LE TRIO CAMARA

FERNANDO MARTINS - EDSON LOBO - NELSON SERRA

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Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA562

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Bonne nouvelle pour les amateurs de musique brésilienne. Le disque culte du Trio Camara est enfin remis à la disposition du public. Disque produit par Yves Chamberland au célèbre studio Davout et paru initialement chez Saravah, label de Pierre Barouh en 1968. Fernando Martins, Edson Lobo et Nelson Serra ont réalisé un disque d’un style finalement méconnu : le samba-jazz, style instrumental parallèle à la bossa nova qui permet de découvrir la musique élaborée dans les nombreux clubs de Rio de Janeiro et de São Paulo entre 1963 et 1967 environ. Ils interprètent de manière magistrale des standards tels que “Berimbau” de Baden Powell ou “Upa neguinho” de Edu Lobo, mais également des thèmes plus rares comme “Estrada do sol” (A.C. Jobim) ou “Muito à vontade” (João Donato). Musique à la fois savante et accessible, populaire et sophistiquée. Une pure merveille. Les amoureux de la musique brésilienne ont bien de la chance.
Paulo MARTINS

 

Direction : Yves CHAMBERLAND - Réédition : Paulo MARTINS

 

Fernando MARTINS : Piano
Edson LOBO : Basse
Nelson SERRA : Batterie

 
Droits audio : Frémeaux & Associés sous licence Yves Chamberland

LE TRIO CAMARA

LE TRIO CAMARA










L’histoire du Brésil des années 1950 est marquée par le retour à la démocratie.Les brésiliens élisent Juscelinho Kubitschek. Une révolution culturelle se met en place : cinéma, poésie, architecture (Brasilia), et musique avec, bien-sûr, la merveilleuse invention de la bossa nova mais également une renaissance de la musique instrumentale que l’on désignera ultérieurement par samba-jazz.

Dès le milieu des années 50, des jam sessions sont organisées dans les clubs de Copacabana à Rio de Janeiro avec des musiciens tels que : Johnny Alf, Radamés Gnatalli, João Donato…Ils travaillent à la fusion de différents styles de l’époque : samba, boléro, baião, jazz… et intéressent particulièrement de jeunes musiciens tels qu’Antonio Carlos Jobim, João Gilberto, Roberto Menescal, Luizinho Eça…D’ailleurs Alain Tercinet dans le livret de son excellent coffret “Jazz West Coast” (référence FA5281 Frémeaux & Associés), nous rappelle combien tous ces jeunes musiciens étaient influencés par le jazz et suivaient de près ses nouveautés, notamment les productions du label Pacific Jazz qui étaient très bien distribuées à Rio.D’autre part la musique classique européenne apporta sa richesse harmonique. Notons que le très jeune A.C. Jobim prit des cours de piano avec le musicien allemand Hans Joachim Koëllreutter, qui eut une influence déterminante dans les sphères de la musique classique. Le samba-jazz arrive à maturité au début des années 1960. Il est représenté par de nombreuses formations dont les plus marquantes sont :

A Rio : Bossa trés, dirigé par son pianiste, Luis Carlos Vinhas ; Tamba trio, dirigé par Luiz Eça (sans doute le plus grand pianiste brésilien de son époque) ; Bossa Rio sextet dirigé par Sergio Mendes (qui participa au fameux concert du Carnegie Hall le 21 novembre 1962 où la Bossa Nova fut révélée au monde entier).

A São Paulo : Zimbo trio dirigé par son pianiste Amilton Godoy Sambalanço trio dirigé par Cesar Camargo Mariano (le futur époux de la chanteuse Elis Regina).

Toutes ces formations réalisent de nombreux LP’s et accompagnent toutes les vedettes de la Bossa Nova dans leurs projets.C’est dans ce contexte foisonnant que Fernando Martins, Edson Lobo et Nelson Serra forment le trio Camara et commencent à travailler ensemble.Mais en avril 1964, le Général Castelo Branco accède au pouvoir avec l’appui de la junte militaire et établit un régime dictatorial. L’exaltante digression qui avait bercé le Brésil va bientôt s’achever.Des artistes s’organisent pour s’élever contre la censure naissante. La canção de protesto (chanson de protestation) fait son apparition. Parallèlement en 1966 les maisons de disques décrètent la fin de la lune de miel avec toute forme de musique instrumentale pour promouvoir la chanson ou M.P.B. (Musica Popular Brasileira) sous l’impulsion du succès de la pop musique et du rock.Beaucoup de musiciens n’ont alors d’autre choix que de partir pour les Etats-Unis ou l’Europe.

Au même moment, Tita une jeune chanteuse et guitariste est remarquée par Eddie Barclay au Copacabana Hôtel lors d’un festival de la chanson à Rio. Il lui propose de venir à Paris enregistrer un album. Elle accepte le projet.Tita n’est autre que la compagne d’Edson Lobo. Pour enregistrer son album “L’incomparable Tita”, elle est assistée de sa section rythmique qui n’est autre que le trio Camara. L’album reçoit un très bon accueil.Le trio est invité également à participer à un album d’un groupe vocal au nom mystérieux “Les Mas­ques”, composé de Pierre Vassiliu, Nicole Croisille et d’anciens membres des Double-Six.C’est alors que Pierre Barouh, grand amoureux de la musique brésilienne, qui venait de créer son label Saravah en 1966, propose au trio Camara d’enregistrer tout un album instrumental produit par Yves Chamberland.L’aboutissement en est l’album présenté ci-joint.Le trio connaît alors un franc succès.Mais brusquement  nos amis assistent de près aux évènements de mai 68 et c’est ainsi que Tita et Edson, inquiets face à la tournure des évènements, décident de rentrer au Brésil – tandis que Fernando et Nelson continuent leur carrière en France et en Europe.C’est ainsi que le trio Camara n’enregistrera qu’un seul et unique album.

Le Trio nous propose 11 thèmes.
Il nous interprète deux originaux “Bia” de Fernando Martins, “Nascente” de Edson Lobo, de grands standards désormais, tels que “Berimbau” de Baden Powell ou “Upa neguinho” de Edu Lobo, mais également des thèmes plus rares tels que “Estrada do sol” de A.C. Jobim aux harmonies toutes debussystes, “Muito a vontade” du sous-estimé João Donato, le superbe “Samba novo” du guitariste Durval Ferreira etc…Cet enregistrement est précieux car il est un authentique témoignage d’un épisode très créatif de la musique brésilienne et aujourd’hui quelque peu oublié. Certains le considèrent comme l’un des plus beaux albums de samba-jazz.A souligner également la superbe pochette du disque réalisée par le graphiste et peintre Maurice Tapiero.
Paulo MARTINS
© Frémeaux & Associés

english notes
The history of Brazil in the 1950’s was marked by a return to democracy with the election of Juscelinho Kubitschek. A cultural revolution was installed, in films, poetry, architecture (Brasilia) and music particularly, with not only the marvellous invention of bossa nova but also a renaissance in instrumental music, later designated as samba-jazz.As early as the middle of the decade, jam-sessions were organised in clubs from Copacabana to Rio de Janeiro, featuring such musicians as Johnny Alf, Radamés Gnatalli, João Donato… They worked on a fusion of the period’s contemporary styles: samba, bolero, baião, jazz… and they attracted interest from young musicians like Antonio Carlos Jobim, João Gilberto, Roberto Menescal or Luizinho Eça. In his introduction to the excellent set Jazz West Coast (Frémeaux & Associés, FA5281), Alain Tercinet reminds us of the extent of jazz’ influence on all these young musicians; they closely followed all the new releases on the Pacific Jazz label, easily available in Rio. European classical music was also influential, contributing rich harmonies: as a young man, Jobim took piano lessons from the German musician Hans Joachim Koëllreutter, and his influence was decisive in classical music spheres.Samba-jazz matured at the beginning of the Sixties and was represented by many formations, the most remarkable of which were, in Rio, Bossa Trés, led by its pianist, Luis Carlos Vinhas; Tamba Trio, led by Luiz Eça, who was probably the greatest Brazilian pianist of the period; and Sergio Mendes’ Bossa Rio Sextet (which took part in the famous concert given at Carnegie Hall on November 21st 1962, when bossa nova was revealed to the world).

Two groups stood out in São Paulo: the Zimbo Trio of pianist Amilton Godoy, and the Sambalanço Trio led by Cesar Camargo Mariano, who later married singer Elis Regina.All these groups made numerous recordings released on LP, and they regularly accompanied all the Bossa Nova stars in their various projects; it was in this lavish context that Fernando Martins, Edson Lobo and Nelson Serra founded the Trio Camara and began working together. In April 1964, however, General Castelo Branco came to power, backed by the military junta; he established a dictatorship, and the enthralling musical digression that had grown up with Brazil would soon come to an end. Artists banded together against the new censors: the protest song, canção de protesto, made its appearance.In parallel, record companies declared in 1966 that the honeymoon enjoyed by instrumental music was over: they began promoting pop songs — M.P.B. or Musica Popular Brasileira — under the impulse of pop and rock-music hits. The only option now, for many musicians, was self-imposed exile in the USA or Europe. At this time, a young singer-guitarist named Tita was spotted by French record-company owner Eddie Barclay at the Copacabana Hotel, during a Rio song festival. Barclay offered her the chance to make a record in Paris, and she accepted. The man in Tita’s life was none other than Edson Lobo, and when the time came for her to record her album The incomparable Tita she was assisted by his rhythm-section: in other words, the Trio Camara. The album was extremely well-received, and the Trio was invited to appear on an album by a vocal group bearing the mysterious name “Les Masques”: the “masks” were in fact French pop-stars Pierre Vassiliu and Nicole Croisille, plus former members of the Double-Six vocal jazz-group.

1966 was also the year when Pierre Barouh, a great fan of Brazilian music, founded his label called Saravah. Two years later, Barouh invited the Trio Camara to record an entire album of instrumentals, and it was produced by Yves Chamberland. The result is this album, a hit. Paris was in the throes of May 1968, complete with student-demonstrations and social upheaval; Tita and Edson, anxious about their future and the turn taken by events, decided to return to Brazil. As for Fernando and Nelson, they continued their careers in France and Europe. This album was to be their only recording together. The CD contains eleven titles. Two of them are originals, Bia by Fernando Martins and Nascente by Edson Lobo, and both are now great standards, like Baden Powell’s Berimbau or Edu Lobo’s Upa neguinho. There are also rarer tunes, such as Estrada do sol by Antonio Carlos Jobim, with its Debussy-like harmonies. Muito a vontade was written by the underestimated João Donato, and the superb tune Samba novo was composed by guitarist Durval Ferreira.Complete with a superb sleeve by the graphic-artist and painter Maurice Tapiero, this is a precious recording because it genuinely testifies to an extraordinarily creative period in Brazilian music, a period that is today rather forgotten. It is also considered by many to be one of the finest samba-jazz records ever made.
Paulo MARTINS
English translation: Martin DAVIES
© Frémeaux & Associés

Boa noticía para os fãs de musica brasileira.O disco culto do Trio Camara està finalmente disponível novamente.LP lançado inicialmente pela Saravah, editora de Pierre Barouh, em 1968.Fernando Martins, Edson Lobo e Nelson Serra, finalmente realisaram um disco de um estilo desconhecido : o samba jazz, estilo instrumental, paralelo a bossa nova, e permite de descobrir a música que foi desenvolvida em muitos clubes de Rio de Janeiro e de São Paulo meados dos anos 1960.Eles executam tão brilhantemente standards tais como “Berimbau” de Baden Powell e “Upa neguinho” de Edu Lobo, mas também temas mais raros tais como, “Muito a vontade” de João Donato e “Samba novo” de Durval Ferreira.Musica ao mesmo tempo erudita e acessível, popular e sofisticada.Uma maravilha.Para descobrir ou redescobrir urgentemente.    
Paulo Martins          

discographie

1. Berimbau (Baden Powell)      3’05 
2. Não tem solução (Dorival Caymmi)         4’58 
3. Bia (Fernando Martins)     1’47   
4. Nascente (Edson Lobo)     4’52 
5. Estrada do sol (Antonio Carlos Jobim) 2’43   
6. Upa Neguinho (Edu Lobo)         1’47 
7. Feitio de oração (Noel Rosa) 1’54 
8. Chegança (Edu Lobo)  3’54   
9. Noa noa (Sergio Mendes)   4’27
10. Muito á vontade (João Donato)      2’31
11. Samba novo (Durval Ferreira)          3’33

Fernando MARTINS : Piano
Edson LOBO : Basse
Nelson SERRA : Batterie

Produit en 1968 par Yves Chamberland et initialement paru sur le label Saravah de Pierre Barouh.

CD Le Trio Camara © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




Le trio Camara FA562



LE TRIO CAMARA



L’histoire du Brésil des années 1950 est marquée par le retour à la démocratie.Les brésiliens élisent Juscelinho Kubitschek. Une révolution culturelle se met en place : cinéma, poésie, architecture (Brasilia), et musique avec, bien-sûr, la merveilleuse invention de la bossa nova mais également une renaissance de la musique instrumentale que l’on désignera ultérieurement par samba-jazz.

Dès le milieu des années 50, des jam sessions sont organisées dans les clubs de Copacabana à Rio de Janeiro avec des musiciens tels que : Johnny Alf, Radamés Gnatalli, João Donato…Ils travaillent à la fusion de différents styles de l’époque : samba, boléro, baião, jazz… et intéressent particulièrement de jeunes musiciens tels qu’Antonio Carlos Jobim, João Gilberto, Roberto Menescal, Luizinho Eça…D’ailleurs Alain Tercinet dans le livret de son excellent coffret “Jazz West Coast” (référence FA5281 Frémeaux & Associés), nous rappelle combien tous ces jeunes musiciens étaient influencés par le jazz et suivaient de près ses nouveautés, notamment les productions du label Pacific Jazz qui étaient très bien distribuées à Rio.D’autre part la musique classique européenne apporta sa richesse harmonique. Notons que le très jeune A.C. Jobim prit des cours de piano avec le musicien allemand Hans Joachim Koëllreutter, qui eut une influence déterminante dans les sphères de la musique classique. Le samba-jazz arrive à maturité au début des années 1960. Il est représenté par de nombreuses formations dont les plus marquantes sont :

A Rio : Bossa trés, dirigé par son pianiste, Luis Carlos Vinhas ; Tamba trio, dirigé par Luiz Eça (sans doute le plus grand pianiste brésilien de son époque) ; Bossa Rio sextet dirigé par Sergio Mendes (qui participa au fameux concert du Carnegie Hall le 21 novembre 1962 où la Bossa Nova fut révélée au monde entier).

A São Paulo : Zimbo trio dirigé par son pianiste Amilton Godoy Sambalanço trio dirigé par Cesar Camargo Mariano (le futur époux de la chanteuse Elis Regina).

Toutes ces formations réalisent de nombreux LP’s et accompagnent toutes les vedettes de la Bossa Nova dans leurs projets.C’est dans ce contexte foisonnant que Fernando Martins, Edson Lobo et Nelson Serra forment le trio Camara et commencent à travailler ensemble.Mais en avril 1964, le Général Castelo Branco accède au pouvoir avec l’appui de la junte militaire et établit un régime dictatorial. L’exaltante digression qui avait bercé le Brésil va bientôt s’achever.Des artistes s’organisent pour s’élever contre la censure naissante. La canção de protesto (chanson de protestation) fait son apparition. Parallèlement en 1966 les maisons de disques décrètent la fin de la lune de miel avec toute forme de musique instrumentale pour promouvoir la chanson ou M.P.B. (Musica Popular Brasileira) sous l’impulsion du succès de la pop musique et du rock.Beaucoup de musiciens n’ont alors d’autre choix que de partir pour les Etats-Unis ou l’Europe.

Au même moment, Tita une jeune chanteuse et guitariste est remarquée par Eddie Barclay au Copacabana Hôtel lors d’un festival de la chanson à Rio. Il lui propose de venir à Paris enregistrer un album. Elle accepte le projet.Tita n’est autre que la compagne d’Edson Lobo. Pour enregistrer son album “L’incomparable Tita”, elle est assistée de sa section rythmique qui n’est autre que le trio Camara. L’album reçoit un très bon accueil.Le trio est invité également à participer à un album d’un groupe vocal au nom mystérieux “Les Mas­ques”, composé de Pierre Vassiliu, Nicole Croisille et d’anciens membres des Double-Six.C’est alors que Pierre Barouh, grand amoureux de la musique brésilienne, qui venait de créer son label Saravah en 1966, propose au trio Camara d’enregistrer tout un album instrumental produit par Yves Chamberland.L’aboutissement en est l’album présenté ci-joint.Le trio connaît alors un franc succès.Mais brusquement  nos amis assistent de près aux évènements de mai 68 et c’est ainsi que Tita et Edson, inquiets face à la tournure des évènements, décident de rentrer au Brésil – tandis que Fernando et Nelson continuent leur carrière en France et en Europe.C’est ainsi que le trio Camara n’enregistrera qu’un seul et unique album.

Le Trio nous propose 11 thèmes.
Il nous interprète deux originaux “Bia” de Fernando Martins, “Nascente” de Edson Lobo, de grands standards désormais, tels que “Berimbau” de Baden Powell ou “Upa neguinho” de Edu Lobo, mais également des thèmes plus rares tels que “Estrada do sol” de A.C. Jobim aux harmonies toutes debussystes, “Muito a vontade” du sous-estimé João Donato, le superbe “Samba novo” du guitariste Durval Ferreira etc…Cet enregistrement est précieux car il est un authentique témoignage d’un épisode très créatif de la musique brésilienne et aujourd’hui quelque peu oublié. Certains le considèrent comme l’un des plus beaux albums de samba-jazz.A souligner également la superbe pochette du disque réalisée par le graphiste et peintre Maurice Tapiero.
Paulo MARTINS
© Frémeaux & Associés

english notes
The history of Brazil in the 1950’s was marked by a return to democracy with the election of Juscelinho Kubitschek. A cultural revolution was installed, in films, poetry, architecture (Brasilia) and music particularly, with not only the marvellous invention of bossa nova but also a renaissance in instrumental music, later designated as samba-jazz.As early as the middle of the decade, jam-sessions were organised in clubs from Copacabana to Rio de Janeiro, featuring such musicians as Johnny Alf, Radamés Gnatalli, João Donato… They worked on a fusion of the period’s contemporary styles: samba, bolero, baião, jazz… and they attracted interest from young musicians like Antonio Carlos Jobim, João Gilberto, Roberto Menescal or Luizinho Eça. In his introduction to the excellent set Jazz West Coast (Frémeaux & Associés, FA5281), Alain Tercinet reminds us of the extent of jazz’ influence on all these young musicians; they closely followed all the new releases on the Pacific Jazz label, easily available in Rio. European classical music was also influential, contributing rich harmonies: as a young man, Jobim took piano lessons from the German musician Hans Joachim Koëllreutter, and his influence was decisive in classical music spheres.Samba-jazz matured at the beginning of the Sixties and was represented by many formations, the most remarkable of which were, in Rio, Bossa Trés, led by its pianist, Luis Carlos Vinhas; Tamba Trio, led by Luiz Eça, who was probably the greatest Brazilian pianist of the period; and Sergio Mendes’ Bossa Rio Sextet (which took part in the famous concert given at Carnegie Hall on November 21st 1962, when bossa nova was revealed to the world).

Two groups stood out in São Paulo: the Zimbo Trio of pianist Amilton Godoy, and the Sambalanço Trio led by Cesar Camargo Mariano, who later married singer Elis Regina.All these groups made numerous recordings released on LP, and they regularly accompanied all the Bossa Nova stars in their various projects; it was in this lavish context that Fernando Martins, Edson Lobo and Nelson Serra founded the Trio Camara and began working together. In April 1964, however, General Castelo Branco came to power, backed by the military junta; he established a dictatorship, and the enthralling musical digression that had grown up with Brazil would soon come to an end. Artists banded together against the new censors: the protest song, canção de protesto, made its appearance.In parallel, record companies declared in 1966 that the honeymoon enjoyed by instrumental music was over: they began promoting pop songs — M.P.B. or Musica Popular Brasileira — under the impulse of pop and rock-music hits. The only option now, for many musicians, was self-imposed exile in the USA or Europe. At this time, a young singer-guitarist named Tita was spotted by French record-company owner Eddie Barclay at the Copacabana Hotel, during a Rio song festival. Barclay offered her the chance to make a record in Paris, and she accepted. The man in Tita’s life was none other than Edson Lobo, and when the time came for her to record her album The incomparable Tita she was assisted by his rhythm-section: in other words, the Trio Camara. The album was extremely well-received, and the Trio was invited to appear on an album by a vocal group bearing the mysterious name “Les Masques”: the “masks” were in fact French pop-stars Pierre Vassiliu and Nicole Croisille, plus former members of the Double-Six vocal jazz-group.

1966 was also the year when Pierre Barouh, a great fan of Brazilian music, founded his label called Saravah. Two years later, Barouh invited the Trio Camara to record an entire album of instrumentals, and it was produced by Yves Chamberland. The result is this album, a hit. Paris was in the throes of May 1968, complete with student-demonstrations and social upheaval; Tita and Edson, anxious about their future and the turn taken by events, decided to return to Brazil. As for Fernando and Nelson, they continued their careers in France and Europe. This album was to be their only recording together. The CD contains eleven titles. Two of them are originals, Bia by Fernando Martins and Nascente by Edson Lobo, and both are now great standards, like Baden Powell’s Berimbau or Edu Lobo’s Upa neguinho. There are also rarer tunes, such as Estrada do sol by Antonio Carlos Jobim, with its Debussy-like harmonies. Muito a vontade was written by the underestimated João Donato, and the superb tune Samba novo was composed by guitarist Durval Ferreira.Complete with a superb sleeve by the graphic-artist and painter Maurice Tapiero, this is a precious recording because it genuinely testifies to an extraordinarily creative period in Brazilian music, a period that is today rather forgotten. It is also considered by many to be one of the finest samba-jazz records ever made.
Paulo MARTINS
English translation: Martin DAVIES
© Frémeaux & Associés

Boa noticía para os fãs de musica brasileira.O disco culto do Trio Camara està finalmente disponível novamente.LP lançado inicialmente pela Saravah, editora de Pierre Barouh, em 1968.Fernando Martins, Edson Lobo e Nelson Serra, finalmente realisaram um disco de um estilo desconhecido : o samba jazz, estilo instrumental, paralelo a bossa nova, e permite de descobrir a música que foi desenvolvida em muitos clubes de Rio de Janeiro e de São Paulo meados dos anos 1960.Eles executam tão brilhantemente standards tais como “Berimbau” de Baden Powell e “Upa neguinho” de Edu Lobo, mas também temas mais raros tais como, “Muito a vontade” de João Donato e “Samba novo” de Durval Ferreira.Musica ao mesmo tempo erudita e acessível, popular e sofisticada.Uma maravilha.Para descobrir ou redescobrir urgentemente.    
Paulo Martins          

discographie

1. Berimbau (Baden Powell)      3’05 
2. Não tem solução (Dorival Caymmi)         4’58 
3. Bia (Fernando Martins)     1’47   
4. Nascente (Edson Lobo)     4’52 
5. Estrada do sol (Antonio Carlos Jobim) 2’43   
6. Upa Neguinho (Edu Lobo)         1’47 
7. Feitio de oração (Noel Rosa) 1’54 
8. Chegança (Edu Lobo)  3’54   
9. Noa noa (Sergio Mendes)   4’27
10. Muito á vontade (João Donato)      2’31
11. Samba novo (Durval Ferreira)          3’33

Fernando MARTINS : Piano
Edson LOBO : Basse
Nelson SERRA : Batterie

Produit en 1968 par Yves Chamberland et initialement paru sur le label Saravah de Pierre Barouh.

CD Le Trio Camara © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Berimbau - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra03'06
02 Nao Tem Solucao - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra04'59
03 Bia - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra01'47
04 Nascente - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra04'52
05 Estrada Del Sol - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra02'43
06 Upa Neguinho - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra01'48
07 Feitio De Oracao - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra01'55
08 Cheganca - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra03'55
09 Noa Noa - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra04'28
10 Muito A Vontade - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra02'32
11 Samba Novo - Fernando Martins, Edson Lobo, Nelson Serra03'35
"Séance où l’élégance rime avec la pertinence" Par Jazz News

"Le label de Vincennes documente depuis un bail le vaste territoire du Brésil, à travers des compilations thématiques mais aussi des rééditions. Dernière en date, celle de ce trio éphémère, dont l’unique disque fut produit en 1968 par Yves Chamberland et publié par Saravah, le label de Pierre Barouh. Fernando Martins au piano, Edu Lobo à la basse et Nelson Serra à la batterie y déploient un jazz tour à tour vif ou plus méditatif, sur un répertoire partagé entre originaux (la plupart de la main de Lobo) et standards des boss de la bossa (Jobim et Joao Donato), mais aussi des maîtres de la samba (Noel Rosa et Dorival Caymmi). Sans oublier le fameux « Berimbau » de Baden Powell qui donne d’emblée le ton de cette séance où l’élégance rime avec la pertinence."
par Jacques DENIS - JAZZ NEWS




« Ce magnifique (et unique) album » par Le Nouvel Observateur

A la fin des années 1950, la bossa-nova, cet hybride sophistiqué de samba et de jazz cool, explosait avec Joao Gilberto, Vinicius de Moraes et Tom Jobim. Elle rejetait dans l’ombre la samba-jazz, un genre purement instrumental auquel elle devait beaucoup, dont la disgrâce progressive contraignit nombre de musiciens à l’exil. Ainsi le Trio Camara - Fernando Martins (piano), Edson Lobo (contrebasse) et Nelson Serra (batterie) -, qui enregistra en 1968, à Paris (pour Saravah, le label de Pierre Barouh) ce magnifique (et unique) album, qui n’a pas pris une ride. Une réédition bienvenue. (Frémeaux & Associés). B.L. – LE NOUVEL OBSERVATEUR




"La quintessence de la musique jazz et world de l’époque" par Paris Move & Blues Magazine

"Pour tous ceux qui furent trop jeunes, en 1968, pour avoir eu le temps de saisir la quintessence de la musique jazz et world de l’époque, et trop occupés à faire vivre le Quartier Latin pour aller chiner chez les disquaires, la réédition chez Frémeaux & Associés de l’unique disque du Trio Camara est une très bonne chose à plus d’un titre. Elle est l’occasion de s’approprier enfin des musiques d’excellente facture dont nous ne soupçonnions même pas l’existence il y a quelque temps encore, tout autant qu’elle nous permet d’élargir le panel de nos propres connaissances en matière de samba et jazz brésilien, ces musiques nées dans l’effervescence de la démocratie renaissante au Brésil dans les années cinquante, ce genre musical pouvant se caractériser comme étant l’aboutissement de la fusion de la samba, du boléro, du baião et du jazz. Ce disque a été produit par Yves Chamberland au Studio Davout et est initialement paru chez Saravah, le label de Pierre Barouh. Le label qui fit connaître Jacques Higelin et Brigitte Fontaine, d’abord sous le manteau, puis au grand public. Acteur, auteur et interprète de la musique du film ‘Un homme et une femme’ (1966), Pierre Barouh a toujours été un grand amateur de musique brésilienne et de bossa nova, notamment. C’est à ce titre qu’il a permis au Trio Camara de réaliser ce magnifique album qui reprend des compositions de Baden Powell, Dorival Caymmi, Antonio Carlos Jobim, Edu Lobo, Noel Rosa, Sergio Mendes, Durval Ferreira ou João Donato. Fernando Martins, au piano, signe une composition ainsi qu’Edson Lobo, le bassiste, le seul du trio à ne pas avoir écrit de musique pour cet album étant Nelson Serra, le batteur. Le trio vous interprète onze thèmes et pose ainsi la première d’un édifice qui en compte beaucoup de nos jours. La pochette a été réalisée par le graphiste et peintre Maurice Tapiero et, parce que très originale, mérite que l’on attire l’attention sur elle."
par Dominique BOULAY - PARIS-MOVE & BLUES MAGAZINE




"Un jazz d’un dynamisme extraordinaire" par On-Mag

"Très brillant, le trio Camara ! Pourtant, il n’aura gravé qu’un seul disque, en 1968, en France, pour le jeune label de Pierre Barouh, Saravah. Le trio Camara, c’étaient Fernando Martins au piano, Edson, plus connu sous le sobriquet d’Edu, Lobo à la basse et Nelson Serra à la batterie. Ils travaillaient ensemble depuis quelques années quand le coup d’Etat du traîneur de sabre Castelo Branco mit fin à la belle embellie qu’avait été la période de Juscelinho Kubitschek, le président qui avait lancé Brasilia, entre autres.
Eclatement du trio Camara. Edu Lobo rentre au Brésil, les deux autres restent en Europe. C’était l’époque où, parallèlement à la bossa nova, se développait un autre genre, la samba-jazz, celui, précisément, de ce disque. Le CD commence sur un « Berimbau » d’enfer (la fameux « Bidonville de Nougaro) et, de Baden Powell à Caymmi, à Carlos Jobim, à Sergio Mendes et Joao Donato, nous présente ce qui se faisait au Brésil à l’époque, quand on parlait jazz. Quatre compositions pour faire le compte, trois d’Edu Lobo, une de Fernando Martins. C’était un jazz d’un dynamisme extraordinaire et l’on se demande encore pourquoi certains osaient leur préférer les cataplasmes du free jazz européen, véritables remèdes au jazz et même à la musique."
par Michel BEDIN - ON-MAG





"Un enregistrement historique enfin disponible !" par Jazz Hot

"Un enregistrement historique enfin disponible ! L’histoire de la Bossa Nova est loin d’avoir été un long fleuve tranquille ; ainsi au milieu des années soixante des déchirures apparaissent lorsque Nara Leão, muse du mouvement, déclare qu’elle est lasse de chanter une musiquette d’appartement pour deux ou trois intellectuels. Elle veut du samba pur, un samba qui a quelque chose à dire, qui soit l’expression du peuple… Ses propos et son disque « Opinião de Nara » (1964) divisent le monde musical sur fond de réaction politique avec l’arrivée au pouvoir la même année de la junte militaire du général Castelo Branco. Finies les années dorées de Juscelino Kubitschek ! Par ailleurs ce moment marque l’arrivée d’une offensive du rock qui monte à l’assaut des compagnies discographiques et ne laisse le choix, à ceux qui furent les acteurs musicaux des années cinquante et de la première moitié de la décade, qu’entre la marginalisation ou l’exil. Les rencontres s’intensifient alors entre jazz et musique brésilienne aux Etats Unis, qui avaient vu le jour peu avant et symbolisées par le concert du Carnegie Hall de 1962 et l’irruption sur le marché international du disque de Getz/Gilberto l’année suivante. A Rio ou São Paulo le samba instrumental est délaissé par les studios ; les musiciens plus jeunes comme le pianiste Fernando Martins, le drummer Nelson Serra et le contrebassiste Edson Lobo (à ne pas confondre avec Edu Lobo) sont contraints à l’accompagnement des voix. La quasi-totalité des bossanovistes (toutes « tendances » confondues) se trouve à New York ou en Californie, quelques-uns au Mexique et Baden Powell arrive le premier à Paris. C’est dans ces conditions qu’Eddy Barclay après avoir entendu - à Rio de Janeiro - Tita, la jeune femme de Lobo, chanteuse et guitariste, l’entraîne en France avec son trio Camara pour enregistrer. Parallèlement, dans la capitale française, le trio offre plusieurs prestations remarquées par Pierre Barouh qui enregistre au début de 1968 les trois partenaires. Ils offrent un disque de samba, instrumental, marqué profondément par le jazz, caractéristique d’un moment spécifique de la musique brésilienne, peu enregistrée de cette façon au Brésil même. Le résultat n’a rien à envier à beaucoup d’enregistrements allant dans un sens voisin, réalisés aux Etats Unis, avec peut-être ici plus d’authenticité. On découvre à côté d’interprétations de thèmes connus tels que « Berimbau », et « Estrada do sol », le « Upa Neguinho » de Edu Lobo, l’un des premiers « partisans » de Nara; une composition de Edson Lobo « Nascente » ; une de Martins (« Bia ») et de compositeurs plus anciens ayant marqué l’histoire des musiques du Brésil : Dorival Caymmi (« Não tem solucão »), Sergio Mendes (« Noa, noa »), Durval Ferreira (« Samba Novo »)."
par Patrick DALMACE - JAZZ HOT




« Trio Camara de nouveau disponible » par Médiapart

1966. Pierre Barouh, plutôt que de vivre de ses rentes, invente, en poète, un label de disques : Saravah. Ce mot lui va comme un gant, puisqu’en portugais du Brésil il signifie un peu l’adieu, beaucoup le salut fraternel. Quelques mois plus tard, trois musiciens brésiliens, fuyant la dictature, s’installent à Paris : Fernando Martins, pianiste, Edson Lobo, bassiste et Nelson Serra, batteur. Ils forment le Trio Camara. Pierre Barouh leur propose en 1968 d’enregistrer au  studio Davout, sous la direction d’Yves Chamberland. L’aventure ne dure qu’un printemps. Sans doute émane-t-il de ce disque, enfin réédité, la vitalité de la jeunesse et de l’engagement. Mais c’est aussi la qualité musicale qui nous embarque : il y a du Bill Evans première manière dans les harmonies de Martins, des pulsations formidables de la part de la rythmique. A déguster de toute urgence ! 
Par Frédérick CASADESUS – MEDIAPART





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