GILBERT BECAUD - ANTHOLOGIE 1953-1959

DIRECTION : ANDRÉ BERNARD AVEC LE CONCOURS DE CHARLES AZNAVOUR

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Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA5353

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Gilbert Bécaud, “Monsieur 100 000 volts”, a contribué à révolutionner le Music-hall et la Chanson dès le milieu des années 1950.
Son nom et ses oeuvres comptent parmi les icônes du patrimoine artistique français. André Bernard nous propose de retrouver les premiers jalons de cette véritable légende de la Chanson française, dans une sélection de 36 titres accompagnés d’un livret illustré, enrichi par un texte de Charles Aznavour.
Patrick Frémeaux

"Les amateurs de curiosités et d’authenticité pourront aller plus loin avec une autre compilation, plus modeste mais très pointue : trente-six enregistrements qui, en dépit d’un son vieillot, éclatent de fougue et de swing. Plusieurs sont cosignés Aznavour, qui raconte dans le livret sa première rencontre avec « Monsieur 100 000 volts ». Beaux hommages."
Valérie Lehoux, Télérama

Gilbert Bécaud was known in France as Monsieur 100 000 volts. He contributed to bring about a revolution in French song (and the country’s music-halls) in the mid-Fifties, and today the name Bécaud - and his songs - are icons in France’s artistic heritage.
This selection compiled by André Bernard gives us the chance to rediscover Bécaud’s first steps on the road to becoming a Chanson legend, with 36 titles accompanied by an illustrated booklet, containing Charles Aznavour’s reminiscences
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Production : André Bernard avec le concours de Charles Aznavour.
Droits : Frémeaux & Associés.

CD1 :
VIENS • LES CROIX • MÉ-QUÉ, MÉ-QUÉ • C’ÉTAIT MON COPAIN • QUAND TU DANSES • MES MAINS • UN NOUVEAU PRINTEMPS TOUT NEUF • DONNE-MOI • AH ! DITES-MOI POURQUOI JE L’AIME • LA BALLADE DES BALADINS • MON AMI M’A TRAHI • LAISSEZ FAIRE, LAISSEZ DIRE • QUE TOI • JE VEUX TE DIRE ADIEU • LE MARCHAND DE BALLONS • PAUVRE PÊCHEUR • JE T’APPARTIENS • ÇA.
CD2 : ALORS RACONTE • LES MARCHÉS DE PROVENCE • LE PIANISTE DE VARSOVIE • SI, SI, SI LA VIE EST BELLE • VIENS DANSER • C’EST MERVEILLEUX L’AMOUR • SI JE POUVAIS REVIVRE UN JOUR MA VIE • CROQUEMITOUFFLE • LE MUR • IL FAIT DES BONDS • LA VILLE • LE JOUR OÙ LA PLUIE VIENDRA • LE RIDEAU ROUGE • LE PAYS D’OÙ JE VIENS • MARIE, MARIE • QUAND TU N’ES PAS LÀ • PILOU, PILOU, HÉ • L’ENTERREMENT DE CORNÉLIUS.

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Anthologie Gilbert BÉCAUD FA5353 OK

Anthologie Gilbert BÉCAUD
1953-1959


Texte inédit : Charles Aznavour
Direction artistique : André Bernard







Natif de Toulon, où il vit le jour le 24 octobre 1927, le jeune François Gilbert Léopold Silly s’illustrera 25 ans plus tard dans le monde du Spectacle sous le nom de Gilbert Bécaud.Par ce patronyme, l’artiste rend hommage au choix fait par sa mère, femme de caractère, de quitter son premier mari, Monsieur Silly, en emmenant avec elle ses trois enfants : Odette, Jean et François.Tous les quatre quittent Toulon pour s’installer à Nice avec Louis Bécaud, qui s’attachera très vite à sa nouvelle famille et tiendra auprès des enfants la place du père pour leur plus grand bonheur.François, alors adolescent, poursuit sa scolarité dans un lycée de Nice et étudie le piano avec assiduité. Il n’a que 12 ans lorsqu’il obtient, un prix d’harmonie au Conservatoire. Sa mère, très sensible aux dons de son fils, l’encourage à aller à Paris suivre sa vocation.Passionné de musique et de chansons, notre jeune baladin qui étonne déjà tous ceux qui le côtoient, va ainsi très vite passer ses journées et une partie de ses nuits à faire ce métier dont il rêve.Devant cette personnalité débordante de dynamisme et d’appétit, les portes des cabarets et des pianos-bars parisiens s’ouvrent rapidement.Dans ce monde de noctambules de l’immédiate après-guerre, François choisit de s’appeler Gilbert Bécaud. Il fait la connaissance d’un jeune parolier qui le suivra ensuite tout au long de son parcours : Maurice Vidalin (Le Mur, Seul sur son Étoile, l’Indifférence…).

Peu de temps après apparaît le poète Louis Amade, préfet de la Seine, un personnage essentiel dans la carrière de Gilbert Bécaud, qui va lui écrire quelques unes des plus belles œuvres de son répertoire (C’était mon Copain, La Ballade des Baladins, Pauvre Pêcheur, Les Marchés de Provence, Le Rideau Rouge, etc…). Il le présentera aussi à l’éditeur Raoul Breton qui lui trouvera son premier contrat d’enregistrement chez Pathé Marconi.C’est durant cette période particulièrement favorable pour Gilbert que survient un autre grand auteur, Pierre Delanoë. Leur première collaboration donne naissance à la chanson «Le grand sympathique» pour Marie Bizet, chanteuse fantaisiste des années 40.Grâce à elle, il rencontrera Jacques Pills, qui est sur le point d’épouser Edith Piaf. Une amicale relation s’en suivra et contribuera à l’ascension de Gilbert Bécaud. En 1953, le grand public découvre la personnalité de celui que l’on va surnommer «Monsieur 100 000 Volts». Le condensé de jeunesse, de dynamisme, d’élégance, son phrasé si particulier et sa façon de jouer du piano se révèlent soudain explosifs.Gilbert Bécaud est bientôt reconnu comme l’un des rénovateurs-phares de son époque.Il apparaît alors sur la scène d’un lieu mythique où s’écrira la Légende Bécaud : L’Olympia. Son entrée s’y fera en février 1954 en «vedette américaine» du couple Lucienne Delyle-Aimé Barelli, grandes Stars du début des années 50.

Gilbert Bécaud, en fin de première partie de leur programme, électrise littéralement la salle et accèdera dans l’année au vedettariat.La jeune génération est fascinée puis conquise par Gilbert Bécaud. Il se présente avec cette cravate à pois qu’il ne quittera jamais plus, sa main gauche sur l’oreille pour mieux s’entendre chanter, en s’accompagnant au piano de sa main droite.Il faut s’imaginer, ou se souvenir, dans quelle ambiance survoltée cette nouvelle idole débordante de vitalité aura bouleversé toutes les règles du music-hall… Tous les soirs, sur scène, Bécaud cajole ou brutalise son piano (un soir même, il le cassera…) et, dans la salle, ses fans en délire iront jusqu’à casser les fauteuils…Désormais, c’est en vedette qu’il revient sur la scène de cet Olympia, où il est un peu chez lui.A plus de 30 reprises, il s’y est installé pour de longues séries de concerts au cours de ses 50 années de carrière.La légende de Gilbert Bécaud est alors en marche et les 36 titres de ce programme sur double-CD permettent d’en parcourir les premiers pas. Ces titres, dont la plupart font partie de la mémoire collective des amoureux de la chanson, expriment outre le talent incomparable de Bécaud, l’extraordinaire fécondité de sa collaboration avec les plus grands paroliers qui révèlent le magnifique interprète et le compositeur inspiré. J’ai eu la chance d’entendre, d’applaudir et de rencontrer Gilbert Bécaud, l’année de mes 20 ans. J’ai un souvenir inoubliable de ce qu’a représenté l’arrivée de ce personnage hors normes qui pro­longeait à nos yeux et nos oreilles la «révolution» Trenet, deux décennies plus tôt. L’enthousiasme était d’autant plus fort qu’il annonçait l’arrivée d’un autre mythe : Charles Aznavour aux côtés des aînés : Amade et Delanoë…

Les chansons créées en commun par Charles Aznavour et Gilbert Bécaud ont une saveur particulière du fait que chacun des deux interprètes ajoute sa personnalité : leur voix, leur style étant à l’opposé, il n’est pas rare que les admirateurs-amateurs possèdent les différentes versions des mêmes œuvres et les écoutent en accordant leur choix à l’humeur du moment.Cependant, Bécaud comme Aznavour, de par leurs différences, pouvait également prétendre être «le n° 1» (Viens, Méqué-Méqué, Un Nouveau Printemps tout neuf, Je veux te dire Adieu, La Ville, etc…).L’évocation écrite de sa première rencontre avec Gilbert Bécaud que Charles Aznavour nous offre dans ce livret témoigne de l’heureuse collaboration et de l’amitié qui lia ces deux hommes. Pendant une dizaine d’années tous deux ont rivalisé d’originalité, d’invention et de créativité pour nous enchanter et se partager à tour de rôle la tête du box-office dans un style radicalement différents. Bécaud-Aznavour, ces deux noms restent liés à jamais dans la mémoire et dans le cœur de ceux qui ont eu le privilège de les découvrir à l’époque et d’apprécier chez Bécaud ses dons exceptionnels de mélodiste, chez Aznavour sa faculté inégalée à conjuguer l’Amour mieux que quiconque, avec et par-dessus tout, chez l’un comme chez l’autre, ce génie de la scène qui n’appartient qu’aux Grands.
André BERNARD
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS

Pour son inlassable contribution au service de l’Histoire de la Chanson et pour son amical témoignage, que Monsieur Charles Aznavour soit chaleureusement remercié. Nos vifs remerciements à Gérard Davoust et aux Éditions Raoul Breton, à Dany Lallemand, à Marc Pantel, à Marie-Flore Bernard.

Ma première rencontre avec Gilbert Bécaud

Par Charles Aznavour
J’ai rencontré Gilbert Bécaud quelques jours après ma séparation de Pierre Roche qui formait avec moi le duo « Roche et Aznavour ». Pierre fut le premier des trois plus importants compositeurs de ma carrière d’auteur.Gilbert fut le deuxième.Je rentrais du Québec après y avoir travaillé près de trois ans. Ma première visite matinale fut pour Edith Piaf tout en sachant parfaitement qu’elle ne serait pas encore debout à 10 heures du matin.Dans le salon je vis un jeune homme impatient qui m’avait précédé. Il allait nerveusement de long en large en se rongeant les ongles. Nous nous sommes présentés et il a dit d’une seule haleine qu’il avait composé la musique d’une chanson sur un texte de Jacques Pills, qu’il était aussi son pianiste et qu’il l’attendait pour répéter son nouveau tour de chant mais qu’il voulait surtout écrire des musiques de film !Un long silence s’est installé et il a recommencé à se ronger les ongles tandis que moi j’étais saisi par mon tic qui consiste aujourd’hui encore à cligner des yeux. Nous n’avions plus rien à dire alors Gilbert s’est assis devant le piano et a plaqué quelques accords. Peu à peu une mélodie rythmée s’est envolée du corps de l’instrument.Je trouvais ça bien. Je lui ai demandé ce que c’était- « C’est rien, c’est juste ce qui me vient sous les doigts ».Un papier qui traîne, un stylo qui sort de ma poche et j’écris deux ou trois lignes collant parfaitement à la mélodie.

« Ca vous ennuie si j’écris un texte sur cette musique ? ». A ces mots, il semble s’éveiller brusquement !Ecrire c’est – tout comme moi – son obsession. Il me répond : « Non, non pas du tout… au contraire ». Alors je continue d’écrire.La pluie ne cesse de tomberViens plus près ma mieSi l’orage te fait tremblerViens plus près ma mieLà, ça commence à bouger, Gilbert ne s’ennuie plus, n’est plus somnolent, ne se ronge plus les ongles… Gilbert s’enflamme et jette des : « Ouais, ouais, continue…. »Alors j’ai continuéLe vent qui pousse du ciel lourdLes nuages grisNe peut rien contre notre amourEt toute la nuit- « Ouais, ouais, encore ! »Puis il prend ma feuille et commence à chanter Viens plus près plus près de mon cœurLà, tout contre moiEt si l’orage te fait peurDors entre mes bras… Et il m’encourageait de ses « Ouais, ouais ! » qu’il n’a jamais cessé de dire avec tous ses auteurs durant toute sa vie de créateur !Et Gilbert chante, et Gilbert est heureux… !Nous venons d’écrire notre première chanson en collaboration, et nous n’en resterons pas là !Moi qui m’inquiétais de ne plus avoir de compositeur pour mes futures chansons, j’étais tombé sur une bête de travail et de talent, toujours prêt et même jusqu’au petit matin à se passionner sur un texte et à composer avec une facilité déconcertante.Je lui disais : « attends un moment, on n’écrit pas un texte aussi vite qu’une musique te vient sous les doigts ! ».

Il riait de son rire particulier, nerveux, mais sympa, il pressait le pas, il lui fallait aller de l’avant, il n’y avait pas une seconde à perdre. Il me disait : « Fais vite ! Ils vont se réveiller ! ». Ca n’était pourtant pas une question de vie ou de mort… Quand Edith et Jacques sont venus nous rejoindre dans le salon, nous leur avons interprété notre petite œuvrette en duo. Edith a dit d’un ton sans réplique : « C’est très bien, c’est une chanson pour un jeune. » Tout heureux, ensemble, nous avons dit « Oui ! ». La douche s’est abattue sur nous après ce oui car Edith a précisé qu’elle sera parfaite pour Jacques… ! Mais c’est tout de même Gilbert et moi qui en avons fait un succès.Nous avons fait par la suite une quinzaine de chansons ensemble. C’était un remarquable compositeur. J’ai toujours eu beaucoup d’amitié pour Gilbert et je crois que c’était réciproque.
Charles AZNAVOUR
© Frémeaux & Associés

english notes
Gilbert Bécaud (By André Bernard)
François Gilbert Léopold Silly was born in Toulon on October 24th 1927, but the world of entertainment recognized him as Gilbert Bécaud when he came to fame some twenty-five years later. He chose the name Bécaud by way of a tribute to his mother, a woman of temperament who chose to leave her first husband — the Monsieur Silly whose name was on François’ birth-certificate —, taking her three children François, Odette and Jean with her. She left Toulon and went to live with her new companion Louis Bécaud in Nice; he quickly became attached to the children and soon replaced Mr. Silly in their affections. François was then almost an adolescent, and he attended the local Lycée where assiduously studied the piano, winning the Harmony Prize at the Nice Conservatory when he was only 12... His mother could see that her son was gifted, and she encouraged him not to stay far from Paris if he wanted to pursue his vocation... and so the young balladeer with a passion for music and films — his talents were already arousing admiration in all who met him — spent his days (and most of his nights) working at his chosen profession before heading for Paris to try and earn a living from it.In the capital, his youthful vitality and enthusiasm quickly opened doors, and his talents found a home in cabarets and piano-bars... 

The war over, it was in the night-life of Paris that the young François Silly (he’d soon change his name to Gilbert Bécaud) made the acquaintance of a young lyricist who began putting words to Gilbert’s songs, and who would follow him throughout his career: Maurice Vidalin, to whom we owe Le Mur, Seul sur une étoile, L’Indifférence, l’Indien, etc. Shortly after this early association came another decisive encounter with one of the century’s great lyricists, Pierre Delanoë, with whom Gilbert composed some of his greatest hits, among them Mes mains, Quand tu danses, Je t’appartiens, Et maintenant, and Nathalie… The first song to come from the Bécaud-Delanoë tandem would be the song Le grand sympathique, which was first performed by Marie Bizet, a variety-artist who had been much in fashion a few years earlier during the Occupation. Marie Bizet, quite unexpectedly, played a decisive role in Bécaud’s career, as she introduced him to pianist Jacques Pills, who was about to marry Edith Piaf (he became her regular pianist for a long period). Encounters such as these, and especially Bécaud’s song-writing association with Pierre Delanoë, would bear fruit for a long time to come.In 1953 French audiences were taken by storm when Bécaud suddenly revealed is true talents. And it wasn’t long before everyone was calling him “Monsieur 100,000 Volts”. In the Chanson world, where his elegant gifts for inspiring rhythms scored one bull’s-eye after another, Gilbert Bécaud was recognized almost overnight as one of the major innovators of the day. He was quickly billed at the world-famous venue where Bécaud would write his own legend: the Olympia.

He first set foot on its stage in 1954, when he opened for Lucienne Delyle and Aimé Barelli, both of them great early Fifties stars; but the performance Bécaud gave in closing the first part of that concert would send a thrill of electricity through the theatre, and within the year Gilbert reached stardom.His triumph was exceptional in that it created a fascination for Bécaud among the younger generation: he would stand there — with that famous polka-dot tie he always wore — and cup his ear with his left hand, so he could hear himself more clearly. It’s impossible to imagine the electric atmosphere in which the public’s new idol would revolutionize the habits of French music-hall fans… Every night, Bécaud would smash his piano to bits onstage while delirious fans literally tore up their seats. Only a few months later (1955), Monsieur 100,000 volts returned to his favourite haunts at the Olympia, but this time his name was in lights; during the remainder of his fifty-year career, he starred there again on over 30 occasions, each time for a lengthy series of concerts.The legend of Gilbert Bécaud had begun, and the 36 titles in this 2CD collection allow us to discover his first steps. Most of these songs still form a vital chapter in the collective memory of French Chanson fans, and all of these titles express his incomparable talents. Bécaud formed some extraordinarily fertile partnerships with France’s great lyricists.

Maurice Vidalin and Pierre Delanoë were the pioneers alongside the singer/composer, but there are also two other exceptional lyricists here: the poet/huma­nist/Prefect named Louis Amade and, of course, Charles Aznavour.  I was lucky to see Gilbert Bécaud when I was twenty; I heard the concert, applauded him like everyone else, and I also met him. The arrival of such an exceptional personality on the music-scene was unforgettable, an event as important as the appearance of Charles Trenet two decades before. My enthusiasm was all the greater because it heralded another Song legend: Charles Aznavour. Charles’ memories of his first meeting with Gilbert Bécaud — cf. the note which he wrote specially for this booklet — shows the friendship that existed between the two men during their collaboration. For ten years, they rivalled each other in originality, inventiveness and creativity, and they enchanted us in turn when topping the bill, each for quite different reasons.Bécaud & Aznavour. Both names will remain linked forever in the memories of those who had the privilege to discover and appreciate them: Bécaud had exceptional gifts as a melodist; Aznavour had an unrivalled facility for exploring the theme of Love better than anyone else. And both of them, without a doubt, had that stage-genius which belongs only to the Greatest.
André BERNARD
© Frémeaux & Associés

The first time I met Gilbert Bécaud
By Charles Aznavour
I met Gilbert Bécaud a few days after Pierre Roche and I went our separate ways after the “Roche & Aznavour” duo came to an end. Pierre was the first of the three most important composers in my career as a songwriter.Gilbert was the second.I’d come back from Québec after working there for almost three years. My first visit the next morning was to see Edith Piaf, even though I knew all too well that she’d still be in bed at ten in the morning.There was an impatient young man in her salon; he’d arrived just before me. He was pacing up and down nervously and biting his nails. We introduced ourselves and then, all in one breath, he said he’d written the music for a song with lyrics by Jacques Pills, that he was her pianist as well, and that he was waiting for her so they could rehearse her new songs, but what he really wanted to do was write film-music!There was a long silence, and then he started biting his nails again. My eyes began blinking: it’s a nervous twitch that I still have today. We didn’t have anything more to say to each other, and then Gilbert sat down at the piano and played a few chords. Slowly, a rhythmical melody rose up from inside the piano.I thought it was good. I asked him what it was, and he said, “It’s nothing; just whatever comes to my fingers.”There was a piece of paper, a pen in my pocket, and there I was, writing two or three lines that went perfectly with the melody.

“Do you mind if I write some words for this music?”I’d no sooner said it than he seemed to suddenly wake up!Writing — it’s the same with me — was his obsession. He said to me, “No, not at all. On the contrary...” So I continued writing.La pluie ne cesse de tomberViens plus près ma mieSi l’orage te fait tremblerViens plus près ma mieWith that, things started happening. Gilbert wasn’t bored now; he wasn’t sleepy, and he stopped biting his nails... Gilbert caught fire, saying, “Yeah, yeah, keep going...”So I kept going.Le vent qui pousse du ciel lourdLes nuages grisNe peut rien contre notre amourEt toute la nuit“Yeah, yeah, more!” said Gilbert.And then he took my bit of paper and started singing: Viens plus près plus près de mon cœurLà, tout contre moiEt si l’orage te fait peurDors entre mes bras…. And he kept urging me on with his “Yeah, yeah!”, like he used to do with all his songwriters for the rest of his creative career!And Gilbert was singing... Gilbert was so happy!We’d just written our first song as a team, and we weren’t going to stop there! I’d been worrying about not having a composer for my next songs, and there I was, excited about the lyrics and the composing... It was so easy, it was disconcerting.I said to him, “Wait a minute, nobody can write words as fast as the music coming from your fingers!” 3

He gave a laugh. It was a special laugh, nervous and friendly. He hurried along. He had to move on; for Gilbert, there wasn’t a minute to lose. He said to me, “Be quick, they’ll be up in a minute!” It wasn’t exactly a matter of life and death! When Edith and Jacques joined us in the salon, we played our little piece for them as a duet. And then, in that voice of hers that wouldn’t stand for a reply, Edith said, “That’s fine; it’s a song for someone young.” We were very happy, and we both said “Yes...!” at the same moment. But then Edith said it would be perfect for Jacques! ... That was a wet blanket... But Gilbert and I made it a hit all the same.We went on to write some fifteen songs together. He was a remarkable composer. I always liked having Gilbert as a friend, and I think the feeling was mutual.
Charles AZNAVOUR
English translation: Martin DAVIES
© Frémeaux & Associés

DISCOGRAPHIE
CD1
1 – Viens(Ch. Aznavour / G. Bécaud)
Accompagné par le Quartette Fred ErmelinLa Voix de son Maître OLA 6513 SG 526Octobre 1954
2 – Les Croix(L. Amade / G. Bécaud)
Orchestre Direction Jacques MétéhenLa Voix de son Maître OLA 6489 SG 505Octobre 1954
3 – Mé-Qué, Mé-Qué(Ch. Aznavour / G. Bécaud)
Accompagné par le Quartette Fred ErmelinLa Voix de son Maître OLA 6515 SG 510Octobre 1955
4 – C’était mon copain(L. Amade / G. Bécaud)
Accompagné par le Quartette Fred ErmelinLa Voix de son Maître OLA 6512 SG 526Octobre 1955
5 – Quand tu danses(P. Delanoë / G. Bécaud et F. Gérald)
Accompagné par le Quartette Fred ErmelinLa Voix de son Maître OLA 6514 SG 510Octobre 1954
6 – Mes mains(P. Delanoë / G. Bécaud)
Accompagné par François Vermeille et son EnsembleLa Voix de son Maître OLA 6511 SG 568Octobre 1954
7 – Un nouveau printemps tout neuf(Ch. Aznavour & R. Vernadet / G. Bécaud & Ch. Aznavour)
Accompagné par François Vermeille et son EnsembleLa Voix de son Maître OLA 6706 SG 582Juillet 1954
8 – Donne-moi(Ch. Aznavour / G. Bécaud)
Accompagné par Jacques Metehen et son OrchestreLa Voix de son Maître OLA 6492 SG 568Octobre 1955
9 – Ah ! dites-moi pourquoi je l’aime(L. Amade / G. Bécaud & F. Vermeille)
Au piano François VermeilleLa Voix de son Maître OLA 6708 SG 581Mars 1954
10 – La Ballade des Baladins(L. Amade / G. Bécaud)
Accompagné par François Vermeille et son EnsembleLa Voix de son Maître OLA 6610 SG 583Octobre 1955
11 – Mon ami m’a trahi(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF163Novembre 1955
12 – Laissez faire, laissez dire(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Direction Wal-BergLa Voix de son Maître OLA 6922 SG 684Décembre 1954
13 – Que toi(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Direction Wal-BergLa Voix de son Maître OLA 6925 SG 621Décembre 1954
14 – Je veux te dire adieu(Ch. Aznavour / G. Bécaud)
Orchestre Direction Wal-BergLa Voix de son Maître OLA 6924 SG 621Décembre 1954
15 – Le Marchand de ballons(L. Amade / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître OLA 7321 SG 751Novembre 1955
16 – Pauvre pêcheur(L. Amade / G. Bécaud)
Orchestre Direction Wal-BergLa Voix de son Maître OLA 7202 SG 715Décembre 1955
17 – Je t’appartiens(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Direction Wal-BergLa Voix de son Maître OLA 7277 SG 742Décembre 1955
18 – Ça(Ch. Aznavour / G. Bécaud)
Gilbert Bécaud s’accompagnant lui-même au pianoLa Voix de son Maître OLA 7172 SG 742Novembre 1955

CD2
1 – Alors raconte(J. Broussolle / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF496Avril 1956
2 – Les Marchés de Provence(L. Amade / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF284Septembre 1957
3 – Le Pianiste de Varsovie(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF 222Décembre 1956
4 – Si, si, si la vie est belle(R. Pierre / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF235Mars 1957
5 – Viens danser(L. Amade – P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF318Février 1958
6 – C’est merveilleux l’amour(Ch. Aznavour / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF318Février 1958
7 – Si je pouvais revivre un jour ma vie(L. Amade – P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7GF496Septembre 1958
8 – Croquemitouffle du film « Croquemitouffle »(L. Amade – P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7GF489Mai 1958
9 – Le Mur(M. Vidalin / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7GF489Mai 1958
10 – Il fait des bonds(L. Amade / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF296Janvier 1958
11 – La Ville(Ch. Aznavour / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF296Janvier 1958
12 – Le Jour où la pluie viendra(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF296Janvier 1958
13 – Le Rideau rouge(L. Amade / G. Bécaud)
Raymond Bernard & son ensembleLa Voix de son Maître 7EGF416Avril 1959
14 – Le Pays d’où je viens du film de Marcel Carné(L. Amade / G. Bécaud)
Direction d’orchestre: Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF208Juillet 1956
15 – Marie, Marie(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF441Juillet 1959
16 – La Princesse de Juillet(L. Amade – P. Delanoë / G. Bécaud – R. Bernard)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF441Juillet 1959
17 – Pilou, Pilouhé(L. Amade / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF459Novembre 1959
18 – L’Enterrement de Cornélius(P. Delanoë / G. Bécaud)
Orchestre Raymond BernardLa Voix de son Maître 7EGF459Novembre 1959


CD Gilbert Becaud © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Viens - Gilbert Bécaud02'19
02 Les Croix - Gilbert Bécaud03'11
03 Mé-qué, Mé-qué - Gilbert Bécaud02'28
04 Cétait mon copain - Gilbert Bécaud02'00
05 Quand tu danses - Gilbert Bécaud02'34
06 Mes mains - Gilbert Bécaud02'10
07 Un nouveau printemps tout neuf - Gilbert Bécaud02'10
08 Donne-moi - Gilbert Bécaud03'44
09 Ah! Dites-moi pourquoi je laime - Gilbert Bécaud02'15
10 La ballade des baladins - Gilbert Bécaud03'15
11 Mon ami ma trahi - Gilbert Bécaud03'05
12 Laissez-faire, laissez-dire - Gilbert Bécaud02'29
13 Que toi - Gilbert Bécaud03'10
14 Je veux te dire adieu - Gilbert Bécaud02'56
15 Le marchand de ballons - Gilbert Bécaud02'23
16 Pauvre pêcheur - Gilbert Bécaud03'21
17 Je tappartiens - Gilbert Bécaud02'49
18 Ca - Gilbert Bécaud01'41
CD 2
01 Alors raconte - Gilbert Bécaud04'08
02 Les marchés de Provence - Gilbert Bécaud03'56
03 Le pianiste de Varsovie - Gilbert Bécaud03'51
04 Si, si, si, la vie est belle - Gilbert Bécaud01'40
05 Viens danser - Gilbert Bécaud02'25
06 Cest merveilleux lamour - Gilbert Bécaud02'12
07 Si je pouvais revivre un jour ma vie - Gilbert Bécaud02'00
08 Croquemitouffe - Gilbert Bécaud03'01
09 Le mur - Gilbert Bécaud02'59
10 Il fait des bonds - Gilbert Bécaud02'12
11 La ville - Gilbert Bécaud05'45
12 Le jour où la pluie viendra - Gilbert Bécaud02'38
13 Le rideau rouge - Gilbert Bécaud03'23
14 Le pays doù je viens - Gilbert Bécaud02'47
15 Marie, Marie - Gilbert Bécaud02'55
16 Quand tu nes pas là - Gilbert Bécaud03'17
17 Pilou, Pilouhé - Gilbert Bécaud02'14
18 Lenterrement de Cornelius - Gilbert Bécaud03'59
"Ma première rencontre avec Gilbert Bécaud" par Charles Aznavour

"J’ai rencontré Gilbert Bécaud quelques jours après ma séparation de Pierre Roche qui formait avec moi le duo « Roche et Aznavour ». Pierre fut le premier des trois plus importants compositeurs de ma carrière d’auteur. Gilbert fut le deuxième. Je rentrais du Québec après y avoir travaillé près de trois ans. Ma première visite matinale fut pour Edith Piaf tout en sachant parfaitement qu’elle ne serait pas encore debout à 10 heures du matin. Dans le salon je vis un jeune homme impatient qui m’avait précédé. Il allait nerveusement de long en large en se rongeant les ongles. Nous nous sommes présentés et il a dit d’une seule haleine qu’il avait composé la musique d’une chanson sur un texte de Jacques Pills, qu’il était aussi son pianiste et qu’il l’attendait pour répéter son nouveau tour de chant mais qu’il voulait surtout écrire des musiques de film ! Un long silence s’est installé et il a recommencé à se ronger les ongles tandis que moi j’étais saisi par mon tic qui consiste aujourd’hui encore à cligner des yeux. Nous n’avions plus rien à dire alors Gilbert s’est assis devant le piano et a plaqué quelques accords. Peu à peu une mélodie rythmée s’est envolée du corps de l’instrument. Je trouvais ça bien. Je lui ai demandé ce que c’était - « C’est rien, c’est juste ce qui me vient sous les doigts ». Un papier qui traîne, un stylo qui sort de ma poche et j’écris deux ou trois lignes collant parfaitement à la mélodie.
« Ca vous ennuie si j’écris un texte sur cette musique ? ». A ces mots, il semble s’éveiller brusquement ! Ecrire c’est – tout comme moi – son obsession. Il me répond : « Non, non pas du tout… au contraire ». Alors je continue d’écrire: "La pluie ne cesse de tomber / Viens plus près ma mie / Si l’orage te fait trembler / Viens plus près ma mie". Là, ça commence à bouger, Gilbert ne s’ennuie plus, n’est plus somnolent, ne se ronge plus les ongles… Gilbert s’enflamme et jette des : « Ouais, ouais, continue…. » Alors j’ai continué : "Le vent qui pousse du ciel lourd / Les nuages gris / Ne peut rien contre notre amour / Et toute la nuit..." - « Ouais, ouais, encore ! » Puis il prend ma feuille et commence à chanter "Viens plus près plus près de mon cœur / Là, tout contre moi / Et si l’orage te fait peur / Dors entre mes bras…" Et il m’encourageait de ses « Ouais, ouais ! » qu’il n’a jamais cessé de dire avec tous ses auteurs durant toute sa vie de créateur ! Et Gilbert chante, et Gilbert est heureux… ! Nous venons d’écrire notre première chanson en collaboration, et nous n’en resterons pas là ! Moi qui m’inquiétais de ne plus avoir de compositeur pour mes futures chansons, j’étais tombé sur une bête de travail et de talent, toujours prêt et même jusqu’au petit matin à se passionner sur un texte et à composer avec une facilité déconcertante. Je lui disais : « attends un moment, on n’écrit pas un texte aussi vite qu’une musique te vient sous les doigts ! ».
Il riait de son rire particulier, nerveux, mais sympa, il pressait le pas, il lui fallait aller de l’avant, il n’y avait pas une seconde à perdre. Il me disait : « Fais vite ! Ils vont se réveiller ! ». Ça n’était pourtant pas une question de vie ou de mort… Quand Edith et Jacques sont venus nous rejoindre dans le salon, nous leur avons interprété notre petite œuvrette en duo. Edith a dit d’un ton sans réplique : « C’est très bien, c’est une chanson pour un jeune. » Tout heureux, ensemble, nous avons dit « Oui ! ». La douche s’est abattue sur nous après ce oui car Edith a précisé qu’elle sera parfaite pour Jacques… ! Mais c’est tout de même Gilbert et moi qui en avons fait un succès.Nous avons fait par la suite une quinzaine de chansons ensemble. C’était un remarquable compositeur. J’ai toujours eu beaucoup d’amitié pour Gilbert et je crois que c’était réciproque."
par Charles AZNAVOUR © Frémeaux & Associés




"Etonnant" par Télérama

"Dix ans après sa mort, celui qui électrisa tant de fois l’Olympia a disparu des radars médiatiques. Il pourrait y réapparaître à la faveur de plusieurs sorties : un gros coffret aux allures de somme – douze CD, deux cent soixante-sept titres ; dont des bonus et des extraits de concerts - ; un best of, double galette rassemblant des classiques comme Nathalie, Et Maintenant, L’Orange, Quand il est mort le poète… évidemment remasterisés ; et une compilation plus pointue, chez les spécialistes de l’archive discographique, Frémeaux & Associés. Celle-ci cherche à remettre un peu de lumière sur toutes les premières chansons, celles des années 1953-1959. On y (re) découvre une voix déjà forte, mais encore claire, qu’on a souvent du mal à reconnaître. Etonnant."
Par TÉLÉRAMA




« Richesse musicale et univers poétique » par Les Dernières nouvelles d’Alsace

Dès le début des années cinquante, Gilbert Bécaud a contribué à révolutionner le monde de la variété française. Compositeur de talent, Bécaud était aussi un homme de scène et ses spectacles dégageaient une telle énergie que l'on surnomma le chanteur "Monsieur 100 000 volts".
Regroupant trente six chansons enregistrées entre 1953 et 1959, ce double album témoigne de la richesse musicale et de l'univers poétique de Bécaud. On  trouve des chansons devenues des classiques comme "Mon ami m'a trahi", "La Ballade des Baladins", "Quand tu danses", "Alors raconte", "Les marchés de Provence", "Croquemittouffle", "Le jour où la pluie viendra",... et l'inoubliable "Pianiste de Varsovie". L'album est accompagné d'un livret illustré, enrichi par un texte de Charles Aznavour, ce dernier ayant travaillé à plusieurs reprises avec le regretté Gilbert Bécaud.
Les Dernières nouvelles d’Alsace - 2011




"Avec un livret d’André Bernard et un texte inédit de Charles Aznavour." par La Croix

"Comme s’il faisait peu à peu son retour, dix ans après sa mort en décembre 2001 à 74 ans, notre compositeur, interprète aux 450 chansons.  C’est vrai que l’œuvre  est un peu oubliée en comparaison des commémorations liées à  quelques autres têtes d’affiches inscrites au Panthéon (virtuel) de la chanson française. Suivez mon regard ! Ce dixième anniversaire se profilant à l’horizon va peut-être sortir Bécaud (1927-2001) de son relatif , espérons-le, purgatoire. (...)
Et Dieu dans tout cela ? Pour reprendre la fameuse question que, d’après lui, Jacques Chancel n’a jamais posé aussi directement à ses invités de « Radioscopies ». Et bien, il est présent dans le répertoire de Bécaud, ce musicien qui faisait confiance à des auteurs fidèles et divers. Au titre desquels Louis Amade, par ailleurs qui finira sa carrière comme préfet. Poète sensible à la dimension religieuse et spirituelle, Amade  avait confié dès leur première rencontre, un texte à mettre en musique, sous le titre « Les croix des hommes ». D’autres musiciens s’y étaient essayés sans succès. Bécaud remplit sa mission et la chanson sera enregistrée en 1953 dans son premier disque sous le titre « Les croix ». (...)
Autre succès dans le répertoire Bécaud, international celui-là, avec « Je t’appartiens » (en 1955), sur des paroles  de Pierre Delanoë, un  autre des  fidèles auteurs de Monsieur 100.000 volts.  Delanoë a raconté lui-même (repris dans le dossier de « Je Chante ») la genèse du titre : Bécaud avait demandé à son parolier une preuve d’amitié après un léger différent. Delanoë, ancien élève des Oratoriens, avait alors décidé d’écrire cette sorte de prière et de profession de foi, succédant à une période de doute. La chanson a connu, depuis, près de 2 000 versions, largement marquées il est vrai par l’adaptation anglo-saxonne du texte qui elle lui a enlevé toute dimension spirituelle."
par Robert MIGLORINI - LA CROIX




"Beau témoignage !" par Vinyl

"On peut néanmoins s’étonner de ce choix d’une “Anthologie” (copieuse compilation de 2 CD) plutôt que d’une véritable “Intégrale” de la période indiquée, ces 50’s qui virent l’explosion de “Monsieur 100.000 Volts”, époque la plus chère aux coeurs des puristes, qui tenait sur 4 CD... Mais ne boudons pas notre plaisir, ce pavé est une première pierre dans l’incompréhensible désert autour de Bécaud (d’autres devraient enfin s’y ajouter pour les “10 ans”) et la sélection est judicieuse. Notons que si le choix a dû être délicat sur les chansons écrites par Louis Amade et Pierre Delanoë (Vidalin n’apparaît qu’à la fin de la décennie), la quasi totalité des titres cosignés avec Aznavour sont là. Ce dernier raconte d’ailleurs sa première rencontre avec Gilbert Bécaud et l’insolente facilité avec laquelle ils bâtirent leur première chanson, Viens. Beau témoignage ! Là encore, belles images, références des supports utilisés (78 et 45T) et livret documenté d’André Bernard qui, lui, a réellement entendu, applaudi et rencontré Bécaud. (livret 28 p. 2 CD, 36 titres) Le catalogue de Frémeaux & Associés est vivement recommandé, bien sûr..."
par Robin RIGAUT - VINYL




« Passeurs de merveilles » par Les Amis de Brassens

Chez Frémeaux & Associés, décidément des « passeurs de merveilles », vient de paraître un double cd avec les 36 premières chansons de Bécaud dont presque toutes sont des succès. 36 versions originales, un livret très bien illustré, signé André Bernard, et un texte  inédit de Charles Aznavour font de ce coffret un « essentiel » de votre discothèque.
Les Amis de Brassens




« Verdadera leyenda de la canción francesa » por Tango Reporter

Nacido en Toulon, Francia, el cantante y compositor Gilbert Bécaud contribuyó  con su estilo y sus temas a revolucionar la canción del music hall. Surgido a principio de la década de 1950, sus canciones ingresaron entre las más sobresalientes del patrimonio artístico francés. Habiendo comenzado a ganarse la vida  en los cabarets  y piano-bares, pronto se asoció con Maurice Vidalin que le puso letra a las composiciones que Gilbert comenzaba a escribir (Le mur, Seul sur une étoile, y L’indifférence) y luego con Pierre Delanoë, letrista  con el que compuso  sus primeros éxitos (Mes mains, Quand tu danses, Je t’appartiens). En 1953 aparece su gran oportunidad al presentare abriendo en el Olimpia el espectáculo de Luciente Delyle y Aimé Barelli, causando sensación. Admirado  por la generación  joven, su éxito fue  fulminante. Este compacto  doble captura una selección  de 36 conciones grabadas  durente  ese periodo inicial, las cuales permiten  descubrir  sus  comienzos y el por qué  de su notable suceso, y hoy convertido  en verdadera  leyenda de la canción  francesa. Entre lo más  destacado de estos compactos se encuentran: Viens, Mé-qué, mé-qué, Quand tu danses, Un nouveau printemps tout neuf, Laissez faire, laissez dire, Le marchand de ballons, Le pianiste de Varsovie, C’est merveilleux l’amour, Si je pouvais revivre un jour ma vie, Le jour où la pluie viendra, Marie, Marie, y otros. Acompañan a los discos un folleto profusamente ilustrado con fotos  del cantante y una semblanza  escrita por Charles Aznavour.
Tango Reporter (USA)




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