LA QUESTION DE LA LAÏCITE - GRAND DEBAT DE L'INSTITUT D'ETUDES LEVINASSIENNES

BENNY LEVY ET ALAIN FINKIELKRAUT

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Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA5232

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La question de la laïcité : ce thème, Alain Finkielkraut et Benny Lévy l’avaient déjà abordé en public, onze ans avant qu’ils ne fondent l’Institut d'études lévinassiennes. L’échange fut virulent – tant, d’ailleurs, qu’il faillit mener à la rupture du dialogue. Treize ans plus tard, c’est à l’Institut d'études lévinassiennes, à Jérusalem, qu’ils décidaient de reprendre cette interlocution, sans concession, mais dans un esprit de fraternité qui avait fait défaut à la première occasion.
D’où vient, inattendu, tellement attendu, ce petit peu de fraternité?, demandait Benny Lévy. Il répondait sans hésiter : du regard paternel entrevu dans le texte d’Emmanuel Lévinas. L’œuvre d’Emmanuel Lévinas, qui aura marqué le 20e siècle, possède une double postérité. Philosophique, rigoureuse, elle s’est acquis une dignité académique qui lui ouvrit les portes de l’université, mais elle a aussi contribué à réhabiliter la figure du pharisien, à réaffirmer l’actualité des 'traités vermoulus' et avec elle, l’importance d’un retour aux sources juives. L’ardent défenseur de l’école laïque, de la culture et des livres pouvait ainsi se reconnaître dans le texte de Lévinas, tout comme le Juif du retour et du Livre.
Cette double résonnance, l’Institut d'études lévinassiennes l’a volontairement préservée. Elle dessine – et cet enregistrement en livre le précieux témoignage – un lieu de parole où les dissensions et les oppositions, intenses, mais avant tout affaire de pensée, peuvent se déployer librement.
Patrick Fabre – Institut d’études lévinassiennes

L’institut d’études lévinassiennes revendique le double héritage de la philosophie et de la tradition talmudique pour l'actualiser dans une pensée ouverte et contemporaine. Loin de la recherche du consensus de l’entre-soi, les Grands débats de l’Institut procèdent de la volonté de pouvoir manifester que des points de vue divergents sont une richesse pour le discours et non une pierre d’achoppement. Ils nous délivrent un éclairage singulier sur une question universelle.
Patrick Frémeaux

La Question de la Laïcite par Benny Lévy et Alain Finkielkraut.
Grand Débat de l’Institut d’études lévinassiennes, enregistré en public à Jérusalem, en 2002 (direction : Patrick Fabre)

Droits : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore en accord avec Alain Finkielkraut, Succession Benny Levy et l'IEL
Production : IEL
La question de la laïcité

La question de la laïcité
Benny Lévy & Alain Finkielkraut

Grand débat de l’Institut d’études lévinassiennes enregistré en public à Jérusalem, en 2002


2e Grand Débat - “La question de la laïcité”
Ce coffret propose l’enregistrement complet* du deuxième “Grand Débat” de l’Institut d’études lévinassiennes, qui se tint le lundi 18 février 2002, salle Gérard Béhard à Jérusalem, autour du thème “La question de la laïcité”. Ce rendez-vous annuel destiné à réunir les trois fondateurs Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut dut avoir lieu en l’absence de Bernard-Henri Lévy, dépêché pour une mission gouvernementale en Afghanistan. Le thème de ce deuxième Grand Débat appelait cependant presque naturellement l’intimité du dialogue entre Benny Lévy et Alain Finkielkraut, car la trame de l’échange s’était déjà tissée entre eux de longue date. C’est en 1989 qu’ils s’opposèrent en effet pour la première fois, suite à l’ “affaire du voile islamique” qui avait agité le débat public, par un échange d’une extrême virulence lors d’une rencontre à Strasbourg. Le choc fut si intense qu’il faillit conduire à la rupture de leur dialogue. Mais l’amitié survécut – tous deux, étonnés, en témoigneront d’ailleurs plus tard – et contribua à sauver les chances de cette énergique interlocution. C’est là l’extraordinaire modalité de cette discussion dont le présent enregistrement restitue l’une des étapes majeures : répétée, reprise, repensée, aiguisant incessamment les dissensions et dissipant les malentendus à la fois. L’amitié sut préserver le lien quand les arguments creusaient la distance. Pas de consensus, pas d’illusoire tentative d’estomper les différences : dialogue, confrontation – entente. L’auditeur, comme à l’époque le public de l’Institut d’études lévinassiennes, ne saurait y rester insensible.

L’Institut d’études lévinassiennes
Fondé en 2000 à Jérusalem par Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy  et Alain Finkielkraut, l’Institut d’études lévinassiennes fut à l’initiative d’un renouveau des études sur Emmanuel Lévinas, en même temps qu’il proposait un espace unique et précieux pour des affrontements entre des intellectuels juifs, au grand jour de la philosophie et dans l’ombre des textes juifs. Pendant quatre ans, il fut l’espace d’un dialogue inédit pour les juifs et les non-juifs, à Paris comme en Israël. Le 15 octobre 2003, Benny Lévy, son Directeur, décédait à Jérusalem. Son enseignement magistral s’interrompait, qui fut l’âme de l’Institut : l’existence de ce dernier fut ainsi compromise. Aujourd’hui, l’Institut reprend le chemin ouvert par ses fondateurs, sous la direction de René Lévy. Il rassemble des intellectuels, des professeurs et des chercheurs qui poursuivent le travail commencé il y a sept ans. L’Institut d’Études Lévinassiennes n’est pas un institut universitaire voué à la répétition savante des thèses d’Emmanuel Lévinas. D’emblée, il a été conçu comme le lieu d’une confrontation à l’occasion de sa pensée. C’est la raison pour laquelle les séminaires proposés par l’Institut ne sont pas exclusivement consacrés à l’œuvre de Lévinas, même si les thèmes abordés sont suscités par ses textes et par les problèmes qu’ils posent. L’Institut d’Études Lévinas­siennes voudrait être l’espace où ces problèmes peuvent être déployés en toute liberté, c’est-à-dire avec audace, en dehors de toute convention académique, mais avec la plus grande rigueur.

Le mot des fondateurs
«Il y a quatre ans, Benny Lévy, l’ancien secrétaire de Jean-Paul Sartre ouvrait à Jérusalem un séminaire doctoral dont l’attention portait sur le rapport de la philosophie et du sensé biblique. Ce séminaire fut attaqué de diverses manières et à la fin de 1999 était menacé de disparition. Pour le défendre, Alain Finkielkraut écrit le 24 janvier 2000 dans le quotidien Libération : “C’est entre la vie de l’esprit et l’extase technique ou multiculturelle qu’il nous incombe maintenant de choisir”. Au même moment, Bernard-Henri Lévy publie Le siècle de Sartre où il souligne le sens, occulté jusqu’alors dans l’opinion, du dialogue ultime de Sartre et de Benny Lévy. Les trois intellectuels se rencontrent ainsi pour que puisse se poursuivre l’expérience de Jérusalem. Et ils se demandent “Qu’est-ce qui nous a conjoints, par-delà nos différences aiguës ?” Et les trois juifs reconnaissent le nom qui fut cause de leur rencontre de manière décisive : Emmanuel Lévinas. Décision – comme une reconnaissance de dette – est prise de créer un Institut Lévinas à Jérusalem. Car cette rencontre signifie la possibilité d’un lieu, d’une langue où des juifs, déchirés dans leur parti d’existence, peuvent coexister, se disputer, s’entendre, mal entendre sans doute, mais tenter de sauver les conditions de la parole qui tranche. Pour cette fragile chance de difficile unité, nous vous invitons à nous aider.»
Les fondateurs de l’Institut d’études lévinassiennes Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et Benny Lévy

“Égaré, j’avais cru que tout est politique. Noué, la langue sèche, l’esprit vide, je me remettais à lire. Années austères. Et soudain revint le goût de l’eau. Dans l’entente “d’une parole qui rompt et dénoue, une parole pro­phétique. Faut-il lui faire crédit ? Rien n’est certain, mais une chance s’offre. Tentons la chance ! Faisons crédit ! La signature n’est pas mauvaise”. (Emmanuel Lévinas). On ne me demandait plus de croire, mais de faire crédit : Emmanuel Lévinas venait de m’ouvrir le chemin de Jérusalem. Où, bien avant que je n’y vive, je me liai à Alain Finkielkraut. À Paris, la publication de mes entretiens avec Sartre - premier écho du bouleversement dont Sartre, d’abord témoin, était devenu complice - me jetait dans la fournaise. Mais, dans les rues de l’hô­pital, retour du Caire à Paris, mort de Sartre. Alain prend la plume, pour me défendre contre la meute. Nous ne savions pas que vingt ans après, il lui faudrait à nouveau défendre ma parole, menacée à Jérusalem, ou plutôt une «voix venue de l’autre rive». À Paris, sort, de Bernard-Henri Lévy, Le Siècle de Sartre. Il m’avait imaginé, sans me connaître, en “une sorte de Lénine-philosophe, préparant dans la clandestinité la plus totale, son grand soir de la pensée”. D’où me venait, au moment propice, cette adresse ? Du ciel. De sa tombe, me dit une amie de Tel-Aviv, Sartre est sorti pour te porter secours. Mais pourquoi Bernard avait-il inventé ce personnage : moi ? C’est qu’il allait, lui aussi, de ville en ville, cassant sur son chemin «l’idéologie française», à la recherche, comme chacun, du feu qui le brûle. «Un point de transcendance», demandait-il de livre en livre. Devant la ville en flammes, Abraham s’interroge, et lui apparaît le Maître de la ville. Dans l’endurance de cette interrogation, nous nous rencontrons. D’où vient, inattendu, tellement attendu, ce petit peu de fraternité ? Je réponds sans hésiter : du regard paternel entrevu dans le texte d’Emmanuel Lévinas. L’Institut Lévinas, à Jérusalem, vient de naître.”
Benny LEVY

“De l’un, Alain Finkielkraut, me séparent Péguy, les petites nations, l’idéologie française ou non, son romantisme, mon goût de l’esprit moderne et de la technique, Sartre (qu’il n’aime guère), Arendt (que je ne connais pas bien), quelques polémiques locales, quelques autres qui ne le sont pas, ma métaphysique et sa politique, l’inverse, le cas Heidegger. De l’autre, Benny Lévy, me distinguent, encore que de façon infiniment moins décisive, le passé militant, le présent et le futur sionistes, le rapport à Israël et à l’exil, la question Spinoza, la foi, Aqiba (auquel je préfère, et de loin le Maharal de Prague), le nom présumé du Messie (auquel je le soupçonne de songer, parfois, en secret), la part respective, dans nos vies, de l’étude et de l’action, de la prière et du souci du monde.
Qu’entre l’un, l’autre et le troisième s’instaure, à dater d’aujourd’hui, non pas un “dialogue”, ou un “débat”, mais un espace de pensée menée en commun, voilà qui ressemble à un petit miracle philosophique. Que ce miracle soit, non seulement possible, mais à l’œuvre, d’ores et déjà à l’œuvre à dater, donc, de cet instant, nous le devons à la présence, en chacun de nous, du nom, du visage, des textes de Lévinas. Qu’est-ce qu’un miracle en philosophie ? C’est la question que, dans l’ombre, justement, de cette œuvre immense, dans la compagnie de notre hôte (double sens du mot hôte, chez Lévinas) de ce soir, il faudra tenter, aussi, d’élucider.
Bernard-Henri LEVY

“Quand j’ai rencontré Benny Lévy en 1980, il sortait du militantisme et il n’avait pas encore opéré son “retour” au judaïsme orthodoxe. Dans le cadre d’un projet de “reportages d’idées” conçu par Michel Foucault pour le Corriere della Sera, nous sommes allés en Israël et en Égypte enquêter sur la fragile logique de paix mise en œuvre, grâce au voyage de Sadate à Jérusalem, entre les deux pays. Benny Lévy se méfiait un peu de moi. Le Nouveau Désordre amoureux que j’avais écrit avec Pascal Bruckner, me valait dans son réseau l’épithète (flatteuse) de “libidinal”. Et, pour ma part, je me demandais anxieusement dans l’avion ce que j’allais faire avec le chef historique d’une organisation maximaliste et sectaire. L’improbable tandem du libidinal et du psycho-rigide a néanmoins tenu bon. Emmanuel Lévinas que nous aimions déjà l’un et l’autre, que nous lisions avidement et dont nous ne tirions pas tout à fait les mêmes leçons, nous a permis de surmonter nos préjugés mutuels sans pour autant combler la distance qui nous séparait. Celle-ci s’est même accrue avec l’évolution de Benny Lévy. Il étudie les écritures et leurs commentaires ; quel qu’ait pu être, par ailleurs, mon propre parcours, je souscris sans réserve à l’exégèse délicieusement laïque que propose Saul Bellow de l’expression “heureux comme Dieu en France” naguère employée par les Juifs d’Allemagne et d’Europe de l’Est : “Dieu serait parfaitement heureux en France parce qu’il n’y serait pas dérangé par les prières, rites, bénédictions et demandes d’interprétation de délicates questions diététiques. Environné d’incroyants, Lui aussi pourrait se détendre le soir venu, tout comme des milliers de Parisiens dans leur café préféré. Peu de choses sont plus agréables, plus civilisées qu’une terrasse tranquille au crépuscule”. Mais pour des raisons lévinassiennes et non psychologiques, l’amitié a survécu à la distance. La ligne de fracture passe aujourd’hui entre ceux, de plus en plus rares, qui continuent à faire le pari formulé en ces termes par Lévinas : “Ce qu’on dit écrit dans les âmes est d’abord écrit dans les livres”, et ceux, toujours plus nombreux, qui ferment les livres pour philosopher à neuf, ou qui pensent que la science a réponse à tout, ou qui enfin, confortablement installés dans le relativisme, comme d’autres jadis dans le dogme, sacrifient la recherche de la vérité à la reconnaissance des identités et la grande énigme humaine au règne de l’équivalence. Contre l’extase technique ou multiculturelle, il s’agit dans l’Institut d’études lévinassiennes, de contribuer par un dialogue exigeant et sans concession à la vie de l’esprit.”
Alain FINKIELKRAUT

Les Grands Débats
Trois Grands Débats ont été organisés avec les fondateurs de l’Institut d’études lévinassiennes, dont les thèmes ont été les suivants : “La mémoire, l’oubli, solitude d’Israë” (2001), “La question de la laïcité” (2002) et “La confusion des temps” (2002). Ces dernières années, ils ont été prolongés par des dialogues entre Gilles Hanus et Alain Finkielkraut au cours des séminaires annuels. Le compte-rendu du présent débat a fait l’objet d’une publication dans le deuxième numéro des Cahiers d’Études Lévinassiennes.

Question du public en anglais (résumé), CD 2 piste 8
Bien, je vais vous poser la question en anglais, car je ne pense pas pouvoir y parvenir en français, même si j’imagine que vous auriez aimé que je tente de la formuler en français. M. Lévy, je vous ai entendu il y a une semaine parler à la radio à M. Avi Katzman, je crois, et il aurait été difficile de ne pas remarquer le mépris total que vous affichiez pour ce qui a été nommé ici la “culture universelle”. [Vous avez évoqué] la “perte de temps” (en employant notamment l’expression “bitoul zman”) que [représentait] le fait même d’écrire un livre. [Vous considérez que cette activité] vous prive d’un temps [que vous pourriez consacrer] à des affaires plus importantes . Il était difficile aussi d’échapper à l’allusion que vous avez faite ici à l’infériorité des autres savoirs par rapport à la celui du judaïsme. […] Je vous demande à vous deux, mais surtout à vous M. Lévy : n’êtes-vous pas intrigué par l’interaction entre la contribution de l’esprit juif à la culture universelle d’une part [et son apport moral et religieux d’autre part] ? On attend de nous, les juifs, de hautes valeurs morales. Pourquoi ne pas en faire autant du point de vue de la culture ? La France elle-même ne donne-t-elle pas l’exemple d’une intrication entre religion et État ? Pourquoi nier l’apport de Kafka ou de Proust ? Pourquoi restreindre la contribution juive au simple apport moral et religieux [et pourquoi omettre l’apport culturel], alors qu’il est particulièrement frappant de remarquer l’interaction entre les deux ? Merci.­

Les Cahiers d’Études Lévinassiennes
Chaque année, l’Institut d’études lévinassiennes publie un numéro de sa revue philosophique, les Cahiers d’Études Lévinassiennes. Chaque numéro consacre la réflexion de chercheurs du monde entier à un thème de l’œuvre de Lévinas. En connexion, un texte rare de Lévinas est republié dans chaque numéro, accompagné d’un commentaire. Pour rendre les textes de Lévinas accessibles au public israélien, la revue propose en outre la traduction en hébreu de l’un de ses opuscules. Chaque numéro inclut une bibliographie des ouvrages parus sur Lévinas au cours de l’année précédente (en français, anglais, allemand, néerlandais, espagnol, italien, hébreu, polonais et japonais), de très nombreuses recensions des plus importants de ces ouvrages, ainsi que les comptes-rendus des colloques consacrés dans l’année à Lévinas. Depuis le n°3, une rubrique permet à l’un des correspondants de l’Institut d’études lévinassiennes de faire le point sur l’état de la recherche lévinassienne dans un pays du monde (l’Espagne, le Japon, la Pologne, la Russie, etc.). Huit numéros de la revue ont paru à ce jour : Lévinas, le temps (n° 1, 2002), Le monothéisme (n° 2, 2003), Pensée du retour (n° 3, 2004), Messianisme (n° 4, 2005), Lévinas-Sartre (n° 5, 2006), L’universel (n° 6, 2007), Le mal (n° 7, 2008), Hors-série : Benny Lévy (2005).

Parmi les auteurs qui ont contribué aux articles des Cahiers d’Études Lévinassiennes, on citera notamment : Henri Atlan, David Banon, Thomas Bedorf, Jérôme Benarroch, Robert Bernasconi, Uwe Bernhardt, Elena Bovo, Rodolphe Calin, Catherine Chalier, Fabio Ciaramelli, Richard Cohen, Jacques Colette, Marc Crépon, Simon Critchley, Pascal Delhom, Jacques Dewitte, Matthieu Dubost, Massimo Durante, Daniel Epstein, Patrick Fabre, Alain Finkielkraut, Marcel Goldmann, Jean Halpérin, Georges Hansel, Gilles Hanus, Pierre Hayat, Alicja Kira, Rony Klein, Robert Legros, Emmanuel Lévinas, Michaël Lévinas, Benny Lévy, Bernard-Henri Lévy, René Lévy, Salomon Malka, Jan Marejko, Éric Marty, Jens Mattern, Jean-Claude Milner, Stéphane Mosès, Yasuhiko Murakami, Mao Naka, Sophie Nordmann, Patricio Peñalver, François Poirié, Franz Rosenzweig, Raphaël Sadin, Jean-Paul Sartre, Eli Schonfeld, Alberto Sucasas, Jacques Taminiaux, Émilie Tardivel, Xavier Tiliette, Bernhard Waldenfels, Ruud Welten et Shmuel Wygoda.

Informations pratiques
– Institut d’études lévinassiennes - 29, avenue Simon Bolivar - 75019 Paris 
– Rédaction des Cahiers d’Études Lévinassiennes - 8, rue de Ridder - 94110 Arcueil - Tél. 06 16 32 80 92
– À Jérusalem : Rédaction des Cahiers d’Études Lévinassiennes - 43a rue Emek Refaïm - 93141 Jérusalem - Israël - Tél. (972) 2 561 70 51 - Fax (972) 2 563 00 85

Frémeaux & Associés
Éditeur du patrimoine sonore
20, rue Robert Giraudineau
94300 Vincennes (France)
Tél. 01 43 74 90 24 / Fax 01 43 65 24 22

Textes et livret établis par Patrick Fabre pour l’Institut d’études lévinassiennes
© 2008 Frémeaux & Associés

* NdE : les sources sonores dans lesquelles figurent quelques coupures ont requis quelques adaptations mineures qui ne portent en tout que sur quelques minutes.

La question de la laïcité
Présentation CD 1 piste 1 : Itzhak Grünwald
Benny Lévy : CD 1 pistes 2, 4, 6 – CD 2 pistes 1, 5, 7, 9, 11
Alain Finkielkraut : CD 1 pistes 3, 5, 7 – CD 2 pistes 2, 4, 10, 12
CD 2 pistes 3, 6, 8 : questions du public à Benny Lévy et Alain Finkielkraut
Note : afin de proposer un enregistrement aussi complet que possible et de restituer le plus fidèlement les articulations de la discussion, nous n’avons pas souhaité supprimer un passage tronqué par une coupure de quelques secondes et l’avons conservé en l’état. L’interruption est signalée dans la plage 4 du CD1 par un avertissement sonore. Ce même souci d’authenticité nous a conduit à conserver les questions du public telles qu’elles ont été posées et notamment la dernière, formulée en anglais (CD 2, piste 8). Pour les auditeurs non anglophones, nous en proposons ci-après un résumé en français. Il ne s’agit pas d’une traduction directe, mais d’une synthèse qui tente d’exprimer au mieux le sens de la question posée.

Le site Internet de l’Institut d’Études Lévinassiennes
Le site Internet de l’Institut d’Études Lévinassiennes présente les activités, les publications et les débats de l’Institut, et offre un lieu d’information et de dialogue autour de la pensée et l’œuvre de Lévinas. Ce site inclut notamment :
• Un moteur de recherche dans le corpus des textes de Lévinas.
• Une base de données bibliographique primaire (éditions et rééditions de tous les textes écrits par Lévinas) et secondaire (en français, anglais, allemand, espagnol et autres langues à venir).
• Une biographie de Lévinas.
• Huit forums en ligne.
• Une base de données de toutes les interventions qui se sont déroulées à l’Institut depuis sa création.
• Une médiathèque proposant des documents en ligne extraits des Cahiers d’Études Lévinassiennes et des séminaires animés à l’Institut.
• Une présentation des intervenants de l’Institut.
• Un formulaire d’inscription à la liste de diffusion électronique du bulletin d’information.
• Un kit de presse (images et textes à télécharger).
• Une revue de presse regroupant un certain nombre des articles de presse consacrés à l’Institut.

Ecouter La Question de la laïcité - Benny Lévy et Alain Finkielkraut (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Présentation - Itzhak02'50
02 Benny Lévy - Benny16'09
03 Alain Finkielkraut - Alain20'30
04 Benny Lévy - Benny10'19
05 Alain Finkielkraut - Alain09'46
06 Benny Lévy - Benny07'13
07 Alain Finkielkraut - Alain07'24
CD 2
01 Benny Lévy - Benny12'58
02 Alain Finkielkraut - Alain09'16
03 Questions du public - Alain01'31
04 Alain Finkielkraut - Alain05'34
05 Benny Lévy - Benny00'26
06 Questions du public - Benny02'07
07 Benny Lévy - Benny05'09
08 Questions du public - Benny03'36
09 Benny Lévy - Benny06'23
10 Alain Finkielkraut - Alain06'58
11 Benny Lévy - Benny02'05
12 Alain Finkielkraut - Alain12'35
« La question de la laïcité » par la Revue des médiathèques et des collections musicales

Grand débat de l’institut d’études lévinassiennes enregistré en public à Jérusalem en 2002. L’oeuvre d’Emmanuel Lévinas brille par sa rigueur philosophique et réhabilite la figure du pharisien tout en soulignant l’importance des sources juives de la pensée. Finkielkraut et Levy reprennent le débat sur la laïcité là où il s’était arrêté entre eux il y a une dizaine d’années. Un document sonore enregistré live à Jérusalem. Lucas FALCHERO – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




«Rescapé de la Shoah » Par Laïcité

« Rescapé de la Shoah, où périt sa famille, Emmanuel Levinas est marqué par l’expérience du mal radical qu’il considère comme une inclination intrinsèquement humaine. Attentif à cette tentation toujours présente d’aller jusqu’au bout, « de négliger complètement autrui », il lit dans le visage qui s’offre et s’expose, totalement vulnérable, la figure du plus grand dénuement, de la plus grande faiblesse, ce qui est le plus susceptible d’être violenté »
Par Cédric Enjalbert — LAÏCITE




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