GERMAINE MONTERO

DE L’ESPAGNE À LA FRANCE, VINGT ANS DE CHANSONS 1944-1961

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FA5379

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Comédienne autant que chanteuse, Germaine Montero a incarné à la perfection les textes, des chansons comme des poèmes, dont elle a su faire ressortir le rythme, la musicalité, l’esprit mieux que personne. Elle en fut l’interprète idéale, sachant entrer au coeur du mot, du verbe, de la forme, pour en saisir le sens et la couleur. Les 96 titres réunis dans cette anthologie composée par Jean Buzelin et Marc Monneraye, sont autant d’exemples d’un art de la parfaite interprétation.
Patrick FRÉMEAUX

DROITS : DP / FREMEAUX & ASSOCIES

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Germaine Montero FA5379

Germaine
MONTERO

De l’Espagne à la France, vingt ans de chansons
1944-1961


De España a Francia, veinte años de canciones



Germaine Heygel est née à Paris le 22 octobre 1909 d’un père alsacien et d’une mère normande. Manifestant très tôt des talents musicaux, elle étudie le piano, le violon et le chant, encouragée par des parents qui envisagent pour leur fille un avenir à l’opéra. Puis durant son adolescence, elle part à Valladolid pour apprendre l’espagnol, langue qu’elle parlera couramment. Et comme son père est nommé au corps consulaire en République Espagnole, la famille s’installe à Madrid en 1932. C’est là que le théâtre s’empare de la jeune femme qui, à 23 ans et sous un nom hispanisant, Montero, débute sur les planches. Elle interprète les grands classiques : Lope de Vega, Calderón, mais aussi Federico García Lorca sous la direction du poète lui-même. Celui-ci a été nommé en 1931 directeur de la société de théâtre étudiante qui subventionne une organisation, La Barraca, chargée d’effectuer des tournées dans les zones rurales des provinces espagnoles pour y présenter le répertoire classique. Entrée dans la troupe, Germaine profite de ces tournées dans le pays profond pour y découvrir et recueillir des chansons populaires, dont elle fera plus tard un brillant usage !

De retour en France après la défaite des Républicains (et l’assassinat de García Lorca), elle se révèle au public en participant à la création de la comédie-ballet de Jean Anouilh (musique de Darius Milhaud), « Le Bal des Voleurs », mise en scène d’An-dré Barsacq, dont la première a lieu le 17 septembre 1938 au Théâtre des Arts. Elle joue le personnage d’Eva aux côtés de Jean Dasté, André Schlesser, Maurice Méric, Michel Vitold et Madeleine Geoffroy parmi les principaux rôles. On la découvre également dans des adaptations françaises du théâtre espagnol : « Fuenteovejuna (Font aux cabres) « de Lope de Vega (en 1937), et « Bodas de sangre (Noces de sang) » de García Lorca (en 1938), mise en scène de Marcel Herrand, au Théâtre de l’Atelier. Celui-ci l’ayant souvent entendu chanter, pour son plaisir et celui de ses amis, des airs traditionnels d’Espagne, fait son éloge auprès d’une certaine Agnès Capri qui anime un cabaret d’un genre nouveau au 5 de la rue Molière. Bien qu’elle n’ait jamais jusqu’à présent envisagé de chanter en public, Germaine Montero est enrôlée « pour quelques soirées »… qui durent deux saisons (1938-39). Sa voix forte, sans effets, sa façon de respecter avec beaucoup de rigueur et de naturel les musiques et les textes auxquels ses talents de comédienne donnent une dimension tragique, font grande impression. Toutefois, elle doit s’en tenir à son répertoire espagnol malgré les sollicitations de Jacques Prévert… car c’est la patronne qui se réserve les chansons du poète du groupe Octobre !

Parallèlement à son activité cabaretière, elle entre à la Radiodiffusion Nationale dans l’équipe de Jean Cassou qui, à la déclaration de guerre, est responsable des émissions destinées à l’Amérique Latine. Et c’est avec toute l’équipe que Germaine Montero est officiellement « évacuée » sur Bordeaux. Qu’y faire ? Elle rejoint Joseph Kosma qui se trouve à Palavas-les-Flots. Ensemble ils montent un tour de chant « Prévert » — le compositeur est au piano — qu’ils présentent, en 1941/42, dans les cabarets de la zone dite libre qui demeure très active sur le plan artistique : Nice (Le Perroquet), Cannes (Le Relais), Marseille (Chez Marianne Michel)… Le duo propose des chansons inédites et souvent déroutantes pour la plupart des spectateurs : Et puis après-Je suis comme je suis, Page d’écriture, En sortant de l’école… À la Radio Nationale, Germaine incarne Scarlett O’Hara dans le feuilleton « Autant en emporte le vent », qui compte Pierre Brasseur parmi les comédiens.

En 1941, elle fait ses débuts au cinéma (1), aux côtés de Micheline Presle, Tino Rossi, Charles Vanel et Pierre Brasseur, dans « Le Soleil a toujours raison » de Pierre Billon. L’année suivante elle passe en Suisse, pays natal de son mari, où elle présente son tour de chant au cabaret (Chez Gilles-Au Coup de Soleil) et à la Radio Suisse Romande. À l’été 1944, elle effectue ses premiers enregistrements pour le label suisse Élite Spécial : Maria la o, Jota (2), C’était un petit noir et C’était un jour de fête emprunté à Édith Piaf. La chanteuse semble ne conserver aucun souvenir de ces deux disques. Entre temps, elle a dû croiser Carco, Renée Lebas et Philippe-Gérard. Né en 1924 à Sao Paulo, ce jeune pianiste et compositeur français a effectué des études musicales à Paris, encouragé par Maurice Ravel. Pendant l’Occupation, il s’est, lui aussi, réfugié en Suisse (il est juif) et poursuit ses études au conservatoire de Genève sous l’autorité du chef d’orchestre Paul Paray qui le présente à Stravinsky. Il rencontre Francis Carco qui l’encourage à composer ses premières chansons pour Renée Lebas et Germaine Montero. Il commence à travailler dans les studios en 1945 à son retour à Paris, les débuts d’une carrière prolifique qui le verra participer à d’innombrables séances d’enregistrements, en particulier celles de Montero, et composer des centaines de chansons et des musiques de films.

Rentrée à Paris dès la Libération, la chanteuse donne un « Récital Germaine Montero » au Théâtre de l’Athénée (prêté par Louis Jouvet) le 27 juin 1945, mêlant Prévert et Kosma avec son large répertoire de chansons populaires espagnoles — au piano les compositeurs Philippe-Gérard, Joseph Kosma, Luigi Campolieti. À partir de 1949, elle chante à nouveau dans quelques cabarets : Le Quod Libet puis le Milord L’Arsouille de Francis Claude, Chez Gilles, et un retour chez Agnès Capri en 1950/51.

Mais ce sont d’autres scènes qui l’accaparent, celles des théâtres où s’affirme son grand talent de comédienne. Elle retrouve tout d’abord Marcel Herrand qui met en scène « Divines paroles », une pièce espagnole de Ramón María del Valle-Inclán au Théâtre des Mathurins en 1946.

Puis, en 1947, ce sont les débuts de sa collaboration avec Jean Vilar qui assure la direction artistique d’« Une Semaine d’Art en Avignon » ; trois créations dramatiques sont au programme. La semaine, qui se déroule du 4 au 10 septembre au Palais des Papes, sera considérée rétrospectivement comme le premier festival d’Avignon. Germaine joue dans deux pièces : « La Terrasse de midi » de Maurice Clavel (reprise l’année suivante au Vieux Colombier), et « La Tragédie du roi Richard II » de Shakespeare. À nouveau en Avignon en 1949, Germaine Montero reprend « La Terrasse de midi » et joue également « Pasiphaé » de Montherlant. Puis elle retrouve André Barsacq, directeur du Théâtre de l’Atelier depuis 1940, dans « Le Pain dur » de Paul Claudel en 1949, et « Henri IV » de Luigi Pirandello, à l’Atelier donc, avec Jean Vilar dans le rôle-titre.

Le TNP (Théâtre National Populaire) est créé en 1951, et la comédienne-chanteuse rejoint la troupe de Jean Vilar pour la grande épopée de « Mère Courage » de Bertolt Brecht, dont elle tire la charrette de théâtres de banlieues — la 1ère a lieu à Suresnes le 18 novembre, Colombes et Gennevilliers suivent — en chapiteaux (portes de Montreuil et Maillot). À ses côtés Gérard Philippe (Eilif), Jean Négroni, Jean Le Poulain, Monique Chaumette, Charles Denner, Jean-Paul Moulinot… L’orchestre est placé sous la direction de Maurice Jarre, et les costumes sont imaginés par Édouard Pignon. Germaine Montero en a été l’instigatrice. « Quand j’avais amené à Vilar la pièce inédite de Brecht, il avait décidé de la monter immédiatement. » Les débuts furent difficiles, comme le rappelait Jean Vilar : « Ce fut un échec à Suresnes, lorsque nous jouâmes cette pièce pour la première fois. « Œuvre communiste », criait-on. “Œuvre qui insulte l’armée, œuvre d’un Allemand de l’Est”. Il y eut un rapport au Sénat sur nos représentations. » Vilar faillit être démissionné. Mais, après le Palais de Chaillot où elle triomphe au TNP, la pièce tourne ensuite un peu partout en France (et à Genève) avant de d’atterrir à Avignon au bout de 104 représentations. La critique est enthousiaste. « Madame Montero déploie, dans un rôle écrasant, d’immenses qualités de comédienne authentique, des dons consacrés de chanteuse. Elle se montre tour à tour avec un égal bonheur sensible, combative, truculente, émouvante, odieuse… » écrit Jean Vigneron dans La Croix, accompagné par toute la presse, du Figaro (Jean-Jacques Gautier) à L’Humanité, en passant par Le Monde et L’Observateur. Après « L’Échange » de Claudel, mis en scène de Jean-Louis Barrault, au Théâtre des Célestins à Lyon en 1952, elle poursuit sa carrière théâtrale.

Mais à côté de cette voie, Germaine Montero va également suivre deux chemins parallèles. Tout d’abord, et c’est une attitude que l’on doit souligner, elle croit au disque. Accueillie par Renaud de Jouvenel au Chant du Monde, elle « enregistre ce qui lui plaît ». Elle commence en 1948 par Prévert et Kosma dont elle a depuis plusieurs années rôdé le répertoire, accompagnée par Philippe-Gérard au piano. Cinq poèmes mis en chansons répartis sur deux 78 tours : Je suis comme je suis (re-titré Et puis après), Et la fête continue, extraits de « Paroles », Chansons pour les enfants l’hiver et En sortant de l’école qui terminent le recueil « Histoires », et Les Enfants qui s’aiment, qui sera publié dans « Spectacle » (3). Mais ce n’est qu’en 1952, à 43 ans, alors qu’elle a quasiment abandonné le cabaret, que sa carrière phonographique commence vraiment avec un album de chansons traditionnelles espagnoles, « Paseando por España ». Ce microsillon 33 tours 17 cm obtient d’ailleurs le Grand Prix du Disque en 1953. « L’Espagne ne découvre volontiers, à la curiosité vulgaire, qu’un aspect de son multiple visage : le pittoresque andalou généralement frelaté, écrit Roland Manuel qui ajoute : Germaine Montero nous apporte bien autre chose. Elle nous propose, comme une guirlande rustique, un cycle de chants populaires où s’harmonisent les brûlants contrastes de la vie et de l’âme ibérique. (…) Ces chants, nés du cœur de la terre et du sang de la race, sont de ceux qui se refusent à tout accommodement. Ils défient la transcription. Il suffit de les entendre chanter par Germaine Montero pour se persuader que l’interprète les a pris à la source — qu’elle les tient de tradition orale. (…) Musicienne d’infaillible instinct, tragédienne de haut métier, Germaine Montero nous rapporte, avec une fidélité brûlante, ces secrets arrachés à la muse populaire. »

Les orchestres sont présents dans le studio (on ne re-recorde pas !), avec au piano et à la baguette le plus souvent Philippe-Gérard, ou Salvador Bacarisse pour la musique espagnole. L’enregistrement en direct est source de pur plaisir. En 1953, Le Chant du Monde édite un autre petit 33 tours comprenant un choix de chansons de « Mère Courage ». Quatre sont interprétées par Germaine Montero, deux par Jean-Paul Moulinot (4).

Elle assure également la création en 1952 de deux « Chansons pour accordéon » de Pierre Mac Orlan : La Fille de Londres et La Chanson de Margaret, prélude à une riche collaboration entre l’auteur et son interprète, collaboration qui s’illustre notamment sur les ondes.

Car à la radio, « elle est chez elle ». C’est le règne, inimaginable aujourd’hui, des grands patrons : Paul Gilson, Jean Tardieu. Donc, Pierre Mac Orlan, dont six « Chansons de soldats » tirées des « Chansons pour accordéon » (5) ont été mises en musique par Marceau et créées par Laure Diana, lui apporte son répertoire. Ils feront ensemble d’étonnants voyages immobiles dont témoigne le seul micro de la Radiodiffusion Française : La Chanson de mes villes, Chansons pour les beaux jours. Celle que Mac Orlan considérera comme étant sa meilleure interprète donnera heureusement au disque d’autres « Chansons de charme pour temps difficiles », toujours tirées du même recueil. Après La Chanson de Margaret et La Fille de Londres, Germaine Montero créera Le Pont du Nord (1954) puis Rue Saint-Jacques (1955), Chanson Rhénane (en 1965 seulement), et Rue de Chiaia (qu’elle ne déposera jamais sur un disque !). Au total, vingt-trois chansons de Mac Orlan seront enregistrées par Montero jusqu’en 1965, certaines à plusieurs reprises. L’auteur ne manqua jamais d’insister sur la qualité des interprétations de sa chanteuse : « J’ai déjà beaucoup écrit sur la personnalité de Germaine Montero et, toujours, j’ai commencé mes textes par ce détail, important pour moi, qu’elle fut la première à donner sa confiance aux paroles de mes chansons. Ce n’était pas une confiance de tout repos. Mais l’art de la grande comédienne réuni à une parfaite compréhension de la poésie populaire, presque toujours secrète, lui permit de gagner le jeu souvent difficile des mots. »

En 1954, elle participe à un feuilleton de 38 épisodes réalisé par Bronislaw Horowicz, « Les Mystères de Paris » d’après Eugène Sue. La musique est de Georges Van Parys et Germaine interprète notamment le long indicatif en forme de complainte, dont l’INA a conservé une trace. Quelques décennies plus tard, l’homme de radio témoignera encore avec émotion du grand professionnalisme tranquille de la chanteuse-comédienne.

Actrice, elle poursuit par ailleurs, pendant les années 50, une petite carrière au cinéma où, si elle occupe parfois les premiers rôles, on ne lui proposera jamais de composition à sa mesure : « Lady Paname » d’Henri Jeanson (1949), avec Suzy Delair, Jane Marken et Louis Jouvet, « Casimir » de Richard Pottier (1950), avec Fernandel (!), « Opération Magali » de Laslo V. Kish (1952), avec Raymond Souplex et André Le Gall, « Monsieur Ripois » de René Clément (1954), avec Gérard Philippe et une distribution anglaise (Natasha Parry, Valerie Hobson), où elle chante La Chanson de Margaret, « Treize à table » d’André Hunebelle (1955), avec Micheline Presle et Fernand Gravey, « Les Jeux dangereux » de Pierre Chenal (1958), avec Pascale Audret et Jean Servais, etc. Plus tard, on la verra notamment dans « Le Masque de fer » d’Henri Decoin (1962), avec Jean Marais, Jean-François Poron, Gisèle Pascal et Jean Rochefort, plus de petits rôles dans « Mélodie en sous-sol » d’Henri Verneuil (1963), «La Curée» de Roger Vadim (1966), « Robert et Robert » de Claude Lelouch (1978), et quelques autres productions moins notables. Elle apparaîtra enfin dans le film espagnol « El sur » de Víctor Erice en 1983, et dans « Stress » de Jean-Louis Bertucelli en 1984.

À cette modeste filmographie, il convient d’ajouter quelques traces uniquement sonores. En 1945, le film documentaire « Aubervilliers », réalisé par Eli Lotar, fait entendre trois chansons de Prévert — écrites pour le film, elles seront rassemblées dans « Spectacle » — que se partagent Germaine Montero et Fabien Loris. Resté inachevé en 1936, le film « Une partie de campagne » de Jean Renoir ne sort sur les écrans qu’en 1946 ; une chanson de Montero fait évidemment partie des éléments rajoutés (musique de Kosma). En 1954, elle interprète deux chansons (de Le Seyeux et Van Parys) dans le film « La Belle Otero » de Richard Pottier, avant une pièce plus forte et plus marquante, La Complainte des assassins, chanson générique de « Voici le temps des assassins » de Julien Duvivier (1956), musique de Jean Wiéner ; ces trois chansons seront enregistrées sur disque. On entend également la voix de la comédienne dans deux documentaires : « Paris mange ton pain » de Pierre Prévert (1958), et « Mourir à Madrid » de Frédéric Rossif (1962). Elle intervient enfin dans le film de Jacques Rutman, « Jean Vilar, une belle vie » (1972).

Germaine Montero avait d’ailleurs retrouvé Vilar et la troupe du TNP pour de nouvelles aventures de la «Mère Courage» aux festivals d’Avignon 1959 et 1960, avant la reprise de « Noces de sang » en 1963, mise en scène de Bernard Jenny, qui tiendra l’affiche trois saisons consécutives au théâtre du Vieux Colombier. Elle enchaînera avec « La Maison de Bernarda Alba », le troisième volet de la trilogie rurale de Lorca — « Noces de sang » étant le premier — au théâtre Récamier en 1966, mise en scène de Jacques Mauclair. Ce sera sa dernière apparition sur une scène de théâtre. Elle décide en effet de quitter les planches pour ne plus se consacrer qu’à la radio où elle participe à de nombreuses dramatiques jusqu’aux années 70. On la voit également à la télévision dans « Henri IV », réalisé par Claude Barma en 1961, une première pour le TNP, où Germaine Montero (Donna Mathilde) partage l’affiche avec Jean Vilar, Jean-Paul Moulinot et Dominique Paturel (6), puis dans l’adaptation de « La Machine infernale » de Jean Cocteau réalisée par Claude Loursais en 1963 ; elle y joue Jocaste aux côtés de Claude Giraud (Œdipe) et Sylvia Monfort (le Sphinx) (7).

Et la scène « chantante » dans tout cela ? Germaine se signale par un passage à l’Olympia en décembre 1956 (qui fit l’objet d’un disque) et… une absence « remarquée » sur la Rive Gauche de la Seine. Hormis une apparition à La Fontaine des Quatre Saisons des frères Prévert, elle abandonne très vite la vie des cabarets. On aura donc peu vu Germaine Montero chanter sur scène.

Par contre, sa discographie est conséquente. Suite au disque « Mère Courage », elle quitte le Chant du Monde et, après une participation à un disque Decca « Chansons de Jacques Prévert et Christiane Verger » avec trois poèmes tirés d’« Histoires », elle signe avec Pathé à la fin de l’année 1953. C’est là que ses choix éclectiques, souvent surprenants, vont se manifester à merveille. Répertoires et auteurs des plus variés et de toutes les époques vont se côtoyer dans des « super » 45 tours et surtout dans des 33 tours 25 cm thématiques. Tout d’abord « Paris et sa banlieue » (8), puis le répertoire d’Aristide Bruant qu’a bien connu Pierre Mac Orlan : « Dans les œuvres du poète de la rue que Germaine Montero anime en reconstituant le décor par le ton même de sa voix, une certaine grandeur, une certaine dignité se mêlent aux occupations déplorables de ces hommes et de ces filles, les uns promis à la guillotine (…), les autres à la déchéance absolue. » L’Espagne n’est pas oubliée avec un second recueil de chansons populaires en 1954, que suivent deux albums de poèmes et chansons de Federico García Lorca en 1955. « Plus que tout autre, Lorca croyait en la force évocatrice et musicale de la diction, écrivait Lucien Adès. Musicien détourné de sa vocation, il n’a cessé sa vie durant de plaider, à travers son œuvre, la cause de la musique sans qui la poésie lui semblait mutilée. » Suivent dix chansons de Béranger, et des 45 tours consacrés à Mac Orlan, à Léo Ferré, à Louis Ducreux, sans insister sur une pléiade de chansons de toutes sortes (9) qu’elle interprète toujours avec un goût très sûr, un placement et une diction exemplaires, une justesse jamais mise en défaut, bref, avec du style. On pourrait presque affirmer qu’elle conjugue à elle seule toutes les qualités de ses jeunes consœurs qui fonctionnent dans les mêmes registres : l’allant de Catherine Sauvage, la pureté de Cora Vaucaire, la gouaille fragile de Patachou… voire la distance complice un peu canaille de Juliette Gréco ! Toutes ses interprétations ont du caractère, même si elles sont déjà, ou plus connues par d’autres.

En 1959, la chanteuse passe chez Véga et, après un surprenant (?) hommage à Fréhel en quatre chansons, retrouve Lorca et de larges extraits du « Poema del Cante Jondo » écrit en 1921. « Germaine Montero (…) prête sa sensibilité et l’âpre beauté de sa voix à cette anthologie parlée du Cante Jondo. Elle a choisi la forme bilingue ; la plus complète, la plus vivante, la plus honnête pour la restitution parlée de textes étrangers. (…) Les mots revêtent ainsi (…) leur sens réel de notes de musique, coulant et frappant, roulant et diaprant, dans le rythme des phrases. Le message du poète précède ainsi celui du conteur, le prétexte s’efface dans le clair-obscur du thème pour mettre en lumière le diamant des mots (texte de pochette de Lucien Adès). » Elle s’attaque ensuite au répertoire de variétés madrilènes des années folles ! Puis ce sont les chansons de Xanrof, autrefois marquées par la voix indélébile d’Yvette Guilbert, de Van Parys et d’autres auteurs, avant de retrouver Prévert. Retour chez Pathé en 1965 où elle (ré)enregistre, pour sa filiale Trianon, quasiment tout son répertoire Mac Orlan. Elle fera de même avec Bruant en 1969 à nouveau pour Véga. Juste avant, en 1967, nous la retrouverons au Chant du Monde, dans une version plus complète de « Mère Courage » (en 33 tours 30 cm), que suivra une « Présence de Lorca » : retour à ses débuts espagnols et fidélité à la péninsule durant toute sa carrière.

Germaine Montero obtient un Grand Prix « In Honorem» de l’Académie Charles Cros en 1970 et tire un trait définitif sur le disque.
Retirée dans la sérénité du petit village de Saint-Romain-en-Viennois (Vaucluse) près d’Orange, Germaine Montero s’éteint le 29 juin de l’an 2000 à l’âge de 91 ans, après avoir supervisé, peu de temps auparavant, la réédition d’un double-compact de ses chansons enregistrées dans les années 60 (10). Elle est inhumée au cimetière de Montrouge.
Jean Buzelin et Marc Monneraye
© Frémeaux & Associés

Remerciements particuliers à Matthieu Moulin et à Jean Weber.
Photos : collections Jean Buzelin et Marc Mon-neraye.


Notes :
1) Certaine source discutable mentionne sa présence dans « Sapho » de Léonce Perret en 1934 ; aurait-elle donc quitté l’Espagne à cette période ?
2) Le 78 tours ES 4278 demeure introuvable.
3) Elle réenregistrera les cinq mêmes chansons en 1952, toujours pour Le Chant du Monde. Ces versions figurent dans le CD consacré aux débuts de la carrière de Germaine Montero : Chansons à mon plaisir (EPM 985262).
4) Un grand disque, beaucoup plus complet, sera enregistré en 1967.
5) Le recueil est publié chez Gallimard en 1953.
6) Cf. DVD des Grandes heures du TNP (Rym Musique 301759-0).
7) Elle jouait déjà le même rôle en 1954 dans l’adaptation radiophonique d’Henry Soubeyran, avec Jacques Dacqmine et Maria Casarès.
8) Neige sur la ville, Mon pot’ le Gitan, la Chanson de Bagatelle et Le Pont du Nord de Mac Orlan figurent dans cet album.
9) Ainsi les chansons de marins réunies sur le 45 tours « Par vents et marées » : Chanson des Saintes-Maries-de-la-Mer de Mac Orlan, Les Marins de Groix, Nous irons à Valparaiso, et Le Bar de la femme sans tête de Marcel Saint-Martin. Colette Renard, Édith Piaf… et Germaine Montero chantèrent les œuvres de ce photographe, peintre et poète landais.
10) Chansons espagnoles, chansons de Prévert… (Rym Musique 1919472).


Germaine Heygel nació en París el 22 de octubre 1909, hija de padre alsaciano y de madre normanda. Manifestó talento musical desde muy temprano, estudiando piano, violín y canto, alentada por los padres que consideran la posibilidad de un futuro para su hija en la ópera. Luego, en su adolescencia, se fue a Valladolid para aprender español, un idioma que habló más tarde con fluidez. Cuando su padre fue nombrado miembro del cuerpo consular en la República española, la familia se mudó a Madrid en 1932. Aquí fue donde la joven Germaine se dedicó al teatro: a los 23 años y con un nombre hispano, Montero, comenzó en las tablas. Ella interpreta a los clásicos: Lope de Vega, Calderón, pero también a Federico García Lorca, bajo dirección del propio poeta. Él fue nombrado en 1931 director de la sociedad de teatro estudiantil que subsidiaba una organización, La Barraca, responsable de la realización de tours en las zonas rurales de las provincias españolas para presentar el repertorio clásico. ¡Inscrita en la tropa, Germaine se aprovechó de estos viajes a lo más profundo del país para descubrir y recoger canciones populares, que más tarde usaría de manera brillante! 

De regreso a Francia tras la derrota de los republicanos (y el asesinato de García Lorca), el público la descubre por su participación en la creación de la comedia-ballet de Jean Anouilh (música de Darius Milhaud), «El Bal de los ladrones», dirigida por André Barsacq, la primera de las cuales se lleva a cabo el 17 de septiembre de 1938 en el Teatro des Arts. Ella interpreta el personaje de Eva junto a Jean Dasté, André Schlesser, Meric Maurice, Michel Vitold y Madeleine Geoffroy entre los papeles principales. Se revela también en las adaptaciones francesas del teatro español «Fuenteovejuna (Font aux cabres)» de Lope de Vega (1937), y «Bodas de sangre (Noces de sang)», de García Lorca (1938), dirigida por Marcel Herrand en el Teatro de L’Atelier. Habiéndola escuchado a menudo cantar la música tradicional de España, para su placer y el de sus amigos, Marcel Herrand la la recomendó a Agnes Capri que dirigía un nuevo tipo de cabaret, el 5 rue Molière. Aunque ella nunca había considerado hasta entonces cantar en público, Ger-maine Montero se alistó «para unas pocas noches»... que durarían dos temporadas (1938-39). Su voz potente, sin efectos, su modo de respetar con mucho rigor y naturalidad la música y los textos a los que su talento como actriz les daba una dimensión trágica, impresionaron a muchos. Sin embargo, debió ceñirse a su repertorio español a pesar de las solicitudes de Jacques Prévert... ¡porque era la dueña quien se reservaba las canciones del poeta del grupo “Octobre”!

Además de sus actividades en el cabaret, entró en la Radio Nacional en el equipo de Jean Cassou, que, al estallido de la guerra, era responsable de la programación para América Latina. De hecho, fue con todo el equipo que Germaine Montero fue oficialmente «evacuada» en Burdeos. Se encontró con Joseph Kosma, que estaba en Palavas-les-Flots. Juntos montaron un tour de canciones «Prévert» - el compositor al piano - que presentaron, en 1941/42, en los cabarets de la llamada zona libre que se mantuvo muy activa a nivel artístico: Niza (Le Perroquet), Cannes (Le Relais), Marsella (en lo de Marianne Michel)... El dúo incluyó canciones nuevas y a menudo desconcertantes para la mayoría de los espectadores: Et puis après-Je suis comme je suis, Page d’écriture, En sortant de l’école… En la Radio Nacional, Germaine desempeña a Scarlett O’Hara en la radionovela «Lo que el viento se llevó», con Pierre Brasseur entre los actores.

En 1941, hizo su debut en el cine, junto con Micheline Presle, Tino Rossi, Charles Vanel y Pierre Brasseur, en «Le Soleil a toujours raison» de Pierre Billon. Al año siguiente se pasa a Suiza, patria de su marido, donde presenta su gira de canto en un cabaret (Chez Gilles-Au Coup de Soleil) y en la Radio Suiza. En el verano de 1944 hizo sus primeras grabaciones para el Label suizo Elite Special: María de la O, Jota, C’était un petit noir y C’était un jour de fête, tomada de Edith Piaf. La cantante pareció mas tarde no conservar ningún recuerdo de estos dos discos. Mientras tanto, ella se cruzó con Francis Carco, Renée Lebas y Philippe-Gérard. Este el joven pianista y compositor francés nacido en 1924 en Sao Paulo, realizó estudios musicales en París, animado por Maurice Ravel. Durante la ocupación, él también huyó a Suiza (era judío) y continuó sus estudios en el conservatorio de Ginebra, bajo la autoridad del director Paul Paray quien le presentó a Stravinsky. Allí conoció a Francis Carco, quien le animó a componer sus primeras canciones para Renée Lebas y Germaine Montero. Comenzó a trabajar en los estudios en 1945 a su regreso a París, marcando el inicio de una prolífica carrera en la cual participará en innumerables sesiones de grabación, sobre todo las de Montero, y compuso muchas canciones y música de películas.

De regreso a París después de la Liberación, la cantante dio un «Recital Germaine Montero» en el Teatro de l’Athénée (cortesía de Louis Jouvet) el  27 de junio de 1945, combinando Prévert y Kosma con su amplio repertorio de canciones populares españolas –en el piano tocaban los compositores Philippe-Gérard, Joseph Kosma y Luigi Campolieti. A partir de 1949, cantó de nuevo en unos pocos cabarets: Le Quod Libet y a continuación, el Milord, L’Arsouille de Francis Claude, ChezGilles, y el retorno al cabaret de Agnes Capri en 1950/51. Pero hay otras escenas que monopolizan a Germaine Montero: los teatros, en los cuales se afirma su gran talento como actriz. Interpretando obras de Maurice Clavel, Shakespeare o Paul Claudel entre muchos otros, se señala en las escenas de Aviñón o del Teatro Nacional Popular.

Germaine Montero, también siguió dos caminos paralelos aparte de las representaciones en vivo. En primer lugar, y es una actitud que hay que destacar, ella creía en el disco. Invitada por Renaud de Jouvenel en el Chant du Monde, ella «grababa lo que le gustaba». Empezó en 1948 con Prévert y Kosma, al dominar desde hacía muchos años sus composiciones, y acompañada por Philippe-Gérard en el piano. Cinco poemas musicados y repartidos en dos 78 rpm: Je suis comme je suisI (re-titulado Et puis après), Et la fête continue (extractos de «Paroles»), Chansons pour les enfants l’hiver  y En sortant de l’école que terminar la collección «historias», y Les Enfants qui s’aiment, que se publicó en el álbum “Spectacle”. Pero solo fue hasta 1952, a la edad de 43 años, cuando prácticamente había abandonado el Cabaret, que su carrera fonográfica realmente comenzó con un disco de canciones tradicionales españolas, «Paseando por España». Este microsurco de 33 rpm recibió el Gran Premio del Disco en 1953. «España solo quiere descubrir, con una vulgar curiosidad, uno solo de los aspectos de sus múltiples rostros: el pintoresco andaluz generalmente adulterado», escribió Roland Manuel, que añade: «Germaine Montero aporta algo muy diferente. Se propone, como una guirnalda rústica, un ciclo de canciones populares donde se armonizan los ardientes con-trastes de la vida y del alma ibérica. (...) Estos cantos, nacidos del corazón de la tierra y de la san-gre de la raza, son aquellos que rechazan cualquier adaptación. Ellos desafían la  transcripción. Sólo al oírlos cantados por Germaine Montero, uno se convence de que el artista las tomó de la fuente - que las obtiene de la tradición oral. (...) Música de  infalible instinto, actriz de alto nivel, Germaine Montero, nos dice, con una ardiente lealtad, estos secretos arrancados de la musa popular.»

Las orquestas estaban en el estudio (¡y que no se vuelva a grabar una canción!), dirigidas a menudo por Philippe-Gérard, quien también tocaba el piano, o Salvador Bacarisse para la música española. La grabación en vivo era un placer inmenso. En 1953, Le Chant du Monde publicó otro 33 rpm, incluyendo una pequeña selección de canciones de «Madre Coraje». Cuatro fueron interpretadas por Germaine Montero, dos por Jean-Paul Miller.

Ella también aseguró la creación en 1952 de dos «Canciones para Acordeón» de Pierre Mac Orlan: La Fille de Londres y La Chanson de Margaret, el preludio de una fructífera colaboración entre el autor y su intérprete, colaboración que se ilustró en particular en las ondas. Porque en la radio, Germaine «está en su casa». Este era el reino, hoy inimaginable, de los grandes jefes: Paul Gilson y Jean Tardieu. Así, Pierre Mac Orlan, autor de seis «Canciones de Soldados» sacadas de las «Canciones para Acordeón», musicadas por Marceau y creadas por Laure Diana, le trajo su repertorio. Juntos hicieron viajes inmóviles increíbles en la Radio Francesa: La Chanson de mes villes, Chansons pour les beaux jours. Germaine, que Mac Orlan considera como su mejor intérprete, grabó por suerte otras «canciones de encanto para los tiempos difíciles», siempre en la misma colección. Después de La chanson de Margaret y La Fille de Londres, Germaine Montero creó Le Pont du Nord (1954) y Rue Saint-Jacques (1955), Chanson Rhénane (1965), y Rue de Chiaia (¡que nunca había grabado en un disco!).

En los años 50, la actriz empezó una pequeña carrera en el cine donde, aunque a veces despeñó los papeles principales, nunca se le propuso una composición dedicada a su talento. Al mismo tiempo Germaine Montero también se encontró de nuevo con Vilar y el grupo del Teatro Nacional Popular para nuevas aventuras de «Madre Coraje» en los festivales de Aviñón en 1959 y 1960, antes de la reanudación de las «Bodas de Sangre» en 1963, dirigida por Bernard Jenny, que mostrará durante tres temporadas consecutivas en el Teatro du Vieux Colombier. A continuación interpretaron «La casa de Bernarda Alba», la tercera entrega de la trilogía de las zonas rurales de Lorca - «Bodas de sangre» era la primera – en el teatro Récamier en 1966, dirigida por Jacques Mauclair. Ésta fue su última aparición en un escenario. Ella decidió acabar con su carrera teatral con el fin de centrarse más en la radio, donde participó en muchas emisiones dramáticas hasta los años 70.

Con respeto a sus apariciones en vivo, Germaine se señaló con un concierto en el Olympia de diciembre de 1956 (que fue grabado en un disco) y... con una notable ausencia en la orilla izquierda del Sena. Aparte de una aparición en La Fontaine des Quatre Saisons de los hermanos Prévert, abandonó rápidamente la vida de los cabarets. A Germaine Montero, por lo tanto, se le vió muy poco cantar en vivo.

Al contrario, su discografía es sustancial. España fue recordada en una segunda colección de canciones populares en el año 1954  y a continuación se grabaron dos álbumes de canciones y poemas de Federico García Lorca en 1955. «Más que cualquier otro, Lorca creía en la fuerza evocadora y musical de la dicción», escribió  Lucien Adès. «Músico que se apartó de su vocación, no ha dejado de abogar, a través de su obra, la causa de la música sin la cual la poesía le parecía mutilada.»

En 1965, volvió a grabar, por la filial Trianon de Pathé, casi todo su repertorio de Mac Orlan. Hizo lo mismo con Bruant en 1969. Poco antes, en 1967, volvió a grabar con Le Chant du Monde una versión más completa de «Madre Coraje» (un 33 rpm de 30 cm), y una «Presencia de Lorca»: el regreso a su inicio español y la lealtad a la península ibérica a lo largo de su carrera. 

Germaine Montero recibió un Gran Premio «In Honorem» de la Academia Charles Cros en 1970 y cesó ese mismo momento de manera definitiva la grabación de discos. 

Aislada en la serenidad de la pequeña aldea de Saint-Romain-en-Viennois (Vaucluse), cerca de Orange, Germaine Montero falleció el 29 de junio de 2000 a los 91 años, después de la supervisión, poco antes, de la reedición de un doble CD de sus canciones grabadas en el 60. Fue enterrada en el cementerio de Montrouge.

Jean Buzelin y Marc Monneraye.
Adaptación: Gregorio Padilla

© Frémeaux & Associés


Germaine Heygel was born in Paris on October 22nd 1909. Her father, a member of the Consular Corps, was from Alsace (her mother came from Normandy), and both parents believed she might have a career in opera… It’s true that their daughter was precociously talented, studying piano, violin and singing. As an adolescent she went to Valladolid to learn Spanish – she later spoke it fluently – and when her father was transferred to Madrid the family settled there in 1932, when Germaine discovered the theatre, making her debut under the suitably Spanish-sounding pseudonym of Montero. She had roles in the great classics – works by Lope de Vega or Calderón – but also by Federico García Lorca, and she was directed by the poet himself. In 1931 Lorca had been appointed as director of a student theatre-company under the patronage of an organisation named La Barraca, which organized provincial tours featuring Spain’s classic repertoire. Germaine joined the troupe and took advantage of her travels to collect traditional songs, later putting them to excellent use…

When the Spanish Republicans were defeated (and García Lorca assassinated), she returned to France and came to the attention of the public with an appearance as Eva in the 1938 premiere of Anouilh’s comedy-ballet «Le Bal des Voleurs», whose music was written by Darius Milhaud. Montero also appeared in French adaptations of works by Spanish playwrights: there was Fuenteovejuna by Lope de Vega (1937) and García Lorca’s Bodas de sangre in 1938. The latter was directed by Marcel Herrand, who often heard Germaine singing Spanish traditional songs (for her own pleasure and that of her friends), and Herrand spoke highly of her to singer Agnès Capri, who owned a new-style cabaret on the rue Molière. The idea of singing in public had never occurred to Montero, but she accepted an offer to try it «for a few nights»… and remained there for two seasons, from 1938 to 1939! Her strong, unaffected voice, together with her rigorous approach to the music and the texts – she showed natural respect for them – left a deep impression on those who saw her performances, as did her acting talents, which could highlight the tragic dimensions of Spanish song. The only drawback, in fact, was that Montero had to confine herself to Spanish pieces despite Jacques Prévert’s requests for her to sing French works… for the simple reason that the owner of the theatre where she worked, Madame Agnès Capri, reserved the songs of Prévert’s «Octobre» group for herself!

In parallel with her activities in cabaret, Montero joined French Radio to work with Jean Cassou, who was in charge of the station’s programmes for Latin America; when war was declared, Germaine Montero was officially «evacuated» to Bordeaux together with the whole team. What would she do there? She joined Joseph Kosma, who was at Palavas-les-Flots… Together they set up a show featuring Prévert’s songs – Kosma played the piano – and in 1941/42 they staged their show in cabarets located in the Unoccupied Zone. Artistically speaking, this «zone» was extremely active, with venues in Nice (Le Perroquet), Cannes (Le Relais), Marseille (Chez Marianne Michel) etc. The Kosma/Montero duo performed brand-new songs which were often disconcerting for most provincials: Et puis après-Je suis comme je suis, Page d’écriture, En sortant de l’école… Germaine also returned to radio at this time, incarnating Scarlett O’Hara in a «Gone with the Wind» serial whose cast included actor Pierre Brasseur.

In 1941 Montero made her film debut (1) alongside Micheline Presle, Tino Rossi, Charles Vanel and Pierre Brasseur in the Pierre Billon film «Le Soleil a toujours raison», and a year later she sang in Switzerland, her husband’s native country, at the cabaret Chez Gilles-Au Coup de Soleil and on Radio Suisse Romande. The summer of 1944 saw her first recordings for the Swiss label Élite Spécial, with Maria la o, Jota (2), C’était un petit noir and C’était un jour de fête borrowed from Édith Piaf. The singer seems to have had no particular memories of any of them. In between, Germaine met Carco, Renée Lebas and Philippe-Gérard, the latter a young French pianist and composer (born in Sao Paulo in 1924) who studied music in Paris and was encouraged by Maurice Ravel. During the Occupation, he too had taken refuge in Switzerland (he was Jewish), where he furthered his studies at the Geneva Conservatory under conductor Paul Paray, who introduced him to Stravinsky. Philippe-Gérard met Francis Carco, who encouraged him to write his first songs for Renée Lebas and Germaine Montero, and when he returned to Paris in 1945, he began working in the studios. It marked the beginnings of a prolific career which saw him participate in many record-sessions – especially those involving Montero – and also compose hundreds of songs and pieces of film-music.

Montero also returned to Paris after the Liberation and on June 27th 1945 she gave a recital at the Athénée theatre, loaned to her by Louis Jouvet; she sang Prévert and Kosma, together with her large repertoire of Spanish popular songs, accompanied by composers Kosma, Philippe-Gérard and Luigi Campolieti. From 1949 onwards, cabarets were regular haunts: first the Quod Libet, Milord L’Arsouille or Chez Gilles, and then she returned chez Agnès Capri in 1950/51. Theatre also beckoned her, and there she established her acting talents once and for all. Jean Vigneron would write in the periodical La Croix: «In a gruelling role, Madame Montero deploys the immense qualities of an authentic actress [combined with] her hallowed talent as a singer. With equal good fortune she portrays sensitivity, fighting spirit, truculence, emotion, odiousness…»

Theatre, however, remained a minor career consideration when compared with two others which she conducted in parallel. Firstly – one can’t ignore its importance – Germaine Montero believed strongly in records. Renaud de Jouvenel welcomed her to the label Le Chant du Monde where she could «record whatever she liked». She began in 1948 with Prévert and Kosma – she’d been familiar with their songs for years – and was accompanied by Philippe-Gérard on piano. They recorded five poems transformed as songs, spread over two 78rpm records: Je suis comme je suis (re-titled Et puis après), Et la fête continue, extracts from «Paroles», Chansons pour les enfants l’hiver and En sortant de l’école which close the «Histoires» anthology of his poems, and Les Enfants qui s’aiment, which would be published in «Spectacle»(3).

But it was only towards 1952 – she was 43 and had almost abandoned cabaret – that her recording-career really began, with an album of Spanish traditional songs entitled «Paseando por España». This 7», 33rpm vinyl disc won the «Grand Prix du Disque» in 1953. «Spain is only willing to reveal one of its multiple faces to vulgar curiosity,» wrote Roland Manuel, «i.e. the generally dubious appearance of picturesque Andalusia.» He went on to add, «Germaine Montero brings us quite something else. She proposes a cycle of popular songs, like some rustic garland, where the burning contrasts of life and the Iberian soul are in total harmony (…) these songs, born in the heart of the earth and the blood of that race, are of the kind which refuses all accommodation. They defy transcription. One has only to listen to them sung by Germaine Montero to be convinced that the performer has taken them at their source – that they come down to her in the oral tradition (…) Germaine Montero is a musician of infallible instinct, a tragic actress among the greatest of her craft; with burning faithfulness she brings us those secrets torn from the popular muse.»

The orchestra was present in the studio at the same time as Montero – no overdubs in those days – and she was accompanied most often by Philippe-Gérard (who also conducted from his piano) or by Salvador Bacarisse for the Spanish music. The live recording is a source of pure pleasure. In 1953, Le Chant du Monde released another little 33rpm «EP» featuring a selection of songs from «Mother Courage»; four were sung by Germaine Montero, and two by Jean-Paul Moulinot (4). In 1952 Montero also premiered two «Chansons pour accordéon» by Pierre Mac Orlan, La Fille de Londres and La Chanson de Margaret, which were preludes to a long and rich association between the author and Montero, abundantly illustrated on French radio in particular. Where radio was concerned, Montero was «at home»; those were the days when great personalities reigned over the airwaves – Paul Gilson, Jean Tardieu –, and an unthinkable situation today. Montero did six of Mac Orlan’s «Chansons de soldats» taken from his «Chansons pour accordéon» (5); set to music by Marceau and first performed by Laure Diana, those Mac Orlan songs all went into Montero’s repertoire. Without ever leaving Paris, she and Mac Orlan undertook amazing voyages together, as the (single) microphone used by French Radio testified: La Chanson de mes villes, Chansons pour les beaux jours... The woman considered by Mac Orlan to be his best chanteuse fortunately recorded other «songs of charm for difficult times» [«Chansons de charme pour temps difficiles»] taken from the same anthology. After La Chanson de Margaret and La Fille de Londres, Germaine Montero gave the first performances of Le Pont du Nord (1954), Rue Saint-Jacques (1955), Chanson Rhénane (as late as 1965), and Rue de Chiaia (a song which she never recorded!)

Also in the Fifties, Germaine Montero pursued a career in films – she was, after all, a great actress – although if she was sometimes given a leading role, the more serious character-parts weren’t often proposed to her. Nonetheless, she appeared in Henri Verneuil’s «Mélodie en sous-sol» (1963), Roger Vadim’s «La Curée» (1966), not to mention Claude Lelouch’s film «Robert et Robert» in 1978. Theatre was more generous to her, and she rejoined Vilar and the TNP company for further adventures in «Mother Courage» at the Avignon Festival in 1959 and 1960, before a reprise of «Bodas de Sangre» in 1963 (directed by Bernard Jenny) which ran for three consecutive seasons at the Vieux Colombier theatre in Paris. She followed that with «La Maison de Bernarda Alba», the third chapter of Lorca’s rural trilogy – «Bodas de Sangre» was the first – staged at the Récamier theatre in 1966, with Jacques Mauclair directing. It would be Montero’s final appearance in a theatre: she decided to devote herself to radio, and took part in many drama productions into the Seventies.

You may be asking, «What about the songs?»… Germaine made a remarkable appearance at The Olympia in December 1956 (it was also recorded), and then people noticed her absence – just as remarkable – from the little theatres on the River Seine’s Rive Gauche… Apart from a brief appearance at the Left Bank cabaret owned by the Prévert brothers («La Fontaine des Quatre Saisons»), Germaine abandoned cabaret for good. In fact, there hadn’t been that many occasions for people to applaud her singing onstage… So it’s fortunate that her discography is quite substantial. A second collection of Spanish songs was released in 1954, followed in 1955 by two albums featuring the poems and songs of Federico García Lorca. According to writer Lucien Adès, «More than any other, Lorca believed in the evocative and musical powers of diction. As a musician deflected from his vocation, throughout his life he pleaded the cause of music, without which poetry seemed to him to be mutilated.» Montero returned to Pathé Records in 1965 where, for its Trianon affiliate, she (re)recorded almost all the works of Pierre Mac Orlan. She did the same with the works of Bruant, recording them again in 1969 for Véga. And just before that, in 1967, Montero returned to Le Chant du Monde with a more complete version of «Mother Courage» (a 12” LP), followed by «Présence de Lorca», a return to her Spanish debuts demonstrating her loyalty to the Iberian Peninsula.

Germaine Montero was awarded a Grand Prix ad honorem by France’s Académie Charles Cros in 1970, on her definitive retirement from recording. She went to live quietly in the south of France, in the little village of Saint-Romain-en-Viennois near Orange, where she passed away on June 29th 2000 at the age of 91. Shortly before she died, she supervised the reissue of a double CD of the songs she recorded in the Sixties. Her grave is in Montrouge Cemetery.
Jean Buzelin and Marc Monneraye
Adapted in English by Martin Davies
© Frémeaux & Associés

Notes
1) A doubtful source mentions her presence in Léonce Perret’s «Sapho» in 1934; it would imply that she was able to leave Spain during this period.
2) The 78rpm record ES 4278 remains to be found.
3) She would record the same five songs again in 1952, again for Le Chant du Monde. Those versions can be found on the CD devoted to the beginning of Germaine Montero’s career, Chansons à mon plaisir (ref. EPM 985262).
4) A much fuller recording would be made in 1967.
5) The anthology was published by Gallimard in 1953.

Special thanks to Matthieu Moulin and Jean Weber.

CD 1
1. C’était un jour de fête 3’18
(Édith Piaf - Marguerite Monnot)
2. C’était un petit Noir 2’52
(Pierre-Jean Laspeyres - Daniel White)
Acc. Jerry Thomas orchestra, Marcel Bianchi (guitare). Suisse (Zürich ?), juillet-août 1944.
Élite Spécial ES 4281

CHANTE PRÉVERT-KOSMA
3. Chanson des enfants / Chanson de l’eau
 2’13
(Jacques Prévert - Joseph Kosma)
4. Les Enfants qui s’aiment* 1’51
(Jacques Prévert - Joseph Kosma) CDM 1537
5. Et puis après (Je suis comme je suis) 3’09
(Jacques Prévert - Joseph Kosma) CDM 1538
6. Et la fête continue 1’33
(Jacques Prévert - Joseph Kosma) CDM 1538
7. Chanson pour les enfants l’hiver 1’11
(Jacques Prévert - Joseph Kosma) CDM 1538
8. En sortant de l’école 2’29
(Jacques Prévert - Joseph Kosma) CDM 1538
(3) BO du film « Aubervilliers ». Été 1945.
(4-8) Au piano : M. Philippe-Gérard. Début janvier 1948.
* du film « Les Portes de la nuit ».

PASEANDO POR ESPAÑA Chansons populaires d’Espagne
9. Gallegada/Sempre me andas (Galice) 1’01
10. Asturiana/Caminito del Puerto (Asturies) 2’08
11. Paso Rio (Montana) 1’25
12. No hay quien pueda (Pays Basque) 1’17
13. Ya se van los pastores (Meseta) 1’11
14. Corrocloclo (Castille) 1’12
15. Con las abejas (La Manche) 0’48
16. Jota de la burra (Aragon) 1’46
17. Los cuatro muleros (Andalousie) 1’29
Orchestre sous la direction de Salvador Bacarisse. 1952.
Le Chant du Monde LDY-M-4006.

CHANTE PIERRE MAC ORLAN
18. La Chanson de Margaret
 3’17
(Pierre Mac Orlan - V. Marceau) CDM PM 1607
19. Chanson de Bagatelle 3’25
(Pierre Mac Orlan - Christiane Verger) Pathé PG 812
20. Le Pont du Nord 2’55
(Pierre Mac Orlan - M. Philippe-Gérard) Pathé PG 812
(18) Philippe-Gérard (piano), Henri Crolla (guitare), inconnu (accordéon). 16 octobre 1952.
(19-20) Avec Philippe-Gérard et son ensemble.
17 février 1954.

21. Tha-ma-ra-boum-di-hé 1’13
(Fabrice Lémon - Henry J. Sayers) CDM LDM-4013
22. J’ai promis à mon amour 2’12
(d’après Riddle Song)
(Jacques Plante) Pathé mx CPT-10244-21
(21) Orchestre sous la direction de M. Philippe-Gérard. Fin 1953.
(22) Acc. flûte et harpe, direction Jean Constantin.
15 décembre 1953.

PARIS et sa BANLIEUE
23. Mon pot’ le gitan
 2’53
(Jacques Vérières - Marc Heyral) Pathé PG 806
24. Neige sur la ville 3’12
(Jacques Larue - M. Philippe-Gérard) Pathé PG 854
(23-24) Avec Philippe-Gérard et son ensemble.
17 février 1954.

CD 2
MÈRE COURAGE
1. Chanson de Mère Courage
 2’57
(Bertolt Brecht - Paul Dessau)
2. Chanson de la fraternisation 3’41
(Bertolt Brecht - Paul Dessau)
3. Chanson de la grande capitulation 4’11
(Bertolt Brecht - Paul Dessau)
4. Berceuse (Bertolt Brecht - Paul Dessau) 1’13
(paroles françaises :
Geneviève Serreau & Benny Besson)
Ensemble sous la direction de Raymond Chevreux. 1953.
Le Chant du Monde LDY-M-4007.

CHANSONS de JACQUES PRÉVERT
& CHRISTIANE VERGER
5. Le Ruisseau
 1’19
(Jacques Prévert - Christiane Verger)
6. On frappe (Jacques Prévert - Christiane Verger) 0’38
7. Adrien (Jacques Prévert - Christiane Verger) 3’11
Acc. poss. sous la direction de Luigi Campolieti. Fin 1952.
Decca 153.033.

CHANTE ARISTIDE BRUANT
8. Rôdeuse de berges
(Aristide Bruant) 3’18
9. À la Glacière (Aristide Bruant) 2’31
10. À la Chapelle (Aristide Bruant) 2’08
11. À la Roquette (Aristide Bruant) 2’37
12. Dans la rue (Aristide Bruant) 1’55
13. À Saint-Lazare (Aristide Bruant) 2’53
Avec Philippe-Gérard et son ensemble. 1954.
Pathé AT 1033.

CHANSONS POPULAIRES d’ESPAGNE
14. San Benitiño
(Galice) 1’07
15. Trebole (Asturies) 2’29
16. Montañesa/Tengo de subir el puerto 3’18
(Montana)
17. Esta noche ha Llovido (Meseta) 3’02
18. Villancico (Castille) 2’21
19. Entre las flores del campo (La Manche) 1’09
20. Jotas/Mañica del alma mia (Aragon) 2’10
21. El cafe de Chinitas (Andalousie) 1’34
Orchestre sous la direction de Salvador Bacarisse.
Fin décembre 1953.
Pathé AT 1052.

22. Complainte de Sir Jack l’Éventreur 3’35
(Albert Vidalie - Yves Darriet)
Acc. Philippe-Gérard et son ensemble.
27 octobre 1954.
Pathé PG 925

REFRAINS de PARIS
23. Ménilmuche
 3’12
(Daniel Pipard - Georges Dubuc)
24. Terrain vague 2’11
(Pierre Cour - M. Philippe-Gérard)
Acc. Philippe-Gérard et son ensemble.
18 février 1955.
Pathé EG 141.

CD 3
CHANTE FEDERICO GARCÍA LORCA
1. Zapatera
(Federico García Lorca) 1’14
2. Despierte la novia (Federico García Lorca) 2’03
3. Cancion de Belisa (Federico García Lorca) 4’29
4. Romance de los pelegrinitos 3’29
(Federico García Lorca)
5. Las tres morillas (Federico García Lorca) 3’38
6. Menaces de la lune* (Federico García Lorca) 2’23
7. Berceuse* (Federico García Lorca) 1’33
(1-5) Orchestre Salvador Bacarisse. 1955.
* Poèmes extraits de « Noces de sang » -
traduction de Jean Prévost.
Pathé ATX 106.

PAR VENTS ET MAREES 
8. Nous irons à Valparaiso
 2’40
(Armand Hayet - Philippe Parès & Georges Van Parys)
9. Les Marins de Groix (traditionnel) 1’59
Avec Philippe-Gérard et son ensemble.
(8) 18 février 1955 ; (9) 15 avril 1955.
Pathé EG 288.

CHANSONS de BÉRANGER
10. Le Carillonneur
(Pierre-Jean de Béranger) 2’22
11. Le Sénateur (Pierre-Jean de Béranger) 2’20
12. Les Cinq étages (Pierre-Jean de Béranger) 3’20
13. Le Bon Dieu (Pierre-Jean de Béranger) 3’13
14. Les Gueux (Pierre-Jean de Béranger) 2’07
Avec Philippe-Gérard et son ensemble. Mars 1955.
Pathé AT 1060.

CHANTE LÉO FERRÉ
15. Les Amoureux du Havre
 2’14
(Léo Ferré) Pathé EG 149
16. Mon p’tit voyou 2’25
(Léo Ferré) Pathé EG 149
17. La Chanson triste 3’01
(Léo Ferré) Pathé EG 149
18. Ma vieille branche 2’34
(Léo Ferré) Pathé EG 204
19. La Fortune 2’27
(Léo Ferré) Pathé EG 204
(15-17) Avec M. Philippe-Gérard et son ensemble.
13 (15, 16) et 15 (17) avril 1955.
(18-19) Orchestre sous la direction de Roger Bourdin. 20 avril 1956.

20. Complainte des assassins 5’26
(Julien Duviver - Jean Wiener) Pathé G 1183
21. La Complainte du Bon Pasteur 3’39
(Albert Vidalie - Louis Bessières) Pathé EG 289
22. Chanson de Marianne 2’10
(Max Jacob - Louis Bessières) Pathé EG 289
Avec M. Philippe-Gérard et son ensemble.
(20) du film « Voici le temps des assassins ».
12 avril 1956.
(21-22) 19 et 24 juin 1957.

CHANTE LOUIS DUCREUX
23. Trois temps de valse
(Louis Ducreux) 2’44
24. T’en fais pas mon amour (Louis Ducreux) 2’42
Avec M. Philippe-Gérard et son ensemble.
28 novembre 1956.
Pathé EG 234.

CD 4
LE TOUR de CHANT
1. Chanson des beaux enfants
 2’46
(Pierre Seghers - M. Philippe-Gérard)
2. Chanson espagnole (La Soutane) 1’48
(traditionnel)
3. C’est à Hambourg (Claude Delecluse 2’37
& Michelle Senlis - Marguerite Monnot)
4. Bal aux quatre vents 2’23
(Frédéric Valmain - Marguerite Monnot)
Acc. d’orchestre. En public à l’Olympia, 22 novembre 1956.
Pathé AT 1090.

5. Ne fais pas comme moi 4’00
(J. Monnier - M. Philippe-Gérard) Pathé EG 288
6. Le Bar de la femme sans tête 3’05
(Marcel St-Martin - M. Philippe-Gérard) Pathé EG 288
7. Le Bonhomme de lune 2’00
(Marcel Saint-Martin - M. Ph.-Gérard) Pathé EG 408
8. Le Chiffonnier de la Bastille 3’00
(Marcel St-Martin - Georges Van Parys) Pathé EG 408
9. J’ai rêvé d’un piano 2’50
(Boris Vian - Jean-Loup Chauby) Pathé EG 408
Avec M. Philippe-Gérard et son ensemble.
(5) 1957 ; (6) 20 juin 1957.
(7-9) Acc. non identifié. 10 juillet 1958.

CHANTE PIERRE MAC ORLAN
10. Rue Saint-Jacques
 2’30
(Pierre Mac Orlan - V. Marceau) Pathé EG 142
11. La Fille de Londres 3’09
(Pierre Mac Orlan - V. Marceau) Pathé EG 142
12. Ça n’a pas d’importance 3’12
(Pierre Mac Orlan - V. Marceau) Pathé EG 240
13. Chanson des Stes-Maries-de-la-Mer 3’41
(Pierre Mac Orlan - Christaine Verger) Pathé EG 288

14. Il aurait pu 3’07
(Pierre Mac Orlan - Georges Van Parys) Pathé EG 409
Avec Philippe-Gérard et son ensemble.
(10-11) 23 février 1955 ; (12) 1956 ; (13) 1957.
(14) Orchestre sous la direction de Georges Van Parys. 7 juin 1958.

FEDERICO GARCÍA LORCA Poema del Cante Jondo
(Poèmes du Chant Profond - traduction de Juan Kossodo)
15. Arqueros (Archers) / Sevilla (Séville) /
Paso / Saeta / Balcon 7’56
À la guitare : Ramon Cuetto. ca. 1959/60.
Véga P 35 M 2508.

CAFÉ-CONCERT MADRID 1925
16. La Chulona
(paso doble) (R. Ruiz - C. Larruga) 2’40
17. Agua que no has de beber 2’34
(Juan Martinez Abades)
18. Vino tinto con sifón (fox-trot) 2’30
(Ernesto Tencglen - Juan Rica)
19. Con una falda de percal plancha (scotish) 2’36
(Perrin - Palacios & M. Nieto)
Orchestre sous la direction de Salvador Bacarisse. Fin 1959.
Véga V 35 M 819.

CHANTE XANROF
20. La Bonne mère
(Léon Xanrof) 3’06
21. Maîtresse d’acteur (Léon Xanrof) 1’53
22. Les Petites bonnes d’hôtel (Léon Xanrof) 2’14
23. Lettre à ma sœur (Léon Xanrof) 2’23
24. Les Critiques (Léon Xanrof) 1’30
Orchestre sous la direction de Marcel Cariven. 1961.
Véga V 35 S 829.

Sauf indication, tous les enregistrements ont été effectués à Paris.

Comédienne autant que chanteuse, Germaine Montero a incarné à la perfection les textes, des chansons comme des poèmes, dont elle a su faire ressortir le rythme, la musicalité, l’esprit mieux que personne. Elle en fut l’interprète idéale, sachant entrer au cœur du mot, du verbe, de la forme, pour en saisir le sens et la couleur. Les 96 titres réunis dans cette anthologie composée par Jean Buzelin et Marc Monneraye, sont autant d’exemples d’un art de la parfaite interprétation.

Actriz y cantante, Germaine Montero encarna a la perfección textos y canciones como poemas de los cuales era capaz de expresar el ritmo, la musicalidad y el espíritu mejor que nadie. Ella fue la intérprete ideal de aquellas obras, sabiendo entrar en el corazón de la palabra y del verbo para entender su sentido y su color. Los 96 títulos juntos en esta antología de Jean Buzelin y Marc Monneraye, son ejemplo de su arte perfecto de interpretación.

An actress as much as a singer, Germaine Montero was the perfect incarnation of her texts, whether they were songs or poems; better than anyone, she succeeded in highlighting their rhythms, their spirit and their musical qualities. And she was ideally suited to perform them: she could reach inside the heart and shape of a word, and grasp its meaning and colour. Every one of the 96 titles in this anthology compiled by Jean Buzelin and Marc Monneraye is an illustration of the art of perfect performance. 
Patrick Frémeaux

CD GERMAINE MONTERO DE L'ESPAGNE A LA FRANCE,  VINGT ANS DE CHANSONS 1944-1961, GERMAINE MONTERO © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 C'était un jour de fête - Germaine Montero03'19
02 C'était un petit noir - Germaine Montero02'54
03 Chanson des enfants chanson de l'eau - Germaine Montero02'15
04 Les enfants qui s'aiment - Germaine Montero01'53
05 Et puis après - Germaine Montero03'10
06 Et la fête continue - Germaine Montero01'34
07 Chanson pour les enfants l'hiver - Germaine Montero01'12
08 En sortant de l'école - Germaine Montero02'31
09 Gallegada sempre me andas - Germaine Montero01'02
10 Asturiana caminito del puerto - Germaine Montero02'09
11 Paso rio - Germaine Montero01'26
12 No hay quien pueda - Germaine Montero01'18
13 Ya se van los pastores - Germaine Montero01'13
14 Corrocloclo - Germaine Montero01'13
15 Con las abejas - Germaine Montero00'49
16 Jota de la burra - Germaine Montero01'48
17 Los cuatro muleros - Germaine Montero01'32
18 La chanson de Margaret - Germaine Montero03'19
19 Chanson de bagatelle - Germaine Montero03'27
20 Le pont du nord - Germaine Montero02'56
21 Tha-ma-ra-boum-di-he - Germaine Montero01'15
22 J'ai promis à mon amour - Germaine Montero02'14
23 Mon pot le gitan - Germaine Montero02'54
24 Neige sur la ville - Germaine Montero03'12
CD 2
01 Chanson de Mère Courage - Germaine Montero01'15
02 Chanson de la fraternisation - Germaine Montero02'04
03 Chanson de la grande capitulation - Germaine Montero04'31
04 Berceuse - Germaine Montero03'30
05 Le ruisseau - Germaine Montero03'39
06 On frappe - Germaine Montero02'24
07 Adrien - Germaine Montero01'35
08 Rodeuses de berges - Germaine Montero02'42
09 A la Glacière - Germaine Montero02'01
10 A la Chapelle - Germaine Montero02'24
11 A la Roquette - Germaine Montero02'22
12 Dans la rue - Germaine Montero03'22
13 A Saint-Lazare - Germaine Montero03'14
14 San Benitino - Germaine Montero02'10
15 Trebole - Germaine Montero02'15
16 Montanesa tengo de subir el puerto - Germaine Montero02'27
17 Esta noche ha llovido - Germaine Montero03'03
18 Villancico - Germaine Montero02'36
19 Entre las flores del campo - Germaine Montero02'30
20 Jotas manica del alma mia - Germaine Montero05'28
21 El cafe de chinitas - Germaine Montero03'41
22 Complainte de Sir Jack l'Eventreur - Germaine Montero02'12
23 Menilmuche - Germaine Montero02'45
24 Terrain vague - Germaine Montero02'41
CD 3
01 Zapatera - Germaine Montero02'46
02 Despierte la novia - Germaine Montero01'47
03 Cancion de Belisa - Germaine Montero02'36
04 Romance de los pelegrinitos - Germaine Montero02'25
05 Las tres morillas - Germaine Montero04'01
06 Menaces de la lune - Germaine Montero03'07
07 Berceuse - Germaine Montero02'01
08 Nous irons à Valparaiso - Germaine Montero03'02
09 Les marins de Groix - Germaine Montero02'53
10 Le carillonneur - Germaine Montero02'32
11 Le senateur - Germaine Montero03'11
12 Les cinq étages - Germaine Montero03'13
13 Le bon dieu - Germaine Montero03'42
14 Les gueux - Germaine Montero03'09
15 Les amoureux du Havre - Germaine Montero07'59
16 Mon p'tit voyou - Germaine Montero02'41
17 La chanson triste - Germaine Montero02'35
18 Ma vieille branche - Germaine Montero02'31
19 La fortune - Germaine Montero02'39
20 Complainte des assassins - Germaine Montero03'08
21 La complainte du bon pasteur - Germaine Montero01'55
22 Chanson de Marianne - Germaine Montero02'15
23 Trois temps de valse - Germaine Montero02'25
24 T'en fais pas mon amour - Germaine Montero01'30
CD 4
01 Chanson des beaux enfants - Germaine Montero02'46
02 Chanson espagnole - Germaine Montero01'47
03 C'est à Hambourg - Germaine Montero02'36
04 Bal aux quatre vents - Germaine Montero02'25
05 Ne fais pas comme moi - Germaine Montero04'01
06 Le bar de la femme sans tete - Germaine Montero03'07
07 Le bonhomme de lune - Germaine Montero02'01
08 Le chiffonnier de la Bastille - Germaine Montero03'02
09 J'ai rêvé d'un piano - Germaine Montero02'53
10 Rue Saint-Jacques - Germaine Montero02'32
11 La fille de Londres - Germaine Montero03'11
12 Ca n'a pas d'importance - Germaine Montero03'13
13 Chanson des Saintes-Maries-de-la-mer - Germaine Montero03'42
14 Il aurait pu - Germaine Montero03'09
15 Arqueros-Sevilla-Paso-Saeta-Balcon - Germaine Montero07'59
16 La Chulona - Germaine Montero02'41
17 Agua que no has de beber - Germaine Montero02'35
18 Vino tinto con sifon - Germaine Montero02'31
19 Con una falda de percal plancha - Germaine Montero02'39
20 La bonne mère - Germaine Montero03'08
21 Maîtresse d'acteur - Germaine Montero01'55
22 Les petites bonnes d'hôtel - Germaine Montero02'15
23 Lettre à ma soeur - Germaine Montero02'25
24 Les critiques - Germaine Montero01'30
« Le chant Montero » par Wordpress.com

Un coffret de 4 CD restitue le parcours et l’inspiration d’une grande interprète : Germaine Montero. A découvrir dans De l’Espagne à la France, vingt ans de chansons. Une artiste éprise de liberté. Née Germaine Heygel d’un père alsacien et d’une mère normande, est une actrice et chanteuse française, Germaine Montero a vu le jour le 22 octobre 1909 à Paris et est morte en juin 2000 dans le Vaucluse. Après avoir étudié le piano, le violon et le chant -ses parents rêvaient pour elle d’une carrière à l’opéra- elle va apprendre l’espagnol durant son adolescence après une installation à Valladolid. Son père débarquant dans le corps consulaire en République espagnole en 1932, Germaine peut alors encore améliorer  son castillan. Mais, elle  sacrifie d’abord au théâtre et, dès 23 ans, débute sur les planches sous ce nom hispanisant qui marquera sa vie d’artiste. Elle se met alors à jouer un répertoire variée, notamment du Federic Garcia Lorca qui la dirigera lui-même. La défaite républicaine sonne le glas de la vie espagnole de Germaine et de sa famille. En France, le public la découvre dans la comédie-ballet de Jean Anouilh, sur une musique de Darius Milhaud, Le Bal des voleurs, dont la première a lieu le 17 septembre 1938 au théâtre des Arts. Du théâtre à la chanson, il n’y a qu’un petit pas. C’est Marcel Herrand qui l’avait souvent entendu chanter des airs traditionnels espagnols, qui vanta ses mérites à Agnès Capri, alors directrice d’un cabaret au 5 de la rue Molière, “Le Petit Théâtre de nuit”. Un nom choisi en hommage à Mozart. C’est le début d’une autre carrière pour Germaine Montero qui va passer deux ans dans ce lieu (1038-1939). Une artiste qui se fera l’interprète des meilleurs : Prévert, Mac Orlan, Béranger ou encore Léo Ferré. Sans oublier son répertoire espagnol avec Garcia Lorca en tête. Dans ce coffret très riche, on retrouve en 96 titres, la voix chaude et puissante de Germaine Montero qui se promène aussi bien sur le répertoire espagnol -notamment les extraits du Poema del Cante Jondo écrit par Lorca en 1921 que sur Le Pont du Nord, de Mac Orlan, du Ferré… Femme de théâtre et de cinéma – dans Monsieur Ripois, avec Gérard Philippe notamment- cette diable d’artiste a exploré bien des chemins. En musique comme ailleurs, elle a sacrifié à un formidable goût de liberté. Elle qui disait : “J’enregistre ce qui me plaît.” A réécouter ce coffret, on mesure que la dame avait un goût très sûr. Une pièce unique pour tous les amateurs de -bonne-chanson. »
Par François CARDINALI – WORDPRESS.COM





« Une interprète de talent » par La Revue des médiathèques

« Un coffret de 4CDs et 96 titres réunis en anthologie par Jean Buzelin et Marc Monneraye. Une interprète autant qu'une comédienne de talent. »
Par Jacques VAZEILLE – REVUE DES BIBLIOTHEQUES ET MEDIATHEQUES MUSICALES




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