L'AIGLON - EDMOND ROSTAND

PIERRE VANECK, JACQUES DUMESNIL ET 12 COMEDIENS - COMMENTAIRES DE MAURICE CLAVEL

Plus de détails

Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA5283

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+3 pts fidélité


2
-15%
En 1962, Pierre Vaneck triomphe dans le rôle l’Aiglon au Théâtre du Chatelet. La critique est unanime à l’égard de son interprétation : “la meilleure de tous les temps”; elle exprime toute la puissance de l’oeuvre de Rostand.
Face au talent exceptionnel de Pierre Vaneck, Moshé-Naïm décide d’immortaliser la pièce à travers une création sonore unique.
Les textes écrits et lus par Maurice Clavel permettent à l’auditeur de visualiser la mise en scène telle que l’avait imaginée Rostand ; il fait la liaison entres les personnages et offre à cet enregistrement toute la magie du théâtre.
Les acteurs, après deux ans de scène, sont réunis en studio pour enregistrer et immortaliser l’Aiglon. Magistrale, cette oeuvre sonore nous plonge dans l’oeuvre de Rostand, auteur à la créativité incontestée, figure prépondérante de la littérature française.
Claude Colombini Frémeaux


« Au théâtre, tous ceux qui l’ont vu se souviennent de l’Aiglon. Il [Pierre Vaneck] rompait avec une tradition puisqu’auparavant le rôle était réservé aux femmes dans le sillage de Sarah Bernhardt. »
Armelle Héliot, Le Figaro

Distribution :
Le Duc de Reichstadt : Pierre Vaneck • Flambeau : Jacques Dumesnil • Le Prince de Metternich : François Maistre • L’Empereur Franz : Henri Nassiet • Marmont, d’Obenaus, de Sedlinsky : Raymond Pelissier • Prokecsh : Serge Sauvion • Le Tailleur : Gaëton Jor • Le Général Hartmann : Jacques Bouvier • Le Docteur, Dietrichstein, Gentz : Michel Duplaix • Le Valet, l’Huissier : Marius Balbinot. Marie-Louise, Duchesse de Parme : Anne Carrère • La Comtesse Camerata : Gisèle Touret • Thérèse de Lorget : Hénia Suchar • L’Archiduchesse : Marie Laurence.

Production : Moshe Naim - Emen production.
Droits audio  : Frémeaux & Associés sous licence de Moshe Naim

L'AIGLON

Edmond Rostand - L’AIGLON 
Pierre Vaneck
 

En hommage à mon ami Pierre Vaneck, qui vient de nous quitter le 31 janvier de cette année 2010, j’ai décidé de re-publier l’Aiglon, d’Edmond Rostand, interprété par Pierre Vaneck et de le confier aux éditions Frémeaux & Associés. J’ai connu Pierre Vaneck dans les années 50 lorsqu’il jouait Les Possédés de Dostoievsky au Théâtre Antoine, adapté et mis en scène par Albert Camus. Depuis, nous ne nous sommes pas quittés et j’ai suivi de près et de loin toute son immense carrière théâtrale. C’est Pierre Vaneck qui a joué Lorenzacio dans la mise en scène de Raymond Rouleau au théâtre Sarah Bernhardt, c’est lui qui a joué Marc-Antoine dans Jules César de Shakespeare mis en scène par Jean-Louis Barrault au théâtre de France (Odéon). C’est Pierre Vaneck qui a joué dans La Guerre de Troie n’aura pas lieu dans la mise en scène de Jean Vilar au TNP d’Avignon, c’est lui aussi qui a interprété Hamlet de Shakespeare dans la mise en scène de Georges Wilson, et c’est lui qui a joué en 1964 au théâtre du Châtelet L’Aiglon de Rostand, aujourd’hui reconnue comme la meilleure interprétation de L’Aiglon de tous les temps. C’est indiscutablement ce rôle qui, avec le succès de la pièce, a rendu le comédien populaire.

La critique fut unanime à l’égard de l’interprétation, la comparant à celle de Sarah Bernhardt qui, à 50 ans passés et avec une jambe en moins (en bois), a joué pour la première fois l’impétuosité du jeune Aiglon en 1900. Pour préparer l’enregistrement de l’Aiglon avec Vaneck et Jacques Dumesnil, dont je citerai à cette occasion l’interprétation remarquable de Flambeau, j’ai eu l’idée de faire appel à Maurice Clavel. Il a ainsi écrit un texte qui permet de situer historiquement et géographiquement la vie de L’Aiglon, ici le Duc de Reischstadt (Napoléon 2, fils de Napoléeon Bonaparte). Maurice Clavel nous décrit les situations dramatiques de l’action écrite par Rostand et il nous la raconte, comme s’il était présent. C’est ainsi que j’ai réuni Pierre Vaneck, Jacques Dumesnil, Maurice Clavel et les autres comédiens en studio pour interpréter et immortaliser cette œuvre mythique. J’aimerais ajouter que Pierre Vaneck occupe à mes yeux une place prédominante dans le théâtre français d’après guerre, par l’interprète comédien extraordinaire qu’il était, par sa voix et surtout par sa présence scénique.
Moshé-Naïm (Février 2010) 

Pierre Vaneck 1931-2010
Fils d’un officier belge, Pierre Vaneck passe sa jeunesse à Anvers avant de poursuivre des études de médecine à Paris. Après quelques temps, il change de cap et décide de s’inscrire aux cours d’art dramatique de René Simon, puis à ceux du Conservatoire. A dix sept ans, il joue pour la première fois au cinéma dans Marianne de ma jeunesse de Julien Duvivier, qui sera un énorme succès.  Ses premiers pas sur les planches s’effectuent au Théâtre Saint-Martin en 1952. Le comédien, qui veut diversifier son jeu, accepte ensuite des rôles plus impétueux, comme dans Pardonnez nos offenses de Robert Hossein, Celui qui doit mourir de Jules Dassin (1956) où il incarne Jésus, ou encore Une balle dans le canon, sorti en 1958. Enchaînant les tournages prestigieux, on le voit également dans des œuvres connues et reconnues : Les Amours célèbres de Michel Boisrond en 1961, Un nommé La Rocca de Jean Becker en 1961 et Paris brûle-t-il ? de René Clément en 1966.
Mais Pierre Vaneck s’illustre surtout comme un grand comédien de théâtre. A la fin des années 50, il rencontre Camus et ils deviennent inséparables. En 1959 il joue Les Possédés, mis en scène par Camus. Par la suite, il jouera aussi bien Rostand, Wilde, Sagan et Shakespeare que Yasmina Reza. C’est sur les planches que l’acteur interprète ses plus grands rôles et révèle au public sa force et son élégance, il est notamment récompensé  par  un Molière en 1988 pour Le Secret. Son interprétation de L’Aiglon reste aujourd’hui encore inoubliable. Pierre Arditi a rendu hommage à “sa noblesse de jeu, celle d’aller incarner au plus profond sans jamais utiliser de faux-semblants”. “Ce qui m’impressionnait chez Pierre, c’était cette extraordinaire faculté d’incarner et d’intérioriser. Beaucoup de comédiens sont dans la démonstration. Lui était dans l’incarnation.” 

Edmond Rostand 
Auteur dramatique français né en 1868 à Marseille et mort en 1918 à Paris. Après des études de droit, il décide de se consacrer à la poésie. Au cours de ses nombreux étés passés à Luchon il écrit son recueil de poésie Les Musardises, paru en 1890. Il rencontre cependant son premier succès grâce au théâtre avec la comédie Les Romanesques en 1894. La gloire l’attend avec Cyrano de Bergerac, qui se joue au Théâtre Saint-Martin à la fin de l’année 1897. La critique se divise pour glorifier ou dénigrer la pièce, mais l’incroyable engouement populaire, qui se repend à l’international,  fait de Cyrano une icône reconnue, inscrite dans le patrimoine culturel du théâtre français. La pièce se joue ainsi plus de 400 fois au cours de ses deux premières années.
C’est pourtant avec L’Aiglon, en 1900, que Rostand obtient sa place à l’Académie Française et confirme aux yeux des critiques son immense talent. L’interprétation de Sarah Bernhardt, première à monter sur scène sous la direction de Rostand pour incarner ce jeune homme  qui cherche à renouer avec la mémoire et les attentes de son père, reste attachée jusqu’à aujourd’hui l’identité du rôle du Duc de Reichstadt. Après 10 ans d’attente pour une nouvelle création, Le Chantecler, œuvre particulièrement audacieuse tant par ses personnages, uniquement des animaux, que par sa mise en scène fait l’objet en 1910 de toute l’attention médiatique du moment. Rostand, génie du maniement de la langue et auteur à la créativité incontestée, reste une figure prépondérante de la littérature française.  

Le vrai visage de l’Aiglon

Vienne, hiver 1826. Metternich peut être satisfait : le duc de Reichstadt est devenu un parfait archiduc autrichien. On l’appelle Franz. Il parle, écrit et pense en allemand. Dans ses devoirs d’histoires, il appelle les français “l’ennemi” et parle au “cœur inaccessible” de son père… et de son père dont il orthographie le nom “Buonaparte”. Or, un jour, le fils de Napoléon écrit à sa mère ces lignes inattendues et qui ont seulement été révélées à notre époque : “Je m’efforce du mieux que je puis à rattraper le temps perdu, afin de vous offrir quand vous reviendrez, Chère Maman, l’image d’un être moralement meilleur  et surtout plus noble, faisant ainsi apparaître à vos yeux les fondements d’un caractère qui vous rappellera celui de mon père. Pour un soldat à ses débuts, existe-t-il modèle plus beau et plus admirable de constance d’endurance, de gravité virile, de vaillance et de courage ?…” Marie-Louise, qui avait complètement oublié l’époque dont elle avait été l’héroïne, fut stupéfaite. Que s’était-il passé ? Le précepteur Dietrichstein et l’empereur François avaient laissé le duc de Reichstadt pénétrer dans la bibliothèque impériale. Il avait ouvert le Mémorial de Las Cases, les Mémoires de Montholon, les Mémoires de d’Antomarchi qui contenaient le texte du testament de Napoléon. Ebloui, Franz s’était gorgé de gloire. Peu à peu s’était ouvert devant lui le passé prestigieux dont il était issu. Edmond Rostand n’avait à sa disposition pour écrire sa pièce que les Souvenirs de Prokesch – le seul ami qu’eut l’exilé. Mais le poète avait deviné que c’était par la lecture que le voile s’était déchiré :
Et puis quand j’avais lu, pour cacher le délit
Je lançais le volume en haut du ciel de lit.
Les livres s’entassaient dans ce creux d’ombre noire
Si bien que je dormais sous un dôme d’histoire.
 

Le Roi de Rome n’ignorait plus maintenant les paroles que son père lui avaient adressées de son rocher, avant de mourir : “Mon fils ne doit pas songer à venger ma mort, il doit en profiter. Que le souvenir de ce que j’ai fait ne l’abandonne jamais, qu’il reste toujours, comme moi, Français jusqu’au bout des ongles ! Tous ses efforts doivent tendre à régner par la paix. J’ai implanté en France et en Europe de nouvelles forces, elles ne sauraient rétrograder. Que mon fils fasse éclore tut ce que j’ai semé…”.  Il lui semblait voir en fermant les yeux, Bertrand, au chevet de  l’agonisant, tenir dans ses mains tremblantes l’encrier – un encrier quadrangulaire en faïence anglaise – dans lequel l’Empereur trempait sa belle plume d’oie.
- Sire, rien ne presse ! - Il est temps que je termine… Je le sens.
Luttant avec l’énergie du combattant, contre la mal qui devait  l’emporter, son père livrant sa dernière bataille, s’était astreint à tracer lisiblement ces huit mots qui reviennent comme un litanie : A mon fils, quand il aura seize ans…

Et il lui avait légué les reliques de sa gloire, mêlant l’épopée – “mon épopée d’Austerlitz”… - aux objets dont il s’était servi durant sa  captivité – telle, la petite pendule dorée qu’il avait si souvent regardé durant ses longues nuits d’insomnie, tandis que gémissait le vent … Pour remettre à mon fils quand il aura seize ans…

Napoléon avait prévu que son fils lorsqu’il aurait seize ans, serait prêt à recueillir l’éblouissant héritage… C’est en effet à la veille de sa seizième année – sa correspondance nous le prouve – que le prince “français” s’est réveillé… Et Rostand, avec son étonnante prescience de pote, avait, lui aussi, senti qu’un jour le voile s’était déchiré pour le fils de l’Aigle, et que le petit Franz von Reichstadt était devenu l’Aiglon… Les mots manquent pour peindre le succès remporté par ces six actes.
Après trente rappels, la salle hurlait toujours le nom de Sarah Bernardt et celui d’Edmond Rostand. Et l’on entendait – Paul Morand nous l’affirme :
Comment l’Exposition ferait-elle de l’argent après ça ?
Si Rostand voulait, il pourrait marcher sur l’Elysée.
Rappelle-toi de cette date mon enfant : 15 mars 1900.
Sarah avait alors cinquante-six ans et, sur la scène, le duc de Reichstadt venait d’atteindre vingt ans !
Et le lendemain, la presse écrira : 
“Oh, l’inoubliable date dans l’histoire de l’art français où nous avons vu triompher ensemble, et l’un par l’autre, la plus grande comédienne de France et le meilleur de nos poètes dramatiques…”
Un homme n’osait pas sortir de chez lui : un journaliste, qui la veille de la première avait écrit : “la pièce ne fera pas dix représentations”.
André CASTELOT  

L’AIGLON - Edmond Rostand
Distribution
Le Duc de Reichstadt : Pierre Vaneck
Flambeau : Jacques Dumesnil
Le Prince de Metternich : François Maistre
L’Empereur Franz : Henri Nassiet
Marmont, d’Obenaus, de Sedlinsky :  Raymond Pelissier
Prokecsh : Serge Sauvion
Le Tailleur : Gaëton Jor
Le Général Hartmann : Jacques Bouvier
Le Docteur, Dietrichstein, Gentz : Michel Duplaix
Le Valet, l’Huissier : Marius Balbinot
Marie-Louise, Duchesse de Parme : Anne Carrère
La Comtesse Camerata : Gisèle Touret
Thérèse de Lorget : Hénia Suchar
L’Archiduchesse : Marie Laurence

Commentaire écrit et dit par Maurice Clavel
Réalisation et production : Moshé Naïm
Prise de son et montage :  Jean-Pierre Dupuy et Daniel Joseph

Illustrations musicales :  Symphonies de Beethoven 


Ecouter L'AIGLON d'EDMOND ROSTANT interprété par PIERRE SANECK(livre audio) © Frémeaux & AssociésFrémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 L'Aiglon, Acte I, Introduction - Maurice Clavel03'26
02 L'Aiglon, Acte I, Scènes 7 et 8 - Pierre Vaneck03'08
03 L'Aiglon, Acte I, Scène 9 - Pierre Vaneck04'48
04 L'Aiglon, Acte I, Scène 10 - Pierre Vaneck03'13
05 L'Aiglon, Acte I, Scène 12 - Pierre Vaneck04'09
06 L'Aiglon, Acte I, Scène 13 - Pierre Vaneck04'58
07 L'Aiglon, Acte II, Scène 2 - Pierre Vaneck04'01
08 L'Aiglon, Acte II, Scènes 3, 4, 5 - Pierre Vaneck04'30
09 L'Aiglon, Acte II, Scènes 6, 7, 8 - Pierre Vaneck06'10
10 L'Aiglon, Acte II, Scène 9 - Pierre Vaneck10'49
CD 2
01 L'Aiglon, Acte III, Scènes 1 et 2 - Pierre Vaneck04'47
02 L'Aiglon, Acte III, Scènes 3 et 4 - Pierre Vaneck06'10
03 L'Aiglon, Acte III, Scènes 7 et 8 - Pierre Vaneck07'48
04 L'Aiglon, Acte III, Scènes 9 et 10 - Pierre Vaneck04'18
05 L'Aiglon, Acte IV, Résumé de Maurice Clavel - Maurice Clavel02'59
06 L'Aiglon, Acte V, Résumé de Maurice Clavel - Maurice Clavel02'54
07 L'Aiglon, Acte V, Scène 5 - Pierre Vaneck07'44
08 L'Aiglon, Acte VI, Scène 2 - Pierre Vaneck03'46
09 L'Aiglon, Acte VI, Scène 3 - Pierre Vaneck10'30
10 L'Aiglon, Acte VI, Dans la crypte des Capucins à Vienne - Pierre Vaneck01'17
« Immortaliser la pièce à travers une création sonore unique » Par L’Alsace

« Au fil des années, Frémeaux & Associés s’est imposé comme l’éditeur mondial de référence du patrimoine sonore, musical, parlé et bioacoustique. Avec pour objectif de conserver et de mettre à disposition du grand public une base muséographique des enregistrements provenant de l’histoire phonographie et radiophonique.
En 1962, Pierre Vaneck, récemment disparu triomphe dans L’Aiglon d’Edmond Rostand. A propos de son interprétation du duc de Reichstadt, les critiques osent : « la meilleure de tous les temps ». Et surtout Vaneck rompt avec la tradition qui fait que le rôle était réservé jusque-là aux comédiennes. Face au talent remarquable de Vaneck, Moshé-Naïm décide d’immortaliser la pièce à travers une création sonore unique. Les textes écrits et lus par Maurice Clavel permettent de visualiser la mise en scène et de se plonger dans la magie du théâtre. »
Par L’ALSACE




« Cette interprétation est éblouissante. » Par Lire

« Edmond Rostant connut la gloire en 1897 avec Cyrano de Bergerac et entra à l’Académie française en 1900 avec l’Aiglon. Lorsque Sarah Bernhardt créa le rôle, la salle la rappela plus de trente fois et, le lendemain, on put lire dans la presse : « Oh, l’inoubliable date dans l’histoire de l’art français… » Il faudra attendre Pierre Vaneck en 1962, au Théâtre du Châtelet, pour retrouver pareil succès. « C’est la meilleure interprétation de tous les temps », déclara la critique unanime. Aussi devons-nous être reconnaissants à son ami Moshé-Naïm de nous l’avoir conservée en réunissant à nouveau les acteurs pour l’enregistrement en studio. Cette interprétation est éblouissante. Avoir demandé à Maurice Clavel de présenter et de commenter la pièce était, après celle de la création sonore, la deuxième belle idée. Sa voix profonde, que précède une introduction mouvementée de Beethoven, constitue un somptueux lever de rideau. »
Par J.S.  — LIRE




«Une réédition exceptionnelle ! »

« En 1962, L’Aiglon d’Edmond Rostand prend un nouvel envol. A Paris, sur la scène du Châtelet, Pierre Vaneck triomphe dans le rôle créé soixante-deux ans plus tôt par Sarah Bernhardt dans le théâtre d’en face. La critique, au diapason du public, parle de «meilleure interprétation de tous les temps». L’occasion nous est données, à nous qui n’étions pas là, de juger sur pièce…radiophonique. Puisque grâce à Moshe-Naïm, après deux années de scène, en 1964, les comédiens entrent en studio pour enregistrer une version sonore en compagnie de Maurice Clavel. L’écrivain - Journaliste – Philosophe, très impliqué dans le projet, a peaufiné des textes de liaison qu’il dit sur le ton d’un reporter dans le feu de l’action. Parmi les comédiens, au côté de Pierre Vaneck dont la prestation peut servir d’illustration à un cours sur la musique de la langue française, citons Jacques Dumesnil qui joue un Flambeau très … Gaullien. Une réédition exceptionnelle ! »
Par René Troin — ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE




"Bravo aux Éditions Frémeaux" par Histoires Littéraires

"Belle occasion de redécouvrir la pièce de Rostand, dont bien des morceaux de bravoure restent en mémoire. Pierre Vaneck, qui interprète le personnage-titre, est mort il y a quelques mois. Son interprétation est, comme à son habitude, toute d’intériorité. François Maistre, avec son inoubliable voix nasale, joue Metternich. Un peu décevante, par son manque de fougue et de pittoresque, est la prestation de Jacques Dumesneil dans le rôle de Flambeau. Autre choix discutable, le commentaire de Maurice Clavel pour décrire le contexte de chaque scène : outre qu’il est inutile, sa voix couvre certains vers de la pièce, ce qui est ennuyeux et désagréable. Mais ce sont là des réserves mineures par rapport au plaisir général de l’écoute. Une fois encore, bravo aux Éditions Frémeaux, et un merci anticipé pour une prochaine édition d’un enregistrement de Chantecler."
par Jean-Jacques LEFRERE - HISTOIRES LITTERAIRES




« Pierre Vaneck magnifique de mélancolie et d’impétuosité » par Le Quotidien du médecin

Interprète mythique de L’Aiglon, pièce d’Edmond Rostand, Pierre Vaneck, disparu l’an passé, restituait avec finesse les tourments de l’âme du fils de Napoléon, appelé à ne jamais régner.
Introduite par Maurice Clavel, la pièce qui connut un succès immense en 1962 au théâtre du Châtelet a été produite et réalisée pour la radio par Moshé-Naïm, en compagnie des comédiens, rôdés par près de deux ans de scène. Le réalisateur décida de la ressortir l’an passé, suite au décès du comédien qui tient le rôle titre.
Un jeune Pierre Vaneck qui parvint par son talent à faire oublier la grande Sarah Bernhardt, qui tint le rôle lors de la création de la pièce au début du vingtième siècle. Il est magnifique de mélancolie et d’impétuosité pour personnifier ce destin brisé, très à l’aise dans ce costume militaire de duc de Reichstadt, lui qui était le fils d’un officier belge ; né à Anvers, il choisit au départ de suivre des études de médecine. Il y avait donc un ancien futur médecin dans la salle.
Par B. R – Le Quotidien du médecin




Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...