LE MEDECIN MALGRE LUI - MOLIERE

LU PAR FERNANDEL

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Nombre de CDs : 1


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FA5274

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Si Fernandel n’est pas le plus grand comédien ni le plus grand technicien de diction alors à l’oeuvre en France, la générosité dont il fait preuve en tant qu’artiste et personnalité médiatique en fait l’une des plus grandes icones d’après-guerre.
Fernandel incarne une certaine joie de vivre au micro (voir ses célèbres enregistrements des Lettres de mon Moulin, auxquels font échos les deux Contes du Lundi que nous proposons en supplément ici).
L’acteur propose en 1957 un Médecin malgré lui réalisé par Max de Rieux dans la grande tradition comique.
Gérard Roig, rédacteur en chef de Phonoscopies et spécialiste de l’histoire de l’édition phonographique, nous propose de découvrir ces enregistrements avec un livret documenté sur ces pages historiques de l’enregistrement sonore.
Patrick Frémeaux

Droits audio : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore
Fernandel Le Médecin malgré lui

Fernandel au micro 1957-1958
Le Médecin malgré lui

Comédie en trois actes de Molière  enregistrée en 1957 

En complément :  "Les Contes du Lundi", d’Alphonse Daudet
“La dernière Leçon” et “La défense de Tarascon” enregistré en 1958 

Enregistré en Mai 1957 et initialement édité phonographiquement par Decca

Distribution :
Béatrice Bretty dans le rôle de Martine, Jacques Charon dans le rôle de Lucas,
Georges Chamarat dans le rôle de Géronte, Bernard Dheran dans le rôle de Valère,
Max de Rieux dans le rôle de Léandre, Cabanis dans le rôle de Robert,
Paulette Seyrac dans le rôle de Lucinde, Mireille Perrey dans le rôle de Jacqueline,
L. Brèze dans le rôle de Thibaut. 

Réalisation : Max de Rieux

22 et 23 : “La dernière Leçon”, issu des Contes du Lundi d’Alphonse Daudet.
24, 25 et 26 : “La défense de Tarascon”, issu des Contes du Lundi d’Alphonse Daudet.
Enregistré en Février 1954 et initialement édité phonographiquement par Decca 

Fernandel,  par Gérard Roig
Les acteurs issus du théâtre de boulevard ou, à plus forte raison, du Café Concert et du music-hall, semblent avoir toujours éprouvé une sorte de complexe envers les auteurs “classiques”. C’est le cas de Jean Gabin déclarant : “Je serais incapable de jouer du classique,  du Molière... Je serais très mauvais, c’est pas mon truc...”. C’est Raimu, si fier de jouer, à soixante ans, Le Bourgeois gentilhomme à la Comédie-Française... C’est Bourvil, impressionné d’avoir à dire des textes de Marcel Aymé. Et c’est aussi Fernandel se refusant à “fernandeliser” Molière.. Tous n’eurent peut-être pas les mêmes scrupules. Le grand comique Dranem, à 65 ans, n’hésita pas, en 1934, à endosser le costume d’Argan dans Le Malade imaginaire, film qu’on aimerait pouvoir visionner aujourd’hui. Et l’on vit, plus tard, Jean Richard dans Le Médecin malgré lui, tout comme de Funès dans L’Avare ou Michel Serrault, Fernand  Raynaud dans Le Bourgeois gentilhomme. Entre des frontières décidément étanches,  les rapports des “comiques” envers les “classiques” se situèrent longtemps sur le terrain de la parodie. En 1932, dans “La revue marseillaise”, Gorlett et Sarvil triomphaient dans une parodie d’Hernani de Victor Hugo. En 1936 O’Dett et Pierre Dac firent les beaux soirs du Casino de Paris, dans une inénarrable parodie de Phèdre, de Racine.  Pour nous en tenir à Molière, nous pourrions également citer, sans formuler de jugement, l’initiative de la station populaire Radio-Luxembourg qui, au cours de sa saison radiophonique 1952-1953, dans le cadre de ses émissions théâtrales “Gibbs” diffusa en décembre 1952 Le Bourgeois gentilhomme avec une étonnante distribution comprenant : Marie Dubas,  Françoise Rosay, Charpini, André Claveau et... Zappy Max. Le 8.10.53, sur cette même station, les auditeurs purent entendre Le Médecin  malgré lui interprété par Bourvil (Sganarelle), Romeo Carlès (Géronte), Maryse Martin  (Jacqueline)…  

FERNANDEL ET LE MÉDECIN MALGRE LUI  
Malgré son appréhension à aborder le répertoire classique, du moins sur scène et à l’écran, Fernandel enregistra, début 1957, l’une des plus célèbres pièces de Molière Le Médecin malgré lui. Ce sera la seule et unique fois. D’où l’intérêt de ce document qu’on peut qualifier d’exceptionnel.  A cette date, la discographie de Fernandel est impressionnante. Commencée en 1928, elle est riche de 172 disques 78 tours et de plus de 20 disques microsillons 33 tours. Sept d’entre eux sont consacrés à Alphonse Daudet, avec des textes tirés des “Lettres de mon moulin” (Réédition réf. FA 5137 et FA 5138).  “Le Médecin malgré lui est une des pièces les plus simplement drôles de l’œuvre de Molière” (Pierre Voltz, 1964). C’est aussi sa pièce la plus souvent représentée. Elle est créée le 6 août 1666 par un Molière âgé de 44 ans, qui joue le rôle principal et qui vient, quelques semaines auparavant, de donner Le Misanthrope, l’un de ses chefs-d’œuvre.  Dans beaucoup de ses pièces, Molière s’est moqué des médecins de son temps, de leur jargon et de leur pédantisme (Le Médecin volant, L’amour médecin, Le malade imaginaire, M. de Pourceaugnac etc...). La réplique “Il faut se faire soigner pour la maladie à venir” pourrait bien avoir inspiré le “Tout bien portant est un malade qui s’ignore” du docteur Knock de Jules Romains...  Résumons l’intrigue de la pièce : Au cours d’une scène de ménage, le bûcheron Sganarelle donne des coups de bâton à son épouse. Celle-ci, désirant se venger, rencontre deux domestiques à la recherche d’un médecin capable de guérir Lucinde, fille de leur maître Géronte, devenue brusquement muette. Elle leur fait croire que son mari est un grand médecin, mais qu’il ne l’admet qu’après avoir reçu force coups de bâton. On devine la suite... Sganarelle finira par se prendre au jeu, gagnera la confiance du naïf Géronte et guérira Lucinde, dont la maladie (feinte) ne visait qu’à contrecarrer un mariage forcé. Géronte acceptera finalement que sa fille épouse son amoureux Léandre... d’autant plus que ce dernier vient de faire un riche héritage.  Sur quels critères Fernandel accepta-t-il d’enregistrer cette pièce ? Le personnage de Sganarelle apparaît bien éloigné de ceux qu’il avait incarnés au cours de sa prolifique carrière. Sganarelle est un paysan finaud, paillard, vénal et beau parleur. C’est probablement la synthèse de plusieurs personnages que Molière, qui a longtemps vécu en Province lors de ses tournées, avait eu l’occasion d’observer. Si, au troisième acte, Sganarelle s’écrie : “Tu me fends le coeur !”, réplique fameuse de la partie de cartes du Marius de Pagnol et si, encore aujourd’hui, on peut trouver des traits communs entre le sud de l’Hérault et les Bouches du Rhône... Pézenas n’est cependant pas Marseille... Robert Manuel déclarait en 1964 : “J’ai eu le bonheur de jouer plus de 200 fois Sganarelle et je l’ai toujours fait avec une joie et une satisfaction d’acteur infinies”. L’auteur de ces lignes, alors lycéen, se souvient effectivement avoir applaudi dans cette pièce ce grand acteur (également grand collectionneur de tout ce qui concernait Molière) en 1951 à la Comédie Française, salle de l’Odéon.  

FERNANDEL ET LES CONTES DU LUNDI  
Moins connus que les “Lettres de mon moulin” (1) et de succès moindre, les “Contes du lundi” d’Alphonse Daudet (sans aucun doute l’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle.) figurent dans un recueil de 26 nouvelles, publié en 1873. Comme dans “Les soirées de Médan”, recueil collectif de nouvelles publié sept ans plus tard par Emile Zola et son groupe, le thème central en est la guerre de 1870 et ses conséquences (Perte de l’Alsace, Siège de Paris, Commune...)  La première nouvelle, la plus émouvante et la plus célèbre, s’intitule “La dernière classe”, avec comme sous-titre “Récit d’un petit alsacien”. On y trouve cette phrase : “Quand un peuple tombe esclave, tant qu’il tient bien sa langue, c’est comme s’il tenait la clef de sa prison...”  Fernandel choisit ensuite de nous lire “La défense de Tarascon”. On est dans le pays d’Alphonse Daudet. Et puis, Tarascon n’est guère qu’à 100 Km de Marseille... 
Gérard ROIG    

(1) Voir Les lettres de mon moulin Vol 1  (Réf. FA 5137) et Vol 2 (Réf FA 5138)   
© 2010 Frémeaux & Associés  

Ecouter Fernandel Le Médecin malgré lui Comédie en trois actes de Molière (livre audio)  © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Acte I, scène 1: Non, je te dis que je n'en veux rien faire... - Fernandel02'31
02 Acte I, scène 2: Hola, hola, hola, fi qu'est ceci… - Fernandel01'39
03 Acte I, scène 3: Va, quelque mine que je fasse... - Fernandel00'23
04 Acte I, scène 4: Parguienne! J'avons pris là… - Fernandel04'08
05 Acte I, scène 5: La, la, la… - Fernandel05'35
06 Acte II, scène 1: Oui, monsieur je crois que vous serez satisfait… - Fernandel02'50
07 Acte II, scène 2: Monsieur, préparez vous… - Fernandel02'40
08 Acte II, scène 3: Monsieur, voici tout à l'heure ma fille… - Fernandel00'34
09 Acte II, scène 4: Est-ce là la malade?… - Fernandel06'25
10 Acte II, scène 5: Ma foi, cela ne va pas mal… - Fernandel01'47
11 Acte III, scène 1: Il me semble que je ne suis pas mal… - Fernandel01'48
12 Acte III, scène 2: Monsieur, je venons vous chercher... - Fernandel02'16
13 Acte III, scène 3: Voici la belle nourrice… - Fernandel01'33
14 Acte III, scène 4: Holà! Lucas, n'as-tu point vu… - Fernandel00'11
15 Acte III, scène 5: Ah! Monsieur, je demandais où vous étiez… - Fernandel00'33
16 Acte III, scène 6: Monsieur, voilà votre fille… - Fernandel02'51
17 Acte III, scène 7: Quelles drogues, Monsieur, sont celles… - Fernandel00'58
18 Acte III, scène 8: Ah! Palsangienne, Monsieur, voici... - Fernandel00'23
19 Acte III, scène 9 : Ah! mon dieu! que j'ai eu de peine… - Fernandel00'31
20 Acte III, scène 10: Le commissaire viendra bientôt… - Fernandel00'12
21 Acte III, scène 11: Monsieur, je viens faire paraître Léandre… - Fernandel00'57
22 La dernière leçon, issue des Contes du lundi - Fernandel04'59
23 La dernière leçon, issue des Contes du lundi (suite et fin) - Fernandel03'50
24 La défense de Tarascon, issue des Contes du lundi - Fernandel04'18
25 La défense de Tarascon, issue des Contes du lundi (suite) - Fernandel04'12
26 La défense de Tarascon, issue des Contes du lundi (suite et fin) - Fernandel00'57
« Truculent ! » par la Revue des médiathèques et des collections musicales

La comédie en trois actes de Molière lue par Fernandel. La générosité du comédien passe entièrement dans la lecture qu’il donne de la pièce de Molière. Truculent ! Sur le même disque l’éditeur a rajouté les textes La dernière Leçon et La Défense de Tarascon, de Daudet, également lus par Fernandel en 1954. Pierre DENUIS - REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES





« Une prestation rare » par Phonoscopies

En déclarant en mars 1968 : « Je ne me sens pas la force de jouer un classique, je "fernandeliserais" Molière », notre Fernand devait « galéger » car, dix ans plus tôt, n’avait-il pas enregistré en 33t l’intégrale du « Médecin malgré lui » de Molière, chez Decca ? Cette prestation rare, dont on a bien voulu nous confier la présentation ; avait même connu un précédent puisque, le 1er novembre 1941, la Radiodiffusion Nationale programmait « Le médecin malgré lui »… avec Fernandel… PHONOSCOPIES




"C’était inouï." Entretien de Michel Galabru avec Olivier Bellamy dans Classica

[…] Dans la comédie personne arrive à la cheville de Raimu, de Harry Baur, de Jules Berry, de Jouvet, de Fernandel. Quand on avait demandé à Chaplin qui était pour lui le plus grand comique, il avait répondu : « Fernandel ». Moi qui l’ai entendu répéter, je peux vous dire qu’il était encore plus grand quand il jouait pour lui. C’était inouï. [...] CLASSICA




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