MEMOIRES DE TIRAILLEURS - LES ANCIENS COMBATTANTS D'AFRIQUE NOIRE

PRESENTE PAR THEOGENE KARABAYINGA DE RFI

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LES ANCIENS COMBATTANTS D'AFRIQUE NOIRE RACONTENT…
TEMOIGNAGES HISTORIQUES - ARCHIVES RADIOPHONIQUES

L’aventure des anciens combattants d’Afrique subsaharienne, ceux que l’on a appelés les Tirailleurs Sénégalais, engagés par dizaines de milliers aux côtés de la France tout au long des grands conflits du XXe siècle, fait partie de la mémoire commune partagée par l’Afrique noire et la France.
Commencée dès 1857 pour s’achever en 1964, cette longue page d’histoire a laissé, entre fierté et rancoeur, glorification et oubli, des traces profondes. Le triple CD proposé aujourd’hui par RFI est le fruit d’un patient inventaire dans les archives sonores en France, complétées grâce à la collecte de témoignages effectuée par les radios publiques africaines.
En donnant la parole aux tirailleurs, Radio France Internationale et ses partenaires souhaitent rendre hommage à ces acteurs peu reconnus de l’histoire, et contribuer à la constitution d’un fonds d’archives sonores sur une période cruciale.”
Thierry PERRET

Une production Radio France Internationale, avec l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), en partenariat avec les radios publiques africaines. Avec le soutien de la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA, ministère français de la Défense) et de l’Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD, ministère de la Défense).

Droits : Frémeaux & Associés en accord avec RFI.

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Mémoires de TiRAILLEURS

Mémoires de TiRAILLEURS
Les anciens combattants d’Afrique noire racontent…
TÉMOIGNAGES HISTORIQUES ARCHIVES RADIOPHONIQUES
Présentés par  Théogène Karabayinga de Radio France Internationale 
COFFRET 3 CDS 

Une production Radio France Internationale, avec l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), en partenariat avec les radios publiques africaines. Avec le soutien de la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA, ministère français de la Défense) et de l’Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD, ministère de la Défense). 





INTRODUCTION

L’aventure des Anciens combattants d’Afrique subsaharienne, ceux que l’on a appelés les Tirailleurs sénégalais, engagés par dizaines de milliers aux côtés de la France tout au long des grands conflits du XXe siècle, fait partie de la mémoire commune partagée par l’Afrique noire et la France. Commencée dès 1857 pour s’achever en 1964, cette longue page d’histoire a laissé, entre fierté et rancœur, glorification et oubli, des traces profondes.
Chacun a pu constater comment l’évocation des “Africains morts pour la France” a resurgi ces dernières années avec une multiplication d’initiatives visant à commémorer en France le rôle des anciens combattants d’Afrique. Citons notamment l’hommage rendu en 2004 par Jacques Chirac aux soldats du débarquement en Provence ; ou le film Indigènes dont la projection, en 2006, a contribué à une prise de conscience ; mais aussi nombre de documentaires, colloques, livres, expositions et prises de paroles qui ont montré combien la question était redevenue actuelle. 
Même constat en Afrique, où en dépit des hommages officiels, l’occultation d’un moment de l’histoire vu comme un épisode parmi d’autres de la colonisation semble avoir été générale, alimentant chez les tirailleurs survivants un sentiment d’abandon. C’est ce dont témoignait, en instituant une Journée du Tirailleur, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, affirmant en 2008 vouloir “consacrer mon autorité et mes convictions, à la restauration de l’image des Tirailleurs Sénégalais”, dont il déplore que l’Afrique indépendante ne leur ait pas réservé un meilleur traitement, “à la mesure du rôle qu’ils ont joué”. Parmi une telle convergence d’initiatives, on pouvait faire cependant un constat : les tirailleurs restent souvent les grands absents de cet effort d’évocation ; leur “parole” est peu entendue et l’on ne dispose finalement – à une époque où les sources audiovisuelles sont vastes - que de maigres entretiens enregistrés. Or le nombre de témoins survivants à la grande geste des tirailleurs va toujours en diminuant. Les anciens combattants de la Grande guerre ont tous disparu avec le décès, en 1998, du dernier d’entre eux, Abdoulaye Ndiaye (à 104 ans) ; ceux de la Seconde guerre ne sont plus si nombreux ; restent les combattants des conflits suivants : Indochine, Maroc, Algérie et des autres opérations de la décolonisation.
 Il nous a donc semblé qu’il y avait urgence en la matière. La tâche a consisté à inventorier les témoignages existants dans les archives radiophoniques françaises. Ce patrimoine pouvait-il être complété par des entretiens recueillis auprès des radios publiques africaines ? En l’absence d’archives significatives, il fallait envisager pour celles-ci de mener une campagne de collecte, et plusieurs de nos consœurs d’Afrique, à la mesure de leurs moyens, nous ont accompagnés dans cette initiative*. Avec l’espoir que cette collaboration inédite puisse servir d’exemple, pour un travail qui reste sans doute à systématiser.
 Le triple CD proposé aujourd’hui par RFI est donc le fruit d’une importante mobilisation. En donnant la parole aux tirailleurs, Radio France Internationale et ses partenaires souhaitent rendre hommage à ces acteurs peu reconnus de l’histoire, et contribuer à la constitution d’un fonds d’archives sonores sur une période cruciale.  

* Nous tenons tout parti­culièrement à remercier l’Office de radio télévision du Mali (ORTM), qui a pleinement contribué à cette production et nous a communiqué nombre d’entretiens inédits, réalisés par les soins de Lamine Coulibaly. Cette collecte a été effectuée avec le concours de l’ambassade de France au Mali. Nous remercions également l’Office de la radio télévision du Bénin  (ORTB) et Daniel Biaou Adje. 


Le témoignage des tirailleurs de la Force noire
Antoine Champeaux et Éric Deroo
Depuis plusieurs décennies, nous avons eu le privilège dans nos activités professionnelles de rencontrer de très nombreux anciens combattants ou anciens soldats de l’armée française, originaires de l’Afrique noire et de Madagascar, et de recueillir leur témoignage. Ces échanges, dont trop peu ont pu être enregistrés, souvent par manque de moyens, ont toujours été source d’enrichissement et de compréhension mutuelle. Ils nous ont également conduits à approfondir nos travaux de recherches historiques et à réaliser un certain nombre de publications et d’actions dans le domaine de la mémoire combattante et du patrimoine. Ce grand intérêt manifesté pour leur histoire nous a aussi peu à peu amenés à réfléchir sur le statut de leur témoignage oral. En effet, si le recueil de ces témoignages présente toujours un intérêt exceptionnel, il convient néanmoins d’en mesurer la portée, d’en analyser précisément le contenu et de savoir les décrypter avec prudence. 
Plusieurs difficultés peuvent être évoquées. Tout d’abord, la majorité de ces témoignages ont été recueillis bien longtemps après les événements, parfois plusieurs décennies. Sans doute parce que jusque aux années soixante-dix, les historiens n’avaient pas encore mesuré tout l’intérêt de cette “matière” pour écrire l’histoire. Sans doute aussi parce que, jusque aux indépendances et même longtemps après, les Anciens combattants africains et malgaches n’ont pas été l’objet de toute la considération qu’ils auraient en fait méritée. Ce décalage entre le vécu des événements et leur expression orale a bien entendu généré des confusions et des erreurs, le plus souvent involontaires. Phénomène bien connu d’une mémoire sélective qui fait le tri dans les souvenirs, qui évacue certains, en sublime d’autres, et s’éloigne parfois beaucoup de la réalité vécue… Beaucoup d’Anciens ont été interrogés dans leur grand âge également, ce qui peut aussi expliquer leur difficulté à s’exprimer de façon cohérente ou rigoureuse au plan historique. 
De manière plus générale, il convient de rappeler la complexité du témoignage sur la guerre et de l’analyse qui peut en être faite. Les travaux précurseurs de Jean Norton-Cru relatifs aux écrits sur la Grande Guerre ont proposé des éclairages et des réflexions qui peuvent aussi être appliqués à l’histoire orale.  On peut considérer enfin que la qualité du témoignage est liée à la manière dont les Africains appréhendent leur rapport à la France et évaluent leur situation dans ce pays. Ces différentes remarques expliquent assez bien le sentiment de confusion que l’on peut ressentir parfois à l’écoute des tirailleurs : erreurs de date, mélange entre les unités ou les théâtres d’opération, enchaînement des événements non conforme à la réalité historique. L’aboutissement ultime de cette dérive peut quelquefois conduire certains combattants à s’approprier des pages d’histoire qu’ils n’ont pourtant pas contribué à écrire…   C’est qu’en fait les Anciens combattants africains et malgaches ont le sentiment d’avoir vécu une épopée collective. Comme pour tous les combattants, et c’est une évidence, ce sentiment se traduit évidemment par une solidarité de proximité avec les camarades de la même compagnie, de la même batterie ou du même bataillon. Tous ont “par définition” vécu la même chose et participé aux mêmes événements, même si tel ou tel était absent temporairement pour cause de blessure, de stage, de mission particulière, de permission, etc. On comprend qu’ils s’expriment assez souvent au nom de l’ensemble d’une communauté, de tous ceux qui avaient décidé de “servir la France, leur patrie” et combattaient “pour la libérer”.  
En tout état de cause, qu’ils soient relativement exacts ou, parfois, plus ou moins fantaisistes, ces témoignages présentent un très grand intérêt parce qu’ils sont avant tout une occasion de découvrir aussi des hommes qui ont incarné la complexité du fait colonial, des soldats qui ont combattu pour la France et qui ont toujours manifesté un grand sentiment de dignité. Et cela y compris aux heures les plus difficiles de leur existence du temps de paix, notamment lorsque la France leur mesurait chichement leur pension d’ancien combattant ou d’invalidité.  

Chronologie

1857 : Création du corps des “Tirailleurs Sénégalais” par un décret de Napoléon III. Faidherbe met sur pied un bataillon de tirailleurs sénégalais comprenant 4 compagnies. 

Fin du XIXe siècle : Les tirailleurs prennent part aux conquêtes coloniales françaises sur le sol africain. Ils se battent contre El-Hadj Omar en 1857, Lat Dior en 1864, Béhanzin en 1894, Samory Touré en 1898. Ils contribuent à de nombreuses missions et à diverses expéditions comme à Madagascar en 1895, et 150 d’entre eux participent à la Mission Marchand (1896-1899).  

14 juillet 1899 : Les Européens et les Africains de la mission Marchand - De l’Atlantique à la Mer Rouge - sont à l’honneur au défilé de Longchamp. 

1900 : Une loi militaire transforme les formations d’Infanterie et d’Artillerie de Marine en troupes coloniales et les rattache au ministère de la Guerre. On compte alors 6 000 tirailleurs africains et malgaches organisés en régiments.  

14 juillet 1913 : Remise de la Légion d’honneur au drapeau du 1er régiment de tirailleurs sénégalais 

Première Guerre mondiale (1914-1918) :
Environ 161 250 tirailleurs africains et malgaches sont recrutés au cours de la 1ère Guerre mondiale. 134 000 d’entre eux interviennent sur le front de France et aux Dardanelles (1915), à Verdun ou sur la Somme (1916). 15 000 tirailleurs africains et malgaches sont lancés à l’assaut des crêtes du Chemin des Dames en 1917. 36 000 tirailleurs sont blessés et 29 000 sont tués ou déclarés disparus.

1915 : Les résistances face au recrutement forcé de tirailleurs en Afrique prennent la forme de révoltes ouvertes comme dans le Bélédougou (Mali), dans l’Ouest Volta (Burkina Faso), ou au nord du Dahomey (Bénin) en 1916. 

1918 : L’“Appel à l’Afrique” lancé par le député du Sénégal Blaise Diagne est un véritable succès : 63 000 hommes en AOF et 14 000 en AEF sont incorporés dans l’armée française. 

Entre deux guerres : En 1919, les troupes coloniales occupent l’Allemagne au sein de l’Armée du Rhin. Des tirailleurs participent au défilé de la victoire sous l’Arc de triomphe de l’Étoile le 14 juillet 1919. En 1924, un monument “Aux Héros de l’Armée noire” est inauguré à Bamako. Six régiments de tirailleurs sénégalais stationnent sur le territoire métropolitain. D’autres sont affectés au “maintien de l’ordre” dans les colonies et participent à la guerre du Rif au Maroc en 1925 contre Abd el-Krim.

Seconde Guerre mondiale (1939-1945) : On estime à 179 000 le nombre de tirailleurs mobilisés au 1er juin 1940, dont 40 000 engagés dans les combats en métropole. Ils participent aussi bien à la campagne de France (10 mai - 25 juin 1940), qu’à l’ensemble des combats menés par la France Libre, intervenant notamment au Gabon (1940), à Koufra (1941) et à Bir Hakeim (1942), puis à ceux de la France combattante. Engagés en Tunisie (1943), en Italie (1943-1944), ils participent à la Libération, débarquant en Provence et combattant jusqu’aux Vosges avec la 1ère armée (1944).  

Mai – Juin 1940 :
Près de 3 000 tirailleurs africains et malgaches faits prisonniers sont exécutés sommairement par la Wehrmacht au motif de la couleur de leur peau. Du 5 au 7 juin, le 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais est anéanti à Airaines dans la Somme. Les 18 et 19 juin, près de 200 prisonniers du 25e RTS sont abattus dans la région de Lyon. Plusieurs révoltes de tirailleurs démobilisés et réclamant le paiement de diverses indemnités, éclatent durant la Seconde Guerre mondiale. Toutes sont réprimées par l’autorité militaire : en 1940 au camp de Kindia en Guinée et au camp de Dédougou au Burkina Faso ; en 1944 dans les casernes françaises de Versailles, Hyères, Marseille, Sète, Morlaix ; et au camp de Thiaroye au Sénégal. 

Les guerres coloniales : Les tirailleurs africains et malgaches participent aux guerres contre les mouvements nationalistes en lutte au lendemain de la 2de Guerre mondiale à Madagascar, en Indochine, et en Afrique du nord.  

1947 :
18 000 tirailleurs participent aux opérations de répression contre l’insurrection à Madagascar; 1900 y périssent. Officiellement, le nombre de victimes malgaches s’élevait à 89 000, un chiffre toujours discuté. En 2005 Jacques Chirac déclarera : “Il faut évoquer les pages sombres de notre histoire commune et avoir conscience du caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial. En 1947, le sentiment national montait sur la Grande Île où s’enchaînèrent des événements tragiques. Rien, ni personne, ne peut effacer le souvenir de toutes celles et de tous ceux qui perdirent injustement la vie et je m’associe avec respect à l’hommage qu’ils méritent.” 

Guerre d’Indochine (1947-1954) : 60 000 combattants africains et malgaches sont engagés en Indochine. 2 800 sont morts pour la France. 

1957-58 : Des tirailleurs participent aux opérations menées contre l’Union des Populations du Cameroun (UPC), dont le leader, Ruben Um Nyobé, est traqué et abattu dans le maquis en septembre 1958. 

 Guerre d’Algérie (1954-1962) : Des combattants africains participent au sein des régiments d’infanterie de marine à la guerre d’Algérie.

1959 : L’article 71 de la loi française des Finances “cristallise” au niveau de 1959 les pensions d’invalidités et les retraites des anciens combattants de son ancien Empire colonial. 

1960-1964 : Dissolution des dernières unités de tirailleurs sénégalais. 

2001 :
Suite à une plainte déposée par l’ancien sergent-chef sénégalais Amadou Diop, un arrêt du Conseil d’Etat condamne la France au motif de discrimination fondée sur la nationalité en matière de pensions. 

2003 : Le gouvernement de Jean Pierre Raffarin s’engage sur la voie d’une décristallisation partielle des pensions des anciens tirailleurs, qui ne seraient toujours pas indexées sur celles de leurs camarades français mais sur le coût de la vie dans leur pays de résidence. 

2004 : 120 millions d’euros sont débloqués par le gouvernement français pour revaloriser partiellement les pensions des anciens combattants originaires des anciennes colonies. Le président Jacques Chirac rend hommage aux tirailleurs de la 2de Guerre Mondiale en faisant chevaliers de la Légion d’honneur une vingtaine de vétérans africains. 

2006 :
Hamloui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants, annonce que les anciens combattants des ex-colonies françaises toucheront, à partir de 2007, les mêmes pensions d’invalidité et retraites de combattant que leurs frères d’armes Français. La question des militaires de carrière et du rattrapage du manque à gagner depuis 1959, n’est pas envisagée. 


Repères
comme AOF / AEF : L’Afrique Occidentale Française (AOF) est une fédération qui regroupe, de 1895 à 1958, la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan français (actuel Mali), la Guinée, la Côte-d’Ivoire, le Niger, la Haute-Volta (actuelle Burkina Faso) et le Dahomey (actuel Bénin). Quant à l’Afrique Equatoriale Française (AEF), il s’agit du regroupement des possessions coloniales françaises s’étendant du fleuve Congo au désert du Sahara, fondé en 1910 et dissout en 1958. On peut estimer à près d’un million et demi le nombre de tirailleurs africains et malgaches recrutés par l’armée française. 

B  comme blanchiment : À l’automne 1944, alors que la France est progressivement libérée, 20 000 soldats africains sont démobilisés de la 1ère armée. Dans ses Mémoires de guerre, le Général de Gaulle invoque la nécessité de ce “blanchiment des forces françaises” combattantes au motif que les tirailleurs, exténués par plusieurs années de combats subissent une crise du moral et ne sont pas en mesure de résister au froid dans les Vosges. D’autre part, remplacer les soldats coloniaux par les F.F.I. permettait de contrôler les anciens maquisards. Nombre de tirailleurs vécurent difficilement cet évènement, sentiment que tempérait la perspective d’un prochain rapatriement. 

comme chéchia : La coiffure qui accompagne le premier uniforme donné aux tirailleurs sénégalais en 1857 est une chéchia. La chéchia est conservée par les tirailleurs pendant un siècle et portée avec les différentes tenues qu’ils revêtent tout au long de la période. Cette coiffure devient emblématique. Rouge, une des couleurs prisées par le prophète Mahomet, elle ne comporte pas de visière pour permettre au croyant de se prosterner jusqu’au sol lors de la prière. Pendant la Première guerre mondiale, la chéchia portée au combat est parfois recouverte d’un manchon en toile kaki clair, puis confectionnée en drap bleu foncé dès la fin de 1914, puis en drap bleu clair, et enfin kaki en 1916. 

comme cristallisation : Le 26 décembre 1959, dans le contexte des indépendances, un décret bloque le montant des pensions, retraites et allocations payées par l’Etat français aux anciens combattants et fonctionnaires issus des colonies. Il fait attendre un arrêt de 2001 pour que le Conseil d’Etat condamne l’administration française, accusée de pratiquer “une différence de traitement entre les retraités en fonction de leur seule nationalité”. À l’initiative de diverses associations d’anciens combattants français, et notamment de la Fédération nationale des anciens d’outre-mer et anciens combattants des troupes de marine, le Conseil national pour les droits des anciens combattants d’outre-mer est créé en France en 1994. Son action permet d’obtenir en 2003 une première revalorisation de retraites et de pensions, versées au titre des années de service pour les engagés, des invalidités, de la carte du combattant ou encore dues aux veuves et aux orphelins. Décidée en 2006, la décristallisation des pensions liées à la carte du combattant est effective à compter de janvier 2007. 

comme Force Noire : Autre nom donné aux tirailleurs africains, inspiré de l’ouvrage du colonel Mangin, La Force Noire, publié en 1910, dans lequel il théorise l’apport de l’emploi de troupes africaines dans l’armée française.

F
  comme femme : Un des privilèges dont bénéficient les tirailleurs sénégalais, jusqu’à la veille de la Première guerre mondiale, est d’être autorisés à se faire accompagner par leurs femmes et leurs enfants, non seulement dans les cantonnements occupés au gré de leur affectation, mais aussi en campagne. La prise en charge des tâches domestiques par “Madame Tirailleur” épargne à l’armée coloniale de nombreux frais de budgets, comme l’exprime le Capitaine Marceau : “ce qu’il y a de précieux chez le tirailleur, c’est sa femme”. En certaines circonstances, les femmes de tirailleurs participent aussi aux opérations militaires : elles approvisionnent leurs maris en munitions ou rechargent les armes sous le feu de l’ennemi, partageant alors les risques du combat aux côtés de leurs maris.  

H  comme honte noire : En 1920, 20 000 soldats africains participent à l’occupation de la Rhénanie. Une violente campagne de diffamation est lancée en Allemagne à leur encontre (viols, propagation de maladies, mise en péril de l’avenir de “la race allemande”), et oblige le gouvernement français à retirer ces troupes africaines. Le massacre des Sénégalais à Cressensacq, Chasselay et Montluzin, en 1940, trouve son origine directe dans cette propagande de la Schwarze Schande. 

K
  comme sous-lieutenant Koudoukou (1894-1942) : Né en Oubangui-Chari, cul­ti­vateur, mobilisé en 1916, il se réengage régulièrement. Adjudant-chef, il rejoint les Forces françaises libres et prend part à toutes les campagnes du bataillon de marche n° 2. Promu sous-lieutenant en 1941, il tient un point d’appui à Bir Hakeim qui brise plusieurs attaques en force de l’infanterie italo-allemande soutenue par les chars du 8 au 10 juin 1942. Grièvement blessé lors de la sortie de Bir Hakeim, il est évacué sur l’hôpital d’Alexandrie où il meurt le 25 juin 1942. Il est le premier officier africain à avoir été fait Compagnon de la libération, le 9 septembre 1942. Une avenue de Bangui porte son nom. Une stèle à sa mémoire y est élevée. Les Anciens combattants y déposent une gerbe le 11 novembre et le 8 mai en sa mémoire. 

comme Bouna Alboury N’Diaye (1877-1952) : Élève de l’école des fils de chefs et des interprètes puis du collège Aloui de Tunis, Bouna N’Diaye est investi en 1895 comme le plus jeune Bourba (roi) N’Diaye de l’histoire du Djolof (Sénégal). Dès le début de la Grande Guerre, il se porte volontaire pour aller combattre en France. Il est mis à la disposition des autorités militaires comme adjudant interprète au 1er régiment de tirailleurs sénégalais. L’adjudant-chef Bouna N’Diaye est rapatrié au Sénégal en 1917. Il est le premier Africain à être élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’honneur.  N  comme Charles N’Tchoréré (1896-1940) : Originaire du Gabon, il s’engage en tant que tirailleur en 1916 et sert en France, au Maroc, en Syrie et dans l’ancien Soudan français. Capitaine du 53e Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalaise durant la 2de Guerre Mondiale, il est fait prisonnier et est exécuté sommairement par des soldats allemands le 6 juin 1940 à Airaines, pour avoir réclamé le droit d’être traité en officier français. Caporal au 2e RIC, son fils Jean-Baptiste est également mort pour la France durant la campagne de France, à Remiencourt (Somme). 

comme Ordre de la Libération : L’Ordre de la libération est créé le 16 novembre 1940 par le général de Gaulle, alors chef des Français libres. Ses membres ont droit au titre de Compagnons de la libération. Africains ou d’origine africaine, 10 militaires des bataillons de marche de la France Libre et quatre civils fusillés pour avoir appartenu à la Résistance, ont été faits Compagnons de la libération. Créée par l’ordonnance du 9 février 1943, la médaille de la Résistance française a été décernée à 39 Africains. Le corps du tirailleur Naboul Kedde du bataillon de marche n° 24, tué à La Garde le 23 août 1944, repose dans la crypte du Mont Valérien, mémorial national de la Résistance.

comme parrain de promotion : Fait exceptionnel, l’adjudant Bourama Dieme est choisi comme parrain par les élèves sous-officier de la 225e promotion de l’École nationale des sous-officiers d’active, stationnée à Saint-Maixent-l’École. Le baptême de promotion est célébré le 22 décembre 2004. C’est la première fois qu’un sous-officier africain des troupes coloniales est choisi pour parrain. Ce parrainage illustre perpétue ainsi la mémoire d’un héros des troupes coloniales, fait commandeur de la Légion d’honneur. 

comme Léopold Sédar Senghor  (1906-2001) : Ecrivain, académicien français, et premier président du Sénégal de 1960 à 1980. Agrégé de grammaire en 1935 après des études à la Sorbonne, il est enrôlé en 1939 dans le 31ème régiment d’infanterie coloniale. Fait prisonnier le 20 juin 1940, il est interné pendant deux ans dans différents Frontstalags de France où rédige son recueil de poèmes Hosties noires, en hommage aux tirailleurs sénégalais. Libéré en 1942, il reprend ses activités d’enseignant, et débute sa carrière politique en étant élu député du Sénégal en 1945.

comme Thiaroye : Le 30 novembre 1944, plus d’un millier de tirailleurs ex-prisonniers de guerre, démobilisés et regroupés dans le camp de transit de Thiaroye situé près de Dakar, se révoltent pour réclamer le paiement de leurs arriérés de solde et de leurs primes de démobilisation. Une mutinerie éclate le 1er décembre 1944 dont la répression sommaire cause officiellement la mort de 35 anciens tirailleurs. 48 d’entre eux sont arrêtés, certains condamnés à des peines de dix ans de prison et finalement amnistiés en 1947 par le président de la République, Vincent Auriol. La tragédie de Thiaroye, à laquelle le cinéaste Ousmane Sembène consacre en 1988 un long métrage, est demeurée un symbole fort de l’injustice coloniale. 

comme tirailleur : Les soldats recrutés en Afrique et à Madagascar sont appelés initialement en fonction de leur région d’origine : tirailleurs sénégalais, haoussas, gabonais, malgaches, somalis… On utilise même pendant quelques années l’expression tirailleurs coloniaux. Dans la pratique, c’est l’appellation générique tirailleurs sénégalais qui s’impose à tous, le Sénégal étant le premier pays ayant fourni des soldats, à l’initiative de Faidherbe. Quant au terme tirailleur, désignant à l’origine un “combattant doté d’une certaine liberté de manœuvre qui tire en dehors du rang”, il s’applique indifféremment à des soldats servant comme fantassins, cavaliers, artilleurs, ou même encore comme conducteurs, infirmiers, ouvriers des bataillons d’étape. 

Bibliographie sélective

BODIN Michel, Les Africains dans la guerre d’Indochine, Paris, L’Harmattan, 2000
CHAMPEAUX Antoine, DEROO Eric, RIESZ János, Forces Noires des puissances coloniales européennes, Actes du colloque organisé les 24 et 25 janvier 2008 à Metz, Panazol, Lavauzelle-Graphic, 2009, 343 p.
DEROO Eric et CHAMPEAUX Antoine, La force noire : gloire et infortunes d’une légende coloniale, Paris, Tallandier, 2006, 223 p. DUVAL Eugène Jean, L’épopée des tirailleurs sénégalais, Paris, L’Harmattan, 2005, 450 p.
KAMIAN Bakari, Des tranchées de Verdun à l’Eglise Saint-Bernard : 80.000 combattants maliens au secours de la France (1914 - 1918 et 1935 - 1945), Paris, Karthala, 2001, 468 p.
LE NAOUR Jean-Yves, La Honte noire : l’Allemagne et les troupes coloniales françaises, 1914-1945, Paris, Hachette, 2003, 276
MABON Armelle, Les prisonniers de guerre “indigènes”, Visages oubliés de la France occupée, La Découverte, 2010.
MICHEL Marc, Les Africains et la Grande Guerre, Paris, Karthala, 2003.
MICHEL Marc, L’Appel à l’Afrique : contributions et réactions à l’effort de guerre en AOF, 1914-1919, Paris, Publications de la Sorbonne, 1982, 533 p.
RIVES Maurice et DIETRICH Robert, Héros méconnus : 1914-1918, 1939-1945 : mémorial des combattants d’Afrique Noire et de Madagascar, Paris, Frères d’armes, 1990, 350 p.
SCHECK Raffael, Une saison noire : les massacres de tirailleurs sénégalais, mai-juin 1940, Paris, Tallandier, 2007, 287 p.
TOURE Mamadou Lamdou, Les tirailleurs sénégalais : leurs combats, leurs gloires, leur héritage, Paris, Les 3 orangers, 2005, 213 p. 

Filmographie

Soldats noirs, d’Eric Deroo, FR3, 1985
L’Histoire oubliée : les tirailleurs sénégalais, d’Alain de Sédouy et Eric Deroo, FR3, 1992
Dans les tranchées, l’Afrique, l’aventure ambiguë, de Florida Sadki, Dimson, 52 mn, 2004
Les Camps du Sud-est, de Véronique Lhorme et Marc Nardino, FR3, La Cuisine aux Images, 2004
La force noire, Eric Deroo et Antoine Champeaux, ECPAD, 2007
Une histoire en partage, Eric Deroo et Antoine Champeaux, ECPAD, 2008
Ensemble, ils ont sauvé la France, Eric Deroo et Antoine Champeaux, ECPAD, 2008


DISCOGRAPHIE
CD 1 :40’35

1. “Solo de Flûte Peule” par Moussa MAROU, Niger 5,  Collection Radiodiffusion Outre-Mer : 23”
2. Bruitages de guerre : 9”
3. Bertrand Dotou, tirailleur béninois,  entretien inédit (ORTB**) : 10”
4. Yérima Bandé, tirailleur béninois, entretien inédit : 19”
5. Pascal Adigbli, tirailleur béninois, entretien inédit : 8”
6. Issa Konate, tirailleur béninois, entretien inédit : 31”
7. Théogène Karabayinga, présentation : 1’51”
8. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 56”
9. “Musiques dahoméennes”,  recueillies par Charles Duvelles,  Collection Radiodiffusion Outre-Mer, Ocora 1963 : 25”
10. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 1’42”
11. “La musique des griots : Se?ne?gal”,  recueillie par T. Nikiprowetzky,  Collection Radiodiffusion Outre-Mer, Ocora 1960 : 15”
12. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 1’22”
13. Lecture : naissance d’une légende : 1’04”
14. Eric Deroo, émission de France Inter,  “Là bas si j’y suis”, par Daniel Mermet 11/11/2004, archive INA : 2’19”
15. “La musique des griots : Se?ne?gal”, r ecueillie par T. Nikiprowetzky,  Collection Radiodiffusion Outre-Mer, Ocora 1960 : 12”
16. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 1’22”
17. Lecture : “Force noire” : 42”
18. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 1’34”
19. Tiémoko Konaté, tirailleur malien,  entretien inédit (ORTM**) : 46”
20. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 1’32”
21. “Debout les zouaves”, Chanson de Nadia DAUTY,  Chansons coloniales et exotiques, EPM, 1995 : 16”
22. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 :  1’41”
23. Jean Hilaire Aubame, tirailleur gabonais,  émission de RFI “Les grands témoins de l’Histoire”,  par Elikia Mbokolo           01/01/1982 : 1’16”
24. Bakary Kamian, historien malien, émission de l’ORTM  “Les méandres du passé”, par Lamine Coulibaly : 1’12”
25. Zan Coulibaly, tirailleur malien, entretien inédit (ORTM) :  1’03”
26. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 1’58”
27. Lecture : Désespoir d’un volontaire libre : 1’10”
28. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”,  par Elikia Mbokolo 20/09/1987 : 1’41”
29. Moussa Dia, tirailleur sénégalais,  émission de la RTF “Union française :  magazine de la France d’Outre Mer”, archive INA :    1’21”
30. Pierre Barillot, soldat martiniquais,  émission de la RTF “Union française :  magazine de la France d’Outre Mer”,11/11/1949, archive INA :4’03
31. “Debout les zouaves”, Chanson de Nadia DAUTY,  Chansons coloniales et exotiques, EPM, 1995 : 58”
32. Théogène Karabayinga, présentation : 44”
33. Elikia Mbokolo, émission de RFI  “Grands moments du Tiers monde”, par Elikia  Mbokolo 20/09/1987 : 2’59”
34. Lecture : Hommage aux tirailleurs :: 1’14”
35. Théogène Karabayinga, présentation : 35”
36. Actualités cinématographiques 1939, archives INA  : 22” 

CD 2 : 56’59

1. “Solo de flûte peule”…  26”
2. Ba Diallo, tirailleur malien, entretien inédit (ORTM) :  37”
3. Djessei Diarra, tirailleur malien, in “La force noire”,  film d’Eric Deroo et Antoine Champeaux, Ecpad :  26”
4. Tiemoko Konaté, tirailleur malien,  émission de l’ORTM “Les méandres du passé” :  1’08”
5. Chant “Debout la France” de Robert Jeantet,  in Les chansons de l’histoire 1940-1944,  EPM musique, 2001, Universal : 38”
6. Théogène Karabayinga, présentation : 57”
7. Actualités cinématographiques 1939, archives INA  : 47”
8. “On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried”,  chanson de Ray Ventura-1939 Editions Peter Maurice, EMI France 1992 :            46”
9. Théogène Karabayinga, présentation : 59”
10. Tiemoko Konaté, tirailleur malien,  émission ORTM “Les méandres du passé” : 1’30”
11. Dogomi Kalifa, tirailleur malien,  émission ORTM “Les méandres du passé” :1’30”
12. Théogène Karabayinga, présentation : 1’03”
13. J.H. Aubamé, tirailleur gabonais,  émission RFI “Les grands témoins de l’histoire” : 1’20”
14. Maurice Rives, ancien combattant français,  in émission RFI “Carrefour” 13/04/1993  & “Oubliés et trahis”, film de Violaine Dejoie-Robin, Grenade Production 2003 : 2’04”
15. Bourama Dieme, tirailleur sénégalais,  émission RFI “Carrefour” 13/14 avril 1993 : 2’37”
16. Théogène Karabayinga, présentation : 51”
17. Dogomi Kalifa, tirailleur malien,  émission ORTM “Les méandres du passé” :  1’37”
18. 1940 : Allocution du Maréchal Pétain,  in Anthologie du XXe siècle par la radio,  Frémeaux & Associés : 31”
19. Tiémoko Konaté, tirailleur malien,  émission ORTM “Les méandres du passé” : 35”
20. 1940 : Appel du 18 juin, in Anthologie du XXe siècle  par la radio, Frémeaux &Associés :  1’33”
21. Tiémoko Konaté, tirailleur malien,  émission ORTM “Les méandres du passé” :  4’24”
22. Issa Konaté, tirailleur béninois, entretien inédit : 3’39”
23. Tiemoko Konaté, tirailleur malien,  émission ORTM “Les méandres du passé” :  1’04”
24. Théogène Karabayinga, présentation : 58”
25. Ousmane Ali Gadio, tirailleur sénégalais,  in “Oubliés et trahis” film de Violaine Dejoie-Robin, Grenade Production       2003 : 2’47”
26. “Un caillou blanc un caillou noir” de Fred Hébert,  in Les chansons de l’histoire 1940-1944,  EPM, 2001, Universal :
27. Maurice Rives, ancien combattant français,in “Oubliés et trahis”, film de Violaine Dejoie-Robin, Grenade Production,  2003 :1’40”
28. Radio Londres, in Les chansons de l’histoire 1940-1944, EPM, 2001, Universal :  44”

29. Théogène Karabayinga, présentation : 1’15”

30. Théogène Karabayinga, présentation : 48”

31. Maurice Rives, in “Oubliés et trahis”, film de Violaine Dejoie-Robin, Grenade Production, 2003 :  49”

32. Mbaye Gueye, historien sénégalais,

in “Oubliés et trahis”, film de Violaine Dejoie-Robin, Grenade Production 2003 :  1’28”

33. Discours de Brazzaville, in Anthologie du XXe siècle
par la radio, Frémeaux&Associés :  2’37”
34. Boubacar Boris Diop, écrivain sénégalais,
in “Oubliés et trahis”, film de Violaine Dejoie-Robin, Grenade Production 2003 :    1’25”
35. Cheick Doudou Diallo, tirailleur sénégalais,
émission RFI “Mémoire d’un Continent”, 22/11/1994 :    3’45”
36. Lecture : Thiaroye : 1’34”

37. Cheick Doudou Diallo, tirailleur sénégalais,
émission RFI “Mémoire d’un Continent” 22/11/1994 : 3’48”
38. “Solo de flûte peule”…1’39”

CD 3 : 63’38

1. “Solo de flûte peule”…: 35”
2. Théogène Karabayinga, présentation : 1’52”
3. Hyppolite Rassouki, Jean Irénée Razafandramanta, tirailleurs malgaches, in “Tirailleurs malgaches”, film de Bernard Simon, Arc-en-ciel Production 2003 : 22”
4. Issa Konaté, tirailleur béninois, entretien inédit : 44”
5. Ba Belco, tirailleur malien, entretien inédit : 10”
6. Théogène Karabayinga, présentation : 58”
7. Claude Kouassi Yao, historien ivoirien, émission RFI “Mémoire d’un Continent”10/10/1995 : 1’39”
8. Abdelkrim Dali, luth, A la découverte des instruments de musique classique magrébine, 1989, Club du disque arabe : 9”
9. Claude Kouassi Yao, historien ivoirien, émission RFI “Mémoire d’un Continent”, 10/10/1995 : 1’12”
10. Les Africains, in Chants des Appelés (1965-1998), Chants des armées françaises, France Production :  42”
11. Claude Kouassi Yao, émission RFI  “Mémoire d’un Continent”, 10/10/1995 : 1’44”
12. Boubacar Sow, tirailleur sénégalais, émission France Inter “Là-bas si j’y suis”, 17/12/1999 : 43”
13. Théogène Karabayinga, présentation : 15”
14. Claude Kouassi Yao, émission RFI  “Mémoire d’un Continent”, 10/10/1995 : 3’03”
15. Maurice Rives, ancien combattant français, émission RFI “Carrefour”, 14/04/1993 : 3’12”
16. Bourama Dieme, tirailleur sénégalais, émission RFI “Carrefour”, 14/04/1993 : 1’14”
17. Bâ Diallo, tirailleur malien, entretien inédit :  1’00”
18. Augustin Mabily, tirailleur malgache, in “Tirailleurs malgaches”, film de Bernard Simon, Arc-en-Ciel Production, 2003 : 35”
19. Claude Kouassi Yao, historien ivoirien, émission RFI “Mémoire d’un Continent”, 10/10/1995 : 4’02”
20. Ahmadou Kourouma, écrivain ivoirien, émission RFI “Mille Soleils”, 06/12/1999 : 34”
21. Sirima Coulibaly, tirailleur malien, entretien inédit :  52”
22. Théogène Karabayinga, présentation : 57”
23. Ranaîvo Ratsivalaka, historien malgache,in “Tirailleurs malgaches”, film de Bernard Simon, Arc-en-Ciel Production, 2003 :
       53”
24. Théogène Karabayinga, présentation : 34”
25. BandéYerima, tirailleur béninois, entretien inédit : 16”
26. Bertrand Dotou, tirailleur béninois, entretien inédit : 2’01”
27. Istikhbar Zidane, Nour-Eddine Saoudi, Musique classique algérienne, Nouba Zidane, 1994, Cadic, Club du disque arabe
       AAA : 19”
28. Zan Coulibaly, tirailleur malien, entretien inédit : 3’52”
29. Claude Kouassi Yao, historien ivoirien, émission RFI “Mémoire d’un Continent”, 10/10/1995 : 2’16”
30. Théogène Karabayinga, présentation : 26”
31. Maurice Rives, ancien combattant français, émission RFI “Mémoire d’un Continent”1993 :       1’44”
32. Théogène Karabayinga, présentation :  2’23”
33. Ousmane Aliou Gadio, tirailleur sénégalais, in “La force noire”, film d’Eric Deroo et Antoine Champeaux, Ecpad : 13”
34. Abdoulaye Cissé, tirailleur sénégalais, in “la force noire”, d’Eric Deroo et Antoine Champeaux, Ecpad :18”
35. Bandé Yerima,tirailleur béninois, entretien inédit : 22”
36. Roger Rose, tirailleur mauricien, entretien inédit (Mauricius Broadcasting Corporation) : 34”
37. Dogomi Kalifa, tirailleur malien, émission ORTM “les méandres du passé” :  1’11”
38. Botovelo Rasolo, tirailleur malgache, in “Tirailleurs malgaches”, film de Bernard Simon, Arc-en-Ciel Production 2003 : 8”
39. Régis Andriaparany, tirailleur malgache, in “Tirailleurs malgaches”, film de Bernard Simon, Arc-en-Ciel Production 2003 : 31”
40. Alioune Kamara, tirailleur sénégalais, in “Oubliés et trahis”, film de Violaine Dejoie-Robin, Grenade Production 2003 : 40”
41. Issa Konaté, tirailleur béninois, entretien inédit :  1’31”
42. Eric Deroo, réalisateur et historien français, entretien inédit : 11’37”
43. Théogène Karabayinga, présentation :  1’57”
44. “Les Africains”, in Chants des appelés (1965-1998), Chants des armées françaises, 2009, France Production : 2’56”


* Bruitages de guerre : source l’ECPAD.
** Sigles : ORTB (Office de radio télévision du Bénin) ;
ORTM (Office de radio télévision du Mali).


Production : Théogène Karabayinga, Xavier Gibert, avec Zéphirin Kouadio
Assistanat de production : Ophélie Rillon, avec Sonia Bouketo
Livret : Ophélie Rillon, avec Antoine Champeaux
© photos : DR/Ophélie Rillon ; Musée des troupes de marine (Fréjus) ; collections privées.
Archives : sonothèque RFI/ INA
Coordination : Thierry Perret

Remerciements : nous tenons en particulier à remercier Antoine Champeaux, Elikia Mbokolo, Bakary Kamian, Sidiki Konaté, Claude Godard, Amadou Ba pour leur précieux concours. Nos remerciements vont aussi à Eric Deroo, à Bernard Simon & Arc en ciel production (film Tirailleurs malgaches), ainsi qu’à Dominique Pivert & Grenade Production (film Oubliés et trahis) pour leur aimable autorisation de reproduction.

Mémoires de tirailleurs est une coproduction RFI/INA (Institut national de l’audiovisuel), en partenariat avec les radios publiques africaines, réalisée grâce au soutien de la Direction de la mémoire et du patrimoine (DMPA / ministère français de la Défense), et de l’ECPAD (Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense, ministère français de la Défense).


Ecouter mémoires de tirailleurs (livre audio) © Frémeaux & Associés
Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.






EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Solo de flûte peule par Moussa Marou - Moussa Marou00'23
02 Bruitages de guerre00'09
03 Bertrand Dotou, tirailleur béninois - Bertrand Dotou00'10
04 Yérima Bandé, tirailleur béninois - Yérima Bandé00'19
05 Pascal Adigbli, tirailleur béninois - Pascal Adigbli00'08
06 Issa Konaté, tirailleur béninois - Issa Konaté00'31
07 Théogène Karabayinga, présentation - Théogène Karabayinga01'51
08 Elikia Mbokolo, émission de RFI - Elikia Mbokolo00'56
09 Musiques Dahoméennes recueillies par Charles Duvelle00'25
10 Elikia Mbokolo, émission de RFI 2 - Elikia Mbokolo01'42
11 La musique des griots: Sénégal recueillie par T. Nikiprowetzky - Griots du Sénégal00'15
12 Elikia Mbokolo, émission de RFI 3 - Elikia Mbokolo01'22
13 Lecture Naissance d'une légende de Léopold Sédar Senghor01'04
14 Eric Deroo, émission de France Inter - Eric Deroo02'19
15 La musique des griots: Sénégal recueillie par T. Nikiprowetzky 2 - Griots du Sénégal00'12
16 Elikia Mbokolo, émission de RFI 4 - Elikia Mbokolo01'22
17 Lecture Force Noire du Lieutenant Colonel Mangin00'42
18 Elikia Mbokolo, émission de RFI 5 - Elikia Mbokolo01'34
19 Tiémoko Konaté, tirailleur malien - Tiémoko Konaté00'46
20 Elikia Mbokolo, émission de RFI 6 - Elikia Mbokolo01'32
21 Debout les Zouaves , chanson de Nadia Dauty - Nadia Dauty00'16
22 Elikia Mbokolo, émission de RFI 7 - Elikia Mbokolo01'41
23 Jean Hilaire Aubame, tirailleur gabonais - Jean Hilaire Aubame01'16
24 Kamian Bakary, historien malien, émission - Kamian Bakary01'12
25 Zan Coulibaly, tirailleur malien, entretien inédit ORTM - Zan Coulibaly01'03
26 Elikia Mbokolo, émission de RFI Grands moments du Tiers-monde 8 - Elikia Mbokolo01'58
27 Lecture Désespoir d'un volontaire libre de Léopold Sédar Senghor01'10
28 Elikia Mbokolo, émission de RFI Grands moments du Tiers-monde 9 - Elikia Mbokolo01'40
29 Moussa Dia, Tirailleur sénégalais - Moussa Dia01'21
30 Pierre Barillot, Soldat martiniquais - Pierre Barillo04'03
31 Debout les Zouaves , chanson de Nadia Dauty 2 - Nadia Dauty00'58
32 Théogène Karabayinga, présentation 2 - Théogène Karabayinga00'44
33 Elikia Mbokolo, émission de RFI 10 - Elikia Mbokolo02'59
34 Lecture Hommage aux tirailleurs de Léopold Sédar Senghor01'14
35 Théogène Karabayinga, présentation 3 - Théogène Karabayinga00'35
36 Actualités Cinématographiques 193900'22
CD 2
01 Solo de flûte peule par Moussa Marou 2 - Moussa Marou00'26
02 Ba Diallo, Tirailleur malien - Ba Diallo00'37
03 Djessei Diarra, Tirailleur malien - Djessei Diarra00'26
04 Tiémoko Konaté, tirailleur malien, 2 - Tiémoko Konaté00'18
05 Chant Debout la France de Robert Jantet - Armée française00'38
06 Théogène Karabayinga, présentation 4 - Théogène Karabayinga00'57
07 Actualités Cinématographiques 193900'47
08 Chanson On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried - Armée française00'46
09 Théogène Karabayinga, présentation 5 - Théogène Karabayinga00'59
10 Tiémoko Konaté, tirailleur malien 3 - Tiémoko Konaté01'30
11 Dogomi Kalifa, Tirailleur malien - Dogomi Kalifa01'30
12 Théogène Karabayinga, présentation 6 - Théogène Karabayinga01'03
13 Jean Hilaire Aubame, tirailleur gabonais 2 - Jean Hilaire Aubame01'20
14 Maurice Rives, Ancien combattant français - Maurice Rives02'04
15 Bourama Diemé, Tirailleur sénégalais - Bourama Diemé02'37
16 Théogène Karabayinga, présentation 7 - Théogène Karabayinga00'51
17 Dogomi Kalifa, Tirailleur malien - Dogomi Kalifa01'37
18 1940: Allocution du Maréchal Pétain - Maréchal Pétain00'31
19 Tiémoko Konaté, tirailleur malien 4 - Tiémoko Konaté00'35
20 1940, Appel Du 18 Juin - Charles de Gaulle01'33
21 Tiémoko Konaté, tirailleur malien 5 - Tiémoko Konaté04'24
22 Issa Konaté, Tirailleur Béninois 2 - Issa Konaté03'39
23 Tiémoko Konaté, tirailleur malien 6 - Tiémoko Konaté01'04
24 Théogène Karabayinga, présentation 8 - Théogène Karabayinga00'58
25 Ousmane Ali Gadio, Tirailleur sénégalais - Ousmane Ali Gadio02'47
26 Un caillou blanc, un caillou noir de Fred Hebert - Armée française01'12
27 Maurice Rives, un ancien combattant français 2 - Maurice Rives01'40
28 Radio Londres00'44
29 Théogène Karabayinga, présentation 9 - Théogène Karabayinga01'15
30 Théogène Karabayinga, présentation 10 - Théogène Karabayinga00'48
31 Maurice Rives, un ancien combattant français 3 - Maurice Rives00'49
32 Mbaye Gueye, Historien sénégalais - Mbaye Gueye01'28
33 Discours de Brazzaville - Charles de Gaulle02'37
34 Boubacar Boris Diop, écrivain sénégalais - Boubacar Boris Diop01'25
35 Cheick Doudou Diallo, Tirailleur sénégalais - Cheick Doudou Diallo,03'45
36 Lecture Thiaroye de Léopold Sédar Senghor01'34
37 Cheik Doudou Diallo Tirailleur Senegalais 2 - Cheick Doudou Diallo,03'48
38 Solo de flûte peule par Moussa Marou 3 - Moussa Marou01'39
CD 3
01 Solo de flûte peule par Moussa Marou 4 - Moussa Marou00'35
02 Théogène Karabayinga, présentation 11 - Théogène Karabayinga01'52
03 Hypolite Rassouki, Jean Irénée Razanfandramanta - Hypolite Rassouki00'22
04 Issa Konaté, Tirailleur béninois 3 - Issa Konaté00'41
05 Ba Belco, tirailleur malien - Ba Belco00'10
06 Théogène Karabayinga, présentation 12 - Théogène Karabayinga00'58
07 Claude Kouassi Yao, Historien ivoirien - Claude Kouassi Yao01'39
08 Adbelkrim Dali, Luth - Adbelkrim Dali00'09
09 Claude Kouassi Yao, Historien ivoirien 2 - Claude Kouassi Yao01'12
10 Les Africains in Chants des Appelés - Armée française00'42
11 Claude Kouassi Yao, Historien ivoirien 3 - Claude Kouassi Yao01'44
12 Boubacar Sow, tirailleur sénégalais - Boubacar Sow00'43
13 Théogène Karabayinga, présentation 13 - Théogène Karabayinga00'15
14 Claude Kouassi Yao, Historien ivoirien 4 - Claude Kouassi Yao03'03
15 Maurice Rives, un ancien combattant français 4 - Maurice Rives03'12
16 Bourama Dieme, Tirailleur sénégalais - Bourama Dieme01'14
17 Ba Diallo, Tirailleur malien 2 - Ba Diallo01'00
18 Augustin Mabily, Tirailleur malgache - Augustin Mabily00'35
19 Claude Kouassi Yao, Historien Ivoirien 3 - Claude Kouassi Yao04'02
20 Ahmadou Kourouma, Ecrivain ivoirien - Ahmadou Kourouma00'34
21 Sirima Coulibaly, Tirailleur malien - Sirima Coulibaly00'52
22 Théogène Karabayinga, présentation 14 - Théogène Karabayinga00'57
23 Ranaivo Ratsivalaka, Historien malgache - Ranaivo Ratsivalaka00'53
24 Théogène Karabayinga, présentation 15 - Théogène Karabayinga00'34
25 Bande Yerima, Tirailleur béninois 2 - Bande Yerima00'16
26 Bertrand Dotou, Tirailleur béninois 2 - Bertrand Dotou02'01
27 Istikhbar Zidane, Nour Edine Saoudi - Istikhbar Zidane00'19
28 Zan Coulibaly, Tirailleur malien - Zan Coulibaly03'52
29 Claude Kouassi Yao, Historien ivoirien 4 - Claude Kouassi Yao02'16
30 Théogène Karabayinga, présentation 16 - Théogène Karabayinga00'26
31 Maurice Rives, Ancien combattant francais 5 - Maurice Rives01'44
32 Théogène Karabayinga, présentation 17 - Théogène Karabayinga02'23
33 Ousmane Aliou Gadio, Tirailleur sénégalais 2 - Ousmane Ali Gadio00'13
34 Abdoulaye Cisse, Tirailleur sénégalais - Abdoulaye Cisse00'18
35 Bande Yerima, Tirailleur Béninois 3 - Bande Yerima00'22
36 Roger Rose, Tirailleur Mauricien - Roger Rose00'34
37 Dogomi Kalifa, Tirailleur Malien 3 - Dogomi Kalifa01'11
38 Botovelo Rasolo, Tirailleur Malgache - Botovelo Rasolo00'08
39 Regis Andrianpanary, Tirailleur Malgache - Regis Andrianpanary00'31
40 Alioune Kamara, Tirailleur sénégalais - Alioune Kamara00'40
41 Issa Konaté, Tirailleur béninois 4 - Issa Konaté01'31
42 Eric Deroo, Réalisateur et Historien français - Eric Deroo11'37
43 Théogène Karabayinga, présentation 18 - Théogène Karabayinga01'57
44 Les Africains in Chants des Appelés 2 - Armée française02'56
«Témoignages radiophoniques » Par La Revue des Médiathèques et des Collections Musicales

« Témoignages radiophoniques. Engagés par dizaines de milliers au côté de la France durant les grands conflits du XXe les combattants d’Afrique subsaharienne font partie de la mémoire commune partagées par l’Afrique noire et la France entre 1857 et 1964. Une longue page d’histoire qui aura laissé aussi bien de la honte que de la fierté, de la fraternité aussi bien que de la rancœur. En tout cas des traces profondes qui expliquent en majeure partie les relations politico commerciales qui existent actuellement entre le continent et le pays de la Vieille Europe. 3CDs et un livret de 28 pages. »
Par Pierre Denuis — LA REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« La parole à ces soldats » Par l’Alsace

« L’aventure des anciens combattants d’Afrique subsaharienne, ceux que l’on qualifiait de tirailleurs sénégalais engagés par dizaines de milliers aux côtés de la France tout au long des conflits du XXe siècle, font partie de la mémoire commune partagée par l’Afrique noire et la France. Présenté par Théogène Karabayinga de RFI, ce Mémoires de Tirailleurs est un patient travail d’archives sonores qui regroupe des témoignages historiques en donnant la parole à ces soldats. Au fil des années, Frémeaux & Associés s’est imposé comme l’éditeur mondial de référence du patrimoine sonore, musical, parlé et bioacoustique. Avec pour objectif de conserver et de mettre à disposition du grand public une base muséographique des enregistrements provenant de l’histoire phonographie et radiophonique. »
Par L’ALSACE




« De nombreux témoignages de ces tirailleurs » Par Trad Mag

« En ces périodes de polémiques autour du film «  Hors la loi » de Rachid Bouchareb à Cannes ou, d’une façon plus générale, d’un passé colonial si difficile à dépasser après reconnaissance des immenses dégâts qu’il a produit, il est intéressant de se pencher sur les rôles que jouèrent autrefois nos « compatriotes colonisés » pour défendre les valeurs d’un pays qui n’hésite pas aujourd’hui à expulser leurs enfants, sans tambours ni trompettes… Pour les en remercier ! Ce coffret est consacré aux tirailleurs « sénégalais » (qui étaient aussi maliens, malgaches, marocains…ou martiniquais) qui défendirent de leurs vies, de 1857 à 1964, en première ligne et sur tous les fronts ce beau pays qui est le nôtre. Il regorge de nombreux témoignages de ces tirailleurs, d’entretiens divers, extraits musicaux, chansons, extraits d’émissions de RFI, allocution officielles et propos d’historiens. Laissons parler l’histoire avec des extraits de chansons d’époque : « Un caillou blanc, un caillou noir / Et c’est la vie faite d’espoir / Le bonheur et le malheur / Tous les deux bercent nos cœurs / De tristes jours suivent toujours / Les beaux instants pourtant si courts » (Fred Hébert). Et puis ce chant des appelés : « En avant, c’est nous les Africains / Qui revenons de loin / Venant des colonie / Pour sauver la patrie / Nous voulons porter haut et fier / Le beau drapeau de notre France entière / Et si quelqu’un venait à y toucher / Nous serions là pour mourir à ses pieds. » »
Par François Saddi — TRAD MAG




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