OSCAR ALEMÁN - BUENOS AIRES 1965-1975


19,99 € TTC

FA5366

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Oscar Alemán demeure l’un des plus grands guitaristes du XXe siècle. Si l’on connaît bien la carrière du jeune Alemán pour avoir été l’une des figures incontournables des clubs de jazz et cabarets parisiens durant l’entre-deux guerres et pour avoir impressionné Django Reinhardt, on connaît peu le reste de l’oeuvre du génie argentin. Ce disque propose de découvrir pour la première fois en Europe deux de ses derniers enregistrements en studio à Buenos Aires. Un disque alliant la fougue du swing à la sensualité des rythmes latins et dans lequel Oscar Alemán, impérissable entertainer, rayonne de toute sa fraîcheur.
Patrick Frémeaux & Diego Zapico

PRODUCTION : DIEGO ZAPICO
ÉDITORIALISATION : PATRICK FRÉMEAUX ET AUGUSTIN BONDOUX
DROITS AUDIO : FREMEAUX & ASSOCIES SOUS LICENCE ACQUA RECORDS

Oscar Aleman FA5366

BUENOS AIRES 1965-1975
OSCAR ALEMÁN











Oscar Alemán y los cinco caballeros
1. Guitarra salvaje (Crazy Rhythm)
(Caesar – Kahn – Mayer) 4’02

2. Oye negro (Oscar Alemán) 4’08

3. Muchacho chino (China Boy)
(Wimpre – Boutalje) 2’55

4. Murmullo de pájaros (Lullaby of Birdland) (G. Shearing) 2’33

5. Bésame mucho (C. Velásquez) 2’09

6. Lembrança (Casanova) 2’21

7. Caminos cruzados (E. Lecuona) 2’16

8. En un Pueblecito Español (In A Little Spanish Town) (Lewis – Young – Waine) 2’44

9. Llévame volando a la luna (Fly Me To The Moon) (G. Shearing) 2’09

10. Rosa madreselva (Honeysuckle Rose) (F. Waller) 1’53

11. Eso que llaman amor (What Is This Thing Called Love) (C. Porter) 2’25

Musiciens :
Oscar Alemán : Guitare et chant

Los Cinco Caballeros
Raguzza : Batterie
Casanova : Violon
Barbera : Piano
Mazza : Contrebasse
Mario Félix : Clarinette

Avec :
Gonzalito : Clarinette sur China Boy et What Is This This Called Love.

Enregistré à Buenos Aires en 1965 – sous licence Acqua Records

Remerciements : Chachi Zaragoza et Hugo Lorences pour leur collaboration – Diego Zapico (Acqua Records).


Oscar Alemán Grabaciones recuperadas / Recovered Reordings (ca. 1975)
12. O Vestido de bolero (trad.) 4’13

13. De Buen humor (In the Mood) (Razzaf – Garland) 2’22

14. Tengo ritmo (I got Rhythm) (G. Gershin) 2’47

15. Saudade de Bahia (D. Caymmi) 3’37

16. Tono no.1 (O. Alemán) 3’50

17. Para mi eres divina (Bei mir, bist du schön) (Sholom – Segunda) 3’28

18. Caravana (D. Ellington) 2’48

19. La Banda de Alejandro (Alexander’s Ragtime Band) (I. Berlin) 2’33

Musiciens :
Oscar Alemán : Guitare et chant, sur toutes les pistes

Avec :
Trío : piste 13, 15 et 18 (prob. Alberto ‘Tito’ Mazza à la contrebasse ; batteur inconnu)
Darío Quaglia : Guitare rythmique, piste 15, 16, 17 et 18

Dernier enregistrement studio d’Oscar Alemán, vers 1975 - Sous licence Aqua Records.


Oscar Alemán est né dans la province de Chaco (Argentine), le 20 février 1909, au sein d’une famille de musiciens. Il sera marqué, durant sa jeunesse, par le déménagement de sa famille à Buenos Aires puis au Brésil (à Santos). Oscar Alemán y apprend le cavaquinho et y découvre tout un monde de musiques et de rythmes qui forgeront durablement sa sensibilité musicale.

En 1924, Oscar Alemán, devenu orphelin, rencontre Gaston Bueno Lobo, auprès de qui il parfait sa technique musicale. C’est avec ce dernier qu’il fonde son premier groupe, Los Lobos. Deux ans plus tard, Los Lobos se représentent à Buenos Aires. Oscar Alemán, qui écume les clubs chaque nuit, gagne progressivement en notoriété. En 1929, il rencontre le danseur de claquettes Harry Fleming et ses musiciens afro-américains. Ceux-ci révèlent à Alemán les valeurs de l’improvisation :

« l’expression d’une émotion fugitive traduite en une grille harmonique ». Los Lobos, devenus les accompagnateurs du danseur, suivent Harry Fleming en Europe. Après une première halte en Espagne, Oscar Alemán gagne Paris, où il est engagé par Josephine Baker. Alemán y développe son langage musical au contact des jazzmen américains de passage dans la capitale française. Il y rencontre également Django Reinhardt avec qui le fantasque génie de la guitare argentine croisera souvent les cordes lors de bœufs entre musiciens.

Lorsque la guerre éclate sur le vieux continent, Oscar Alemán regagne l’Argentine. Il y continue sa carrière de musiciens jusqu’à sa mort, en novembre 1980.

Durant toutes ces années, Alemán s’est représenté dans des formations très diverses, aux styles variés, qui enregistrèrent des disques pour plusieurs labels, sans jamais pour autant se départir d’un style unique et d’un incomparable swing, qui font de lui l’un des guitaristes les plus importants du XXè siècle.

« Oscar Alemán demeure, pour nombre d’entre nous, l’un des plus grands guitaristes de tous les temps. En autodidacte, il ne connaissait pas la musique de façon savante. Peut-être n’en avait-il pas besoin, vu son génie et son immense mémoire qui était capable d’enregistrer des centaines de thèmes dans toutes les tonalités. Oscar était doué d’une technique surprenante. Il jouait à l’aide des cinq doigts de sa main droite, et non au médiator comme presque tous les guitaristes de jazz. Son touché et sa sonorité se reconnaissent entre mille. Ce fut un grand improvisateur, au talent unique et au swing infaillible. »

Carlos Rafael Chachi Zaragoza, guitariste. Fit partie des musiciens d’Oscar Alemán. Également membre du quartet de Hernán Oliva, du groupe « Swing 39 » et de la « Santa María Jazz Band ».
© Frémeaux & Associés


Acqua Records et Frémeaux & Associés
Acqua Records, label indépendant créé en 1997 à Buenos Aires, soit six ans après Frémeaux & Associés, assurait dès sa création la distribution des disques Frémeaux en Argentine. Dans le même temps, Frémeaux & Associés avait intégré dans son catalogue les disques d’Acqua Records comme le célèbre concert d’Atahualpa Yupanqui en 1982, les enregistrements de 1965-1975 d’Oscar Alemán ou les disques de Paquito D’Rivera et d’Adrian Iaies, chacun nominés aux Latin Grammy Awards en 1999.

Début des années 2000, la terrible crise argentine et la disparition de la parité peso-dollar, laminant la distribution sud-américaine de Frémeaux & Associés, restreignent ses échanges avec Acqua Records.

En avril 2010, Patrick Frémeaux et Claude Colombini se rendent à Buenos Aires pour reprendre contact avec Acqua Records, désormais associé à une chaîne de magasins culturels, afin de proposer en Europe et au Japon un ensemble de nouvelles productions liées à l’une des cultures les plus prolifiques et créatives de la musique du monde d’hier et d’aujourd’hui.


Oscar Alemán was born into a family of musicians on February 20th 1909 in Chaco, Argentina. While he was still a child, his family moved to Buenos Aires and then to Santos, Brazil, where he learned to play the “cavaquinho” and became acquainted with a whole new world of music and rhythms; they would accompany him for the rest of his life.

Years later, playing in the clubs of Buenos Aires with Los Lobos, Oscar met tap dancer Harry Fleming and his black musicians, thanks to whom he discovered the very soul of improvisation: in his own words, their “harmonic chords were the expression of the present moment”. Los Lobos (The Wolves) later joined Fleming and became his touring-group, accompanying him to Europe.

After touring and living for a time in Spain, Oscar settled in Paris, where he was hired by singer Josephine Baker. There he could share and enrich his music with the American jazzmen visiting the French capital, and he also met Django Reinhardt, often playing with him informally. At the outbreak of war, Oscar Alemán returned to Argentina where he continued his career until his death in 1980.
He formed various groups and recorded for different companies but his style, his incomparable swing and charm were always present in all his undertakings. He was one of the most remarkable and creative guitarists of all time.

“For many, Oscar Alemán is one of the greatest guitarists, whatever the period. He was self-taught and knew nothing of music-theory. Perhaps he didn’t need to know, because his great genius and memory allowed him to remember hundreds of original pieces by heart. Oscar mastered a surprising technique in making use of all five fingers of his right hand, something quite unusual for jazz guitarists who commonly use a pick. His beat and sound are unique, and he was a great improviser with an overwhelming sense of swing. A unique talent.”

Carlos Rafael Chachi Zaragoza, Oscar Alemán Group guitarist. He has played with the Hernán Oliva Quartet, the group Swing 39 and the Santa María Jazz Band. He currently coordinates the Annual Gipsy Strings Jazz Festival in Argentina. 
© Frémeaux & Associés


Oscar Alemán nació en Chaco, el 20 de Febrero de 1909, en el seno de una familia de músicos. Su niñez quedó signada por los traslados de su familia a Buenos Aires y a Santos, Brasil. Allí, aprendió a tocar el cavaquinho y conoció un mundo de músicas y ritmos que llevaría siempre consigo.

Años más tarde, cuando tocaba en los clubes porteños con el dúo Los Lobos, conoció al bailarín de tap Harry Fleming y sus músicos de raza negra, que, según Alemán, fueron quienes le revelaron el alma de la improvisación : “La expresión de una emoción del momento presente en acordes armónicos”. Los Lobos terminaron siendo acompañantes del bailarín y así el guitarrista llegó a Europa. Luego de un tiempo de giras y de residir en España, se radicó en París, donde fue contratado por la cantante Josephine Baker. Allí pudo compartir y enriquecer su música con los jazzmen americanos que visitaban París y especialmente Django Reinhardt, con quien solía reunirse informalmente a tocar.

Cuando la guerra llegó a Europa, Oscar Alemán volvió a Argentina, en donde continuó su carrera hasta su muerte, en Noviembre de 1980.

Desarrolló diversas formaciones y registró discos en distintas compañías, pero su estilo, su in­com­parable swing y gracia estuvieron siempre presentes en todo lo que hizo. Ha sido uno de los guitarristas más distinguidos y personales de todos los tiempos.

“Oscar Alemán fue, para muchos, uno de los grandes guitarristas de todas las épocas. Autodidacta, no sabía música. Tal vez no la necesitase con el enorme genio y memoria con que recordaba los centenares de temas en su tonalidad original. Oscar era dueño de una sorprendente técnica. Utilizaba los cinco dedos de la mano derecha, algo inusual en los guitarristas de jazz, que generalmente usamos púa. Su pulsación y sonido son inconfundibles. Fue un grande de la improvisación, de swing arrollador. Un talento único.”

Carlos Rafael Chachi Zaragoza | guitarrista integrante del grupo de Oscar Alemán. Integró también el cuarteto de Hernán Oliva, el grupo Swing 39 y la Santa María Jazz Band. Actualmente coordina en forma anual el Festival de la Cuerdas Gitanas del Jazz Argentino.
 © Frémeaux & Associés


« Oscar Alemán demeure l’un des plus grands guitaristes du XXe siècle. Si l’on connaît bien la carrière du jeune Alemán pour avoir été l’une des figures incontournables des clubs de jazz et cabarets parisiens durant l’entre-deux guerres et pour avoir impressionné Django Reinhardt, on connaît peu le reste de l’œuvre du génie argentin. Ce disque propose de découvrir pour la première fois en Europe deux de ses derniers enregistrements en studio à Buenos Aires. Un disque alliant la fougue du swing à la sensualité des rythmes latins et dans lequel Oscar Alemán, impérissable entertainer, rayonne de toute sa fraîcheur. »
Patrick Frémeaux & Diego Zapico

“Oscar Alemán fue uno de los grandes guitarristas de todas las épocas. (…) Su pulsación y sonido son inconfundibles. Fue un grande de la improvisación, de swing arrollador. Un talento único.”
Carlos Rafael Chachi Zaragoza, guitarrista integrante del grupo de Oscar Alemán.

“For many, Oscar Alemán is one of the greatest guitarists, whatever the period. (…) His beat and sound are unique, and he was a great improviser with an overwhelming sense of swing. A unique talent.”
Carlos Rafael Chachi Zaragoza, Oscar Alemán Group guitarist.

CD OSCAR ALEMAN BUENOS AIRES 1965-1975 © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Guitarra salvaje (Crazy Rhythm) - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix04'07
02 Oye negro - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix04'13
03 Muchacho chino (China Boy) - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix/Gonzalito02'59
04 Murmullo de parajos (Lullaby Of Birdland) - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix02'37
05 Besame mucho - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix02'12
06 Lembraça - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix02'26
07 Caminos cruzados - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix02'20
08 En un pueblecito espagnol in a little spanish town - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix02'48
09 Llevame volando a la luna (Fly Me To The Moon) - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix02'13
10 Rosa madreselva (Honeysuckle Rose) - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix01'58
11 Eso que llaman amor (What Is This Thing Called Love) - Oscar Aleman/Raguzza/Casanova/Barbera/Mazza/Mario Felix02'29
12 O vestido de bolero - Oscar Aleman04'13
13 De buen humor (In The Mood) - Oscar Aleman/Alberto Mazza02'22
14 Tengo ritmo (I Got Rhythm) - Oscar Aleman02'47
15 Saudade de Bahia - Oscar Aleman/Alberto Mazza/Dario Quaglia03'36
16 Tono n°1 - Oscar Aleman/Dario Quaglia03'50
17 Para mi eres divina (Bei Mir, Bist Du Schon) - Oscar Aleman/Dario Quaglia03'28
18 Caravana - Oscar Aleman/Alberto Mazza/Dario Quaglia02'47
19 La banda de Alejandro (Alexander's Ragtime Band) - Oscar Aleman02'34
"Les disques de ce grand guitariste étant si rares, celui-ci est le bienvenu." par Djangostation

"Il y a plus de 15 ans, Frémeaux avait sorti sous la houlette du regretté Didier Roussin (qui était un fan d’Oscar Aleman), « Buenos Aires 1928-1943 », compile du guitariste argentin, toujours au catalogue. Bonne idée de sortir aujourd’hui un autre disque de ce guitariste méconnu dont le nom devrait figurer aux côtés des plus grands.
Né en 1910 comme Django, qu’il connut et côtoya avant-guerre, Oscar Aleman débuta à Rio en 24 au sein d’un groupe appelé « les loups » ; Accompagnant Joséphine Baker en Europe en 31, il s’introduit peu après dans les orchestres de jazz de Paris, développant un style spécifique conjuguant verve, fantaisie de l’improvisation, et swing intense, ses racines lui conférant un lyrisme particulier. Styliste au phrasé sautillant immédiatement reconnaissable, Oscar Aleman joue, chante, scatte avec humour, finesse, rage et inspiration, mêlant jazz et rythmes brésiliens. Après sa dernière apparition en Europe (Espagne et Portugal en 1951), Oscar Aleman est quelque peu retombé dans l’oubli, donnant des leçons de guitare, jouant de temps en temps à la radio et donnant quelques concerts. Redécouvert à la fin des années 60, il fait un remarquable retour et entame une 3ème carrière ; c’est cette période que nous fait (re)découvrir ce CD qui compile deux disques déjà réédités en Argentine, l’un de 65 avec Los Cinco Caballeros (batterie, contrebasse, piano, violon et clarinette, des comparses très en dessous du niveau d’ Oscar, qui est à la guitare électrique, avec pas mal de réverbe), l’autre de 75, beaucoup plus convaincant, qui semble être son dernier disque studio( Oscar est mort en 80). En trio cette fois (batterie, contrebasse et guitare d’accompagnement sur quelques titres), Oscar qui est ici à la guitare acoustique, alterne jazz et morceaux typiques (boléro, saudade).[...]. A quand une intégrale Oscar Aleman ? Il le mérite ! En attendant, les disques de ce grand guitariste étant si rares, celui-ci est le bienvenu."
par Francis COUVREUX - DJANGOSTATION




« Un guitariste magique » par On Mag

« Les dates choisies, 1965 et 1975, ne sont pas celles où le guitariste Oscar Aleman était le plus haut dans les sondages, car il était reparti en Argentine dès le début de la Seconde Guerre Mondiale. Mais son talent était toujours là et, même s’il teintait son jazz de son hispanité, notamment lorsqu’il chantait, il ne faisait pas oublier, par son jeu particulier, avec une main droite sans médiator, qu’il était un guitariste magique. Je vais faire froncer les sourcils à mes amis manouches, mais je dois leur rappeler que certains disaient qu’il était meilleur que Django Reinhardt lui-même. Et, en l’écoutant, on n’est pas loin de les approuver. Il n’y a chez lui aucun procédé, il improvise comme il respire, et il possède un swing capable de rivaliser avec celui de Django. Et il scatte, en plus. Oui, c’est vrai, ses compositions sont moins géniales. Mais on envie les heureux veinards qui ont assisté à leurs bœufs en commun (car ils étaient amis) et on ne peut qu’imaginer leur complicité-rivalité aimable. Sur ce CD, on retrouve les enregistrements d’Oscar Aleman, avec les Cincos Caballeros (dm, vln, p, b, cl). Du jazz superbe sur lequel il fait merveille (« Crazy Rhythm », « Besame Mucho », « Fly Me to the Moon », « Honeysuckle Rose »). Ainsi que le dernier enregistrement, des alentours de 1975 (Oscar Aleman est décédé en 1980) où l’on trouve « In the Mood », « Caravan » « Alexander’s Ragtime Band », « Bei mir bist du schön » et un Dorival Caymmi, la bossa nova « Saudade de Bahia ». Comment se fait-il qu’Oscar Aleman, après la guerre, n’ait pas eu une carrière internationale ? Ce sont les mystères de la mode et de ceux qui croient la faire. Fallait choisir, c’était Clo-Clo ou bien un excellent guitariste, comme Oscar Aleman. Ils ont choisi pour vous. »
Par Michel BEDIN - ON MAG




"L’Argentin au swing sensuel et irrésistible " par Lylo

« Des inédits pour (re)découvrir ce guitariste majeur du XXè siècle, l’Argentin au swing sensuel et irrésistible de fraîcheur latino, qui faisait danser Joséphine Baker et improvisait avec Django Reinhardt… mutuellement impressionnés. »
par LYLO




« Swing argentin » par Tout Prévoir

« Guitariste argentin né avec le vingtième siècle, Oscar Alemán a vécu sa jeunesse au Brésil. Cela se sent terriblement dans son jeu, sa voix, son swing et le choix des chansons de son répertoire. Engagé par Joséphine Baker à Paris, il s’y fit connaître dans les années trente mais dut regagner l’Argentine au moment de la guerre. C’est là qu’il enregistra beaucoup, et ce récital, qui regroupe grands standards brésiliens, argentins et internationaux ainsi que de superbes improvisations de jazz, offre pour la première fois sur CD deux de ses derniers enregistrements de studio de 1965 et 1975. Une véritable aubaine ! »
Par Olivier BRUNEL – TOUT PREVOIR






« Petit trésor » par Classica

Comme Jacob Do Bandolim au Brésil, Oscar Aleman guitariste argentin autodidacte  disparu en 1980, est un magnifique talent naturel. Estimé lors de ses passages à Paris par Django Reinhardt en personne, il témoigne d’une sonorité personnelle, claire, finement articulée (il utilisait les cinq doigts de sa main droite, non un médiator), d’une vivacité d’inspiration singulière et d’une sorte de joie de vivre permanente qui font de chacune de ses interprétations un bonheur simple et lumineux. Les faces regroupées ici, comprenant les dernières qu’ils ait gravées en 1975, se révèlent assez remarquables non seulement par le jeu du guitariste mais par le soin apporté aux arrangements  qui font parfois songer à ceux des petites formations de John Kirby (Honeysuckle rose) quand ce n’est pas la tradition du choro  (O Vestido de Bolero). On a donc affaire ici à un petit trésor  comparable au disque précédemment édité par Frémeaux  (Oscar Aleman Paris  1928-1943, FA020) qui est aussi chaudement recommandé que celui-ci.
Classica




« Un guitariste de génie » par La revue des médiathèques et des collections musicales

« Oscar Aleman est un guitariste de génie qui fit une carrière fulgurante dans les clubs de jazz parisiens durant l'entre-deux guerres. Il y impressionna le grand Django Reinhardt. On connaît peu, cependant, le reste de son oeuvre, et notamment ses enregistrements argentins. Voici l'occasion de découvrir deux albums studio, parmi ses derniers, réalisés à Buenos Aires. Une fougue et un swing inimitables ! »
Par Pierre DENUIS – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES





« Une réjouissance truculente » par Jazz Magazine - Jazzman

Né en 1909, ce guitariste débarqua en France après avoir assimilé un important bagage guitaristique sud-américain. Ayant découvert le jazz, il sera le discret concurrent de Django Reinhardt jusqu’à son retour en Argentine à la veille de la guerre. Sans égaler le génie de son rival, il développa, tant en single notes qu’en accords, une technique phénoménale et un langage bien à lui qu’il mit au service tant du jazz que des musiques « typiques ». Deux brèves vidéos le concernant sur le net révèlent en outre un showman hors du commun. Si la publication en France de ces faces argentines étaient entendues des connaisseurs, il est prioritaire d’acquérir la précédente réédition Frémeaux, « Paris-Buenos Aires, 1928-1943 ». Certes , on se réjouira de découvrir, sur ce nouveau disque, l’Oscar à la guitare électrique, mais son orchestre de 1965 et ses re-recordings de guitares en 1975 rappellent que, contrairement à Django, il ne su pas actualiser son jeu. Reste à savourer ses longues arabesques sur les grands standards, de Cray Rhythm à Lullaby of Birdland, une nouvelle version de Besame Mucho qu’il a toujours chanté avec une réjouissance truculente, et reconnaître que sur les musiques latines il est chez lui, notamment sur O Vestido de Bolero, digne du meilleur chorinho. Alfred SORDOILLET – JAZZ MAGAZINE - JAZZMAN




« Comme Django, Il faut s’incliner » par Vibrations

L’éditeur Frémeaux & Associés ne nous laissera donc plus aucune possibilité de passer à côté du grand talent que fut Oscar Aleman. Après un premier et indispensable volume consacré aux jeunes années du guitariste argentin à Buenos Aires et Paris où tout ce qui comptait de musiciens inoubliables a cherché à se frotter à son jeu original et inventif – Django Reinhardt en tête qui voyait en lui son meilleur rival – on retrouve Oscar Aleman chez lui au crépuscule de sa carrière pour des faces inédites en Europe. Louvoyant entre répertoire typique où les rythmes latins sont roi et un swing trépidant du meilleur goût, Aleman parvient même à dynamiter l’impérissable scie qu’est « Besame Mucho », Comme Django, il faut s’incliner.
Par Bruno GUERMONPREZ - VIBRATIONS




« Il y a là tout le swing » par Jazz News

Il y a peu, dans ces mêmes colonnes, Arnaud Boubet de Paris Jazz Corner vantait les mérites d’Oscar Alemàn, prodige de la guitare qui fit concurrence à Django himself, pratiqua avec Gus Viseur et tapa dans l’oreille d’Ellington. C’est à ce génie trop méconnu que Frémeaux rendit grâce avec une anthologie des premières années « parisiennes ». Cette fois, c’est la dernière période de sa vie, outre-atlantique, qui se voit (enfin) documentée, avec la réédition de faces de1965 et surtout son ultime enregistrement studio, dix ans plus tard. Certes ce n’est pas le Aleman 72 que réclamait l’ami Boubet, mais il y a là tout le swing, cette légèreté si grave, cette virtuosité jamais banale, susceptible de transcender n’importe quel standard, boléro ou samba.
Par Jacques DENIS – JAZZ NEWS




« Un disco de primera por un musico de primera » por Tango Reporter

A pesar del tiempo transcurrido desde su epoca dorada, Oscar Aleman puede seguir siendo considerado como uno de los mas grandes guitarristas que hubo en el siglo pasado. Nacido en el Chaco argentino en 1909 en medio de una familia de musicos, luego de unirse a un duo que hacia giras, termino racicandose en Paris donde se destaca en los clubs de jazz de la decada de 1930. Contratado por la bailarina Josephine Baker para actuar en sus revistas musicales, compartio el escenario con Django Reinhardt, con quien tambien solia tocar en los lugares nocturnos. Al declarase la Segunda Guerran Aleman regreso a su patria donde pulio su estilo y comenzo su brillante carrera. Notable improvisador, incluso admirado por Reinhardt, Aleman se destaca por un arrolador swing con los movidos ritmos latinos, muchas veces marcado con un scat vocal de primera. Hoy en dia, al escuchar las granaciones de este compacto, muchas de allas logradas casi medio siglo atras se aprecia aun la drescura y musicalidad de este guitarrista excepcional. En un valioso compacto, que permite a las nuevas generaciones descubir un musico fuera de serie, se pueden escuchar sus termas mas notable. De los 19 temas del compacto, 11 fueron hechas en 1965 respaldado por los Cinco Caballeros en 1965, destacandose : Crazy rhythm, Llullaby of Birdland, Besame mucho, Lembranca, Caminos cruzados, Rosa Madreselva, y What is this thing called love. Mientras que de las grabaciones hechas en estudio en 1975 se destacan : O vestido de bolero, In the mood, Saudade de Bahia, Para mi eres divina (Bei mir, bist de schön), Caravana, y La banda de Alejandro. Un disco de primera por un musico de primera. TANGO REPORTER