la Chine ancienne. 
La Direction du Théâtre   

«[Le peuple chinois] a une musique que nous trouvons abominable, atroce, il chante comme les chiens baillent, comme les chats vomissent quand ils ont avalé une arête ; les instruments dont il se sert  pour accompagner les voix nous semblent de véritables instruments de torture.»
Hector BERLIOZ, A travers chants, 1862.  

«Au théâtre, les hommes chantent avec des voix de châtrés,  accompagnés par un violon qui leur est bien pareil.»
Henri MICHAUX, Un barbare en Asie, 1933.  

«[L’orchestre du théâtre chinois] sert de support à tout, jouant, pour ainsi dire, le souffleur,  et répondant pour le public. C’est lui qui entraîne ou ralentit le mouvement,  qui relève d’un accent plus aigu le discours de l’acteur, ou qui, se soulevant derrière lui,  lui en renvoie, aux oreilles, la bouffée et la rumeur.»
Paul CLAUDEL (consul de France à Shanghai puis à Fou-Tchéou, Pékin et Tien-Tsin),  Connaissance de l’Est, 1900.
 
Spectacle du Grand théâtre de Pingyao
Neuf morceaux. Durée totale : 63’05 
1 – Jin Shang Sui Xiang Qu (La mélodie de la libre pensée des commerçants de Jin). 13’35
Jin est le diminutif de Shanxi, la province où se situe l’ancienne cité de Pingyao. Ce morceau se divise en quatre parties : « La mer du commerce », « La route du chameau », « Pensée pour son pays natal » et « L’avenir rayonnant ». C’est une symphonie de la musique traditionnelle chinoise. Les instruments : Suona (trompe  chinoise), Yang Qin (cithare à cordes frappées), Zhu Di (flûte en bambou), Erhu (viole à deux cordes), Sheng (orgue à bouche), Pipa (luth-mandoline), Da Ti (violoncelle), Banhu (viole à caisse plate), Guban (petit tambour plat), Da Gu (grand tambour), Xiao Gu (petit tambour), Naobo (grosse cymbale de 20 cm de diamètre), Luo (gong). 

2 – Mai Gao Di (La vente des semelles épaisses). 8’45
Dans la province de Shanxi, vers l’époque des Qing, se trouvaient de nombreux commerçants. La plupart étaient des petits commerçants au faible capital. Dans les ruelles des villages, à l’époque, on pouvait apercevoir facilement leurs petits chariots et entendre leurs appels criards pour vanter leurs produits. Cela favorisait une ambiance chaleureuse. A la fin de la dynastie Qing, dans la ville de Pingyao, l’artisan Tigre Wang (Wang Laohu) vivait de la vente de semelles dans la rue. Des semelles cousues main de bonne qualité, en plusieurs couches de coton épais. Il tomba sur une acheteuse très difficile, Mademoiselle Er (Er signifiant qu’elle est le second enfant de sa famille), qui trouva plusieurs petits défauts dans les semelles. Ils se disputèrent. Cela créa une scène animée cocasse (on a l’impression que le couple “roucoule”) à l’origine d’une histoire drôle bien connue du petit monde des commerçants de Jin. Pour comprendre leur esprit sérieux, il faut savoir qu’ils ont toujours conservé leurs négoces de génération en génération. Cela a permis d’enrichir la ville et de construire la bonne réputation des commerçants de Jin. M. Guo Zhongyi, 53 ans, dans le rôle de l’artisan Wang Laohu.  Mme Wu Linghua, 50 ans, dans le rôle de l’acheteuse Melle Er.

3 – Lan Han Diao (Le chant des paresseux). 3’59
A l’époque des commerçants de Jin, ceux-ci aimaient beaucoup la musique. Ils s’amusaient en  participant à des concours de différentes techniques d’interprétation. Ils étaient spécialement heureux de jouer avec leurs trompes Suona (petite trompette) en soufflant dans cet instrument par les narines, et Guanzina (trompette plus longue). Pour installer une bonne atmosphère, « Le chant du paresseux » était leur morceau préféré. Instruments : Suona, Sheng et sifflets (M. Wang Zhenwen, 52 ans ; M. Yin Jiquan, 38 ans ; et M. Liu Weilian, 51 ans). M. Wang Weihai, 38 ans, joue une double trompette bouchée par… deux flûtes. Il siffle aussi du fond de la gorge ! 

4 – Ren Shuo Shanxi Hao Feng Guang (Les gens parlent des jolis paysages de Shanxi). 3’44
La province de Shanxi a rayonné pendant plus de cent ans dans l’histoire du commerce chinois. Il existe un proverbe poétique pour décrire les jolis paysages de cette région : « La terre riche, l’eau claire et le parfum des cinq céréales ». Le Shanxi, province très culturelle, est également le terroir de différentes cultures. Ici, il s’agit d’un chant populaire connu par tous, qui décrit les beaux objets manufacturés sur place. Chanteuse : Mme Liang Xiulan, 52 ans. 

5 – Jie Qian (Emprunter de l’argent). 8’37
Dans un proverbe chinois, il est dit que le commerçant de Jin est le centre vital “au-dessous du ciel“, ce qui est un éloge ultime. Il a gagné les réputations dites de Jiang Tong Tian Xia (« La rivière circule au-dessous du ciel ») et Huo Tong Tian Xia (« Leur marchandise circule au-dessous du ciel »), ce qui signifie qu’il jouit d’une excellente image humaine et professionnelle. Sa réussite est basée sur la coopération, la confiance et même le crédit sans aucun reçu écrit. Ces commerçants surmontent les obstacles en naviguant ensemble dans les mêmes eaux. C’est ce qui est raconté dans ce morceau : une grosse actionnaire de la compagnie Ri Sheng Chang avait gagné beaucoup  d’argent en faisant bien tourner ses affaires. Sa belle-sœur aînée en avait les yeux rouges de  jalousie quand elle fut obligée de lui emprunter une somme d’argent. Cette anecdote est la source d’une série d’histoires drôles et de fables moralisantes qui donnent toujours à réfléchir. Artistes :  M. Geng Keming, 45 ans, dans le rôle de la dame riche. M. Hu Wambiao, 45 ans, dans le rôle de la belle-sœur. Notez que ce sont des hommes qui jouent les deux rôles féminins. 

6 – Qi Gong Chui Suona (Jouer le Suona avec le Qi Gong). 4’56
Dans le passé, les commerçants de Jin, en dehors de leurs affaires, participaient à de nombreuses activités de loisirs populaires / folkloriques. Ils aimaient spécialement la musique traditionnelle. L’interprète de ce morceau utilise l’art de la gymnastique taoïste du Qi Gong (une méthode traditionnelle, rattachée à la médecine chinoise, qui maîtrise les respirations internes et externes ; Qi veut dire souffle) et centralise son énergie au niveau de son ventre. Sur cette partie du corps, qu’il a volumineux, il plaque un bol de porcelaine en ventouse. Il se sert alors d’un crochet en fer fixé au bol ventouse pour soulever un gros seau d’eau avec son ventre, tout en soufflant naturellement par la bouche dans sa trompe Suona. Le plus extraordinaire, c’est quand il porte ensuite une lourde bicyclette avec sa bouche pendant trois minutes tout en utilisant une autre partie du corps, son nez, pour souffler et jouer ainsi du Suona. Cette technique-miracle lui vaut l’admiration  du public. Artistes : Liang Wude, 38 ans. Il joue du Suona, d’une double trompette et, grâce à une “embouchure” de trompe au fond de la gorge, il siffle comme des oiseaux. Sheng : Liu Weilian et Yin Jiquan. Tambours : Li Deyi. Cymbales : Cui Chengying. Violoncelle : Wu Yingbing. Cithare Yang Qin : Liang Xiulan. 

7 – San Xia Shan (Les trois descentes de la montagne). 5’43
Il existe un proverbe chinois qui explique : « En entrant dans la ville de Pingyao, il faut faire  attention où l’on pose les pieds car l’on pourrait trébucher sur des pièces d’or ». Cela prouve la puissance financière d’alors à Pingyao. Pendant les années de l’empereur Xiang Feng, sous la dynastie Qing, trois jeunes bonzes quittèrent leur montagne, à l’aube, pour descendre en ville afin de “mendier” leur nourriture, comme le veut la coutume. Sur le chemin, ils admirèrent les beaux paysages : “La tour blanche” de Lou Tai, le pont en pierre à neuf trous, les longs remparts de dix kilomètres de la ville et même les jeunes filles qui effectuaient leur promenade printanière. Malgré les préceptes religieux bouddhistes qui auraient dû les éloigner de toute tentation, leurs cœurs et leurs âmes furent gagnés par l’émotion. Artistes : Les trois chanteurs sont Mao Xiaopeng, 27 ans (bonze Wu Kong), Nie Xiaozhou, 27 ans (bonze  Wu Xu) et Wen Xuliang, 26 ans (bonze Wu Jing). Les cordes, Erhu et Huqin, sont jouées par Wang Weihai, Wang Zhenwen et Wang Anyum. Le luth Pipa est joué par Melle Ji Yaling. S’ajoutent un violoncelle Da Ti, des plaquettes de bois Bangsi et une flûte Zhudi.

8 – Tai Hua Jiao (Portée en palanquin fleuri). 5’34
La ville ancienne de Pingyao figure, depuis 1997, sur la liste honorifique de “l’Héritage culturel mondial” de l’Unesco. Depuis, elle reçoit de nombreux visiteurs étrangers. Ce morceau raconte l’histoire d’une jeune Occidentale qui arrive d’Europe du Nord, d’Islande précisément. Elle visite la ville transportée en palanquin fleuri par quatre porteurs chaleureux et sympathiques mais grossiers. Ils essaient tous de la séduire. L’un d’entre eux réussit à conquérir son cœur et ils se marient. Selon la coutume locale de Pingyao, le marié doit prendre la mariée sur son dos pour sauter par-dessus une bassine en feu, puis sauter par-dessus une selle de cheval et enfin un bol en or. Puis, les futurs époux doivent s’incliner trois fois : vers le ciel et la terre, vers les parents et entre eux face à face. Ils vivront heureux, longtemps, et auront beaucoup d’enfants. La jeune Européenne est interprétée par la chanteuse Han Yufang, 19 ans, coiffée d’une perruque blonde. Les porteurs sont joués par les chanteurs Mao Xiaopeng, 27 ans, Nie Xiaozhou, 27 ans, Wen Xuliang, 26 ans, et Liang Dongsheng, 26 ans. S’y ajoutent violoncelle Da Ti, deux “violons“ Erhu et Huqin , flûte Zhudi, petit tambour Xiao, cithare Yang Qin, luth Pipa, gong Luo, deux hautbois et deux joueurs de plaquettes Bangsi.

9 – Zhou Xi Kou (Partir par la Porte de l’ouest). 8’12
Au milieu de la dynastie Qing, une tradition chez les commerçants de Jin voulait qu’un couple qui venait de se marier devait se séparer pendant la nuit de noce pour aller chercher des marchandises. C’était une épreuve d’amour. Ils se quittaient physiquement mais pas spirituellement, tout en commençant à bâtir leur avenir. Devant la Porte de l’ouest des murailles de la ville de Pingyao, ils partaient chacun de leur côté, avec émotion, après avoir échangé des douces paroles. Et, comme on dit en chinois, “Cette scène inoubliable se fait graver dans l’os”. Artistes : Le rôle du marié Da Chun est interprété par le chanteur Geng Keming, 45 ans, et celui de la mariée Yu Fen par la chanteuse Liang Xiulan, 52 ans, qui joue également de la cithare Yang Qin. S’y ajoutent une autre cithare (M. Wang Zhenwen), deux “violons“ Erhu et Huqin, un violoncelle Da Ti, un luth Pipa, un orgue à bouche Sheng, une flûte Zhudi et deux percussions. 

Texte : François Jouffa avec Mlles Liang Hua (à Pingyao), Yao Jing (à Marseille) et Susie Jouffa (à Paris).
Production et réalisation : François Jouffa.
Photos : Sylvie Jouffa.
Pro Tools editing & mastering : Alexis Jouffa (Jakiss Studio).
 
© 2008 GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SAS 

L’enregistrement a eu lieu le mercredi 20 septembre 2006 dans l’après-midi, sur la scène du Théâtre de Pingyao, avant la représentation publique du soir. Nous remercions le directeur du Théâtre de Pingyao, M. Zhao Wei Hua, pour avoir accepté chaleureusement ce projet, ainsi que tous les artistes, chanteurs, musiciens, acteurs et danseurs pour nous avoir accueillis fraternellement sur scène et dans leurs loges. Sans oublier l’accessoiriste, Mme Zhu Zhe. Et les jeunes et jolies petites servantes de la Maison d’hôtes Changyifeng à Pingyao, toujours disponibles. 

english notes
The Opera Theatre of Pingyao
 
Pingyao Ancient City is the most complete model of ancient county towns of China of the periods of Ming and Qing Dynasties kept within the bounds of China. It was first built in the King Xuan period (827 – 782 B.C.) of Western Zhou Dynasty and has a history of more than 2700 years till now. The long history of the ancient city and the cultural relics and historic sites kept complete and arranged rigorously make the ancient city a historic live sample for studying the political, economic, cultural and artistic development of our country. Located in the province of Shanxi on the trade route between Beijing and Xi’an, Pingyao developped into a merchant center. In the16th century of the Christian era, the city had been a commercial port of strategic importance in the North of China. In the mid 19th century, it attained the highest point of development when the merchants of Shanxi (called Jin merchants) have once made here a control center of modern financial industry. Pingyao is regarded as the birthplace of the modern banking system of China. The draft banks, old style private banks originally called “Piao Hao”, grew in number as well as commercial shops and armed escort agencies all arranged in tight rows. To the east of the academic palace and the Pingyao Confucian temple, was a special place. It was not a draft bank although the shopkeepers of various large draft banks often gathered together here nor was it a commercial shop although nobody knew how many large transactions were made here. It was just the Pingyao large Opera Hall having a history of 300 years and called the Assembly place of Jin merchants. In the Ming and Qing periods, Pingyao City had its finance holding sway over the world. The rich and giant merchants came together in crowds, and the luxury and elegant Pingyao large open hall externally simple and internally beautiful became an important place for them to enjoy leisure and amusement. Here, they watched operas, sipped tea, talked about business, strengthened the bonds of friendship and even solved commercial disputes. Here was both a club and an office. In the late 19th century, the history of China was  constantly changing, and the brilliance of Jin merchants gradually went away farther and farther while the Grand Opera Hall once having incessant stream of vehicles and brilliantly illuminated had the courtyard unfrequented and its brilliance no longer existing. After Pingyao Ancient City was formally inscribed by UN Education Science and Cultural Organization as “World is Cultural legend” in 1997 the stories left behind once, again shook the whole country. To make people vividly experience the past splendid view Jin merchants had, and feel the social intercourse and amusement of the rich and powerful people of Ming and Qing Dynasties, Pingyao large Opera Hall was repaired to the initial condition as time demanded. In spite the re-establishment of its former external appearance, simple and unsophisticated, it shed out the thriving life of the past unrivalled fragrance and talent. Pingyao Grand Opera Hall borders on the Confucian Temple in the west looks over the Temple of the City God southwards and stands by the ancient city wall in the east.  The traditional succint program “Hometown Voice of Shanxi Merchants” rehearsed and performed in the “large opera hall” is of local folk style with a native charm of primeval ecology. In the center of the opera stage, the music and the singing are heard from every corner and the traditional opera performed by the folk artists make the tourists place themselves in the flowing gold like years. One can enjoy the civil residences with traditional feature in southeast seashore houses and watch one of the currently remaining three large Nine-dragon Walls in China. You will be sure to go to the “Ancient City Red Mill” rated as “Shanxi Broadway” which is actually a large well-known park in Pingyao Ancient City.
The administration of the Grand Theatre.  

« [The Chinese people’s] music that sounds awful and hideous is like the melody of dogs yawning, of cats spitting up after having swallowed a fishbone ; the musical instruments they use  to accompany their voices are alike real instruments of torture ».
Hector BERLIOZ, À travers chants, 1862.   

« At the theatre, men sing with castrated voices and are accompanied on violin that are no better ». 
Henri MICHAUX, A Barbarian in Asia, 1933.  

« [The orchestra of the Chinese theatre] is used as a support for everything, playing,  in a manner of speaking, the prompter and responding to the public. It gives the lead  or slows down the movement, it lifts up the acute accent of the actor’s speech,  or it rouses behind him, sending him back, to his ears, the breath and rumor ».
Paul CLAUDEL (consul of France of Shanghai then of Fou-Tcheou, Peking and Tien-Tsin),  Connaissance de l’Est, 1900.
 
Show of the Grand Theatre of Pingyao
Nine pieces. Total playing time: 63’05  
1 – Jin Shang Sui Xiang Qu (The freethinking melody of the Jin merchants). 13’35.
Jin is the diminutive of Shanxi, the province where is located the ancient city of Pingyao. This excerpt is divided in four parts: « The Sea of Commerce », « The Camel’s Road », « Thought for one’s native country » and « Brilliant future».  It is a symphony of traditionnal chinese music. Instruments: Suona (chinese trumpet), Yang Qin (zither), Zhu Di (bamboo flute), Ehru (two-string viola), Sheng (mouth organ), Pipa (lute-mandolin), Da Ti (big drum), Banhu (viola with a flat sound box), Guban (small flat drum), Da Gu (big drum), Xiao Gu (small drum), Naobo (big cymbal of eight-inch diameter), Luo (gong). 

2 – Mai Gao Di (The sale of thick treads). 8’45
There were many merchants in the province of Shanxi, around the Qing period. Most of them were modest shopkeepers and tradesmen with little money. In the alleys of the villages, one could easily catch sight of their small carts and hear their screaming voices vaunting their own products, in a warm atmosphere. At the end of the Qing Dynasty, in the city of Pingyao, the craftsman Tiger Wang (Wang Laohu) made his living by saling treads in the street. Treads hand-sewned of great quality, with several layers of thick cotton. But one day he came upon an over-fussy customer, Miss Er (Er signifying that she is the second child in her family) who found a few faults on the treads. Hereupon the two protagonists eventually came to an argument. Their quarrel, which resembled more to a lovers’ tiff, was animated and somewhat comical and gave way to an amusing story well-known in the small world of the Jin merchants. In order to understand their state of mind, one has to understand that they have always kept their business, handing  it down from a generation to another, hence enabling the town to firmly establish the reputation of Jin merchants. Mr Guo Zhongyi, 53 years-old, as the artisan Wang Laohu. Ms Wu Linghua, 50 years-old, as the customer Ms Er. 

3 – Lan Han Diao (Song of the Lazybones) 3’59
In their time, Jin merchants were fond of music. They entertained themselves by taking part in contests  of different technical interpretations. They were especially excited to play the Suona trumpet (little  trumpet), by blowing in this wind instrument with their nostrils, and the Guanzina (a longer trompet). When they wished to create a great ambience they were usually inclined to play the « Song of the  lazybones ». Instruments: Suona, Sheng and whistles (Mr Wang Zhenwen, 52 years-old, Mr Yin Jiquan, 38 years-old, and Mr Liu Weilian, 51 years-old). Mr Wang Weihai, 38 years-old, plays a double trompet blocked… by two flutes. He blows and whistles from the depth of his throat ! 

4 – Ren Shuo Shanxi Hao Feng Guang (People talk about the beautiful landscapes of Shanxi). 3’44
The province of Shanxi have shined forth during more than a century in the history of the chinese trade. There is a poetic proverb describing the beautiful landscapes of that region that reads: « The soil is rich, water is clear and the fragrance is [with] five cereals ». Shanxi, a cultural province, is also a land where different cultures meet. This piece is a folk song known by all around here, which describes delightful items manufactured locally.  Female singer: Ms Liang Xiulan, 52 years-old. 

5 – Jie Qian (Borrowing money). 8’37
In a Chinese proverb, which is an eulogy to the Jin merchants, it is said that they are the vital center « above the sky ». They have gained their reputations known as Jiang Tong Tian Xia (« The river flowing above the sky ») and as Huo Tong Tian Xia (« Their merchandise flowing above the sky »), signifying that they had a great image among their contemporaries both as human beings and professionals. Their  success was based upon cooperation, confidence and even on credit without receipt. While navigating across the same sea roads they acquired strength by overcoming ordeals together. That is what is related in this piece of music: a female shareholder of the Ri Sheng Chang company had earned a lot of money from the good administration of her business. Her elder sister-in-law became red-eyed with anger and envy when she had to loan some money from her. This anecdotal account generated a set of funny stories and moralisating fables that are still to be pond over. Artists: Mr Geng Keming, 45 years-old, in the role of the wealthy lady. Mr Hu Wambiao, 45 years-old, in the role of her sister-in-law. Note that men are here playing female roles. 

6 – Qi Gong Chui Suona (The Suona player with the Qi Gong). 4’56
In the past, besides their business, Jin merchants used to take part in numerous popular / folk activities. They especially appreciated traditional music. The interpreter of this piece makes use of the taoist gymnastic of Qi Gong (a traditional method related to a part of the chinese medecine that controls internal and external breathings ; Qi means breath) and centralises his energy at the level of his stomach. On that part of his body, which is quite imposing, he clang a bowl of porcelain. Thereafter he used an iron hook fixed on the clinging bowl in order to lift up a huge bucket of water with his stomach, while his mouth naturally blew his Suona trumpet. The most extraordinay part is when he supported a heavy bicycle with his mouth during three minutes while using another part of his body, his nose, to blow and thus to play the Suona. This miracle technique brought him the admiration of the public. Artists: Liang Wude, 38 years-old. He plays the Suona and a double trumpet. Thanks to a trumpet « mouthpiece » at the back of his throat, he also whistles as a bird.  Sheng: Liu Weilian and Yin Jiquan. Drums: Li Deyi. Cymbals: Cui Chengying. Cello: Wu Yingbing. Zither Yang Qin: Liang Xiulan. 

7 – San Xia Shan (Three descents from the mountain). 5’43
There is a chinese proverb according to which: « While entering into the city of Pingyao, one has to be light-footed in order not to stumble on golden coins ». This shows the financial power of Pingyao at that time. Under the reign of the emperor Xiang Feng, of the Qing Dynasty, three young bonzes left their mountain at dawn to get to the nearest village in order to beg for their daily food, in accordance with a general custom. On their way they admired the beautiful landscapes: « The white tower » of Lou Tai, the stone bridge with nine holes, the ten kilometers long city walls, and even the young ladies during their spring walk. Despite the buddhist religious precepts that should have preserved them from temptations, emotion spread into their hearts and souls. Artists: The three singers are Mao Xiaopeng, 27 years-old (bonze Wu Kong), Nie Xiaozhou, 27 years-old (bonze Wu Xu) and Wen Xuliang, 26 years-old (bonze Wu Jing). The strings, Erhu and Huqin, are played by Wang Weihai, Wang Zhenwen and Wang Anyum. The Pipa lute is played by Ms Ji Yaling. In addition: Da Ti cello, wooden tablets Bangsi and Zhudi flute. 

8 – Tai Hua Jiao (Carried by a flowery palankeen). 5’34
Since 1997 when it became a World Heritage Site, the ancient city of Pingyao has welcomed numerous foreign travellers. This piece recounts the story of a female Westerner who arrived from Northern Europe, precisely in Iceland. She visited the town in a flowery palankeen carried by four men, nice and warm-hearted but unsophisticated. As all tried to seduce her, one of them won her heart and they got married. According to a local custom from Pingyao, the groom has to carry the bride on his back in order to jump above a basin on fire, then jump over a horse saddle and finally over a golden bowl. Then the future  husband and wife have to bow down three times: once towards the sky and the earth, once towards their parents and once towards each other. They lived happily ever after, had a long-lasting life and plenty of children.  The young Westerner is interpreted by the female singer Han Yufang, 19 years-old, wearing a blond wig. The carriers were performed by the singers Mao Xiaopeng, 27 years-old, Nie Xiaozhou, 27 years-old, Wen Xuliang, 26 years-old, and Liang Dongsheng, 26 years-old. In addition: Da Ti cello, two « violins » Erhu and Huqin , Zhudi flute, little drum Xiao, Yang Qin zither, Pipa lute, Luo gong, two oboes and two players of Bangsi wooden tablets. 

9 – Zhou Xi Kou (Leaving from the Western Door). 8’12
In the middle of the Qing period, according to a local tradition in force among the Jin merchants, the newly weds had to be parted from one another during their honeymoon in order to separately run their trade activity. This was a resistance test of their mutual love. They started by being physically separated from each other but spiritually they were beginning to build their future lives. In front of the western door of the city wall of Pingyao, both walked their own ways after having flirted with one another. And, as it is commonly said in Chinese, « This unforgettable scene got engraved in one’s bones ». Artists:  The role of the newly wed husband Da Chun is interpreted by the singer Geng Keming, 45 years-old, and the newly wed bride Yu Fen by the female singer Liang Xiulan, 52 years-old, who also plays the Yang Qin zither. In addition: another zither (Mr Wang Zhenwen), two « violins » Erhu and Huqin, a Da Ti cello, a Pipa lute, a mouth organ Sheng, a Zhudi flute and two percussions.   

Text: François Jouffa with Liang Hua (in Pingyao), Yao Jing (in Marseille) and Susie Jouffa (in Paris).
Production and recording: François Jouffa. Pictures: Sylvie Jouffa.
Pro Tools  editing & mastering: Alexis Jouffa (Jakiss Studio).
English translation: Susie Jouffa.

© 2008 GROUPE FREMEAUX COLOMBINI SAS     

The recording took place on Wednesday, the 20th of September 2006, in the afternoon, on the stage of the Pingyao Theatre, before the night performance.  We especially thank the director of the Theatre of Pingyao, Mr. Zhao Wei Hua, for having warmly welcomed this project, but also all the artists, singers, musicians, actors, dancers for their friendly hospitality on stage as in their dressing room. We also have to mention the property mistress, Ms Zhu Zhe. And the young and pretty  waitresses of Changyifeng Guest House in Pingyao who were always available for customers.

Nota Bene: In order to preserve the authenticity of these traditionnal pieces, I have decided to use methods of recording that can nowadays appear as archaic. In a world where everything tends to become numerical, faultless and cold, I intentionally chose to work with a notorious old luxury tape recorder (the Nagra from Switzerland, model 4 S), two excellent microphones that have now been removed from the market (the electronic Sennheiser of type MKH 416 T), and with the old good magnetic tape « made in Germany » (BASF). Handled with loving care this heavy but solid recording equipment, worthy of being kept in a sound museum, restores the rich round tones and the warmth of these ancestral musics that are about to become extinct. Connoisseurs will appreciate, I hope, this difference of colour. Thanks to Claude Colombini and Patrick Frémeaux for having shared that sensitivity at Frémeaux & Associés. F.J. 

CD LE THÉÂTRE OPÉRA DE PINGYAO © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Jin Shang Sui Xiang Qu - Théâtre Opéra de13'35
02 San Xia Shan - Théâtre Opéra de08'45
03 Tai Hua Jiao - Théâtre Opéra de03'59
04 Zhou Xi Kou - Théâtre Opéra de03'44
05 Mai Gao Di - Théâtre Opéra de08'37
06 Lan Han Diao - Théâtre Opéra de04'56
07 Ren Shuo Shanxi Hao Feng Guang - Théâtre Opéra de05'43
08 Qi Gong Chui Suona - Théâtre Opéra de05'34
09 Jie Qian - Théâtre Opéra de08'12
"Mémoire sonore de Chine avec François Jouffa" par Rue 89, rubrique "Chinatown"

"A écouter: un CD étonnant produit et réalisé par François Jouffa. (...) Un enregistrement du théâtre opéra de Pingyao, une ville médiévale du Shanxi, dans le nord de la Chine (agrémenté d'une incroyable citation atribuée à Hector Berlioz: « [le peuple chinois] a une musique que nous trouvons abominable, atroce, il chante comme les chiens baillent, comme les chats vomissent quand ils ont avalé une arête; les instruments dont ils se sert pour accompagner les voix nous semblent de véritables instruments de torture ». (...) Destinés aux authentiques amateurs il est édité par Frémeaux et associés, « Editeur des patrimoines sonores naturels »…"
par PIERRE HASKI - RUE 89




« Le théâtre Opéra de Pingyao. » par La Revue des médiathèques et collections musicales

Enregistrement sonore in situ- Chine. Inscrit en 1997 au patrimoine mondial de l’Unesco en tant qu’Héritage culturel mondial, le théâtre-opéra de Pingyao est restauré tel qu’il était sous les dynasties Ming Qing (du XIV ème au XIX ème siècle). C’est un Lieu important dans la cité,  de distraction et d’amusements. Son rayonnement est national. Un document intéressant de plus d’une heure de morceaux traditionnels collectés en live depuis 1997.
Pierre DENUIS - LA REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« L’atmosphère chaleureuse des distractions d’antan » par Mondomix

Tombée dans la misère après la chute de son empire financier, Pingyao est l’une des rares cités chinoises épargnées par la modernisation. L’âge d’or de cette ancienne cité vit l’essor d’un opéra singulier, reflet artistique des légendes locales. Inscrite en 1997 au Patrimoine mondial de l’Unesco, la ville, en restaurant le hall de l’opéra, s’efforce de faire revivre cette tradition. L’enregistrement in situ nous plonge dans l’atmosphère chaleureuse des distractions d’antan. Se répondent ainsi  chanteurs, danseurs et instruments traditionnels (l’orgue à bouche sheng, la cithare qin, le hautbois suona, la vièle er-hu, luths, tambours, gongs et flûtes de toutes sortes). Si certaines sonorités peuvent déranger les oreilles non initiées, l’ensemble est tout de même très plaisant. F.M - MONDOMIX




"Juste la musique qui fait et défait le silence" par M-La-Music.net

"Rarement mis sous les feux de l’actualité, le collectage reste le parent pauvre des musiques du monde, un domaine exigeant réservé aux mélomanes et amateurs des sons de l’extrême. L’idée de mémoire collective, âprement défendue par quelques labels francs-tireurs est pourtant plus que jamais d’actualité compte tenu de la disparition rapide et inéluctable des cultures ancestrales, digérées malgré elles par la mondialisation et certains régimes moins soucieux que d’autres de la préservation de leur histoire.
Dans le champ des musiques du monde, quelques labels s’illustrent par leur travail de sauvegarde du patrimoine sonore ; on citera à la volée quelques noms emblématiques, Ocora, Inédit (le label de la maison des cultures du monde), Smithsonians folkways aux Etats-Unis ou Frémeaux qui en France édite patiemment un catalogue bardé de récompenses et en de nombreux points exemplaire. Ce volume signé par François Jouffa, par ailleurs spécialiste du rock, mais aussi ethomusicologue, ne dépareille pas dans cette collection exigeante : livret soigné et largement documenté, enregistrement in-situ, les overdubs et autres subterfuges de studio étant bien évidemment bannis. Pas d’effet, pas de coupe, pas de montage, juste la musique qui fait et défait le silence.
Inscrite en 1997 au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, la cité de Pingyao dans la province du Shanxi (Chine) a restauré son opéra, lieu de distraction, de rencontres, de négoce, à la fois club et lieu de travail. Airs traditionnels et chants populaires composent les neufs morceaux de ce disque qui s’adressera aux amateurs de curiosités et aux oreilles averties plutôt qu’aux néophytes des musiques d’extrême-Orient. Un effort sera donc nécessaire pour entrer dans une musique qu’on qualifiera volontiers de "difficile"."
par Stéphane ANDRIEU - M-LA-MUSIC.NET